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dimanche 8 octobre 2017

Saint Jean de Shanghaï : le voleur sage


Saint Jean de Shanghaï : le voleur sage

La tradition chrétienne nous présente le bon larron, celui qui, crucifié aux côtés du Christ, reconnut en Jésus son Seigneur alors que celui-ci était condamné et humilié. Il reçut de Jésus cette promesse extraordinaire : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le Paradis. »

Saint Jean de Shanghaï et de San Francisco rapporte une réflexion particulièrement touchante sur l'origine de la miséricorde accordée à ce voleur.

Un criminel qui avait gardé une part de bonté

Selon ce récit traditionnel, le voleur avait passé une grande partie de sa vie dans le crime. Pourtant, malgré ses fautes, sa conscience n'était pas complètement morte. Une petite part de bonté demeurait encore au fond de son cœur.

La tradition raconte même qu'au moment où la Sainte Famille fuyait en Égypte, le voleur aurait rencontré Marie, Joseph et l'enfant Jésus avec ses compagnons. Alors que ceux-ci voulaient s'en prendre à la famille, il aurait été touché par la présence de l'enfant et aurait empêché ses complices de lui faire du mal.

Des années plus tard, cet enfant devenu adulte se retrouva crucifié entre deux criminels.

Le voleur aurait-il reconnu sur la Croix le visage de l'enfant qu'il avait autrefois épargné ?

Une bonté qui n'était pas morte

Cette tradition nous invite à réfléchir sur le mystère du cœur humain.

Même chez celui qui s'est profondément éloigné de Dieu, il peut rester une petite ouverture à la bonté, à la compassion et à la lumière.

Le bon larron n'était pas un homme sans péché. Il était un criminel. Pourtant, au dernier moment de sa vie, quelque chose s'est réveillé en lui.

En voyant Jésus crucifié, il comprend que cet homme n'est pas un criminel comme lui. Il reconnaît son innocence et se tourne vers lui avec foi.

Son repentir est bref, mais profondément sincère.

Le mystère de la miséricorde

Le récit attribué à saint Jean de Shanghaï nous rappelle ainsi que Dieu ne regarde pas seulement les fautes passées d'une personne. Il voit aussi ce qui subsiste encore de bon dans son cœur et surtout la possibilité de son retour vers Lui.

Le bon larron n'a pas eu le temps de mener une longue vie de pénitence. Il n'a pas pu accomplir de grandes œuvres.

Il a simplement tourné son regard vers le Christ et lui a demandé de se souvenir de lui.

Et le Christ lui a ouvert les portes du Paradis.

Cette histoire demeure l'un des témoignages les plus bouleversants de la miséricorde divine : il n'est jamais trop tard pour se tourner vers Dieu.

Source

Article original de Mystique Orthodoxe, publié le 8 octobre 2017 : « Saint Jean de Shanghaï : le voleur sage ». Le texte reprend une réflexion attribuée à saint Jean de Shanghaï sur le bon larron et la tradition de la rencontre avec la Sainte Famille.

Travail de réécriture : texte résumé et entièrement reformulé en 2026 pour Mystique Orthodoxe, en conservant le thème spirituel de l'article original.

Pour aller plus loin : Le mystère de la prière de Jésus


Le bon larron nous enseigne enfin à ne jamais désespérer de la miséricorde divine. Même lorsque l'homme pense avoir tout perdu, il peut encore se tourner vers Dieu avec confiance.

À lire également : La force de la prière : ce que saint Silouane nous enseigne