lundi 5 juin 2017

Elder Paisios : Un péché terrible..


Une image instructive : le Christ, la Très Sainte Theotokos, et Saint Stylianos, bénissent et protègent ceux qui portent la Croix de la vie, et la famille bénie en Christ. Une femme repentie gémit de son péché d'avortement. A droite, le nouvel Hérode de l'Avortement est représenté personnifié, avec le médecin l'aidant, et les femmes qui leur apportent leurs bébés par amour du plaisir, de la dureté du coeur, de l'indifférence, etc. 

Saint Païssios et le terrible péché de l’avortement

Saint Païssios l’Athonite parlait de l’avortement avec une grande gravité. Pour lui, la vie humaine est un don de Dieu qui doit être accueillie et protégée dès sa conception.

Ses paroles, rapportées dans différents recueils consacrés à son enseignement, témoignent d’une profonde douleur devant la disparition des enfants à naître. Mais elles rappellent également la responsabilité spirituelle de ceux qui sont confrontés à cette épreuve.

« L’avortement est un péché terrible »

Saint Païssios enseignait que les parents doivent comprendre que la vie commence dès la conception. Dans sa perspective chrétienne orthodoxe, l’enfant à naître n’est donc pas considéré comme une simple possibilité future, mais comme une vie humaine confiée à la protection de ses parents.

Il dénonçait ainsi avec des paroles particulièrement fortes la pratique de l’avortement, qu'il considérait comme un péché très grave.

Son enseignement s'inscrivait dans une vision plus large de la Providence divine : plutôt que de considérer l’enfant comme une charge ou un obstacle, il invitait les couples à placer leur confiance en Dieu et à accueillir la vie avec foi.

Une vision qui le bouleversa profondément

Saint Païssios rapporte également une expérience spirituelle particulièrement saisissante.

Elle aurait eu lieu pendant la Semaine lumineuse de 1984, alors qu'il priait durant la nuit. Il raconte avoir vu un vaste champ où le blé commençait à pousser. À côté de ce champ se trouvait un endroit aride, rocheux, d'où montaient des milliers de cris déchirants.

Il entendit alors intérieurement une explication de ce qu'il voyait : le champ représentait le cimetière des âmes des morts qui attendent la Résurrection, tandis que le lieu d'où provenaient les cris représentait, selon cette vision, les âmes des enfants victimes de l'avortement.

Cette vision, telle qu'elle est rapportée dans les sources, bouleversa profondément le saint. Il dit avoir ressenti une immense douleur pour ces enfants et ne pas parvenir à retrouver le repos après cette expérience.

Il faut comprendre ce récit comme un témoignage spirituel attribué à saint Païssios, et non comme une description vérifiable de l'au-delà. Son sens est avant tout religieux : rappeler la dignité de la vie humaine et appeler à la compassion, à la responsabilité et à la prière.

La défense de la vie ne doit pas oublier la miséricorde

Les paroles de saint Païssios peuvent être très sévères lorsqu'il parle de l'avortement. Mais la tradition chrétienne ne peut pas réduire la question à la condamnation du péché.

Il faut aussi penser aux femmes qui ont vécu cette épreuve, parfois dans la peur, la solitude, la pression familiale ou des circonstances extrêmement difficiles.

Pour une personne qui regrette un avortement, le christianisme ne ferme pas la porte.

Au contraire, l'Église offre le chemin de la repentance, de la confession, de la prière et du pardon. Le péché peut être reconnu sans que la personne soit condamnée au désespoir.

La miséricorde de Dieu demeure ouverte à celui qui revient vers Lui avec un cœur sincère.

Protéger la vie et accompagner ceux qui souffrent

L'enseignement de saint Païssios peut également être compris comme un appel à créer une véritable culture de la vie.

Défendre l'enfant à naître signifie aussi soutenir la mère, particulièrement lorsqu'elle se trouve confrontée à une grossesse difficile, à la pauvreté, à la solitude, à la peur ou à la pression de son entourage.

Une parole chrétienne sur la vie doit donc être accompagnée de charité concrète : aider une femme enceinte en difficulté, soutenir les familles nombreuses, accueillir les enfants malades ou handicapés et ne jamais abandonner ceux qui ont besoin d'aide.

La défense de la vie ne peut être véritablement chrétienne que lorsqu'elle est unie à l'amour.

Une invitation à la prière

Le récit de saint Païssios nous rappelle enfin que la question de l'avortement ne peut être abordée uniquement comme un problème social ou politique.

Pour le chrétien, elle touche au mystère de la vie, de la conscience, de la responsabilité et de la relation de l'homme avec Dieu.

Face à une réalité qui provoque tant de souffrances, la première réponse du chrétien reste aussi la prière.

Prier pour les enfants à naître.

Prier pour les mères qui traversent une épreuve.

Prier pour ceux qui ont participé à un avortement et qui portent aujourd'hui une souffrance intérieure.

Et prier pour que la société apprenne à accueillir davantage les plus fragiles.

Saint Païssios rappelait avec force que la vie est précieuse. Son témoignage nous invite également à ne jamais séparer la vérité de la miséricorde.

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et conduis-nous sur le chemin de la vie, du repentir et de l'amour.

Sources

L'article original de Mystique Orthodoxe, publié le 5 juin 2017, reprend des paroles attribuées à saint Païssios l’Athonite.

La source publiée en anglais indique comme référence principale The Truth About Abortions, ouvrage publié en grec par Orthodox Kypseli, Thessalonique, 2011, notamment les pages 88-90. La vision de 1984 est également reproduite par plusieurs sources orthodoxes à partir de cet ouvrage.

La présente version est une réécriture destinée à Mystique Orthodoxe. Les paroles et la vision sont présentées comme des témoignages attribués à saint Païssios, conformément à la nature des sources disponibles.

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