mercredi 12 juillet 2017

Saints Jason et Sosipater les Saints Apôtres


Jasonet Sosipater les Saints Apôtres

Saints Jason et Sosipater, apôtres, sont commémorés le 29 avril, ou dans certains endroits, le 28 avril. Les deux icônes ci-dessus proviennent de leur église à Kerkyra et datent des années 1600.

Ces saints et apôtres du premier siècle, ont pour histoire l'île de Kerkyra (connue aussi sous le nom de Corfou).

Ils sont arrivés sur l'île de Kerkyra environ en 40, et sont responsable de la christianisation de l'île, l'une des premières villes de Grèce à être christianisée. 

On nous dit qu'ils construisirent une église dédiée à Saint Etienne le Protomartyr. Si cela est vrai, cela signifie que même les apôtres construisirent des églises dédiées aux martyrs et aux saints. Des preuves possibles pour cela réside dans le fait que beaucoup de rues et d'endroits dans la région sont nommées d'après le nom de Saint Etienne.

En outre, l'église actuellement des saints Jason et Sosipater, est la seule église de l'Empire Romain construite vers l'an mille sur l'île, et construite au sommet d'une église encore plus ancienne construite des siècles plus tôt, probablement dès le premier siècle selon les archéologues, qui portent des inscriptions avec les noms des deux apôtres. En plus de cela, l'église prétend même abriter les reliques des saints à l'intérieur de l'église (les têtes des apôtres se trouvent au monastère de Hosios Loukas près de Thèbes. L'église actuelle a été le katholicon (cellule monastique) d'un monastère à l'époque romaine. 

Katherine, épouse de Thomas Palaiologos (frère du dernier Empereur Romain, Constantin XI), ont cherché refuge dans ce monastère, lorsque Constantinople tomba aux mains des Ottomans en 1453.

Vie et ministère des Saints Apôtres Jason et Sosipater, et de la Vierge Martyre Kerkyra , par Saint Nikolai Velirimovitch : 

Les deux premiers étaient parmi les soixante-dix apôtres, et la dernière était la fille du roi de l'île de Corfou. L'apôtre Paul mentionne Jason et Sosipater (Romains, 16:21), et les appelle ses parents.

Jason est né à Tarse, comme l'était l'apôtre Paul lui-même, et Sosipater en Achaïe. Le premier a été désigné par les apôtres comme évêque de Tarse, et le second comme évêque d'Iconium. 

Voyageant et prêchant l'Evangile, ces deux apôtres sont venus à l'île de Corfou, où ils ont réussi à construire une église dédiée à Saint Etienne le Protomartyr, et apporter certains mécréants à l'Eglise. 

Le roi de l'île (Kerkylinus), les jetèrent en prison, où il y avait sept voleurs déjà emprisonnés : Satorninus, Jakischolus, Faustien, Januarius, Marsalus, Euphrasius et Mamminus. Les apôtres apportèrent aux sept voleurs la foi chrétienne, les transformant de loups en agneaux. Le roi ordonna que ces sept hommes furent bouillis, et reçurent ainsi la Couronne du Martyr.

Lorsqu'après cela le roi interrogea les deux apôtres, sa fille Kerkyra, regardant à travers une fenêtre, vit la torture de ces hommes de Dieu, et découvrant la raison à cela, se proclama elle-même chrétienne et donna tous ses bijoux aux pauvres. Le roi fut rempli de colère contre sa fille, et l'enferma dans une autre prison. Il ordonna aussi que cette prison soit brûlée, mais par miracle, sa fille en sortit vivante. En voyant cette merveille, beaucoup de gens décidèrent de se faire baptiser. Alors, le roi rendu furieux, ordonna que sa fille fut liée à un arbre et tuée par des flèches.

Ceux qui en étaient venus à croire en Christ, s'enfuirent dans une île voisine et s'y cachèrent. Le roi partit sur un bateau pour les rattraper, mais son bateau chavira, et il mourut ainsi, comme le Pharaon autrefois.

Le nouveau roi décida d'être baptisé, et reçut le nom de Sebastian. Jason et Sosipater, prêchèrent librement l'Évangile dans Corfou, et certains disent que Sosipater fut martyrisé avant la mort de Jason, avant de rejoindre la justice du Seigneur.

L'église romane de Saints Jason et Sosipater à Corfou



L'église romane de Saints Jason et Sosipater à Kerkyra, église abritant les reliques des saints, et seule église romane de l'île.


Extrait de Mystagogy,
De John Sanidopoulos,




mardi 11 juillet 2017

Saint Maxime le Confesseur : avec et sans Dieu



Vous devez aimer tout homme de toute votre âme, mais mettez votre espoir dans le Dieu unique, et servez le lui seul. Il est là pour nous, et nos amis les Anges aussi.. Tant qu'ils sont là que Dieu et là, l'Ennemi (les démons), ne peuvent rien contre nous. Mais quand il nous abandonne, parce que nous l'abandonnons,  nos amis se détournent de nous, et nos ennemis reçoivent pouvoir sur nous.

Extrait de 300 sayings of thé ascetics of thé orthodox church

Iconographie : Sainte Véronique


Selon la croyance, lorsque sainte Véronique toucha le manteau du Christ, elle obtint la guérison physique et spirituelle. Elle donna également au Christ un drap blanc pour essuyer son visage sur le chemin de la Crucifixion.

Image extraite de www.abbaye-Chaise-Dieu.com


lundi 10 juillet 2017

Iconographie : Saints Sophie et ses trois filles





Dans les temps anciens, Sophia a vécu et souffert avec ses trois filles en l'an 137 durant le règne de l'empereur Adrien.

Sophia, qui était née en Italie, était une veuve de bon coeur. Elle embrassa le Christianisme, et vécut sa vie comme le portait la signification de son prénom, avec "sagesse".

Elle éleva ses trois filles avec foi, espérance et amour, en leur apprenant à résister à ce que les mauvaises langues déclaraient.

Sainte Sophia eut comme objectif de louer le Christ toute sa vie, quelles que soient les agonies physiques, la douleur et même la mort. Elle croyait vraiment que l'âme de l'homme pouvait approcher la sagesse du Christ.

Si Dieu est avec toi




Aie Dieu avec toi, ne crains rien, mais jette tous tes soins en Lui, et il prendra soin de toi. Crois avec foi, et Dieu t'aidera selon Sa miséricorde.
Saint Barsanuphe, "Instructions", 166
Extrait de 300 sayings of the Ascetics of the Orthodox Church
Photo extraite du blog "Saint Materne"

Saint Dionysus : le mystère du baptême



Saint Denys l’Aréopagite : le mystère profond du Baptême

Le Baptême est l’un des grands mystères de la foi chrétienne. Par lui, l’homme entre dans une vie nouvelle et commence un chemin de communion avec le Christ.

Saint Denys l’Aréopagite nous invite à regarder au-delà du simple geste extérieur de l’immersion dans l’eau. Le Baptême contient un mystère beaucoup plus profond : mourir au péché pour renaître à une vie nouvelle en Christ.

Mourir au péché avec le Christ

Lorsque le chrétien descend dans les eaux baptismales, il accomplit symboliquement une véritable descente dans la mort.

Il ne s’agit évidemment pas d’une mort physique. Le Baptême signifie la mort de l’ancien homme, celui qui était séparé de Dieu par le péché.

L’apôtre Paul enseigne :

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. »

(Romains 6,4)

Le Baptême nous fait ainsi participer au mystère de la mort et de la Résurrection du Christ.

Nous descendons dans les eaux comme dans un tombeau, mais nous en ressortons pour commencer une existence nouvelle.

L’eau devient le tombeau et le commencement d’une vie nouvelle

L’immersion baptismale possède donc une grande richesse symbolique.

Le corps du Christ a été déposé dans le tombeau et, après trois jours, Il est ressuscité. De la même manière, celui qui reçoit le Baptême descend dans les eaux et en ressort.

Ce qui semble être une mort devient ainsi le commencement d’une vie nouvelle.

Le Baptême nous rappelle que le christianisme n’est pas seulement une nouvelle manière de penser. Il est une transformation de toute l’existence.

Le Christ ne vient pas simplement améliorer notre ancienne vie : Il nous appelle à renaître en Lui.

Le baptisé entre dans le mystère du Christ

Saint Denys insiste sur cette participation mystérieuse du baptisé à la mort du Christ.

Le chrétien est appelé à devenir semblable au Christ, autant qu’il est possible à l’être humain.

Cette ressemblance ne signifie pas devenir Dieu par nature, mais recevoir par grâce la vie que Dieu nous donne et apprendre à vivre selon Lui.

Le Baptême devient ainsi le commencement d’un long chemin : celui de la conversion, de la prière, de l’humilité et de la sanctification.

Être baptisé signifie accepter de laisser progressivement mourir en nous ce qui appartient au péché afin que puisse grandir la vie du Christ.

« Le prince de ce monde ne put rien contre Lui »

Le Christ est entré librement dans sa Passion et dans sa mort. Mais la mort n’a pas eu le dernier mot.

Le tombeau n’a pas pu retenir Celui qui est la Vie.

Par Sa Résurrection, le Christ a vaincu la puissance de la mort et a ouvert à l’humanité le chemin de la vie éternelle.

C’est pourquoi le chrétien n’a pas à vivre dans la peur.

La foi baptismale nous rappelle que les ténèbres ne sont jamais plus fortes que la lumière du Christ.

Même lorsque nous traversons des épreuves, même lorsque notre foi est faible, nous pouvons nous tourner vers Celui qui a vaincu la mort.

Une vie nouvelle dans la lumière

Le Baptême n’est donc pas seulement un événement du passé.

Il doit continuer à porter ses fruits dans toute notre existence.

Être baptisé signifie chercher à vivre dans la lumière du Christ.

Cela demande un combat intérieur. Nous devons chaque jour renoncer à certaines attitudes, apprendre à pardonner, lutter contre nos passions, nous relever après nos chutes et revenir vers Dieu.

La vie chrétienne est un chemin de conversion permanente.

Nous pouvons tomber, mais nous ne sommes jamais appelés à rester à terre.

La grâce de Dieu nous permet de nous relever.

La lumière du Christ au cœur de notre vie

Saint Denys évoque cette lumière qui traverse toute la vie de celui qui se tourne véritablement vers Dieu.

Cette lumière n'est pas l'absence de difficultés.

Le chrétien peut connaître la maladie, la tristesse, les épreuves, les incompréhensions et même les moments de doute.

Mais au milieu de tout cela, la lumière du Christ demeure. Elle nous donne le courage d'avancer.

Elle nous apprend à placer notre confiance en Dieu plutôt qu'en nos propres forces. Elle nous rappelle également que notre existence terrestre n'est pas notre destination ultime.

Se souvenir de notre Baptême

Nous pouvons parfois oublier la grandeur du mystère que nous avons reçu.

Pourtant, notre Baptême devrait rester présent dans notre mémoire et dans notre prière. Nous avons été plongés dans la mort du Christ et relevés avec Lui.

Nous avons reçu la possibilité d'une vie nouvelle.

Chaque fois que nous faisons le signe de la Croix, que nous prions, que nous participons aux Saints Mystères ou que nous demandons pardon à Dieu, nous pouvons nous souvenir de cet appel : vivre comme des hommes et des femmes renouvelés par le Christ.

Le Baptême n'est donc pas seulement le souvenir d'un jour particulier.

Il est le commencement d'une vie entière avec Dieu.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui as vaincu la mort
et qui nous as ouvert le chemin de la vie,

fais-nous comprendre toujours davantage
la grâce reçue dans notre Baptême.

Aide-nous à mourir au péché
et à renaître chaque jour dans Ta lumière.

Lorsque nous tombons, relève-nous.
Lorsque nous avons peur, donne-nous confiance.
Lorsque les ténèbres nous entourent,
fais briller en nous la lumière de Ta Résurrection.

Que notre vie tout entière témoigne
de cette vie nouvelle que Tu nous as donnée.

Car Tu es notre Vie, notre Lumière et notre Espérance,
maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Saint Dionysus : le mystère du baptême », publié le 10 juillet 2017.

Le texte original indique comme source Theodorakis / Orthodox Quotes et attribue l’enseignement à saint Denys. La présente version développe et reformule le texte original afin de le rendre plus fluide et adapté à une publication sur le blog.

dimanche 9 juillet 2017

Saint Jean Climaque : le Saint Esprit en nous

Icon of St. John Climicus
Si le Saint-Esprit est la tranquillité d'âme, comme il se doit d'être, et si la colère trouble le cœur, comme elle est censée le faire, rien n'empêchera la présence du Saint-Esprit s'il est en nous, pas même la colère.
Extrait de

Saint Jean de Cronstadt : Le service divin




"Le service divin, étant la haute contemplation de l'esprit, est dans le même temps, et avant tout, la paix, la douceur et la béatitude du coeur."


Saint Jean Cronstadt, "Ma vie en Christ"

Extrait de Christian Orthodox Quotes,

Image extraite de Wikipedia

Icône de la Vierge qui fait mûrir les moissons

La Vierge qui fait mûrir les moissons


La Vierge est ici représentée assise sur les nuages, ses mains bénissant la terre et les cultures. En bas de l'icône, un champ où parmi les fleurs et autres plantes, ont trouve les gerbes des différentes cultures.

C'est la supérieure du monastère de Bolkhov, qui apporta cette icône au moine Saint Ambroise d'Optina.

Le moine Ambroise d'Optina donna à cette icône le nom de "L'icône qui fait mûrir les moissons", ce que signifie ici que la Vierge aide les gens à obtenir le pain qui les nourrit, les aide aussi en les bénissant dans leur labeur quotidien.

Ce même moine demanda à l'occasion à ce que l'on fête la Vierge de la fertilité des cultures le 28 octobre.

samedi 8 juillet 2017

L'ère de la technologie et le veau d'or




Par John Ianolide,
Nouveau confesseur de la foi 
(Le Prophète Emprisonné, 1985)


Nous vivons à la hauteur de l'ère technologique. Cela a été préparé à partir du 19ème siècle, à travers le progressisme supposé et le matérialisme. L'humanité a été conduite à cette perception de cette mentalité, et maintenant, ce progrès et ce matérialisme sont généralisés.

Le système capitaliste américain a apporté beaucoup de bonheur technique et économique, de façon gigantesque à la société de consommation, bien que ce soit l'objectif principal du matérialisme marxiste historiquement. Mais la Russie Soviétique n'a pas effectué comme les Etats-Unis d'Amérique ce même progrès, et la Chine communiste est en marche à grandes enjambées sur les Etats-Unis. Toutes les nations d'Asie, d'Afrique, rêvent de progrès technologiques.

L'attraction de l'humanité à la société de consommation est plus grande que les idéologies et les révolutions politiques, à l'exception de la révolution communiste. Ceux au service de la technologie politique plus que la technologie commerciale, ont été nombreux, ce qui explique pourquoi l'humanité est devenue soviétique pour un tiers de sa population. 

Les pays capitalistes perçoivent le risque de révolution internationale, et ont commencé une attaque technico-militaire. Voilà comment ils sont arrivés à devenir des colosses atomiques durant les années 1980, cherchant à conquérir le monde entier. Les dirigeants du monde d'aujourd'hui ne sont que des maniaques du progrès, ainsi que des théoriciens du progressisme.



Le progressisme est un phénomène mondial. Jamais l'humanité a été aussi occupée à l'unanimité par l'ère technologique. L'esprit des gens est de plus en plus matérialiste. Il consacre, éduque, et poursuit toutes les actions pour réaliser le maximum, le développement technique illimité et absolu. 

Le veau d'or, ce dieu antique, se manifeste aujourd'hui comme une usine puissante au sein de l'âme de l'humanité. Le monde adore les machines. Il est une pseudo-religion des doctrines matérialistes, de significations matérialistes. Parce que le matériel et l'esprit du peuple sont devenus essence par déification de la matière. L'humanité est déséquilibrée mentalement, dégradée moralement, la tyrannie politique, la destruction de la nature, l'aliénation et la guerre atomique, tout cela est finalement cohérent. La civilisation moderne a perdu progressivement sa propre fin, parce que les personnes la composant sont nombreuses et puissantes, accompagnant les autres vers une fin désastreuse. 

Le chemin, sur cette route du progressisme, finira par amener l'anarchie, la haine, la pollution de la nature, la confiscation biens de la nature, les conflits, la pourriture et l'aliénation de personnes. Le pays qui aura le contrôle sur les armes les plus terribles, aura la technique pour détruire l'humanité, car puissant. 

L'humanité vit à la hauteur du désespoir.

Extrait de 

Comment se sauver des pièges d'illusion et tentation ?

Joseph l'hésychaste


Le seul espoir de se sauver des illusions et des hérésies, des pièges des gens méchants et des tentations diaboliques, reste la prière, le repentir, et l'humilité.
Aîné Joseph l'hésychaste

Extrait de Orthodox Church Quotes

Saint Basile le Grand : notre expérience avec Dieu


Saint Basile le Grand : faire l’expérience de la bonté de Dieu

Il existe des réalités que les mots ne peuvent pas entièrement expliquer.

On peut parler du miel, décrire sa douceur, sa couleur et son parfum. Mais celui qui n'en a jamais goûté ne pourra jamais vraiment savoir ce qu'est le miel.

Saint Basile le Grand utilise cette image toute simple pour nous parler de Dieu. Selon lui, la bonté du Seigneur ne peut pas être communiquée uniquement par des enseignements ou des paroles : il faut aussi entrer soi-même dans cette bonté et en faire l'expérience.

Dieu ne se contente pas d'être une connaissance

Nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur Dieu.

Nous pouvons lire l'Évangile, étudier la vie des saints, écouter des sermons, connaître la doctrine de l'Église et apprendre de nombreuses prières. Tout cela est précieux et nécessaire.

Mais la foi chrétienne n'est pas seulement une connaissance intellectuelle.

Elle est aussi une rencontre.

On peut savoir que Dieu est amour sans encore avoir profondément expérimenté cet amour dans son propre cœur. On peut parler de la paix du Christ sans avoir encore découvert cette paix au milieu d'une épreuve. On peut connaître les paroles de la prière sans avoir véritablement ouvert son âme à Dieu.

C'est pourquoi saint Basile nous invite à aller plus loin : ne pas seulement entendre parler de Dieu, mais apprendre à vivre avec Lui.

Comme le miel que l'on goûte

L'image du miel est particulièrement belle.

Personne ne peut goûter à notre place. De la même manière, personne ne peut vivre notre relation avec Dieu à notre place.

Les saints peuvent nous montrer le chemin. Les Pères de l'Église peuvent nous transmettre leur sagesse. L'Église peut nous enseigner la vérité et nous donner les sacrements.

Mais chacun de nous est appelé à avancer personnellement vers le Seigneur.

C'est dans la prière, le repentir, l'humilité, l'amour du prochain et la fidélité quotidienne que la présence de Dieu devient progressivement une réalité vécue.

Une expérience qui transforme le cœur

Faire l'expérience de la bonté de Dieu ne signifie pas nécessairement recevoir des visions ou vivre des événements extraordinaires.

Bien souvent, Dieu se fait connaître dans les choses simples.

Une prière qui apporte une paix inattendue.
Une force reçue au moment où nous pensions ne plus pouvoir continuer.
La capacité de pardonner alors que nous étions profondément blessés.
Une consolation intérieure dans la solitude.
La joie de recevoir le Christ dans la prière et dans les mystères de l'Église.

Peu à peu, le cœur apprend à reconnaître cette présence.

La foi cesse alors d'être seulement quelque chose dont nous parlons : elle devient une vie.

Entrer dans la bonté du Seigneur

Saint Basile nous rappelle ainsi que Dieu ne veut pas seulement que nous sachions qu'Il est bon.

Il veut que nous découvrions Sa bonté.

Comme celui qui goûte enfin le miel comprend quelque chose qu'aucune description ne pouvait lui transmettre, celui qui s'approche sincèrement de Dieu découvre peu à peu une réalité que les mots ne peuvent contenir entièrement.

Cela demande du temps.

Il faut parfois traverser des épreuves, apprendre la patience, tomber et se relever, demander pardon et recommencer.

Mais chaque pas accompli avec Dieu nous rapproche de cette expérience intérieure de Sa bonté.

Chercher Dieu avec simplicité

Nous n'avons pas besoin d'être des théologiens pour commencer à chercher Dieu.

Il suffit parfois d'une prière très simple :

« Seigneur, fais-moi connaître Ta bonté.
Apprends-moi à Te faire confiance.
Entre dans ma vie et transforme mon cœur. »

Cette prière, répétée avec sincérité, peut devenir le commencement d'un véritable chemin spirituel.

Car Dieu n'est pas seulement Celui dont nous entendons parler.

Il est Celui que nous sommes appelés à rencontrer.

Et lorsque le cœur commence réellement à goûter à Sa bonté, il comprend pourquoi les saints ont consacré toute leur vie à Le chercher.

Une parole de saint Basile pour aujourd'hui

« Comme il est impossible de décrire verbalement la douceur du miel à celui qui n'en a jamais goûté, ainsi la bonté de Dieu ne peut être clairement communiquée par l'enseignement si nous-mêmes ne sommes pas capables de pénétrer dans la bonté du Seigneur par notre propre expérience. »

— Saint Basile le Grand, Conversations sur les Psaumes, 29

Prière

Seigneur notre Dieu,
ouvre notre cœur à Ta présence.

Ne permets pas que notre foi reste seulement une connaissance ou des paroles.

Apprends-nous à Te chercher dans la prière, dans l'Évangile, dans Ton Église et dans l'amour de notre prochain.

Fais-nous goûter, selon Ta grâce, à la douceur de Ta bonté, afin que notre vie entière devienne une réponse à Ton amour.

Saint Basile le Grand, prie Dieu pour nous.
Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Saint Basile le Grand : notre expérience avec Dieu », publié le 8 juillet 2017.

La citation est attribuée à saint Basile le Grand, dans les Conversations sur les Psaumes, 29, et figure également dans la compilation 300 Sayings of the Ascetics of the Orthodox Church.

Cette version développe la courte publication originale en conservant son idée centrale : la bonté de Dieu ne doit pas seulement être connue par l'enseignement, mais progressivement vécue et goûtée dans notre propre vie spirituelle.

jeudi 6 juillet 2017

Saint Thalassios : le souci de l'âme

Icon of St. Thalassios the Libyan
"Le souci de son âme entraîne des questions, et l'humilité, car à travers cela, Dieu nous pardonne nos péchés."

Saint Thalassios du Liban

extrait de Orthodox Church Quotes

Saint Ambroise : l'Eglise et ses blessures



La ressemblance de votre Eglise, Seigneur, est cette femme qui est allée derrière vous, et toucha juste un bout de votre vêtement, en disant d'elle-même : "Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie" (Mt 9 : 21). Donc, l'Eglise confesse ses blessures, mais désire être guéri."

Saint Ambroise

extrait de 
Orthodox Christian Quotes, theodorakis.net

mercredi 5 juillet 2017

Bachar Al Assad reconnaît la contribution des églises chrétiennes au maintien de l'unité syrienne


Image extraite de Sputnik, © REUTERS/ Omar Sanadiki

Bachar al-Assad reconnaît le rôle des Églises chrétiennes dans l’unité de la Syrie

En juillet 2017, alors que la Syrie traversait encore une période particulièrement douloureuse de son histoire, une rencontre importante avait lieu à Damas entre le président syrien Bachar al-Assad et une délégation de l’Église grecque-melkite catholique conduite par son nouveau patriarche, Youssef Absi.

Cette rencontre intervenait quelques jours seulement après l’élection de ce dernier, le 21 juin 2017, comme patriarche d’Antioche et de tout l’Orient des melkites. Les discussions portaient notamment sur la situation du pays et sur la place des différentes communautés religieuses dans la société syrienne.

La place des Églises chrétiennes en Syrie

Au cours de cette rencontre, Bachar al-Assad a salué ce qu’il présentait comme le rôle joué par les Églises chrétiennes dans le maintien de l’unité nationale pendant la guerre.

Selon les déclarations rapportées par l’agence officielle syrienne SANA, puis reprises notamment par l’agence Fides, le président syrien estimait que les Églises avaient contribué à renforcer le sentiment d’appartenance nationale et à préserver les liens entre les différentes composantes de la société.

Il mettait également en avant la diversité religieuse et culturelle de la Syrie, affirmant que l'attachement des Syriens à cette diversité constituait un obstacle aux tentatives de division du pays.

Ces propos doivent naturellement être replacés dans le contexte politique de l'époque : ils exprimaient la position du gouvernement syrien au cours d'une guerre dont les différentes parties donnaient des interprétations profondément divergentes.

Le nouveau Patriarche Youssef Absi

Le Patriarche Youssef Absi venait alors d'être élu à la tête de l'Église grecque-melkite catholique.

Né à Damas, il appartenait à la Société des Missionnaires de Saint-Paul et avait auparavant exercé comme archevêque titulaire de Tarse et vicaire patriarcal à Damas. Son élection intervenait alors que les communautés chrétiennes syriennes étaient profondément marquées par plusieurs années de conflit.

Pour les chrétiens de Syrie, cette période était particulièrement difficile. Beaucoup de familles avaient été déplacées et certaines communautés avaient vu leur nombre diminuer fortement au cours des années de guerre.

Dans ce contexte, la présence des responsables religieux auprès de leurs fidèles représentait aussi un témoignage de fidélité à une terre où les communautés chrétiennes sont présentes depuis les premiers siècles du christianisme.

Une Église appelée à être un facteur de paix

Au-delà des déclarations politiques, un élément mérite particulièrement notre attention : la vocation de l'Église à travailler pour la paix.

Dans une société divisée par la violence, la religion ne devrait jamais devenir un instrument de haine ou de séparation.

Le chrétien est appelé à rechercher la paix, à protéger les faibles, à consoler ceux qui souffrent et à rappeler que chaque être humain possède une dignité qui dépasse son appartenance religieuse, ethnique ou politique.

L'Évangile nous rappelle :

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »
(Matthieu 5, 9)

Cette parole du Christ garde une force particulière dans les pays qui ont connu la guerre.

Une présence chrétienne ancienne

La Syrie occupe une place particulière dans l'histoire du christianisme.

C'est sur cette terre que les disciples du Christ furent appelés « chrétiens » pour la première fois, à Antioche. Elle a également donné à l'Église de grands saints, des martyrs, des théologiens et des moines.

La présence chrétienne au Moyen-Orient n'est donc pas une réalité récente. Elle appartient à l'histoire même de cette région.

C'est pourquoi les souffrances des chrétiens syriens ont suscité tant de prières dans les Églises du monde entier.

Mais prier pour les chrétiens de Syrie ne signifie pas oublier les autres habitants du pays. La paix véritable doit être souhaitée pour tous : chrétiens, musulmans et membres des autres communautés.

Ne pas laisser la guerre détruire la fraternité

Les guerres ne détruisent pas seulement les bâtiments et les infrastructures. Elles peuvent aussi détruire la confiance entre les hommes.

Après des années de violence, reconstruire une société demande donc davantage que reconstruire des maisons ou des routes.

Il faut aussi reconstruire la confiance, permettre aux familles de vivre à nouveau ensemble, rouvrir les écoles, soigner les blessures et apprendre à vivre avec ceux qui ont connu des expériences différentes.

Dans cette reconstruction, les Églises peuvent avoir un rôle important : accompagner les familles, accueillir les personnes éprouvées, soutenir les enfants, maintenir la prière et rappeler sans cesse que la haine ne peut être le dernier mot de l'histoire.

Prions pour la Syrie

L'article de 2017 rapportait les paroles d'un responsable politique concernant le rôle des Églises chrétiennes. Avec le recul, ce qui demeure particulièrement important pour le chrétien est peut-être moins la dimension politique de cette rencontre que l'appel à ne pas abandonner le peuple syrien dans la souffrance.

Prions pour les chrétiens de Syrie.

Prions également pour les musulmans et pour toutes les communautés qui vivent sur cette terre.

Prions pour les enfants qui ont grandi dans la guerre, pour les familles séparées, pour ceux qui ont perdu leurs proches et pour tous ceux qui espèrent pouvoir retrouver une vie paisible.

Que Dieu protège les Églises de Syrie, fortifie leurs pasteurs et accorde à tout le peuple syrien la paix et la réconciliation.

Seigneur Jésus-Christ,
Toi qui es le Prince de la paix,
regarde avec miséricorde le peuple syrien.
Console ceux qui souffrent,
protège les enfants,
soutiens les familles éprouvées
et donne aux hommes la force de se réconcilier.
Garde les chrétiens dans la foi,
et fais de ton Église un instrument de paix,
d'amour et de lumière.
Amen.

Source et travail de réécriture

Article original publié sur Mystique Orthodoxe, le 5 juillet 2017, sous le titre « Bachar Al Assad reconnaît la contribution des églises chrétiennes au maintien de l'unité syrienne ». L'article indiquait comme source Sputnik France et reprenait les informations concernant la rencontre du 4 juillet 2017.

La rencontre et les déclarations rapportées ont également été documentées par l'agence Fides, qui précise que Bachar al-Assad avait reçu à Damas le nouveau Patriarche grec-melkite catholique Youssef Absi accompagné d'évêques melkites.

Cette réécriture conserve le thème de l'article original tout en le développant dans une perspective chrétienne centrée sur la paix, la présence historique des chrétiens en Syrie et la prière pour l'ensemble de la population syrienne.

mardi 4 juillet 2017

La rancune


Si vous portez rancune contre quiconque, priez pour lui et vous vous arrêterez dans cette piste de mauvaises passions.

Par la prière, vous vous séparez de la douleur de la mémoire du mal qu'il vous a fait, et devenez amour, et effacez ainsi cette mauvaise pensée de votre âme.

Si quelqu'un a de la rancune contre vous, soyez généreux et humble avec lui, traitez le de façon équitable, et vous le délivrerez de sa passion.

Saint Maxime le Confesseur

lundi 3 juillet 2017

Saint Ephrem le Syrien : le sel de vie



" L'Eglise est le sel qui se déverse sur le monde entier, le préservant ainsi du manque de nourriture spirituelle "



St Ephrem le Syrien 

La véritable éducation



"Tous les efforts de l'apprentissage sont vain, sans l'effort d'atteindre la pureté de la foi et de la vie.

Le monde céleste ne se révèle pas quand on essaie de l'apprendre, mais lorsque l'on est pur."

Saint Nicolas Vélirimovitch


"Les affaires humaines sont plus faibles qu'une ombre ; un rêve de jeunesse se fane plus vite que des fleurs au printemps ; notre beauté s'efface avec l'âge et la maladie ; la richesse est incertaine, et la gloire est volage ; la poursuite des arts et des sciences est délimitée par la vie présente ; le charme de l'éloquence atteint l'oreille simplement ; alors que la pratique de la vertu est un bien précieux pour son propriétaire, un charmant spectacle pour ceux qui en sont témoins ; faites ceci, et vous serez dignes des promesses faites par Notre Seigneur"

Saint Basile le Grand

Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos,
http://www.johnsanidopoulos.com/2009/03/dora-beig.html

dimanche 2 juillet 2017

St Théophane le Reclus : la guérison



Si nous entreprenons de nous guérir, alors nous pourrons faire quelque chose. Si la maladie est due au péché, elle ne pourra pas être guérie et il en sera toujours ainsi, peu importe de la façon dont vous travaillez pour vous en débarrasser (en persistant dans le péché).

Si vous acceptez le fait de ne pas être guéri, alors avec cette pensée, vous perdrez courage et vous direz à vous-même : c'est ainsi qu'il en est. C'est le désespoir, la tristesse : "Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur coeur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité." (Ephésiens, 4, 18,19).

Je me répéterai de nouveau : Maintenez, entretenez la conviction que notre désordre ne nous est pas naturel, et n'écoutez pas ceux qui vous disent : "Il est inutile d'en parler, parce que c'est comme ça, il en est ainsi, vous ne pouvez rien faire d'autre."

Mais ce n'est pas comment nous sommes faits qui importe (c'est le destin, il en est ainsi),  mais ce qui importe, c'est d'entreprendre de nous guérir (avec la prière, l'aide de Dieu), alors là nous pourrons faire quelque chose.


Extrait de Orthodox Church Quotes,

Image extraite de Wikipedia,
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d2/Theophan_the_Recluse.jpg/280px-Theophan_the_Recluse.jpg



samedi 1 juillet 2017

La Lumière Sacrée



La Sainte Lumière reste un point de discorde pour tous ceux qui insistent à fermer leurs yeux. Et c'est encore le cas, malgré le fait qu'elle soit la Vraie Lumière, le Christ ! La vérité de la Sainte Lumière est qu'elle existe et est livrée du ciel pour le patriarche orthodoxe de Jérusalem, chaque année. Les témoins oculaires en milliers professent de cette expérience. Parmi eux, il y avait des sceptiques avant, et qui ne le sont plus. 

Extrait de Impantokratoros,