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dimanche 24 décembre 2017
Où trouver Noël ?

dimanche 19 novembre 2017
Vénérable Jean le Longanime des Grottes de Kiev
Saint Jean le Longanime des Grottes de Kiev : trente années de combat intérieur
Dans les profondeurs des Grottes de Kiev, de nombreux moines ont choisi une vie de silence, de prière et d'ascèse. Parmi eux se trouve une figure particulièrement impressionnante : saint Jean le Longanime, également appelé saint Jean le Long-Souffrant.
Son existence est présentée dans la tradition des Grottes de Kiev comme celle d'un homme engagé dans un combat spirituel particulièrement long contre les passions. Sa vie nous parle de patience, de persévérance et de cette lutte intérieure que tout chrétien peut connaître, même si chacun la vit d'une manière différente.
Saint Jean est commémoré le 18 juillet dans le calendrier de l'Orthodox Church in America. Les sources de la Laure de Kiev-Petchersk le présentent comme un ascète du XIIe siècle, mort vers 1160.
Un homme confronté à une longue épreuve
Dès sa jeunesse, Jean souffrait de pensées et de désirs qui le tourmentaient profondément. Selon le récit traditionnel, il chercha à les combattre par le jeûne, la veille et différentes formes d'ascèse.
Mais les efforts qu'il entreprenait ne semblaient pas immédiatement apporter la délivrance qu'il espérait.
Cette dimension de son histoire est importante.
Nous aimerions parfois que la prière produise immédiatement un changement dans notre vie. Nous demandons à Dieu de nous délivrer d'une faiblesse, d'une tentation, d'une mauvaise habitude ou d'une souffrance, et nous pouvons être découragés lorsque rien ne semble changer.
La vie de saint Jean nous rappelle que certaines transformations demandent du temps.
La patience n'est pas l'absence de combat.
Elle consiste à continuer le chemin malgré la durée du combat.
La rencontre avec saint Antoine
Ne trouvant pas la paix qu'il recherchait, Jean se rendit dans la grotte où reposaient les reliques de saint Antoine des Grottes, l'un des fondateurs de la vie monastique de Kiev.
Il y demeura en prière pendant une journée et une nuit.
Selon le récit traditionnel, il entendit alors une voix l'appelant à se retirer dans la solitude et le silence, afin de poursuivre son combat intérieur avec l'aide de Dieu et les prières des saints.
Jean choisit alors la réclusion.
Il ne s'agissait pas pour lui de fuir Dieu ou les hommes, mais de chercher dans le silence un cadre favorable à la prière et au combat spirituel.
La tradition rapporte qu'il resta ainsi pendant trente années, avant de parvenir à une véritable paix face aux passions qui l'avaient longtemps éprouvé.
Trente années.
Cette durée suffit à nous faire comprendre pourquoi il a reçu le nom de Longanime ou de Long-Souffrant.
Le long combat contre soi-même
Dans la tradition ascétique orthodoxe, le mot « combat » revient souvent.
Mais le combat du moine n'est pas dirigé contre les autres.
Il est d'abord dirigé contre ce qui, en lui-même, l'éloigne de Dieu.
L'orgueil, la colère, la jalousie, l'attachement excessif, les pensées impures, le désir de domination ou encore le découragement peuvent devenir autant d'obstacles sur le chemin spirituel.
Saint Jean nous montre ainsi que la vie chrétienne ne consiste pas seulement à croire en Dieu intellectuellement.
Elle implique également une transformation progressive de notre manière de vivre.
Cette transformation demande de la patience.
Une ascèse particulièrement rigoureuse
Le récit traditionnel de saint Jean rapporte des pratiques ascétiques extrêmement rigoureuses, notamment durant le Grand Carême. La Laure de Kiev-Petchersk rapporte qu'il s'ensevelissait partiellement dans une fosse afin de combattre les tentations qui l'éprouvaient.
Ces pratiques appartiennent au contexte particulier du monachisme ancien et ne doivent évidemment pas être reproduites par des personnes sans accompagnement spirituel.
Elles peuvent toutefois nous aider à comprendre jusqu'où certains ascètes étaient prêts à aller dans leur désir de consacrer entièrement leur vie à Dieu.
Pour le chrétien d'aujourd'hui, l'enseignement essentiel n'est pas de reproduire matériellement les gestes de saint Jean.
Il est de comprendre la détermination intérieure qui se trouvait derrière son ascèse.
La tentation et la prière
La tradition rapporte également des récits très symboliques de combats contre le démon. Parmi eux figure celui d'un serpent terrifiant qui aurait attaqué le saint pendant une période particulièrement éprouvante.
Au moment où l'épreuve atteint son sommet, Jean se tourne vers Dieu et crie vers Lui.
Ce détail est essentiel.
Lorsque l'homme ne peut plus compter sur ses propres forces, il lui reste encore la prière.
Saint Jean ne trouve pas sa délivrance dans sa propre puissance. Il appelle le Seigneur.
Cette attitude se retrouve dans toute la tradition chrétienne : lorsque nous sommes faibles, nous ne devons pas avoir honte de reconnaître notre faiblesse devant Dieu.
La prière commence parfois précisément lorsque nous comprenons que nous ne pouvons pas tout résoudre par nous-mêmes.
« Seigneur, aie pitié de moi »
La prière de Jean dans son épreuve rappelle naturellement la grande tradition de la prière orthodoxe :
« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. »
Cette courte prière exprime une attitude fondamentale : reconnaître que nous avons besoin de Dieu.
Elle ne signifie pas que nous devons nous considérer comme des êtres sans valeur.
Elle signifie que nous reconnaissons humblement que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes et que nous avons besoin de la grâce divine.
La vie de saint Jean peut ainsi être comprise comme un long apprentissage de cette dépendance envers Dieu.
Pourquoi Dieu permet-il une si longue épreuve ?
C'est probablement l'une des questions les plus difficiles que pose son histoire.
Pourquoi saint Jean a-t-il dû lutter pendant tant d'années ?
Le récit traditionnel rapporte qu'après sa délivrance, il demanda lui-même pourquoi Dieu avait permis que l'épreuve dure si longtemps. La réponse qui lui est attribuée évoque l'épreuve de son endurance et l'image de l'or éprouvé par le feu.
Il faut cependant être prudent avec ce genre de récit.
Nous ne pouvons pas connaître les raisons précises pour lesquelles Dieu permet telle ou telle épreuve dans la vie d'une personne.
La souffrance n'est pas automatiquement une punition divine.
Elle ne signifie pas non plus que Dieu abandonne celui qui souffre.
La tradition de saint Jean nous invite plutôt à réfléchir au mystère de la persévérance : certaines épreuves peuvent devenir, avec la grâce de Dieu, des lieux où l'homme découvre une profondeur nouvelle de foi.
La patience n'est pas la résignation
Le nom de Jean le Longanime est particulièrement significatif.
La patience chrétienne n'est pas une simple résignation. Être patient ne signifie pas ne plus rien faire.
Cela signifie continuer à avancer sans abandonner Dieu lorsque les résultats ne viennent pas immédiatement.
Nous pouvons prier pendant des années pour une personne. Nous pouvons lutter longtemps contre une faiblesse.
Nous pouvons demander pardon et devoir recommencer encore. Nous pouvons essayer de changer une mauvaise habitude sans y parvenir immédiatement.
Dans toutes ces situations, la vie de saint Jean nous rappelle que la transformation intérieure peut être longue.
Dieu ne mesure pas toujours notre chemin à la vitesse de nos progrès.
Une leçon pour notre époque
Nous vivons dans une époque où tout doit aller vite.
Nous voulons des réponses immédiates, des résultats rapides et des solutions efficaces. Cette culture de l'immédiateté peut également influencer notre vie spirituelle.
Nous prions et nous voudrions immédiatement ressentir la paix. Nous commençons une pratique spirituelle et nous voudrions immédiatement voir ses fruits.
Nous demandons à Dieu de nous changer et nous voudrions que le changement soit instantané. Saint Jean nous propose une autre temporalité.
Trente années de combat nous rappellent que certaines œuvres de Dieu dans notre cœur se réalisent progressivement.
La croissance spirituelle ressemble davantage à celle d'un arbre qu'à celle d'une machine.
Il faut du temps. Il faut de la patience. Il faut traverser les saisons.
Le véritable combat n'est pas contre les autres
Cette histoire rejoint une idée essentielle de la tradition chrétienne : le combat spirituel ne consiste pas à vaincre les personnes qui nous entourent.
Nous pouvons facilement identifier les défauts des autres.
Il est beaucoup plus difficile de reconnaître les nôtres.
Nous pouvons nous indigner devant la colère d'une autre personne tout en oubliant notre propre colère.
Nous pouvons dénoncer l'orgueil des autres tout en étant incapables de reconnaître le nôtre.
Nous pouvons vouloir changer ceux qui nous entourent sans commencer par demander à Dieu de nous transformer.
Saint Jean nous ramène donc à nous-mêmes.
Le premier champ de bataille du chrétien est son propre cœur.
Une victoire qui ne ressemble pas à une victoire humaine
Dans le monde, nous associons souvent la victoire à la puissance, à la rapidité et à la domination.
Dans la vie spirituelle, les critères sont différents.
Celui qui apprend à pardonner peut être plus fort que celui qui sait vaincre son adversaire.
Celui qui réussit à retenir une parole blessante peut remporter une victoire plus profonde que celui qui impose son opinion.
Celui qui reconnaît humblement sa faute accomplit parfois quelque chose de beaucoup plus difficile que celui qui cherche à avoir toujours raison.
Saint Jean le Longanime nous enseigne cette autre conception de la victoire.
La victoire spirituelle est celle qui nous rapproche de Dieu.
Les Grottes de Kiev, lieu de mémoire
Les Grottes de Kiev-Petchersk constituent l'un des grands centres historiques du monachisme de la Rus' de Kiev. Fondée autour de saint Antoine puis organisée comme communauté monastique sous saint Théodose, la Laure est devenue au fil des siècles un lieu majeur de mémoire et de pèlerinage.
Les grottes abritent les reliques de nombreux saints, dont celles de saint Jean le Longanime.
Ces lieux nous rappellent concrètement que la sainteté n'est pas une abstraction.
Des hommes et des femmes ont vécu, prié, travaillé, souffert et espéré dans ces espaces.
Leurs histoires continuent de transmettre quelque chose aux générations qui viennent après eux.
Que peut nous apprendre saint Jean aujourd'hui ?
Nous n'avons évidemment pas à reproduire les formes extrêmes de son ascèse.
Mais nous pouvons recevoir plusieurs enseignements de son parcours.
Persévérer lorsque le changement semble lent.
Prier lorsque nous nous sentons faibles.
Ne pas désespérer de nous-mêmes.
Reconnaître nos propres combats avant de juger ceux des autres.
Comprendre que la vie spirituelle demande du temps.
Faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas immédiatement ce qui nous arrive.
Et surtout, apprendre la patience.
Saint Jean n'est pas devenu le Longanime parce que son chemin aurait été facile.
Il porte ce nom précisément parce qu'il a persévéré au milieu d'une épreuve qui dura de longues années.
Une espérance pour ceux qui luttent
Il existe dans cette histoire un message particulièrement réconfortant pour ceux qui ont l'impression de toujours recommencer.
Nous pouvons parfois penser : « Je prie, mais je retombe toujours dans la même faiblesse. »
Ou encore : « Je veux changer, mais je n'y arrive pas. »
La vie de saint Jean nous rappelle qu'il ne faut pas mesurer notre relation avec Dieu uniquement à partir de nos réussites visibles.
Le chrétien peut tomber et se relever. Il peut se décourager et recommencer.
Il peut connaître des périodes de lumière et d'autres de grande sécheresse. L'essentiel est de ne pas abandonner le chemin.
La persévérance elle-même peut devenir une prière.
« Ne désespère jamais »
La vie de saint Jean le Longanime pourrait finalement être résumée par une parole simple :
ne désespère jamais de la miséricorde de Dieu.
Trente années de combat ne furent pas pour lui trente années d'abandon.
Elles furent trente années durant lesquelles il continua à chercher Dieu.
Son histoire nous rappelle que nous ne devons pas mesurer la puissance de la grâce uniquement à la rapidité de nos progrès.
Parfois, Dieu travaille en profondeur et dans le silence.
Comme les racines d'un arbre qui grandissent longtemps sous la terre avant que nous ne voyions apparaître les fruits, la transformation intérieure peut demeurer invisible pendant longtemps.
Saint Jean le Longanime nous invite ainsi à poursuivre notre chemin avec patience, humilité et confiance.
Lorsque nous sommes éprouvés, lorsque nous retombons, lorsque nous ne comprenons pas pourquoi une difficulté dure aussi longtemps, tournons-nous vers le Christ.
Prions.
Persévérons.
Et surtout, ne perdons pas l'espérance.
Car celui qui avance lentement vers Dieu avance toujours vers Dieu.
Sources
Source principale du récit : Orthodox Church in America, « Venerable John the Long-Suffering of the Kiev Near Caves », vie liturgique de saint Jean le Longanime, commémoré le 18 juillet.
Lire la notice de l'Orthodox Church in America
Source de la Laure des Grottes de Kiev-Petchersk : « Reverend John The Much-Suffering (+1160), In the Near Caves ». Cette notice présente le récit traditionnel de sa vie et de son combat ascétique.
Lire la notice de la Laure de Kiev-Petchersk
Source complémentaire : la Laure de Kiev-Petchersk a publié en 2019 un article consacré à la découverte du lieu traditionnellement associé à l'épreuve de prière de saint Jean dans les grottes.
Lire l'article de la Laure sur la découverte du lieu de prière de saint Jean
Contexte historique : la Library of Congress présente une histoire ancienne de la Laure des Grottes de Kiev et de son importance dans le développement du christianisme de la Rus' de Kiev.
Consulter la documentation de la Library of Congress
Article original sur Mystique Orthodoxe :
Vénérable Jean le Longanime des Grottes de Kiev — article original de 2017
Cette version 2026 est une réécriture et un développement du texte publié à l'origine sur Mystique Orthodoxe. Les réflexions personnelles et développements ajoutés ne sont pas présentés comme des paroles de saint Jean ni comme des citations des sources.
samedi 18 novembre 2017
Le Yoga, une ouverture vers le Satanisme ?
Nota : Avant toute chose, je tiens à signaler qu'il est question ici du "yoga profondément ésotérique", comme on peut le voir en Inde chez certains "maîtres" de yoga. Cette discipline reste sur son plan physique, un excellent moyen d'entretenir la santé, mais aussi sur le plan mental. Dans cet article, il est question de certaines formes de yoga, qui peuvent constituer un danger pour notre être.
Le yoga est une forme d'alignement spirituel avec la déesse Hindoue Shakti, a déclaré l'ancienne "sorcière", Beth Eckert, dans une nouvelle vidéo. "Je sais qu'il y a une énorme controverse entourant le yoga", dit-elle. "Si vous regardez le yoga, il semble juste être un excellent moyen pour la santé d'aligner votre corps et votre esprit, et vous étirer".
Mais selon elle, il ne faudrait pas être dupe, si l'on va plus loin que le simple entretien et aptitudes physiques que le yoga procure.
Dans son blog, Beth Eckert dit aussi :
"L'énergie en yoga est une ancienne pratique occulte. Les démons utilisent l'énergie comme l'une des façons de se déplacer d'un endroit à un autre. L'utilisation de cette énergie cinétique peut être transférée d'une personne à une autre. C'est une forme de magie, tout comme la méditation pratiquée en yoga, qui peut être une forme d'énergie de déplacement dans une certaine direction, un plan ou un processus afin de gagner quelque chose. Ceci est magique. En pratiquant ces pratiques spirituelles orientales, vous vous alignez avec le royaume des ténèbres. Vous appelez les démons à être dans votre vie. Ils peuvent causer de grands dommages à votre être physique et votre bien-être spirituel. Il suffit d'adopter ces pratiques dans votre vie, et ces entités démoniaques envahiront votre maison et votre famille. Le Yoga en particulier, est très dangereux en raison de l'élan acquis dans notre monde d'aujourd'hui, même au sein de l'église chrétienne".
Beth Eckert rajoute que certaines pratiques de yoga sont utilisées dans les rituels sataniques.
Le lien entre les hommes et les animaux

vendredi 17 novembre 2017
Les choses que Dieu déteste
"Lorsque nous cultivons les mauvaises pensées, nous devenons le mal. Nous pouvons penser que nous sommes bons, mais le mal est en nous, nous ne disposons pas de la force de résister, et nous savons que, en tant que chrétiens, nous ne devons pas même mal penser, sans parler de le faire. Nous avons la puissance divine, la vie divine, et de l'énergie divine. Le jour du jugement final, nous aurons à donner une réponse à la façon dont nous avons utilisé la puissance divine, la vie divine, et l'énergie divine qui nous ont été donné." (Thaddeus l'Ancien de Vitovnica)
"A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?" (Jesus-Christ)
Endure, endure... Après la pluie, le beau temps

jeudi 16 novembre 2017

Quand les frères Marcus et Marcellin ont été condamnés à mort, le juge païen leur a permis de contempler pendant un mois le Christ et son royaume, puis être mis à mort, ou alors refuser à le contempler, et garder la vie. Quand les parents sont venus à la prison, ils ont pleuré et les ont imploré de faire comme le juge voulait pour qu'ils puissent garder la vie.
Leur père en larmes leur a montré ses cheveux gris et ses infirmités. Leur mère leur dit que ses seins les avait nourris quand ils pleuraient. Dans l'essence, tous ont proposé qu'ils renoncent au Royaume céleste, pour le bien du Royaume terrestre, mais Saint Sebastien, qui était présent, les a conseillés au contraire en disant :"Ô soldats courageux du Christ, voulez-vous perdre la couronne éternelle pour la flatterie de votre famille ? Voulez-vous renoncer à la bannière victorieuse pour les larmes de vos femmes ? Cette vie est passagère ; elle est si instable et infidèle, qu'elle ne peut jamais sauver même ceux qui l'aime. Qu'est-ce que cette vie vaut même si une vie a cent ans ? Quand le dernier jour arrive, n'est-ce pas toutes nos dernières années et tous les plaisirs terrestres qui semblent n'avoir jamais existé ?
Il est déraisonnable de craindre de perdre cette vie rapidement, quand on recevra cette vie éternelle, dans laquelle les délices, les richesses, et la joie, commencent et ne se terminent jamais, restant éternellement d'âge en âge. Rappelez-vous les paroles du Seigneur : "Les ennemis d'un homme sont ceux de son propre foyer", avec celles-ci et bien d'autres mots. Saint Sebastien l'a emporté. Les Saint Martyrs adoraient le royaume des cieux plus que le royaume terrestre, et ils ont joyeusement donné leur mort pour le Christ.
Saint Philoteos de Sinaï
Rien d'autre ne provoque plus de confusion que la discussion. Rien d'autre qui peut détruire le bon état de l'âme. Tout ce que nous construisons tous les jours, est détruit soigneusement par la discussion qui disperse l'âme.
Nous devons donc donner des limites à notre langage, par la force de ne dire que l'essentiel. Qui peut dire combien de dommages mentaux causés par la langue ?
mercredi 15 novembre 2017
Retire déjà la poutre qui est dans ton oeil !

"Si vous voulez confesser les péchés des autres, leur répondit-elle, analyser les péchés des autres, alors reportez votre confession personnelle pour une autre fois, et parlez aux prêtres des péchés des autres. C'est l'un ou l'autre".
Les parents ne se vendent pas !
Un jour, un jeune couple est venu dans le plus grand magasin de jouets de la ville. Surpris par le nombre et la qualité des jeux, ils eurent beaucoup de mal à choisir le jouet qu'ils voulaient. Ils demandèrent alors à un vendeur de les aider à prendre une décision.
La jeune femme souriante dit qu'ils étaient tous les deux loin de la maison toute la journée, en raison de leur travail. Parfois même, ils rentraient tard dans la nuit.
L'homme poursuivit qu'ils avaient une petite fille, souriant lui aussi, et qu'ils voulaient acheter quelque chose qui lui fasse le plus grand plaisir et une grande joie quand elle serait seule.
Le vendeur répondit alors, "Je suis désolé Messieurs Dames, mais nous ne vendons pas les parents !"
mardi 14 novembre 2017
Les Hiérarques

Le coeur spirituel

lundi 13 novembre 2017
Les confesseurs

Les martyrs
dimanche 12 novembre 2017
Les Apôtres et les Égaux-aux-Apôtres dans la tradition orthodoxe
Dans l’Église orthodoxe, les Apôtres occupent une place fondamentale. Ils sont les disciples choisis par le Christ pour annoncer son Évangile et poursuivre son œuvre après sa Résurrection.
Parmi eux figurent les Douze Apôtres, mais aussi les Soixante-dix disciples envoyés en mission pour annoncer la Parole de Dieu. Selon la tradition chrétienne, le Christ leur accorda la grâce nécessaire pour témoigner de l’Évangile et accomplir des miracles.
Les Apôtres sont ainsi considérés comme les fondements humains de l’Église, après le Christ lui-même. Leur prédication, leur témoignage et leur sacrifice ont permis à la foi chrétienne de se répandre dans de nombreuses régions du monde.
Qui sont les « Égaux-aux-Apôtres » ?
L’Église orthodoxe utilise également un titre particulièrement honorifique : Isapostole, que l’on peut traduire par « Égal aux Apôtres ».
Ce titre n’est pas réservé aux Douze. Il est attribué à des saints dont l’œuvre d’évangélisation et la contribution à la diffusion du christianisme ont été considérées comme particulièrement importantes.
Parmi les figures les plus connues figurent notamment saint Constantin le Grand, sainte Hélène, saint Vladimir de Kiev, ainsi que saints Cyrille et Méthode, les grands évangélisateurs des peuples slaves.
Ces saints ont contribué, chacun à leur époque et dans leur région, à faire connaître le Christ et à établir la foi chrétienne. Leur mission est donc considérée comme comparable, par son importance historique et spirituelle, à celle des Apôtres.
Une mission qui se poursuit
La tradition orthodoxe voit dans les Apôtres et les Égaux-aux-Apôtres des témoins et des illuminateurs des peuples. Leur exemple rappelle que la foi chrétienne ne se transmet pas uniquement par les paroles, mais également par la vie, le sacrifice, la charité et le témoignage personnel.
Leur héritage demeure présent dans la liturgie, les fêtes, les icônes et la mémoire de l’Église.
À travers leurs vies, l’Église orthodoxe rappelle ainsi que l’annonce de l’Évangile est une œuvre qui traverse les siècles : commencée à Jérusalem avec les Apôtres, elle s’est ensuite étendue à de nombreux peuples grâce à ceux que l’Église a reconnus comme Égaux aux Apôtres.
À retenir
Les Apôtres sont les premiers témoins et prédicateurs du Christ.
Les Égaux-aux-Apôtres sont des saints qui, par leur œuvre missionnaire exceptionnelle, ont joué un rôle essentiel dans la diffusion de la foi chrétienne.
Tous demeurent, dans la tradition orthodoxe, des exemples de fidélité au Christ et de dévouement à l’Église.
Les Saints Martyrs

L'Eglise et ses saints

samedi 11 novembre 2017
Saint Prophète Abdias

vendredi 10 novembre 2017
Vie du Saint Apôtre Philippe
Saint Philippe, le saint Apôtre : de Bethsaïde à Hiérapolis
Mémoire liturgique orthodoxe : 14 novembre
Saint Philippe fut l'un des Douze Apôtres choisis par le Seigneur Jésus-Christ. Il était originaire de Bethsaïde, en Galilée, comme les apôtres Pierre et André.
L'Évangile selon saint Jean nous rapporte qu'après avoir rencontré Jésus, Philippe alla immédiatement chercher Nathanaël et lui annonça avec enthousiasme :
« Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi et les Prophètes : Jésus, fils de Joseph, de Nazareth. »
(Jean 1,45)
Cette réaction montre déjà quelque chose de la personnalité de Philippe : après avoir découvert le Christ, il désire immédiatement partager cette découverte avec un autre.
Philippe, disciple du Christ
Philippe apparaît à plusieurs reprises dans l'Évangile selon saint Jean.
Lors de la multiplication des pains, Jésus lui demande comment nourrir la foule qui le suit. Plus tard, peu avant la Passion, des Grecs qui souhaitent rencontrer Jésus s'adressent à Philippe.
Enfin, au cours de la dernière Cène, Philippe demande au Seigneur :
« Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
(Jean 14,8)
Jésus lui répond alors en lui révélant le mystère de son union avec le Père.
Ces quelques paroles montrent un apôtre qui cherche à comprendre toujours davantage le mystère du Christ.
L'annonce de l'Évangile
Après la Pentecôte et la descente du Saint-Esprit, Philippe partit annoncer l'Évangile.
La tradition chrétienne rapporte son activité missionnaire dans différentes régions d'Asie Mineure et de Syrie. Il aurait notamment évangélisé Hiérapolis de Phrygie, dans l'actuelle Turquie, où son souvenir demeura particulièrement vivant.
Les récits hagiographiques rapportent plusieurs guérisons et miracles accomplis par la prière de l'Apôtre. Ces récits témoignent surtout de la place centrale donnée à la foi et à la puissance du Christ dans la prédication apostolique.
Le serpent de Hiérapolis
Selon la tradition orthodoxe, Philippe arriva à Hiérapolis, une ville où existait un important culte païen consacré notamment à un serpent considéré comme une divinité.
L'Apôtre pria Dieu afin que les habitants puissent connaître la vérité de l'Évangile. Le récit rapporte que le serpent mourut et que plusieurs personnes furent ensuite conduites vers la foi chrétienne.
Cette histoire appartient à la tradition hagiographique de saint Philippe. Elle exprime symboliquement le triomphe de la foi chrétienne sur les anciennes idoles et rappelle que l'Apôtre annonçait non pas sa propre puissance, mais celle du Christ.
Le martyre de saint Philippe
La prédication de Philippe provoqua également l'opposition des responsables païens.
Selon la tradition orthodoxe, l'Apôtre fut arrêté à Hiérapolis et condamné à mort. Il aurait été crucifié la tête en bas, avant d'être également lapidé.
Son martyre fut ainsi l'aboutissement d'une vie entièrement consacrée à l'annonce de l'Évangile.
Les récits rapportent qu'un tremblement de terre se produisit alors et que plusieurs personnes furent saisies de crainte. L'Église retient surtout de cet événement le témoignage d'un Apôtre qui demeura fidèle au Christ jusqu'à la mort.
Saint Philippe et les premiers chrétiens de Hiérapolis
Une tradition ancienne, rapportée notamment par Eusèbe de Césarée, associe Philippe à Hiérapolis et mentionne ses filles, qui auraient été connues pour leur témoignage prophétique.
Eusèbe cite notamment l'évêque Polycrate d'Éphèse, qui évoque Philippe parmi les grandes figures chrétiennes d'Asie et indique qu'il reposait à Hiérapolis.
Ces témoignages anciens sont particulièrement précieux car ils montrent que le souvenir de Philippe était profondément enraciné dans les premières communautés chrétiennes d'Asie Mineure.
Il convient toutefois de ne pas confondre Philippe l'Apôtre, l'un des Douze, avec Philippe l'Évangéliste, l'un des Sept mentionnés dans les Actes des Apôtres.
Un Apôtre qui nous enseigne à témoigner
Le premier geste de Philippe après avoir rencontré Jésus est particulièrement significatif : il va chercher Nathanaël.
Il ne garde pas pour lui la découverte du Christ.
Il dit simplement :
« Viens et vois. »
(Jean 1,46)
Cette petite phrase peut encore être méditée aujourd'hui.
Philippe ne cherche pas à imposer sa foi par de longs discours. Il invite son ami à venir lui-même à la rencontre du Christ.
Son exemple nous rappelle que le témoignage chrétien peut commencer très simplement : parler de ce qui nous fait vivre, inviter quelqu'un à découvrir l'Évangile et laisser ensuite Dieu agir dans son cœur.
Une fidélité jusqu'au bout
Saint Philippe connut les difficultés, les persécutions et finalement le martyre.
Mais celui qui avait répondu à l'appel du Christ au début de son existence apostolique demeura fidèle jusqu'au bout.
Son histoire nous rappelle que les Apôtres n'étaient pas seulement les témoins des miracles du Seigneur : ils devinrent eux-mêmes des témoins de sa Résurrection, prêts à consacrer leur vie entière à l'annonce de l'Évangile.
Saint Philippe nous invite ainsi à ne pas garder notre foi enfermée en nous-mêmes, mais à la faire vivre par nos paroles, nos actes, notre charité et notre confiance en Dieu.
Saint Philippe, prie Dieu pour nous
Saint Philippe,
toi qui as rencontré le Christ et qui as immédiatement voulu conduire Nathanaël jusqu'à Lui,
toi qui as annoncé l'Évangile au milieu des peuples,
toi qui as connu les persécutions et le martyre,
prie le Seigneur pour nous.
Aide-nous à demeurer fidèles à l'Évangile lorsque nous traversons les difficultés.
Apprends-nous à témoigner de notre foi avec simplicité, douceur et amour.
Et lorsque nous doutons, rappelle-nous tes paroles :
« Viens et vois. »
Que nous puissions nous aussi chercher le Christ, Le reconnaître et marcher fidèlement à sa suite.
Saint Philippe, saint Apôtre et martyr, prie Dieu pour nous.
Source et travail de réécriture
Article original : « Vie du Saint Apôtre Philippe », publié sur Mystique Orthodoxe le 10 novembre 2017.
Sources complémentaires : les textes liturgiques et hagiographiques orthodoxes consacrés à saint Philippe, notamment l'Orthodox Church in America, le Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et les témoignages anciens rapportés par Eusèbe de Césarée.
Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 à partir du texte original de Mystique Orthodoxe. Le récit a été reformulé, structuré et développé afin d'obtenir un texte plus fluide et accessible. Certaines affirmations de l'ancien article ont également été replacées dans leur contexte de tradition hagiographique, afin de distinguer les récits de la tradition des témoignages historiques anciens.
À noter : saint Philippe l'Apôtre ne doit pas être confondu avec Philippe l'Évangéliste, l'un des Sept. Cette distinction est importante dans une présentation historique et orthodoxe rigoureuse.
mercredi 8 novembre 2017
Vladimir Poutine et le miracle de sa Croix
Les Américains savent très peu de choses sur les croyances chrétiennes orthodoxes de Vladimir Poutine. Voici une interview passionnante avec Vladimir Poutine par Larry King. Vladimir Poutine parle de sa croix.
Voici la transcription originale de CNN.
Vladimir Poutine et le miracle de sa Croix
20 juillet 2009,
L. King : - On parle beaucoup de Vladimir Poutine et de sa foi religieuse. On me dit que vous portez une croix. Est-ce vrai ? Êtes-vous religieux ? Quels sont vos sentiments dans ce domaine ?
V. Poutine : - Je préférerais ne pas développer ce sujet en détail. Je pense que de telles choses sont sacrées pour tout le monde. La croyance de tout le monde ne doit pas être mise en valeur, elle est à l'intérieur du coeur d'un homme. En ce qui concerne le port de la croix, ma mère me l'a donnée lors de ma visite en Israël. J'y suis allé deux fois. D'abord sur une invitation officielle du ministre des Affaires Etrangères de ce pays. Le deuxième fois, je me suis rendu là-bas avec ma famille en tant que touriste. Ma mère me l'a donnée pour avoir une bénédiction au Tombeau du Seigneur. Je l'ai fait et maintenant elle est toujours avec moi. Depuis, je suis toujours décidé à ce qu'elle soit sur moi. Or, dans ma datcha, près de Saint Pétersbourg, il y a eu le feu. J'étais dans le sauna, et avant d'aller dedans, j'avais enlevé ma croix. Le feu était vraiment sérieux, et ma croix se trouvait dans les cendres. J'ai été surpris lorsque l'un des travailleurs, retrouva à travers les cendres les restes de ma croix, intacte.
L. King : - Pensez-vous qu'il y ait une puissance supérieure ?
V. Poutine : - Je crois qu'il y a quelqu'un qui veille sur nous êtres humains. Je crois en ses bonnes intentions. Je crois dans le fait que chacun d'entre nous est venu en ce monde pour faire le bien. Et si nous le faisons, si nous le faisons ensemble, une récompense nous attend. Cela tant en ce qui concerne nos relations de peuple à peuple, ou les relations inter-étatiques. Et le plus important, c'est d'atteindre l'objectif ultime, le confort dans notre propre coeur.
L. King : - Je vous remercie Monsieur le Président.
V. Poutine : - Je vous remercie.
mardi 7 novembre 2017
La cuirasse de Saint Patrick
La cuirasse de Saint Patrick, est une puissante prière de libération de Saint Patrick, patron de l'Irlande. Une prière très belle, que le courageux et grand apôtre d'Irlande, très aimé par les Irlandais, récita dans les moments les plus difficiles de sa lutte pour se défendre contre les attaques et les malédictions des druides, et les nombreux pièges pour décourager son oeuvre de l'évangélisation.
Il démontra avec des signes et des prodiges aux Irlandais, pétris de magie et de sciences occultes, que la puissance du Christ était encore plus grande. En effet, les sorts des druides ne purent rien contre la puissance de la foi en Christ de ce grand saint !
Une grande partie de l'Irlande était très sombre et barbare dans le cinquième siècle après Jésus Christ : une terre de druides et de païens. Il est intéressant de noter que Patrick n'a pas essayé de convaincre les irlandais à nier leur croyance en l'existence du surnaturel. Comme un historien écrit : "Si le Christianisme était venu en Irlande seulement avec des doctrines théologiques, l'espoir de la vie immortelle, et idées éthiques, sans miracles, mystères et rites, n'aurait jamais pu gagner le coeur celtique" : "Parce que le Royaume de Dieu ne vient pas avec des mots mais avec puissance" (1 Cor, 4 : 20).
Au lieu de cela, il a convaincu les irlandais de la nature démoniaque des pouvoirs païens, et par là même la puissance du Christ. Il a utilisé les Saintes Ecritures pour définir ses pouvoirs contre les démons. "Pour nous, la lutte, en effet, ce n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les dominations, contre les puissances, contre les dominateurs des ténèlbres de cette ère, contre les esprits du mal qui habitent dans les régions célestes) (Eph, 6, 12)
Patrick est aujourd'hui connu comme le saint qui a chassé les serpents d'Irlande. Même si quelques uns contestent qu'il y ait jamais eu de serpents en Irlande, ils disent que les "serpents" chassés par Patrick étaient les druides, les prêtres occultes du peuple celtique, et sa réputation d'avoir libéré l'Irlande par les serpents, c'est une façon subtile pour dire que Saint Patrick apporta la lumière du Christ qui a libéré le pays par les ténèbres du malin.
Le symbole de l'Irlande est le trèfle, c'est pourquoi Saint Patrick l'a utilisé pour expliquer le mystère de la Sainte Trinité aux païens : Dieu le père, Dieu le fils, Dieu le Saint Esprit, distincts et indissolublement unis dans l'amour.
En 433, Saint Patrick se dirigeait avec un groupe d'adeptes à la cour du roi d'Irlande. Ayant eu vent que les druides préparaient une embuscade pour le tuer, il pria en invoquant la protection divine. La tradition raconte que lorsque le Saint passa devant les druides cachés, ils ont seulement vu un cerf entouré de quelques faons. Saint Patrick et ses hommes furent sauvés. C'est pourquoi cette prière est passée dans l'histoire comme le cri du cerf (faeth fiada), ou "la cuirasse de Saint Patrick".
lundi 6 novembre 2017
L'eau bénite, le poisson, et Saint Mickaël Archange à Sebastea, Turquie
L’eau bénite, les poissons et l’Archange Michel à Sébastée
Dans l’ancienne région de Sébastée, en Asie Mineure, existait autrefois un lieu de pèlerinage consacré à l’Archange Michael. Une source sacrée, réputée pour ses eaux bénites, attirait de nombreux chrétiens venus prier et demander la guérison.
Selon une ancienne tradition rapportée dans le Synaxaire des saints Archanges Michael et Gabriel, l’empereur Studios était gravement malade. On lui parla alors d’une source consacrée à l’Archange Michael, où des personnes souffrantes venaient chercher la guérison.
La particularité de cette source était la présence de petits poissons. Selon le récit, ils s’approchaient des personnes immergées dans l’eau et touchaient doucement leur peau. Studios se rendit sur place avec foi et espérance et, selon la tradition, retrouva la santé avec les autres malades présents.
Reconnaissant envers Dieu, il consacra une grande partie de ses biens à la construction d’une église dédiée à l’Archange Michael. Le sanctuaire devint progressivement un important lieu de pèlerinage en Asie Mineure.
Une source redécouverte
Au fil des siècles, le sanctuaire disparut et l’emplacement de la source fut oublié.
La tradition rapporte qu’en 1917, un paysan blessé alors qu’il chassait découvrit à nouveau la source. Il lava sa blessure dans l’eau et vit de petits poissons venir autour de celle-ci. Selon son témoignage, la plaie aurait rapidement commencé à se refermer.
Cette découverte aurait attiré d’autres habitants de la région, puis progressivement davantage de visiteurs. Dans les décennies suivantes, la source devint connue pour ses petits poissons, parfois surnommés les « poissons médecins ».
L’endroit est ensuite devenu un site thermal fréquenté, tandis que la mémoire de son ancienne origine chrétienne demeure attachée à l’Archange Michael et à la source sacrée.
Une mémoire chrétienne en Asie Mineure
Au-delà des récits extraordinaires, cette histoire rappelle surtout la profonde présence du christianisme dans cette partie de l’Asie Mineure.
Des sanctuaires dédiés aux saints et aux Archanges y ont longtemps été des lieux de prière et de pèlerinage. La source de Sébastée appartient à cette mémoire ancienne où l’eau, la prière et la confiance en Dieu étaient intimement liées.
Dans la tradition chrétienne, ce n’est évidemment pas l’eau elle-même qui agit comme une puissance magique. L’eau bénite est reçue avec foi comme un signe de la grâce de Dieu, tandis que les saints et les Archanges sont vénérés comme serviteurs et intercesseurs auprès du Seigneur.
Que cette ancienne source soit aujourd’hui devenue un lieu thermal ne fait pas disparaître la mémoire spirituelle qui lui est associée.
Elle demeure ainsi, dans la tradition rapportée par les chrétiens d’Asie Mineure, un témoignage parmi d’autres de la place de l’Archange Michael dans la piété orthodoxe et de la confiance des fidèles envers la miséricorde de Dieu.
« Saint Archange Michael, prie Dieu pour nous ! »
Sources et travail de réécriture
Source principale : Mystique Orthodoxe — « L’eau bénite, le poisson, et Saint Mickaël Archange à Sebastea, Turquie », publié le 6 novembre 2017. La publication est signée Nikos Chiladakis et indique comme source un extrait de Nefthalim.
Travail de réécriture : contenu entièrement reformulé, condensé et réorganisé pour ton blog, avec une présentation plus fluide et une distinction entre les récits traditionnels de guérison et les faits historiquement établis.
dimanche 5 novembre 2017
L'entrée de la Mère de Dieu dans le Temple









