Mystique Orthodoxe

Blog sur les mystères chrétiens.. Soyez des chrétiens joyeux, optimistes, positifs, lumineux, et non pessimistes, négatifs, stressés, apocalyptiques ! Avec Dieu, tout,... Mais tout !! Est possible !!!

samedi 22 août 2026

Que se passe-t-il lorsque l'on demande l'aide d'un saint ?

 




Dans la tradition orthodoxe, demander l’aide d’un saint signifie demander son intercession auprès de Dieu. Le fidèle ne considère pas le saint comme une divinité capable d’agir indépendamment de Dieu : il lui demande plutôt de prier pour lui, comme on demanderait à un proche de prier à ses côtés.

Les orthodoxes croient que la mort ne sépare pas les saints de l’Église. Ceux qui sont auprès de Dieu demeurent membres de cette même communauté spirituelle. C’est pourquoi le croyant peut dire : « Saint Nicolas, prie Dieu pour moi » ou « Sainte Marie, prie pour nous ».

 Et que peut-il alors se passer ?

La réponse à une prière peut prendre différentes formes. Une personne peut recevoir du réconfort, retrouver de l’espérance, trouver la force de traverser une épreuve ou, selon certains témoignages, connaître une guérison ou une aide inattendue.

Mais l’orthodoxie insiste sur un point essentiel : le saint n’est pas un « distributeur de miracles ». L’intercession du saint est toujours tournée vers Dieu, et la réponse appartient à Dieu. Une prière sincère ne signifie donc pas que l’on obtiendra nécessairement exactement ce que l’on demande.

C’est aussi pourquoi les récits de miracles doivent être abordés avec discernement. Un témoignage personnel peut être profondément important pour celui qui l’a vécu sans pour autant constituer, à lui seul, une preuve officielle d’un miracle.

 Le sens profond de cette prière

Au fond, demander l’aide d’un saint n’est pas seulement chercher une solution à un problème. C’est aussi dire :

« Je ne suis pas seul. Prie avec moi et conduis-moi vers Dieu. »

La prière aux saints devient ainsi une expression de la communion des saints : l’Église terrestre et l’Église céleste sont mystérieusement unies dans la prière.

Et peut-être que la plus belle chose dans cette tradition est justement celle-ci : on ne demande pas au saint de prendre la place de Dieu, mais de nous accompagner jusqu’à Dieu.

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Pourquoi les icônes sont-elles considérées comme des "fenêtres vers le Ciel ?"

 



Dans la tradition orthodoxe, une icône n’est pas simplement une peinture représentant Jésus-Christ, la Vierge Marie ou un saint. Elle est comprise comme une présence symbolique qui oriente le croyant vers la réalité céleste : en regardant l’icône, le fidèle ne cherche pas à adorer le bois ou les pigments, mais à tourner son cœur vers la personne représentée.

L’icône du Christ occupe une place centrale, car elle rappelle que Dieu s’est rendu visible en Jésus-Christ. Pour les orthodoxes, l’Incarnation rend donc possible la représentation du Christ : Celui qui était invisible a assumé une véritable nature humaine et peut être représenté.

Les saints sont également représentés parce qu’ils sont considérés comme des témoins de la transformation de l’être humain par la grâce de Dieu. Leur visage dans l’icône rappelle au fidèle leur vie, leur foi et leur proximité auprès de Dieu.

C’est pourquoi les orthodoxes peuvent s’incliner devant une icône, l’embrasser ou allumer un cierge devant elle. Ces gestes ne constituent pas une adoration de l’image elle-même : l’honneur rendu à l’icône est dirigé vers la personne qu’elle représente.

Le terme de « fenêtre vers le ciel » est donc une belle manière de comprendre sa fonction spirituelle : l’icône cherche à détourner le regard du monde matériel pour conduire l’esprit vers Dieu, les saints et la réalité du Royaume des Cieux.

Et c’est aussi pour cette raison que les icônes orthodoxes ne cherchent généralement pas à reproduire les personnes comme dans un portrait réaliste : elles veulent représenter une réalité transfigurée, spirituelle et éternelle, plutôt qu'une simple apparence humaine.

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"Les miracles des Saints Martyrs Impériaux : récits de foi et d'espérance"

 



1. La guérison attribuée à la grande-duchesse Maria

Une jeune femme gravement malade aurait vu apparaître dans sa chambre une jeune fille vêtue simplement. Elle se serait présentée comme Maria, « sœur de miséricorde ».

Elle lui aurait apporté du lait et lui aurait dit :

« Tu vas guérir aujourd'hui. Papa l'a dit. »

La malade affirme s'être ensuite endormie et avoir retrouvé la santé à son réveil. Elle interpréta cette apparition comme une intervention de la grande-duchesse Maria et de Nicolas II.

2. « Tu m'as oublié »

Un homme qui connaissait autrefois l'histoire de Nicolas II raconte avoir rêvé de lui. Le Tsar lui aurait simplement dit :

« Tu m'as oublié. »

Au réveil, l'homme aurait regardé la date : 17 juillet, jour anniversaire du martyre de la famille impériale.

Il aurait alors compris le rêve comme un appel à se souvenir et à prier pour les Martyrs impériaux.

 3. Nicolas II et l'homme en difficulté

Un homme confronté à une grave difficulté familiale aurait vu Nicolas II en rêve, vêtu de son uniforme impérial.

L'apparition lui aurait donné courage et l'aurait encouragé à ne pas désespérer. La situation qui semblait sans issue se serait ensuite résolue favorablement.

Dans la tradition orthodoxe, ce récit est interprété comme une intercession du Tsar-martyr auprès d'une personne en détresse.

 4. Les icônes qui auraient exsudé du myrrhon

Plusieurs témoignages russes rapportent des phénomènes extraordinaires associés à des icônes de Nicolas II et de la famille impériale : apparition de myrrhon, parfum inhabituel ou traces rouges sur certaines icônes.

Certains fidèles auraient ensuite rapporté des guérisons après avoir prié devant ces images.

Ce phénomène est particulièrement intéressant parce qu'il ne s'agit pas d'une apparition personnelle, mais d'un signe associé à l'icône dans la dévotion populaire.

5. Le paysan et les semences

Un paysan se serait trouvé dans une situation financière désespérée : il devait ensemencer ses terres mais ne possédait plus les semences nécessaires.

Après avoir prié Nicolas II, une aide inattendue serait arrivée d'un monastère voisin. Il aurait finalement obtenu les semences nécessaires pour cultiver ses terres.

Pour le témoin, ce n'était pas une simple coïncidence mais une réponse à la prière adressée au Tsar-martyr.

 6. La voiture qui aurait échappé à une panne catastrophique

Un autre récit raconte une importante panne automobile accompagnée d'une fuite d'huile. Les propriétaires auraient prié devant les reliques ou les images des Martyrs impériaux.

Lors de l'examen du véhicule, les dégâts auraient été beaucoup moins importants que prévu.

Le propriétaire aurait alors considéré cette issue inattendue comme une protection de Nicolas II et de sa famille.


 Et il y a un fil conducteur très beau

Lorsque l'on rassemble ces récits, les Saints Martyrs impériaux apparaissent dans la piété populaire sous plusieurs aspects :

Nicolas II → protection et aide dans les difficultés.
Alexandra → consolation et présence maternelle.
Olga → protection et fermeté.
Tatiana → compassion et aide aux malades.
Maria → guérison et miséricorde.
Anastasia → protection des jeunes et des personnes vulnérables.
Alexis → figure du jeune martyr et de la protection.

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Les martyrs iimpériaux apparaissent pour protéger une jeune fille..


 


L’apparition de Podolsk

C’était en 1997, à la veille de la fête orthodoxe de l’Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple. Dans une ville de Russie, non loin de Moscou, une jeune fille nommée Marina rentrait chez elle. Elle était encore lycéenne. Elle était connue pour sa foi orthodoxe et pour sa vénération particulière envers la famille impériale russe. Ce soir-là pourtant, elle ne se doutait pas qu’elle allait être au cœur d’un récit qui, des années plus tard, serait transmis dans plusieurs milieux orthodoxes comme un témoignage de la protection des Saints Martyrs impériaux.

La menace

Trois jeunes hommes avaient remarqué Marina. Ils auraient voulu l’attirer vers leur voiture et l’enlever. La jeune fille se trouvait alors dans une situation où elle semblait ne pouvoir compter que sur elle-même. Mais, selon le témoignage rapporté par plusieurs sources orthodoxes, quelque chose d’inexplicable se produisit. 

Les jeunes hommes auraient soudain aperçu, devant eux, cinq personnages. Quatre jeunes filles vêtues de blanc. Et avec elles, un garçon portant un uniforme militaire. Ils auraient immédiatement été saisis de peur.

Olga

Selon le récit, l’une des jeunes filles — que les témoins identifièrent ensuite comme la grande-duchesse Olga — s’avança vers l’un des agresseurs.

Elle le regarda.

Et elle lui demanda :

« Jusqu’à quand allez-vous persécuter cette famille ? Arrêtez maintenant ! »

La phrase aurait été prononcée avec une autorité qui ne ressemblait pas à une menace humaine.

Ce n’était pas la colère d’une personne cherchant à se venger.

C’était, dans l’interprétation spirituelle du récit, la voix d’une jeune martyre qui avait elle-même connu la persécution, l’humiliation et la mort.

Olga ne parlait pas seulement pour Marina.

Elle semblait parler au nom d’une famille qui avait autrefois été poursuivie, emprisonnée et finalement massacrée.

Anastasia

Puis la plus jeune, ou du moins celle que le témoin identifia comme Anastasia, s’approcha d’un autre jeune homme nommé Vladimir.

Lorsqu’il la vit de près, il aurait ressenti quelque chose qu’il décrivit ensuite comme « quelque chose d’inhumain », une présence qui le dépassait complètement.

Anastasia lui aurait dit :

« Cessez de poursuivre cette jeune fille. Si vous lui faites du mal, ce sera très, très mauvais pour vous. »

Alors les jeunes hommes auraient pris la fuite.

Ils coururent.

Mais, après quelques instants, ils se retournèrent.

Et c’est alors que le récit prend une dimension véritablement mystique.

Les enfants du Tsar

Derrière eux, les cinq jeunes personnages se tenaient toujours là.

Les quatre grandes-duchesses étaient alignées.

Olga.
Tatiana.
Maria.
Anastasia.

Et au milieu d’elles se tenait leur frère, le tsarévitch Alexis.

Le récit rapporte qu’Alexis tenait un glaive dans ses mains.

Il ne prononçait aucune parole.

Et c’est un détail important : les sources qui rapportent cette histoire n’attribuent pas de phrase précise à Alexis. Sa présence est décrite par son silence, son uniforme et le glaive qu’il tenait.

Dans une lecture spirituelle orthodoxe, cette image peut être comprise comme celle du jeune héritier devenu, après son martyre, le gardien silencieux de sa famille.

Les jeunes hommes auraient alors compris qu’ils ne se trouvaient pas devant de simples silhouettes.

Ils auraient reconnu les enfants impériaux.

Et ils auraient fui dans la terreur.

Le lendemain

L'histoire aurait pu s'arrêter là.

Mais, selon le témoignage transmis, quelque chose changea également dans la vie de ceux qui avaient voulu faire du mal à Marina.

Le soir même, les jeunes hommes se seraient rendus dans une église.

Plus tard, Vladimir aurait rencontré un hiéromoine qui devint son père spirituel.

Le récit affirme même que l'un des jeunes hommes entra ensuite dans un monastère.

Ainsi, ce qui aurait commencé comme une tentative de violence se serait terminé par un bouleversement intérieur et un retour vers Dieu.

Et c'est peut-être là que réside le sens spirituel le plus profond de cette histoire.

Les enfants qui avaient eux-mêmes connu la persécution

Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis avaient été enfermés avec leurs parents.

Ils avaient connu la peur.

Ils avaient été séparés du monde.

Ils avaient été insultés, humiliés et finalement conduits à la mort.

Pourtant, dans la tradition orthodoxe, ils ne sont pas devenus des figures de vengeance.

Ils sont devenus des Martyrs, des témoins du Christ dans la souffrance.

C'est pourquoi cette apparition, si l'on reçoit le témoignage comme authentique, peut être comprise non comme une manifestation de puissance terrestre, mais comme une scène de protection et de conversion.

La jeune Marina aurait été protégée.

Mais ses agresseurs auraient eux aussi reçu, selon le récit, une occasion de changer de vie.

Le glaive d'Alexis

Et au milieu d'eux se tenait Alexis.

Le petit tsarévitch qui, autrefois, était l'héritier d'un empire immense.

Un enfant malade, fragile, qui n'avait jamais choisi son destin.

Dans cette apparition, il n'est plus représenté comme un enfant souffrant. Il apparaît debout, en uniforme, avec un glaive, et silencieux. Comme si l'enfant martyr était devenu le gardien invisible de ses sœurs.

Et derrière lui se tient toute la famille. Une famille qui, sur la terre, avait été séparée du monde. Mais qui, dans la mémoire orthodoxe, demeure éternellement unie.

Une famille réunie

Nicolas II.

Alexandra.

Alexis.

Olga.

Tatiana.

Maria.

Anastasia.

Sept personnes que l'Église russe vénère ensemble comme les Saints Martyrs impériaux.

Leur tropaire rappelle précisément cette unité : le tsar, la tsarine et leurs enfants sont célébrés comme une seule « Église domestique » ayant suivi le Christ dans la foi et dans la souffrance.

C'est pourquoi l'image des quatre grandes-duchesses et d'Alexis apparaissant ensemble possède une telle force dans la piété populaire russe.

Ils ne sont plus seulement les enfants du dernier Tsar. Ils sont devenus, pour ceux qui les invoquent, des intercesseurs.

Une histoire à recevoir avec discernement

Il faut toutefois rester honnête sur la nature de ce récit.

La rencontre de Marina avec ses agresseurs et la déclaration ultérieure de ceux-ci sont rapportées par des sources orthodoxes ; mais nous ne disposons pas d'une preuve indépendante permettant d'établir historiquement qu'une apparition surnaturelle a réellement eu lieu.

Le récit doit donc être présenté comme un témoignage de tradition orthodoxe, et non comme un événement surnaturel démontré. Nous nous devons simplement de croire en la véracité des dires des témoins. 

Mais pour celui qui croit à l'intercession des saints tout comme moi, le récit porte un message très simple :

les Martyrs n'ont pas répondu à la violence par la violence.

Ils auraient protégé une jeune fille menacée et, selon la tradition, conduit ceux qui voulaient lui faire du mal vers le repentir.

Et peut-être est-ce précisément pour cela qu'Alexis ne parle pas.

Il tient simplement son glaive.

Olga avertit.

Anastasia protège.

Les autres demeurent derrière elles.

Et les enfants du Tsar, silencieux, semblent rappeler une vérité de l'Évangile :

la sainteté ne cherche pas la vengeance ; elle protège, elle avertit et elle ouvre le chemin du repentir.

Ainsi, dans la mémoire orthodoxe russe, une soirée de 1997 serait devenue le témoignage mystérieux d'une famille qui, après avoir connu la mort ensemble, continuerait — selon la foi de ceux qui l'invoquent — à veiller ensemble.

on août 22, 2026 Aucun commentaire:
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« Nicolas II et Pacha de Sarov : la mystérieuse rencontre de Diveïevo en 1903 »


 


La bienheureuse Paraskeva Ivanovna, appelée Pacha de Sarov ou Pacha de Diveïevo, était une folle-en-Christ — une iourodivaïa — très vénérée dans le monde monastique de Diveïevo.

Elle vivait très simplement, dans une petite cellule, entourée de quelques objets étonnants, notamment des poupées avec lesquelles elle avait coutume de jouer. Les personnes qui venaient la voir rapportaient qu'elle parlait souvent de manière énigmatique et qu'elle possédait, selon la tradition, un don de clairvoyance.

Elle était devenue suffisamment célèbre pour que Nicolas II lui-même connaisse son existence avant son voyage de 1903. Le monastère de Diveïevo rapporte que l'empereur était déjà informé de sa réputation.

2. Le voyage impérial de 1903

En juillet 1903, Nicolas II, Alexandra Féodorovna et plusieurs membres de la famille impériale se rendent à Sarov pour la glorification de saint Séraphim.

Les cérémonies sont gigantesques. Des dizaines, voire selon certaines estimations beaucoup plus, de milliers de pèlerins affluent vers Sarov. Le 19 juillet selon le calendrier julien — 1er août selon le calendrier grégorien — Séraphim est officiellement glorifié comme saint.

Mais le voyage ne s'arrête pas à Sarov.

Le lendemain, 20 juillet 1903 selon le calendrier julien, Nicolas II et Alexandra prennent la route de Diveïevo.

Et c'est là que se produit la rencontre.

 3. L'arrivée à Diveïevo

Le journal personnel de Nicolas II nous donne ici un témoignage particulièrement précieux.

Il écrit, en substance :

« À 10 h 30 nous sommes arrivés au monastère féminin de Diveïevo… puis Alix et moi sommes allés chez Praskovia Ivanovna (la bienheureuse). Ce fut une rencontre curieuse. »

C'est extrêmement intéressant.

Car Nicolas II ne parle ni d'une simple visite protocolaire, ni d'une rencontre insignifiante.

Il écrit simplement :

« Любопытное было свидание с нею » — « Ce fut une rencontre curieuse avec elle. »

Puis il poursuit sa journée sans donner le moindre détail sur la conversation.

 4. Dans la petite cellule de Pacha

C'est ici que commence le récit traditionnel.

Selon la chronique du monastère de Diveïevo, lorsque Nicolas II, Alexandra, des membres de la famille impériale et plusieurs dignitaires arrivent devant la cellule de Pacha, celle-ci aurait demandé :

« Que seuls le Tsar et la Tsarine restent. »

Les autres personnes seraient alors sorties.

Le récit affirme donc que Nicolas II et Alexandra se seraient retrouvés seuls avec Pacha, ce qui aurait permis une conversation privée.

Cette version est cependant à considérer avec prudence : le journal de Nicolas II confirme qu'Alexandra était avec lui, mais ne confirme pas les détails de la scène racontés par les chroniques ultérieures.

 5. Le mystérieux enfant

C'est probablement le récit le plus célèbre concernant cette rencontre.

La tradition de Diveïevo raconte que Pacha aurait parlé à Alexandra de la naissance prochaine d'un fils.

À cette époque, Alexandra n'avait pas encore donné naissance à un garçon. Après quatre filles — Olga, Tatiana, Maria et Anastasia — la question de l'héritier était évidemment capitale pour la famille impériale.

Selon la tradition monastique, Pacha aurait alors présenté un morceau de tissu rouge en disant qu'il serait destiné aux vêtements du futur garçon.

La version conservée aujourd'hui par le monastère raconte même qu'elle aurait déclaré à Alexandra, en substance, que cet enfant naîtrait dans la souffrance et qu'elle comprendrait alors les paroles qu'elle venait d'entendre.

Un an plus tard, le 30 juillet 1904, naissait le tsarévitch Alexis Nikolaïevitch.

C'est naturellement ce rapprochement qui a donné à l'histoire une immense force dans la mémoire orthodoxe.

6. La prophétie sur la Russie

C'est ici que le récit devient beaucoup plus spectaculaire.

Selon la tradition transmise à Diveïevo, Pacha aurait annoncé à Nicolas II et Alexandra des événements terribles :

  • une guerre ;
  • des bouleversements révolutionnaires ;
  • la chute de la monarchie ;
  • la disparition de la dynastie des Romanov ;
  • des persécutions contre l'Église ;
  • et finalement « des océans de sang ».

Le monastère de Diveïevo présente aujourd'hui cette tradition comme faisant partie de la mémoire spirituelle attachée à la cellule de Pacha.

Dans cette version, Alexandra aurait été profondément bouleversée et aurait refusé de croire à une telle catastrophe.

Mais il faut absolument ajouter ceci :

nous ne possédons pas de transcription contemporaine de cette conversation.

C'est pourquoi un historien comme Konstantin Kapkov considère les versions détaillées de cette prophétie comme des traditions légendaires ayant entouré la rencontre. Le document contemporain le plus solide reste le journal de Nicolas II, qui confirme seulement qu'il a rencontré Pacha avec Alexandra et qualifie la rencontre de « curieuse ».

7. Les poupées : un détail très étrange

Un autre détail est particulièrement fascinant.

La grande-duchesse Olga Alexandrovna, qui visita elle aussi Pacha ce jour-là, a laissé un témoignage.

Elle raconte que Pacha était couchée, puis qu'elle s'est levée, a pris ses poupées, les a embrassées et serrées contre elle, avant de les bénir.

Elle lui aurait ensuite donné, ainsi qu'au grand-duc Serge Alexandrovitch, quelque chose à manger — notamment une pomme de terre.

Mais surtout :

elle ne leur aurait rien dit de particulier.

Cela donne une image très différente de certaines versions dramatiques de la rencontre : Pacha ne se comportait pas comme une « prophétesse » donnant systématiquement de grandes prédictions à tous ceux qui venaient la voir.

 8. Et la fameuse lettre de saint Séraphim ?

C'est l'autre grande tradition associée à cet épisode.

Selon certains récits, saint Séraphim aurait laissé une lettre destinée au futur tsar, plusieurs décennies avant la venue de Nicolas II.

Cette lettre aurait été conservée par les descendants ou proches de Nicolas Motovilov, le disciple de Séraphim.

La tradition raconte qu'elle aurait finalement été remise à Nicolas II en 1903, parfois précisément par l'intermédiaire de Pacha.

Certains récits affirment que cette lettre annonçait au souverain les grandes épreuves qui attendaient la Russie et sa famille.

Le problème historique est que l'existence et l'authenticité de cette lettre ne sont pas établies avec la même certitude que la rencontre elle-même. Les récits favorables à son authenticité existent dans la littérature orthodoxe, mais les historiens ont également souligné les difficultés documentaires.

 9. Ce que Nicolas II pensait réellement de la rencontre

C'est peut-être le détail le plus beau.

Nous n'avons pas un long témoignage de Nicolas II disant :

« Pacha m'a prédit la révolution. »

Nous avons seulement son journal.

Et il écrit :

« Ce fut une rencontre curieuse avec elle. »

Puis il continue sa journée.

Cela peut sembler très peu.

Mais Nicolas II avait l'habitude d'écrire dans son journal de manière extrêmement concise. Il ne retranscrivait pas nécessairement les conversations privées.

Et une autre tradition rapporte qu'il aurait parlé ultérieurement de cette rencontre avec enthousiasme à certaines personnes de son entourage. Le prince Nicolas Jévakov, notamment, affirma plus tard se souvenir de l'enthousiasme avec lequel le souverain racontait son entretien avec Pacha.

 10. Et c'est là que l'histoire devient tragiquement prophétique

Il faut replacer la rencontre dans son contexte.

1903 : Nicolas II est au sommet de sa puissance impériale.
1904 : naissance d'Alexis.
1904-1905 : guerre russo-japonaise.
1905 : révolution.
1914 : Première Guerre mondiale.
1917 : abdication de Nicolas II et révolution.
1918 : assassinat de la famille impériale à Ekaterinbourg.

Lorsque les générations suivantes ont relu l'histoire de Pacha, chaque élément semblait prendre une signification prophétique.

C'est précisément ce qui explique la puissance de cette tradition dans la mémoire orthodoxe russe.

 Mais il y a quelque chose d'encore plus profond

Pacha n'est pas seulement associée à Nicolas II.

Elle appartient à toute la tradition spirituelle de Diveïevo issue de saint Séraphim.

Et c'est pourquoi l'année 1903 est si importante.

Saint Séraphim meurt en 1833.

Soixante-dix ans plus tard :

le tsar vient à Sarov → les reliques de Séraphim sont glorifiées → la famille impériale se rend à Diveïevo → Nicolas II rencontre Pacha → Alexis naît l'année suivante.

Puis, quatorze ans après la canonisation :

la monarchie s'effondre.

Et dix-huit ans après :

Nicolas II, Alexandra et leurs enfants sont assassinés.

C'est ce contraste entre la lumière extraordinaire de Sarov en 1903 et les ténèbres de 1917-1918 qui a donné à cet épisode une dimension presque eschatologique dans la spiritualité monarchiste et orthodoxe russe.

Mais je ferais une distinction très nette : la rencontre est un fait historique ; la prophétie détaillée est une tradition pieuse ; son accomplissement apparent appartient ensuite à l'interprétation spirituelle de l'histoire.

Et c'est justement cette distinction qui rend le récit encore plus intéressant, plutôt que de l'affaiblir.

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vendredi 21 août 2026

Nicolas II et saint Séraphim de Sarov, la rencontre de 1903

 

Consécration Seraphim Sarov 1903,



En juillet 1903, Nicolas II et Alexandra se rendent à Sarov pour la glorification de saint Séraphim. Le tsar avait personnellement soutenu cette canonisation. Les récits orthodoxes rapportent que de nombreux malades furent guéris pendant les célébrations et que l'atmosphère spirituelle fut extraordinaire.

Un récit particulièrement intéressant raconte également qu'un ingénieur qui avait participé à la construction de la route permettant au couple impérial d'arriver à Sarov tomba gravement malade. Après avoir vénéré une relique de saint Séraphim, il aurait retrouvé la santé.


L’année 1903 est un moment particulièrement important pour comprendre le lien entre l’empereur Nicolas II, la famille impériale et saint Séraphim de Sarov. C’est aussi une histoire où se mêlent des faits historiques parfaitement documentés et des traditions prophétiques orthodoxes qu’il faut distinguer soigneusement.

1. Pourquoi Nicolas II s'intéressait-il à saint Séraphim ?

Saint Séraphim de Sarov était mort en 1833, mais sa réputation de starets et de thaumaturge s'était considérablement développée en Russie. De nombreux fidèles attribuaient à ses prières des guérisons et des interventions miraculeuses.

À partir des années 1890, l'archimandrite Séraphim (Léonid) Tchitchagov rassembla des récits sur sa vie et les présenta à Nicolas II. La Chronique du monastère de Diveïevo contribua fortement à faire connaître le saint à l'empereur.

Nicolas II manifesta alors un intérêt personnel pour la glorification de Séraphim.

Le 26 janvier 1903, lorsqu'il reçut le rapport du Saint-Synode concernant la canonisation, l'empereur écrivit de sa propre main :

« J'ai lu avec un sentiment de véritable joie et de profonde émotion. »

Le texte officiel du Synode indique ensuite que la canonisation fut décidée le 29 janvier 1903.

2. Le grand événement de juillet 1903

Le moment extraordinaire survient quelques mois plus tard.

Du 16 au 20 juillet 1903 selon l'ancien calendrier, des milliers de pèlerins convergèrent vers Sarov. Nicolas II, l'impératrice Alexandra Féodorovna, l'impératrice douairière Maria Féodorovna et plusieurs membres de la famille impériale étaient présents.

Le 19 juillet 1903 (1er août selon le calendrier actuel) eut lieu la glorification solennelle de Séraphim de Sarov.

Il s'agissait d'un événement immense : le peuple russe venait rendre hommage à celui qu'il appelait affectueusement « Batioushka Séraphim », le « petit père Séraphim ».

Nicolas II et Alexandra avaient notamment fait préparer un nouveau cercueil en cyprès destiné aux reliques.

 3. Nicolas II et la canonisation : une dimension spirituelle

C'est ici que l'histoire devient particulièrement intéressante.

Dans la conception orthodoxe de l'époque, la glorification de Séraphim fut présentée comme un signe de la miséricorde de Dieu envers la Russie et comme une bénédiction pour le règne de Nicolas II.

Le texte officiel du Synode lui-même emploie cette idée : la glorification du saint est présentée comme un « nouveau et grand signe » des bienfaits divins envers le peuple orthodoxe russe.

Cela explique pourquoi, dans la mémoire orthodoxe russe, 1903 est souvent considéré comme une sorte de sommet spirituel du règne de Nicolas II.

Et le contraste avec ce qui allait suivre est saisissant : 1903 → 1914 → 1917 → 1918.

 4. Et surtout : la rencontre avec Diveïevo

Après Sarov, la famille impériale se rendit également à Diveïevo, le monastère féminin intimement associé à saint Séraphim.

C'est là que commencent les récits les plus mystérieux.

Selon la tradition de Diveïevo, Nicolas II aurait rencontré la bienheureuse Pacha de Sarov (Paraskeva Ivanovna).

La tradition rapporte qu'elle aurait parlé à l'empereur de l'avenir de la Russie et notamment de la naissance d'un héritier.

Le monastère de Diveïevo rapporte également la tradition selon laquelle la famille impériale aurait reçu en 1903 une prophétie concernant l'héritier et la chute future de la monarchie, ainsi qu'un écrit attribué à saint Séraphim.

Mais ici il faut faire une distinction importante : ces récits appartiennent surtout à la tradition hagiographique et monastique ultérieure. Ils ne sont pas documentés avec le même degré de certitude que la présence de Nicolas II à Sarov et la décision officielle de canoniser Séraphim.

 5. La mystérieuse prophétie attribuée à Séraphim

C'est probablement l'aspect qui va particulièrement t'intéresser.

Une tradition très répandue affirme que Séraphim aurait annoncé à l'avance :

  • une période de grandes épreuves pour la Russie ;
  • des bouleversements politiques ;
  • une guerre ;
  • la chute du pouvoir impérial ;
  • mais aussi une future renaissance spirituelle de la Russie.

Certaines versions racontent même que Séraphim aurait laissé une lettre destinée au futur tsar, conservée pendant des décennies avant d'être remise à Nicolas II.

Cette histoire est associée à Diveïevo et à Motovilov.

Cependant, les historiens soulignent que les différentes prophéties attribuées à Séraphim ont été transmises et éditées à différentes époques, et qu'il est donc difficile de déterminer précisément ce qui vient du saint lui-même et ce qui relève de traditions développées après sa mort. Une étude universitaire de Cambridge souligne notamment l'importance de distinguer la canonisation de 1903 des traditions prophétiques qui lui ont été associées ultérieurement.

on août 21, 2026 Aucun commentaire:
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Les causes de la mort de la Russie..

 

Les causes de la mort de la Russie, vous pouvez agrandir l'image ou ltélécharger pour mieux lire


Le prince Jévakov cherche à répondre à une question très précise : pourquoi l’Empire russe s’est-il effondré avec la Révolution de 1917 ? 

Ce texte a été écrit à Bari en 1928, en voici l'explication : 

Pour le prince Jévakov, la catastrophe russe ne doit pas être expliquée uniquement par la guerre, la politique ou les difficultés économiques. Il lui donne avant tout une interprétation spirituelle et religieuse.

1. La Russie aurait perdu la bénédiction de Dieu

Selon Jévakov, les malheurs de la Russie ne seraient pas une « punition » arbitraire de Dieu. Il considère plutôt qu'ils seraient la conséquence naturelle des fautes commises par les hommes lorsqu'ils s'éloignent des lois de Dieu.

Il pose alors la question : quels furent, selon lui, les principaux péchés du peuple russe ?

2. Le rejet du tsar Nicolas II

L'auteur considère que la faute fondamentale fut d'avoir progressivement cessé de comprendre la nature sacrée de la fonction impériale.

Pour lui, le tsar Nicolas II n'était pas simplement un chef politique comme un autre. Il était le « Souverain oint de Dieu », chargé devant Dieu d'une mission particulière.

Lorsque la société russe demanda de limiter le pouvoir du tsar, puis finalement son abdication, Jévakov y voit donc une profonde rupture spirituelle.

Il défend particulièrement la bonté et la douceur de Nicolas II, que ses contemporains interprétaient souvent comme de la faiblesse. Pour Jévakov, cette bonté était au contraire une caractéristique essentielle du souverain chrétien.

3. Le problème de la loi et de l'autorité

Jévakov critique également les responsables politiques et administratifs de l'Empire.

Il estime que beaucoup de fonctionnaires auraient utilisé la loi selon leurs intérêts, leur popularité ou leurs convictions personnelles, au lieu de l'appliquer avec rigueur.

Dans sa conception monarchique, le tsar devait être celui qui pouvait tempérer la rigueur de la loi par la miséricorde, tandis que les fonctionnaires devaient simplement l'appliquer loyalement.

4. Une conception profondément religieuse de la monarchie

Pour Jévakov, le tsar orthodoxe avait une mission qui dépassait largement la simple administration de la Russie.

Il le présente comme :

  • protecteur de la foi chrétienne ;
  • défenseur des faibles et des opprimés ;
  • garant de l'équilibre entre les peuples ;
  • protecteur de la civilisation chrétienne ;
  • instrument de la Providence divine.

Il rapproche même cette mission de la figure du « reteneur » évoqué par saint Paul dans la Deuxième Épître aux Thessaloniciens.

5. La Révolution comme conséquence spirituelle

Le moment décisif est donc, pour l'auteur, l'abdication de Nicolas II en 1917.

Jévakov affirme que lorsque le peuple russe s'est révolté contre le souverain qu'il considérait comme établi par Dieu, il ne s'est pas simplement révolté contre une institution politique : il s'est révolté contre l'ordre voulu par Dieu.

C'est pourquoi il interprète la révolution, la guerre civile et la destruction de l'ancien ordre comme les conséquences gigantesques de cette rupture.

Le message spirituel final

La conclusion de Jévakov est très claire : selon lui, la Russie ne retrouvera sa véritable vocation que lorsqu'elle aura compris la mission du tsar orthodoxe et renoué avec Dieu.

Il écrit que la bénédiction divine ne reviendra que lorsque les Russes auront compris ce qu'il appelle la mission du « Tsar autocrate et oint de Dieu ».

Une précision importante

Il faut vraiment présenter ce texte comme la vision monarchiste et théologique personnelle de Nikolaï Jévakov, et non comme une explication historique consensuelle de la Révolution russe. L'article contient également des affirmations et une terminologie très marquées par les controverses politiques et religieuses de l'émigration russe des années 1920. Certaines formulations concernant les « judéo-maçons », notamment, relèvent d'une rhétorique conspirationniste et antisémite de l'époque et ne constituent pas une explication historique fiable.

En une phrase

Pour Jévakov, la chute de la Russie impériale fut avant tout une catastrophe spirituelle : en rejetant le tsar Nicolas II et en abandonnant la conception orthodoxe de la monarchie, le peuple russe aurait perdu la protection et la bénédiction divines. L'élimination finale du Tsar Nicolas, fut de toute façon, un coup d'épée terrible pour la Russie, à mon avis. 

on août 21, 2026 Aucun commentaire:
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jeudi 20 août 2026

Les "serpents de la Panagia" sont apparus à Markopoulo en 2026

 

Vous pouvez cliquer sur l'image pour mieux lire, ou encore la télécharger pour l'agrandir


En août 2026, la tradition des « petits serpents de la Vierge » s'est une nouvelle fois manifestée à Markopoulo, en Céphalonie, autour de l'église de Panagia Lagouvarda, également appelée Panagia Fidousa (« la Vierge aux serpents »).

Les premières observations de cette année ont été rapportées avant le 15 août. Trois serpents avaient notamment été signalés : un à Markopoulo et deux à Arginia, un autre village de Céphalonie associé à cette tradition. Leur apparition a suscité la joie des habitants et des pèlerins, certains considérant leur présence comme un signe de bénédiction pour l'année à venir.

Le phénomène s'est poursuivi jusqu'à la fête de la Dormition de la Mère de Dieu, le 15 août 2026. Ce jour-là, de nombreux fidèles et visiteurs se sont rendus à Markopoulo pour voir les petits serpents et participer aux célébrations religieuses. Des images du phénomène ont notamment été diffusées par Alpha News le 15 août.

 Pourquoi leur apparition est-elle si importante ?

Selon la tradition de Céphalonie, ces serpents apparaissent chaque année dans les jours précédant la Dormition. Ils sont considérés par les habitants comme des « serpents de la Panagia » et leur présence est associée à la protection et à la bénédiction de la Vierge Marie.

Une ancienne légende raconte que des religieuses auraient demandé à la Panagia de les protéger de pirates qui menaçaient leur monastère. Elles auraient alors été transformées en serpents. Cette histoire appartient à la tradition populaire et religieuse locale, et non à un récit historique établi.

La tradition est particulièrement forte parce que les serpents n'auraient pas apparu en 1940 et en 1953. L'année 1953 est restée particulièrement marquante pour les Céphalonites en raison du terrible séisme qui dévasta l'île. Leur absence est donc traditionnellement considérée comme un mauvais présage.

Ce qui rend 2026 remarquable

2026 n'est donc pas une année d'absence : les serpents sont bel et bien réapparus. Leur présence a été constatée avant et autour du 15 août, et le phénomène a été largement rapporté par la presse grecque.

Il faut cependant faire une distinction importante : les fidèles parlent traditionnellement de « miracle », mais l'Église orthodoxe grecque n'a pas officiellement proclamé ces apparitions comme un miracle surnaturel. Elles constituent avant tout une tradition religieuse très ancienne et profondément enracinée dans la vie spirituelle de Céphalonie. Ceci dit, ces apparitions et non apparitions (1940 Seconde Guerre mondiale et 1953 séisme), toujours aux mêmes dates pour les apparitions, au moment de la Dormition de la Theotokos, ne peuvent dans un point de vue du Divin, être sous estimées ! 


on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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Les paroles : un don de Dieu..

 

Vous pouvez agrandir l'image en la téléchargeant 


Voici un texte de réflexion chrétienne orthodoxe sur les conséquences spirituelles et éducatives de la vulgarité. 

Le texte part d'une idée centrale : la parole est un don de Dieu et elle possède un véritable pouvoir. Elle peut encourager, consoler, transmettre la foi et apporter la paix, mais elle peut aussi blesser, humilier, provoquer la colère et corrompre ceux qui l'entendent. L'auteur cite notamment l'Évangile : « De tes paroles tu seras justifié, et de tes paroles tu seras condamné » (Matthieu 12, 37).

Le langage obscène et les jurons ne sont  pas simplement une mauvaise habitude ou une question de politesse : c'est un péché de la langue, parce que les paroles peuvent dégrader celui qui les prononce et ceux qui les écoutent

 Le danger pour les enfants

Les enfants reproduisent naturellement ce qu'ils entendent. Lorsque des parents utilisent régulièrement des paroles vulgaires à la maison, ils donnent à leurs enfants un modèle qu'ils risquent d'imiter.

Les parents doivent particulièrement surveiller leur propre langage, plutôt que simplement demander aux enfants de ne pas dire de gros mots. Un foyer où les adultes parlent avec respect contribuerait à développer chez l'enfant la pudeur et le respect.

Les paroles peuvent également faire du mal sans être grossières

C'est un aspect intéressant : cela ne concerne pas uniquement les insultes.

Il évoque également :

  • les paroles blessantes ;
  • la médisance ;
  • les calomnies ;
  • les jugements portés sur les autres ;
  • les paroles qui provoquent peur et découragement ;
  • les rumeurs ou informations fausses.

Selon l'auteur, une parole peut devenir une sorte de « poison » qui se transmet d'une personne à l'autre et finit par créer conflits, ressentiment et division.

On peut reprendre l'image biblique de la langue comme un feu : une petite chose capable de produire de grands dégâts.

L'idée est très simple :

Une parole ne dure peut-être qu'une seconde, mais ses conséquences peuvent durer beaucoup plus longtemps.

Une insulte peut être oubliée par celui qui la prononce mais rester profondément gravée dans la mémoire de celui qui l'a reçue.

 La dimension spirituelle

Le langage obscène a une dimension démoniaque. Il établit un lien entre certaines formes de jurons et d'anciens usages païens.

Il affirme même que le langage grossier serait une sorte de langage associé aux forces démoniaques. Cette interprétation appartient au cadre religieux et aux convictions de l'auteur ; ce n'est pas une conclusion scientifique établie.

Le message final

La conclusion est surtout un appel à la vigilance sur les paroles.

Les « péchés de la langue » peuvent sembler insignifiants comparés à d'autres fautes, mais qu'ils peuvent progressivement habituer l'homme au mal : grossièreté → colère → médisance → jugement → endurcissement du cœur.

Il faut se repentir de ses paroles mauvaises et à apprendre à utiliser sa langue pour faire le bien.

 En une phrase

Nos paroles ne sont jamais anodines : elles peuvent soit construire et transmettre l'amour, soit blesser et corrompre, et les parents ont une responsabilité particulière car leur manière de parler devient un modèle pour leurs enfants.

C'est d'ailleurs un thème qui rejoint beaucoup l'article d'il y a quelques jours  sur l'éducation chrétienne des enfants du père Lawrence Farley : dans les deux cas, l'idée centrale est que l'exemple des parents a souvent plus de force que leurs discours.

on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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Russie 1956 : Le miracle de Zoé et Saint Nicolas

Le miracle de Zoé, pour agrandir l'image, vous pouvez la télécharger


 Cet article est consacré au célèbre récit russe du « Стояние Зои » , « la station debout de Zoé », ainsi qu’à l’archimandrite Séraphim (Tyapochkine), présenté comme le prêtre qui aurait finalement réussi à retirer l’icône de saint Nicolas des mains de la jeune fille.

 Le récit de Zoé

Selon la tradition, l'histoire se déroule à Kouïbychev (aujourd’hui Samara) en 1956.

Une jeune ouvrière appelée Zoé organise une fête du Nouvel An avec des amis, pendant le temps du jeûne de Noël. Son fiancé Nicolas étant absent, elle prend une icône de saint Nicolas le Thaumaturge et, par provocation, dit qu'elle va danser avec le saint.

Une amie tente de l'en dissuader. Zoé répond alors :

« Si Dieu existe, qu'Il me punisse ! »

Elle commence à danser avec l'icône.

Au troisième tour, selon le récit, un phénomène extraordinaire se produit : un grand bruit, un tourbillon et une lumière éclatante envahissent la pièce. Les personnes présentes s'enfuient.

Zoé, elle, reste immobile, l'icône de saint Nicolas serrée contre sa poitrine. Son corps devient rigide et elle ne peut plus bouger.

 128 jours immobile

Selon le récit, les médecins constatent que son cœur continue de battre, mais qu'ils ne parviennent pas à lui administrer correctement des soins. Même les aiguilles médicales auraient été incapables de pénétrer sa peau.

La nouvelle se répand dans Kouïbychev. Les autorités font alors surveiller la maison afin d'empêcher les curieux de s'approcher.

Les policiers auraient entendu Zoé crier pendant la nuit :

« Maman ! Prie ! Nous périssons dans nos péchés ! Prie ! »

Plusieurs prêtres tentent de récupérer l'icône, mais sans succès.

Puis vient le père Séraphim, alors encore appelé père Dimitri. Après avoir célébré un office de prière et béni la maison, il réussit, selon le témoignage rapporté, à prendre l'icône des mains de Zoé.

Il aurait alors dit :

« Maintenant, il faut attendre un signe au Grand Jour », c'est-à-dire à Pâques.

 Le mystérieux vieillard

Avant l'Annonciation, un mystérieux vieillard demande à entrer dans la maison.

Les policiers le refusent plusieurs fois.

Mais le jour de l'Annonciation, il réussit finalement à entrer.

Les gardes entendent alors le vieillard dire à Zoé :

« Eh bien, tu es fatiguée de rester debout ? »

Puis il disparaît.

Lorsque les policiers regardent dans la pièce, il n'y a plus personne.

Les témoins en conclurent qu'il s'agissait de saint Nicolas lui-même.

À Pâques

Zoé serait restée ainsi pendant 128 jours, jusqu'à Pâques.

Dans la nuit de la Résurrection du Christ, elle aurait commencé à retrouver progressivement la mobilité de son corps.

Elle criait :

« Priez ! La terre brûle ! Le monde entier est dans le péché ! Priez ! »

Lorsqu'on lui demanda comment elle avait pu survivre pendant cette longue période, elle répondit simplement :

« Les pigeons, les pigeons me nourrissaient. »

L'article interprète finalement son retour à la vie comme une manifestation de la miséricorde de Dieu et du pardon obtenu par la prière de saint Nicolas.

Le résultat spirituel

Ce qui est particulièrement important dans l'article, ce n'est pas seulement le phénomène extraordinaire.

Le récit affirme que l'événement provoqua un réveil religieux important à Kouïbychev : des personnes se rendirent à l'église pour se confesser, certaines personnes furent baptisées et beaucoup commencèrent à porter une croix.

Le père Séraphim resta très discret sur son rôle dans l'affaire. Des années plus tard, lorsqu'on lui demandait s'il était bien le prêtre qui avait retiré l'icône des mains de Zoé, il ne répondait pas directement, ce que ses proches interprétaient comme une marque d'humilité.

 L'enseignement du père Séraphim

Ne nous laissons pas absorber par les préoccupations terrestres au point d'oublier Dieu.

Il insiste sur la prière, la repentance et la recherche du Royaume de Dieu. Les épreuves et les souffrances doivent, selon lui, conduire l'homme à se tourner vers le Christ plutôt qu'au désespoir.

Il reprend notamment l'idée évangélique :

« Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice. »

Le travail, la famille et les préoccupations matérielles sont nécessaires, mais qu'ils ne doivent jamais devenir plus importants que le salut de l'âme.

 Une précision historique importante

Le « miracle de Zoé » est récit de tradition religieuse russe, et non un événement historiquement démontré. Un film a été réalisé sur cette affaire. Il n'a jamais été fourni de documentation médicale indépendante permettant d'établir tous les détails extraordinaires du phénomène. Mais ne fallait-il pas ne pas ébruiter l'affaire à l'époque en Ex URSS ? 

En une phrase

« La station de Zoé » raconte, selon la tradition orthodoxe russe, la chute spectaculaire d'une jeune fille qui avait défié Dieu, son immobilisation pendant 128 jours avec l'icône de saint Nicolas, puis sa délivrance à Pâques — un événement présenté comme un appel puissant à la repentance, à la prière et au retour vers Dieu.

on août 20, 2026 Aucun commentaire:
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