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lundi 11 octobre 2021

Moscou : Un enfant retrouve la vue lors d'un baptême !

À Moscou, un enfant retrouve la vue au moment de son baptême

Il existe des témoignages qui nous invitent à regarder le mystère de la foi avec des yeux nouveaux.

En 2019, à Moscou, un prêtre orthodoxe rapportait un événement étonnant survenu au cours du baptême d’un petit garçon aveugle. Le récit, repris ensuite par plusieurs médias orthodoxes, suscita de nombreuses réactions et de nombreuses prières pour l’enfant.

Un enfant venu à Moscou pour être soigné

Le petit garçon, âgé d’environ quatre ans et demi, était aveugle. Avec sa mère, il était venu à Moscou parce qu’une intervention médicale était prévue afin de tenter de lui rendre la vue.

Avant l’opération, sa mère décida cependant de faire baptiser son enfant.

Le baptême fut célébré dans une église dédiée à saint Serge de Radonège, à Businovo, par le prêtre Gueorgui Maksimov.

Pour l’Église orthodoxe, le baptême est avant tout le sacrement par lequel l’homme entre dans la vie nouvelle en Christ. Il ne s’agit donc pas simplement d’une cérémonie ou d’un geste symbolique : le baptême est une naissance spirituelle, une entrée dans la communion de l’Église.

Une pensée du prêtre

Au début du baptême, le prêtre eut une pensée très simple.

Il se demanda s’il serait possible que Dieu rende la vue à cet enfant précisément au moment du sacrement.

Le père Gueorgui Maksimov expliqua toutefois qu’il n’attendait pas réellement un miracle. Il savait que Dieu seul connaît le moment et la manière dont une guérison peut avoir lieu.

Cette précision est importante.

La véritable foi chrétienne n’est pas une manière d’exiger un miracle de Dieu. Elle consiste à remettre notre vie entre Ses mains, avec confiance et humilité.

« Je vois ! »

Après le baptême, l’enfant fut remis dans les bras de son parrain.

C’est alors qu’un événement inattendu se produisit.

Selon le témoignage du prêtre, le petit garçon prononça soudain ces mots :

« Je vois ! »

Pour les personnes présentes, ce fut un moment bouleversant.

Le prêtre lui-même déclara qu’il ne savait pas comment expliquer ce qui venait de se produire. Il rapporta simplement les faits tels qu’il les avait vécus, sans prétendre en tirer immédiatement une conclusion médicale ou scientifique.

L’enfant devait naturellement être conduit à l’hôpital afin d’être examiné par des médecins. Le prêtre soulignait lui-même qu’une intervention pouvait encore être nécessaire.

Quand la foi rencontre le mystère

Ce récit nous rappelle quelque chose d'essentiel : la foi chrétienne ne repose pas sur la recherche permanente de phénomènes extraordinaires.

Les miracles, lorsqu’ils se produisent réellement, ne sont jamais une fin en eux-mêmes.

Ils tournent le cœur de l’homme vers Dieu.

Dans l’Évangile, le Christ accomplit des guérisons, mais Il ne guérit jamais uniquement le corps. Il cherche aussi à relever la personne tout entière, à lui rendre l’espérance et à l’ouvrir à la vie de Dieu.

La guérison physique peut être extraordinaire.

Mais la guérison du cœur, la conversion, le pardon et la naissance d’une foi véritable sont également des œuvres de la grâce.

« Seigneur, je crois »

L’histoire de cet enfant nous fait aussi penser à la parole de l’Évangile :

« Je crois, Seigneur ; viens au secours de mon incrédulité ! »
(Marc 9, 24)

Cette prière peut être celle de chacun de nous.

Nous demandons parfois à Dieu une guérison, une solution, un changement dans notre existence.

Et nous pouvons demander avec confiance.

Mais nous devons également apprendre à dire :

« Seigneur, que Ta volonté soit faite. »

Car Dieu demeure libre dans Ses dons et dans Ses œuvres.

La lumière du baptême

Il y a enfin une belle dimension spirituelle dans ce témoignage.

Un enfant qui vivait dans l'obscurité physique entre dans l'Église par le sacrement du baptême et, selon le récit du prêtre, affirme ensuite : « Je vois ! »

Qu'il s'agisse d'un événement miraculeux ou d'un phénomène qui devait encore être médicalement évalué, cette histoire nous invite surtout à méditer sur une autre lumière : celle que le Christ apporte à l'âme.

Dans l'Évangile selon saint Jean, Jésus déclare :

« Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
(Jean 8, 12)

Cette lumière ne dépend pas de nos yeux physiques.

Elle éclaire le cœur.

Elle permet de retrouver l'espérance lorsque tout semble perdu, de pardonner lorsque la blessure est profonde et de continuer à avancer lorsque le chemin paraît obscur.

Prions pour cet enfant

Le témoignage rapporté à Moscou avait suscité de nombreuses prières pour le petit Sergueï et pour sa mère Natalia.

Nous pouvons nous aussi les confier à Dieu. Prions pour cet enfant et pour tous les enfants malades ou handicapés.

Prions pour leurs parents, qui portent parfois des croix très lourdes. Prions également pour les médecins et tous ceux qui travaillent à soulager la souffrance.

Et surtout, demandons au Seigneur de nous donner cette lumière intérieure qui permet de continuer à croire, même lorsque nous ne comprenons pas.

Seigneur Jésus-Christ,
Toi qui es la Lumière du monde,
veille sur les enfants malades,
console leurs parents,
fortifie ceux qui les soignent
et accorde-nous une foi humble et véritable.
Apprends-nous à Te faire confiance
dans la joie comme dans l'épreuve.
Que Ta lumière éclaire nos cœurs
et nous conduise vers Ton Royaume.
Amen.

Source et travail de réécriture

Article original publié sur Mystique Orthodoxe, le 11 octobre 2021, sous le titre « Moscou : Un enfant retrouve la vue lors d'un baptême ! ».

Le témoignage avait été rapporté par le prêtre orthodoxe Gueorgui Maksimov, alors clerc de l’église Saint-Serge-de-Radonège à Businovo, à Moscou. La presse orthodoxe russe Pravmir a publié le récit le 15 avril 2019 et précise que l’enfant devait encore être examiné par des médecins.

La présente version est une réécriture pour Mystique Orthodoxe. Le récit du rétablissement de la vue est présenté comme un témoignage attribué au prêtre, sans le présenter comme une guérison médicalement établie. L'accent est mis sur le baptême, la foi, la lumière du Christ et la prière.

jeudi 1 novembre 2018

Un combattant japonais baptisé chrétien orthodoxe


Un combattant japonais à la recherche du Christ : de la voie des arts martiaux au baptême orthodoxe

Il existe parfois des parcours spirituels qui nous surprennent par le chemin qu'ils empruntent. Certaines personnes découvrent la foi chrétienne après avoir grandi dans une autre tradition religieuse, tandis que d'autres commencent leur recherche à travers la philosophie, la littérature ou la pratique spirituelle.

Le parcours de Tokashi Kishi, pratiquant japonais d'arts martiaux, appartient à cette catégorie. Son histoire, rapportée par plusieurs sources orthodoxes, montre comment une recherche commencée dans l'univers des traditions orientales l'a progressivement conduit vers la découverte du christianisme et finalement vers l'Église orthodoxe.

Une jeunesse tournée vers les arts martiaux

Dès son enfance, Tokashi Kishi s'intéressa aux arts martiaux. Cette pratique l'amena également à s'intéresser aux traditions religieuses et philosophiques de l'Orient, notamment au bouddhisme.

Cette association entre pratique corporelle et recherche spirituelle n'est pas particulièrement surprenante dans le contexte culturel japonais. Les arts martiaux peuvent être accompagnés d'une réflexion sur la discipline, la maîtrise de soi, la patience et la manière de conduire son existence.

Mais pour Tokashi Kishi, cette recherche ne semble pas s'être arrêtée aux traditions qu'il connaissait déjà.

Selon le récit publié par John Sanidopoulos, il découvrit progressivement le christianisme à travers la lecture de nombreux ouvrages. Dans un premier temps, il considérait essentiellement le christianisme comme un enseignement moral et éthique parmi d'autres. Il lui apparaissait alors comme une voie comparable, sur certains aspects, à ce qu'il connaissait déjà du bouddhisme.

Cette première perception allait cependant évoluer.

La rencontre avec l'Orthodoxie

Un voyage en Russie constitua une étape importante de son parcours.

D'après le récit transmis par la source orthodoxe, cette visite fit naître en lui le désir d'approfondir sa connaissance de l'Orthodoxie. À son retour au Japon, cette recherche se poursuivit et il entreprit un catéchisme en langue japonaise.

Ce détail est particulièrement intéressant : sa découverte de la foi chrétienne ne semble pas avoir été simplement une adhésion à une idée ou à une philosophie. Elle s'est progressivement transformée en une démarche de connaissance et d'intégration dans l'Église.

Il finit ainsi par accepter la foi orthodoxe.

Une recherche qui devient une rencontre

Il y a une différence importante entre connaître une religion et commencer à vivre une foi.

On peut lire des livres, étudier une tradition, découvrir son histoire et s'intéresser à sa spiritualité. Mais la foi chrétienne ne se réduit pas à un ensemble d'idées philosophiques.

Le christianisme annonce une personne : Jésus-Christ.

C'est précisément ce qui donne à un parcours comme celui de Tokashi Kishi une dimension particulière. Sa recherche semble avoir commencé par des questions intellectuelles et spirituelles, mais elle l'a progressivement conduit vers une rencontre avec l'Église et vers le désir de recevoir le baptême.

Pour un chrétien orthodoxe, le baptême n'est pas simplement l'adhésion à une nouvelle philosophie. Il constitue l'entrée sacramentelle dans la vie de l'Église.

Le baptême en Russie

Lors d'un nouveau séjour en Russie, Tokashi Kishi annonça son désir de recevoir le baptême orthodoxe.

Selon le récit rapporté par John Sanidopoulos, le baptême fut célébré avec la bénédiction du métropolite Jean de Belgorod. À cette occasion, le nouveau chrétien reçut le nom de Jean, en référence à saint Jean le Baptiste.

Ce choix du nom de Jean le Baptiste est particulièrement évocateur.

Saint Jean le Précurseur est celui qui prépare le chemin du Christ. Sa prédication appelle à la conversion, au changement intérieur et au retour vers Dieu.

Sans chercher à interpréter à la place de Tokashi Kishi son propre parcours, on peut néanmoins voir dans ce nom une belle image de toute recherche spirituelle : chercher, s'interroger, avancer, puis découvrir progressivement Celui vers qui cette recherche conduit.

Des arts martiaux à la vie chrétienne

Le parcours de cet homme peut également nous faire réfléchir à la relation entre les arts martiaux et la vie spirituelle.

Il ne faut évidemment pas confondre les deux. Le christianisme n'est pas un art martial et l'Église ne demande pas au chrétien de pratiquer une discipline physique particulière.

Cependant, certaines qualités développées par la pratique martiale peuvent être mises au service d'une vie plus attentive : la patience, la persévérance, la maîtrise de soi, l'effort, l'humilité et la capacité à reconnaître ses propres limites.

Un pratiquant apprend que les progrès véritables demandent du temps. Il répète, échoue, recommence et avance progressivement.

La vie spirituelle possède également cette dimension de patience.

La prière, la conversion du cœur et la recherche de Dieu ne sont pas des accomplissements instantanés. Elles demandent de la persévérance et une certaine fidélité.

Mais il existe aussi une différence fondamentale : dans le christianisme, nous ne cherchons pas simplement à nous perfectionner par nos propres forces. Nous nous tournons vers Dieu et recevons de Lui la grâce dont nous avons besoin.

De la maîtrise de soi à l'humilité

Les arts martiaux peuvent enseigner la maîtrise du corps et des réactions. La vie chrétienne demande une maîtrise plus profonde encore : celle de nos passions, de notre orgueil, de notre colère et de notre égoïsme.

Le véritable combat chrétien n'est donc pas dirigé contre les autres.

Il commence en nous-mêmes.

Cette perspective rejoint une parole de saint Paul :

« Ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter »
(Éphésiens 6,12).

Le chrétien ne cherche pas à vaincre son prochain. Il cherche plutôt à se libérer de ce qui l'éloigne de Dieu.

Dans cette perspective, la discipline acquise par une pratique physique peut devenir une occasion de comprendre quelque chose de plus profond : la force véritable n'est pas la domination de l'autre, mais la capacité à se maîtriser soi-même.

Une histoire qui dépasse les frontières

L'histoire de Tokashi Kishi est également un rappel de l'universalité de l'Église.

Il était Japonais. Il avait grandi dans une culture marquée par les traditions religieuses de son pays. Il pratiquait les arts martiaux et s'était intéressé au bouddhisme.

Et pourtant, sa recherche l'a conduit vers l'Église orthodoxe.

L'Orthodoxie n'est donc pas limitée à un peuple, à une langue ou à une région particulière du monde. Elle est la foi de l'Église universelle.

On peut rencontrer l'Orthodoxie en Grèce, en Russie, en Roumanie, en Serbie, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe occidentale ou encore au Japon.

La diversité des peuples ne disparaît pas dans l'Église. Elle peut au contraire devenir une richesse lorsqu'elle est réunie dans la même foi au Christ.

Dieu peut nous conduire par des chemins inattendus

Ce récit nous rappelle enfin que Dieu peut rejoindre chaque personne là où elle se trouve.

Tokashi Kishi n'a pas commencé son cheminement en étant déjà chrétien orthodoxe. Sa recherche est passée par les arts martiaux, la lecture, la découverte du christianisme, un voyage en Russie, puis la connaissance de l'Orthodoxie et le catéchisme.

Nous ne connaissons jamais à l'avance le chemin par lequel une personne pourra rencontrer Dieu.

C'est pourquoi il est important de ne pas mépriser celui qui cherche encore.

Une question posée aujourd'hui peut devenir une prière demain. Une lecture peut susciter une réflexion. Une rencontre peut ouvrir une porte. Un voyage peut bouleverser une existence.

La conversion est toujours un mystère personnel entre Dieu et celui qui Le cherche.

Une recherche qui continue

Le baptême ne représente pas la fin d'une recherche. Pour le chrétien, il constitue au contraire le commencement d'une vie nouvelle dans l'Église.

Recevoir le baptême signifie entrer dans un chemin qui demande ensuite de grandir dans la foi, la prière, les sacrements, la charité et la connaissance du Christ.

C'est peut-être ce qui rend ce récit particulièrement beau.

Un homme qui avait commencé par rechercher la maîtrise de son corps et à comprendre les traditions spirituelles de son environnement a progressivement été conduit vers une autre découverte : celle du Christ et de l'Église orthodoxe.

Son parcours nous rappelle que la recherche de Dieu peut prendre des chemins que nous n'aurions pas imaginés.

Et peut-être pouvons-nous retenir simplement ceci : lorsqu'une personne cherche sincèrement la vérité, il ne faut jamais désespérer de son chemin.

Dieu connaît le cœur de chacun.

Il peut parfois utiliser une rencontre, un livre, un voyage, une question ou même une pratique que nous pensions éloignée de la foi pour ouvrir doucement une porte vers Lui.

« Cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. »
(Matthieu 7,7)

Sources

Cet article reprend et développe un récit publié à l'origine par John Sanidopoulos, dans Mystagogy, consacré au baptême orthodoxe du pratiquant japonais Tokashi Kishi.

Source principale : John Sanidopoulos, Japanese Fighter Baptized Orthodox Christian, 3 octobre 2012.
Lire l'article original de John Sanidopoulos / Mystagogy

L'article avait également été repris en anglais par Journey to Orthodoxy, qui attribue lui aussi l'information à Mystagogy.

Article original sur Mystique Orthodoxe :
Un combattant japonais baptisé chrétien orthodoxe — Mystique Orthodoxe

jeudi 19 octobre 2017

Se sauver de la magie et du Satanisme ? Comment ?


La douleur amène souvent les gens à recourir aux sorciers pour guérir des maladies. Les personnes dangereuses, ciblent les personnes faibles, naïves, peu croyantes, manipulables, leur enseigne l'avenir, leur destin.

Mais souvent, les personnes se penchent vers la magie, qui est un pas de plus de dangereux. On risque de perdre son âme, parce que par la magie, on nie Dieu lui-même.


  • Vous devez éviter tout cela de quelque façon que ce soit. Ne rien à voir affaire avec des sorciers, marabouts ou magiciens. C'est déjà la meilleure façon pour se mettre hors de danger. Financièrement, beaucoup de gens ont perdu de la fortune en contactant de telles personnes, mais ça c'est le risque sur un plan matériel. Physiquement, on peut perdre sa santé. Spirituellement, souffrir de chocs nerveux et de graves maladies mentales. Sur un plan relation Dieu/Homme/Mal, on peut perdre son âme, puisque par la magie, on nie Dieu lui-même.

  • Se réfugier dans l'Eglise. Seul l'homme qui vit dans la famille de Dieu, dans l'Eglise, est assuré. Notre Seigneur nous dit : "Mes brebis écoutent ma voix, je sais ces choses, et qui me suit, aura la vie éternelle" (Jean 10, 27-28).
Saint Nicodème, écrit de la Sainte Montagne : "Méfiez-vous de la magie et de l'énergie négative des démons, que vous soyez jeunes ou vieux, hommes ou femmes, restez accroché à la Sainte Croix. Les démons ont peur de la Croix, et fuient quand ils la voient. En outre, Agio Ioanni le Vostrino, qui avait le pouvoir de faire fuir les démons, déclara les trois choses que les esprits impurs redoutaient le plus : la Croix, le Saint Baptême, et la Communion. Ayez votre Saint Evangile dans votre maison, mais aussi avec vous. Et bien sûr, étudiez-la. Quelle que soit la maison, l'Evangile vous protège du démon. 

Et Saint Nicodème nous prévient : "Méfiez vous des magiciens qui utilisent la croix, les bougies, encens, invoquant le Christ et les Saints, répétant plusieurs prières... Ils brouillent les pistes, et induisent en erreur les victimes naïves..

Se préserver de la magie et du satanisme : rester attaché au Christ

Dans les moments de souffrance, de maladie ou de désespoir, l’être humain cherche naturellement une solution. Lorsque l’on ne trouve plus de réponse, il peut être tenté de se tourner vers des personnes qui prétendent posséder des pouvoirs particuliers : voyants, sorciers, marabouts, magiciens ou autres praticiens de l’occultisme.

L’Église met cependant en garde contre ces pratiques. Dans la perspective chrétienne, le croyant n’a pas à chercher une puissance cachée ou une connaissance de l’avenir en dehors de Dieu. Sa sécurité véritable se trouve dans sa relation avec le Christ.

La souffrance peut nous rendre vulnérables

La détresse rend parfois l’homme plus fragile. Une personne malade ou profondément éprouvée peut être prête à croire celui qui lui promet une guérison rapide, la connaissance de son avenir ou la résolution de tous ses problèmes.

L’article original rappelle également que certaines personnes peuvent profiter de cette vulnérabilité. Les conséquences peuvent alors être matérielles, lorsque des sommes importantes sont demandées, mais aussi psychologiques ou spirituelles.

C’est pourquoi le premier conseil est simple : ne pas chercher son secours auprès de ceux qui prétendent maîtriser des forces occultes.

Le chrétien est appelé à présenter ses souffrances à Dieu, à demander conseil à des personnes de confiance et, lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, à rechercher également une aide médicale appropriée.

Ne pas chercher ailleurs ce que Dieu nous donne

Pour la foi chrétienne, la vie spirituelle ne repose pas sur la recherche de pouvoirs mystérieux.

La magie cherche à obtenir un résultat par des moyens occultes. La foi, au contraire, consiste à se remettre entre les mains de Dieu, même lorsque nous ne comprenons pas ce qui nous arrive.

Jésus dit dans l’Évangile :

« Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle. »
(Jean 10, 27-28)

Cette parole invite le chrétien à ne pas courir après toutes les promesses qui lui sont faites, mais à demeurer attaché au Christ.

La Croix, le Baptême et l’Eucharistie

Saint Nicodème, cité dans l’article original, rappelle l’importance de demeurer attaché à la Sainte Croix et à la vie sacramentelle de l’Église.

Le chrétien ne cherche donc pas une protection magique. Il ne transforme pas la Croix en objet porte-bonheur. Il reçoit la Croix comme le signe de l’amour du Christ, de sa victoire sur le mal et de son appel à vivre dans la foi.

Le Baptême, la Sainte Communion, la prière et la lecture de l’Évangile appartiennent à cette vie chrétienne.

L’Évangile doit également être connu et médité. La foi ne consiste pas seulement à posséder un livre sacré dans sa maison : elle consiste à laisser la Parole de Dieu transformer notre cœur et notre manière de vivre.

Attention aux apparences religieuses

L'article adresse également une mise en garde importante : certaines personnes peuvent utiliser des éléments chrétiens — croix, cierges, encens, noms du Christ ou des saints, prières — tout en proposant des pratiques qui n'appartiennent pas à la foi chrétienne.

Cette confusion peut être particulièrement trompeuse pour quelqu’un qui connaît mal sa foi.

Il est donc nécessaire d’avoir du discernement. Tout ce qui utilise le vocabulaire chrétien n’est pas nécessairement chrétien.

La véritable foi ne consiste pas à mélanger l’Évangile avec des pratiques occultes, mais à connaître le Christ et à vivre dans son Église.

Ne pas avoir peur, mais se rapprocher de Dieu

Le but de cet enseignement n'est pas de vivre dans la peur permanente du démon ou de l'occulte.

Le chrétien n'est pas appelé à être obsédé par les ténèbres. Il est appelé à regarder vers le Christ, qui est la Lumière.

Lorsque nous sommes troublés, lorsque nous avons peur ou lorsque nous avons été entraînés dans des pratiques qui nous éloignent de Dieu, la réponse chrétienne est le retour vers Dieu : la prière, le repentir, la confession, la participation aux offices et la communion à la vie de l'Église.

Il n'y a pas besoin de rechercher des méthodes mystérieuses pour se libérer du mal. Il faut avant tout revenir humblement vers Celui qui nous aime.

Rester attaché au Christ

La meilleure manière de se préserver de la magie et de l'occultisme, selon la perspective spirituelle de cet article, n'est donc pas de vivre dans la peur, mais de fortifier sa foi.

Prier.

Lire l'Évangile.

Porter avec confiance le signe de la Croix.

Participer à la vie de l'Église.

Recevoir les Saints Mystères.

Et surtout, remettre entre les mains de Dieu ce que nous ne pouvons pas résoudre par nous-mêmes.

Le mal ne doit jamais devenir le centre de notre vie spirituelle. Le centre de la vie chrétienne, c'est le Christ.

Lorsque le cœur demeure tourné vers Lui, même au milieu des épreuves et des inquiétudes, le chrétien apprend peu à peu à remplacer la peur par la confiance et les ténèbres par la lumière de l'Évangile.

Prière

Seigneur Jésus-Christ,
garde-nous de tout ce qui nous éloigne de Toi.

Lorsque nous sommes dans la peur, donne-nous la confiance.
Lorsque nous sommes dans la détresse, donne-nous l'espérance.
Lorsque nous sommes tentés de chercher des réponses ailleurs, rappelle-nous que Tu es notre véritable refuge.

Fais-nous aimer Ta Parole,
demeurer fidèles à Ton Église
et avancer chaque jour sous le signe de Ta Sainte Croix.

Que Ta lumière chasse les ténèbres de nos cœurs
et que notre vie demeure toujours tournée vers Toi.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Se sauver de la magie et du Satanisme ? Comment ? », 19 octobre 2017.

Source indiquée par l'article : Enorion.

Réécriture et développement : Mystique Orthodoxe.

lundi 4 septembre 2017

Paramonie de la Théophanie de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ


La Paramonie de la Théophanie : préparons-nous à la lumière du Christ

La veille de la grande fête de la Théophanie, l’Église nous invite à entrer dans un temps particulier de préparation. Cette journée, appelée Paramonie, est marquée par le jeûne et par une attente spirituelle : nous nous préparons à contempler le Christ venant dans les eaux du Jourdain pour recevoir le baptême de Jean.

La Théophanie, qui signifie « manifestation de Dieu », est l’une des grandes fêtes de l’Église orthodoxe. Au Jourdain, le Christ se révèle au monde et la présence de la Sainte Trinité est manifestée : le Fils est baptisé, l’Esprit Saint descend sur Lui sous la forme d’une colombe et la voix du Père se fait entendre.

Une fête encore plus lumineuse que Noël

Les hymnes de l’Église nous font comprendre la grandeur de ce mystère. La fête de la Théophanie est présentée comme une manifestation particulièrement éclatante de la lumière divine.

À Noël, nous contemplons le Christ qui vient dans le monde et qui naît humblement à Bethléem.

À la Théophanie, nous contemplons le même Christ adulte entrant dans les eaux du Jourdain. Celui qui est sans péché accepte pourtant de recevoir le baptême des mains de Jean.

Il ne vient pas parce qu’Il aurait besoin d’être purifié, mais pour sanctifier les eaux et renouveler toute la création.

« N’aie pas peur de me baptiser »

Le tropaire de la fête nous fait entendre cette parole du Christ à saint Jean-Baptiste :

« Aujourd’hui, le Seigneur entre dans le Jourdain, et crie à Jean : N’aie pas peur de me baptiser. Car je suis venu pour sauver Adam, le premier homme formé. »

Ces paroles révèlent le sens profond de la fête.

Le Christ vient chercher l’homme là où il se trouve. Il descend dans les eaux pour rejoindre l’humanité blessée et accomplir l’œuvre de notre salut.

Le Jourdain devient ainsi le lieu d'une rencontre entre Dieu et l’homme.

« Adam, réjouis-toi »

Le kondakion de la fête s’adresse directement à Adam :

« Adam, réjouis-toi, avec notre Première Mère, et ne vous cachez pas par ce que vous avez fait dans le Paradis. »

Cette parole est particulièrement belle.

Après la chute, Adam et Ève s’étaient cachés devant Dieu. La honte et la peur étaient entrées dans leur existence.

Mais le Christ vient restaurer ce qui avait été blessé.

Il ne vient pas condamner l’homme pour l’enfermer dans son passé. Il vient le chercher, le relever et lui ouvrir à nouveau le chemin de la communion avec Dieu.

Le Christ renouvelle toute la création

La Théophanie n’est donc pas simplement le souvenir d’un événement survenu autrefois sur les rives du Jourdain.

L’Église nous invite à comprendre que le Christ vient renouveler toute la création.

Les eaux elles-mêmes deviennent le signe de cette sanctification. C’est pourquoi la tradition orthodoxe accorde une place particulière à la bénédiction des eaux lors de cette fête.

L’eau, élément indispensable à la vie, devient aussi un signe de la grâce de Dieu qui vient purifier, vivifier et renouveler l’homme.

Se préparer intérieurement

La Paramonie nous rappelle qu’une grande fête chrétienne ne se vit pas seulement extérieurement.

Le jeûne, la prière et la participation aux offices permettent au croyant de préparer son cœur.

Nous pouvons nous demander :

Qu’est-ce qui doit être renouvelé en moi ?

Quelles habitudes dois-je abandonner ?
Quel pardon dois-je demander ou accorder ?
Quelle place est-ce que je donne réellement au Christ dans ma vie ?

La Théophanie devient alors une invitation à laisser la lumière du Christ entrer plus profondément dans notre existence.

Le Christ vient encore à notre rencontre

Chaque année, lorsque nous célébrons la Théophanie, nous sommes invités à redécouvrir cette merveille : Dieu ne reste pas loin de l’homme.

Le Christ descend dans les eaux du Jourdain.

Il descend jusque dans notre condition humaine.

Il vient rejoindre nos blessures, nos faiblesses et nos péchés afin de nous conduire vers la vie nouvelle.

La fête nous annonce ainsi une espérance : rien n’est définitivement perdu lorsque l’homme se tourne vers Dieu avec confiance.

Que cette Paramonie soit pour chacun de nous un véritable temps de préparation, de prière et de purification intérieure.

Que nous puissions accueillir la lumière du Christ et laisser cette lumière transformer notre cœur.

Prière

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui es venu dans les eaux du Jourdain,
viens aussi visiter notre cœur.

Purifie ce qui doit l’être,
guéris ce qui est blessé,
relève ce qui est tombé
et renouvelle en nous la joie de vivre auprès de Toi.

Que la lumière de Ta Théophanie chasse nos ténèbres
et que notre vie devienne toujours davantage un reflet de Ta lumière.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Paramonie de la Théophanie de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ », publié le 4 septembre 2017.

Source indiquée dans l’article : Orthodox Church in America (OCA), avec mention d’un extrait de Pravoslavie.ru.

Réécriture et développement : Mystique Orthodoxe.

lundi 10 juillet 2017

Saint Dionysus : le mystère du baptême



Saint Denys l’Aréopagite : le mystère profond du Baptême

Le Baptême est l’un des grands mystères de la foi chrétienne. Par lui, l’homme entre dans une vie nouvelle et commence un chemin de communion avec le Christ.

Saint Denys l’Aréopagite nous invite à regarder au-delà du simple geste extérieur de l’immersion dans l’eau. Le Baptême contient un mystère beaucoup plus profond : mourir au péché pour renaître à une vie nouvelle en Christ.

Mourir au péché avec le Christ

Lorsque le chrétien descend dans les eaux baptismales, il accomplit symboliquement une véritable descente dans la mort.

Il ne s’agit évidemment pas d’une mort physique. Le Baptême signifie la mort de l’ancien homme, celui qui était séparé de Dieu par le péché.

L’apôtre Paul enseigne :

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. »

(Romains 6,4)

Le Baptême nous fait ainsi participer au mystère de la mort et de la Résurrection du Christ.

Nous descendons dans les eaux comme dans un tombeau, mais nous en ressortons pour commencer une existence nouvelle.

L’eau devient le tombeau et le commencement d’une vie nouvelle

L’immersion baptismale possède donc une grande richesse symbolique.

Le corps du Christ a été déposé dans le tombeau et, après trois jours, Il est ressuscité. De la même manière, celui qui reçoit le Baptême descend dans les eaux et en ressort.

Ce qui semble être une mort devient ainsi le commencement d’une vie nouvelle.

Le Baptême nous rappelle que le christianisme n’est pas seulement une nouvelle manière de penser. Il est une transformation de toute l’existence.

Le Christ ne vient pas simplement améliorer notre ancienne vie : Il nous appelle à renaître en Lui.

Le baptisé entre dans le mystère du Christ

Saint Denys insiste sur cette participation mystérieuse du baptisé à la mort du Christ.

Le chrétien est appelé à devenir semblable au Christ, autant qu’il est possible à l’être humain.

Cette ressemblance ne signifie pas devenir Dieu par nature, mais recevoir par grâce la vie que Dieu nous donne et apprendre à vivre selon Lui.

Le Baptême devient ainsi le commencement d’un long chemin : celui de la conversion, de la prière, de l’humilité et de la sanctification.

Être baptisé signifie accepter de laisser progressivement mourir en nous ce qui appartient au péché afin que puisse grandir la vie du Christ.

« Le prince de ce monde ne put rien contre Lui »

Le Christ est entré librement dans sa Passion et dans sa mort. Mais la mort n’a pas eu le dernier mot.

Le tombeau n’a pas pu retenir Celui qui est la Vie.

Par Sa Résurrection, le Christ a vaincu la puissance de la mort et a ouvert à l’humanité le chemin de la vie éternelle.

C’est pourquoi le chrétien n’a pas à vivre dans la peur.

La foi baptismale nous rappelle que les ténèbres ne sont jamais plus fortes que la lumière du Christ.

Même lorsque nous traversons des épreuves, même lorsque notre foi est faible, nous pouvons nous tourner vers Celui qui a vaincu la mort.

Une vie nouvelle dans la lumière

Le Baptême n’est donc pas seulement un événement du passé.

Il doit continuer à porter ses fruits dans toute notre existence.

Être baptisé signifie chercher à vivre dans la lumière du Christ.

Cela demande un combat intérieur. Nous devons chaque jour renoncer à certaines attitudes, apprendre à pardonner, lutter contre nos passions, nous relever après nos chutes et revenir vers Dieu.

La vie chrétienne est un chemin de conversion permanente.

Nous pouvons tomber, mais nous ne sommes jamais appelés à rester à terre.

La grâce de Dieu nous permet de nous relever.

La lumière du Christ au cœur de notre vie

Saint Denys évoque cette lumière qui traverse toute la vie de celui qui se tourne véritablement vers Dieu.

Cette lumière n'est pas l'absence de difficultés.

Le chrétien peut connaître la maladie, la tristesse, les épreuves, les incompréhensions et même les moments de doute.

Mais au milieu de tout cela, la lumière du Christ demeure. Elle nous donne le courage d'avancer.

Elle nous apprend à placer notre confiance en Dieu plutôt qu'en nos propres forces. Elle nous rappelle également que notre existence terrestre n'est pas notre destination ultime.

Se souvenir de notre Baptême

Nous pouvons parfois oublier la grandeur du mystère que nous avons reçu.

Pourtant, notre Baptême devrait rester présent dans notre mémoire et dans notre prière. Nous avons été plongés dans la mort du Christ et relevés avec Lui.

Nous avons reçu la possibilité d'une vie nouvelle.

Chaque fois que nous faisons le signe de la Croix, que nous prions, que nous participons aux Saints Mystères ou que nous demandons pardon à Dieu, nous pouvons nous souvenir de cet appel : vivre comme des hommes et des femmes renouvelés par le Christ.

Le Baptême n'est donc pas seulement le souvenir d'un jour particulier.

Il est le commencement d'une vie entière avec Dieu.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui as vaincu la mort
et qui nous as ouvert le chemin de la vie,

fais-nous comprendre toujours davantage
la grâce reçue dans notre Baptême.

Aide-nous à mourir au péché
et à renaître chaque jour dans Ta lumière.

Lorsque nous tombons, relève-nous.
Lorsque nous avons peur, donne-nous confiance.
Lorsque les ténèbres nous entourent,
fais briller en nous la lumière de Ta Résurrection.

Que notre vie tout entière témoigne
de cette vie nouvelle que Tu nous as donnée.

Car Tu es notre Vie, notre Lumière et notre Espérance,
maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Saint Dionysus : le mystère du baptême », publié le 10 juillet 2017.

Le texte original indique comme source Theodorakis / Orthodox Quotes et attribue l’enseignement à saint Denys. La présente version développe et reformule le texte original afin de le rendre plus fluide et adapté à une publication sur le blog.