mardi 31 janvier 2017

L'aide des Saints






Le Seigneur met les saints à l'intérieur de son troupeau pour protéger ses brebis. Et les saints, par leur amour, se sentent obligés de nous aider ; forcés à nous aider, et Dieu les envoie ainsi pour aider le monde.

Les saints ne demandent pas à Dieu d'honorer leur mémoire par l'intermédiaire du peuple. Non, les saints ne demandent pas de telles choses. Ils ne disent pas à Dieu : "Dieu, fais honorer ma mémoire par les fidèles que j'aide", ou "ceux qui honorent ma mémoire, je les aide", mais disent : "Ô mon Dieu, ils honorent ma mémoire, quelle récompense !" Car tous les saints se réjouissent lorsque nous sommes en pensée avec eux.

Les saints sont des hommes et des femmes, qui ont besoin d'aider. Quelque soit le saint, célèbre ou non, grand ou petit, on peut lui demander ce que l'on veut, et Dieu va l'aider à interagir parce que la puissance de Dieu agit.

Lorsque l'on a une dévotion particulière à un saint particulier, alors le saint va continuellement nous aider d'une manière ou d'une autre. Parfois, d'heureux événements arrivent grâce à l'aide d'un saint, et grâce à l'amour particulier que l'on a pour ce saint. Je dois une grande dévotion à Sainte Barbe, car depuis ma tendre enfance, je suis allé à l'Eglise Sainte Barbe. Elle m'a aidé à l'armée alors que j'étais analphabète, ensuite pour une opération chirurgicale aux poumons. Je souffrais après mon opération, j'avais passé déjà 25 jours avec une machine qui me faisait souffrir. Le samedi 3 décembre, je croyais que les médecins allaient faire le nécessaire pour que je souffre moins, mais toujours pas. Le dimanche matin, jour de la mémoire de Sainte Barbe, les médecins décidèrent qu'il était temps de me libérer de mes souffrances.

Vous voyez, parfois, un saint donne immédiatement ce qui est demandé, et parfois il le donne plus tard. Heureusement, un saint ne peut se détourner de nous à cause de notre mauvais état spirituel. Sinon, nous serions perdus ! Ils sont au ciel, et nous ici-bas. Ainsi, lorsque nous demandons quelque chose, il serait injuste qu'il ne nous entende pas !

Tout le monde aide au ciel, les anges et les saints. Je pourrais vous en dire beaucoup plus !

Extrait du livre "Geronda Paisios du Mont Athos"
 
Extrait du blog Tokandylaki,

lundi 30 janvier 2017

Le burkini et la mer





Extrait de www.axiarhes.blogspot.fr

Ce sont une masse formée de plusieurs collaborateurs, qui a chaque fois ont menacé la destruction de la France. Pendant la Guerre de Cent Ans, ce fut les Bourguignons, au début du règne de Louis XIV La Fronde, puis la Révolution Française et sa bourgeoisie avaricieuse voulant ses libertés et ses richesses, puis la Seconde Guerre Mondiale et le gouvernement de Vichy.

Les responsables de l'islamisation en France, qui monte comme une gangrène, affaiblissent les institutions démocratiques, et cela commence à devenir une expérience quotidienne incontournable. Ces personnes, pour la plupart issues du Parti socialiste, prêchent la coexistence harmonieuse à tout prix, et blâment en contre partie le catholicisme, assimilant les extrémistes catholiques avec les islamistes radicaux (bien que les extrémistes catholiques ne coupent pas de têtes !).

On utilise des théories non-fondées sur base d'idéologie raciste, de sorte que l'idéologie des chrétiens est inacceptable et socialement incorrecte. Cette masse de penseurs, enivrés par leur propre générosité, minime les faits (actes isolés de violence), parlent de "déséquilibrés" étant passés à l'acte, les placent comme victimes du racisme aussi, mais aussi du colonialisme. Enfin, ces penseurs banalisent les vrais problèmes comme le Burkini (mot ridicule) : "Le Burkini est une façon de se vêtir" selon eux. Pour se joindre à leur thèse, je dirais que l'uniforme de l'officier SS est aussi une façon de se vêtir.

Cette masse de collaborateurs est conscient des crimes des islamistes, et des impacts que cette criminalité à sur les Français. En outre, ce même gouvernement compromet les éthiques et les droits humains. Ce chauvinisme est inversé : la France souffre de ce qui se passe (déclin économique, retraite culturelle, intimidation musulmane). Comme a dit le Maréchal Pétain en 1940 : La France est coupable : Front Populaire, esprit épicurien, passion pour les révolutions. Et tandis que les djihadistes dispersent la mort dans le monde entier, que la majorité des musulmans ne se soulèvent pas contre eux hormis quelques exceptions, des intellectuels musulmans ou athées, ayant fait la société la plus laïque possible, veulent exercer la tyrannie sur tous les aspects de la vie française.

Dans le pays de George Sand et Simone de Beauvoir, triomphe la virilité la plus primitive, tandis que les féministes bienveillantes et paternalistes applaudissent la démission de leurs luttes. Ajoutons à cela les révolutionnaires "d'eau douce", de gauche ou d'extrême gauche type mai 68, qui méprisent la légalité bourgeoise. Et soudain, tous se transforment en juristes qui souhaitent l'application fidèle de la loi. La contradiction leur échappe complètement, comme le phénomène de lâcheté morale qui est caractéristique de toutes les sociétés européennes dans les quarante dernières années.

Certains penseurs, en France, disent et répètent que l'Islam est un programme fasciste, une religion totalitaire. Avec la tolérance des socialistes et l'encouragement des musulmans d'extrême gauche exigeant la ségrégation raciale dans les écoles et lors des activités sportives, voulant abroger la loi sur la burqa dans les espaces publics, et par là même plus tard la loi sur la polygamie, le Burkini de plage le montre : on essaye progressivement d'imposer la charia, il ne faut pas le cacher, ce n'est pas un fantasme, ni une phobie. De plus, ils critiquent avec véhémence les sociétés qui les accueillent et leur offrent le travail, la liberté et des opportunités. En outre, les Français perçoivent le Burkini comme un mode de vie des musulmans : les musulmans sont sincères, ils raisonnent ouvertement à l'obéissance au Coran, la rigueur morale, la décence féminine essentielle.

Pourtant, on se rend compte que la guerre se déroule au sein de nos sociétés, ainsi qu'à l'échelle mondiale, tout comme le nazisme et le stalinisme. Complaisance, castration, apathie.. Hallucinations, allégeance.. On encourage à défier la modernité avec l'obscurantisme, mais le progrès est inexorable et inévitable. On avait fermé les yeux sur cela avant la bataille de Poitiers.

dimanche 29 janvier 2017

Gregory Raspoutine ; Les sources des calomnies (2)​ ​




Des recherches récentes depuis la chute du régime bolchevique en 1991, a conduit à plusieurs nouvelles études de Gregory Raspoutine par les historiens professionnels et même portant même le nom de vénération du "martyr Gregory" par certains, y compris par l'Ancien Nikolai Guryanov, avec la composition d'un acathiste et des icônes peintes. Jusqu'à présent, ces recherches sont non traduites dans le monde, parce que les éditeurs occidentaux ne traduisent que des œuvres calomnieuses comme celles du romancier soviétique Edvard Radzinsky, et non pas des œuvres écrites sur la vie non sensationnelle du pieux, ces nouvelles études russes des historiens professionnels comme les sept volumes par Sergey Fomin, et les livres par Alexander Bokhanov, Yury Rassulin, Igor Evsin, Tatiana Mironova, et Oleg Platonov nous conduisant à adopter une vision très différente.

Tous les mythes sur Gregory Raspoutine ont été inventés à partir de 1910 par les jaloux du tsar, sans grand besoin d'imagination, parce qu'ils lui attribuaient ce qu'eux-mêmes ont fait, puisqu'ils parlaient eux-mêmes de leurs propres vices qu'ils pratiquaient. Ils étaient jaloux parce qu'ils voulaient le pouvoir du tsar et donc ont voulu discréditer les détenteurs légitimes de cette puissance, le tsar et sa famille, y compris les héritiers et son guérisseur, et la société chrétienne orthodoxe qui régnait sur et qu'ils détestaient. Et ces hédonistes riches et décadents ont répandu leurs mensonges et leurs ragots dans les salons mondains de Saint-Pétersbourg, parmi les riches débauchés et aristocratiques futiles, et dans la presse de caniveau de l'époque.
Ces sources inclus la ruse du grand-duc Nicolas Nikolaïevitch qui, un peu comme les généraux français et britanniques sur le front occidental, avaientt conduit leurs troupes au massacre et à la défaite, confiants dans l'infanterie et dla cavalerie contre les mitrailleuses, et ont dû être remplacées, les francs-maçons Maklakov, Dzhunkovsky et le journaliste bidouille Amfiteatrov, l'apostat défroqué Sergey (Iliodor) Trufanov, l'homme politique Goutchkov, les athées Milioukov et Gorky, le menteur Rodzianko, le pervers et occultiste Yusupov et Pourichkévitch le stupide. Ils étaient tous les traîtres qui voulaient imposer leur Russie païenne sur la Russie chrétienne. Ce sont ceux-là mêmes qui ont accusé Gregory Raspoutine de leurs propres péchés, ce qui est la raison pour laquelle leurs descriptions étaient si éloquente.
Ils l'ont accusé de mensonge, de débauche et d'ingérence dans les affaires de l'Etat, dans tout ce qu'il faisait et aspirait à faire. Appartenant à l'élite, ils étaient dans un tel état de d'illusion démoniaque, qu'ils se sont même convaincus qu'ils rendaient à la Russie un service, en flattant leur vanité et le complot contre le tsar et ses fidèles, y compris le guérisseur de l'héritier, et ainsi le pouvoir. Ils croyaient en leur propres calomnies, alors qu'en fait, ils parlaient de leurs propres péchés. Gregory Raspoutine était le bouc émissaire utile inventé par «princes et les fils des hommes» pour justifier leur ambition impitoyable.
http://www.pravoslavie.ru/english/96664.htm

samedi 28 janvier 2017

Les honteuses calomnies et la vérité sur Gregory Raspoutine



Ne mettez pas votre confiance dans les princes, ni dans les fils des hommes, en qui il n'y a pas d' espoir. 
Psaume 145: 3
Comme la vérité de Dieu commence à être révélé, donc tout en Russie va changer.
Elder Nikolai (Guryanov)

Couverture

Mon intérêt pour Gregory Raspoutine a été déclenché par une émission de télévision il y a cinquante ans sur le cinquantième anniversaire de son assassinat. Bien que étant enfant, je ne pouvais pas enquêter sur les allégations formulées, je savais instinctivement qu'il y avait quelque chose de mal avec ce qui avait été dit. Je sentais une manipulation. Il y a 42 ans, je suis allé étudier au plus ancien collège d'Oxford, où le prince Félix Youssoupov, le meurtrier présumé de Gregory Raspoutine, avait étudié et visité la chambre "Yusopov", où le prince avait vécu. Je ne pouvais pas toujours comprendre l'histoire, puisque avec l'Union Soviétique et la Guerre Froide, je ne pouvais pas accéder aux archives de chaque côté. Voici les résultats des recherches ci-dessous : 
" Un prêtre-charlatan qui a manipulé les stupides, les femmes hystériques, un pervers sectaire et flagellant, un criminel qui a gouverné l'Empire russe, dictant toutes les politiques et faisant toutes les nominations politiques : oeuvres de Raspoutine? Un voleur de chevaux, un moine fou, une homme avec des pouvoirs hypnotiques pour corrompre, un débauché qui a organisé des orgies, un ivrogne (comme tous les Russes), un barbare primitif, un sataniste, un espion allemand, la raison de la chute de la Russie, même son nom signifie «dépravé». Je sais, j'ai lu le livre et vu le film ". Ainsi va la vue de la  personne occidentale moyennement instruite, également en grande partie celle du citoyen soviétique moyen. Cependant, ils sont tous les victimes endoctrinés dU même calomniateur et nous rappelle que le mot grec pour "calomniateur" est "o Diavolos", "le diable".
En réalité, rien de ce qui précède n'a été prouvé vrai, y compris qu'il était un débauché et un ivrogne, et la plupart de cela est manifestement faux. Cela est classique de la  russophobie autojustificative qui dit : "Les Russes sont primitifs, nous sommes supérieurs, donc nous pouvons faire tout ce que nous aimons." Il n'était certainement pas fou, jamais un prêtre, moine, voleur ou espion, jamais un sectaire flagellant ou un sataniste, et avait très peu ou pas d'influence politique. Il était un pieux paysan chrétien, marié avec trois enfants, qui ont donné l'aumône généreusement, compris les Saintes Ecritures mieux que les professeurs de la Bible, et était si pieux que Dieu lui a donné des pouvoirs miraculeux de la guérison. Quant à son nom, un surnom, il était courant dans sa partie de la Sibérie et désigne quelqu'un qui vit là où les routes sont mauvaises.
D'autre part, ce que nous savons, et cela depuis la publication des mémoires du prince Nikolay Zhevakhov dans les années 1920, est qu'il a été assassiné par des espions britanniques, avec la coopération des riches, décadent, jaloux et apostates russes aristocrates, un prince travesti qui se mêlait dans l'occulte et a sauvagement et rituellement battu le cadavre de Gregory Raspoutine, comme le franc-maçon sadique et décadent prince Youssoupov se vantait de faire, un politicien plus ou moins fasciste, un autre prince Romanov de la morale notoirement lâche qui a trahi son parent le tsar. Chacun d'entre eux par leur trahison meurtrière, indirectement, remis la Russie vers les bolcheviks génocidaires et de leur idéologie étrangère importée depuis trois générations, soit 75 années de tourment infernal.
Ce que nous savons aussi, c'est qu'il était très respecté comme un "aîné", un starets, pour ses dons miraculeux de guérisseur, par d'innombrables clercs et laïcs, et que les incroyables calomnies contre lui ont été inventées par des sources de corruption, à la fois juste avant la Révolution et immédiatement après, quand son corps a été déterré et incinéré par des fanatiques, peur que la vénération en Gregory Raspoutine ne se mettre à croître. Toutes ces calomnies et commérages aveugles qui ont répartis à ce jour par les médias sensationnalistes d'Hollywood, par des écrivains, des occidentaux et des soviétiques, et par les émigrés aigris qui ne pouvaient pas accepter leur responsabilité pour leur auto-punition de l'exil. Ils poursuivaient leurs mensonges et scandales pour ce faire de l'argent. 
Archiprêtre Andrew Phillips, 

vendredi 27 janvier 2017

Le Christ absent ?


Parfois, il est vrai, on dirait que Dieu a fermé l'oreille à nos supplications.

Il le fait parce qu'Il veut que notre confiance soit persévérante, parce qu'en faisant preuve de profondeur spirituelle, nous éprouvons notre pauvreté et la valeur de Sa grâce.

Ainsi, nous nous faisons digne de notre confiance en Lui, et de merveilleuses grâces, petites, grandes, pour le quotidien, nous parviennent ! 

Le New Âge





Le New Age : discernement chrétien face aux nouvelles spiritualités

Le terme « New Age », ou « Nouvel Âge », désigne un ensemble très divers de courants spirituels apparus ou développés principalement en Occident au cours du XXᵉ siècle. Il ne s'agit pas d'une Église ou d'une doctrine unique, mais plutôt d'un ensemble d'idées et de pratiques empruntant à différentes traditions : ésotérisme, théosophie, spiritualités orientales, occultisme, développement personnel et certaines formes de psychologie.

L'ancien article de Mystique Orthodoxe invitait déjà les chrétiens à la vigilance devant ces courants. Cette question mérite aujourd'hui d'être abordée avec davantage de précision, sans mettre sous une même étiquette toutes les personnes qui s'intéressent à la spiritualité.

Le rêve d'un nouvel âge

L'une des idées centrales du New Age est celle d'un changement d'époque spirituelle.

Certains de ses courants se sont appuyés sur l'astrologie et sur l'idée d'un passage de l'ère des Poissons à celle du Verseau. Dans cette interprétation, l'ère des Poissons correspondrait symboliquement au christianisme, tandis que l'ère du Verseau annoncerait une nouvelle conscience de l'humanité.

Il s'agit cependant d'une conception astrologique et ésotérique, et non d'un enseignement chrétien.

L'idée d'un nouvel âge spirituel s'accompagne souvent de la recherche d'une conscience supérieure, d'une harmonie universelle et d'une unité de toutes les traditions religieuses.

Pour le christianisme orthodoxe, cette vision pose une question essentielle : peut-on réellement placer toutes les religions et toutes les expériences spirituelles sur un même plan ?

La foi chrétienne répond que Dieu n'est pas simplement une énergie impersonnelle présente dans l'univers. Le Dieu révélé dans l'Évangile est une Personne, et la vie chrétienne est avant tout une relation avec le Christ.

Une spiritualité qui mélange de nombreuses traditions

Le New Age se caractérise précisément par cette capacité à associer des éléments provenant de traditions très différentes.

On peut y rencontrer des références au bouddhisme ou à l'hindouisme, à la méditation, aux chakras, à l'astrologie, aux anges, à la réincarnation, à la théosophie ou encore à diverses pratiques ésotériques.

Certaines personnes utilisent simplement quelques-unes de ces pratiques dans une démarche de bien-être et ne se considèrent aucunement comme adeptes d'une doctrine particulière.

Il convient donc d'éviter les généralisations.

Mais du point de vue orthodoxe, une difficulté apparaît lorsque toutes ces traditions sont mélangées pour former une spiritualité dans laquelle la vérité devient essentiellement une expérience personnelle.

On ne cherche alors plus nécessairement à recevoir une vérité révélée, mais à découvrir en soi une connaissance ou une puissance cachée.

C'est ici que l'Église invite au discernement.

L'homme peut-il devenir son propre guide spirituel ?

Une autre tendance présente dans certains courants du New Age consiste à considérer que l'homme possède en lui-même une dimension divine ou une puissance spirituelle qu'il lui suffirait de découvrir.

Cette idée est très différente de la conception orthodoxe de la déification.

L'Église enseigne bien que l'homme est appelé à participer à la vie divine. Mais cette théosis n'est jamais une auto-divinisation : elle est un don de la grâce de Dieu, reçu dans la communion avec le Christ.

L'homme ne devient donc pas Dieu par ses propres forces.

Il reçoit la vie divine comme une grâce.

Cette distinction est fondamentale.

La spiritualité chrétienne ne consiste pas à découvrir que « je suis Dieu », mais à découvrir que Dieu m'aime, me cherche et m'appelle à entrer en communion avec Lui.

Le danger du syncrétisme

Le syncrétisme consiste à mélanger différentes croyances et traditions jusqu'à former un système nouveau.

Or, pour la foi orthodoxe, toutes les expériences spirituelles ne sont pas nécessairement bonnes ou authentiques.

Le Nouveau Testament lui-même invite les chrétiens à exercer leur discernement :

« N'ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu. »
1 Jean 4, 1

Cette parole demeure particulièrement importante dans une époque où les informations, les pratiques spirituelles et les enseignements sont accessibles en quelques clics.

Le chrétien peut rencontrer une multitude de propositions séduisantes : méditation, énergie, guérison spirituelle, communication avec les anges, astrologie, messages venus de l'au-delà, développement de pouvoirs intérieurs…

Tout ce qui se présente sous le vocabulaire du « spirituel » n'est donc pas nécessairement chrétien.

Le discernement orthodoxe

L'Église ne demande pas au chrétien d'avoir peur de tout ce qui est nouveau.

Elle lui demande de discerner.

La question essentielle n'est pas simplement : « Est-ce spirituel ? »

Elle est plutôt :

Qui est Dieu ?

Qui est le Christ ?

D'où vient cette expérience ?

Vers quoi conduit-elle l'homme ?

Produit-elle l'humilité, l'amour et la repentance, ou bien l'orgueil et la recherche de pouvoirs spirituels ?

La véritable vie chrétienne ne repose pas sur la découverte de pouvoirs cachés, mais sur la prière, les sacrements, l'Évangile, la vie de l'Église et la transformation du cœur.

Le chrétien n'a donc pas besoin de chercher une « nouvelle révélation » pour trouver Dieu.

En Jésus-Christ, Dieu s'est déjà fait connaître.

Garder le cœur tourné vers le Christ

Face à la multiplication des spiritualités contemporaines, le meilleur remède contre l'égarement n'est pas la peur, mais la connaissance de sa propre foi.

Plus le chrétien connaît l'Évangile et la Tradition de l'Église, plus il est capable de reconnaître ce qui lui est étranger.

La vigilance chrétienne n'est pas une méfiance permanente envers le monde.

Elle est une attention intérieure.

Saint Paul nous exhorte :

« Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. »
1 Thessaloniciens 5, 21

Le chrétien peut donc regarder les différentes spiritualités de son époque avec respect pour les personnes, mais aussi avec discernement à l'égard des doctrines.

Car la foi orthodoxe ne propose pas simplement une technique spirituelle parmi d'autres.

Elle propose une rencontre.

Une rencontre avec le Christ, le Dieu vivant, qui appelle chaque personne non pas à découvrir une puissance cachée en elle-même, mais à recevoir dans l'humilité la grâce qui transforme et conduit à la véritable liberté.

Source et travail de réécriture

Article original : « Le New Âge », publié sur Mystique Orthodoxe le 27 janvier 2017. L'article original était très court et présentait le New Age comme un ensemble associant notamment spiritualités orientales, anciens enseignements mystiques, gnosticisme, spiritisme et théosophie.

Source indiquée par l'article original : un texte du site du monastère orthodoxe de Pantocrator de Melissochori, consacré au New Age. 

Travail de réécriture : l'article a été entièrement reformulé, développé et structuré afin d'en améliorer la clarté et la lisibilité. Le propos très catégorique du texte de 2017 a été nuancé : le New Age n'est pas présenté comme une organisation unique, mais comme un ensemble très divers de courants et de pratiques. La perspective orthodoxe a été conservée, en mettant particulièrement l'accent sur le discernement spirituel, la différence entre la théosis chrétienne et l'auto-divinisation, ainsi que sur la centralité du Christ.

jeudi 26 janvier 2017

Une idée de Dieu



Si une personne veut se faire une idée sur les pyramides d'Egypte, elle doit faire confiance aux dires de ceux qui ont visité ces pyramides, où elle doit elle-même s'y rendre.

Il n'y a pas de troisième option. De la même manière, une personne peut se faire une idée de Dieu : elle doit donc faire confiance à ceux qui se tiennent à proximité de Dieu, où elle doit prendre la peine de venir chercher Dieu elle-même.

Saint Nicolas de Serbie

Extrait de http://orthodox.cn/patristics/300sayings_en.htm
Three-Hundred Sayings of the Ascetics of the Orthodox Church

mercredi 25 janvier 2017

Sainte Maria de Helsinki


Mère Maria de Helsinki : une vie de fidélité, d’épreuve et de prière

« Toutes les larmes que vous avez versées vont briller comme des diamants sur les robes de la Mère de Dieu ; pour toutes vos souffrances et vos épreuves, que Dieu surtout vous bénisse et vous récompense. »

— Parole attribuée à la sainte martyre impériale Alexandra

Certaines vies semblent appartenir à une autre époque.

Elles traversent les bouleversements de l'Histoire, les injustices, les séparations, la pauvreté et parfois même la solitude, sans perdre leur confiance en Dieu.

La vie d'Anna Alexandrovna Vyrubova, devenue plus tard Mère Maria, en fait partie.

Proche de la famille impériale russe et particulièrement de l'impératrice Alexandra, elle connut les grandeurs de la cour impériale avant de connaître la prison, les persécutions, l'exil et finalement une existence humble et retirée en Finlande.

Son parcours nous rappelle que la véritable richesse d'une vie chrétienne ne se mesure ni à la position sociale, ni à la fortune, ni à la reconnaissance des hommes.

Elle se mesure à la fidélité du cœur.

Anna Vyrubova, proche de l'impératrice Alexandra

Anna Alexandrovna Taneyeva naquit le 16 juillet 1884 à Oranienbaum, en Russie.

Issue d'une famille liée au monde impérial, elle devint progressivement l'une des personnes les plus proches de l'impératrice Alexandra.

À la cour impériale, Anna fut souvent l'objet de critiques et de calomnies.

Certains la décrivirent comme naïve ou insignifiante.

Mais l'impératrice Alexandra semble avoir vu en elle autre chose : une personne profondément attachée à la foi, généreuse et sincère.

Anna entra au service de la cour et partagea certains moments de la vie de la famille impériale.

Elle resta particulièrement proche de l'impératrice et de ses enfants.

Une vie bouleversée par les épreuves

En 1907, Anna épousa Alexandre Vyrubov. Le mariage fut malheureusement très difficile et fut rapidement annulé.

Puis vint la Première Guerre mondiale. Anna suivit une formation d'infirmière auprès de la Croix-Rouge et participa aux soins des blessés. Elle se consacra également aux œuvres de charité et aux personnes pauvres. Mais son existence allait bientôt être profondément bouleversée.

En janvier 1915, elle fut gravement blessée dans un accident de train. Les récits de l'époque rapportent qu'elle fut longtemps très diminuée physiquement. Dans sa foi, elle attribua notamment sa guérison à la prière et à l'intercession de saint Jean de Cronstadt. Qu'il s'agisse d'un miracle au sens strict ou de son interprétation personnelle de l'événement, cette expérience renforça profondément sa confiance en Dieu.

La révolution et la prison

L'année 1917 changea tout. La monarchie impériale s'effondra. La famille impériale fut arrêtée et la Russie entra dans une période de bouleversements et de violence.

Anna Vyrubova fut elle-même arrêtée. Elle connut la prison et fut soumise à de nombreux interrogatoires. Elle souffrit également de maladies, de mauvais traitements et d'humiliations.

Après plusieurs mois, elle fut finalement libérée. Son existence était désormais très éloignée de celle qu'elle avait connue autrefois auprès de la cour impériale.

Mais elle n'abandonna pas sa foi.

Quitter la Russie

Après la révolution, Anna connut encore de nombreuses difficultés.

Finalement, elle réussit à quitter la Russie et arriva en Finlande au début des années 1920. Elle aurait pu chercher à retrouver une vie confortable. Elle choisit au contraire une existence beaucoup plus simple. C'est là que se produisit un changement essentiel dans son parcours spirituel.

Anna devient Mère Maria

En 1923, Anna devint moniale au monastère de Valaam et prit le nom de Mère Maria.

Elle se plaça sous la direction spirituelle des anciens de Valaam. Sa vie devint celle d'une femme consacrée à la prière, dans la pauvreté et la discrétion.

En raison notamment de ses problèmes physiques, elle ne put vivre comme elle l'aurait souhaité dans un monastère. Elle poursuivit donc sa vie monastique dans une habitation très modeste. Elle vécut d'abord avec sa mère, puis avec une amie fidèle, Vera Zapevalova.

Une existence simple. Une existence cachée. Mais une existence tournée vers Dieu.

Une ancienne femme de la cour devenue une humble moniale

Il y a quelque chose de profondément bouleversant dans ce contraste.

La jeune Anna avait connu les palais impériaux. Elle avait côtoyé la famille du tsar. Elle avait connu les fastes de la cour.

Et pourtant, la dernière partie de sa vie se déroula dans la pauvreté et la discrétion. Cela nous rappelle une vérité profondément chrétienne :

ce que le monde considère comme une réussite n'est pas nécessairement ce qui possède le plus de valeur devant Dieu.

Une personne peut perdre sa fortune, sa position, sa réputation et même les personnes qu'elle aime. Mais elle peut encore conserver l'essentiel :

la foi.

Helsinki : les dernières années

Après avoir vécu en Finlande puis en Suède, Mère Maria s'établit finalement à Helsinki après la Seconde Guerre mondiale.

Elle y passa les dernières années de son existence dans la simplicité. Elle mourut à Helsinki le 20 juillet 1964, à l'âge de 80 ans. Elle fut enterrée dans la partie orthodoxe du cimetière de Hietaniemi.

Ainsi s'acheva une vie qui avait traversé l'une des périodes les plus dramatiques de l'histoire russe. De la cour impériale à l'exil. De la richesse à la pauvreté. De la célébrité à l'effacement.

Et finalement, du monde visible au silence de la tombe.

Une vie qui invite à la prière

Selon le témoignage rapporté dans la source originale, certains membres du clergé orthodoxe considéraient Mère Maria comme une personne vers laquelle on pouvait se tourner dans la prière.

Un hiéromoine de la Laure de la Trinité-Saint-Serge aurait notamment déclaré qu'en Finlande se trouvait « une sainte Anna Vyrubova » et qu'il était possible de se rendre sur sa tombe pour y prier dans la paix.

Nous devons accueillir ce type de témoignage avec discernement lorsqu'il s'agit d'une tradition spirituelle ou d'une vénération locale.

Mais le message demeure beau :

une personne qui a beaucoup souffert peut devenir, par sa vie de foi, un témoignage d'espérance pour ceux qui souffrent à leur tour.

Les larmes ne sont pas perdues

La parole attribuée à l'impératrice Alexandra qui ouvre cet article prend alors une signification particulière.

Les larmes ne sont pas nécessairement des signes d'échec. Dans la vie chrétienne, elles peuvent devenir des larmes de prière. Des larmes de repentir. Des larmes d'amour. Des larmes versées pour ceux que l'on aime. Dieu voit ce que les hommes ne voient pas.

Il connaît les souffrances silencieuses. Il connaît les nuits où personne ne sait ce que nous vivons. Et aucune larme offerte avec confiance à Dieu n'est inutile.

Le message essentiel

La vie de Mère Maria de Helsinki nous enseigne quelque chose de très simple :

on peut tout perdre sans perdre Dieu.

Les circonstances peuvent changer. Les personnes peuvent nous abandonner. La réputation peut disparaître. La santé peut devenir fragile. La solitude peut s'installer.

Mais la foi peut demeurer. Et parfois, c'est précisément dans le dépouillement que l'homme découvre ce qui possède réellement de la valeur. Mère Maria connut la cour impériale, puis la pauvreté.

Elle connut la proximité de la famille impériale, puis l'exil. Elle connut les honneurs, puis l'effacement.

Mais elle conserva jusqu'à la fin cette fidélité à Dieu qui semblait être au cœur de son existence.

Une lumière dans les épreuves

Nous n'avons pas tous à vivre les mêmes épreuves.

Mais nous connaissons tous, à un moment ou à un autre, la peur, la perte, l'injustice, la maladie, la solitude ou le découragement.

La vie de Mère Maria peut alors devenir une petite lumière.

Elle nous rappelle que notre histoire n'est jamais terminée tant que nous pouvons encore nous tourner vers Dieu.

Même dans les périodes les plus sombres, une porte peut rester ouverte.

Celle de la prière. Celle de l'espérance. Celle de la confiance.

Et peut-être pouvons-nous alors reprendre simplement cette prière :

« Seigneur, je ne comprends pas toujours ce qui m'arrive, mais je veux continuer à Te faire confiance. »

Prière

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui connais les souffrances cachées de chaque être humain,
donne-nous la force de traverser nos épreuves sans perdre l'espérance.

Apprends-nous à ne pas juger ceux qui souffrent,
mais à les entourer de compassion et de prière.

Souviens-Toi de ceux qui pleurent en silence,
de ceux qui sont seuls,
de ceux qui ont tout perdu,
et de ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.

Par les prières de la Mère de Dieu
et de tous Tes saints,
conduis-nous vers Ta lumière,
Ta paix et Ton amour.

Amen.


Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 25 janvier 2017 sous le titre « Sainte Maria de Helsinki ».

L'article original s'appuyait sur un texte de l'archiprêtre Andrew Phillips, consacré à Anna Vyrubova devenue Mère Maria, et indiquait comme source un article publié sur Pravoslavie.ru.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles de Mystique Orthodoxe, afin d'en améliorer la clarté, la lisibilité, l'aération et le style.

Cette nouvelle version conserve le cœur du récit original tout en reformulant certains passages historiques ou spirituels avec davantage de prudence lorsque ceux-ci relèvent du témoignage, de la tradition ou de l'interprétation personnelle.

Le texte original de 2017 demeure la source de référence de cette publication.

Dieu s'occupe de tout





"Il est hors de tout doute que le Dessein de Dieu s'étend à toute la création. Dieu prévoit tout et se préoccupe de tout. C'est cette providence divine et paternelle dont parle le bienheureux Apôtre Pierre : "Confie lui tous tes soucis, car il prend soin de toi". (Pierre, 1 ; 5-7) (lui remettant tout ce qui peut vous inquiéter, car Il a soin de vous).

Elias Meniates, "Paroles pour le Grand Carême"

Sur la volonté de Dieu




Lorsque l'on dit, "Que Ta volonté soit faite", en nous en rendant à Dieu, c'est alors que nous disons que la volonté de Dieu soit faite. Mais nous, d'une part, pensons "Ta volonté sera faite", et d'un autre côté, nous continuons de persévérer dans notre propre volonté. Et bien, qu'est-ce que Dieu est censé faire alors ?

Saint Paisios du Mont Athos

mardi 24 janvier 2017

Face au coup de blues et à la dépression : petit truc pour rendre votre humeur meilleure




Pour que vous souriiez de nouveau :

1. Exercice : plus vous bougez, plus votre corps produit de la sérotonine, qui contribue au bonheur. Allez à la gym, faire du vélo, courir, toute sorte de sport dans lequel vous prenez du plaisir.

2. Trouvez un passe-temps : ne vous asseyez pas dans votre canapé, ou pire encore dans votre lit en ruminant des pensées négatives. Allez voir une exposition ou un film au cinéma, etc.. la liste est sans fin

3. Ayez un but dans votre vie : un tel objectif qui vous permet d'être un exemple éventuellement pour les autres. Cela va changer votre humeur.

4. Changez votre alimentation : enrichir son alimentation avec des acides gras oméga 3, oméga 6 et oméga 9 gras, qui se trouvent dans le saumon, les sardines, les noix et les graines de lin.

5. Ne pas s'isoler : ayez des amis à qui parler, trouvez des gens qui ont de l'énergie positive laisser vous bercer par leurs paroles.



Extrait de Enorion,
 
http://enorion.blogspot.fr/2016/09/blog-post_10.html


Note : je rajouterai personnellement : 

Ne vous sentez pas vieux ! C'est la société qui décide lorsque l'on est vieux ou non. Ne vous laissez pas berner par elle. Votre corps est capable de beaucoup plus que ce que vous ne croyez ! 

Ayez des buts, comme dit en 3 précédemment. Des buts élevés, des aspirations positives, qui développent le courage et la bonne santé, la force physique. 

L'esprit est fort. Certains hommes l'appellent "atelier de travail". Si votre esprit est fort, positif, humble en même temps, vous serez fort, positif, humble ! 

Croyez en Christ, en la Vierge, aux Saints : d'excellents anti-dépresseurs !!

Clément d'Alexandrie : La personne idéale


 La personne idéale ne cherche pas à éviter le mal. Encore à moins à faire le bien pour éviter la punition, ou de faire le bien dans l'espoir d'une récompense promise.

La personne idéale fait du bien, par l'amour.

Ses actions ne sont pas motivées par le désir de profit personnel, de sorte qu'elle ne tire pas avantage de ses buts. Dès qu'elle a réalisée la beauté qu'il y a à faire le bien, elle le fait avec toutes ses énergies, et dans tout ce qu'elle fait.

Elle n'est pas intéressée par la gloire, ou avoir une bonne réputation, ou encore une récompense divine ou humaine.

La règle de vie pour cette personne, est d'être à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Clément d'Alexandrie

extrait de orthodoxchurchquotes.com

lundi 23 janvier 2017

La vision de la Vierge de Jérusalem


 
Un jour, on posa la question à Geronda Paisios du Mont Athos, quelle image préférait il le plus de la Vierge ? Il répondit : la Vierge de Jérusalem.

"Une fois que j'étais dans ma cellule, je la vis dans une vision. Je devais à l'époque faire un long voyage, et je devais préparer mes papiers, passeport, monnaie, etc., Il n'y avait personne pour m'aider. Je me suis dit, mais qui est-ce qui va m'aider ? Et j'ai eu du souci ! Et tout à coup, une femme s'est présentée dans une vision avec un visage lumineux, vêtue d'or. Elle avait une beauté incomparable ! Elle étincelait ! "Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider, mon Fils est roi" me dit-elle.

Puis elle m'a dit ce que je devais faire.. Après quelques temps, je voyais la Vierge Marie de Jérusalem dans un livre, et j'ai été empli de reconnaissance envers elle.

Elder Passios du Mont Athos,

"A propos de la prière"

Extrait de "Pantacrator"

Le père spirituel

"Le Père spirituel ne montre que le chemin, comme un panneau indicateur, mais nous devons traverser ce chemin nous-mêmes. Si le père spirituel montre le chemin et que le disciple ne se déplace pas, alors il n'ira nulle part, et ira pourrir près du panneau". 
Saint Nikon d'Optina
Extrait de Orthodoxy Eternal Life

dimanche 22 janvier 2017

Ce qui dérange le Diable


Dans la vie, des personnes abandonnent tout le monde, et toutes choses, pour s'enfermer entre quatre murs, pour sacrifier tout ce qui est beau et bon, pour ce Dieu que lui seul a réussi à gagner.

Jour et nuit, ces personnes se mortifient avec des veillées et jeûnent. Elles ne dorment pas suffisamment, ne mangent pas selon les besoins de l'appétit du corps, qui pourtant réclame la nourriture nécessaire. Ne parlent pas librement partout avec parfois un essaim taciturne... un esprit plein de tristesse.. un esprit inhumain... Ces personnes font pire  quand elles parlent  : elles prient. Elles chantent des louanges à Dieu. Et tout ces sacrifices, pour qui elles les font ? Pour quelles raisons particulières ? Pour quelles fins ? Avec quels résultats ?

Ces pauvres personnes ne connaissent pas le vrai plaisir du sexe avec toutes les joies qui vont avec ! Pauvres personnes qui n'ont jamais eues ces sensations requises... Et pourtant, combien j'en fais tomber, les réduisant à une vie basse, stérile, dépourvue de toute ferveur, les balançant dans le maximum de tiédeur.. Oui, je dois faire un véritable massacre..

Et pourtant, de ces hommes et femmes enfermés entre quatre murs, j'ai peur.. Ce sont mes ennemis les plus terribles et plus aguerris.. Ils m'arrachent des mains tant d'âmes de chaque sexe, de chaque classe et condition.. Des ennemis terribles.. Quand ces personnes commencent à prier pour la conversion d'une âme qu'elles m'arrachent, elles ne s'arrêtent plus.. plus.. plus.; elles sont tenaces !

Et si cela ne suffisait pas, elles font de longues prières à leur Dieu crucifié, avec d'exténuantes pénitences de chaque genre.. que des ennemis.. que des soldats partant à l'assaut ! J'ai essayé tant de fois de diminuer ces vocations de ces stupides vies.. mais malheureusement, je n'ai pas encore réussi.

"La Catéchèse selon Satan",
Padre Pellegrino Ernetti

Sainte Martyre Maria Methymopoula (+1826)



La nouvelle martyre de la Crète, Maria Methymopoula, était née de pieux parents orthodoxes dans le village de Kato Phourni, et en tant que jeune femme, elle devint l'objet de désir d'un turco-albanais, qui servait comme gendarme dans son quartier.

Très vite, il lui fit la cour avec des cadeaux et des flatteries, mais bien qu'il soit très riche, elle se rendit compte que l'épouser signifiait pour elle abandonner sa foi orthodoxe, et se convertir à l'Islam.

Aussi, elle prit grand soin de l'éviter et de ne pas répondre à ses avances.

Comme souvent, l'amour se transforma alors en haine, et il utilisa tous les moyens qu'il avait en sa fonction d'agent de police pour exploiter sa haine, et finit par la tuer, un jour qu'elle collectait les feuilles pour nourrir les vers à soie, en lui tirant une balle en plein coeur.

Sainte Maria, surnommée "Methymopoula", a été ainsi tuée dans les prmiers jours de mai en l'an 1826.

Sainte Maria Methymopoula, prie Dieu pour nous !

Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos, 

samedi 21 janvier 2017

La France et le Christianisme


Statistiques de crimes envers les chrétiens en France publiées

Paris, le 9 octobre 2013

Source : http://www.pravoslavie.ru


A Paris, lors de la réunion de l'Alliance Générale contre le racisme et pour le respect du français de l'identité chrétienne, des informations sur le nombre hostile d'actions contre les chrétiens au cours de la période allant du 1er janvier au 30 septembre, a été annoncée. Les statistiques ont été données par le directeur de l'Observatoire de la Christianophobie Daniel Hamiche, rapporte Sedmitza.

Selon les informations du portail qui enregistre et décrit des cas de christianophobie, ce qui suit à été enregistré en France au cours des neuf premiers mois de cette année :
- 109 injures publiques envers des chrétiens, liées à leur religion, des actions sacrilèges, des cas de vandalisme ou de destruction de symboles chrétiens
- 70 cas de profanation et des actes de vandalisme sur le territoire, à des endroits où des rites religieux sont accomplis
- 25 cas de profanation et de vandalisme dans les cimetières chrétiens
- 17 tentatives d'incendie criminel dans des endroits où les rites religieux sont effectués
- 8 attaques contre des prêtres et des moines/nonnes
- 6 attaques de piratage web sur des sites catholiques
- 4 intrusions dans des églises pendant la messe et l'interruption des services.

Au-delà de tout cela, les responsables (politiques) français, ont annoncé une autre proposition concernant la réforme du calendrier des jours fériés. L'organisation de l'Etat, "Observatoire de la laïcité", a fait une proposition visant à annuler deux jours fériés, destinés aux fêtes chrétiennes, et de les remplacer par des fêtes juives et musulmanes. L'idée a été proposée par l'anthropologue Dounia Bouzar, qui a été nommé à l'Observatoire par le Premier Ministre français Jean Marc Ayrault. Bouzar estime que le remplacement des fêtes chrétiennes avec Yom Kippour et l'AÎd Al Fitr, permettra de neutraliser l'Islam radical et de donner un espace symbolique pour les fêtes juives et musulmanes". La réaction des chrétiens et des musulmans ne s'est pas fait attendre. Plus précisément, le président de l'Observatoire contre l'islamophobie, Abdallah Zekri, a déclaré qu'il n'a pas été nécessaire de déshabiller Pierre pour habiller Muhammad.

Le Philosophe Pierre Manen, de son côté, déclare que la France est devenue violemment anti-chrétienne.

Source : http://www.pravoslavie.ru, Paris, le 6 février 2014 

"La France est devenue violemment anti-chrétienne", estime Pierre Manent, professeur de philosophie politique de l'Institut de recherche en sciences sociales. "La guerre civile en France, la république contre le Christianisme", est le titre de l'interview donnée par le philosophe à l'hebdomadaire italien, Il Foglio.

"Ce que nous appelons la laïcité est libellé juridique, ce qui indique une victoire d'un côté et une défaite d'un autre côté".

"La France républicaine a conquis la France catholique et la France catholique a accepté cela. Aujourd'hui, nous vivons dans la période après la guerre civile", a expliqué Manent.

"La France des Lumières haïssait Dieu, tandis que les pères fondateurs de l'Amérique ont séparé l'Eglise de l'Etat afin de protéger la précédente de ce dernier. En France, cela va dans l'autre sens", estime le philosophe.

"Les enseignements séculiers sont dans les écoles, des cours d'éducation sexuelle sont obligatoires pour les 6 ans, on prévoit une réforme du calendrier dans le but d'introduire des jours laïques au lieu des fêtes catholiques, on arrête des opposants aux mariages de même sexe, la France tremble devant la laïcité !" estime Manent.

"Le gouvernement socialiste a créé une nouvelle idéologie progressiste, où la démocratie est complètement libéré de toute signification... Nous avons perdu l'idée de la réalité. Ceci est une conception agressive de l'égalité et de la liberté, une idée de la vie sans aucun lien avec le bien public.." explique le philosophe.

"La laïcité française a conduit l'Eglise loin de l'espace public. Ce projet, qui a réussi, a été initié par les citoyens avec le nouveau code moral. Et l'Eglise est considérée comme l'ennemi de la république dans ce projet" conclut Manent.




Le langage dénigreur

Certains ne supportent pas un mauvais jugement sur eux, de la part des autres, et n'écoutent pas les mots qu'ils disent avec plaisir. Mais ton jugement sur toi-même doit être encore plus grave. Tu dois croire qu'il n'y ait personne de plus faible que toi.
Si tu te tiens dans une large mesure intérieure, en toi, tu ne peux donner beaucoup de poids à des mots qui volent ; car dans les moments indésirables, seule la prudence compte, le silence, le regard de l'âme, sans se laisser troubler par les jugements des gens. Ta paix ne se repose pas dans la parole des hommes.
Où est la vraie paix, où est la vraie gloire ? Peut-être pas en moi ? Jouira d'une grande paix, qui ne veut plaire aux hommes, ni la peur de déplaire à eux. C'est par le désir de plaire aux hommes, contraire à la volonté de Dieu, que naissent tous les désarrois du cœur et toutes les dérives des affections.
L'imitation de Jésus Christ

lundi 16 janvier 2017

La vie humaine comparée à une bougie

Saint Seraphim de Sarov aimait assimiler la vie humaine avec une bougie. Une multitude de bougies brûlaient dans sa cellule devant les images saintes. Plus le temps et les invités augmentaient, année après année, plus les bougies augmentaient.
Notre vie, disait le staretz, peut être comparée à une mèche de bougie qui brûle avec une flamme.La bougie est notre foi, la mèche est notre espérance, et la flamme l'amour qui unit la foi avec amour, comme la bougie et la mèche qui peuvent provoquer un incendie.
La bougie est utilisée parfois pour annihiler une mauvaise odeur; Similaire est la vie d'un pécheur. Une bougie, c'est le déroulement de notre vie du début à la fin ; elle fond comme notre face éclairée devant Dieu, à chaque fois, notre vie diminue avec le temps jusqu'à la fin prochaine. Ainsi, cette pensée fera que nous aurons plus de ferveur dans notre vie, brûlant et éteignant nos mauvaises odeurs (nos péchés).

Extrait de Enorion,

dimanche 15 janvier 2017

En hommage aux victimes de Daesch

Chaque homme n'est que de passage dans ce monde, il est une personne unique et irremplaçable.
Chaque homme est l'un de ceux que Dieu appelle sa propre joie éternelle.
Une personne, un invité du Créateur, à la joie éternelle, une relation amoureuse avec Lui, sans fin...

Extrait de 
Agioritis,

samedi 14 janvier 2017

Prise de conscience


Tous les jours, nous avons ce dont nous avons besoin autour de nous, un lit chaud, de la nourriture propre, de l'eau pour nous laver, des vêtements à porter, de la compagnie.. Mon Dieu, faites moi comprendre quotidiennement leurs valeurs... Pendant que d'autres humains, ce qui est incroyable, poussent d'autres humains avec une crosse, ou des coups de pied, dans les donjons ou les camps, avec une simple couverture.. Faites moi comprendre la souffrance du malade, du paralysé, de la famine, de la mort... Mon Dieu, faites moi comprendre tous les jours cela, et d'honorer ceux qui ont peu.. Je vous dois beaucoup, car j'ai un lit propre, un coin douillet, du pain, du vin, une table de circonstance avec du papier et un crayon... Mon Dieu, fais moi comprendre..

Zisimos Lorentzatos

Extrait de taxiarhes,

mercredi 11 janvier 2017

Pourquoi avons-nous besoin d'honorer les saints ?


L'Eglise orthodoxe a une longue tradition d'honorer les Saints.
Alors que tout le peuple de Dieu, sanctifiés ou «mis à part» du monde, peut être correctement appelé saints (par exemple, Actes 9:13 , 32 , 41 ; Rom . 1: 7 ; 1 Cor . 1: 2 , etc.), il sont quelques - uns qui sont déjà glorifié en Christ, reposant à la lumière incréée du royaume éternel de Dieu.
Ce sont des sommités de l'Eglise, resplendissant parmi les ténèbres de notre monde, même pendant ce séjour temporaire. Ils ont combattu le bon combat ; ils ont terminé la course ; ils ont gardé la foi ( 2 Tim 4:. 7 ). Même dans leur repos, ils sont plus en vie dans le Christ que nous. Et il est de ces saints connus (et inconnus) que nous recherchons non seulement comme source d'inspiration et d'encouragement, mais aussi pour leur intercession; aussi durable des exemples de la façon de parler, vivre et mourir comme le Christ.
Certains chrétiens s'opposent à l'idée d'honorer les Saints, que ce soit vénérer leurs reliques et des images, ou en leur demandant leurs prières, parce qu'ils estiment qu'il faille déjà honorer l'Eglise sur la terre. Ils suggèrent que le danger réside non seulement dans le dialogue avec les morts, car comme les morts ne peuvent pas nous parler de nouveau, nous nous écartons de la voie droite et pure.
Mais est-ce vraiment le cas? Le danger est réel, ou est-ce une fiction erronée? Au contraire, je pense que le danger est beaucoup plus grand sans le secours des Saints.
Ayant grandi dans une église baptiste, je passais beaucoup de temps dans notre groupe de jeunes paroissiens. Pratiquement chaque église baptiste a une Bible, spécialement pour que les jeunes adolescents et adultes puissent se socialiser avec,  mais aussi apprendre plus sur leur foi. Le chef de groupe de jeunes, à l'âge souvent des alentours de 20 ans, il sort du séminaire, et sert de chef de file aux adolescents.  Il est un modèle, un mentor, un confident et un ami. Beaucoup d'étudiants placent une grande partie de leur identité dans cette personne, sans parler de leur identité ou de l'espoir en tant que chrétien.
Et dans cette vénération d'une personne encore vivante arrive un grand danger : Qu'est-ce qui se passe quand il échoue? Quand un scandale éclate? Quand il y a conflit, ou un désordre tombant entre lui et une congrégation particulière?
Ce qui est arrivé plus souvent que je me soucie de le rappeler, et il est le résultat de tout, de l'infidélité conjugale (affaires avec les adolescentes dans le groupe de jeunes, par exemple) à d'autres formes de transactions financières ou inappropriées. Et dans la foulée, la foi de nombreux étudiants a également été mis aux déchets. Leur plus grand modèle, ami et chef spirituel lui-même avaient révélé être un charlatan et un menteur. Leur foi personnelle a été détruite, tout autant que la vie de ce chef, ou de leur groupe de jeunes par la suite.
Ce genre de tragédie et de perte de confiance peut se produire dans un certain nombre de situations, bien sûr, et ne se limite pas à un seul type de foi ou d'organisation. Mais le point reste que la confiance en ceux qui vivent, n'est pas toujours une «valeur sûre». En fait, le plus sûr "pari", de tous, est la recherche de ceux qui, comme saint Paul écrit, ont combattu le bon combat et ont terminé leur course une course qui est devant chacun de nous en tant que chrétiens.
Et dans le Christ et ses Saints, nous avons des exemples ; nous avons ces cautions de foi, des modèles qui ne nous manqueront jamais ou ne nous laisseront pas tomber. Des gens qui peuvent nous aider à chaque étape du chemin dans notre course mortelle vers le Paradis.
Considérons un instant la perspective d'être arrêté pour votre foi chrétienne. Vous êtes une mère célibataire ou un père de trois jeunes enfants-trois jeunes filles. Vous êtes obligé de choisir entre deux choix : La première est d'avoir vos filles exécutées devant vos yeux l'une après l'autre. La seconde consiste à nier publiquement Christ, offrant un culte à un faux dieu à la place.
Que faire? Avez - vous regarder le drain de vie des visages de vos enfants précieux, car ils pleurent la pitié ? Ou vous niez  le Christ ? Il est difficile de même simplement penser au sujet d'un tel scénario horrible, et beaucoup d'entre nous voudrait croire que nous aurions le courage spirituel pour faire le bon choix.
Pendant la persécution de l'empereur Hadrien  (environ AD 126), une mère nommée Sophia a fait face à cette décision : laisser ses filles se faire tuer, ou refuser le Christ et adorer Hadrien. Convertie au christianisme en Italie, Sainte-Sophie et ses trois filles- Pistis, Elpida et Agape, douze ans, dix, et neuf ans, ont été accordées à souffrir pour leur foi. Sophia à regarder ses filles, de la plus vieille à la plus jeune, à être lentement torturées puis décapitées. Après trois jours de deuil sur leurs tombeaux, Sophia se reposa en Christ.
Pouvez-vous imaginer la souffrance ? L'horreur ? En tant que parent, je peux à peine supporter de méditer cela. Et pourtant, voilà pourquoi nous avons besoin des Saints. Ceci est la raison pour laquelle nous avons besoin de leurs exemples, non seulement comme un rappel de la façon de vivre pour le Christ, mais même comme un rappel brutal de la façon de mourir, comment souffrir avec le Christ en tant que co-héritiers de notre héritage éternel en lui.
Avec Sainte-Sophie, nous ne devons nous demander ce que nous ou quelqu'un d'autre pourrait le faire. Nous ne disposons pas de voir notre foi et l'espérance scandalisés par les incroyablement difficiles mauvais choix, fût-ce d'une autre. Nous ne devons pas laisser notre confiance évier dans les profondeurs que nous sommes confrontés à notre propre persécution ou de souffrance dans l'ici et maintenant; dans la tension de confusion entre le déjà et non-encore.
Avec Sainte-Sophie, et les horreurs qu'elle a enduré à cause non seulement de son propre salut, mais celle de son triomphe, filles de martyr, quelle situation dans notre vie est au-delà de ses intercessions ? Quelles sont les circonstances difficiles aux quelles nous devons faire face, à ce qu'elle ne pouvait se comprendre, ou avec laquelle elle ne pouvait pas faire preuve d'empathie?
Voilà pourquoi nous honorons les Saints comme Sophia; voilà pourquoi nous demandons pour ses saintes prières et les prières de ses trois filles-filles justes qui ont péri si jeunes, mais nous sommes encore victorieux de la mort elle-même dans Jésus-Christ ressuscité. Nous avons l' assurance que les prières des justes sont puissamment efficaces ( Jacques 5:16 ), et il n'y a pas plus juste que les Saints.
Encore une fois, nous honorons les saints parce qu'ils ont enduré jusqu'à la fin. Comme ceux qui ont terminé la course, ils prient à bon escient que chacun de nos pas pourrait être guidé jusqu'à l'arrivée. Parce qu'ils ont fini le jeu de course avant eux, ils sont maintenant au repos dans la gloire du Christ dans le ciel, en présence même de la toute sainte et bénie Trinité. 
Un endroit où il n'y a pas de maladie, ou la souffrance, pas de douleur ou de tristesse, pas de mort ou de maladie.
13/06/2014