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mercredi 25 janvier 2023

Le Père Noël et l'esprit de Noël ..




Le Père Noël et le véritable esprit de Noël

Lorsque nous pensons au Père Noël, nous imaginons aujourd'hui surtout un personnage vêtu de rouge, associé aux cadeaux, aux enfants et à la fête commerciale de Noël. Pourtant, l'histoire de Father Christmas, la figure traditionnelle anglaise de Noël, est beaucoup plus ancienne et présente une dimension profondément différente.

Une personnification de Noël

Dans la tradition anglaise, Father Christmas n'était pas à l'origine le personnage jovial que nous connaissons aujourd'hui. Il représentait plutôt la fête de Noël elle-même, avec sa joie, son esprit de partage et sa dimension chrétienne.

Les premières représentations d'un Noël personnifié apparaissent notamment dans la littérature et les chants anglais à partir du XVe siècle. Au fil des siècles, cette figure fut représentée comme un homme âgé, digne et parfois richement vêtu.

Elle n'était donc pas nécessairement associée aux enfants ou aux cadeaux.

Noël : générosité et reconnaissance envers Dieu

Dans plusieurs textes anciens, Father Christmas rappelle surtout aux hommes leurs devoirs de charité, d'hospitalité et de générosité.

Un texte anglais du XVIIᵉ siècle lui fait ainsi demander aux hommes de s'aimer les uns les autres, de venir en aide aux opprimés, aux orphelins et aux veuves.

Cette ancienne représentation de Noël mettait également en garde contre la gourmandise, l'orgueil, la cupidité et l'excès.

L'esprit de Noël n'était donc pas seulement celui de la fête : il devait conduire à la reconnaissance envers Dieu et au partage avec les autres.

De la fête chrétienne à la fête commerciale

Au cours des siècles, différentes traditions ont progressivement été associées les unes aux autres. La figure anglaise de Father Christmas s'est notamment rapprochée du Santa Claus moderne, lui-même issu de traditions liées à saint Nicolas.

Cette évolution explique en partie pourquoi le personnage contemporain est aujourd'hui principalement associé aux cadeaux.

Mais derrière les représentations modernes, une question demeure essentielle :

Que reste-t-il de l'esprit véritable de Noël ?

Pour le chrétien, Noël n'est pas d'abord la fête des cadeaux. C'est la célébration de la Nativité du Christ, de Dieu qui vient à la rencontre de l'humanité.

Les cadeaux peuvent avoir leur place, bien sûr, lorsqu'ils expriment l'amour et la générosité. Mais ils ne devraient jamais faire oublier Celui dont nous célébrons la naissance.

Retrouver l'esprit de Noël

Le véritable esprit de Noël pourrait se résumer en quelques mots : gratitude, générosité, partage et amour du prochain.

Donner à quelqu'un qui est seul, visiter une personne malade, aider une famille dans le besoin, pardonner, accueillir ou simplement prendre le temps d'être présent sont peut-être des cadeaux beaucoup plus précieux que ceux que l'on trouve sous un sapin.

Et surtout, Noël nous invite à nous tourner vers le Christ.

L'Évangile nous annonce :

« Aujourd'hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »
(Luc 2,11)

C'est là que se trouve le cœur véritable de Noël.

Le Père Noël peut rester une figure populaire et sympathique de cette période de l'année. Mais derrière les décorations, les cadeaux et les traditions, le chrétien est appelé à retrouver le sens profond de la Nativité : le don de Dieu lui-même à l'humanité.

Le véritable cadeau de Noël

Noël nous rappelle finalement que le plus beau cadeau n'est pas celui que nous recevons, mais celui que Dieu nous donne dans le Christ.

Que cette fête soit donc pour chacun un temps de joie, de paix, de partage et de reconnaissance.

Et que l'esprit de Noël ne disparaisse pas avec le 25 décembre, mais demeure en nous tout au long de l'année.

Joyeux Noël à tous, dans la paix et la lumière du Christ !


Source et travail de réécriture

Source principale : Anthony McRoy, Father Christmas and the Christmas Spirit, publié le 22 décembre 2009 et repris par John Sanidopoulos dans Orthodox Christianity Then and Now, le 25 décembre 2009.

Article original sur Mystique Orthodoxe : « Le Père Noël et l'esprit de Noël », publié le 25 janvier 2023.

Réécriture : article entièrement retravaillé en 2026 à partir de l'article original de Mystique Orthodoxe et de sa source, avec une réduction importante du texte, une nouvelle organisation, une rédaction plus fluide et une mise en valeur du sens chrétien de Noël.


dimanche 22 janvier 2023

Saint Porphyrios et la grâce divine avant Noël : une histoire digne de "Christmas Carol" de Charles Dickens..

 



Voici un magnifique témoignage d'un grec en 1993, alors malade et en proie à un psychisme faible. Ce témoignage nous démontre que Dieu, par l'intermédiaire de ses saints, nous ait vraiment bienveillant. Lisez. 

C'était les jours précédant Noël 1993. J'étais dans une situation très difficile : maladies physiques et douleurs horribles, révoltes des passions, guerre avec le diable et par les hommes.

J'ai dit : "Mon Dieu, quel genre de Noël vais-je avoir cette année ?" Puis j'ai fait appel à l'Ancien Porphyrios.

Dans la nuit du 22 décembre, dès que j'ai pu m'endormir, il arriva. Au début, j'ai cru qu'il était encore en vie, et il m'a dit : "Viens, je t'emmène faire un tour."

Je pense que nous sommes restés ensemble toute la nuit.. Nous avons voyagé dans de nombreux endroits, nous sommes également venus au monastère, nous avons également rendu visite aux enfants.

Le lendemain matin, tout s'en alla. Chagrins, mélancolies, soucis, pensées intrusives, tout s'en alla et vint la sérénité, la paix, la joie, les bonnes pensées, les pensées humbles et indulgentes pour tous et pour tout, et surtout une préparation à mon état de solitude plus profonde.

C'était une visite de la Grâce Divine par Elder Porphyrios. C'est ce que m'a dit mon père spirituel perspicace. 

Extrait de https://www.johnsanidopoulos.com/2022/12/saint-porphyrios-and-visit-of-divine.html

mercredi 18 janvier 2023

Noël en Ethiopie

 


Le Christianisme a été introduit dans ce pays dès le IVe siècle par l'Eglise copte égyptienne, mais l'église copte d'Ethiopie fonde sa création dès le 1er siècle par Philippe le diacre, l'un des sept premiers diacres choisis par les membres de l'Eglise primitive de Jérusalem à l'initiative des apôtres, afin d'aider ces derniers. Quoi qu'il en fut, l'Ethiopie est la deuxième plus ancienne nation chrétienne du monde.

Les Ethiopiens, respectant le calendrier julien, les fêtes de Noël (ganna), ont lieu le 6 ou le 7 janvier de l'année. Les six jours d'avant Noël, nombreux sont les Ethiopiens à partir en pèlerinage sur la "route historique" jusqu'à la région de Lalibela. Les fidèles venant prier la naissance du Christ, arrivent parfois à dos de mule, ils sont accueillis par les prêtres dans leurs habits de cérémonie, dans les églises anciennes creusées dans la roche volcanique ou dans les églises modernes conçues en trois cercles concentriques. Les hommes et les femmes s'assoient à part, et le choeur chante dans le cercle extérieur. Une coutume veut que les gens tournent, une bougie à la main, trois fois autour de l'Eglise.

Les Ethiopiens s'astreignent à un jeûne avant Noël de cinquante cinq jours, évitant de consommer la chair carnée et l'alcool. La veille de Noël se déroule en extérieur, les gens prient et chantent toute la nuit. Au matin, la foule colorée et bigarrée, sous la conduite de trois jeunes hommes, se rendent dans la colline voisine, armés de fouet, ils gardent la foule en ligne.

Un service religieux est officié, après les prières, les prêtres bénissent le pain et le vin qui est distribué.. Au retour de l'église, les Ethiopiens organisent un copieux repas, réunissant les membres de la famille ainsi que des proches, un mouton, des volailles sont consommées, de même que du tiré siga, de la viande crue, découpée en lanière, trempée dans une sauce très épicée (wat), qui accompagne la plupart des plats éthiopiens.

Le repas traditionnel de Noël inclut l'injera, une galette réalisée avec du tef, une céréale éthiopienne.  Ils boivent un thé chai et du tej, qui est une boisson fermentée à base d'eau et de miel, et du café buna, la mouture servant trois fois, l'usage veut que l'on boive trois tasses. Le chiffre trois tend à se retrouver tout le long de ces manifestations noélesques, sans doute symbolisant la Sainte Trinité.

Pas de Noël sans cadeaux, les enfants éthiopiens reçoivent habituellement des vêtements.


Extrait de https://www.facebook.com/monastere.ste.elisabeth

dimanche 8 janvier 2023

Les chrétiens orthodoxes ont fêté Noël ce samedi 7 janvier..

 



Ce samedi 7 janvier, les chrétiens orthodoxes ont fêté Noël à travers le monde, que ce soit dans les pays de l'Est majoritairement, en Europe, au Moyen Orient, et dans le monde entier.. Joyeux Noël à vous tous ! (nota : vidéo 2021)




*

 

vendredi 30 décembre 2022

Saint Bessarion d'Agathon : Noël 1941

 



C'était quelques jours avant Noël de l'année 1988. Dans la maison d'hôtes du monastère d'Agathonos, qui a une cheminée suspendue, frère Bessarion lisait une publication chrétienne. Il était asborbé et semblait ému. Soudain, l'abbé actuel, le père Damaskenos, qui était assis près de lui et écrivait des cartes de Noël, s'est rendu compte que l'aîné pleurait et essayé d'essuyer ses larmes.

"Pourquoi pleures-tu mon père ?" .. "Je vais bien mon enfant, ne t'inquiète pas !".. "Mais tu pleures père ! Dis-moi pourquoi tu pleures. Quelque chose ne vas pas ?"... "Non mon enfant ! Tu vois, je me suis souvenu de quelque chose. Que ces années  sombres d'occupation, d'appauvrissement et de faim ne reviennent jamais dans notre pays. Je me souviens de quelque chose qui m'est arrivé pendant la Divine Liturgie de Noêl 1941, dans un village de montagne de Karditsa, où j'étais pasteur à l'époque. Quand je suis sorti à la Belle Porte avec le Saint Calice dans mes mains, et que j'ai dit :  "Avec la crainte de DIeu, la foi et l'amour se rapprochent", tous les villageois ont commencé à venir pour la Communion Divine, avec leurs enfants à leur tête. Une jeune mère m'a amené son enfant squelettique. Elle ouvrait sa petite bouche et attendit la Perle Divine : Elle a attendu de prendre part au Corps et au Sang de notre Seigneur. Elle m'a dit son nom et je l'ai communiée. Mais au lieu de s'éloigner, elle serrait fort, de ses petites mains décharnées, le linge sacré, le mouchoir rouge avec lequel on s'essuie la bouche après la communion divine, et me criait en larmes : 

"Et plus mon Père, plus !" Le petit avait faim ! Mes genoux ont fléchi et un tremblement s'est répandu dans tout mon corps. Mes yeux se sont remplis de larmes et pour que les fidèles ne puissent pas voir, je me suis tourné vers le Saint Autel. Je quittai le Saint Calice, et m'assis sur un tabouret. J'ai pleuré et j'ai dit avec une douleur humaine : "Pourquoi avez-vous, mon Dieu, laissé notre pays tomber dans une telle misère ? Aie pitié de nos enfants Seigneur"..

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos

https://www.johnsanidopoulos.com

dimanche 10 octobre 2021

Miracles de Noël

 



Depuis mon enfance, j'ai beaucoup souffert de la mauvaise santé. Quand j'ai grandi, les médecins disaient que je n'aurais jamais d'enfants. Donc n'espérais rien. La veille de Noël 1992, le soir, je suis allé me ​​promener dans la ville avec un ami. En marchant, j'ai vu de la neige, des congères et le scintillement des étoiles autour de moi. Tout autour n'était qu'une pureté immaculée et un calme extraordinaire.

Et soudain, au milieu de toute cette beauté, j'entendis une voix dans mon âme qui venait d'en haut : « Ton enfant t'attend ! J'étais abasourdi. Et deux mois plus tard, j'ai rencontré mon futur mari. Nous nous sommes mariés à l'église et Dieu nous a accordé deux enfants. C'est mon vrai miracle de la Nativité ! Gloire à Dieu!

***

Nathalie

« La veille de Noël, je suis venu à l'église avec mes enfants, tout en larmes à cause du manque d'argent et du froid »

J'ai divorcé de mon mari qui était toxicomane. Je ne vais pas décrire ma vie – c'est clair comme ça… J'ai travaillé comme institutrice de maternelle et je me suis occupée de deux de mes fils et de ma mère. Je manquais d'argent et je me suis endettée. J'étais épuisée et épuisée...

Puis, la veille de Noël, je suis venue à l'église avec les enfants, tout en larmes à cause de mon manque d'argent et du froid. J'ai demandé : « Seigneur, envoie-moi un mari pour m'aider à élever mes enfants, car c'est si difficile de le faire tout seul ! »

Ainsi j'ai prié avec ferveur. Quelque temps plus tard, j'ai rencontré un homme étranger, je l'ai épousé et j'ai déménagé à l'étranger. Et mon nouveau mari m'a aidé à élever mes fils ; J'en suis venu à croire en Dieu et maintenant je vais à l'église. Dieu nous a aussi envoyé une fille qui a maintenant onze ans. C'est un vrai miracle !!! Joyeux Noël!!!

***

Svetlana

« La veille de Noël, j'allais au travail »

Je devais travailler de nuit le jour de la Nativité. Nous allions fêter la Nativité la nuit. Mais cette fois, je devais être au travail. Le soir, je me suis approché de l'icône du Christ et j'ai demandé: "Seigneur, suis-je vraiment un si pécheur et je t'ai tellement offensé que tu ne m'invites pas à ton anniversaire?" J'étais très vexé.

La veille de Noël, j'étais sur le point d'aller travailler lorsqu'une fille de l'équipe précédente m'a appelé et m'a dit que mon service était annulé parce que le travail était terminé. Nous avons célébré la Nativité du Christ à l'église. Gloire à Dieu!!! Joyeux Noël à venir !!!


samedi 28 décembre 2019

La manifestation de l'amour de Dieu...




Par l'Archimandrite George Kapsanis

Noël, que par la grâce de Dieu nous célébrons à nouveau cette année, nous donne l'occasion d'approfondir le mystère de l'amour de Dieu. Ses dons pour nous sont multiples et inestimables. Mais le plus grand d'entre eux est l'incarnation de son Fils unique, sans lequel nous serions encore des prisoniers désespérés de Satan et de la mort.

Saint Grégoire Palamas dit : "Quelle profondeur de richesse, de sagesse et d'amour divin pour l'humanité ! De cette manière, Dieu, dans sa sagesse, sa puissance et son amour pour nous, expérimente de première main les répercussions de notre mauvaise conduite volontaire, et les façonne en quelque chose d'incomparable. Parce que, si le Fils de Dieu n'était pas descendu du ciel, nous n'aurions eu aucun espoir de jamais monter au ciel. S'il n'avait pas été incarné, il n'aurait pas souffert dans la chair, il ne serait pas ressuscité, ou monté pour nous aux Cieux, et nous n'aurions pas connu l'amour excessif de Dieu pour nous" (Homélie 16). Saint Grégoire souligne également que le Christ s'est incarné "afin de démontrer l'amour de Dieu pour nous". 

Saint Nikodemos l'Hagiorite, ce maître sage et infaillible de notre Eglise, étudie en profondeur les bienfaits que l'humanité a retirés de l'Incarnation du Christ et de son oeuvre rédemptrice. Il déclare que, par cela, le Seigneur incarné nous a d'abord ressuscités du chaos le plus profond dans lequel nous étions tombés, et deuxièmement, qu'il nous élève à la gloire divine. En d'autres termes, il nous libère d'une prison sinistre et nous accorde la glorification. 

Nous devons admettre que même en cette saison sainte, nous n'avons pas le sentiment de l'amour infini de Dieu pour nous. Nous ne le vivons pas comme l'événement le plus bouleversant de l'histoire du monde et de notre propre vie. Nous ne rendons pas l'amour du Seigneur avec le nôtre.

C'est peut être le plus grand échec de notre vie que nous ne ressentions pas l'amour de Dieu pour nous, et l'aimons pas en retour. Et donc, notre vie de chrétiens manque de vigueur, ce n'est pas un mélange avec Dieu, ni un mélange de notre être créé avec Celui qui est incréé. Lorsque nous expérimentons le mystère de l'amour de Dieu, nous pouvons être profondément joyeux même dans les circonstances les plus défavorables de la vie, et affronter la mort elle-même avec espoir.

Les saints à travers les âges ont ressenti, au plus profond de leur être, combien Dieu nous aime et ils l'ont eux mêmes complètement aimé. C'est pourquoi, ils ont patiemment enduré toutes sortes de douleurs, privations, tortures, efforts ascétiques et épreuves, pour l'amour de Dieu. La prière de Saint Paul aux Ephésiens, est une prière de tous les saints, pour que tous les chrétiens connaissent en grâce, l'amour du Christ, qui transcende toute connaissance humaine :" C'est pourquoi je m'agenouille devant le Père de notre Seigneur Jésus Christ... Et priez pour qu'il vous donne de ses glorieuses richesses, et vous fortifie avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur, afin que Christ habite dans vos coeurs par la foi. Et je prie pour que, étant enracinés et établis dans l'amour, avec tous les saints, de saisir l'ampleur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l'amour du Christ, et de connaître cet amour qui dépasse la connaissance, afin que vous soyez remplis à la mesure de toute la plénitude de Dieu" (cf Eph 3, 14-19).

Puissions-nous aussi, par la grâce de notre Seigneur incarné et à l'occasion de la sainte fête de sa Nativité, connaître, ressentir et ressentir l'amour du Christ, afin que tout Dieu habite en nous.

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,

https://www.johnsanidopoulos.com/2019/12/the-manifestation-of-gods-infinite-love.html

mardi 17 décembre 2019

La Crèche vivante de Toulouse stoppée par des Extrémistes de Gauche !




À Toulouse, une crèche vivante interrompue : quand Noël devient un sujet de tension

En décembre 2019, une scène inhabituelle s'est déroulée sur la place Saint-Georges, à Toulouse. Une crèche vivante organisée par l'association Vivre Noël Autrement a dû être interrompue avant la fin prévue, après l'intervention d'un groupe de manifestants.

L'événement devait pourtant être avant tout une célébration populaire de Noël, avec des enfants, des adultes, des animaux et plusieurs chorales.

Cette interruption avait alors suscité de nombreuses réactions et relancé les discussions autour de la place des traditions chrétiennes dans l'espace public français.

Une crèche vivante au cœur de Toulouse

L'association Vivre Noël Autrement organisait depuis plusieurs années cette manifestation à Toulouse.

La crèche vivante présentait des scènes inspirées de la Nativité et réunissait des enfants et des adultes bénévoles. Des chants et plusieurs prestations musicales étaient également prévus au cours de l'après-midi.

Des moutons et un âne participaient eux aussi au spectacle.

L'objectif annoncé par les organisateurs était de proposer une manière différente de célébrer Noël, en donnant à cette fête une dimension à la fois familiale, culturelle et spirituelle. La manifestation avait reçu les autorisations nécessaires pour se tenir sur la place Saint-Georges.

Une intervention qui met fin au spectacle

Le samedi 14 décembre 2019, alors que la représentation avait commencé dans l'après-midi, un groupe d'environ cinquante manifestants est venu perturber la manifestation.

Selon les témoignages rapportés par La Dépêche, certains manifestants ont crié des slogans tels que « Stop aux fachos » ou « flics, fachos », tandis que certains se présentaient comme anticapitalistes.

La situation est devenue suffisamment tendue pour que les organisateurs retirent les enfants de la crèche par mesure de sécurité.

Lorsque plusieurs personnes ont tenté de monter sur l'estrade et qu'une bousculade s'est produite, les organisateurs ont finalement décidé d'arrêter la représentation.

Plusieurs chorales qui devaient encore se produire n'ont donc pas pu chanter et les animaux ont été ramenés à leur ferme.

Des enfants au milieu d'une situation tendue

L'un des aspects les plus marquants de cette affaire est la présence d'enfants qui participaient à la représentation.

Les organisateurs ont expliqué avoir voulu les mettre à l'abri lorsque la situation est devenue trop tendue. Les enfants avaient préparé le spectacle et devaient participer aux différentes scènes de la Nativité.

Pour les bénévoles, l'interruption représentait donc une déception particulière : ce qui devait être un après-midi consacré à la musique, à Noël et à la convivialité s'était transformé en confrontation.

La réaction de l'archevêque de Toulouse

L'affaire a rapidement suscité la réaction de Mgr Robert Le Gall, alors archevêque de Toulouse.

Il a déploré l'interruption de cette manifestation et rappelé que la crèche mettait notamment en avant des valeurs associées à Noël : l'accueil de l'étranger, la paix et la tendresse envers les autres.

Il a également appelé à défendre pacifiquement la liberté d'expression et à respecter l'histoire et les traditions du pays.

Quelques jours plus tard, l'archevêque expliquait encore son incompréhension devant ce qu'il considérait comme une offense faite à une manifestation familiale et culturelle.

Mais il choisissait également de retenir un aspect positif : les nombreuses marques de soutien reçues après l'événement et les réactions de personnes appartenant à différents milieux religieux ou associatifs.

Une manifestation qui se voulait aussi culturelle

L'histoire de cette crèche est intéressante parce qu'elle ne se limitait pas à une simple représentation religieuse.

L'association Vivre Noël Autrement organisait depuis plusieurs années des animations autour de Noël dans les rues de Toulouse.

En 2017, La Dépêche expliquait déjà que le projet associait crèche vivante, chants de Noël, musique classique, gospel et participation de nombreux bénévoles. Les organisateurs présentaient Noël comme un moment festif destiné à rassembler largement le public.

Cette dimension explique aussi les débats apparus autour de la manifestation : comment une tradition religieuse peut-elle être présente dans l'espace public dans une société laïque ?

Noël dans une société laïque

La question de la place des symboles chrétiens dans l'espace public est régulièrement débattue en France.

La laïcité repose notamment sur la neutralité de l'État et la liberté de conscience. Elle n'interdit pas pour autant toute expression religieuse dans l'espace public.

Dans le cas de Toulouse, la municipalité avait autorisé cette manifestation organisée par une association dans l'espace public. La Dépêche rappelait en 2017 que la mairie considérait alors la crèche vivante comme une manifestation à caractère culturel et festif.

L'événement de 2019 montre toutefois que cette question peut devenir sensible lorsque différentes conceptions de la société et de la religion se rencontrent.

La liberté de croire et la liberté de ne pas croire

Cette histoire peut être regardée avec un peu de recul.

Dans une société libre, chacun doit pouvoir croire, pratiquer sa religion ou ne pas croire. Les désaccords peuvent naturellement être exprimés.

Mais le respect de l'autre demeure essentiel. On peut ne pas partager la foi chrétienne et pourtant respecter ceux qui souhaitent célébrer Noël.

De la même manière, un chrétien peut rencontrer quelqu'un qui ne partage pas ses convictions sans considérer cette personne comme un adversaire.

La liberté de conscience suppose précisément cette capacité à vivre ensemble malgré les différences.

Le message de Noël

Pour les chrétiens, Noël n'est pas simplement une tradition culturelle.

C'est la célébration de la Naissance du Christ. L'Évangile selon saint Luc rapporte que l'ange annonce aux bergers :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Luc 2,14

Cette parole est particulièrement importante lorsque l'on repense à l'événement de Toulouse. La crèche représente un enfant. Elle rappelle un Dieu qui vient dans l'humilité. Elle montre Marie et Joseph, les bergers, les anges et l'enfant Jésus.

Au cœur de cette scène se trouve donc un message qui n'est pas celui de la confrontation, mais celui de la paix.

Jésus, pauvre parmi les hommes

Une personne présente lors de la manifestation, interrogée par La Dépêche, avait répondu avec humour aux critiques en rappelant que Jésus n'était pas un homme riche ou puissant, mais qu'il était venu dans la pauvreté et l'humilité.

Cette remarque mérite d'être retenue. La crèche elle-même rappelle cette réalité. Le Christ n'est pas représenté dans un palais. Il naît dans la pauvreté.

Les premiers à recevoir l'annonce de Sa naissance sont de simples bergers.

Le christianisme commence ainsi par un mystère d'humilité.

Une invitation à retrouver l'esprit de Noël

L'épisode de Toulouse peut donc être lu au-delà de la polémique politique ou idéologique qui l'entourait.

Il nous invite surtout à nous demander ce que nous voulons faire de Noël. Est-ce seulement une période de consommation, de décorations et de repas familiaux ?

Ou pouvons-nous retrouver quelque chose du message originel de cette fête ?

La paix.

La simplicité.

L'accueil.

La tendresse.

La solidarité avec les plus pauvres.

Et la venue du Christ parmi les hommes.

Même dans une société devenue largement sécularisée, ces valeurs peuvent continuer à être entendues.

Ne pas répondre à l'intolérance par l'intolérance

Pour un chrétien, la réaction face à l'hostilité ne peut pas être la haine.

Le Christ appelle Ses disciples à aimer leurs ennemis et à prier pour ceux qui les persécutent.

« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »
Matthieu 5,44

Cela ne signifie pas qu'il faille accepter les insultes ou renoncer à sa liberté de pratiquer sa foi. Cela signifie que la réponse chrétienne doit rester différente de la violence qu'elle dénonce.

Défendre sa foi peut se faire avec fermeté, mais aussi avec calme, respect et charité.

Une crèche interrompue, mais un message qui demeure

La représentation de Toulouse s'est terminée plus tôt que prévu.

Des enfants n'ont pas pu aller jusqu'au bout du spectacle. Des chorales n'ont pas pu se produire. Mais le message de Noël, lui, ne dépend pas d'une scène installée sur une place publique.

Il ne dépend pas non plus d'une manifestation ou d'un événement particulier. Il peut être vécu dans le secret d'une famille, dans une église, auprès d'une personne malade, dans une visite à quelqu'un qui souffre ou simplement dans une prière.

La crèche nous rappelle quelque chose de très simple :

Dieu vient à la rencontre de l'homme dans l'humilité.

Et cette venue appelle non pas à la confrontation, mais à la paix.

Une prière pour Noël

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui es venu dans le monde dans la pauvreté et l'humilité,

mets Ta paix dans nos cœurs.

Apprends-nous à respecter ceux qui ne partagent pas notre foi et donne-nous aussi le courage de témoigner humblement de notre espérance.

Préserve-nous de la colère, de la haine et du mépris.

Fais de nos familles, de nos églises et de nos communautés des lieux d'accueil, de pardon et de fraternité.

Que la lumière de Ta naissance éclaire ceux qui sont seuls, ceux qui souffrent et ceux qui ont perdu l'espérance.

Et que Noël nous rappelle toujours que Tu es venu parmi nous pour apporter la paix.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « La crèche vivante de Toulouse stoppée par des Extrémistes de Gauche ! », publié le 17 décembre 2019.

Sources indiquées dans l'article original : La Dépêche du Midi, article du 14 décembre 2019 consacré à l'interruption de la crèche vivante de Toulouse, ainsi que le Forum La Nouvelle Jérusalem.

Source complémentaire : La Dépêche du Midi, « Insultes, violences… ce qu’il s’est vraiment passé lors de la crèche vivante à Toulouse », 17 décembre 2019. Cet article apporte notamment les témoignages des organisateurs, les circonstances de l'interruption et les réactions à l'événement.

Travail de réécriture en 2026 : l'article de 2019 a été entièrement reformulé, restructuré et actualisé. Le titre et certaines formulations polémiques de l'article original ont été abandonnés afin de présenter les faits de manière plus neutre. Le contexte de la crèche vivante, la question de la liberté de conscience et la dimension spirituelle de Noël ont été davantage développés.

Pour aller plus loin : la crèche vivante de Toulouse avait déjà été présentée dans La Dépêche en 2017 comme une initiative mêlant tradition de Noël, musique et animation populaire.

mercredi 13 novembre 2019

L'islamisation chez de grandes enseignes



Tout passe des USA à l'Europe à un moment donné. Aux Etats Unis, avant l'arrivée du Président Trump, les grands magasins et certains services publics n'utilisaient pas le mot "Noël" pour célébrer... Noël.

Au lieu de cela, ils ont utilisé le mot "festivals" pour éviter toute incompréhension des musulmans. Il semble que cette tendance se manifeste également en Europe et il ne fait aucun doute que nous le verrons très bientôt en Grèce.

La société suédoise IKEA a lancé une nouvelle collection composée généralement d'ornements de Noêl, d'ustensiles à paillettes et de pain d'épice. La seule différence cette année est que le mot "Noël" a été soigneusement évité.. En revanche, IKEA parle de "vacances d'hiver", choix qui a suscité de vives réactions en Scandinavie.

Bien sûr, le porte parole d'Ikea Christian Mouroux, a tenté de calmer tout le monde, en déclarant, à qui veut bien le croire : "L'expression vacances d'hiver avait été choisie uniquement pour des raisons publicitaires et nom au nom de la rectitude politique".

Nul doute que Ikea attirera plus de clients musulmans dans ses magasins à l'approche des fêtes, en parlant de vacances d'hiver, plutôt que d'un Noël chrétien !

samedi 29 décembre 2018

Tintin et Noël... Ce que l'on ne voit plus aujourd'hui dans les bd ou dessin animés

Tintin et Noël : quand la bande dessinée nous rappelle le sens de la fête

À l'approche de Noël, les rues s'illuminent, les vitrines se remplissent de décorations et les familles se préparent à célébrer cette fête.

Mais Noël est-il encore compris pour ce qu'il est réellement ?

Derrière les cadeaux, les repas, le sapin et les décorations, il existe un mystère infiniment plus grand : Dieu vient à la rencontre de l'homme.

Et il est parfois étonnant de retrouver cette dimension chrétienne là où on ne l'attend pas.

C'est notamment le cas de Tintin, le célèbre personnage créé par Hergé.

Tintin et les images de Noël

Pendant de nombreuses années, le Journal de Tintin consacrait régulièrement ses couvertures de décembre à Noël.

Tintin et ses compagnons apparaissaient alors dans des scènes liées aux traditions de cette fête : décorations, chants, église, crèche ou encore messe de minuit.

Certaines illustrations montrent même Tintin agenouillé devant la crèche, dans une attitude de prière.

Ces représentations peuvent surprendre aujourd'hui.

Dans une époque où Noël est souvent présenté essentiellement comme une fête familiale ou commerciale, voir les personnages de Hergé entrer dans une église et se recueillir devant l'Enfant Jésus rappelle une réalité essentielle : Noël est d'abord une fête chrétienne.

Le site officiel de Tintin rappelle d'ailleurs que Noël inspira Hergé à plusieurs reprises et que certaines de ses anciennes illustrations étaient consacrées à cette fête.

Un héros né dans un univers chrétien

Il faut également se souvenir des origines de Tintin.

Le personnage apparaît en 1929 dans Le Petit Vingtième, supplément jeunesse du journal catholique Le Vingtième Siècle. Hergé évolue donc au départ dans un environnement fortement marqué par le catholicisme et par la culture chrétienne.

Tintin est alors présenté comme un jeune garçon courageux, honnête, généreux et prêt à défendre les plus faibles.

Il ne faut évidemment pas transformer Tintin en personnage religieux : les aventures de Tintin ne sont pas des catéchismes.

Mais son univers est né dans une société où les références chrétiennes étaient beaucoup plus présentes qu'elles ne le sont aujourd'hui.

Quand Tintin entre dans l'église

Certaines anciennes illustrations de Noël sont particulièrement intéressantes.

On peut y voir Tintin accompagné du capitaine Haddock, du professeur Tournesol et des Dupondt dans une église, parfois pendant la messe de minuit.

Les personnages ne sont pas simplement présents dans un décor de Noël : ils participent à une célébration.

Dans certaines représentations, ils prient devant la crèche. Cette image possède une simplicité presque enfantine.

Et peut-être est-ce justement ce qui la rend si belle.

Devant la crèche, il n'y a plus de héros, de savant, de capitaine ou de policier.

Il y a simplement des hommes qui se tiennent devant le mystère de la naissance du Christ.

Noël n'est pas seulement le Père Noël

Notre époque a largement transformé Noël en fête commerciale.

Le Père Noël, les cadeaux, les illuminations et les repas occupent souvent une place considérable.

Toutes ces traditions peuvent avoir leur charme.

Mais elles ne doivent pas nous faire oublier l'essentiel.

Noël, c'est la naissance du Christ.

Celui qui vient au monde dans la pauvreté d'une grotte de Bethléem est le Fils de Dieu.

Il n'y a ni palais, ni richesse, ni puissance humaine. Il y a une mère, Marie. Un homme juste, Joseph. Des bergers. Une crèche.

Et un petit enfant qui est pourtant le Créateur du monde.

Voilà le cœur de Noël.

La crèche : Dieu se fait proche

La crèche nous enseigne quelque chose de bouleversant.

Dieu ne vient pas dans le monde avec fracas.

Il ne s'impose pas par la force. Il vient comme un enfant. Il accepte la faiblesse apparente de la condition humaine.

L'Évangile selon saint Jean résume ce mystère en quelques mots :

« Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous. »
(Jean 1,14)

C'est cela que nous célébrons à Noël.

Le Dieu invisible se rend visible.

Celui que les cieux ne peuvent contenir accepte de reposer dans une crèche. Le Créateur devient petit.

Et cette petitesse révèle une immense vérité : Dieu vient jusqu'à nous parce qu'Il nous aime.

Retrouver un regard d'enfant

Il y a peut-être aussi une raison pour laquelle Tintin peut nous accompagner dans cette réflexion.

Tintin appartient à l'univers de l'enfance, de l'aventure et de l'émerveillement.

Or Noël nous demande précisément de retrouver quelque chose de cet émerveillement.

Nous pouvons devenir tellement habitués aux fêtes, aux décorations et aux traditions que nous ne voyons plus le mystère qui se trouve derrière elles.

Nous regardons une crèche sans vraiment la regarder.

Nous entendons les chants de Noël sans toujours écouter leurs paroles.

Nous célébrons la naissance du Christ sans toujours nous demander ce qu'elle signifie pour notre propre vie.

Pourtant, le Christ nous invite à retrouver un cœur simple. Un cœur capable de s'émerveiller. Un cœur capable de croire. Un cœur capable de recevoir.

De Tintin à Bethléem

Il serait évidemment excessif de chercher un message théologique caché dans chaque dessin de Hergé.

Mais certaines images peuvent nous conduire à une réflexion.

Voir Tintin et ses compagnons réunis autour de la crèche peut simplement nous rappeler une chose que notre époque oublie parfois : Noël n'est pas né dans un magasin.

Noël est né à Bethléem.

Et au centre de cette fête se trouve non pas un personnage imaginaire, mais une Personne réelle pour les chrétiens : Jésus-Christ.

Le Père Noël apporte des cadeaux.

Le Christ, Lui, vient donner quelque chose d'infiniment plus grand :

Il se donne Lui-même.

Le véritable cadeau de Noël

Nous pouvons donc conserver les belles traditions de Noël : décorer nos maisons, offrir des cadeaux, partager un repas en famille et faire plaisir aux enfants.

Mais essayons surtout de ne pas oublier le plus beau des cadeaux.

Dieu nous donne Son Fils.

Et le Christ vient dans notre monde pour nous ouvrir le chemin de la vie éternelle.

C'est pourquoi Noël n'est pas seulement une fête joyeuse.

C'est une fête profondément spirituelle.

Lorsque nous regardons une crèche, nous pouvons simplement dire dans notre cœur :

Seigneur Jésus, merci d'être venu jusqu'à nous.

Et peut-être qu'une vieille image de Tintin priant devant la crèche peut nous rappeler cette simplicité.

Au milieu du bruit du monde, retrouvons le silence. Au milieu des lumières artificielles, cherchons la vraie Lumière. Au milieu des cadeaux, accueillons Celui qui est le véritable Don.

Car l'Enfant de Bethléem n'est pas seulement l'Enfant de Noël.

Il est le Christ, notre Seigneur et notre Sauveur.

« Aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. »
(Luc 2,11)

Source et travail de réécriture

Article original : « Tintin et Noël », publié sur Mystique Orthodoxe en décembre 2018.

Pour cette réécriture, le contenu a été recoupé avec plusieurs sources consacrées aux rapports entre Tintin, Hergé et Noël. Le site officiel de Tintin rappelle notamment qu'Hergé a réalisé de nombreuses illustrations consacrées à Noël et que cette fête a constitué une source d'inspiration récurrente dans son œuvre.

Une présentation publiée par Nouvelles de France le 27 décembre 2018 évoque également les anciennes couvertures du Journal de Tintin montrant Tintin et ses compagnons à la messe de minuit, chantant des cantiques ou priant devant la crèche.

La dimension chrétienne des origines de Tintin est également documentée par les travaux historiques consacrés à Hergé et au contexte catholique du Petit Vingtième.

Cette version a été entièrement réécrite et développée pour Mystique Orthodoxe, en conservant l'idée centrale de l'article : à travers certaines représentations de Tintin à Noël, retrouver le sens chrétien de la fête et ne pas oublier que le véritable centre de Noël est la naissance du Christ.

mercredi 26 décembre 2018

Le Président Poutine touché par une aveugle..




Une journaliste aveugle a demandé à Vladimir Poutine de le toucher : "Vous êtes très beau !" lui a-t-elle dit !

Régina, une jeune Russe non-voyante, rêvait de devenir journaliste, et également d'interviewer Vladimir Poutine. RT a organisé cette rencontre en forme de cadeau de Noêl, au cours de laquelle le président s'est laissé aller à quelques confessions.

Mais je parviens pas à imaginer un Président Trump qui accepterait de se laisser ainsi toucher avec autant de respect et de gentillesse...


Extrait de Forum La Nouvelle Jérusalem



dimanche 16 décembre 2018

Célébrer mon anniversaire sans moi.. (Histoire de Noël)


Comme vous le savez sûrement, nous approchons de nouveau de la date de mon anniversaire. Chaque année, une fête est célébrée en mon honneur.

De nos jours, les gens font beaucoup de shopping, ils font des annonces à la radio, à la télévision et partout, personne ne parle de ce qui manque avant ce jour là... C'est un plaisir de savoir qu'au moins un jour par an certaines personnes pensent à moi.

Comme vous le savez, on fête mon anniversaire depuis de nombreuses années. Au début, il m'ont remercié pour ce qu'ai fait pour eux. Mais aujourd'hui, personne ne sait ce qu'ils célèbrent.

Les gens se rencontrent et dépensent très bien, mais personne ne sait de quoi il en retourne.. Je me souviens de l'année dernière, de la fête d'anniversaire où on avait fait une grande fête en mon honneur. Il y avait tout à la table, tout était joliment décoré, et il y avait beaucoup de cadeaux, mais ? Vous savez quoi ? Ils ne m'ont pas appelé non plus, alors que j'étais l'invité d'honneur, personne ne s'est souvenu de m'appeler. Et la fête était pour moi...

Et quand le grand jour est arrivé, ils m'ont laissé dehors, ils ont fermé la porte.. Je voulais aller à la table avec eux.. La vérité est que je n'étais pas surpris de savoir pourquoi, ces dernières années, nous fermons tous la porte. Comme ils ne m'ont pas appelé, j'ai pensé que j'allais partir sans faire de bruit, alors je suis entré et je me suis tenu dans un coin. Ils étaient tous amusants, certains racontaient des histoires, ils riaient, il se débrouillaient très bien, jusqu'à l'arrivée d'un homme... Vieil homme vêtu de rouge avec une barbe blanche... Et il a appelé... oh, oh, oh ! Comme s'il était un peu ivre.. il s'est lourdement assis dans un fauteuil... et tout le monde s'est mis sur lui en disant : Père Noël ! Comme si le festin était pour lui...

Ils sont arrivés à minuit et ils ont tous commencé à s'embrasser, j'ai tendu mes mains dans l'espoir que quelqu'un m'embrasserait. Et vous savez ? Personne ne m'a embrassé.. Tout à coup, tout le monde a commencé à échanger des cadeaux, un par un les a ouverts, jusqu'à ce que tout soit fini.. je suis venu voir s'il y avait un espoir pour moi, mais il n'y avait rien...

Comment vous sentiriez-vous si à votre anniversaire tout le monde s'échangeait des cadeaux entre eux, sauf pour vous ? Puis je me suis rendu compte que ce n'était pas moi qu'ils fêtaient, et je suis sorti sans faire de bruit, j'ai fermé la porte et je me suis retiré... Chaque année qui passe est pire, les gens ne se souviennent que de dîners, de cadeaux et de célébrations. Personne ne se souvient de moi.

Je veux aussi que ce Noël te permette d'entrer dans ta vie, de reconnaître qu'il y a deux mille ans, je suis venu dans ce monde pour te donner ma vie, la croix et te sauver..

Tout ce que je veux aujourd'hui, c'est de le croire de tout ton coeur...



mercredi 14 mars 2018

"La colère de Dieu"


La colère de Dieu : comment la comprendre ?

L’expression « colère de Dieu » peut parfois troubler les chrétiens. Comment parler de la colère de Dieu alors que l’Évangile nous révèle avant tout un Dieu d’amour, de miséricorde et de pardon ?

Dans la Bible, les expressions évoquant la « colère » ou le « châtiment » de Dieu appartiennent souvent au langage prophétique. Elles ne signifient pas que Dieu serait semblable à un homme emporté par la colère ou cherchant à se venger.

Le Père Nicolas Damien explique que l’homme peut, par ses propres choix et par sa violence, devenir l’artisan de son propre malheur. Le péché éloigne de Dieu, et cette rupture produit des conséquences douloureuses pour celui qui la provoque comme pour ceux qui l’entourent. Cette réflexion est rapportée par Mystique Orthodoxe à partir de son ouvrage Quand le Ciel parle aux hommes de ce temps (2005).

La parabole du fils prodigue, dans l’Évangile selon saint Luc (15, 11-32), permet de mieux comprendre cette réalité. Le père ne chasse pas son fils et ne cherche pas à le punir. Il le laisse libre de partir. C’est le fils lui-même qui, en s’éloignant de la maison paternelle, connaît la misère et la souffrance.

Mais lorsque celui-ci revient, le père ne lui reproche pas son passé. Il court à sa rencontre, l’accueille et se réjouit de son retour.

Ainsi, ce que nous appelons parfois « colère de Dieu » ne doit pas nous faire imaginer un Dieu vindicatif. Dieu demeure amour. Son désir est la conversion, la guérison et le retour de l’homme vers Lui.

Le véritable danger n’est donc pas de tomber sous la vengeance d’un Dieu irrité, mais de nous éloigner volontairement de la source de la Vie.

La miséricorde de Dieu nous appelle sans cesse à revenir vers Lui. Même lorsque nous nous sommes égarés, la porte du Père reste ouverte.

« Revenez à moi de tout votre cœur » (Joël 2, 12).

La justice de Dieu n’est jamais séparée de Son amour. Et lorsque l’homme revient vers Lui avec un cœur sincère et repentant, il découvre non pas un juge désireux de le condamner, mais un Père qui l’attend.

Sources et réécriture

Source principale : Mystique Orthodoxe — « La colère de Dieu », publié le 14 mars 2018. La publication indique comme source un texte de Stan sur Nouvelle Jérusalem et cite le Père Nicolas Damien, Quand le Ciel parle aux hommes de ce temps, Éditions François-Xavier de Guibert, 2005, p. 150.

Travail de réécriture : contenu entièrement reformulé, condensé et réorganisé pour une lecture plus claire, avec une tonalité chrétienne et spirituelle adaptée à un blog orthodoxe.





dimanche 24 décembre 2017

Où trouver Noël ?


"Ne cherchez pas Noël dans la neige, ni dans les ornements. Ne le cherchez pas dans les cadeaux et la nourriture. Ni les arbres décorés, les sacs remplis de cadeaux, les bonnets rouges, les chansons, les fêtes, les tables plein d'aliments. Ne cherchez pas Noël autour de vous, vous ne le trouverez nul part.
Si c'est le cas, vous perdrez votre joie quand la nouvelle année et la fin des vacances arriveront.
Noël est en vous, dans votre coeur. Vous décorez votre arbre, mais avez-vous décoré votre coeur ? Vous-êtes vous préparé à recevoir le Christ ? 
Donc ne cherchez pas Noël dans le monde. Cherchez le Christ dans votre coeur. 
Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la Terre !"
Alexis Alexadrou
Extrait deProskynitis.blogspot.fr