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mardi 10 janvier 2023

Dieu oeuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie

 


Dieu œuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie

Il existe des situations où une personne peut avoir le sentiment d'avoir été abandonnée par tout le monde : avoir perdu son logement, son travail, sa famille ou simplement ne plus savoir vers qui se tourner.

En Biélorussie, une œuvre sociale liée au monastère Sainte-Élisabeth de Minsk cherche à apporter une réponse concrète à certaines de ces situations. À travers l'accueil, l'accompagnement et la vie communautaire, des femmes confrontées à de grandes difficultés peuvent retrouver un lieu où elles sont accueillies et respectées.

Un lieu pour celles qui n'ont plus personne

En 2011, un centre de réhabilitation sociale destiné aux femmes a été créé à environ quinze kilomètres de Minsk, près du village de Vichniovka.

Le centre accueille des femmes qui ont traversé des situations particulièrement difficiles.

Certaines sont d'anciennes détenues. D'autres ont perdu leur logement, leur travail ou leurs proches. Certaines se sont retrouvées seules avec leurs jeunes enfants et sans véritable soutien.

Pour ces femmes, retrouver un toit est évidemment essentiel. Mais l'aide matérielle ne constitue qu'une partie du chemin.

Il faut également retrouver la confiance, reconstruire des relations, reprendre courage et découvrir que l'on n'est pas définitivement condamné par les épreuves du passé.

Accueillir avant de juger

L'une des dimensions importantes de cette œuvre est l'accueil.

Lorsqu'une personne a connu l'abandon ou l'exclusion, elle peut avoir besoin avant tout de rencontrer quelqu'un qui accepte de l'écouter sans la réduire à son passé.

L'Église peut alors devenir un lieu où la personne est regardée autrement : non pas uniquement à travers ses erreurs, ses difficultés ou ses blessures, mais comme une personne créée à l'image de Dieu.

Cette démarche demande de la patience. Aider quelqu'un à se relever ne signifie pas effacer son passé, mais lui permettre de croire qu'un avenir reste possible.

La compassion comme chemin vers Dieu

L'article original rappelait une idée profondément chrétienne : la rencontre avec Dieu passe souvent par la bonté, l'amour et la compassion entre les personnes.

La foi ne se résume donc pas à des paroles.

Elle peut également se manifester par une présence, un repas partagé, un toit offert, une écoute attentive ou simplement par le fait de ne pas abandonner quelqu'un qui traverse une période difficile.

Le Christ nous enseigne à reconnaître Sa présence dans notre prochain. Aider une personne dans le besoin devient ainsi bien davantage qu'une simple action sociale : cela peut devenir un véritable témoignage de l'amour chrétien.

Retrouver une dignité

Lorsqu'une femme a perdu son logement, son travail ou ses relations familiales, elle peut progressivement perdre confiance en elle-même.

Un lieu d'accueil permet de reconstruire cette confiance étape par étape.

La vie quotidienne, le travail, les responsabilités, l'accompagnement des enfants et la participation à une communauté peuvent aider à retrouver des repères. La personne accueillie n'est pas seulement quelqu'un qui reçoit.

Elle peut également devenir quelqu'un qui participe, qui travaille, qui aide les autres et qui retrouve progressivement sa place dans la société.

Les enfants aussi ont besoin d'un environnement stable

Certaines femmes accueillies dans ces structures sont accompagnées de leurs jeunes enfants. Pour eux également, retrouver un environnement stable est essentiel.

Lorsqu'une famille traverse une période de grande précarité, les conséquences ne concernent pas seulement les adultes.

Offrir un lieu sûr à une mère et à ses enfants permet donc de protéger toute une famille et de lui donner la possibilité de repartir sur de nouvelles bases.

Une œuvre inspirée par l'Évangile

Le monastère Sainte-Élisabeth de Minsk développe différentes œuvres sociales et caritatives.

L'objectif présenté dans l'article original est de permettre au plus grand nombre possible de personnes de retrouver un chemin vers Dieu, tout en apportant une aide concrète aux personnes isolées et abandonnées.

Cette approche rappelle une vérité essentielle de la tradition chrétienne : la charité ne consiste pas seulement à donner quelque chose à quelqu'un, mais à reconnaître en lui une personne qui possède une dignité et une valeur infinies devant Dieu.

Dieu n'abandonne pas ceux que les hommes oublient

Le titre de l'ancien article, « Dieu œuvre pour les femmes délaissées », exprime une conviction spirituelle forte.

Il arrive que certaines personnes soient oubliées par la société, éloignées de leur famille ou rejetées à cause de leur passé.

Mais pour Dieu, personne n'est oublié.

Une personne peut avoir connu l'échec, la prison, la pauvreté, la solitude ou la rupture familiale. Cela ne signifie jamais que sa vie n'a plus de valeur.

Le christianisme annonce précisément cette possibilité de recommencement.

Une lumière dans les situations difficiles

L'histoire de ces femmes rappelle également que les œuvres chrétiennes peuvent avoir une dimension très concrète.

La prière et la compassion ne remplacent pas l'aide matérielle. Elles peuvent au contraire conduire à agir.

Donner un toit, accueillir une mère avec ses enfants, aider quelqu'un à retrouver une activité et lui permettre de reconstruire sa vie sont autant de manières de faire vivre l'amour du prochain.

Ainsi, une communauté chrétienne peut devenir un véritable lieu d'espérance.

Une leçon pour chacun de nous

Nous ne pouvons pas tous créer un centre de réhabilitation. Mais chacun peut faire quelque chose.

Une personne isolée peut avoir besoin d'une visite. Une famille en difficulté peut avoir besoin d'un soutien.

Quelqu'un qui a commis des erreurs peut avoir besoin qu'on lui rappelle qu'il est encore possible de changer.

Parfois, une simple parole de bienveillance peut représenter beaucoup pour celui qui traverse une période sombre.

L'Évangile nous invite donc à regarder autrement les personnes fragiles et celles que la société a tendance à oublier.

Ne pas abandonner celui qui est tombé, c'est déjà lui ouvrir une porte vers l'espérance.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ,

souviens-Toi de toutes les personnes qui se sentent seules et abandonnées.

Soutiens les femmes qui doivent reconstruire leur vie après des épreuves difficiles.

Protège les enfants qui grandissent dans des situations de précarité.

Donne aux communautés chrétiennes la force d'accueillir, d'écouter et de soutenir ceux qui souffrent.

Apprends-nous à ne jamais détourner notre regard de celui qui a besoin d'aide.

Et fais de nous des instruments de Ta paix, de Ta compassion et de Ton amour.

Seigneur, que personne ne se sente oublié.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : « Dieu œuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie », publié sur Mystique Orthodoxe le 10 janvier 2023.

Source indiquée dans l'article original : page Facebook du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk.

Travail de réécriture : article entièrement retravaillé et développé en 2026 à partir du texte publié en 2023. Le contenu original a été conservé, puis reformulé, développé et organisé avec des sous-titres afin de mettre davantage en valeur les thèmes de l'accueil, de la dignité, de la compassion chrétienne et de l'espérance.

samedi 21 mai 2022

Nos anges protecteurs terrestres...


Nos anges protecteurs terrestres : ces personnes qui prient pour nous dans le silence

Il arrive que nous traversions des périodes difficiles sans toujours comprendre pourquoi les épreuves semblent s'accumuler. Nous cherchons des explications, nous nous inquiétons et parfois nous imaginons des causes mystérieuses à nos malheurs.

Pourtant, nous oublions parfois une chose essentielle : la prière de ceux qui nous aiment peut être un soutien précieux, même lorsque nous ne nous en rendons pas compte.

Imaginez un couple venu demander conseil à un prêtre. Tout semble aller de travers dans leur vie : leur voiture a été volée, leur appartement cambriolé et leur fils traverse une grave crise conjugale. Ils se demandent si quelqu'un ne leur aurait pas jeté un mauvais sort.

Le prêtre leur pose alors une question inattendue : leur grand-mère est-elle décédée récemment ?

La vieille femme était une personne croyante. Malgré son âge et ses difficultés à se déplacer, elle se rendait régulièrement à l'église. Lorsqu'elle ne pouvait plus y aller, elle confiait ses intentions de prière à une voisine.

Elle portait dans son cœur les noms de ses enfants, de ses petits-enfants, de ses proches et de ses connaissances. Elle priait pour leur santé, leur protection et leur salut. Beaucoup avaient peut-être oublié ses efforts, mais elle, elle ne les oubliait pas devant Dieu.

Ces prières que personne ne voit

Combien de grands-mères, de mères et de personnes âgées ont ainsi consacré une partie de leur vie à prier pour les autres ?

Par tous les temps, parfois au prix de grandes difficultés, elles se rendent à l'église. Elles confient des noms au prêtre, demandent que l'on prie pour les vivants et pour les défunts, allument un cierge et poursuivent leur chemin.

Leur foi ne fait pas de bruit. Elles ne recherchent ni reconnaissance ni récompense. Elles portent simplement leurs proches dans leur prière.

Et pendant que certains vivent sans penser à Dieu, ces personnes continuent de demander au Seigneur de veiller sur leur famille.

Leur présence spirituelle est souvent silencieuse, mais elle témoigne d'un amour profond : un amour qui ne se limite pas aux paroles ou aux gestes du quotidien, mais qui s'exprime aussi dans la fidélité de la prière.

Ne méprisons jamais la force de la prière

L'histoire nous invite à réfléchir à ceux qui prient pour nous, parfois depuis des années, sans que nous le sachions.

Il ne s'agit pas de croire que la prière nous dispenserait de toute épreuve, ni que les malheurs seraient nécessairement la conséquence de la disparition d'une personne pieuse. La foi chrétienne ne nous autorise pas à établir de tels liens avec certitude.

Mais nous pouvons retenir un enseignement précieux : la prière est un acte d'amour. Elle nous tourne vers Dieu et nous apprend à confier ceux que nous aimons à sa miséricorde.

N'oublions donc pas ces personnes âgées qui ont tant prié pour leurs enfants et leurs petits-enfants. Écoutons leurs conseils, remercions-les de leur fidélité et, lorsqu'elles ne sont plus parmi nous, gardons leur souvenir avec reconnaissance.

Peut-être avons-nous bénéficié, sans même le savoir, de leurs prières pendant une grande partie de notre vie.

Ces personnes sont de véritables anges protecteurs terrestres : non pas des anges au sens céleste, mais des êtres humains qui, par leur amour et leur prière, ont consacré une part de leur existence au bien des autres.

Seigneur, souviens-Toi de ceux qui prient pour nous dans le secret, et apprends-nous à prier à notre tour pour ceux que Tu as placés sur notre chemin. Amen.


Source et travail de réécriture

Article original : « Nos anges protecteurs terrestres... », publié le 21 mai 2022 sur le blog Mystique Orthodoxe.

Texte attribué à l'higoumène Georges de Shestun.

Source mentionnée dans l'article original : Monastère Sainte-Élisabeth de Minsk – publication Facebook.

Article retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le texte a été reformulé et développé pour en faciliter la lecture, tout en conservant son message essentiel : la valeur de la prière discrète, fidèle et désintéressée de ceux qui portent leurs proches dans leur cœur.

lundi 29 juin 2020

La vraie famille doit être vaincue, pour satisfaire leurs besoins !




Dans un monde où les enfants peuvent être confrontés à de nombreux dangers, la prostitution enfantine notamment, la famille demeure l’un des premiers lieux où ils peuvent trouver protection, amour et sécurité.

L’enfant a besoin de l’amour et de la présence de ses parents pour grandir et se construire. Le père et la mère ont une responsabilité particulière : écouter leur enfant, l’accompagner, lui apprendre à discerner le bien du mal et rester attentifs aux influences qui peuvent l’entourer.

La famille ne doit donc pas être considérée simplement comme une structure sociale. Dans la vision chrétienne, elle est aussi un lieu d’apprentissage de l’amour, du respect, du pardon et de la responsabilité.

Protéger sans vivre dans la peur

Protéger les enfants ne signifie pas leur apprendre à avoir peur du monde. Il s’agit plutôt de leur donner des repères suffisamment solides pour qu’ils puissent grandir avec confiance.

Un enfant qui sait qu’il peut parler librement avec ses parents est mieux armé pour signaler une situation inquiétante, demander de l'aide ou exprimer ses difficultés.

La présence parentale, l'écoute et le dialogue constituent ainsi une véritable forme de protection.

La famille comme école de l'amour

Dans la tradition chrétienne, la famille est appelée à devenir une petite communauté d'amour.

C'est au sein de celle-ci que l'enfant découvre progressivement la confiance, la compassion, la patience et le respect de l'autre. Ces valeurs ne s'apprennent pas uniquement par des paroles : elles se transmettent surtout par l'exemple.

Lorsque les parents vivent eux-mêmes dans l'amour, la fidélité et le respect, ils offrent à leurs enfants un modèle qui les accompagnera toute leur vie.

Une responsabilité qui concerne toute la société

La protection de l'enfance ne repose cependant pas uniquement sur les parents. Elle concerne également l'école, les institutions, les associations, les professionnels de l'enfance et l'ensemble de la société.

Un enfant vulnérable doit pouvoir trouver autour de lui des adultes capables de l'écouter, de le protéger et d'intervenir lorsqu'une situation devient dangereuse.

La famille reste néanmoins le premier cercle de confiance.

Une vision chrétienne de la famille

Pour le chrétien, défendre la famille ne signifie pas seulement défendre une institution traditionnelle. C'est rappeler la valeur unique de chaque personne et particulièrement celle de l'enfant.

L'Évangile nous invite à accueillir les petits avec amour et à ne jamais considérer leur innocence comme quelque chose de secondaire.

La véritable force d'une famille ne réside donc ni dans son apparence ni dans ses biens, mais dans l'amour qui unit ses membres et dans la capacité de chacun à protéger les plus faibles.

Une famille qui veille

Dans une époque parfois marquée par l'isolement et la méfiance, retrouver le sens du dialogue familial est peut-être l'une des plus belles protections que nous puissions offrir aux enfants.

Un père qui écoute.

Une mère qui rassure.

Des parents qui accompagnent.

Un enfant qui sait qu'il peut parler.

C'est ainsi que la famille peut redevenir ce qu'elle devrait toujours être : un refuge où l'enfant apprend que le monde peut aussi être un lieu de confiance, de bonté et d'espérance.

Et pour le chrétien, cette espérance trouve sa source ultime en Dieu, qui confie aux adultes la responsabilité de prendre soin des plus petits.

vendredi 19 juin 2020

Dîner en famille...


Amis, dînez ensemble, toute la famille Je souligne le mot "ensemble", à la table commune, et non à côté du téléviseur. Bien sûr, rien ne rassemble les gens comme leur participation conjointe aux sacrements de l'église et à la prière. Mais ce sont, pour ainsi dire, des mathématiques supérieurs. Mais pour commencer, il faut au plus simple, un repas familial commun, capable de rassembler des gens aujourd'hui plus déconnectés que jamais.

Récemment, une simple famille moyenne était unie par la télévision, mais maintenant chacun a sa propre famille. Et à côté de lui, un grand nombre de toutes sortes de "widgets" et "gadgets", dans lesquels une personne se plonge tête baissée, oubliant tout le monde, y compris ses proches..

Les maris et les femmes, les enfants et les parents, ne communiquent pratiquement pas entre eux. Les anniversaires, les banquets, les fêtes d'entreprise et les mariages n'impliquent pas de communication, car une musique trop forte joue. Les enfants souffrent surtout d'un manque de communication en direct, car ils en ont surtout besoin. Cela leur donne une impulsion sérieuse au développement de la parole, la capacité de défendre calmement et de manière intéressante leur point de vue dans la discussion, d'élargir leurs horizons. 

Hélas, personne ne parle aux enfants, ils sont perçus comme un objet. Mais une simple communication peut les protéger de nombreuses crises. Habitués à partager leurs expériences avec leurs parents, ils peuvent éviter, par exemple, les phobies, et à un âge plus mûr, naturellement et harmonieusement, sans perdre le contact avec leurs parents, ne commettent pas beaucoup de bêtises.

Par conséquent, en plus des voyages en commun en voiture, désormais rare et peu pratiqués pour la cueillette des champignons, un repas en famille en ce moment est le seul moyen de faire en sorte que la famille reste vraiment une famille. C'est, si vous voulez, un certain minimum de népostisme réelle faisant semblant d'être heureux.

Prêtre Dimitry Fetisov

Extrait de 

samedi 30 mai 2020

Higoumène Gury Chezlov, sur la télévision



Higoumène Gury Chezlov : la télévision et la vie spirituelle

L’higoumène Gury Chezlov exprime une critique très sévère de la télévision et de son influence sur la vie familiale et spirituelle.

Selon les paroles qui lui sont attribuées, la télévision peut introduire dans les foyers des images et des comportements contraires aux enseignements de l’Évangile. Il oppose notamment les appels bibliques à aimer Dieu et son prochain à certains contenus qui encouragent, selon lui, l’égoïsme, les conflits, l’impureté ou l’ivresse.

Le père Gury considère également que l'écran risque de détourner les personnes de la prière, de leurs proches et de l'attention due aux plus faibles. Il dénonce ainsi le danger d'une vie dominée par les distractions, au détriment de la relation avec Dieu et de la charité envers autrui.

Un appel au discernement

Au-delà de la sévérité de ses propos, ce texte soulève une question toujours actuelle : quelle place accordons-nous aux écrans dans notre quotidien ?

La télévision et les autres médias peuvent transmettre des informations, de la culture et des connaissances. Mais leur utilisation peut aussi devenir excessive et nous faire perdre du temps qui pourrait être consacré à la famille, à la lecture, à la prière ou à l'aide apportée à ceux qui en ont besoin.

L'enjeu n'est donc pas nécessairement de rejeter tout écran, mais d'apprendre à choisir ce que nous regardons et à conserver une juste mesure.

Pour un chrétien, ce discernement consiste à se demander si ses habitudes favorisent la paix intérieure, la qualité des relations et la vie spirituelle, ou si elles l'en éloignent.

Conclusion

Le texte attribué à l'higoumène Gury Chezlov invite à rester vigilant face aux distractions qui occupent notre esprit. Il rappelle que la vie spirituelle demande du temps, du silence et une attention réelle aux personnes qui nous entourent.

Plutôt que de laisser les écrans prendre toute leur place dans nos foyers, nous pouvons retrouver des moments de dialogue, de prière et de partage. L'essentiel est de faire de la technologie un outil, et non le centre de notre vie.

Source

  • Source mentionnée dans l'article original : Nasledie77

Note éditoriale : résumé de l'article d'origine du 30 mai 2020 reformulé en 2026 à partir du texte publié sur Mystique Orthodoxe. Les jugements sur la télévision sont présentés comme la position attribuée au père Gury, et non comme une doctrine officielle de l'Église orthodoxe.

mardi 31 décembre 2019

Saint Porphyrios : quelques conseils pour les futurs et nouveaux parents...


1. Une bonne grossesse (des moments agréables, de beaux paysages et une véritable vie spirituelle), apportera au monde des enfants avec un bon avenir, intelligent et dynamique. L'amertume et la détresse de la mère peuvent nuire au foetus enceinte et peuvent présenter des maladies physiques et mentales. Dans certains cas, le profond chagrin de la mère face au deuil de sa belle mère a favorisé le cancer chez le nouveau né. 
2. Les parents candidats doivent exprimer leur amour pour le foetus en caressant le ventre de la mère et en disant des mots d'amour.
3. Ils doivent aussi prier très chaleureusement le foetus en attente.
4. Quand ils se querellent, les enfants imitent leurs parents et deviennent sauvages. La douceur et la tranquillité à la maison aident grandement les enfants.
5. Traiter les problèmes de leurs enfants avec calme et apathie.
6. Ne pas crier lorsque les enfants étudient leurs devoirs, car alors on les bloque dans leur apprentissage.
7. La prière commune améliore les relations entre les membres de la famille.
8. La sanctification parentale est la meilleure aide pour les enfants. Les enfants ressentent la sanctification de leurs parents parce qu'ils sont bombardés de bien , c'est à dire de grâce divine. 

mardi 10 décembre 2019

Vive la Russie ! Pas de parent 1 et 2 pour Vladimir Poutine !


Constatant que dans certains pays le mot "maman" avait cédé sa place au plus neutre "parent", le Président Russe a déclaré espérer que la Russie ne suivra pas cette tendance.

Alors que les termes père et mère sont remplacés dans certains pays occidentaux par parents 1 et parent  deux, Vladimir putin s'est élevé contre l'idée d'accorder aux parents des identités neutres, ce qui est considéré par certains comme une mesure d'égalité sociale.

Dans ce contexte il a déclaré espérer que  les notions de parents un et parents deux ne viendraient jamais remplacer le mot maman en Russie.

"vous avez dit que le mot maman est impossible à remplacer. Il s'avère que si, et que dans certains pays c'est déjà chose faite par parent un et parent deux.  J'espère qu'il n'en sera jamais rien chez nous", a t-il déclaré lors d'une réunion du conseil des relations interethniques auprès du président.

Certains pays se sont pourtant engagé dans cette voie. Qu'en est-il ailleurs ?

En France, un amendement en ce sens avait été adopté par l'Assemblée nationale en février dernier, mais le texte qui prévoyait de remplacer les mentions père et mère par les termes parents 1 et parents 2 dans les formulaires scolaire,  avait été supprimer par les sénateurs le 21 mai 2019.

une députée lrem avait pour sa part suggérer qu'on puisse mettre deux fois père et mère, et que les gens entourent les cases qui les concernent l'idée et que tout le monde s'y retrouve et qu'il n'y ait ni hiérarchie, ni discrimination.

En Italie, les mentions parent 1 et parent 2 avaient été introduites en 2015 par le gouvernement de Matteo renzi, mais le décret signé par le ministre de l'Intérieur du gouvernement Giuseppe Conte, Matteo salvini, avait rétabli des formulations mère et père en janvier 2019.

lundi 15 avril 2019

Pas d'écran pour les enfants de moins de 18 mois, et une heure par jour pour les moins de cinq ans !


Alors que les enfants d'aujourd'hui grandissent avec des gadgets électroniques et des écrans, que les parents ne savent pas quoi faire, l'American Academy of Pediatrics a publié de nouvelles recommandations officielles. 

Il est donc recommandé aux papas et aux mamans combien de temps ils doivent laisser leurs jeunes enfants devant un appareil.

Et les deux conseils de base sont les suivants : pas d'écran pour les bébés de moins de 18 mois, et pas plus d'une heure de deux à cinq ans. De plus, les parents ne devraient as être tentés de donner des appareils électroniques à leurs enfants, pour les rassurer lorsqu'ils pleurent ou s'ennuient. Cette astuce n'est autorisée que dans des cas exceptionnels, tels que dans les avions ou les visites chez les médecins.

Les nouvelles recommandations publiées dans le journal de pédiatrie de l'Académie, dirigé par Megan Morno, professeur agréée de pédiatrie, et Dimitris Christakis, Grec, de l'Université de l'Hôpital de Seattle pour enfants, soulignent la nécessité d'utiliser des appareils électroniques de manière équilibrée avec une activité physique, un sommeil suffisant et suffisamment de temps pour la famille ou d'autres jouets. 

La bonne chose à faire est de ne pas utiliser d'écran dans la chambre de l'enfant, ni aux heures de repas. Une règle de base doit également consister en l'absence d'utilisation d'un écran une heure avant le coucher.

Il convient pour les enfants de plus de cinq ans de fixer des limites d'utilisation, l'utilisation fréquente d'écrans, interférant avec le développement normal du cerveau en sommeil suffisant pour le restaurer et le construire. 

L'Académie de Pédiatrie recommande également aux parents de limiter eux-mêmes leur utilisation d'appareils électroniques à la maison, mais également lorsqu'ils sont avec leurs enfants, lors d'un dîner au restaurant, d'une promenade, etc...

jeudi 15 mars 2018

Le jour avant sa naissance, l'enfant demanda à Dieu..


Le jour avant sa naissance, l'enfant demanda à Dieu :
- Je ne sais pas pourquoi je vais dans ce monde. Que devrais-je faire ?
Dieu a répondu :
- Je te donnerai un ange qui sera toujours avec toi. Il t'expliquera tout.
-Mais comment le comprendre, parce que je ne connais pas sa langue ?
-L'ange t'enseignera sa langue et te protégera de tous les problèmes.
- Comment et quand dois-je revenir à Toi ?"
- Ton ange te dira tout.
- Et quel est le nom de mon ange ?
- Peu importe son nom, il a beaucoup de noms. Tu l'appelleras "Maman".

Extrait de 

mercredi 14 mars 2018

jeudi 22 février 2018

Saint Luc du Mont Steirion



Le vénérable Luc est né en 896 à Egine, mais a grandi à Phocide, où il a déménagé avec sa famille. Il était généreux et travailleur, et a aidé ses parents dans le travail agricole. Après ses études, il resta près de ses parents. Pendant qu'il faisait paître les animaux, il étudiait divers livres spirituels, en particulier les Saintes Ecritures, et priait. Après que son père ait quitté cette vie temporaire, il a été le réconfort et le soutien de sa mère, en prenant soin d'elle d'une manière exemplaire jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Après son repos, il actualisa le désir de son âme, qui était de vivre à l'imitation des anges. Après avoir d'abord distribué ses richesses aux pauvres, il a ensuite érigé une hutte dans un endroit désert près de la mer, et a vécu dans l'ascétisme et la prière.

Lorsque les Bulgares ont envahi la Grèce centrale, le Vénérable a fui vers le Péloponnèse. Cependant, il est retourné en Grèce Centrale en 927, et s'est finalement installé sur le Mont Steirion en Béotie. La réputation du Vénérable Luc fit en sorte que plusieurs d'entre eux s'approchèrent de lui, et devinrent des moins sous sa direction inspirée, ce qui le força à établir un monastère.

Il reposa dans le Seigneur le 7 février 953.  Sa vie et ses actes nous donnent l'occasion de rappeler ce qui suit : Quand on étudie attentivement la vie des saints, on découvre, entre autres choses, qu'ils étaient des gens avec beaucoup de sensibilité et de compassion pour leurs semblables, et ils les ont soutenus et les ont réconfortés de toutes les manières possibles. Et c'est, pourrait-on dire, très naturel, parce que quiconque aime Dieu, aime ses semblables, qui sont des icônes du Christ. Et parce que les saints aiment tout le monde, même leurs ennemis, il leur est impossible de ne pas aimer et de se préoccuper de leur foyer et surtout de leurs parents. En effet, ils nourrissent pour eux un profond respect et un grand amour, qui se manifeste à chaque occasion, et surtout dans les moments difficiles de leur vie, tels que les maladies et la vieillesse.

Saint Jean Chrysostome a pris soin de sa mère, Sainte Anthusa, et après son repos, il actualisa son désir, et se retira dans le désert pour se consacrer à Dieu. Et Saint Grégoire le Théologien se tenait près de sa mère, et s'occupait personnellement d'elle quand elle était malade. Il a écrit ce qui suit dans une lettre à Basile le Grand : "Car je suis assis près de ma dame, ma mère, qui souffre depuis longtemps de la maladie".

De nombreux exemples pourraient être mentionnés, mais nous croyons que ce qui précède est suffisant pour révéler que le comportement des saints envers leurs parents, est admirable et révèle la grandeur de leur sensibilité, et que le véritable amour a remplir leur coeur. Ce comportement des saints envers leurs parents, devrait être un modèle et un exemple pour notre comportement envers nos parents. Après tout, l'amour des enfants envers leurs parents, ainsi que les parents envers leurs enfants, et généralement envers tous les proches de la chaire, n'est pas particulièrement important, car c'est l'amour naturel et même les animaux déraisonnables montrent la même chose, leur manière remarquable et exemplaire.

Autrement dit, cet amour est dans la nature de l'homme, et il ne nécessite pas de lutte ou d'effort pour son acquisition, et pour cette raison, il n'est ni répréhensible ni digne de louange. Répréhensible est l'amour qui se base sur les passions, spécialement la passion de l'amour-propre, qui est la source de toutes les autres passions, à savoir la sensualité, l'avarice, la vanité, etc. Cet amour est faux, égoïste, et il a une expiration date, car il ne dure que tant que les passions sont satisfaites. C'est à dire, quand la personne aimée, pour diverses raisons, cesse de satisfaire la passion ou les passions, alors au mieux, l'amour cesse. Il y a la possibilité, et il y a beaucoup d'exemples, que l'amour passionné se transforme en haine et en vindicte.

Digne de louange est l'amour désintéressé, qui est un fruit de l'Esprit Saint, et est donné à ceux qui luttent avec la douleur et l'effort pour l'acquérir. Celui qui vit dans l'Eglise et lutte par la grâce de Dieu pour guérir ses passions et les dominer, acquiert l'amour désintéressé, qui selon Saint Maxime le Confesseur, est le "petit fils de la passion", et est donc vrai et sans expiration. Porteurs de l'amour inconditionnel, puisqu'ils aiment tous, même leurs ennemis, il est impossible de ne pas aimer leurs parents, ainsi que tous les membres de leur famille.

Nous devons être conscients, et garder à l'esprit, que la loi spirituelle est en vigueur, selon laquelle ce que l'on fait, tôt ou tard, se tiendra devant eux. Cela signifie que le comportement de nos enfants envers nous, sera proportionné à notre comportement envers nos parents, puisque après tout, les enfants imitent généralement l'exemple de leurs parents. Bien sûr, on ne peut ignorer les conditions de vie, les difficultés et les problèmes de l'homme contemporain, et surtout ceux qui vivent dans une grande ville, mais il existe néanmoins des solutions à tous les problèmes, à condition qu'il y ait volonté et disposition bienveillante. 

Quiconque aime vraiment, trouvera toujours des moyens d'exprimer son amour, sa gentillesse et son humanité.

Par George Papavarnavas


Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,


mercredi 30 août 2017

Comment parler aux enfants des démons, de l'enfer, et de la mort


Parler de Dieu aux enfants, c’est leur transmettre l’amour, l’espérance et la confiance. Mais certaines questions, notamment celles qui concernent les démons, l’enfer et la mort, demandent une attention particulière.

Comment répondre aux interrogations des plus jeunes sans alimenter leurs angoisses ?

Ne pas nourrir les peurs

Les enfants possèdent une imagination vive. Des explications trop détaillées sur les démons ou les réalités effrayantes peuvent provoquer des inquiétudes et parfois des cauchemars.

Lorsqu’un enfant pose une question sur le mal ou les mauvais esprits, il est préférable de répondre simplement, avec calme, sans dramatiser. Il n’est pas nécessaire de lui présenter des images effrayantes ni de multiplier les détails.

L’essentiel est de tourner son regard vers le Christ, les saints et les anges, et de lui rappeler qu’il peut toujours se confier à Dieu dans la prière.

Apprendre à prier plutôt qu’à avoir peur

La foi chrétienne ne doit pas devenir une source de terreur pour l’enfant. Elle peut au contraire lui apporter des repères rassurants.

Les parents peuvent lui apprendre à faire le signe de la Croix avant de dormir, à réciter une courte prière ou à parler spontanément au Seigneur avec ses propres mots.

La prière de Jésus peut également être transmise progressivement :

« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi. »

Ces gestes ne doivent pas être présentés comme des rituels dictés par la peur, mais comme des expressions naturelles de la confiance en Dieu.

Parler de l’enfer sans enfermer l’enfant dans la crainte

Le but de l’éducation chrétienne n’est pas d’élever les enfants dans la peur de la punition, mais de leur faire découvrir l’amour de Dieu.

Dans la perspective orthodoxe évoquée par sœur Madeleine, l’enfer peut être abordé comme la tragédie du refus de l’amour divin, plutôt que comme une menace destinée à terroriser les plus jeunes.

Il est important de rappeler que le Christ accueille celui qui revient vers Lui et qu’Il appelle chacun au repentir, au pardon et à la conversion du cœur.

Lorsqu’un enfant commet une faute, il doit comprendre que ses actes ont des conséquences, mais aussi qu’il peut reconnaître son erreur, demander pardon et essayer de faire mieux. Il ne doit jamais croire qu’une faute le rend définitivement indigne d’être aimé.

Préserver l’espérance du Royaume des Cieux

Les enfants imaginent parfois le paradis à partir de ce qu’ils connaissent : leurs jouets, leurs animaux, les moments heureux en famille ou les fêtes religieuses.

Plutôt que de briser brutalement leurs représentations, il est préférable de les accompagner avec délicatesse. On peut leur expliquer que la joie du Royaume de Dieu dépasse tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas.

Lorsqu’ils s’interrogent sur leurs animaux préférés ou sur les personnes qu’ils aiment, une réponse humble et pleine d’espérance vaut mieux qu’une certitude inventée. Nous pouvons leur rappeler que Dieu connaît toute sa création et que sa bonté dépasse notre compréhension.

Évoquer la mort avec délicatesse

La mort est une question difficile, même pour les adultes. Lorsqu’un enfant la découvre, il a besoin de réponses honnêtes, adaptées à son âge et à sa sensibilité.

La foi chrétienne ouvre une espérance : celle de la vie éternelle et de la communion avec le Christ. Mais cette espérance ne doit jamais conduire à banaliser la mort ni à la présenter comme quelque chose qu’un enfant devrait désirer.

Il faut l’aider à comprendre que la vie est précieuse, que sa présence compte pour ceux qui l’entourent et qu’il peut parler librement de ses peurs et de ses questions.

Si un enfant exprime le désir de mourir ou de se faire du mal, il faut prendre ses paroles au sérieux, l’écouter sans le juger et rechercher rapidement une aide adaptée.

Répondre selon l’âge et la maturité

Un enfant de cinq ans ne comprend pas les réalités spirituelles de la même manière qu’un enfant de dix ans. Il n’existe donc pas de réponse universelle à toutes les questions.

Il faut écouter, discerner ce que l’enfant cherche réellement à comprendre et lui répondre avec des mots simples. Il est parfois préférable de reconnaître que nous ne savons pas tout plutôt que de donner une explication trop compliquée ou inquiétante.

La transmission de la foi demande de la patience, de la douceur et du discernement.

Faire grandir l’amour plutôt que la peur

L’enfant doit avant tout découvrir un Dieu vers lequel il peut se tourner avec confiance. La prière, les récits de la vie du Christ, les exemples des saints et les gestes quotidiens de bonté peuvent l’aider à grandir dans cette relation.

La meilleure transmission spirituelle ne repose pas sur la multiplication des menaces, mais sur un amour vécu et partagé.

Que nos paroles conduisent les enfants vers le Christ, qui est la source de l’espérance, du pardon et de la vie.


Source et références

Cet article est une réécriture et une adaptation personnelle d’un texte attribué à sœur Madeleine, publié initialement sur le blog Mystique Orthodoxe le 30 août 2017.

Texte retravaillé et reformulé en 2026 pour une lecture plus claire et accessible.

vendredi 11 août 2017

Une fois le Diable....




Une fois, le diable convoqua une assemblée…

Le meilleur moyen d’éloigner l’homme de Dieu

Imaginez une assemblée extraordinaire au cours de laquelle le diable aurait réuni ses démons afin de leur confier une mission : éloigner les hommes de Dieu.

L’un d’eux prit la parole :

« Nous ne pouvons pas toujours empêcher les chrétiens d’aller à l’église, de lire les Écritures ou de croire en Jésus-Christ. Mais nous pouvons essayer de les détourner de l’essentiel : leur relation vivante avec le Seigneur.

Il nous suffit de les occuper sans cesse, de remplir leurs journées et de leur faire croire qu’ils n’ont jamais assez de temps. »

Les autres démons lui demandèrent comment procéder.

Occuper les esprits et épuiser les cœurs

« Encouragez les hommes à courir toujours davantage après l’argent, les biens matériels et la réussite. Faites-leur croire qu’ils doivent travailler sans relâche pour obtenir ce qu’ils désirent.

Remplissez leurs journées de préoccupations, leurs soirées de divertissements et leurs esprits d’informations incessantes. Qu’ils ne supportent plus le silence et qu’ils aient toujours besoin d’un écran, d’une musique ou d’une distraction.

Ainsi, ils auront de moins en moins de temps pour prier, réfléchir et écouter leur conscience.

Faites-leur remettre à demain les moments de recueillement, les conversations avec leurs proches et les gestes de charité. Qu’ils se disent qu’ils prieront lorsqu’ils seront moins occupés, qu’ils rendront visite à leurs parents lorsqu’ils auront davantage de temps et qu’ils penseront à Dieu lorsqu’ils seront plus tranquilles.

Mais veillez à ce que ce moment n’arrive jamais ! »

Éloigner les familles les unes des autres

Le diable poursuivit son discours :

« Encouragez chacun à vivre dans la précipitation. Que les parents soient trop fatigués pour écouter leurs enfants, que les couples oublient de se parler et que les familles se réunissent sans véritablement partager leur présence.

Multipliez les disputes, les rancunes et les comparaisons. Apprenez aux hommes à vouloir toujours davantage et à regarder ce que possèdent les autres plutôt qu’à remercier Dieu pour ce qu’ils ont déjà.

Faites-leur croire que le bonheur dépend de leur confort, de leur apparence et de la reconnaissance des autres.

Lorsqu’ils auront perdu la paix intérieure, ils chercheront à combler leur vide par de nouvelles distractions. »

Faire oublier le sens des fêtes chrétiennes

L’assemblée aborda ensuite les grandes fêtes de l’année.

« Détournez leur attention du sens profond de Noël et de Pâques. Qu’ils se préoccupent davantage des achats, des repas et des préparatifs que de la naissance du Christ et de Sa Résurrection.

Même lorsqu’ils se rendent à l’église, encouragez-les à penser à leurs soucis plutôt qu’à prier avec le cœur.

Et lorsqu’ils voudront faire le bien, poussez-les à multiplier les activités jusqu’à l’épuisement. Ils finiront par négliger leur santé, leurs proches et leur vie spirituelle, même au nom de bonnes intentions. »

La victoire du bruit sur le silence

Le diable conclut alors :

« N’offrez jamais aux hommes un instant de véritable silence. Qu’ils soient constamment sollicités, qu’ils passent d’une nouvelle à une autre, d’une préoccupation à une autre, sans jamais prendre le temps de regarder leur propre cœur.

Car lorsqu’un homme s’arrête, prie sincèrement et se tourne vers le Christ, il peut retrouver une paix que le monde ne saurait lui donner. »

Les démons, raconte cette histoire symbolique, se mirent alors à appliquer ce plan.

Retrouver le chemin de la prière

Ce récit nous invite à nous interroger sur notre propre vie.

Sommes-nous encore capables de demeurer quelques instants en silence devant Dieu ? Prenons-nous le temps de prier, de lire l’Évangile, de visiter une personne seule ou simplement d’écouter ceux que nous aimons ?

Il ne s’agit pas de rejeter le travail, les loisirs, la technologie ou les responsabilités quotidiennes. Toutes ces choses peuvent avoir leur place dans une vie équilibrée. Le danger apparaît lorsque les occupations prennent toute la place et que l’essentiel est continuellement repoussé.

Le Christ nous appelle à vivre dans le monde sans nous laisser entièrement absorber par lui. La prière n’exige pas nécessairement de longues heures : elle peut commencer par quelques instants de silence, une parole adressée au Seigneur ou un effort sincère pour pardonner.

Comme nous le rappelle l’Évangile :

« Veillez et priez. » (Matthieu 26, 41)

Ne remettons pas toujours à demain notre rencontre avec Dieu. Au milieu du bruit et de l’agitation, gardons dans notre cœur une place pour le Christ. C’est là que peuvent grandir la paix, la charité et la véritable liberté intérieure.

Source et références

Cet article est une réécriture et une adaptation personnelle d’un texte publié sur Mystique Orthodoxe le 11 août 2017, lui-même repris du blog Enorion.

Texte retravaillé et reformulé en 2026. Le récit de l’assemblée des démons est une parabole destinée à faire réfléchir sur les distractions du monde et la place de la vie spirituelle ; il ne s’agit pas du compte rendu d’un événement historique.