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lundi 2 novembre 2026

Saint Abraham de Mésopotamie et Marie

 


Découvrez l'histoire bouleversante de saint Abraham de Kiduna et de sa nièce sainte Marie, une histoire orthodoxe de foi, de sacrifice et de miséricorde.

Retiré dans le désert pour consacrer sa vie à la prière, saint Abraham voit sa tranquillité bouleversée lorsqu'il apprend que Marie s'est éloignée de Dieu et sombre dans le désespoir.

Loin de la condamner, il entreprend un voyage extraordinaire pour la retrouver. Son amour et sa compassion lui rappellent que personne n'est jamais trop éloigné pour revenir vers Dieu.

À travers cette adaptation cinématographique, découvrez une magnifique leçon spirituelle : le pardon peut relever celui qui est tombé, et l'amour véritable n'abandonne jamais celui qui souffre.

Saint Abraham de Kiduna et sainte Marie : deux figures qui nous rappellent la puissance de la repentance et de la miséricorde divine.

Que leur exemple nous apprenne à ne jamais désespérer du salut d'une âme.



mardi 22 septembre 2026

Le Patriarche Jean X appelle à la paix et à la protection des chrétiens en Syrie

 



Le Patriarche Jean X appelle à la paix et à la protection des chrétiens en Syrie

Alors que la Syrie continue de traverser une période difficile, les responsables des Églises chrétiennes du pays ont une nouvelle fois appelé à la paix, à la sécurité et au respect de la dignité de chaque citoyen.

Le 29 mars 2026, le Patriarche Jean X d’Antioche et de tout l’Orient a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de l’Assomption de Damas. À cette occasion, il a adressé un message appelant notamment à la paix civile et à la protection des chrétiens en Syrie.

« Prions pour la paix »

Dans son homélie, le Patriarche Jean X a placé son message dans la perspective de la foi chrétienne et de la prière.

Pour l'Église, la paix n'est pas simplement l'absence de combats. Elle concerne aussi la possibilité pour les hommes de vivre ensemble, de protéger leurs familles, de pratiquer leur foi et de regarder l'avenir avec espérance.

Dans une région qui a connu tant d'épreuves, cette prière pour la paix revêt une importance particulière.

Le Patriarche a ainsi appelé à préserver la paix civile et à protéger les communautés chrétiennes, tout en rappelant la nécessité de rechercher le bien de l'ensemble de la population.

Les chrétiens de Syrie face aux épreuves

La présence chrétienne en Syrie est ancienne. Les différentes Églises du pays constituent une partie importante de l'histoire religieuse et culturelle du Proche-Orient.

Mais les années de conflit ont profondément bouleversé la vie des communautés chrétiennes. Des familles ont été déplacées, des églises ont été endommagées et de nombreux chrétiens ont quitté le pays.

Dans ce contexte, les paroles des responsables religieux ne concernent pas seulement la défense d'une communauté particulière. Elles rappellent également la nécessité de préserver une société dans laquelle chacun puisse vivre avec ses droits et sa dignité.

Un appel commun des Patriarches

Le même jour, le Patriarche Jean X a rencontré à Damas deux autres responsables chrétiens : le Patriarche syriaque orthodoxe Ignace Ephrem II et le Patriarche melkite grec-catholique Youssef Absi.

Les trois Patriarches ont notamment évoqué les événements récents survenus à Al-Suqaylabiyah ainsi que la situation générale des chrétiens en Syrie. Ils ont exprimé leur préoccupation face aux difficultés qui menacent la coexistence entre les différentes communautés du pays.

Ils ont également insisté sur la nécessité de garantir la sécurité, de limiter la circulation incontrôlée des armes et de préserver la dignité de tous les citoyens, sans distinction.

La paix comme chemin chrétien

Pour les chrétiens, appeler à la paix ne signifie pas oublier les souffrances vécues ou fermer les yeux devant l'injustice.

La paix chrétienne commence par le refus de la haine et de la vengeance. Elle demande de prier pour ceux qui souffrent, de protéger les innocents et de rechercher la réconciliation lorsque cela devient possible.

Le Christ dit dans l'Évangile :

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
(Matthieu 5, 9)

Cette parole garde toute sa force dans les pays qui ont connu la guerre.

Ne pas oublier les chrétiens d'Orient

La situation des chrétiens du Moyen-Orient devrait également rester présente dans la prière de l'Église universelle.

Derrière les informations concernant les conflits et les événements politiques, il y a des familles, des enfants, des prêtres, des moines et des fidèles qui souhaitent simplement pouvoir vivre leur foi et demeurer sur la terre de leurs ancêtres.

L'Église d'Antioche porte une histoire chrétienne très ancienne. La présence chrétienne dans cette région rappelle que le christianisme n'est pas étranger à l'Orient : il y a ses racines historiques et spirituelles.

Prions pour la Syrie

Le message du Patriarche Jean X peut finalement être reçu comme une invitation à la prière.

Prions pour les chrétiens de Syrie, mais aussi pour tous les habitants de ce pays, quelles que soient leur religion ou leur communauté.

Prions pour les familles qui ont perdu des proches, pour les personnes déplacées, pour les enfants et pour tous ceux qui espèrent retrouver une vie paisible.

Que Dieu protège les chrétiens d'Orient, soutienne leurs pasteurs et donne à la Syrie la paix.

Seigneur Jésus-Christ, Prince de la paix,
protège le peuple syrien,
console ceux qui souffrent,
garde les enfants et les familles,
et accorde à tous les habitants de cette terre
la paix, la sécurité et l'espérance.
Amen.

Source et travail de réécriture

Article russe publié le 30 mars 2026 par le Patriarcat de Moscou sous le titre : « Le Primat de l'Église orthodoxe d'Antioche appelle à la paix civile et à la protection des chrétiens en Syrie ».

La rencontre des trois Patriarches chrétiens à Damas et leur appel à préserver la sécurité, la coexistence et la dignité de tous les citoyens sont également rapportés par le Patriarcat de Moscou et par Orthodox Times.

Réécriture réalisée pour Mystique Orthodoxe : le contenu a été développé dans une perspective spirituelle, en mettant l'accent sur la paix, la prière et la situation des chrétiens de Syrie, sans reprendre comme faits établis les différentes interprétations politiques du conflit.

mercredi 16 septembre 2026

Sainte Marina, un modèle pour les jeunes chrétiens

 



Sainte Marina, un modèle pour les jeunes chrétiens

Sainte Marina la Grande Martyre, fêtée le 17 juillet, demeure une figure particulièrement chère à la tradition orthodoxe. Selon sa vie, elle fut martyrisée à l’âge de quinze ans, après avoir choisi de suivre le Christ malgré les pressions, les menaces et les souffrances.

Née en Pisidie dans une famille païenne, Marina perdit sa mère alors qu’elle était encore enfant. Elle fut élevée par une femme chrétienne qui lui transmit la foi. En grandissant, la jeune fille approfondit son amour pour le Christ et décida de Lui consacrer sa vie.

Son choix lui coûta le rejet de son propre père. Plus tard, le gouverneur Olymbrios, séduit par sa beauté, voulut l’épouser. Marina refusa cependant de renoncer à sa foi et déclara qu’aucune richesse, aucun honneur et aucune souffrance ne pourraient la séparer du Christ.

Elle fut alors soumise à de cruelles tortures. Selon le récit traditionnel de son martyre, elle pria Dieu avec confiance et reçut à plusieurs reprises le secours de l’Archange Michael. Elle fut également confrontée à une manifestation démoniaque qu’elle repoussa avec courage. C’est pourquoi elle est souvent représentée dans les icônes tenant un marteau et terrassant un démon.

Finalement, après avoir supporté de nouvelles tortures, Marina fut mise à mort. Sa vie est ainsi devenue, dans la tradition de l’Église, un témoignage de fidélité, de courage et de confiance en Dieu.

Une jeune sainte pour notre époque

L’exemple de Sainte Marina parle particulièrement aux jeunes.

Il ne s’agit évidemment pas d’imiter les souffrances physiques de son martyre, mais de comprendre le courage intérieur qui l’animait. Aujourd’hui encore, un jeune chrétien peut être confronté à la pression de son entourage, à la moquerie, au désir de se conformer aux autres, aux incompréhensions ou aux nombreuses tentations qui peuvent éloigner de Dieu.

Marina nous rappelle qu'il est possible de rester fidèle à ses convictions sans avoir honte de sa foi.

Elle avait devant elle la possibilité d'une vie conforme aux attentes de son époque. Pourtant, elle choisit de mettre le Christ au centre de son existence. Son exemple invite ainsi les jeunes chrétiens à ne pas mesurer leur bonheur à la réussite, à la richesse, à l’apparence ou au regard des autres.

La véritable force de Marina ne résidait ni dans sa puissance physique ni dans son statut. Elle venait de sa foi en Christ et de la grâce de Dieu.

La victoire sur le mal

La tradition orthodoxe vénère également Sainte Marina comme une grande victorieuse sur les puissances démoniaques. De nombreux fidèles l’invoquent dans leurs prières et témoignent de grâces reçues par son intercession. Elle est particulièrement associée à la délivrance des influences démoniaques et aux guérisons.

Ces récits appartiennent à la tradition et à la piété de l’Église. Ils rappellent surtout que, pour le chrétien, le mal n’a pas le dernier mot : la confiance en Dieu, la prière et la fidélité au Christ constituent les armes spirituelles du croyant.

Sainte Marina nous montre ainsi que la sainteté n’est pas réservée à une autre époque ou à quelques personnes extraordinaires. Elle commence dans les choix quotidiens : rester fidèle, résister au mal, pardonner, prier et ne pas avoir honte du Christ.

La jeune martyre nous enseigne enfin à regarder au-delà des apparences et des plaisirs passagers de ce monde. Ce qui demeure véritablement important est ce qui conduit l’âme vers Dieu.

Sainte Marina, toi qui as aimé le Christ jusqu’au sacrifice, prie pour les jeunes chrétiens, afin qu’ils demeurent fermes dans la foi, courageux dans les épreuves et fidèles à l’Évangile.

Sources et travail de réécriture

Source principale : John Sanidopoulos, “Saint Marina the Great Martyr and Vanquisher of Demons”, Orthodoxy Then and Now / Mystagogy, 17 juillet 2009.

Source originale de John Sanidopoulos


mercredi 17 juin 2020

Miracle en Syrie, décembre 2013


Cet incident a été signalé par une Syrienne qui a récemment visité son pays d'origine. La guerre civile en cours a détruit de nombreuses institutions chrétiennes et déplacé des milliers de chrétiens de chez eux.

Le miracle s'est produit en décembre 2013, lorsqu'un groupe de guérilleros a tiré des roquettes sur le monastère. Les religieuses ont ressenti un grand bruit et la vibration du sol. Elles étaient sûres qu'elles seraient tuées et que le monastère serait détruit.

Mais il ne s'est rien passé de tout cela. Quelques jours plus tard, un officier supérieur de l'armée syrienne s'est rendu au monastère pour célébrer Noël, et le Nouvel An. Au cours de la discussion, l'officier a demandé si quelque chose d'inhabituel s'était produit récemment au monastère.

Les religieuses ont parlé de la roquette tirée sur le monastère, mais celle-ci ne les a pas touchée. L'officier a été surpris en entendant cela, et a confirmé qu'il avait même vu la roquette être tirée sur le monastère, mais avec d'autres, il avait vu quelque chose d'étonnant et d'inhabituel.

Alors que la fusée approchait du monastère, une femme vêtue d'une robe bleue est soudainement apparue dans le Ciel, a pris la fusée dans ses mains et l'a jetée. Cela les a beaucoup surpris. Le général se demandait qui était cette Dame vêtue de bleu, avec une grâce étonnante.

Finalement, ils ont réalisé qu'elle n'était autre que la Très Sainte Théotokos, la Mère du Christ Dieu, notre Seigneur et Sauveur ! 

Extrait de 
http://www.pravoslavie.ru/english/
orthodoxy1054/neo-thauma-tes-yperagias-theotokou-sten-iera-mone-tes-seiedanagias-ste-syria

dimanche 3 mai 2020

Miracles de la Mère de Dieu en Syrie


Extrait de Pravoslavie,






Quand les chrétiens ont besoin d'une aide rapide et sûre, ils ont recours à la Vierge Marie, Mère de Dieu, qui a tant sauvé les gens dans les pays orthodoxes qu'un livre d'histoire entier ne pourrait être compilé pour les décrire tous. Plusieurs fois, la Theotokos a sauvé les orthodoxes des attaques des gens de l'Orient musulman ; ce parce que les chrétiens orthodoxes ont un amour spécial pour elle, comme pour leur propre mère, et elle ne néglige pas la sienne.
En ces temps terribles, nous ne devons pas oublier de prier la Théotokos avec larmes pour le peuple de Syrie, tout comme les chrétiens orthodoxes avant nous ont prié dans les moments de danger.
Un exemple de ceci a été célébré dimanche dernier (1 septembre) - l'icône de Vladimir de la Mère de Dieu, devant laquelle les Russes médiévaux ont prié devant l'annihilation sûre.
L'icône de Vladimir de la Mère de Dieu.L'icône de Vladimir de la Mère de Dieu.
En 1395, Tamerlan et sa horde tatare s'approchent de Moscou. Le grand-duc de Moscou, Vasiliy Dmitrievich, a demandé que l'icône de Vladimir soit transportée de la ville de Vladimir à Moscou. Comme l'icône a été traitée de Vladimir à Moscou, les gens se sont mis à genoux, suppliant, "O Mère de Dieu, sauvez la terre russe!" La ville de Moscou a attendu solennellement l'icône de Vladimir, et quand elle est arrivée, tout le monde est sorti en priant avec ferveur pour le salut.
Pendant l'heure où les gens rencontraient l'icône de Vladimir, Tamerlan dormait dans sa tente. Il vit une vision de saints hiérarques au bâton d'or descendant d'une haute montagne, et une Dame rayonnante au-dessus d'eux, entourée d'anges et de rayons de lumière éblouissants. Tamerlan se réveilla dans la peur. Ses devins l'avertirent que la Femme qu'il avait vue dans la vision était la Protectrice des Orthodoxes, la Mère de Dieu, et que son pouvoir était invincible. Tamerlan fut si ébranlé par la vision, qu'il partit rapidement, s'abattant sur les cités-steppes de la Horde d'Or, qui n'avaient pas posé de problèmes aux Russes. Tamerlan les a estropiés, guérissant efficacement la Russie de leur menace.
Plus tard, en 1521, le khan de Kazan, Mehmad-Girey, s'avance vers Moscou avec Kazan et Nogay Tartars. Le métropolite Varlaam a prié avec le peuple devant l'icône de Vladimir. Le grand-duc Vasiliy Ivanovitch réussit à peine à rassembler suffisamment de soldats pour rencontrer les Tartares à la frontière du royaume, près de la rivière Oka. Il se retirait lentement à Moscou, s'efforçant de tenir ses rangs.
La nuit du siège, une religieuse dans un couvent de Moscou a eu une vision, qu'elle a liée au peuple, les avertissant qu'ils doivent prier fort la Mère de Dieu pour éviter le désastre. Tous les citoyens de Moscou se sont rassemblés dans l'église pour une prière sincère. Les Tartares virent de nouveau la vision d'un «énorme régiment en armure étincelante» et fuyaient les murs de la ville.
D'autres icônes de la Mère de Dieu qui sont célébrées en Russie sont l'icône de Kazan, devant laquelle les forces russes ont prié quand ils ont pris Kazan des Tatars musulmans; l'icône de Smolensk, qui a sauvé les terres occidentales d'une attaque des Polonais, et l'icône d'Albazin, qui protégeait les frontières orientales de la Russie contre les Chinois.
Les Russes célèbrent également un événement survenu à Constantinople, lorsque la capitale byzantine a été sauvée des ... Russes!
En octobre 910, Constantinople était assiégée par les Russes barbares, pré-chrétiens. La situation était désespérée. Les citoyens se sont rassemblés dans l'église Blachernae et ont prié la Sainte Mère de Dieu. Après que la robe de la Vierge, apportée de Palestine à Byzantine, fut jetée dans la mer, une tempête se leva, chassant les païens.
L'icône d'Iveron de la Mère de Dieu.L'icône d'Iveron de la Mère de Dieu.
Une autre icône miraculeuse de la Mère de Dieu d'Iveron, également connue sous le nom de Portaitissa, ou "Porteur". Cette icône a été conservée par une veuve pieuse pendant la période d'iconoclasme, et a fait son chemin miraculeusement à un monastère géorgien sur le mont. Athos. Les moines l'ont placé dans l'église, mais elle s'est miraculeusement replacée au-dessus de la porte du monastère. Cela se reproduisit plusieurs fois, jusqu'à ce que la Vierge apparût en rêve au moine Gabriel, et dit,"Annoncez aux frères qu'à partir de ce jour, ils ne devraient pas m'emmener. Car ce que je désire ne doit pas être protégé par vous ; Je vais plutôt vous couvrir d'ombre, à la fois dans cette vie et dans l'âge à venir. Tant que vous verrez mon icône dans le monastère, la grâce et la miséricorde de mon Fils ne manqueront jamais! "
Après un soulèvement grec, quand les Turcs ont commencé à attaquer le mont Athos, la Mère de Dieu a conservé sa Montagne Sacrée. Il est également devenu une tradition dans les monastères à travers le monde de garder une icône de la Mère de Dieu sur les portes comme protection.
Pendant de nombreux siècles, les chrétiens syriens ont été honorés de l'icône de Saidnaya, Mère de Dieu, conservée au monastère de la Nativité de la Mère de Dieu dans le village de Saidnaya. D'innombrables miracles ont été accomplis par la prière devant cette icône, mais nous en relatons un qui est arrivé aussi récemment qu'en 2004. C'est une histoire qui, si elle n'avait pas été diffusée sur les grandes chaînes de télévision au Moyen-Orient, serait certainement difficile à croire, même après avoir lu au sujet de ses intercessions à travers l'Est chrétien. Voici un récit de ce miracle compilé par l'Archimandrite Nectarios (Serfes):
L'icône Saidnaya de la Mère de Dieu.  Selon la tradition, cette icône a été peinte par l'apôtre Luc.L'icône Saidnaya de la Mère de Dieu. Selon la tradition, cette icône a été peinte par l'apôtre Luc.
En décembre 2004, un musulman saoudien, a comparu devant plusieurs agences de presse pour raconter l'événement incroyable qu'il a vécu et qui a changé sa vie (cette histoire est apparue à la télévision, sur Internet, à la radio et a circulé dans les journaux, des brochures dans toute l'Arabie saoudite, la Syrie, la Palestine et, évidemment, dans tous les pays voisins.)
Il y a quelques années, cet homme a épousé une femme musulmane très riche mais stérile. Au fil des ans, et malgré tous leurs efforts et leurs dépenses médicales importantes avec de nombreux médecins, ils sont restés sans enfants. Les parents de l'homme lui ont suggéré d'épouser une deuxième femme, tout en confirmant son mariage initial (puisque les lois locales autorisent jusqu'à quatre mariages simultanés).
Epuisé, inquiet et découragé, il n'accepta pas les conseils de ses parents mais choisit de partir en vacances avec sa femme en Syrie. Là, ils ont embauché une limousine avec un chauffeur qui servirait de guide pour toutes leurs excursions à travers la Syrie. Alors que les vacances progressaient, le conducteur a remarqué que le couple saoudien éprouvait de l'amertume, de la douleur et de la peine. Ayant acquis une certaine familiarité avec le couple, le chauffeur leur demanda prudemment s'ils avaient l'air d'être si malheureux - était-ce peut-être parce qu'il ne dirigeait pas la tournée à leur satisfaction?
Le couple a confié au conducteur que la source de leur malheur était leur incapacité à avoir des enfants. Le chauffeur, qui était aussi musulman, leur a dit qu'en Syrie, les chrétiens, en particulier les chrétiens orthodoxes, avaient un monastère nommé Panagia Saidnaya (mot arabe qui signifie Notre Dame), et que beaucoup de gens qui ne peuvent avoir d'enfants se réfugient dans son icône miraculeuse. Ils vont au monastère, et là ils allument la mèche de la lampe qui brûle devant l'icône miraculeuse. Et puis la "Marie" des chrétiens leur accorde, selon leur foi, ce qu'ils souhaitent.
Devenu excités, le Saoudien et son épouse ont demandé au chauffeur de les emmener au monastère "Saidnaya" de "La Dame des Chrétiens" et ont dit que s'ils avaient un enfant, "je reviendrais et je vous donnerai 20.000 US dollars, et je vais donner au monastère 80 000". Alors ils sont allés au monastère et ont fait comme prévuf. Plus tard, ils sont retournés dans leur patrie et après un certain temps, sa femme a été trouvée enceinte. En quelques mois, elle a donné naissance à un charmant petit garçon. C'était vraiment un miracle de Notre-Dame Theotokos.
Maintenant, dès que sa femme a accouché, l'homme saoudien a voulu retourner en Syrie pour respecter les promesses qu'il avait faites. À son retour, il a appelé le même chauffeur et a demandé à être ramassé à l'aéroport de Damas. Mais le chauffeur était rusé et méchant et il persuada deux de ses amis d'aller à l'aéroport avec lui pour aller chercher le riche saoudien, pour prendre son argent et le tuer. Alors ils ont pris l'homme riche à l'aéroport, et alors qu'ils conduisaient, sans se rendre compte qu'ils avaient prévu de le tuer, il dit aux amis du chauffeur qu'il leur donnerait aussi 10 000 dollars américains chacun.
Ces hommes, toujours insatisfaits, déviaient de la route vers le monastère et se rendaient dans un lieu désert, ils massacrèrent le Saoudien et lui coupèrent la tête et les autres parties (mains et jambes) de son corps en morceaux. Aveuglés par la passion et vaincus par l'acte horrible qu'ils venaient de commettre, ils ont mis les restes de l'homme dans le coffre de la voiture plutôt que de le laisser là. Après avoir pris son argent, et tout ce qu'il avait, ils ont procédé à trouver un autre endroit désert pour jeter les restes.
Puis, sur la route nationale, leur voiture est tombée en panne et s'est arrêtée au milieu de cette route. Les trois hommes sont sortis pour déterminer pourquoi le moteur avait calé. Puis un passant s'est arrêté pour les aider mais, craignant que leur acte terrible ne soit découvert, ils ont prétendu qu'ils n'avaient besoin d'aucune aide. Mais alors que le passant partait, il a remarqué que du sang coulait de l'arrière du véhicule et il a appelé la police pour enquêter, car la scène et les trois hommes avaient l'air suspicieux. La police est venue et a vu le sang sous la voiture et sur le trottoir, alors ils ont ordonné que le coffre soit ouvert.
Le monastère de Saidnaya, en Syrie.Le monastère de Saidnaya, en Syrie.
Et bien, quand ils ont ouvert la malle, voilà que l'homme saoudien s'est levé, visiblement et incroyablement vivant et en bonne santé, en leur disant: "Tout à l'heure, PANAGIA a fini de me piquer le cou, sa pomme d'Adam), après avoir d'abord cousu le reste de mon corps entier ". Voyant cela, les trois criminels ont immédiatement perdu la tête, devenant fous. La police les a menottés, et comme ils étaient emmenés dans un asile pour les aliénés, les criminels ont commencé à délirer qu'il ne pourrait pas être possible que l'homme saoudien qu'ils ont tué, décapité et disséqué soit encore vivant.
Le Saoudien s'est rendue dans un établissement médical pour subir un examen par des médecins et des médecins légistes qui ont confirmé et attesté que la couture avait été effectuée très récemment, validant ainsi l'événement miraculeux. Les points de suture étaient, et sont toujours, évidents. Lorsque le Saoudien est sorti du coffre de la voiture, il a eu l'air, littéralement, d'avoir été refabriqué, auquel il a continuellement avoué que la Pangia avait rejoint son corps et l'a ressuscité avec l'aide de son Fils.
Immédiatement après cela, le Saoudien a appelé ses proches à venir en Syrie. Ils se sont tous rendus au monastère de Panagia Saidnaya et ont offert des prières, des louanges et de la glorification, et au lieu du don initialement promis de 80 000 $, il a donné 800 000 $ à Theotokos.
Aujourd'hui, alors que cet homme raconte les détails de ce miracle bouleversant, il commence sa narration par: «Quand j'étais musulman, cela m'est arrivé», indiquant ainsi qu'il n'est plus musulman, ni sa famille.
Ce miracle a stupéfié avec surprise impressionnante toute la nation arabe / musulmane et tout le Moyen-Orient.
Nous les chrétiens orthodoxes ne négligeons jamais de prier la mère de Dieu pour la protection contre tous les maux. Et témoignons de ces chrétiens qui ne sont pas orthodoxes, qui ne vénèrent pas et ne prient pas la Mère très sainte et toujours pure de Dieu, qu'elle est en effet notre Protectrice en cas de besoin.

mardi 4 septembre 2018

Satan derrière l'état islamique..


Daech : la destruction du patrimoine et la persécution des chrétiens au Moyen-Orient


Une civilisation menacée par la violence et le fanatisme

Au cours des années 2010, le Moyen-Orient a été le théâtre de violences d'une extrême gravité. En Irak et en Syrie, l'organisation terroriste État islamique, également appelée Daech, a persécuté des populations, détruit des lieux de culte et saccagé des trésors archéologiques qui témoignaient de plusieurs millénaires d'histoire.

Des communautés chrétiennes anciennes, présentes dans la région depuis les premiers siècles du christianisme, ont été contraintes de fuir leurs maisons. Des familles ont été chassées, des églises profanées et des personnes tuées en raison de leur appartenance religieuse.

Ces événements ont révélé la vulnérabilité d'un patrimoine humain et spirituel d'une valeur inestimable.

Les chrétiens d'Irak face à l'exil

La ville de Mossoul, dans le nord de l'Irak, comptait autrefois une communauté chrétienne importante. Lorsque Daech s'en empara en 2014, les chrétiens furent soumis à des persécutions et à des pressions destinées à les contraindre à quitter la ville.

Des responsables religieux ont alors exprimé leur inquiétude devant la disparition progressive de cette présence chrétienne historique.

Le prêtre catholique Paul Thabit Habib, cité dans le texte original, témoignait de la détresse de sa communauté et de la crainte de voir s'effacer une part essentielle de l'histoire chrétienne de l'Irak.

Derrière les chiffres et les récits de guerre, il y avait des vies bouleversées : des parents séparés de leurs proches, des enfants privés de leur foyer, des familles contraintes de recommencer leur existence dans l'exil.

La persécution religieuse ne détruit pas seulement des bâtiments. Elle atteint aussi la mémoire collective, les traditions, les langues et les liens qui unissent une communauté à sa terre.

Palmyre : une attaque contre la mémoire de l'humanité

Les destructions perpétrées par Daech ne se sont pas limitées aux lieux de culte chrétiens.

En Syrie, la cité antique de Palmyre, célèbre pour ses monuments et son rôle historique sur les routes commerciales de l'Antiquité, a subi de graves dégradations. Des temples, des tombeaux et d'autres vestiges archéologiques ont été détruits.

En août 2015, une partie du temple de Bêl fut dynamitée. Le temple de Baalshamin avait déjà été détruit quelques jours auparavant.

Ces monuments appartenaient à une civilisation ancienne, bien antérieure à l'apparition du christianisme et de l'islam. Leur destruction a donc représenté une perte pour l'ensemble de l'humanité.

Daech s'est également attaqué à des objets conservés dans les musées, à des sanctuaires et à des lieux religieux appartenant à différentes traditions.

Cette volonté d'effacer les traces du passé révélait une conception radicale et totalitaire de l'idéologie du groupe : ce qui ne correspondait pas à son interprétation extrémiste de la religion devait être supprimé.

Quand la religion est instrumentalisée par la violence

Comment des hommes peuvent-ils en arriver à justifier le meurtre, la persécution et la destruction au nom de Dieu ?

Cette question traverse l'histoire humaine. Elle se pose chaque fois qu'une idéologie prétend détenir seule la vérité et autorise ses adeptes à traiter les autres comme des ennemis à éliminer.

Daech a revendiqué une interprétation extrémiste de l'islam pour justifier ses crimes. Il est toutefois essentiel de distinguer cette organisation terroriste de l'ensemble des musulmans, dont les convictions et les pratiques sont diverses. Une religion ne peut être réduite aux actes d'un groupe qui prétend parler en son nom.

Du point de vue chrétien, aucun discours religieux ne saurait justifier la cruauté, la haine ou la négation de la dignité humaine. La foi véritable appelle à la conversion du cœur, à la justice et à la miséricorde.

Le combat contre le fanatisme exige donc de condamner clairement les crimes commis, de protéger les victimes et de refuser toute généralisation qui ferait porter à une population entière la responsabilité des actes de terroristes.

Une lecture spirituelle : résister au mal sans céder à la haine

Le titre de l'article original évoque Satan derrière l'État islamique. Cette formulation relève d'une interprétation spirituelle chrétienne du mal.

Dans cette perspective, Satan symbolise l'opposition à Dieu, la division, la haine et la destruction de l'homme par l'homme. Les crimes de Daech peuvent ainsi être considérés, dans une lecture chrétienne, comme des manifestations de la déshumanisation et du mal moral.

Il convient cependant de distinguer cette interprétation théologique des faits historiques : les destructions, les persécutions et les assassinats sont documentés, tandis que leur attribution à une cause surnaturelle relève de la foi.

Pour le chrétien, dénoncer le mal ne signifie pas haïr indistinctement ceux qui appartiennent à une autre religion. Le Christ appelle à la vérité, mais aussi à l'amour du prochain et au refus de la vengeance.

La lutte contre la violence doit rester guidée par la justice et par le souci de protéger les innocents.

Préserver la mémoire et défendre la paix

Les événements survenus en Irak et en Syrie nous rappellent que le patrimoine religieux et culturel n'appartient pas uniquement à une communauté. Il constitue une part de la mémoire humaine.

Préserver une église ancienne, un temple antique, un manuscrit ou un lieu de pèlerinage, c'est protéger le témoignage des générations qui nous ont précédés.

Il est également nécessaire de soutenir les communautés qui ont subi les persécutions, de défendre la liberté de conscience et de permettre aux personnes déplacées de retrouver une vie digne et sûre.

La mémoire des victimes ne doit pas devenir un instrument de haine. Elle doit nous rappeler les conséquences du fanatisme et nous encourager à construire un monde dans lequel personne ne soit persécuté pour sa foi ou ses convictions.

La destruction des monuments peut effacer des pierres, mais elle ne doit pas effacer notre devoir de mémoire. Face au fanatisme, la fidélité au Christ nous appelle à défendre la dignité humaine, à protéger les innocents et à demeurer artisans de paix.


Sources et références

Article original : « Satan derrière l'État islamique… », publié sur Mystique Orthodoxe le 4 septembre 2018.

Source mentionnée dans l'article original : le blog portugais As Cruzadas.

Travail de réécriture réalisé en 2026 : texte reformulé et restructuré pour améliorer la clarté et la lisibilité. Les faits historiques sont distingués de l'interprétation spirituelle exprimée dans le titre original. Cette réécriture ne constitue pas une reproduction littérale du texte source.

mercredi 8 août 2018

Gabriele Amorth et la guerre en Syrie

Image extraite de "Catholicityblog.com"


Gabriele Amorth et la guerre en Syrie : prier pour la paix

La guerre en Syrie a profondément marqué le Moyen-Orient et provoqué d'immenses souffrances parmi les populations civiles. Dans ce contexte, le père Gabriele Amorth, célèbre prêtre exorciste italien, avait pris publiquement position en faveur de la paix et contre une nouvelle intervention militaire.

Ses paroles, rapportées en 2018 par Mystique Orthodoxe, prennent la forme d'un appel spirituel : face à la violence et à la menace de la guerre, le chrétien ne doit pas seulement regarder les événements avec inquiétude, mais aussi prier pour la paix.

« Dieu est un Dieu de paix »

Selon les propos rapportés dans l'article, le père Amorth déclarait que Dieu veut la paix, l'amour entre les hommes, la solidarité et l'aide aux plus pauvres.

À l'inverse, il associait la guerre et la destruction à l'action du mal.

Cette manière de parler correspondait profondément à sa vision spirituelle. Pour lui, le combat contre le mal ne devait pas être recherché dans la violence, mais dans la foi, la prière et la conversion.

Dans une autre interview, Amorth expliquait d'ailleurs que son ministère d'exorciste l'avait conduit à accorder une grande importance à la prière et à la confiance en Dieu.

« Pas de bombes pour contrer les bombes »

L'un des messages les plus marquants rapportés par l'article est celui-ci : face aux bombes, il ne faut pas répondre simplement par davantage de bombes.

Le père Amorth évoquait alors la journée de jeûne et de prière pour la Syrie et pour la paix dans le monde appelée par le pape François en 2013.

Pour lui, cette prière commune représentait une autre manière de lutter contre le mal : non pas en ajoutant de la violence à la violence, mais en demandant à Dieu d'ouvrir un chemin vers la paix.

Cette conviction rejoint une idée profondément chrétienne : la prière n'est pas une fuite devant les événements du monde. Elle peut être une manière de confier à Dieu les victimes, les responsables, les familles séparées et tous ceux qui souffrent.

La guerre laisse toujours des blessures

Dans l'article original, le père Amorth affirmait également que l'intervention militaire envisagée à l'époque ne permettrait pas, selon lui, de résoudre la crise syrienne.

Il condamnait plus largement les systèmes fondés sur la violence.

Il faut replacer ces déclarations dans leur contexte : elles remontent à 2013, alors que la guerre civile syrienne durait depuis plus de deux ans. L'article de Mystique Orthodoxe a ensuite repris ces propos en 2018.

Certaines affirmations géopolitiques présentes dans l'article original relevaient toutefois du contexte et des analyses de l'époque. Elles ne doivent pas être présentées aujourd'hui comme des faits établis sans vérification.

Le chrétien face à la guerre

La parole du père Amorth peut surtout être retenue comme une invitation à ne pas devenir indifférent devant la souffrance.

Lorsque des peuples sont plongés dans la guerre, le chrétien peut prier pour les victimes, pour les personnes déplacées, pour les enfants, pour les familles et même pour ceux qui prennent les décisions.

Il peut également demander à Dieu de toucher les cœurs et d'empêcher que la haine et la vengeance deviennent plus fortes que le désir de paix.

Le Christ proclame :

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
Matthieu 5, 9

Être artisan de paix ne signifie pas fermer les yeux sur le mal. Cela signifie refuser que la violence devienne la seule réponse possible.

La paix commence aussi dans le cœur

La guerre entre les peuples nous rappelle également les combats qui existent dans le cœur humain.

La colère, la haine, le désir de vengeance et le mépris peuvent sembler beaucoup plus petits qu'une guerre, mais ils participent eux aussi à la division entre les hommes.

C'est pourquoi la prière pour la paix dans le monde commence aussi par une prière pour notre propre cœur.

Seigneur, donne-nous Ta paix.

Donne la paix aux peuples éprouvés par la guerre.

Console ceux qui ont perdu un proche.

Protège les innocents et les enfants.

Donne aux responsables la sagesse nécessaire pour rechercher des solutions qui épargnent des vies.

Et apprends-nous, dans notre propre vie, à ne pas répondre au mal par le mal.

Car la paix véritable ne peut être construite uniquement par les hommes : elle doit aussi être demandée à Dieu.

Prière pour la paix

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui es venu apporter la paix au monde,
regarde ceux qui souffrent de la guerre.

Protège les innocents,
console les familles endeuillées,
soutiens ceux qui ont tout perdu
et ouvre un chemin de réconciliation.

Éloigne des hommes la haine,
la vengeance et la violence.

Donne aux peuples de rechercher la paix
et aux responsables de prendre des décisions qui protègent la vie humaine.

Et fais de nous, là où nous sommes,
des artisans de paix.

« Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix. »

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Gabriele Amorth et la guerre en Syrie », publié le 8 août 2018.

Les propos attribués au père Gabriele Amorth sont rapportés dans l'article original comme datant du contexte de la crise syrienne de 2013, notamment autour de l'appel du pape François à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie.

Pour mieux contextualiser la figure du père Amorth, des entretiens publiés de son vivant le présentent comme un prêtre consacré au ministère d'exorciste et accordant une place centrale à la prière, à la foi et à la confiance en Jésus-Christ.

Cette version est une réécriture et un développement spirituel en 2026 de l'article original. Les propos géopolitiques sont conservés comme des déclarations attribuées au père Amorth et replacés dans leur contexte, plutôt que présentés comme des faits actuels.

mercredi 25 octobre 2017

Pierre Le Corf admire ces petits syriens qui ne perdent pas courage en pleine guerre



Image © Photo. Pierre Le Corf


Pierre Le Corf : ces petits Syriens qui ne perdent pas courage au milieu de la guerre

Au milieu des guerres et des conflits, les enfants sont souvent les premières victimes. Ils voient leur quotidien bouleversé, leurs familles séparées et leur avenir devenir incertain.

Pourtant, même dans les circonstances les plus difficiles, certains enfants continuent de sourire, de jouer et d'espérer.

C'est ce que racontait en 2017 Pierre Le Corf, alors engagé dans l'aide humanitaire auprès de civils à Alep, en Syrie. Il témoignait de son admiration pour ces enfants qu'il décrivait affectueusement comme de « petits chats » et de « petits lions », capables de conserver leur innocence et leur courage malgré les épreuves.

Redonner un peu de couleur à leur vie

Pour Pierre Le Corf, aider les enfants ne consiste pas seulement à leur apporter une aide matérielle.

Il s'agit également de leur permettre de retrouver, autant que possible, une part d'enfance.

Dans son témoignage, il expliquait notamment l'importance du cinéma. Pour lui, un film peut être beaucoup plus qu'un simple divertissement : il peut ouvrir une fenêtre sur le monde, inspirer un enfant, lui donner envie d'apprendre et lui montrer qu'il possède des capacités et une force intérieure.

Dans un contexte marqué par la guerre, quelques heures consacrées au cinéma, aux jeux ou à d'autres activités peuvent ainsi devenir un véritable moment d'évasion.

L'objectif est simple : remettre un peu de couleur dans une vie qui en a été privée.

Des enfants qui pensent encore aux autres

L'un des passages les plus touchants du témoignage concerne une question posée aux enfants.

On leur demanda ce qu'ils feraient s'ils rencontraient d'autres enfants vivant dans les quartiers touchés par la guerre et s'ils avaient la possibilité de les aider.

Leurs réponses furent simples et profondément généreuses.

Certains auraient donné leurs jouets. D'autres auraient proposé une place à côté d'eux pour aller à l'école. D'autres encore auraient accueilli ces enfants chez eux.

Au milieu d'une guerre qui cherche à séparer les hommes, ces enfants manifestaient au contraire le désir de partager.

Ils ne raisonnaient pas en termes de politique ou d'idéologie. Ils voyaient simplement d'autres enfants qui avaient besoin d'être aidés.

L'enfance peut encore porter l'espérance

Ce témoignage rappelle une réalité essentielle : même lorsqu'un enfant est confronté à des situations terribles, il ne faut jamais considérer que tout espoir est perdu.

Un jouet, un livre, un film, une activité, une école ou simplement la présence bienveillante d'un adulte peuvent représenter beaucoup.

L'enfant a besoin de sentir qu'il existe encore un avenir.

Il a besoin de rire.

Il a besoin d'apprendre.

Il a besoin de jouer.

Et surtout, il a besoin de savoir qu'il n'est pas oublié.

« Mes petits superhéros »

Pierre Le Corf appelait ces enfants ses « petits superhéros » et les présentait comme une partie du présent et de l'avenir de la Syrie.

Cette expression peut nous faire réfléchir.

Un héros n'est pas nécessairement celui qui possède une grande force physique ou qui accomplit des exploits extraordinaires.

Parfois, le courage consiste simplement à continuer à vivre, à sourire et à aimer malgré les difficultés.

Pour un enfant qui grandit dans un environnement marqué par la violence, conserver la capacité de jouer avec un autre enfant, de partager un jouet ou de rêver à son avenir est déjà une forme de résistance à la désespérance.

Ne jamais oublier les enfants

Les guerres sont souvent racontées à travers les décisions des gouvernements, les combats et les événements militaires.

Mais derrière les événements se trouvent des êtres humains.

Il y a des pères et des mères.

Il y a des vieillards.

Et il y a des enfants.

Ces derniers n'ont pas choisi la guerre dans laquelle ils sont nés.

Ils ont simplement besoin de protection, d'éducation, d'affection et d'espérance.

Le témoignage rapporté dans cet article nous invite donc à regarder au-delà des divisions et des débats politiques pour ne pas oublier l'essentiel : chaque enfant possède une dignité et mérite d'être entouré d'amour.

Une espérance à préserver

Dans la tradition chrétienne, le Christ accorde une place particulière aux enfants :

« Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car le Royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »

Matthieu 19, 14

Prendre soin d'un enfant, c'est donc aussi protéger une promesse d'avenir.

Même lorsqu'un pays est ravagé par la guerre, l'espérance peut encore être entretenue dans le cœur des plus jeunes.

Un sourire retrouvé, une main tendue, une parole encourageante ou un moment de joie peuvent sembler bien modestes face à l'immensité d'un conflit.

Pourtant, c'est souvent par ces petits gestes que l'on recommence à reconstruire.

Que Dieu protège tous les enfants victimes de la guerre et qu'Il donne aux adultes la sagesse et le courage nécessaires pour leur offrir un avenir de paix.

Prière pour les enfants victimes de la guerre

Seigneur Jésus-Christ,

protège les enfants qui vivent au milieu des guerres.

Console ceux qui ont perdu leurs parents,
soutiens ceux qui ont dû quitter leur maison
et guéris les blessures visibles et invisibles laissées par la violence.

Donne-leur des personnes capables de les aimer,
des écoles où ils pourront apprendre,
des lieux où ils pourront jouer
et un avenir dans lequel ils pourront espérer.

Apprends-nous à ne jamais détourner les yeux de leur souffrance.

Et fais de nous des instruments de paix,
afin que chaque enfant puisse grandir dans la dignité,
l'amour et la sécurité.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Pierre Le Corf admire ces petits Syriens qui ne perdent pas courage en pleine guerre », publié le 25 octobre 2017. L'article indique comme source un extrait de Sputnik France et rapporte un témoignage de Pierre Le Corf concernant son action auprès d'enfants syriens.

Le texte original présente notamment le cinéma et les activités destinées aux enfants comme des moyens de leur redonner de l'espoir et de leur permettre de retrouver un peu de légèreté malgré le contexte de guerre.

Cette version est une réécriture réalisée en 2026 destinée à Mystique Orthodoxe, avec un développement spirituel centré sur l'enfance, la solidarité, la dignité humaine et l'espérance chrétienne.

jeudi 12 octobre 2017

Les Français mal informés sur la Syrie

Image :  © REUTERS/ SANA

Alors qu'ils représentaient 10 % de la population au début de la guerre, les Chrétiens Syriens sont aujourd'hui menacés de disparition, ce qu'ils imputent au soutien occidental aux groupes armés « rebelles ».

Alors que l'armée syrienne soutenue par la Russie et l'Iran a repris le contrôle de plus de 80 % de la partie d'Alep occupée par l'opposition armée, l'association française des Chrétiens de Syrie pour la Paix a tenu à rendre hommage le vendredi 9 décembre 2016 aux soldats russes tombés sur le front syrien.
« Ils ne nous ont pas laissés seuls face aux terroristes, nous leur en sommes reconnaissants » explique Roueida Khoury, la présidente de l'association. Les quelques personnes ayant bravé le froid ont été reçues par l'Ambassadeur après avoir répondu aux questions des journalistes.

Bien que l'association se dise chrétienne, elle se défend de tout communautarisme, convaincue que « Toute la Syrie est concernée. Les sunnites aussi sont assassinés par les terroristes de Daech ». Elle précise toutefois que les chrétiens sont particulièrement visés par le slogan de sinistre mémoire: « la valise ou le cercueil »
Bien consciente d'être à contre-courant de l'opinion médiatique courante, Roueida Khoury estime que « Très peu de Français ont compris ce qui se passe en Syrie en raison du totalitarisme intellectuel ambiant ». Elle a néanmoins espoir que les choses évoluent sous l'impulsion d'hommes politiques moins soumis aux intérêts de l'Amérique et plus sensible à la vision multipolaire prônée par la Russie.

Pour les représentants des chrétiens de Syrie en France, la sortie de crise dans leur pays passera par des négociations entre toutes les composantes de la société syrienne, y compris l'opposition, « mais pas cette opposition armée, criminelle et inconnue en Syrie que l'Occident et l'Arabie Saoudite veulent nous imposer, la vraie opposition, reconnue comme telle, qui existe en Syrie et n'appelle pas aux interventions étrangères sur notre sol. »
En savoir plus:

Extrait de Sputnik France,

mardi 3 octobre 2017

Le Président Syrien souligne le rôle de la Russie dans la reconstruction de son pays


Image extraite de Sputnik,

© Sputnik. Alexei Druzhinin

La Russie et la reconstruction de la Syrie : les enjeux évoqués en 2017

Alors que la Syrie traversait encore une guerre particulièrement éprouvante, la question de la reconstruction du pays commençait déjà à prendre une place importante dans les discussions internationales.

Le 2 octobre 2017, le président syrien Bachar al-Assad recevait à Damas une délégation russe composée notamment de responsables économiques et de représentants de grandes entreprises. Les échanges portaient notamment sur l’avenir économique de la Syrie et sur les possibilités de coopération entre les deux pays.

Préparer la reconstruction du pays

Au cours de cette rencontre, Bachar al-Assad soulignait l’importance, selon lui, du partenariat entre la Syrie et la Russie pour la période de reconstruction.

Plusieurs secteurs étaient évoqués : le pétrole et le gaz, les phosphates, les transports, mais également la production pharmaceutique et la remise en état des infrastructures.

La question était considérable. Après plusieurs années de conflit, une grande partie des infrastructures syriennes avait été endommagée et des millions de Syriens avaient été déplacés à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. À la fin de 2017, certaines régions commençaient à retrouver une vie plus normale, tandis que de vastes zones restaient fortement touchées par la guerre.

Une coopération étroite entre Damas et Moscou

La Russie occupait alors une place importante auprès du gouvernement syrien. Les autorités de Damas considéraient cette coopération comme stratégique et souhaitaient l'étendre au domaine économique et commercial.

La délégation russe était conduite par Kirill Molodtsov, alors vice-ministre russe de l'Énergie. Des discussions furent également menées avec plusieurs responsables syriens autour des possibilités de coopération dans le domaine de l'énergie et des infrastructures.

Selon les informations rapportées à l'époque, les entreprises russes voyaient dans la reconstruction syrienne d'importantes possibilités d'investissement et de coopération.

Reconstruire après la guerre

La reconstruction ne concernait évidemment pas seulement les grands projets économiques.

Derrière les routes, les centrales électriques, les transports ou les installations industrielles se trouvait une réalité beaucoup plus humaine : celle d'une population ayant vécu des années de violence, de déplacements et de destructions.

Reconstruire un pays signifie aussi permettre aux familles de retrouver un logement, aux enfants de retourner à l'école, aux malades d'avoir accès aux soins et aux populations déplacées de retrouver progressivement une vie stable.

La reconstruction matérielle et la reconstruction humaine sont ainsi deux dimensions qui ne peuvent être complètement séparées.

Une nouvelle étape pour la Syrie ?

En 2017, les autorités syriennes présentaient la reconstruction comme une nouvelle étape rendue possible par l'évolution du conflit. D'autres acteurs internationaux avaient cependant des analyses différentes sur la situation politique et militaire du pays et sur les conditions nécessaires à une reconstruction durable.

Il est donc important, avec le recul, de replacer les déclarations de cette époque dans leur contexte : elles exprimaient avant tout la position du gouvernement syrien et de ses partenaires russes à un moment particulier de la guerre.

Quoi qu'il en soit, derrière les débats politiques et géopolitiques demeure une réalité essentielle : un pays ravagé par la guerre a besoin de retrouver la paix, de reconstruire ses villes et de permettre à sa population de vivre à nouveau dans la sécurité et la dignité.

Espérer la paix pour le peuple syrien

Pour les chrétiens qui regardaient alors la tragédie syrienne avec inquiétude, la reconstruction pouvait aussi être envisagée comme un espoir.

Reconstruire des maisons est nécessaire. Reconstruire des écoles et des hôpitaux l'est tout autant. Mais il faut également reconstruire les liens entre les hommes, permettre aux familles séparées de se retrouver et aider les enfants à retrouver une vie normale.

La Syrie avait connu de terribles souffrances. L'espérance chrétienne invite pourtant à ne jamais considérer la paix comme impossible.

Prions donc pour le peuple syrien, pour les victimes de la guerre, pour les familles déplacées et pour tous ceux qui œuvrent à la reconstruction du pays.

Que Dieu accorde à la Syrie la paix, protège ses enfants et permette à ses habitants de retrouver un avenir dans la sécurité et la dignité.

Source et travail de réécriture

Article original publié sur Mystique Orthodoxe, le 3 octobre 2017 : « Le Président Syrien souligne le rôle de la Russie dans la reconstruction de son pays ». L'article indiquait comme source l'agence Sputnik et rapportait des informations provenant de l'agence syrienne SANA.

La réécriture en 2026 conserve le thème et les informations principales de l'article original, tout en les replaçant dans leur contexte et en distinguant les déclarations des autorités syriennes des faits établis indépendamment.