Mystique Orthodoxe

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vendredi 21 août 2026

Nicolas II et saint Séraphim de Sarov, la rencontre de 1903

 

Consécration Seraphim Sarov 1903,



En juillet 1903, Nicolas II et Alexandra se rendent à Sarov pour la glorification de saint Séraphim. Le tsar avait personnellement soutenu cette canonisation. Les récits orthodoxes rapportent que de nombreux malades furent guéris pendant les célébrations et que l'atmosphère spirituelle fut extraordinaire.

Un récit particulièrement intéressant raconte également qu'un ingénieur qui avait participé à la construction de la route permettant au couple impérial d'arriver à Sarov tomba gravement malade. Après avoir vénéré une relique de saint Séraphim, il aurait retrouvé la santé.


L’année 1903 est un moment particulièrement important pour comprendre le lien entre l’empereur Nicolas II, la famille impériale et saint Séraphim de Sarov. C’est aussi une histoire où se mêlent des faits historiques parfaitement documentés et des traditions prophétiques orthodoxes qu’il faut distinguer soigneusement.

1. Pourquoi Nicolas II s'intéressait-il à saint Séraphim ?

Saint Séraphim de Sarov était mort en 1833, mais sa réputation de starets et de thaumaturge s'était considérablement développée en Russie. De nombreux fidèles attribuaient à ses prières des guérisons et des interventions miraculeuses.

À partir des années 1890, l'archimandrite Séraphim (Léonid) Tchitchagov rassembla des récits sur sa vie et les présenta à Nicolas II. La Chronique du monastère de Diveïevo contribua fortement à faire connaître le saint à l'empereur.

Nicolas II manifesta alors un intérêt personnel pour la glorification de Séraphim.

Le 26 janvier 1903, lorsqu'il reçut le rapport du Saint-Synode concernant la canonisation, l'empereur écrivit de sa propre main :

« J'ai lu avec un sentiment de véritable joie et de profonde émotion. »

Le texte officiel du Synode indique ensuite que la canonisation fut décidée le 29 janvier 1903.

2. Le grand événement de juillet 1903

Le moment extraordinaire survient quelques mois plus tard.

Du 16 au 20 juillet 1903 selon l'ancien calendrier, des milliers de pèlerins convergèrent vers Sarov. Nicolas II, l'impératrice Alexandra Féodorovna, l'impératrice douairière Maria Féodorovna et plusieurs membres de la famille impériale étaient présents.

Le 19 juillet 1903 (1er août selon le calendrier actuel) eut lieu la glorification solennelle de Séraphim de Sarov.

Il s'agissait d'un événement immense : le peuple russe venait rendre hommage à celui qu'il appelait affectueusement « Batioushka Séraphim », le « petit père Séraphim ».

Nicolas II et Alexandra avaient notamment fait préparer un nouveau cercueil en cyprès destiné aux reliques.

 3. Nicolas II et la canonisation : une dimension spirituelle

C'est ici que l'histoire devient particulièrement intéressante.

Dans la conception orthodoxe de l'époque, la glorification de Séraphim fut présentée comme un signe de la miséricorde de Dieu envers la Russie et comme une bénédiction pour le règne de Nicolas II.

Le texte officiel du Synode lui-même emploie cette idée : la glorification du saint est présentée comme un « nouveau et grand signe » des bienfaits divins envers le peuple orthodoxe russe.

Cela explique pourquoi, dans la mémoire orthodoxe russe, 1903 est souvent considéré comme une sorte de sommet spirituel du règne de Nicolas II.

Et le contraste avec ce qui allait suivre est saisissant : 1903 → 1914 → 1917 → 1918.

 4. Et surtout : la rencontre avec Diveïevo

Après Sarov, la famille impériale se rendit également à Diveïevo, le monastère féminin intimement associé à saint Séraphim.

C'est là que commencent les récits les plus mystérieux.

Selon la tradition de Diveïevo, Nicolas II aurait rencontré la bienheureuse Pacha de Sarov (Paraskeva Ivanovna).

La tradition rapporte qu'elle aurait parlé à l'empereur de l'avenir de la Russie et notamment de la naissance d'un héritier.

Le monastère de Diveïevo rapporte également la tradition selon laquelle la famille impériale aurait reçu en 1903 une prophétie concernant l'héritier et la chute future de la monarchie, ainsi qu'un écrit attribué à saint Séraphim.

Mais ici il faut faire une distinction importante : ces récits appartiennent surtout à la tradition hagiographique et monastique ultérieure. Ils ne sont pas documentés avec le même degré de certitude que la présence de Nicolas II à Sarov et la décision officielle de canoniser Séraphim.

 5. La mystérieuse prophétie attribuée à Séraphim

C'est probablement l'aspect qui va particulièrement t'intéresser.

Une tradition très répandue affirme que Séraphim aurait annoncé à l'avance :

  • une période de grandes épreuves pour la Russie ;
  • des bouleversements politiques ;
  • une guerre ;
  • la chute du pouvoir impérial ;
  • mais aussi une future renaissance spirituelle de la Russie.

Certaines versions racontent même que Séraphim aurait laissé une lettre destinée au futur tsar, conservée pendant des décennies avant d'être remise à Nicolas II.

Cette histoire est associée à Diveïevo et à Motovilov.

Cependant, les historiens soulignent que les différentes prophéties attribuées à Séraphim ont été transmises et éditées à différentes époques, et qu'il est donc difficile de déterminer précisément ce qui vient du saint lui-même et ce qui relève de traditions développées après sa mort. Une étude universitaire de Cambridge souligne notamment l'importance de distinguer la canonisation de 1903 des traditions prophétiques qui lui ont été associées ultérieurement.

on août 21, 2026 Aucun commentaire:
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Les causes de la mort de la Russie..

 

Les causes de la mort de la Russie, vous pouvez agrandir l'image ou ltélécharger pour mieux lire


Le prince Jévakov cherche à répondre à une question très précise : pourquoi l’Empire russe s’est-il effondré avec la Révolution de 1917 ? 

Ce texte a été écrit à Bari en 1928, en voici l'explication : 

Pour le prince Jévakov, la catastrophe russe ne doit pas être expliquée uniquement par la guerre, la politique ou les difficultés économiques. Il lui donne avant tout une interprétation spirituelle et religieuse.

1. La Russie aurait perdu la bénédiction de Dieu

Selon Jévakov, les malheurs de la Russie ne seraient pas une « punition » arbitraire de Dieu. Il considère plutôt qu'ils seraient la conséquence naturelle des fautes commises par les hommes lorsqu'ils s'éloignent des lois de Dieu.

Il pose alors la question : quels furent, selon lui, les principaux péchés du peuple russe ?

2. Le rejet du tsar Nicolas II

L'auteur considère que la faute fondamentale fut d'avoir progressivement cessé de comprendre la nature sacrée de la fonction impériale.

Pour lui, le tsar Nicolas II n'était pas simplement un chef politique comme un autre. Il était le « Souverain oint de Dieu », chargé devant Dieu d'une mission particulière.

Lorsque la société russe demanda de limiter le pouvoir du tsar, puis finalement son abdication, Jévakov y voit donc une profonde rupture spirituelle.

Il défend particulièrement la bonté et la douceur de Nicolas II, que ses contemporains interprétaient souvent comme de la faiblesse. Pour Jévakov, cette bonté était au contraire une caractéristique essentielle du souverain chrétien.

3. Le problème de la loi et de l'autorité

Jévakov critique également les responsables politiques et administratifs de l'Empire.

Il estime que beaucoup de fonctionnaires auraient utilisé la loi selon leurs intérêts, leur popularité ou leurs convictions personnelles, au lieu de l'appliquer avec rigueur.

Dans sa conception monarchique, le tsar devait être celui qui pouvait tempérer la rigueur de la loi par la miséricorde, tandis que les fonctionnaires devaient simplement l'appliquer loyalement.

4. Une conception profondément religieuse de la monarchie

Pour Jévakov, le tsar orthodoxe avait une mission qui dépassait largement la simple administration de la Russie.

Il le présente comme :

  • protecteur de la foi chrétienne ;
  • défenseur des faibles et des opprimés ;
  • garant de l'équilibre entre les peuples ;
  • protecteur de la civilisation chrétienne ;
  • instrument de la Providence divine.

Il rapproche même cette mission de la figure du « reteneur » évoqué par saint Paul dans la Deuxième Épître aux Thessaloniciens.

5. La Révolution comme conséquence spirituelle

Le moment décisif est donc, pour l'auteur, l'abdication de Nicolas II en 1917.

Jévakov affirme que lorsque le peuple russe s'est révolté contre le souverain qu'il considérait comme établi par Dieu, il ne s'est pas simplement révolté contre une institution politique : il s'est révolté contre l'ordre voulu par Dieu.

C'est pourquoi il interprète la révolution, la guerre civile et la destruction de l'ancien ordre comme les conséquences gigantesques de cette rupture.

Le message spirituel final

La conclusion de Jévakov est très claire : selon lui, la Russie ne retrouvera sa véritable vocation que lorsqu'elle aura compris la mission du tsar orthodoxe et renoué avec Dieu.

Il écrit que la bénédiction divine ne reviendra que lorsque les Russes auront compris ce qu'il appelle la mission du « Tsar autocrate et oint de Dieu ».

Une précision importante

Il faut vraiment présenter ce texte comme la vision monarchiste et théologique personnelle de Nikolaï Jévakov, et non comme une explication historique consensuelle de la Révolution russe. L'article contient également des affirmations et une terminologie très marquées par les controverses politiques et religieuses de l'émigration russe des années 1920. Certaines formulations concernant les « judéo-maçons », notamment, relèvent d'une rhétorique conspirationniste et antisémite de l'époque et ne constituent pas une explication historique fiable.

En une phrase

Pour Jévakov, la chute de la Russie impériale fut avant tout une catastrophe spirituelle : en rejetant le tsar Nicolas II et en abandonnant la conception orthodoxe de la monarchie, le peuple russe aurait perdu la protection et la bénédiction divines. L'élimination finale du Tsar Nicolas, fut de toute façon, un coup d'épée terrible pour la Russie, à mon avis. 

on août 21, 2026 Aucun commentaire:
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jeudi 20 août 2026

Les "serpents de la Panagia" sont apparus à Markopoulo en 2026

 

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En août 2026, la tradition des « petits serpents de la Vierge » s'est une nouvelle fois manifestée à Markopoulo, en Céphalonie, autour de l'église de Panagia Lagouvarda, également appelée Panagia Fidousa (« la Vierge aux serpents »).

Les premières observations de cette année ont été rapportées avant le 15 août. Trois serpents avaient notamment été signalés : un à Markopoulo et deux à Arginia, un autre village de Céphalonie associé à cette tradition. Leur apparition a suscité la joie des habitants et des pèlerins, certains considérant leur présence comme un signe de bénédiction pour l'année à venir.

Le phénomène s'est poursuivi jusqu'à la fête de la Dormition de la Mère de Dieu, le 15 août 2026. Ce jour-là, de nombreux fidèles et visiteurs se sont rendus à Markopoulo pour voir les petits serpents et participer aux célébrations religieuses. Des images du phénomène ont notamment été diffusées par Alpha News le 15 août.

 Pourquoi leur apparition est-elle si importante ?

Selon la tradition de Céphalonie, ces serpents apparaissent chaque année dans les jours précédant la Dormition. Ils sont considérés par les habitants comme des « serpents de la Panagia » et leur présence est associée à la protection et à la bénédiction de la Vierge Marie.

Une ancienne légende raconte que des religieuses auraient demandé à la Panagia de les protéger de pirates qui menaçaient leur monastère. Elles auraient alors été transformées en serpents. Cette histoire appartient à la tradition populaire et religieuse locale, et non à un récit historique établi.

La tradition est particulièrement forte parce que les serpents n'auraient pas apparu en 1940 et en 1953. L'année 1953 est restée particulièrement marquante pour les Céphalonites en raison du terrible séisme qui dévasta l'île. Leur absence est donc traditionnellement considérée comme un mauvais présage.

Ce qui rend 2026 remarquable

2026 n'est donc pas une année d'absence : les serpents sont bel et bien réapparus. Leur présence a été constatée avant et autour du 15 août, et le phénomène a été largement rapporté par la presse grecque.

Il faut cependant faire une distinction importante : les fidèles parlent traditionnellement de « miracle », mais l'Église orthodoxe grecque n'a pas officiellement proclamé ces apparitions comme un miracle surnaturel. Elles constituent avant tout une tradition religieuse très ancienne et profondément enracinée dans la vie spirituelle de Céphalonie. Ceci dit, ces apparitions et non apparitions (1940 Seconde Guerre mondiale et 1953 séisme), toujours aux mêmes dates pour les apparitions, au moment de la Dormition de la Theotokos, ne peuvent dans un point de vue du Divin, être sous estimées ! 


on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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Les paroles : un don de Dieu..

 

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Voici un texte de réflexion chrétienne orthodoxe sur les conséquences spirituelles et éducatives de la vulgarité. 

Le texte part d'une idée centrale : la parole est un don de Dieu et elle possède un véritable pouvoir. Elle peut encourager, consoler, transmettre la foi et apporter la paix, mais elle peut aussi blesser, humilier, provoquer la colère et corrompre ceux qui l'entendent. L'auteur cite notamment l'Évangile : « De tes paroles tu seras justifié, et de tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12, 37).

Le langage obscène et les jurons ne sont  pas simplement une mauvaise habitude ou une question de politesse : c'est un péché de la langue, parce que les paroles peuvent dégrader celui qui les prononce et ceux qui les écoutent

 Le danger pour les enfants

Les enfants reproduisent naturellement ce qu'ils entendent. Lorsque des parents utilisent régulièrement des paroles vulgaires à la maison, ils donnent à leurs enfants un modèle qu'ils risquent d'imiter.

Les parents doivent particulièrement surveiller leur propre langage, plutôt que simplement demander aux enfants de ne pas dire de gros mots. Un foyer où les adultes parlent avec respect contribuerait à développer chez l'enfant la pudeur et le respect.

Les paroles peuvent également faire du mal sans être grossières

C'est un aspect intéressant : cela ne concerne pas uniquement les insultes.

Il évoque également :

  • les paroles blessantes ;
  • la médisance ;
  • les calomnies ;
  • les jugements portés sur les autres ;
  • les paroles qui provoquent peur et découragement ;
  • les rumeurs ou informations fausses.

Selon l'auteur, une parole peut devenir une sorte de « poison » qui se transmet d'une personne à l'autre et finit par créer conflits, ressentiment et division.

On peut reprendre l'image biblique de la langue comme un feu : une petite chose capable de produire de grands dégâts.

L'idée est très simple :

Une parole ne dure peut-être qu'une seconde, mais ses conséquences peuvent durer beaucoup plus longtemps.

Une insulte peut être oubliée par celui qui la prononce mais rester profondément gravée dans la mémoire de celui qui l'a reçue.

 La dimension spirituelle

Le langage obscène a une dimension démoniaque. Il établit un lien entre certaines formes de jurons et d'anciens usages païens.

Il affirme même que le langage grossier serait une sorte de langage associé aux forces démoniaques. Cette interprétation appartient au cadre religieux et aux convictions de l'auteur ; ce n'est pas une conclusion scientifique établie.

Le message final

La conclusion est surtout un appel à la vigilance sur les paroles.

Les « péchés de la langue » peuvent sembler insignifiants comparés à d'autres fautes, mais qu'ils peuvent progressivement habituer l'homme au mal : grossièreté → colère → médisance → jugement → endurcissement du cœur.

Il faut se repentir de ses paroles mauvaises et à apprendre à utiliser sa langue pour faire le bien.

 En une phrase

Nos paroles ne sont jamais anodines : elles peuvent soit construire et transmettre l'amour, soit blesser et corrompre, et les parents ont une responsabilité particulière car leur manière de parler devient un modèle pour leurs enfants.

C'est d'ailleurs un thème qui rejoint beaucoup l'article d'il y a quelques jours  sur l'éducation chrétienne des enfants du père Lawrence Farley : dans les deux cas, l'idée centrale est que l'exemple des parents a souvent plus de force que leurs discours.

on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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Russie 1956 : Le miracle de Zoé et Saint Nicolas

Le miracle de Zoé, pour agrandir l'image, vous pouvez la télécharger


 Cet article est consacré au célèbre récit russe du « Стояние Зои » , « la station debout de Zoé », ainsi qu’à l’archimandrite Séraphim (Tyapochkine), présenté comme le prêtre qui aurait finalement réussi à retirer l’icône de saint Nicolas des mains de la jeune fille.

 Le récit de Zoé

Selon la tradition, l'histoire se déroule à Kouïbychev (aujourd’hui Samara) en 1956.

Une jeune ouvrière appelée Zoé organise une fête du Nouvel An avec des amis, pendant le temps du jeûne de Noël. Son fiancé Nicolas étant absent, elle prend une icône de saint Nicolas le Thaumaturge et, par provocation, dit qu'elle va danser avec le saint.

Une amie tente de l'en dissuader. Zoé répond alors :

« Si Dieu existe, qu'Il me punisse ! »

Elle commence à danser avec l'icône.

Au troisième tour, selon le récit, un phénomène extraordinaire se produit : un grand bruit, un tourbillon et une lumière éclatante envahissent la pièce. Les personnes présentes s'enfuient.

Zoé, elle, reste immobile, l'icône de saint Nicolas serrée contre sa poitrine. Son corps devient rigide et elle ne peut plus bouger.

 128 jours immobile

Selon le récit, les médecins constatent que son cœur continue de battre, mais qu'ils ne parviennent pas à lui administrer correctement des soins. Même les aiguilles médicales auraient été incapables de pénétrer sa peau.

La nouvelle se répand dans Kouïbychev. Les autorités font alors surveiller la maison afin d'empêcher les curieux de s'approcher.

Les policiers auraient entendu Zoé crier pendant la nuit :

« Maman ! Prie ! Nous périssons dans nos péchés ! Prie ! »

Plusieurs prêtres tentent de récupérer l'icône, mais sans succès.

Puis vient le père Séraphim, alors encore appelé père Dimitri. Après avoir célébré un office de prière et béni la maison, il réussit, selon le témoignage rapporté, à prendre l'icône des mains de Zoé.

Il aurait alors dit :

« Maintenant, il faut attendre un signe au Grand Jour », c'est-à-dire à Pâques.

 Le mystérieux vieillard

Avant l'Annonciation, un mystérieux vieillard demande à entrer dans la maison.

Les policiers le refusent plusieurs fois.

Mais le jour de l'Annonciation, il réussit finalement à entrer.

Les gardes entendent alors le vieillard dire à Zoé :

« Eh bien, tu es fatiguée de rester debout ? »

Puis il disparaît.

Lorsque les policiers regardent dans la pièce, il n'y a plus personne.

Les témoins en conclurent qu'il s'agissait de saint Nicolas lui-même.

À Pâques

Zoé serait restée ainsi pendant 128 jours, jusqu'à Pâques.

Dans la nuit de la Résurrection du Christ, elle aurait commencé à retrouver progressivement la mobilité de son corps.

Elle criait :

« Priez ! La terre brûle ! Le monde entier est dans le péché ! Priez ! »

Lorsqu'on lui demanda comment elle avait pu survivre pendant cette longue période, elle répondit simplement :

« Les pigeons, les pigeons me nourrissaient. »

L'article interprète finalement son retour à la vie comme une manifestation de la miséricorde de Dieu et du pardon obtenu par la prière de saint Nicolas.

Le résultat spirituel

Ce qui est particulièrement important dans l'article, ce n'est pas seulement le phénomène extraordinaire.

Le récit affirme que l'événement provoqua un réveil religieux important à Kouïbychev : des personnes se rendirent à l'église pour se confesser, certaines personnes furent baptisées et beaucoup commencèrent à porter une croix.

Le père Séraphim resta très discret sur son rôle dans l'affaire. Des années plus tard, lorsqu'on lui demandait s'il était bien le prêtre qui avait retiré l'icône des mains de Zoé, il ne répondait pas directement, ce que ses proches interprétaient comme une marque d'humilité.

 L'enseignement du père Séraphim

Ne nous laissons pas absorber par les préoccupations terrestres au point d'oublier Dieu.

Il insiste sur la prière, la repentance et la recherche du Royaume de Dieu. Les épreuves et les souffrances doivent, selon lui, conduire l'homme à se tourner vers le Christ plutôt qu'au désespoir.

Il reprend notamment l'idée évangélique :

« Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice. »

Le travail, la famille et les préoccupations matérielles sont nécessaires, mais qu'ils ne doivent jamais devenir plus importants que le salut de l'âme.

 Une précision historique importante

Le « miracle de Zoé » est récit de tradition religieuse russe, et non un événement historiquement démontré. Un film a été réalisé sur cette affaire. Il n'a jamais été fourni de documentation médicale indépendante permettant d'établir tous les détails extraordinaires du phénomène. Mais ne fallait-il pas ne pas ébruiter l'affaire à l'époque en Ex URSS ? 

En une phrase

« La station de Zoé » raconte, selon la tradition orthodoxe russe, la chute spectaculaire d'une jeune fille qui avait défié Dieu, son immobilisation pendant 128 jours avec l'icône de saint Nicolas, puis sa délivrance à Pâques — un événement présenté comme un appel puissant à la repentance, à la prière et au retour vers Dieu.

on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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Labels: Miracles, Russie

mercredi 19 août 2026

Sainte Marina d'Andros : le miracle dans la salle d'opération

 

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Andreas (Andréas) Vassiliou, un garçon chypriote de 6 ans, était atteint de leucémie,  L’intervention chirurgicale nécessaire a eu lieu en 2000 à Houston, au Texas, au MD Anderson Cancer Center, dans le cadre d’une greffe de moelle osseuse.

 Le récit de « Marina from Andros »

Andreas Vassiliou, originaire de Limassol à Chypre, était gravement malade. Sa famille avait lancé un appel pour trouver un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse. Après de nombreuses recherches, un donneur fut finalement trouvé et la famille se prépara à partir aux États-Unis. Des archives de l'époque confirment l'ampleur de la recherche d'un donneur et la gravité de l'état du garçon.

Avant leur départ, les parents entendirent parler des miracles attribués à sainte Marina et téléphonèrent au monastère de Sainte-Marina sur l'île d'Andros, en Grèce. Ils demandèrent une bénédiction et des prières pour leur enfant.

L'higoumène du monastère, l'archimandrite Cyprien, leur promit de prier pour Andreas. Puis il leur dit une parole qui allait prendre un sens extraordinaire :

« Ne vous inquiétez pas. Que sainte Marina soit avec Andreas dans le bloc opératoire. »

La famille partit donc pour les États-Unis avec cette parole dans le cœur.

 Une mystérieuse femme médecin

Le jour de l'intervention, Andreas fut conduit au bloc opératoire.

Peu avant l'opération, une femme inconnue se présenta au chirurgien. Elle affirma être le médecin d'Andreas et demanda à assister à l'intervention.

Le chirurgien lui expliqua que, pour une opération aussi délicate, seuls les membres de son équipe étaient normalement autorisés à entrer.

Mais la femme insista.

Finalement, elle fut autorisée à entrer dans le bloc opératoire après avoir laissé ses coordonnées auprès de l'administration.

Selon le récit transmis par la famille et repris par plusieurs sources orthodoxes, cette femme participa activement à l'intervention et donna des indications à l'équipe médicale.

L'opération se déroula très bien.

À la fin, le chirurgien remercia la mystérieuse médecin.

Puis elle disparut.

« Mais où est votre médecin ? »

Après l'opération, le chirurgien alla voir les parents.

Il leur aurait dit, en substance :

« Vous avez amené avec vous une excellente médecin. Je ne comprends pas pourquoi vous avez fait tout ce voyage jusqu'ici ! »

Les parents furent stupéfaits.

Ils n'avaient amené aucun médecin avec eux.

Le chirurgien leur expliqua alors qu'une femme médecin avait assisté à l'opération et avait contribué à son déroulement.

La famille se mit à la rechercher dans l'hôpital.

Mais personne ne la trouva.

Il ne restait qu'une chose : la signature qu'elle avait laissée à l'administration.

Et cette signature était :

 « Marina from Andros »

« Marina d'Andros ».

Les parents comprirent alors immédiatement la parole de l'higoumène :

« Que sainte Marina soit avec Andreas dans le bloc opératoire. »

Ils interprétèrent cette mystérieuse présence comme l'intervention miraculeuse de sainte Marina, venue, selon leur foi, assister leur enfant.

 Et Andreas ?

Le récit rapporte qu'Andreas se rétablit après la greffe et que sa santé fut restaurée. La famille aurait ensuite fait le vœu de retourner chaque année au monastère de Sainte-Marina à Andros pour remercier la sainte. Des sources orthodoxes rapportent que la famille a continué à effectuer ce pèlerinage.

Une source contemporaine, le Cyprus Mail, confirme indépendamment une partie importante de l'histoire médicale : Andreas Vassiliou, alors enfant, souffrait d'une maladie grave nécessitant une greffe, et sa famille s'est rendue au Texas après qu'un donneur compatible eut été trouvé. Elle rapporte également qu'après la greffe, les médecins annoncèrent une amélioration spectaculaire de son état.

 Ce qu'il faut retenir

Le fait qu'Andreas ait été malade, qu'il ait eu besoin d'une greffe et qu'il ait été soigné aux États-Unis est documenté.

Et c'est précisément ce qui rend le récit si touchant dans la tradition orthodoxe :

une famille prie une sainte avant de partir, un moine lui promet que la sainte sera auprès de l'enfant dans le bloc opératoire… puis une mystérieuse femme apparaît, aide l'équipe médicale et disparaît, ne laissant derrière elle qu'une signature..

on août 19, 2026 Aucun commentaire:
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L'histoire de la Panagia Prousiotissa

 

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De Bursa à la grotte de Proussos

Il y a près de douze siècles, dans la ville de Prousa — l'actuelle Bursa, en Asie Mineure, se trouvait une icône de la Très Sainte Vierge Marie.

Selon la tradition orthodoxe, cette icône avait été peinte par saint Luc l'Évangéliste. Au IXᵉ siècle, sous le règne de l'empereur iconoclaste Théophile, les saintes icônes étaient menacées de destruction. Un jeune noble décida alors de sauver l'icône de la Panagia en l'emportant avec lui vers la Grèce.

L'icône disparaît

Le jeune homme traversa l'Asie Mineure et arriva en Thrace.

Mais à Gallipoli, quelque chose d'incompréhensible se produisit :

l'icône disparut.

Le jeune homme fut profondément bouleversé. Il pensa que la Panagia l'avait abandonné à cause de ses péchés.

Mais il ignorait encore où elle se trouvait.


Une lumière dans la montagne

Pendant ce temps, loin de là, dans les montagnes sauvages de l'Évrytanie, des bergers gardaient leurs troupeaux.

Une nuit, l'un d'eux entendit des chants célestes provenant d'une grotte.

Il regarda dans sa direction et vit un spectacle extraordinaire :

une colonne de lumière semblait monter de la grotte jusqu'au ciel.

Effrayé, il courut prévenir son père.

Le lendemain, ils retournèrent ensemble sur les lieux.

Et le père vit lui aussi la lumière.

D'autres personnes furent appelées. Elles découvrirent finalement, à l'intérieur de la grotte, l'icône de la Panagia, resplendissante de lumière.

C'est ainsi, selon la tradition, que fut retrouvée l'icône qui avait disparu de Thrace.

La découverte aurait eu lieu autour du 22-23 août, raison pour laquelle la fête de la Panagia Prousiotissa est célébrée le 23 août.


 Le jeune homme retrouve son trésor

La nouvelle finit par parvenir jusqu'au jeune noble.

Il se rendit immédiatement dans les montagnes.

Lorsqu'il entra dans la grotte et aperçut l'icône, il la reconnut immédiatement.

C'était bien celle qu'il avait emportée de Prousa.

Il la vénéra avec émotion puis décida de la ramener avec lui.

Mais quelque chose d'étrange allait se produire.


 La Panagia choisit sa demeure

Le jeune homme reprit la route avec l'icône.

Après avoir marché quelque temps, lui et son compagnon s'arrêtèrent pour se reposer.

Lorsqu'ils se réveillèrent...

l'icône avait disparu.

Ils pensèrent que les bergers l'avaient reprise.

Ils retournèrent donc sur leurs pas.

C'est alors que, selon la tradition, le jeune homme entendit une voix céleste :

« Je veux rester ici, auprès des bergers et des gens simples. »

La signification était claire :

la Panagia avait choisi cette montagne comme demeure de son icône.

Le jeune homme comprit alors qu'il ne devait plus chercher à la ramener dans le monde.

Il abandonna ses richesses et sa vie précédente et retourna auprès de l'icône.


 Le noble devient moine

Le jeune homme reçut la tonsure monastique sous le nom de Dionysios.

Son serviteur devint lui aussi moine sous le nom de Timotheos.

Ils construisirent une petite chapelle dans la grotte afin que l'icône puisse y être vénérée.

Ainsi serait née la première communauté monastique de Proussos.

La tradition monastique rattache donc directement la fondation du monastère à la présence miraculeuse de l'icône.

Aujourd'hui encore, l'icône est conservée dans la petite chapelle creusée dans la roche, appelée notamment la chapelle de la Découverte.


Les empreintes de la Panagia

Et c'est ici que l'histoire devient encore plus mystérieuse.

Sur le chemin menant à Proussos se trouve un endroit appelé Týpoma (Τύπωμα).

Dans la roche apparaissent sept formes ressemblant à des empreintes de pieds, de différentes couleurs.

Les fidèles les appellent :

« Τα Πατήματα της Παναγίας » — les pas de la Panagia.

Selon la tradition locale, ce seraient les traces laissées par la Vierge lorsqu'elle serait venue vers Proussos depuis l'Asie Mineure. Le site officiel du tourisme grec décrit également ces formations comme des formes géologiques ressemblant à des empreintes, auxquelles la tradition attribue cette signification.

Il est important de distinguer ici la formation rocheuse observable de son interprétation religieuse traditionnelle : rien ne permet scientifiquement d'établir que ces marques sont réellement des empreintes laissées par la Vierge.

Mais pour les pèlerins, elles demeurent un signe de dévotion et de mémoire du passage de la Panagia.


 « La maison de la Panagia »

Au fil des siècles, le monastère devint l'un des grands sanctuaires de la région.

Il est parfois appelé :

« la maison de la Panagia ».

Il est accroché aux montagnes de l'Évrytanie, entre les falaises et les forêts de sapins. Le monastère actuel possède une histoire architecturale plus complexe que la tradition de sa fondation : les sources officielles grecques indiquent notamment que le catholicon actuel date de 1754, avec des fresques du XVIIIᵉ siècle.

Et l'histoire de l'icône ne s'arrête pas là.

Pendant l'occupation allemande, en 1944, le monastère fut incendié et ses bâtiments furent lourdement détruits. Selon la tradition du monastère, l'église qui abritait l'icône échappa cependant aux flammes malgré les tentatives de destruction.


Le sens spirituel de toute cette histoire

Ce qui rend ce récit particulièrement beau dans la spiritualité orthodoxe, ce n'est pas seulement le caractère extraordinaire des événements.

C'est l'idée que la Panagia accompagne ceux qui cherchent à préserver la foi, mais qu'elle appelle également l'homme à abandonner ses propres projets pour suivre la volonté de Dieu.

Le jeune noble voulait sauver l'icône.

Mais finalement, c'est l'icône qui l'a conduit à changer de vie.

Il voulait la transporter vers une ville.

La tradition raconte que la Panagia lui fit comprendre :

« Reste ici. »

Et celui qui était venu comme un homme riche repartit comme le moine Dionysios.


✝️ La phrase qui résume le récit

« Il croyait avoir sauvé l'icône de la Panagia ; finalement, c'est la Panagia qui sauva son âme. »

C'est le meilleur message à retenir de cette tradition.

Et l'histoire des sept empreintes vient ensuite comme une sorte de prolongement symbolique : la tradition populaire veut que la Vierge ait laissé derrière elle les traces de son passage vers la montagne où elle avait choisi de demeurer. 

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Labels: Grèce, Mère de Dieu, Orthodoxie en Grèce, Theotokos

Les Empreintes de la Vierge..

 

Les Empreintes de la Vierge imagée (vous pouvez télécharger l'image pour l'agrandir)

Les « Empreintes de la Vierge » (Πατήματα της Παναγίας, Patimata tis Panagias) sont liées à la tradition de la Panagia Prousiotissa, la Vierge de Proussos, en Évrytanie.

Sur le chemin qui mène de Karpenissi vers le monastère de Proussos, à quelques kilomètres du monastère, se trouve un petit lieu de dévotion aménagé au pied d'une paroi rocheuse.

Sur la paroi presque verticale, on distingue sept formes ressemblant à des empreintes de pieds, de couleurs différentes. Plusieurs sources grecques décrivent précisément ces sept formes.

Les fidèles les appellent « les pas de la Panagia » (Τα Πατήματα της Παναγίας).

🌟 La tradition raconte une histoire étonnante

Selon la tradition locale, l'histoire remonterait à l'époque de l'empereur iconoclaste Théophile, au IXᵉ siècle.

Un jeune noble aurait quitté Prousa (Bursa, en Asie Mineure) avec l'icône de la Vierge afin de la sauver de la destruction pendant la persécution des icônes.

L'icône aurait mystérieusement disparu en Thrace puis aurait été retrouvée dans les montagnes de l'Évrytanie, après que des bergers eurent aperçu une lumière surnaturelle provenant d'une grotte.

Le jeune homme récupéra ensuite l'icône, mais, selon la tradition, la Vierge manifesta qu'elle voulait demeurer dans ces montagnes sauvages, auprès des simples bergers, plutôt que retourner auprès du noble.

C'est alors que serait apparu sur la montagne un ensemble de marques interprétées comme les empreintes de ses pas. Une autre marque, appelée « Týpoma » (Τύπωμα) ou parfois « Drakotrypa », est également associée à cette tradition.

🕯️ Pourquoi sept empreintes ?

C'est justement un des aspects qui rendent le lieu particulièrement mystérieux.

Les sources que j'ai trouvées parlent de sept empreintes ou formes en forme de pas, mais elles ne donnent pas toutes la même explication détaillée concernant leur nombre.

Il faut donc éviter d'affirmer que la tradition possède une explication ancienne et certaine du chiffre sept. Ce qui est clairement rapporté, c'est l'existence des sept formes et leur interprétation populaire comme les pas de la Vierge.

⛪ Un lieu de pèlerinage

Le lieu n'est pas simplement présenté comme une curiosité touristique. On y trouve un petit oratoire, des croix, des chapelets et des ex-voto déposés par les pèlerins. Des visiteurs s'arrêtent pour prier et demander l'aide de la Panagia.

C'est donc un endroit où se mêlent géologie, tradition locale, mémoire du monastère et dévotion orthodoxe.

⚠️ Un point important

Il faut distinguer deux choses :

  • ce qui est observable : il existe bien sur la roche des formes ressemblant à des empreintes, décrites comme sept marques de couleurs différentes ;
  • leur interprétation religieuse : la tradition orthodoxe locale les considère comme les traces laissées par la Vierge Marie lors de son passage vers Proussos.

Les sources que j'ai trouvées ne fournissent pas de démonstration scientifique établissant qu'il s'agit réellement d'empreintes humaines miraculeuses. Il est donc plus juste de dire « selon la tradition, ce sont les empreintes de la Vierge ».

🌿 Ce qui est particulièrement beau dans la tradition

Le message spirituel est finalement plus important que les traces elles-mêmes :

la Vierge ne serait pas simplement arrivée à Proussos ; elle aurait elle-même choisi ce lieu sauvage comme demeure de son icône.

C'est pourquoi la tradition associe les empreintes à cette phrase attribuée à la Panagia :

« Je me repose davantage dans ces lieux sauvages et montagneux, auprès des gens simples. »

Et c'est précisément ce qui donne au récit sa dimension spirituelle : la Vierge quitte symboliquement les palais et les richesses pour demeurer dans la montagne, auprès des humbles.

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Labels: Mère de Dieu, Theotokos

Que signifie le nom de Marie "Theotokos", Panagia ?

 



 Le nom Marie aurait été donné à la Vierge selon la volonté et la Providence de Dieu, en raison de la mission exceptionnelle qui lui était destinée : devenir la Mère de Dieu et participer au mystère de l'Incarnation.

Il attribue au nom de Marie trois significations spirituelles principales :

  1. La toute-puissance
    Marie est présentée comme celle par laquelle s'accomplit l'union entre les deux réalités extrêmes : Dieu et l'homme, dans la personne du Christ.
  2. La Sagesse
    Son nom évoque la sagesse divine qui permet l'union des deux natures du Christ, divine et humaine, sans les confondre.
  3. La bonté ou la grâce
    Marie est considérée comme celle par laquelle la grâce divine participe à l'élévation et à la sanctification de la nature humaine.

Le nom de Maria contiendrait symboliquement ces trois réalités : puissance, sagesse et grâce, parce que Marie était destinée à participer au mystère de l'Incarnation.

Enfin, on peut rapprocher son nom en la rapprochant de termes hébraïques associés au Seigneur et à la Dame, d'où le titre de « Dame » ou « Souveraine » attribué à la Mère de Dieu.

L'idée centrale

Le message spirituel est donc le suivant :

Le nom de Marie n'est pas considéré comme un simple prénom : il est présenté comme un nom prophétique correspondant à sa vocation unique dans le plan du salut.

Il faut toutefois distinguer cette interprétation spirituelle traditionnelle de l'étymologie historique du prénom Miriam/Maria, qui est beaucoup plus complexe et discutée par les spécialistes.

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Labels: Mère de Dieu, Theotokos

« Les jugements de Dieu sont insondables »

La Providence des 100 pièces d'or..
Vous pouvez télécharger l'image pour l'agrandir


C'est une très belle histoire spirituelle attribuée à l'ancien Paisios l'Athonite. Elle cherche surtout à montrer que l'homme ne possède pas la connaissance nécessaire pour comprendre tous les jugements et toutes les actions providentielles de Dieu.

✝️ L'idée centrale

Un ascète est troublé par une question que beaucoup de croyants peuvent se poser :

Pourquoi les personnes justes souffrent-elles tandis que des personnes mauvaises semblent vivre dans l'abondance et le confort ?

Il demande à Dieu de lui expliquer cette apparente injustice.

Dieu lui permet alors d'observer une petite scène sur une route, afin de lui montrer que ce que l'homme voit n'est qu'une partie infime d'une histoire beaucoup plus grande.


1. Le riche perd son argent

Un homme riche s'arrête près d'une source et compte 100 pièces d'or.

Sans s'en apercevoir, il perd sa bourse.

Un autre homme arrive, trouve l'argent et s'enfuit avec.

Jusque-là, l'ascète pourrait penser :

« Pourquoi Dieu permet-il qu'un homme honnête perde son argent et qu'un autre s'enrichisse injustement ? »

Mais l'histoire continue.


2. Un innocent est tué

Un troisième homme arrive à la source.

Il est pauvre, fatigué et mange simplement son morceau de pain.

Le riche revient, furieux, et pense que cet homme possède son argent.

Le pauvre nie totalement.

Mais le riche, aveuglé par la colère, le frappe jusqu'à le tuer.

L'ascète est horrifié.

Pour lui, la situation semble totalement incompréhensible :

un homme perd son argent, un autre le vole et un innocent est assassiné.

Il demande alors à Dieu :

« Comment ta justice peut-elle permettre une telle chose ? »


 3. L'ange lui révèle ce qu'il ne pouvait pas voir

Un ange vient alors expliquer à l'ascète ce qui s'était réellement passé.

Et c'est là que toute l'histoire change de sens.

Le propriétaire des 100 pièces

L'homme qui avait trouvé l'argent était en réalité le voisin du riche.

Il possédait un verger d'une valeur de 100 pièces d'or.

Le riche l'avait autrefois contraint à le lui vendre pour seulement 50 pièces.

Le pauvre homme avait prié Dieu de réparer cette injustice.

Selon le récit, les 100 pièces perdues représentaient donc la réponse providentielle à sa prière.


 4. L'homme innocent avait un passé caché

L'homme assassiné semblait parfaitement innocent aux yeux de l'ascète.

Mais l'ange révèle qu'il avait autrefois commis un meurtre.

Il s'était ensuite sincèrement repenti et avait consacré le reste de sa vie à Dieu.

Il demandait régulièrement pardon et priait même pour que sa propre mort ressemble à celle qu'il avait infligée à sa victime.

Dans le récit, Dieu avait déjà pardonné son péché, mais aurait accepté cette demande particulière de repentance.

L'homme que l'ascète croyait victime d'une injustice était donc présenté comme un homme profondément repentant dont la mort avait un sens que l'observateur ne pouvait pas connaître.


 5. Et le riche ?

L'homme riche, aveuglé par son amour de l'argent, finit par commettre un meurtre.

Mais l'ange explique que cette terrible chute devait provoquer en lui une prise de conscience et un profond repentir.

Selon le récit, après cet événement, il abandonnera sa vie précédente et deviendra moine.

Ainsi, même son terrible péché devient, dans cette histoire, le point de départ d'une transformation radicale.


La leçon de saint Paisios

L'ascète comprend alors qu'il avait commis une erreur :

il jugeait la justice de Dieu à partir de quelques minutes d'une histoire dont il ne connaissait pas le commencement ni la fin.

Il ne voyait que :

un homme perd son argent → un autre le trouve → un innocent est tué.

Dieu, selon le récit, voyait toute la vie de chacun des trois hommes.

C'est pourquoi l'histoire invite à ne pas conclure trop rapidement :

« Dieu est injuste parce que je ne comprends pas ce qui arrive. »

 La phrase essentielle

Le récit se termine sur cette idée :

« Tu es juste, ô Seigneur, et droits sont tes jugements. »

Le message n'est donc pas que toutes les souffrances sont faciles à expliquer, ni qu'il faut considérer les injustices humaines comme bonnes.

Il s'agit plutôt d'une invitation à l'humilité devant le mystère de la Providence.

Nous voyons un instant ; Dieu voit l'ensemble de l'existence.


 En une phrase

L'homme voit l'injustice ; Dieu, selon le récit de l'ancien Paisios, voit ce qui était caché : le passé, le repentir, les conséquences futures et le chemin de chaque âme.

C'est d'ailleurs une histoire qui se prête très bien à une illustration en style dessin animé, avec l'ascète caché dans l'arbre, la source, le riche et ses pièces d'or, puis l'ange apparaissant pour lui révéler la réalité invisible derrière les événements.

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