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mardi 25 juillet 2023
Union de prière à la Grèce
lundi 24 avril 2023
Vérité ou intox ? L'Ossuaire du frère de Jésus
L’ossuaire de Jacques : frère de Jésus ?
Entre archéologie, histoire et débat
En 2002, une petite boîte en pierre calcaire présentée au public a provoqué un immense intérêt dans le monde de l’archéologie biblique.
Il s’agissait d’un ossuaire, c’est-à-dire une boîte utilisée dans l’Antiquité pour conserver les ossements d'une personne après l'inhumation initiale. Sur l'une de ses faces figurait une inscription en araméen qui pouvait être traduite ainsi :
« Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. »
Cette inscription semblait particulièrement importante pour les chercheurs chrétiens et pour les historiens du christianisme ancien, car le Nouveau Testament mentionne Jacques, présenté comme le « frère du Seigneur » et l'une des figures importantes de la première communauté chrétienne de Jérusalem.
Mais une question essentielle allait rapidement apparaître :
Cette inscription est-elle authentique ?
Un ossuaire datant de l’époque du Christ
L'objet lui-même est un ancien ossuaire en calcaire provenant de la région de Jérusalem et datant de l'époque du Second Temple.
Ce type de coffre funéraire était courant chez certains Juifs de Judée à cette période. Après la décomposition du corps, les ossements pouvaient être recueillis et placés dans un petit ossuaire.
L'intérêt exceptionnel de l'objet ne vient donc pas simplement de son ancienneté.
C'est surtout l'inscription qui pourrait éventuellement établir un lien avec Jacques, fils de Joseph et frère de Jésus de Nazareth.
Si cette identification était démontrée, l'objet constituerait un témoignage archéologique particulièrement intéressant concernant le milieu familial de Jésus.
Mais l'archéologie demande beaucoup de prudence lorsqu'un objet ancien apparaît sans contexte de fouille parfaitement documenté.
L'inscription au cœur de la controverse
Lorsque l'ossuaire fut présenté au public, plusieurs spécialistes considérèrent l'inscription comme authentique.
D'autres chercheurs exprimèrent rapidement des réserves, notamment concernant les mots correspondant à « frère de Jésus ».
La question portait notamment sur la patine présente dans les lettres : cette fine couche de matière formée avec le temps peut parfois aider les spécialistes à déterminer si une inscription est ancienne ou si elle a été ajoutée beaucoup plus récemment.
Des analyses scientifiques furent donc réalisées et des experts défendirent des conclusions différentes.
Certains estimaient que l'inscription présentait des caractéristiques compatibles avec l'Antiquité. D'autres considéraient qu'une partie de l'inscription avait pu être ajoutée ou modifiée à l'époque moderne.
Le débat devint rapidement international.
Le procès d’Oded Golan
L'ossuaire appartenait au collectionneur israélien Oded Golan, qui fut accusé d'avoir participé à la fabrication de plusieurs faux objets archéologiques, dont l'inscription de l'ossuaire de Jacques.
L'affaire donna lieu à un long procès devant le tribunal de district de Jérusalem.
Après plusieurs années de procédure, le juge Aharon Farkash rendit son jugement en mars 2012.
Oded Golan fut acquitté des accusations de falsification concernant les principaux objets du dossier, le tribunal estimant que l'accusation n'avait pas démontré sa culpabilité au-delà du doute raisonnable.
Mais cette décision doit être comprise correctement.
L'acquittement ne signifie pas que le tribunal a officiellement déclaré l'inscription authentique.
Le jugement n'a pas apporté une réponse définitive à la question scientifique de savoir si les mots « frère de Jésus » avaient été gravés dans l'Antiquité ou ultérieurement. Le débat académique s'est donc poursuivi après le procès.
Jacques dans le Nouveau Testament
La question est particulièrement intéressante parce que Jacques occupe une place importante dans le christianisme primitif.
L'Évangile selon Matthieu mentionne Jésus dans sa ville d'origine et fait référence à Jacques parmi ceux qui sont présentés comme ses frères.
L'apôtre Paul, de son côté, mentionne également Jacques, « le frère du Seigneur », lorsqu'il raconte sa rencontre avec les responsables de la communauté chrétienne de Jérusalem.
Dans la tradition chrétienne, Jacques est devenu une figure majeure de l'Église de Jérusalem.
Il est traditionnellement identifié comme Jacques le Juste, premier évêque de Jérusalem, et sa mémoire occupe une place importante dans les Églises anciennes.
L'ossuaire serait donc particulièrement précieux s'il pouvait être relié avec certitude à cette figure historique.
Mais c'est précisément cette identification qui reste discutée.
Pourquoi le débat est-il si difficile ?
L'une des difficultés vient du fait que les noms Jacques et Joseph étaient extrêmement courants dans la Judée du Ier siècle.
Même la combinaison « Jacques, fils de Joseph » ne suffit donc pas à identifier une personne précise.
La mention de Jésus rend l'inscription beaucoup plus intéressante, mais elle ne permet pas automatiquement de conclure qu'il s'agit du Jacques du Nouveau Testament.
Pour établir une identification historique, les archéologues doivent examiner l'ensemble des éléments disponibles : origine de l'objet, contexte archéologique, écriture, matière, patine, provenance et comparaison avec d'autres découvertes.
C'est pourquoi une inscription isolée doit être interprétée avec prudence.
Une découverte qui ne « prouve » pas la foi chrétienne
Il est également important de ne pas demander à l'archéologie ce qu'elle ne peut pas démontrer.
La foi chrétienne ne repose pas sur la découverte d'un ossuaire.
Même si l'inscription était définitivement reconnue comme celle du Jacques mentionné dans le Nouveau Testament, elle constituerait un témoignage historique supplémentaire, mais elle ne pourrait pas démontrer à elle seule la divinité du Christ, sa Résurrection ou les vérités spirituelles de l'Évangile.
L'archéologie étudie les traces matérielles du passé.
La foi, elle, accueille le témoignage du Christ et de l'Église.
Ces deux domaines peuvent se rencontrer, mais ils ne doivent pas être confondus.
Une histoire qui invite à la prudence
L'histoire de l'ossuaire de Jacques nous enseigne finalement quelque chose de très précieux.
Une découverte peut sembler extraordinaire et pourtant nécessiter des années d'études.
Une inscription peut être fascinante sans que toutes les questions soient résolues.
Et un débat scientifique peut rester ouvert longtemps après la découverte d'un objet.
C'est justement pourquoi il vaut mieux éviter les titres trop affirmatifs comme « la preuve archéologique du frère de Jésus ».
À ce jour, la formulation la plus prudente consiste à dire que nous possédons un ossuaire antique portant une inscription dont l'authenticité et l'identification exacte restent discutées.
Entre histoire et foi
Pour le chrétien, cette prudence n'enlève rien à l'importance de Jacques.
Son témoignage nous vient principalement des sources chrétiennes anciennes et de la mémoire de l'Église.
Qu'un ossuaire puisse ou non être identifié avec certitude au Jacques du Nouveau Testament ne change donc pas l'essentiel de son témoignage spirituel.
Jacques demeure dans la tradition chrétienne une figure de prière, de fidélité et de témoignage.
L'archéologie peut nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel vivaient Jésus et les premiers chrétiens.
Elle peut faire revivre des paysages, des villes, des tombeaux, des inscriptions et des objets vieux de deux mille ans.
Mais elle nous invite aussi à l'humilité.
Parfois, une découverte apporte une réponse.
Parfois, elle ouvre simplement une nouvelle question.
Et cette distinction entre ce que nous savons, ce que nous pouvons raisonnablement supposer et ce qui demeure incertain est aussi une manière honnête de regarder l'histoire.
Une dernière pensée
L'ossuaire de Jacques nous rappelle que les premiers chrétiens n'ont pas vécu dans un monde imaginaire.
Ils ont vécu dans une époque réelle, dans des villes réelles, parmi des hommes et des femmes dont les noms apparaissent parfois encore aujourd'hui sur des pierres vieilles de vingt siècles.
L'archéologie nous permet parfois d'entrevoir ce monde.
Mais derrière les pierres, les inscriptions et les tombeaux, demeure une réalité que la seule science archéologique ne peut mesurer :
la foi de ceux qui ont rencontré le Christ et qui ont transmis son Évangile aux générations suivantes.
Source et travail de réécriture
Article original : « Vérité ou intox ? L'Ossuaire du frère de Jésus », publié sur Mystique Orthodoxe le 24 avril 2023. L'article original était lui-même une adaptation d'un texte de Matthew Kalman, publié dans TIME en 2009 et repris par John Sanidopoulos sur Mystagogy.
Sources complémentaires : documentation consacrée au procès de l'ossuaire de Jacques et au jugement rendu en 2012 par le tribunal de district de Jérusalem. Le jugement a conduit à l'acquittement d'Oded Golan des accusations principales de falsification, sans pour autant trancher définitivement la question de l'authenticité de l'inscription.
Travail de réécriture : article entièrement retravaillé en 2026 dans le cadre de la modernisation de Mystique Orthodoxe. Le texte a été raccourci, restructuré et actualisé afin de distinguer clairement les données archéologiques, les hypothèses historiques et les éléments qui demeurent controversés.
dimanche 23 avril 2023
Une église construite dans la roche : Agia Anastasia Farmakolytria
Pas très loin d'Heraklion, en Crète, se trouve une petite église qui permet en même temps, une opportunité de contact avec la Nature. Mais l'Homme, la Nature, Dieu, ne forment-ils pas une unité si on le désire ? A visiter si vous êtes à Hersonissos !
Extrait de https://filoitexnisfilosofias.com
samedi 22 avril 2023
L'Eglise cachée de l'arbre d'Agios Paisios à Agia Varvara, Konitsa
Extrait de https://filoitexnisfilosofias.com
dimanche 16 avril 2023
Eglise miraculeuse de Panagia Plataniotissa à Kalavryta
L'église mesure environ 8mètres de long, et environ 3 mètres de large et peut accueillir environ 20 personnes.
Elle est située sur l'axe routier Kalavryta Aegio, via Pteris, à une distance de 30 kilomètres de la ville de Kalavryta, dans un endroit verdoyant avec des eaux abondantes et froides, qui a été formée à l'intérieur du creux (kufala) d'un immense platane, issu de trois platanes qui ont poussé ensemble, et au fil du temps se sont joints et ont créé l'admirable chef-d'oeuvre de la nature.
Ce platane historique mesure environ 25 m de haut, 16 m de circonférence à la base, et 12,65 m au milieu, et a une capacité de 20 personnes. Il y a une petite iconostase avec deux colonnes qui forment la Belle Porte.
L'icône de Panagia Brefokratoussa est imprimée sur le sycomore, à une hauteur de 3 mètres du sol à l'intérieur de la fosse, qui selon la tradition, a été imprimée dans les années de l'iconoclasme, lorsque les moines de la Grande Grotte ont sauvé l'icône de la Vierge Marie. Ils la portaient d'un endroit à l'autre et ils passèrent donc une nuit dans le village de Klapatsuna (comme on l'appelait alors),dans le creux naturel du platane.
Le matin, quand ils prirent l'image pour continuer leur chemin, ils furent surpris de voir son empreinte sur le tronc de l'arbre, à l'endroit où ils l'avaient touché. C'est ainsi que Panagia Plataniotissa a été nommée, ainsi que le village.
mercredi 1 mars 2023
La Theotokos Mère de Dieu enfant..
L'histoire du pardon..
"Deux amis marchent dans le désert.. Ils se disputent, puis l'un d'entre eux gifle l'autre.
Celui qui a été giflé écrit alors dans le sable, "Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a giflé.."
Ils continuent de marcher, puis trouvent une oasis. Mais celui qui a été giflé manque de se noyer, et garde la vie sauve grâce à celui qui l'a giflé. Il marque alors dans la pierre : "Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a sauvé la vie.."
Celui qui l'avait giflé puis sauvé la vie, lui demande : "Pourquoi as tu marqué dans le sable quand nous nous sommes disputés, et la pierre quand je t'ai sauvé la vie ?"..
L'autre ami répondit : "Quand quelqu'un nous fait du mal, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent souffler. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, là où aucun vent ne peut l'étancher."
Apprenons à écrire nos blessures dans le sable et à graver nos joies dans la pierre.
Bon Carême..
Extrait de Pantovasilissa Theotokos
lundi 27 février 2023
Message de la Mère de Dieu à Medjugorje, 25 février 2023
L'importance du Carême , Pénitence et prière, réflexion personnelle, intérieure,
"Convertissez vous et revêtez vous de vêtements de pénitence, et dans la prière personnelle et profonde, en toute humilité, recherchez la paix du Très Haut.
En ce temps de grâce, Satan veut vous séduire. Mais vous, petits enfants, regardez mon Fils et suivez le vers le Calvaire, dans le renoncement et le jeûne.
Je suis avec vous car le Très Haut me permet de vous aimer et de vous guider vers la joie du coeur, dans la foi qui grandit pour tous ceux qui aiment Dieu par dessus tout."
samedi 25 février 2023
Le pouvoir miraculeux de Saint Jean de Cronstadt
mercredi 22 février 2023
V. Poutine : Le mariage, seulement possible entre un homme une femme.
"La foi en Dieu".. Un texte fondamental qui devrait apparaître dans la nouvelle Constitution russe voulue par le président Vladimir Poutine. Le texte devrait également reconnaître le mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme seulement.
Dans nos sociétés ou deux femmes peuvent élever un enfant, deux hommes élever un enfant aussi, se marier, enfin à cet encontre un Président intelligent et censé et à la foi chrétienne indéracinable.
Comment expliquer la longévité des centenaires de plus en plus nombreux ?
Beaucoup d'études confirment que le champ des émotions positives, c'est à dire le fait d'être capable de se réjouir, d'aimer le contact des autres, est un facteur favorisant la santé et la longévité. Un des exemples les plus célèbres a été tiré de l'étude d'un couvant aux Etats Unis. Les mères supérieures demandaient systématiquement aux soeurs une lettre de motivation à leur entrée dans la vie monacale.
Les chercheurs ont lu ces lettres, qui étaient archivées, pour y repérer tous les mots exprimant des sentiments positifs, en partant de l'hypothèse que la quantité d'émotions positives vers 20 25 ans est le marqueur d'une tendance à voir ou non la vie du bon côté. Ils se sont aperçus que les soeurs qui avaient écrit le plus grand nombre de mots positifs avaient atteint une longévité bien plus grande que les autres : la moitié d'entre elles étaient encore vivantes à 94% contre 10% seulement pour celles qui avaient écrit le moins de choses positives.
On s'accorde néanmoins à dire que le stress favorise la maladie ou peut aggraver une pathologie déjà existante. A l'inverse, les émotions positives, elles, sont un facteur améliorateur pour notre santé.
La plupart des personnes positives ont sans doute une intelligence de vie qui leur a permis de les conduire jusque-là. Ils ont certainement su éviter la colère dans des situations qui n'en valaient pas la peine. Surtout, ils ont dû ne pas appréhender le vieillissement comme une punition. La longévité est beaucoup liée au rapport que l'on entretient avec le fait de vieillir. Il faut savoir habiter le présent et ne pas se projeter sans cesse dans le lendemain, car cela peut générer de la frustration (ou de la peur).
Christophe André , Psychiatre
mardi 21 février 2023
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués...
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués » : déposer nos fardeaux entre les mains de Dieu
Il arrive que nous portions trop de choses en même temps. Les soucis de la vie quotidienne, les difficultés familiales, le travail, la maladie, les incertitudes concernant l'avenir ou simplement la fatigue peuvent finir par peser lourdement sur notre cœur.
Nous avançons alors avec un fardeau invisible que personne ne voit toujours.
Pourtant, l'Évangile nous rappelle une parole extraordinaire du Christ :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Matthieu 11,28
Cette invitation s'adresse à chacun de nous.
Nous n'avons pas à tout porter seuls
Nous avons parfois l'impression que nous devons être forts en permanence, trouver nous-mêmes les solutions et ne jamais montrer nos inquiétudes.
Mais le Christ ne demande pas cela. Il nous invite à venir à Lui tels que nous sommes, avec nos faiblesses, nos fatigues, nos peurs et nos interrogations.
La prière peut alors devenir un véritable acte de confiance.
Nous pouvons simplement dire :
« Seigneur, je suis fatigué. Je n'arrive plus à porter tout cela seul. Je Te confie mes inquiétudes. Aide-moi. »
Cette prière, même très simple, nous permet déjà de remettre notre vie entre les mains de Dieu.
« Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis »
L'apôtre Pierre écrit :
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »
1 Pierre 5,7
Quelle parole réconfortante. Dieu ne nous demande pas de cacher nos inquiétudes. Nous pouvons Lui parler de tout ce qui nous préoccupe.
Nous pouvons Lui confier une personne que nous aimons, une difficulté que nous ne savons pas résoudre, une maladie, une situation professionnelle compliquée ou simplement cette fatigue intérieure que nous n'arrivons pas à expliquer.
Dieu prend soin de nous.
Cela ne signifie pas que toutes nos difficultés disparaîtront immédiatement. La foi ne promet pas une existence sans épreuves.
Elle nous apprend plutôt que nous pouvons traverser ces épreuves sans être seuls.
Un Père qui sait ce dont nous avons besoin
Dans l'Évangile, Jésus nous rappelle également que Dieu connaît nos besoins :
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. »
Matthieu 6,8
Nous pouvons donc apprendre à faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas encore ce qui nous arrive.
Nous aimerions souvent connaître immédiatement la solution, savoir ce qui va se passer demain et être certains que tout ira bien.
Mais la foi nous demande parfois simplement de faire le prochain pas.
Aujourd'hui, je prie. Aujourd'hui, je fais ce que je peux. Aujourd'hui, je confie le reste à Dieu.
Retrouver la paix au milieu des difficultés
Le monde extérieur peut être agité alors que le cœur, peu à peu, peut retrouver une certaine paix.
Cette paix ne vient pas nécessairement de la disparition de tous les problèmes. Elle peut naître de cette certitude : Dieu est là.
Lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler, nous découvrons parfois qu'une partie de notre inquiétude venait précisément de notre désir de tout maîtriser.
Remettre nos soucis entre les mains de Dieu ne signifie pas renoncer à agir. Cela signifie faire ce qui dépend de nous, puis accepter humblement que tout ne dépend pas de nous.
Une prière lorsque nous sommes épuisés
Il y a des moments où même une longue prière nous semble impossible.
Alors quelques mots peuvent suffire :
« Seigneur Jésus-Christ, aide-moi. »
Ou :
« Seigneur, je Te confie cette journée. »
Ou encore :
« Seigneur, prends soin de ceux que j'aime. »
Une prière prononcée avec sincérité a plus de valeur qu'une multitude de paroles prononcées sans attention.
Même dans la fatigue, même dans les larmes, même lorsque nous avons l'impression que Dieu est silencieux, nous pouvons continuer à nous tourner vers Lui.
Le repos que donne le Christ
Le repos promis par le Christ n'est pas seulement un repos physique. Il touche aussi le cœur.
Lorsque nous déposons devant Dieu ce qui nous accable, nous pouvons retrouver progressivement une paix intérieure.
Le Christ nous dit :
« Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes. »
Matthieu 11,29
Le Christ ne nous promet pas que le chemin sera toujours facile. Il nous promet quelque chose de plus profond : Sa présence sur le chemin.
Ne pas avoir peur de remettre notre vie à Dieu
Nous pouvons parfois penser que demander de l'aide à Dieu est un signe de faiblesse. C'est pourtant tout le contraire.
Reconnaître que nous avons besoin de Dieu est un acte d'humilité et de confiance. Nous ne sommes pas tout-puissants. Nous ne pouvons pas contrôler l'avenir, empêcher toutes les épreuves ou résoudre toutes les difficultés.
Mais nous pouvons choisir de ne pas porter seuls ce qui nous accable. Alors, lorsque le cœur devient trop lourd, souvenons-nous simplement de cette parole du Christ :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Il suffit parfois de s'arrêter quelques instants, de respirer profondément, de faire le signe de croix et de dire :
« Seigneur, je Te confie tout ce que je ne peux plus porter. Reste auprès de moi et donne-moi Ta paix. »
Et peut-être découvrirons-nous alors que, même au milieu des difficultés, nous ne sommes pas seuls.
Une prière
Seigneur Jésus-Christ,
lorsque mon cœur est fatigué, viens à mon secours.
Lorsque mes pensées sont inquiètes, donne-moi Ta paix.
Lorsque je ne sais plus comment avancer, montre-moi le prochain pas.
Je Te confie mes soucis, mes peurs, mes proches et tout ce que je ne peux pas résoudre seul.
Apprends-moi à faire ce qui dépend de moi et à Te remettre avec confiance tout le reste.
Reste auprès de moi, Seigneur, et donne-moi le repos du cœur.
Amen.
Source et travail de réécriture
Article original : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués... », publié sur Mystique Orthodoxe le 21 février 2023, dans les rubriques « Bible » et « Jésus-Christ ».
Sources bibliques principales : Matthieu 6,8 ; Matthieu 11,28-29 ; 1 Pierre 5,7.
Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le texte original, très court, a été développé et reformulé afin de proposer une méditation plus structurée sur la fatigue, l'inquiétude, la confiance en Dieu et la paix intérieure, tout en conservant son message initial.
Comment ne pas perdre la tête
Le Christ est au milieu de nous..
Aujourd'hui, dans notre pays, nous constatons une croissance stable des maladies psychiatriques. La principale cause provoquant ces maladies sont les médias. C'est précisément grâce à leurs efforts que les gens deviennent fous au sens direct du terme. Les médias détruisent la psyché, tuent l'âme et détruisent la santé de populations entières.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'y a pas eu une telle croissance des maladies psychiatriques que nous pouvons observer aujourd'hui dans notre société. Certaines personnes sont sous antidépresseurs, d'autres ont bu, et d'autres encore deviennent folles d'elles-mêmes.
Pendant le blocus de Leningrad, des cinémas étaient ouverts dans la ville où ils montraient gratuitement, en règle générale, des comédies ou donnaient des concerts de musique symphonique. Les gens racontaient qu'une séance, d'une telle psychothérapie, plus une tasse d'eau chaude, faisait des miracles. Une personne serait ranimée, sortirait de sa dépression et essaierait de continuer à vivre. Les autorités ont compris l'importance de prendre soin de la psyché de leurs concitoyens.
Mais maintenant, des temps différents sont venus ; non seulement personne n'a pitié de notre santé mentale, mais ils la détruisent délibérément. Maintenant, comme les gens disent, le salut de la noyade est le travail de ceux qui se noient. Que devons-nous faire pour ne pas nous noyer dans cette obscurité que les médias apportent maintenant dans nos âmes ?
Bien qu'il ne s'agisse pas de cela, Saint Isaac le Syrien a donné à l'un de ses disciples un conseil très important. Il a dit que seule la grâce de Dieu peut arrêter nos pensées et empêcher esprit de penser. Une personne ne peut y parvenir par ses propres efforts. Mais il est capable de construire un mur autour de son esprit et de veiller à ce que l'esprit n'en sorte pas. Dans cette enceinte, nous devons mettre de la nourriture pour l'esprit, car l'esprit la cherchera partout. Cette nourriture doit être variée, car l'esprit a tendance à aller d'une pensée à l'autre. Que cette nourriture soit les livres des Saints Pères, la Parole de Dieu, la contemplation sur la nature de Dieu, sur sa bonne Providence et la vie des saints.
C'est à dire que l'essence la pensée de Saint Isaac est compréhensible, nous devons englober notre esprit dans des activités spécifiques, peu importe où il pourrait trouver de la nourriture positive pour lui-même.
Métropolite Luc Kovalenko de Zaporozhye et Melitopol
Extrait de https://orthochristian.com
Suivre Jésus dans nous mêler de la vie des autres...
"Nous devons suivre Jésus, en renonçant à la mauvaise habitude de nous mêler de la vie des autres, de faire des comparaisons, de médire."
C'est ce qu'à répété le Pape François dans l'homélie de la messe de ce samedi matin.
Les commérages ne te ferons pas de bien, car ils te conduiront précisément à cet esprit de destruction de l'Eglise. "Suis-moi". Elle est belle cette parole de Jésus, si claire et tellement pleine d'amour pour nous. Comme s'il disait : "Ne rêvez pas, ne croyez pas que le salut est dans la comparaison avec les autres ou dans les bavardages. Le Salut est d'aller à ma suite. "Suivre Jésus ! Demandons aujourd'hui au Seigneur Jésus qu'Il nous donne cette grâce de ne plus jamais médire"..
Pape François
lundi 20 février 2023
Jésus vient à nous dans les plus petites choses..
Je viens à toi, mon enfant, dans les plus petites choses,
dans les plus humbles détails,
Chacun de tes gestes peut se faire l'expression de l'Amour sans limites.
Tu laves une assiette, tu l'essuies.
Fais de cela un acte d'amour envers tous ceux qui ont mangé dans cette assiette,
envers tous ceux qui y mangeront.
Une ménagère sort de sa maison.
Elle vient suspendre du linge à la corde sur laquelle il séchera.
Ce rapide geste de service ne te rappelle-t-il rien ?
Ces deux bras un instant étendus ne te font-ils pas penser à deux autres bras qui furent étendus sur un Bois Sacré ?
Tout devient sacré, si ton amour le transfigure.
L'Amour est parmi nous, comme celui qui sert.
Source : Amour sans limites, un moine de l'Eglise d'Orient, Ed. Chevetogne, 1973
Extrait de Forum La Nouvelle Jérusalem,
vendredi 17 février 2023
jeudi 16 février 2023
Professeur Jérôme Lejeune, et l'avortement..
Jérôme Lejeune : un homme de science face au mystère de la vie
Le professeur Jérôme Lejeune demeure l’une des grandes figures françaises de la génétique du XXe siècle. Médecin et chercheur, il consacra une grande partie de sa vie à l’étude des maladies génétiques et au soin des personnes porteuses de trisomie 21.
Mais son parcours scientifique prit progressivement une dimension éthique. À mesure que les progrès de la médecine permettaient de mieux diagnostiquer certaines anomalies génétiques avant la naissance, Lejeune s’interrogea sur l’usage qui pouvait être fait de ces découvertes.
Pour lui, connaître une maladie devait d’abord permettre de mieux soigner celui qui en souffre, et non conduire à considérer sa vie comme moins digne d’être vécue.
Un médecin qui voulait soigner
Jérôme Lejeune avait choisi la médecine et la recherche pour comprendre les maladies et trouver des moyens de les combattre.
En 1959, avec ses collaborateurs, il identifia la présence d’un chromosome supplémentaire dans les cellules des personnes atteintes de trisomie 21. Cette découverte contribua de manière décisive à la compréhension de cette affection.
Mais Lejeune ne considérait pas ses patients comme de simples objets d’étude.
Il les recevait, les connaissait et suivait leurs familles. Son engagement scientifique était profondément lié à une conviction : une maladie ne définit jamais entièrement la personne qui en souffre.
C’est précisément ce qui rendit particulièrement douloureux pour lui le développement du diagnostic prénatal lorsqu’il pouvait aboutir à l’élimination des enfants porteurs d’une anomalie génétique.
L’Institut Lejeune rapporte qu’en 1970, alors qu’une proposition de loi envisageait notamment l’avortement dans certains cas d’embryopathie incurable, un enfant trisomique venu en consultation aurait dit à son père : « on veut nous tuer, il faut que tu nous défendes ». Le récit est rapporté par Clara Lejeune, la fille du professeur.
Cette rencontre aurait profondément marqué Jérôme Lejeune et contribué à son engagement public.
« Il faut que tu nous défendes »
À partir de cette période, Lejeune prit régulièrement la parole dans le débat public.
Dans les années 1970, alors que la France discutait profondément de la question de l’avortement, il défendit publiquement la vie des enfants à naître et demanda que la médecine demeure fidèle à sa vocation de soin.
Une archive de l’INA datant du 5 juin 1973 montre ainsi Lejeune participant à une réunion avec des médecins étrangers opposés à l’avortement. Il y défendait notamment l’idée que le rôle du médecin est de soigner et appelait la société à accompagner les femmes en situation de détresse.
Son opposition ne reposait donc pas uniquement sur une question théorique.
Elle était liée à son expérience quotidienne de médecin : derrière un diagnostic, il y avait toujours une personne.
La science devant la dignité humaine
L’un des aspects les plus intéressants de la pensée de Jérôme Lejeune est précisément la relation qu’il établissait entre science et conscience.
La génétique permet de connaître de mieux en mieux les mécanismes de la vie. Mais, pour Lejeune, le fait de pouvoir identifier une anomalie ne répond pas à une question essentielle : que devons-nous faire de ce que nous savons ?
La science peut décrire un mécanisme biologique. Elle peut identifier un chromosome, une mutation ou une maladie.
Mais elle ne peut pas, à elle seule, déterminer la valeur ultime d’une personne humaine.
C’est ici que la réflexion de Lejeune dépassait le laboratoire.
La question n’était plus seulement :
« Qu’est-ce que cet enfant a ? »
mais aussi :
« Que faisons-nous de cet enfant ? »
Cette interrogation conserve une grande actualité dans un monde où les progrès du diagnostic prénatal permettent de connaître toujours davantage de caractéristiques de l’enfant avant sa naissance.
Une vie qui ne se mesure pas à sa perfection
Lejeune s’opposait particulièrement à une conception selon laquelle certaines vies pourraient être considérées comme moins dignes en raison d’une maladie, d’un handicap ou d’une anomalie génétique.
Son combat était d’abord celui d’un médecin qui refusait que la maladie devienne un critère permettant de déterminer la valeur d’une personne.
Cette conviction rejoint profondément une intuition chrétienne : la dignité de l’être humain ne dépend ni de sa santé, ni de son intelligence, ni de ses capacités physiques.
Dans l’Évangile, le Christ se tourne précisément vers ceux que la société risque de négliger : les malades, les faibles, les pauvres, les petits.
La grandeur d’une civilisation peut ainsi se mesurer à la manière dont elle accueille les plus vulnérables.
Un « signe de contradiction »
Jérôme Lejeune savait que ses prises de position lui attireraient des oppositions.
La Fondation Jérôme Lejeune rappelle qu’il donna des centaines de conférences et d’interviews pour défendre la vie et qu’il poursuivit cet engagement malgré les controverses. Il fut notamment nommé membre de l’Académie pontificale des sciences en 1974 et élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1981.
Il mourut le 3 avril 1994, le matin de Pâques, après avoir été atteint d’un cancer.
Son parcours laisse ainsi une image particulière : celle d’un scientifique qui n’a pas considéré la foi, la conscience et la recherche comme nécessairement opposées.
Pour lui, mieux connaître la vie devait conduire à davantage de respect pour la vie.
La vie comme un mystère à accueillir
Pour un chrétien, la question de la vie humaine possède une profondeur qui dépasse largement la biologie.
La vie est reçue avant d’être maîtrisée.
Elle demeure un mystère, même lorsque la science en découvre progressivement les mécanismes.
C’est peut-être là que le témoignage de Jérôme Lejeune conserve sa force : il nous rappelle que le progrès scientifique n’est pas seulement une question de ce que nous sommes capables de faire.
Il est aussi une question de ce que nous choisissons de faire de nos connaissances.
La médecine peut diagnostiquer.
La science peut expliquer.
La technique peut intervenir.
Mais devant une vie humaine fragile, demeure toujours cette question fondamentale :
sommes-nous capables de regarder celui qui est faible comme une personne à accueillir, à aimer et à soigner ?
Pour la foi chrétienne, chaque être humain porte une dignité qui ne lui vient ni de sa force, ni de son intelligence, ni de sa santé.
Elle vient de Dieu.
Et c’est pourquoi le visage du plus petit peut parfois devenir pour nous un véritable appel à la charité.
Source et travail de réécriture
Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 16 février 2023, sous le titre « Professeur Jérôme Lejeune, et l'avortement.. ».
La nouvelle version s’appuie sur les éléments biographiques disponibles auprès de l’Institut Lejeune, ainsi que sur les archives de l’INA concernant les interventions publiques de Jérôme Lejeune dans les années 1970.
L’article a été entièrement réorganisé et réécrit. L’accent a été placé sur le parcours scientifique et médical de Jérôme Lejeune, sur son souci des personnes atteintes de trisomie 21 et sur les questions éthiques soulevées par l’utilisation du diagnostic prénatal.
Vladimir Poutine et la petite fille..
"Sonia".. Une enfant de 8 ans, cancéreuse... elle reçoit un traitement au centre Rogachev spécialisé dans le traitement des maladies du sang chez les enfants. Le président russe Vladimir Poutine avait invité la jeune fille il y a quelques années à un thé dans un immense palais, et lui versa le thé lui-même, pour remonter un peu le moral de celle-ci.
Vladimir Poutine, a consacré son temps pour une fille malade comme si elle était à la tête d'un des pays les plus importants du monde..
Loin des médias occidentaux qui diabolisent le président russe, (je ne reviendrais pas sur cette guerre en Ukraine, rappelant que la Russie est en guerre non pas contre un peuple, mais contre ses dirigeants).
vendredi 10 février 2023
Créer des orphelins de père par L"insémination artificielle avec donneur anonyme.. La triste réalité
Priver un enfant de père volontairement, est une maltraitance inacceptable. Malheureusement, cette situation est soutenue par une gauche (communistes, socialistes, verts, partis opportunistes...) devenue inhumaine. Exigeons que les droits des enfants soient respectés et que les personnes qui bafouent leurs droits soient condamnés. Leur sécurité ne pose pas de problème, puisqu'ils ont un père et une mère, le père doit assumer ses responsabilités et s'occuper de son enfant. "Je fais cette vidéo pour que les autres enfants aient un papa aussi", et vous, qu'allez vous faire ?
Un Tunisien parle de la Charia au quotidien
Rendre grâce à Dieu pour tout..
"Rends grâce à Dieu pour tout. Essaie d'être viril. Ressaisis-toi un peu. Savez-vous de que souffrent les chrétiens dans d'autres pays ? Il y a de telles difficultés.. Mais ici, beaucoup montrent de l'indifférence. Il n'y a pas assez de disposition à la gentillesse, l'amour du dévouement ! Vous voyez, si nous ne commençons pas à faire la guerre contre le mal, à dénoncer ceux qui tentent les croyants, alors le mal grandira. Si nous jetons de côté la peur alors les fidèles seront un peu enhardi. Et ceux qui font la guerre contre l'Eglise auront des moments plus difficiles. Dans le passé, notre nation vivait spirituellement, alors Dieu l'a bénie, et les saints nous ont aidés de façon miraculeuse. Et nous avons été victorieux contre nos ennemis, qui ont toujours été plus nombreux que nous. Aujourd'hui, nous continuons à nous appeler chrétiens orthodoxes, mais nous ne vivons pas de vies orthodoxe."
L'Ancien Paissios du Mont Athos
jeudi 9 février 2023
mardi 7 février 2023
lundi 6 février 2023
Elder Paisios : L'avortement
Saint Païssios et l’avortement : la défense de la vie et l’appel à la miséricorde
Saint Païssios du Mont Athos parlait de l’avortement avec une grande gravité. Pour lui, la vie humaine est un don de Dieu qui commence dès la conception et l’enfant à naître ne doit jamais être considéré comme une simple possibilité ou comme un obstacle à la vie des adultes.
Son enseignement sur ce sujet est parfois exprimé avec des paroles particulièrement fortes. Mais derrière cette sévérité se trouve une conviction essentielle : la vie humaine est précieuse, même lorsqu’elle est fragile, malade ou encore invisible aux yeux du monde.
Une vie reçue dès la conception
Saint Païssios insistait sur le fait que les parents doivent comprendre que la vie de l’être humain commence dès la conception. Cette conviction s’inscrit dans la compréhension orthodoxe de la personne humaine : l’enfant à naître est déjà une vie humaine confiée à la responsabilité de ses parents.
Pour le saint, la maladie ou le handicap ne diminuent pas la valeur de cette vie.
Il parlait notamment des enfants atteints de maladies graves et rappelait que leur existence ne devait pas être considérée comme une erreur ou comme une vie sans valeur.
La question fondamentale n’est donc pas :
« Cet enfant sera-t-il parfait ? »
mais :
« Sommes-nous capables de recevoir cette vie comme un don de Dieu ? »
Une parole particulièrement sévère
Dans les enseignements qui lui sont attribués, saint Païssios qualifie l’avortement de péché très grave et de meurtre, parce qu’il considère l’enfant conçu comme une personne humaine.
Il dénonce également la manière dont certaines sociétés peuvent en venir à considérer certains enfants comme indésirables simplement parce qu’ils sont malades ou parce que leur naissance semble difficile à accepter.
Il évoque ainsi une situation dans laquelle une femme enceinte, déjà mère de plusieurs enfants, subirait des pressions de son mari pour avorter.
Saint Païssios répond à cette situation en rappelant la gravité de l’acte et la nécessité de faire confiance à Dieu plutôt que de considérer l’enfant comme un problème à éliminer. Ces paroles sont rapportées dans des publications consacrées à son enseignement sur l’avortement.
Il faut toutefois comprendre certaines de ses affirmations dans leur contexte spirituel. Lorsqu’il affirme que les autres enfants pourraient subir des maladies ou des accidents après un avortement, il s’agit de son interprétation spirituelle et de son exhortation, et non d'une affirmation médicale démontrée selon laquelle un avortement provoquerait de tels événements.
La douleur d’une vision
Saint Païssios rapporta également une expérience spirituelle particulièrement bouleversante.
En 1984, alors qu’il priait pour les vivants et pour les défunts, il dit avoir eu une vision dans laquelle il aperçut un vaste champ ressemblant à un cimetière.
À côté de ce lieu se trouvait une région rocailleuse d’où provenaient des cris innombrables et bouleversants.
Selon le récit qu’il donna lui-même, une voix lui expliqua que ce lieu était associé aux âmes des enfants victimes d’avortements.
Cette expérience aurait profondément marqué le saint. Il disait avoir ressenti une immense douleur pour ces enfants et avoir compris, d’une manière spirituelle, la gravité de l’avortement. Le récit de cette vision est repris dans plusieurs publications orthodoxes consacrées à ses enseignements.
Il ne s’agit évidemment pas d’une description que l’on pourrait vérifier scientifiquement de l’au-delà. Il faut la recevoir comme un témoignage spirituel attribué à saint Païssios, exprimant avec une grande force sa compassion pour les enfants à naître.
Ne jamais considérer un enfant malade comme une vie sans valeur
Un aspect particulièrement important de son enseignement concerne les enfants malades.
Saint Païssios s’opposait à l’idée selon laquelle une maladie grave ou un handicap rendrait une vie moins précieuse.
Il parlait notamment des enfants atteints de trisomie et dénonçait le fait que certains parents puissent être poussés à avorter après avoir appris que leur enfant serait atteint d’une anomalie génétique. Dans un autre enseignement qui lui est attribué, il rappelle que l’enfant malade reste une personne humaine et possède une âme.
Cette parole rejoint une vérité fondamentale du christianisme : la valeur d’une personne ne dépend pas de ses capacités physiques ou intellectuelles.
Un enfant malade n’est pas une maladie.
Une personne handicapée n’est pas son handicap.
Et une vie fragile n’est pas une vie qui aurait moins de valeur.
Mais que dire à ceux qui ont déjà vécu un avortement ?
C’est ici qu’il faut également entendre l’autre dimension de la tradition chrétienne : la miséricorde.
L’Église considère l’avortement comme un péché grave, mais elle ne considère jamais le pécheur comme définitivement perdu.
La repentance demeure toujours possible.
Une personne qui a vécu un avortement peut porter une souffrance profonde, parfois pendant de nombreuses années. Elle peut ressentir du regret, de la culpabilité ou une grande solitude.
Le message chrétien ne consiste pas à lui dire qu’elle est condamnée sans espérance.
Il consiste à lui montrer le chemin du repentir, de la confession, de la prière et de la guérison intérieure.
Dans la tradition orthodoxe, la gravité du péché et la miséricorde de Dieu ne sont pas contradictoires.
Plus le péché est grave, plus grande encore doit être l’espérance placée dans la miséricorde du Christ.
Protéger la mère autant que l’enfant
L’enseignement de saint Païssios ne devrait pas non plus être réduit à une condamnation de la femme confrontée à une grossesse difficile.
Une femme enceinte peut être abandonnée, pauvre, malade, terrorisée par son entourage ou incapable d’imaginer comment elle pourra élever un enfant.
C'est précisément dans ces situations que la communauté chrétienne devrait être présente.
Dire « garde ton enfant » ne suffit pas.
Il faut aussi pouvoir dire :
« Nous allons t’aider. »
Aider une mère signifie l’accompagner matériellement, moralement et spirituellement. Cela signifie également soutenir les familles nombreuses, les femmes seules, les enfants malades et les familles confrontées au handicap.
La défense de la vie ne peut être authentiquement chrétienne que si elle devient aussi une œuvre de charité.
Une société qui doit apprendre à accueillir les plus fragiles
Saint Païssios dénonçait une société qui cherche parfois à éliminer ce qui lui paraît trop difficile plutôt qu’à transformer les conditions de vie qui rendent cette difficulté insupportable.
Son enseignement nous invite ainsi à nous interroger.
Pourquoi une femme enceinte peut-elle avoir l'impression qu'elle n'a pas d'autre solution que l'avortement ?
Pourquoi un diagnostic de maladie peut-il conduire certains parents à penser que leur enfant ne devrait pas vivre ?
Pourquoi les personnes handicapées sont-elles encore parfois considérées avant tout à travers leurs limitations ?
La réponse chrétienne n'est pas seulement de condamner.
Elle consiste aussi à porter les fardeaux les uns des autres.
La vie comme un don de Dieu
Pour saint Païssios, l'enfant n'est pas la propriété de ses parents.
Il est une personne confiée à leur amour.
Cette vision transforme profondément le regard que nous portons sur la naissance.
L'enfant n'est pas simplement le résultat d'un projet humain. Il est aussi un mystère qui nous dépasse.
Et lorsqu'une vie apparaît fragile, malade ou difficile à accueillir, elle ne cesse pas pour autant d'être une vie.
Saint Païssios nous rappelle ainsi que la véritable compassion chrétienne commence lorsque nous acceptons de regarder la personne avant de regarder sa maladie, son handicap, sa situation sociale ou les difficultés qu'elle représente.
Défendre la vie par la prière et la charité
L'enseignement de saint Païssios sur l'avortement est exigeant.
Mais il ne devrait pas conduire les chrétiens à vivre dans la colère ou dans le jugement.
Il devrait plutôt nous conduire à la prière.
Prier pour les enfants à naître. Prier pour les femmes qui connaissent une grossesse difficile.
Prier pour les pères qui doivent assumer leurs responsabilités. Prier pour les familles qui accueillent un enfant malade.
Et prier également pour ceux qui ont déjà vécu un avortement et qui cherchent maintenant le pardon et la paix.
Car la défense de la vie chrétienne ne consiste pas seulement à dire « non » à la mort. Elle consiste à apprendre à dire « oui » à la vie, à la compassion, au pardon et à l'amour du Christ.
Source et travail de réécriture
Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 6 février 2023, sous le titre « Elder Paisios : L'avortement ».
Le texte original indiquait comme source un extrait publié sur Nasledie77. Les enseignements attribués à saint Païssios sur l'avortement sont également repris dans des publications orthodoxes qui les rattachent notamment à The Truth About Abortions, publié en grec par Orthodox Kypseli en 2011.
Cette nouvelle version a été entièrement réorganisée et réécrite. Les paroles de saint Païssios sont présentées comme des enseignements spirituels qui lui sont attribués, et non comme des affirmations médicales ou scientifiques. Les passages concernant les maladies et les accidents pouvant toucher les autres enfants après un avortement ont notamment été reformulés avec prudence.
L'article met également davantage en lumière la dimension de miséricorde, de repentance et d'accompagnement, afin que la défense chrétienne de la vie ne soit pas séparée de la compassion envers les femmes et les familles confrontées à des situations douloureuses.
samedi 4 février 2023
Seulement avec Dieu et par Dieu..
"Puissions-nous n'avoir que nos pensées et nos prières à Dieu, et alors son don fortifiera nos bras, notre esprit et notre corps, et nous serons en bonne santé et nous pourrons réussir au travail et au quotidien. Seulement avec Dieu et par Dieu !"
Elder Elie Cleopas
vendredi 3 février 2023
La maladie..
Lorsque vous vous réveillez d'une maladie, souvenez-vous que cette maladie était un moyen de vous purifier. Mes frères, à chaque fois que vous vous réveillez d'une maladie, souvenez-vous que cette maladie était un moyen de vous purifier de vous soulager, d'égayer votre vie. Parce que le vieux Père Isaac Sinul dit : "Comme le feu nettoie la rouille fer, la maladie nettoie les péchés de l'homme".
Une maladie, si vous la souffrez avec contentement et si vous avouez et vous excusez pour le péché commis, recevant donc cette maladie avec satisfaction et amour, comme punition de Dieu, purifie son âme du péché pendant un temps donné. Et s'il se purifie et vit plus, est en bonne santé, qu'il se souvienne de la parole du Sauveur de l'Evangile aujourd'hui : "Regarde, tu t'es rendu en bonne santé, maintenant ne fais pas d'erreurs, afin que quelque chose de pire ne t'arrive pas."
Elder Elie Cleopa















