dimanche 13 octobre 2024

L'armurerie spirituelle des saints face aux problèmes de la vie quotidienne


 

Les conseils des Saints et des Anciens orthodoxes pour affronter les difficultés de la vie quotidienne

Les Saints et les Anciens de la tradition orthodoxe nous ont laissé un immense héritage spirituel. Leurs enseignements ne concernent pas seulement la prière ou la vie monastique : ils apportent également une sagesse précieuse pour faire face aux difficultés de la vie quotidienne.

Les problèmes familiaux, la colère, les difficultés financières ou encore la jalousie sont des réalités auxquelles beaucoup d'entre nous sont confrontés. Face à ces épreuves, les grands Anciens de l'Orthodoxie nous invitent à avancer avec foi, humilité, patience et amour.

Voici quelques-uns de leurs conseils spirituels.

Saint Païssios et la famille : faire de son foyer une petite Église

Saint Païssios accordait une grande importance à la famille. Pour lui, le foyer chrétien devait devenir une véritable « petite Église », un lieu où chacun apprend à aimer, à comprendre, à pardonner et à se sacrifier pour les autres.

La vie familiale n'est pas toujours facile. Les différences de caractère, la fatigue, les soucis et les difficultés peuvent parfois créer des tensions. Mais Saint Païssios rappelait que lorsque les membres d'une famille cherchent sincèrement à accomplir la volonté de Dieu, l'amour et la paix peuvent progressivement trouver leur place.

Il insistait particulièrement sur l'exemple donné par les parents. Les enfants n'apprennent pas seulement à travers les paroles qu'ils entendent, mais surtout à travers ce qu'ils voient vivre autour d'eux.

Une famille où l'on apprend à prier, à demander pardon et à prendre soin les uns des autres devient un environnement profondément favorable à la croissance spirituelle.

La prière des parents pour leurs enfants possède également une place essentielle. Elle devient une source de force, de patience et d'espérance lorsque surviennent les difficultés.

Saint Porphyrios et la colère : ne pas laisser le feu détruire le cœur

La colère est l'une des passions qui peut le plus facilement troubler les relations humaines.

Saint Porphyrios enseignait que lorsqu'une personne est dominée par la colère, elle perd souvent sa paix intérieure et sa capacité à voir les choses avec clarté. Sous l'effet de la colère, nous pouvons prononcer des paroles ou accomplir des gestes que nous regretterons ensuite.

La colère peut être comparée à un feu.

Un feu laissé sans contrôle peut tout détruire autour de lui. Mais une énergie maîtrisée et transformée peut également devenir une force orientée vers le bien.

Face à la montée de la colère, les Anciens conseillent de ne pas répondre immédiatement. Faire silence, prendre du recul et se tourner vers Dieu peut empêcher une dispute de devenir une blessure plus profonde.

La prière devient alors une aide précieuse.

Même quelques mots peuvent suffire :

« Seigneur Jésus-Christ, donne-moi Ta paix. »

Dans la famille, cette vigilance est particulièrement importante. Les paroles prononcées dans un moment de colère peuvent parfois laisser des blessures durables, notamment chez les enfants.

Apprendre à demander pardon est donc aussi une grande force spirituelle.

L'Ancien Ephraïm d'Arizona et les difficultés financières : apprendre la confiance

Les problèmes financiers sont souvent une source importante d'inquiétude.

Le manque d'argent, les factures, les dettes ou l'incertitude concernant l'avenir peuvent facilement provoquer la peur et le découragement.

L'Ancien Ephraïm d'Arizona rappelait que les biens matériels sont nécessaires à la vie, mais qu'ils ne doivent pas devenir le centre de l'existence humaine.

La véritable richesse d'une personne ne se mesure pas uniquement à ce qu'elle possède.

L'amour, la foi, la paix intérieure et l'humilité sont également des trésors.

Face aux difficultés matérielles, l'enseignement spirituel de l'Église invite à ne pas perdre confiance et à continuer à prier. Cela ne signifie pas rester passif devant les problèmes, mais agir avec responsabilité tout en refusant de laisser la peur prendre possession du cœur.

Même dans les périodes difficiles, la charité conserve également une grande importance.

Donner un peu, lorsque cela est possible, peut rappeler que la vie ne se résume pas à l'accumulation des biens. La générosité ouvre le cœur et nous apprend à faire confiance à Dieu.

L'Ancien Sophrony et la jalousie : apprendre la gratitude

La jalousie est une souffrance silencieuse qui peut profondément troubler le cœur humain.

Elle naît souvent de la comparaison.

Nous regardons ce que les autres possèdent, leur réussite, leur famille, leur situation ou leurs talents, et nous oublions parfois les dons que nous avons nous-mêmes reçus.

Dans la tradition spirituelle orthodoxe, la jalousie est considérée comme une passion qui empêche de vivre pleinement dans la gratitude.

Chaque personne possède son propre chemin.

Dieu ne demande pas à chacun de vivre la même vie ou de posséder les mêmes talents.

Le remède à la jalousie commence souvent par la reconnaissance.

Reconnaître ce que nous avons reçu.

Remercier Dieu pour les personnes qui nous entourent.

Découvrir les talents et les possibilités qui existent dans notre propre vie.

Une autre voie spirituelle consiste à prier pour la personne que nous envions.

Cela peut sembler difficile au début, mais la prière transforme progressivement le regard que nous portons sur les autres.

Au lieu de considérer leur bonheur comme une menace, nous pouvons apprendre à nous réjouir pour eux.

Des remèdes spirituels pour les difficultés quotidiennes

Les enseignements des Saints et des Anciens orthodoxes nous rappellent que les difficultés de la vie quotidienne ne sont pas séparées de notre vie spirituelle.

Notre manière de vivre en famille, de réagir à la colère, de traverser les difficultés matérielles ou de lutter contre la jalousie fait partie de notre cheminement intérieur.

Face aux difficultés, les remèdes proposés par la tradition orthodoxe sont souvent simples, mais demandent une véritable persévérance :

Pour la famille : l'amour, le pardon et la prière.

Face à la colère : le silence, l'humilité et la paix.

Face aux difficultés financières : la responsabilité, la confiance et l'espérance.

Face à la jalousie : la gratitude, l'humilité et la prière pour les autres.

Conclusion : transformer les épreuves en chemin spirituel

Les Saints et les Anciens ne nous promettent pas une vie sans difficultés.

Ils nous montrent plutôt comment traverser les épreuves sans perdre notre paix intérieure ni notre confiance en Dieu.

La famille devient un lieu où nous apprenons à aimer.

La colère devient une occasion d'apprendre la maîtrise de soi.

Les difficultés matérielles peuvent nous rappeler ce qui est véritablement essentiel.

La jalousie peut devenir une invitation à redécouvrir la gratitude.

Ainsi, même les difficultés quotidiennes peuvent devenir des occasions de croissance spirituelle.

Car, dans la tradition orthodoxe, le véritable combat ne consiste pas seulement à changer les circonstances extérieures de notre vie.

Il consiste aussi à laisser Dieu transformer progressivement notre cœur.

C'est peut-être là l'un des plus grands enseignements des Saints : au milieu des difficultés de ce monde, il est toujours possible de conserver l'espérance, de choisir l'amour et de continuer à avancer vers Dieu.



jeudi 10 octobre 2024

Saint Phanourios, deux miracles

 




Deux miracles de saint Phanourios

Selon la tradition chrétienne, saint Phanourios est un puissant intercesseur auprès de Dieu, particulièrement invoqué dans les moments de détresse et de grande difficulté.

Le premier miracle raconte la résurrection du fils d’Efstratios. Celui-ci avait perdu son fils et, dans sa douleur, demanda avec une grande foi l’aide de saint Phanourios. Le Saint pria pour le jeune homme et, selon le récit, celui-ci revint à la vie. Profondément reconnaissante, la famille d’Efstratios conserva une grande dévotion envers saint Phanourios. Ce miracle contribua également à faire connaître davantage son culte.

Le second miracle concerne une veuve gravement malade. Après avoir consulté les médecins et les guérisseurs de son époque sans obtenir d'amélioration, elle se tourna vers saint Phanourios. Avec une foi profonde, elle pria pour obtenir sa guérison. Peu après, son état commença à s'améliorer jusqu'à ce qu'elle retrouve complètement la santé, selon la tradition.

Ces deux récits témoignent de la confiance des fidèles en l'intercession de saint Phanourios. Ils rappellent surtout que, dans les moments où l'homme semble avoir perdu tout espoir, la foi, la prière et l'espérance peuvent devenir une source de consolation et de force.

« Saint Phanourios, toi qui fais apparaître ce qui est caché, intercède pour ceux qui t'invoquent avec foi et espérance. »

mercredi 9 octobre 2024

L'icône miraculeuse et son histoire en Grèce ..

 

L'icône miraculeuse et son histoire en Grèce (télécharger pour agrandir l'image)


Ce récit consacré au monastère de Proussos (Prussos) en Évrytanie, en Grèce, mêle l'histoire du monastère, la tradition autour de son icône miraculeuse de la Vierge Prousiotissa et plusieurs récits de miracles. Il faut bien sûr présenter les épisodes miraculeux comme des récits de tradition orthodoxe, et comme devoir de mémoire, même si les faits ne peuvent historiquement être démontrés, 

☦️ 1. L'icône miraculeuse de Prousiotissa

Le monastère est construit dans un paysage montagneux spectaculaire, au milieu des sapins et des falaises.

Dans la tradition rapportée par le récit, l'icône de la Vierge Prousiotissa aurait été peinte par saint Luc l'Évangéliste.

Elle aurait été apportée de Bursa, en Asie Mineure, vers la Grèce pendant la période iconoclaste, au IXᵉ siècle.

Sur le chemin, l'icône aurait disparu à Gallipoli. Un berger aurait alors aperçu une mystérieuse colonne de lumière indiquant l'endroit où elle se trouvait. L'icône fut ainsi retrouvée.

Mais lorsqu'un jeune homme tenta ensuite de la récupérer, elle aurait de nouveau disparu et serait finalement apparue dans les montagnes sauvages de l'Évrytanie.

La tradition situe cette apparition dans la nuit du 22 au 23 août, date à laquelle la fête de la Prousiotissa est célébrée.


 2. Le miracle pendant la Seconde Guerre mondiale


En 1944, pendant l'occupation allemande de la Grèce, le monastère fut ravagé et ses bâtiments furent détruits.

Un officier allemand aurait ensuite voulu incendier également l'église qui abritait l'icône.

Il aurait essayé à plusieurs reprises, mais sans parvenir à la brûler.

Alors qu'il se trouvait à l'extérieur et donnait des ordres à ses soldats, une force invisible l'aurait soudain projeté violemment au sol.

Il aurait été grièvement blessé et incapable de se relever.

Les soldats l'auraient finalement transporté sur un animal jusqu'à Agrinio.

Selon la tradition du monastère, la Vierge Prousiotissa aurait ainsi protégé son sanctuaire, alors même que les bâtiments autour avaient été détruits.


 3. La mystérieuse religieuse de la grotte


C'est sans doute le récit le plus extraordinaire. 

Quelques années plus tard, pendant la guerre civile grecque (1946-1949), la région était pratiquement désertée.

Des soldats grecs traversèrent le secteur de Prussos et pénétrèrent dans la petite chapelle située dans la grotte.

Ils y découvrirent quelque chose d'étonnant :

une religieuse agenouillée devant l'iconostase, avec une bougie allumée.

Ils lui demandèrent comment elle pouvait vivre seule dans cet endroit totalement désert.

Elle leur répondit qu'elle y vivait depuis deux ans et demi et qu'elle n'avait pas besoin de nourriture pour elle-même, seulement de sa bougie.

Les soldats, pressés par leurs opérations militaires, ne prêtèrent pas beaucoup d'attention à cette réponse.

Mais le lendemain, ils commencèrent à réfléchir à ce qu'ils avaient vu.


4. La révélation de l'évêque

Arrivés à Naupacte (Nafpaktos), les soldats demandèrent à rencontrer l'évêque Christophoros de Naupacte et d'Évrytanie.

Ils lui racontèrent leur rencontre.

L'évêque leur révéla alors quelque chose d'extraordinaire :

l'icône miraculeuse de la Prousiotissa n'était plus à Prussos.

Elle avait été transférée depuis plus de deux ans dans la chapelle de la métropole à Saint-Denys.

Les soldats allèrent donc voir l'icône.

Et, selon le récit, ils reconnurent immédiatement dans l'icône de la Vierge la même femme qu'ils avaient rencontrée dans la chapelle de Prussos.

Autrement dit, la tradition interprète la religieuse comme une manifestation miraculeuse de la Vierge Marie elle-même.


 5. Les « empreintes de la Vierge »

Le récit évoque également un autre lieu associé à la tradition locale.

Sur le chemin menant à Prussos se trouvent, dans une paroi rocheuse, sept formes ressemblant à des empreintes de pieds.

Elles présentent différentes couleurs et sont incrustées dans la roche verticale.

Selon la tradition populaire, ce seraient les empreintes laissées par la Vierge Marie lorsqu'elle se rendait vers Prussos.

Le lieu se trouverait à environ 10 km du monastère et serait encore visité par des pèlerins.

En résumé

Le récit rassemble donc quatre grandes traditions miraculeuses autour de Prousiotissa :

  1. L'icône disparaît puis réapparaît miraculeusement dans les montagnes.
  2. La Vierge protège son église en 1944, lorsque l'officier allemand tente de la détruire.
  3. La mystérieuse religieuse apparaît dans la chapelle abandonnée, alors que l'icône se trouve ailleurs.
  4. Les sept empreintes dans la roche sont traditionnellement considérées comme les traces du passage de la Vierge.

Ce qui rend l'ensemble particulièrement intéressant, c'est que le cœur du récit est toujours le même : la présence et la protection de la Vierge autour de son icône, malgré les guerres, les destructions et l'abandon du monastère !

Gloire à Dieu et à Sa Très Sainte Mère !

mardi 8 octobre 2024

L'église cachée d'Agios Paisios

 




Dans le village de Agia Varvara, près de Konitsa, se trouve l'église cachée d'Agios Paisios, à l'intérieur d'un arbre.

Cette église cachée dans un arbre, est située à 22 kilomètres au nord de Konitsa, quelques mètres seulement après le carrefour du village d'Agia Varvara, sur le bord de la route en direction d'Amaranto.

L'arbre a subi de nombreux dégâts par le passé à cause des incendies, si bien que chaque année, son état se détériore, et il est prêt à s'effondrer ! Les signes du désastre sont évidents si l'on observe l'endroit où se trouve la petite cloche.

Il y a quelques années, grâce à l'idée et à la réalisation du souhait d'un habitant du village d'Agia Varvara, l'arbre faible a été protégé intérieurement par des pierres et transformé en un lieu de pèlerinage en l'honneur d'Agios Paisios.

A l'extérieur se trouve une petite cloche, tandis qu'à l'intérieur, se trouve l'image de Saint Paisios entouré des prières des fidèles, des petites bougies et une niche où le visiteur peut allumer gratuitement une bougie.

Des terrasses en pierre ont été construites à côté de l'église dans les arbres, pour que les visiteurs puissent se détendre, et une imposante croix en bois de 4 mètres de haut a été placée.

L'église dans les arbres d"Agios Paisios a remporté l'une des premières places parmi les attractions de la région au sens large, et a reçu le prix Travelers Choice pour 2021 et 2022 dans les attractions de Konitsa, selon le guide de voyage mondial Tripadvisor.

Sur Facebook, la page de l'église en arbre d'Agios Paisios compte des milliers de croyants qui la suivent, tandis qu'un grand nombre de médias grecs et étrangers lui ont rendu hommage.

En Grèce, il existe peu d'églises similaires (lieux de pèlerinage à l'intérieur d'un arbre), et elles suscitent l'intérêt des visiteurs grecs et étrangers. 

A côté se trouve l'église d'Agia Marina, à 80 mètres, une petite chapelle en l'honneur d'Agios Kosmas d'Aitolos, et à côté de celle-ci, la chapelle d'Agios Athanasios surplombant la rivière Sarantaporos. 


Extrait de https://filoitexnisfilosofias.com

lundi 7 octobre 2024

Eglise miraculeuse de Panagia Plationotissa à Kalavryta

 


L'église est située sur l'axe routier Kalavryta - Aegio, via Pteris, à 30 kilomètres de la ville de Kalavryta. Dans un endroit verdoyant, avec de l'eau froide et abondante, se trouve cette petite église, qui s'est formée à l'intérieur du creux (kufala), d'un immense platane.

Ce platane historique mesure environ 25 mètres de haut, 16 mètres de circonférence, et 12,65 mètres au milieu, et a une capacité d'accueil de 20 personnes. Il y a une petite iconostase avec ceux colonnes qui forment la Belle Porte.

L'icône de Panagia Brefokratoussa est imprimée sur le sycomore, à une hauteur de 3 mètres du sol à l'intérieur de la fosse, et selon la tradition, l'icône était imprimée sur le sycomore pendant les années d'iconoclasme. Pour la sauvez de l'iconoclasme, les enfants la portaient d'un endroit à un autre, et passèrent donc une nuit dans le village de Klapatsuna (comme on l'appelait alors), dans le creux naturel du platane.

Le matin, lorsqu'ils ont pris l'image pour continuer leur chemin, ils ont été surpris de voir son empreinte sur le tronc de l'arbre, à  l'endroit où ils l'avaient touchée. C'est ainsi que fut nommé Panagia Plataniotissa, ainsi que le village.


mercredi 2 octobre 2024

Miracle du Saint Archange Michaël à Rhodes,




Une histoire de souffrance, de prière et d'espérance

Il existe des témoignages qui traversent les années et demeurent, pour ceux qui les racontent, comme des souvenirs profondément liés à leur foi.

L'histoire de Georgios Tsagarinos, originaire de l'île de Symi mais ayant grandi à Rhodes, est l'un de ces récits.

Elle remonte à l'année 1954, alors que Georgios n'était encore qu'un enfant.

Dix ans plus tard, un événement bouleversant allait profondément marquer sa vie et celle de sa famille.


Une maladie qui fait grandir l'angoisse

À l'âge de dix ans, Georgios tombe gravement malade.

Une petite tumeur apparaît sur son épaule droite. Au début, elle n'est pas plus grosse qu'une lentille. Mais au fil des mois, elle augmente considérablement jusqu'à atteindre la taille d'une mandarine.

La douleur devient terrible.

Son bras ne peut pratiquement plus bouger et chaque mouvement lui provoque de grandes souffrances.

Les examens médicaux révèlent alors une ostéomyélite, une infection grave de l'os.

Georgios est hospitalisé à la clinique Lazaros de Rhodes.

Après avoir étudié son état, les médecins décident qu'une intervention chirurgicale est nécessaire.

À cette époque, la médecine ne dispose évidemment pas des moyens dont elle bénéficie aujourd'hui.

Pour la famille, l'inquiétude est immense.


La nuit précédant l'opération

La veille de l'intervention, les infirmières préparent le jeune garçon pour l'opération du lendemain.

Son bras est maintenu contre lui à l'aide d'un foulard passé autour de son cou afin d'éviter les mouvements douloureux.

Pendant ce temps, son père vit une nuit d'angoisse.

Il craint pour la santé de son fils et redoute même qu'il puisse perdre l'usage de sa main.

Mais au lieu de rester dans le désespoir, il se tourne vers Dieu.

Il prend devant lui l'icône du Saint Archange Michaël.

Puis, durant toute la nuit, il prie.

À genoux et en larmes, il demande au Saint Archange de protéger son enfant et de l'aider.


Au matin, quelque chose a changé

Le lendemain matin, vers sept heures, Georgios se réveille.

Presque machinalement, il porte sa main vers son épaule.

Et soudain, il constate quelque chose d'inattendu :

la douleur a disparu.

Il pose alors sa main gauche sur son épaule droite.

La tumeur qui avait mis plusieurs mois à se développer...

n'est plus là.

Elle semble avoir complètement disparu pendant la nuit.

Georgios est stupéfait.

Mais il reste encore à comprendre ce qui vient de se produire.


La réaction du chirurgien

Lorsque le chirurgien, le docteur K. Lazaros, découvre l'état du jeune garçon, il constate lui aussi la disparition de la tumeur.

Selon le témoignage rapporté, le médecin fait alors le signe de croix et s'exclame :

« Miracle ! »

L'opération qui devait avoir lieu n'a plus de raison d'être.

La famille découvre alors quelque chose d'autre.

Durant la nuit, pendant que Georgios dormait à l'hôpital, son père était resté éveillé chez lui, priant devant l'icône du Saint Archange Michaël.

Pour la famille, le rapprochement entre cette nuit de prière et la guérison soudaine du jeune garçon prend une signification profondément spirituelle.



Une prière de père

Ce qui rend ce témoignage particulièrement touchant n'est pas seulement la guérison racontée.

C'est aussi la prière d'un père pour son enfant.

Un père qui ne sait plus quoi faire.

Un père qui a peur, qui pleure, mais qui continue malgré tout à espérer.

Il ne possède aucun pouvoir médical, ni ne peut pas contrôler ce qui va arriver.

Alors il fait ce que l'homme croyant peut parfois faire lorsqu'il se trouve devant ce qui le dépasse :

il prie.

Il confie son enfant à Dieu et demande l'intercession du Saint Archange Michaël.


« Saint Archange Michaël, aide-moi »

Après cet événement, Georgios affirme avoir conservé une dévotion particulière envers le Saint Archange Michaël.

Dans son témoignage, il explique que, tout au long de sa vie, lorsqu'il rencontre des difficultés, il continue à invoquer son aide.

Pour lui, cette expérience vécue dans son enfance est devenue une source permanente de confiance.

Le miracle n'est donc pas seulement un événement appartenant au passé.

Il devient une mémoire intérieure.

Une invitation à ne jamais désespérer.


Le rôle de Saint Michaël dans la tradition chrétienne

Dans la tradition chrétienne, l'Archange Michaël est particulièrement associé au combat contre le mal et à la protection du peuple de Dieu.

Son nom signifie :

« Qui est comme Dieu ? »

Il est traditionnellement représenté comme un puissant défenseur, tenant une épée ou une lance, signe de la victoire du bien sur le mal.

Mais la véritable force attribuée à l'Archange ne vient pas de lui-même.

Elle vient de Dieu.

C'est pourquoi la prière adressée à Saint Michaël demande avant tout sa protection et son intercession auprès du Seigneur.


Un témoignage qui nous parle encore aujourd'hui

L'histoire de Georgios Tsagarinos nous rappelle quelque chose de très simple :

la foi ne signifie pas que nous n'aurons jamais peur.

Son père avait peur.

Il savait que son fils allait subir une opération et il ne savait pas ce que l'avenir lui réservait.

Mais malgré cette peur, il a choisi de prier.

Et c'est peut-être là l'un des enseignements les plus profonds de ce récit.

Lorsque nous sommes confrontés à une situation qui nous dépasse, nous pouvons nous tourner vers Dieu.

Nous pouvons demander l'intercession des saints.

Nous pouvons déposer devant le Seigneur nos inquiétudes, nos souffrances et celles de ceux que nous aimons.


Une guérison qui conduit à la gratitude

Dans la spiritualité chrétienne, un miracle n'est jamais seulement un événement extraordinaire.

Il doit conduire à la gratitude.

La famille de Georgios n'a pas seulement vu disparaître une maladie.

Elle a vécu une expérience qui a renforcé sa confiance en Dieu.

Le père, qui avait passé la nuit à prier, a pu constater au matin que son fils n'avait plus la tumeur qui devait être opérée.

Et Georgios, des années plus tard, continue de témoigner de cette expérience.


La puissance de la prière

Nous ne pouvons pas expliquer médicalement, à partir de ce seul récit, les circonstances exactes de cette disparition.

Il s'agit d'un témoignage personnel, transmis comme un miracle attribué à l'intercession du Saint Archange Michaël.

Pour le croyant, cependant, ce récit porte un message qui dépasse l'explication de l'événement.

Il parle de la puissance de l'espérance.

Il parle de la prière d'un père.

Il parle de la confiance lorsque tout semble perdu.

Et surtout, il rappelle que la foi chrétienne invite à remettre sa vie entre les mains de Dieu.


« Qui est comme Dieu ? »

Le nom même de l'Archange Michaël contient finalement le cœur de ce témoignage :

« Qui est comme Dieu ? »

Face à la maladie.

Face à la peur.

Face à l'incertitude.

Face à ce que nous ne comprenons pas.

Le croyant peut continuer à prier.

Non pas parce qu'il possède toutes les réponses, mais parce qu'il sait vers Qui se tourner.


Une petite prière à Saint Archange Michaël

Saint Archange Michaël,

défends-nous dans le combat,
protège-nous dans les épreuves,
fortifie ceux qui souffrent
et veille sur nos familles.

Lorsque la peur envahit nos cœurs,
apprends-nous à garder confiance.

Lorsque nous ne voyons plus de chemin,
conduis-nous vers la lumière de Dieu.

Et lorsque nous recevons une grâce,
apprends-nous à rendre grâce
avec un cœur humble et reconnaissant.

Saint Archange Michaël,
prie Dieu pour nous.

Amen.


Conclusion

Le témoignage de Georgios Tsagarinos, survenu à Rhodes en 1964 selon le récit publié, demeure pour lui le souvenir d'une nuit où la peur s'est transformée en espérance.

Un enfant devait être opéré.

Un père a prié toute la nuit.

Et au matin, la tumeur avait disparu.

Pour ceux qui accueillent ce récit dans la foi, cette histoire devient surtout une invitation à ne jamais abandonner l'espérance.

Car parfois, lorsque l'homme ne voit plus de solution, il reste encore la prière.

Et la prière, elle, peut ouvrir dans notre cœur une porte que nous pensions définitivement fermée.

Saint Archange Michaël,
protecteur céleste,
prie pour nous et conduis-nous toujours vers Dieu.



Il y a des secrets !

 




"Il y a des secrets !", disait Saint Porphyrios (1906-1991 , Mont Athos). 

Bien souvent, ni le travail, ni les pénitences, ni les croix, n'attirent la grâce. Il y a des secrets. Le plus important est d'aller à l'essentiel.

Quoique vous fassiez, faites-le par amour.

La grâce divine nous enseigne notre propre dette.

Pour l'attirer, elle a besoin d'amour, de désir. 

La grâce de Dieu requiert l'amour divin.

L'amour suffit pour nous amener à une "forme" appropriée pour la prière.

Le Christ viendra seul et tombera dans nos âmes, à condition qu'il trouve certaines petites choses qui lui plairont : Bonne volonté, humilité, et amour.

Savez-vous comment le Christ a choisi ses disciples ? Parce qu'ils avaient une âme sensible. Sans âme sensible, on ne peut progresser spirituellement.

Petit à petit, Il vous rendra visite.

Vous allez vous régaler. Vous commencerez à vivre en paix. Alors vous deviendrez plus fort grâce à la Grâce Divine.

Vous ne vous fâcherez pas, vous ne vous irriterez pas, vous ne vous méprendrez pas, vous ne critiquerez pas, vous les accepterez tous avec Amour.

Saint Porphyrios