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mercredi 16 septembre 2026

Sainte Marina, un modèle pour les jeunes chrétiens

 



Sainte Marina, un modèle pour les jeunes chrétiens

Sainte Marina la Grande Martyre, fêtée le 17 juillet, demeure une figure particulièrement chère à la tradition orthodoxe. Selon sa vie, elle fut martyrisée à l’âge de quinze ans, après avoir choisi de suivre le Christ malgré les pressions, les menaces et les souffrances.

Née en Pisidie dans une famille païenne, Marina perdit sa mère alors qu’elle était encore enfant. Elle fut élevée par une femme chrétienne qui lui transmit la foi. En grandissant, la jeune fille approfondit son amour pour le Christ et décida de Lui consacrer sa vie.

Son choix lui coûta le rejet de son propre père. Plus tard, le gouverneur Olymbrios, séduit par sa beauté, voulut l’épouser. Marina refusa cependant de renoncer à sa foi et déclara qu’aucune richesse, aucun honneur et aucune souffrance ne pourraient la séparer du Christ.

Elle fut alors soumise à de cruelles tortures. Selon le récit traditionnel de son martyre, elle pria Dieu avec confiance et reçut à plusieurs reprises le secours de l’Archange Michael. Elle fut également confrontée à une manifestation démoniaque qu’elle repoussa avec courage. C’est pourquoi elle est souvent représentée dans les icônes tenant un marteau et terrassant un démon.

Finalement, après avoir supporté de nouvelles tortures, Marina fut mise à mort. Sa vie est ainsi devenue, dans la tradition de l’Église, un témoignage de fidélité, de courage et de confiance en Dieu.

Une jeune sainte pour notre époque

L’exemple de Sainte Marina parle particulièrement aux jeunes.

Il ne s’agit évidemment pas d’imiter les souffrances physiques de son martyre, mais de comprendre le courage intérieur qui l’animait. Aujourd’hui encore, un jeune chrétien peut être confronté à la pression de son entourage, à la moquerie, au désir de se conformer aux autres, aux incompréhensions ou aux nombreuses tentations qui peuvent éloigner de Dieu.

Marina nous rappelle qu'il est possible de rester fidèle à ses convictions sans avoir honte de sa foi.

Elle avait devant elle la possibilité d'une vie conforme aux attentes de son époque. Pourtant, elle choisit de mettre le Christ au centre de son existence. Son exemple invite ainsi les jeunes chrétiens à ne pas mesurer leur bonheur à la réussite, à la richesse, à l’apparence ou au regard des autres.

La véritable force de Marina ne résidait ni dans sa puissance physique ni dans son statut. Elle venait de sa foi en Christ et de la grâce de Dieu.

La victoire sur le mal

La tradition orthodoxe vénère également Sainte Marina comme une grande victorieuse sur les puissances démoniaques. De nombreux fidèles l’invoquent dans leurs prières et témoignent de grâces reçues par son intercession. Elle est particulièrement associée à la délivrance des influences démoniaques et aux guérisons.

Ces récits appartiennent à la tradition et à la piété de l’Église. Ils rappellent surtout que, pour le chrétien, le mal n’a pas le dernier mot : la confiance en Dieu, la prière et la fidélité au Christ constituent les armes spirituelles du croyant.

Sainte Marina nous montre ainsi que la sainteté n’est pas réservée à une autre époque ou à quelques personnes extraordinaires. Elle commence dans les choix quotidiens : rester fidèle, résister au mal, pardonner, prier et ne pas avoir honte du Christ.

La jeune martyre nous enseigne enfin à regarder au-delà des apparences et des plaisirs passagers de ce monde. Ce qui demeure véritablement important est ce qui conduit l’âme vers Dieu.

Sainte Marina, toi qui as aimé le Christ jusqu’au sacrifice, prie pour les jeunes chrétiens, afin qu’ils demeurent fermes dans la foi, courageux dans les épreuves et fidèles à l’Évangile.

Sources et travail de réécriture

Source principale : John Sanidopoulos, “Saint Marina the Great Martyr and Vanquisher of Demons”, Orthodoxy Then and Now / Mystagogy, 17 juillet 2009.

Source originale de John Sanidopoulos


mercredi 19 août 2026

Sainte Marina d'Andros : le miracle dans la salle d'opération

 

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Andreas (Andréas) Vassiliou, un garçon chypriote de 6 ans, était atteint de leucémie,  L’intervention chirurgicale nécessaire a eu lieu en 2000 à Houston, au Texas, au MD Anderson Cancer Center, dans le cadre d’une greffe de moelle osseuse.

 Le récit de « Marina from Andros »

Andreas Vassiliou, originaire de Limassol à Chypre, était gravement malade. Sa famille avait lancé un appel pour trouver un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse. Après de nombreuses recherches, un donneur fut finalement trouvé et la famille se prépara à partir aux États-Unis. Des archives de l'époque confirment l'ampleur de la recherche d'un donneur et la gravité de l'état du garçon.

Avant leur départ, les parents entendirent parler des miracles attribués à sainte Marina et téléphonèrent au monastère de Sainte-Marina sur l'île d'Andros, en Grèce. Ils demandèrent une bénédiction et des prières pour leur enfant.

L'higoumène du monastère, l'archimandrite Cyprien, leur promit de prier pour Andreas. Puis il leur dit une parole qui allait prendre un sens extraordinaire :

« Ne vous inquiétez pas. Que sainte Marina soit avec Andreas dans le bloc opératoire. »

La famille partit donc pour les États-Unis avec cette parole dans le cœur.

 Une mystérieuse femme médecin

Le jour de l'intervention, Andreas fut conduit au bloc opératoire.

Peu avant l'opération, une femme inconnue se présenta au chirurgien. Elle affirma être le médecin d'Andreas et demanda à assister à l'intervention.

Le chirurgien lui expliqua que, pour une opération aussi délicate, seuls les membres de son équipe étaient normalement autorisés à entrer.

Mais la femme insista.

Finalement, elle fut autorisée à entrer dans le bloc opératoire après avoir laissé ses coordonnées auprès de l'administration.

Selon le récit transmis par la famille et repris par plusieurs sources orthodoxes, cette femme participa activement à l'intervention et donna des indications à l'équipe médicale.

L'opération se déroula très bien.

À la fin, le chirurgien remercia la mystérieuse médecin.

Puis elle disparut.

« Mais où est votre médecin ? »

Après l'opération, le chirurgien alla voir les parents.

Il leur aurait dit, en substance :

« Vous avez amené avec vous une excellente médecin. Je ne comprends pas pourquoi vous avez fait tout ce voyage jusqu'ici ! »

Les parents furent stupéfaits.

Ils n'avaient amené aucun médecin avec eux.

Le chirurgien leur expliqua alors qu'une femme médecin avait assisté à l'opération et avait contribué à son déroulement.

La famille se mit à la rechercher dans l'hôpital.

Mais personne ne la trouva.

Il ne restait qu'une chose : la signature qu'elle avait laissée à l'administration.

Et cette signature était :

 « Marina from Andros »

« Marina d'Andros ».

Les parents comprirent alors immédiatement la parole de l'higoumène :

« Que sainte Marina soit avec Andreas dans le bloc opératoire. »

Ils interprétèrent cette mystérieuse présence comme l'intervention miraculeuse de sainte Marina, venue, selon leur foi, assister leur enfant.

 Et Andreas ?

Le récit rapporte qu'Andreas se rétablit après la greffe et que sa santé fut restaurée. La famille aurait ensuite fait le vœu de retourner chaque année au monastère de Sainte-Marina à Andros pour remercier la sainte. Des sources orthodoxes rapportent que la famille a continué à effectuer ce pèlerinage.

Une source contemporaine, le Cyprus Mail, confirme indépendamment une partie importante de l'histoire médicale : Andreas Vassiliou, alors enfant, souffrait d'une maladie grave nécessitant une greffe, et sa famille s'est rendue au Texas après qu'un donneur compatible eut été trouvé. Elle rapporte également qu'après la greffe, les médecins annoncèrent une amélioration spectaculaire de son état.

 Ce qu'il faut retenir

Le fait qu'Andreas ait été malade, qu'il ait eu besoin d'une greffe et qu'il ait été soigné aux États-Unis est documenté.

Et c'est précisément ce qui rend le récit si touchant dans la tradition orthodoxe :

une famille prie une sainte avant de partir, un moine lui promet que la sainte sera auprès de l'enfant dans le bloc opératoire… puis une mystérieuse femme apparaît, aide l'équipe médicale et disparaît, ne laissant derrière elle qu'une signature..

mercredi 12 août 2026

Miracle de Sainte Marina sur une jeune fille de 12 ans..

 

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Voici un miracle qui s'est produit en Grèce il y a quelques années, par l'intermédiaire de Sainte Marina.

1. Le début de la maladie

Une jeune fille de 12 ans, physiquement développée pour son âge, se rend avec son père dans un village voisin pour aider une famille amie durant les moissons. Sur place, un homme dit au père :

« Haralambos, tu es prêt à être beau-père ! Ta fille a bien grandi. »

Immédiatement après cette remarque, la jeune fille tombe subitement malade : vertiges, nausées, incapacité à tenir debout. De retour chez elle, son état empire jusqu'à ce qu'elle devienne complètement alitée, perde la parole et frôle la mort.

2. Six mois d'agonie

Au bout de six mois, la jeune fille ne mange et ne boit plus depuis plusieurs jours, restant muette. Les voisins venus lui rendre visite s'attendent à sa mort imminente.

3. L'apparition de Sainte Marina

Soudain, la porte s'ouvre et une femme entre puis s'assied à côté du lit (visible uniquement par la jeune fille). En voyant cette femme, la malade bouge ses membres pour la première fois. La femme lui dit :

« N'aie pas peur, tu vas guérir. Je suis Marina. »

Sainte Marina fait le signe de croix sur elle, lui caresse la tête et lui indique de prendre ce qui se trouve à l'intérieur d'une paire de chaussures sous son lit pour l'appliquer sur tout son corps. La jeune fille obéit et commence à reprendre des forces, à manger et à parler deux à trois jours plus tard.

4. La guérison complète à l'église

Interpellé par ce rétablissement, le prêtre du village conseille à la famille d'amener la jeune fille à l'église Sainte-Marina dans le village voisin de Perdikoneri, afin de l'oindre avec l'huile des saintes lampes de l'iconostase.

Transportée à dos d'âne jusqu'à l'église, la jeune fille y reçoit l'onction d'huile sainte sur tout le corps. Dès l'onction terminée, elle se relève brusquement et repart en marchant parfaitement guérie.

L'auteur précise que la femme qui lui a confié ce témoignage était encore en vie et mariée à Vytina, en Arcadie (Grèce).

Extrait de Pemptousia, https://www.pemptousia.gr/2020/07/to-sigklonistiko-thavma-tis-agias-marinas/

lundi 2 octobre 2017

Hommage à Sainte Marina d'Antioche


Musique de T. Albinoni, Oboe Concertos Op. 7

Sainte Marina, grande martyre et vainqueur des démons


Sainte Marina la grande martyre, fêtée le 17 juillet

Marina est née en Anatolie du Sud, plus précisément à Antioche, à la fin du troisième siècle, pendant le règne de Claude II (268-270). Elle était la seule fille de parents païens nobles. Quand elle avait cinq ans, sa mère est morte (certaines sources disent qu'elle est morte peu de temps après l'accouchement), et depuis que son père Aidesios, était trop occupé à l'exercice de ses fonctions en tant que prêtre païen pour l'éduquer correctement, il tourna ses soins envers Marina avec une femme qui se trouvait être chrétienne. 

Cette nounou vivait dans une petite ville à environ quinze miles de l'endroit où Marina est née. Loin des idoles de son père et des pratiques blasphématoires, sa nounou lui a appris sa foi chrétienne. Comme Marina grandissait, elle avançait d'autant plus dans la connaissance, la compréhension et la compassion. Sa foi dans le Dieu vivant était si grande, qu'elle désirait suivre le chemin difficile du martyr. Elle dit à son père qu'elle voulait devenir chrétienne, et de ne jamais se marier afin de vivre une vie de virginité. Son père l'a méprisé pour sa foi, et a ainsi désavoué sa fille.

Un nouveau gouverneur nommé Olymbrios a été élu pour la région, et commença avec le temps une persécution contre tous les chrétiens de la région. Un jour, il aperçut la très belle Marina, alors âgée de quinze ans, avec sa nounou. Le gouverneur impérial Olymbrios, voyant sa grande beauté, la désirait pour femme. Lorsqu'on lui a demandé son nom, sa patrie, et sa foi, Marina répondit  " Mon nom est Marina, je suis le rejeton de Pisidie, je donne la parole au nom de mon Seigneur Jésus-Christ". Après avoir appris qu'elle était chrétienne, Olymbrios essaya de l'en dissuader par des flatteries, et par les menaces de torture.

Marina répondit franchement à l'homme : "N'ayez aucun vain espoir pour moi, ô gouverneur, avant que je ne tremble devant un certain nombre de tourments, rien ne peut me séparer du Christ, la famine, l'épée, l'affliction, le feu, aucune tribulation ne durera, même pas une mort violente et très douloureuse. Vous ne pouvez me séduire avec les honneurs, ou d'autres richesses, parce que toutes ces choses périssables et temporelles. L'âme, par la grâce de Dieu, est immortelle et désire l'éternité. Pour cette raison, nous, les chrétiens, avons dédain à bon escient de ces luxes et des jouissances éphémères. Nous supportons le chagrin et la détresse de la journée, afin que nous puissions parvenir à la vie éternelle et le repos éternel après notre repos. Si vous pensez que je mens, je suis ici, essayez voir afin que vous sachiez la vérité. Frappez-moi, tuez-moi, brûlez-moi, étouffez-moi, ou lestez-moi avec dix mille tourments. Autant que vous allez aggraver la peine, d'autant plus le Christ se glorifiera en moi, dans la vie et le bonheur futur. Plusieurs fois, dans cette vie, Christ nous accorde une petite consolation comme un gage de cette exaltation future. Il nous tire des profondeurs de la mer, ou nous sauve du feu, ou nous sauve d'autres tourments, de votre honte et de votre condamnation. Par conséquent, je ne fais pas douleur dans cette vie passagère. Je donne mon corps à la mort, pour mon immortel Dieu et Maître, par amour pour moi il s'est crucifié". 

Les premières souffrances

Ce rejet rendit le gouverneur furieux, et il décida de la soumettre à la torture, jusqu'à la défigurer. Non seulement le public s'attrista et pleura des souffrances de Marina, mais même le gouverneur lui-même, incapable de supporter l'horreur de ces tortures, cacha son visage dans ses mains. Son corps était détruit et cassé, mais son âme renouvelée et plus lumineuse encore.


Inébranlable, elle priait avec actions de grâces que le Seigneur la compta digne d'être tourmentée pour son amour. Comme ils la torturaient, la Sainte regarda vers le ciel, et pria : "Pour toi Seigneur, je lève mon âme ô mon Dieu, je te fais confiance, ne me laisse pas confuse ; ne laisse pas mes ennemis triompher de moi. Montre moi tes voies ô Seigneur. Enseigne-moi tes sentiers, conduis moi dans ta vérité et instruis-moi, car Tu es le Dieu de mon salut. Sur toi je compte toute la journée. Souviens toi Seigneur, Tu es le Dieu de mon salut. Sur toi j'attends toute la journée. Souviens-toi Seigneur, de tes compassions et de tes bontés. Je supporte ces douleurs parce que je confesse ton saint nom. Envoie moi ta miséricorde et ta compassion pour moi, et ma douleur deviendra joie".

Comme la sainte chantait et louait le Seigneur, les soldats la battirent si sévèrement, que sa chair en fut arrachée et son sang vola dans l'air abondamment. L'Archange Michael, lui apparut alors et lui dit : "Grande est ta foi Marina, elle est encore plus forte, car c'est par cette confession que ton âme survivra, et que tu gagneras le saint baptême".

Le souverain ordonna que Marina soit jetée en prison. Alors qu'elle priait l'Archange Michael, celui ci vint à nouveau pour la réconforter et la guérit de toutes ses plaies. Voyant cela, le gouverneur en fut étonné. Il dit qu'il était sûr qu'elle était une grande magicienne. Elle lui dit : "Je ne suis pas une magicienne, mais je suis une adoratrice de Jésus-Christ, et non de vos idoles impuissantes et souillées". Le souverain était furieux. Il ordonna que l'on scie sa chair avec des scies de fer, et que l'on réduise sa peu avec des couteaux. Quand il pensait qu'elle était morte il ordonna à ses soldats de mettre son corps en arrière de la prison jusqu'à ce qu'il pourrisse. L'Archange Michael lui apparut de nouveau, et la renforçant, la guérit de nouveau, puis disparut.

Terrassant le démon

Un démon malicieux, voyant que son serviteur Olymbrios, ne pouvait pas vaincre une aussi sainte femme, voulut la tester lui-même. Il se transforma en un serpent dragon pour l'effrayer, mais l'athlète du Christ le saisit sans crainte, prit un marteau, le battit au sol, l'humiliant. Une grande lumière est apparue et illumina toute la prison. Toutes les blessures de Marina ont été complètement guéries, et même les traces de cicatrices sur son corps disparurent. C'est pour cette raison que Sainte Marina tient souvent un marteau dans ses mains en battant un démon sur les icônes.


Le gouverneur, dément, la tortura alors le lendemain par le feu et l'eau bouillante, mais Marina endura tout cela comme si ce n'était pas son propre corps. Le souverain donna l'ordre de l'attacher à un poteau et de la brûler. Ce qui fut fait. Puis il ordonna qu'on lui attache mains et jambes, et la mettre dans l'eau bouillante. Quand elle fut dans l'eau, Sainte Marina leva les yeux au Ciel et dit : "Ô Dieu qui habite dans le ciel, je te demande de me détacher, et de rendre cette eau un baptême pour moi. Habille-moi de la robe du salut à travers elle. Faites de moi une femme nouvelle. Faites, avec ce baptême, que je sois digne d'hériter de la vie éternelle, et de faire que ma foi soit inébranlable".

Un grand tremblement de terre secoua alors les lieux, les liens de Marina s'assouplirent, et elle-même fut immergée dans l'eau trois fois au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Elle sortit de l'eau en louant Dieu. Une voix venue du ciel se fit entendre par tout le monde : "Tu es bénie Marina, tu as été baptisée, et tu es devenue digne de la couronne de la virginité".. Beaucoup de ceux qui avaient été témoins de ces événements, ont déclaré leur foi, sont devenus chrétiens et furent baptisés. Le souverain ordonna que ceux-ci soient tués. Ils ont été décapités, et ont gagné ainsi la couronne du martyre. On estime qu'ils se comptaient par milliers.

Finalement, le gouverneur condamna Marina à la décapitation. Elle a été décapitée à l'âge de quinze ans, à l'époque de Dioclétien (284-305), mais reste dans l'armée des martyrs, vivante dans le ciel et le pouvoir qu'elle a sur la terre. Les souffrances de la grande martyre Marina ont été décrites par un témoin oculaire de l'événement, nommé Theotimos. Jusqu'à la prise Constantinople en 1204 par les croisés occidentaux, les reliques de Sainte Marina étaient dans le monastère Panteponteia. Selon d'autres sources, ses reliques étaient situées à Antioche jusqu'à l'an 908, et à partir de là, transférées en Italie. Maintenant, elles sont à Athènes, dans une église dédiée à la Sainte Vierge Martyre. Sa main droite vénérable a été transférée au Mont Athos, au monastère Vatopaidi. Cepandant, au sommet du Mont Langa, en Albanie, surplombant le lac Ohrid, il y a un monastère dédié à Sainte Marina avec une partie de ses reliques miraculeuses. D'innombrables miracles ont eu lieu et continuent de se produire dans ce monastère, dont les témoins ne sont pas seulement les chrétiens, mais de nombreux musulmans aussi. Tant et si bien que les Turcs ont du respect pour ce lieu saint qu'ils n'ont jamais osé déranger. A un moment donné, un Turc était le gardien du monastère.

Sainte Marina est particulièrement invoquée pour la délivrance de la possession démoniaque et pour guérir d'innombrables maladies, dont le cancer.


Le bras droit de Marina sur le Mont Athos

Un modèle pour les jeunes chrétiens

Sainte Marina est aujourd'hui un modèle pour les jeunes femmes orthodoxes chrétiennes. Cette jeune fille de 15 ans, d'un père païen, d'une mère décédée relativement jeune, rejeta une vie de bonheur conjugale pour l'amour de la vie en Christ, en demeurant dans cet amour. Elle a en outre rejeté tout le confort de la gloire et de la fortune mondaine, associées à la noblesse, pour sa forte détermination à suivre le Christ, elle a été brutalement torturée, et endura une manifestation de tentations démoniaques courageusement, et finalement, elle a été torturée impitoyablement mais avec un coeur joyeux, et un désir d'imiter les saints.

La plupart des adolescents d'aujourd'hui trouveraient probablement les tragédies qu'a vécues Sainte Marina démoralisantes, mais son amour pour le Christ a vaincu toutes ses insécurités, et l'a renforcé contre toutes les tentations, tentations auxquelles chaque adolescent est confronté. Elle aurait pu vivre un tout autre type de vie, si elle l'avait voulue, mais elle a choisi un chemin qui a amené à sa joie suprême, qu'aucun bonheur terrestre ne pourrait jamais dépasser.

Et maintenant, Sainte Marina vit toujours avec nous, puisqu'elle est l'une des saintes les plus aimées d de l'orthodoxie, et qu'elle intervient pour nous en réponse à nos prières, et guérit les maladies par la grâce divine, grâce reçue pour son amour courageux pour le Christ et ses victoires notables sur les démons. Sainte Marina n'était pas une demoiselle en détresse, mais une véritable héroïne. Avant les femmes héroïnes de Hollywood, il y avait Sainte Marina, vainqueur des démons. Son histoire est réelle, et ses icônes et reliques miraculeuses sont un témoignage de ses nombreuses visites aux fidèles. Sa puissance était sa foi et la grâce de l'Esprit Saint. Il ne peut y avoir aucun modèle pour les adolescents si remarquable, si ce n'est celui de celle qu'elle imita, la Theotokos et toujours Vierge Marie, qui enfanta le Christ à l'âge où Marina fut martyrisée. Peut être que la plupart des jeunes femmes ne devront pas aller à de telles tortures extrêmes pour leur foi, mais elle nous montre qu'il faut être un chrétien fidèle dans la société d'aujourd'hui, malgré la risée publique, la pression des pairs, les malentendus, les stéréotypes peu flatteurs, les insultes et toutes sortes de tentations.. Même au milieu de ces tortures, l'exemple de Sainte Marina peut être un modèle sur la façon de supporter avec courage les souffrances, et d'être fort. La jeune Marina avait une foi confiante et un grand amour pour Dieu qui lui servait d'inspiration à regarder au delà de toute la vanité de cette vie et se concentrer sur ce qui importe vraiment.




Extrait de Mystagogy,

Hymne à Sainte Marina




dimanche 28 mai 2017

Miracle contemporain de Sainte Marina d'Antioche à Dallas








Le miracle contemporain de Sainte Marina d’Antioche à Dallas

Dans la vie de l'Église, les récits de miracles occupent une place particulière. Ils ne sont pas destinés à satisfaire notre curiosité, mais à nous rappeler que la prière, la foi et la confiance en Dieu peuvent soutenir l'homme jusque dans les épreuves les plus difficiles.

L'un de ces témoignages concerne un jeune garçon chypriote nommé Andrea Vassiliou, atteint de leucémie, et une intervention attribuée à Sainte Marina d'Antioche.

Un enfant atteint de leucémie

En octobre 2000, la famille Vassiliou, originaire de Limassol à Chypre, traversait une épreuve terrible : leur jeune fils Andrea souffrait d'une leucémie et devait subir une greffe de moelle osseuse aux États-Unis.

La famille avait entrepris des démarches pour trouver un donneur compatible. Celui-ci fut finalement trouvé et les parents préparèrent leur départ pour Houston, au Texas.

Mais avant de partir, ils ne se contentèrent pas de chercher une solution médicale. Ils se tournèrent également vers Dieu dans la prière, demandant au Seigneur de sauver leur enfant.

Ayant entendu parler des miracles attribués à Sainte Marina, ils contactèrent le monastère consacré à la sainte sur l'île grecque d'Andros.

L'archimandrite Cyprien, higoumène du monastère, leur promit de prier pour Andrea. Il leur dit également qu'il souhaitait que Sainte Marina soit auprès de l'enfant au moment de son opération.

Avec cette bénédiction et cette espérance, la famille partit pour les États-Unis.

Une mystérieuse femme médecin

Après les examens préparatoires, Andrea fut conduit au bloc opératoire.

Peu avant le début de l'intervention, une femme se présenta auprès du chirurgien. Elle affirma être le médecin d'Andrea et demanda l'autorisation d'assister à l'opération.

Le chirurgien lui expliqua que les médecins extérieurs à son équipe n'étaient normalement pas autorisés à entrer dans la salle d'opération.

Mais la femme insista.

D'après le témoignage rapporté par John Sanidopoulos, son assurance et ses connaissances médicales convainquirent finalement le chirurgien de lui permettre d'entrer. Elle laissa ses coordonnées auprès de l'administration avant de rejoindre l'équipe médicale.

Pendant l'intervention, cette mystérieuse médecin donna plusieurs indications concernant le déroulement de l'opération.

L'intervention se passa bien.

À la fin, le chirurgien la remercia avant de quitter la salle.

« Pourquoi aviez-vous amené un médecin avec vous ? »

Les parents d'Andrea attendaient anxieusement des nouvelles de leur enfant. Lorsque le chirurgien vint leur parler, il leur annonça que tout s'était très bien passé.

Mais il leur posa également une question qui les surprit :

Pourquoi avaient-ils amené leur propre médecin avec eux ?

Les parents répondirent qu'ils n'avaient amené aucun médecin.

Le chirurgien leur expliqua pourtant qu'une femme médecin avait participé à l'opération et qu'elle était restée quelque temps dans le bloc opératoire après son départ.

Les parents cherchèrent alors cette mystérieuse doctoresse.

Mais personne ne parvint à la retrouver.

« Marina d'Andros »

La famille se rendit finalement auprès de l'administration afin de savoir qui était cette femme et de pouvoir la remercier.

C'est alors qu'ils découvrirent, selon le récit transmis, le nom laissé par la mystérieuse visiteuse :

« Marina d'Andros ».

Les parents furent profondément bouleversés.

Ils se rappelèrent immédiatement les paroles de l'higoumène Cyprien, qui avait prié pour qu'Andrea soit accompagné par Sainte Marina pendant son opération.

Pour la famille, il ne faisait alors aucun doute qu'elle avait reçu une grâce particulière de la sainte.

Andrea se remit de son opération et, selon le témoignage rapporté, retrouva la santé. La famille Vassiliou aurait ensuite pris l'engagement de se rendre chaque année au monastère de Sainte Marina à Andros, le 17 juillet, jour de sa fête, afin de rendre grâce.

Sainte Marina, une présence dans l'épreuve

Pour un chrétien orthodoxe, ce récit rappelle avant tout la puissance de la prière.

Lorsque nous sommes confrontés à une maladie grave, à un accident ou à une situation qui semble humainement désespérée, nous pouvons avoir l'impression que toutes les portes se ferment.

La prière nous rappelle alors que nous ne sommes jamais seuls.

Nous prions Dieu directement, mais nous demandons également l'intercession de la Mère de Dieu et des saints.

Les saints ne remplacent pas le Christ mais ils nous conduisent vers Lui.

C'est pourquoi les miracles attribués aux saints ne doivent jamais être compris comme une forme de magie. Ils sont reçus par les croyants comme des signes de la miséricorde divine.

Foi et médecine ne s'opposent pas

Ce récit rappelle également une chose importante : la foi chrétienne n'est pas opposée à la médecine.

Andrea devait recevoir une intervention médicale complexe. Des médecins, des chirurgiens et des soignants étaient présents pour prendre soin de lui.

La famille a demandé à Dieu son secours tout en ayant recours aux moyens médicaux disponibles.

Dans la tradition chrétienne, il n'y a aucune contradiction entre prier et se faire soigner.

Nous pouvons remercier Dieu pour les médecins, pour les progrès de la médecine et pour toutes les personnes qui consacrent leur vie à sauver ou à soulager leurs semblables.

Et lorsque survient une guérison que les croyants considèrent comme miraculeuse, celle-ci est reçue avec gratitude et humilité.

Un témoignage, pas une preuve scientifique

Il est important de préciser la nature de ce récit.

L'histoire de la mystérieuse femme médecin est rapportée par John Sanidopoulos à partir de témoignages liés à la famille et au monastère de Sainte Marina. Elle constitue donc un récit de miracle transmis dans un contexte de foi orthodoxe.

Nous ne disposons pas, dans les sources consultées, d'une documentation médicale indépendante permettant d'établir scientifiquement l'identité de cette femme ou d'affirmer les circonstances surnaturelles de l'événement. Mais nous savons que Sainte Marina, comme une multitude de saints, vient en aide aux humains que nous sommes. 

Et cela n'empêche pas les croyants de recevoir ce témoignage avec respect.

Mais le véritable fruit d'un récit miraculeux ne devrait pas être la recherche du sensationnel.

Il devrait être la conversion du cœur.

Quand la souffrance devient une prière

L'histoire d'Andrea nous rappelle finalement que la maladie peut devenir, malgré elle, un lieu de prière.

Une famille entière s'est retrouvée dans l'angoisse devant la maladie d'un enfant. Elle a cherché un donneur. Elle a cherché des médecins. Elle a cherché une solution. Et elle a aussi cherché Dieu.

C'est peut-être là le cœur véritable de ce témoignage.

Nous ne savons pas toujours pourquoi certaines personnes guérissent et d'autres non. Nous ne comprenons pas tous les mystères de la Providence.

Mais nous pouvons toujours prier. Nous pouvons demander la guérison. Nous pouvons demander la force. Nous pouvons demander la paix.

Et surtout, nous pouvons remettre ceux que nous aimons entre les mains du Seigneur.

« Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. »
(Matthieu 7,7)

Que Sainte Marina intercède pour tous les enfants malades, pour leurs familles, pour les médecins et pour tous ceux qui traversent l'épreuve de la maladie.

Et que le Christ, source de toute guérison et de toute espérance, fortifie ceux qui se tournent vers Lui avec confiance.

Source et travail de réécriture

Article original : « Miracle contemporain de Sainte Marina d'Antioche à Dallas », publié sur Mystique Orthodoxe le 28 mai 2017. L'article indique comme source un extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos.

Source principale : John Sanidopoulos, « Astonishing Contemporary Miracles of Saint Marina on the Island of Andros », publié le 17 juillet 2009 sur Orthodox Christianity Then and Now / Mystagogy. Le récit d'Andrea Vassiliou y est présenté comme un témoignage de miracle attribué à Sainte Marina.

Source originale : John Sanidopoulos — Mystagogy

Cette version a été entièrement réécrite et développée pour Mystique Orthodoxe. Le récit et sa dimension orthodoxe ont été conservés, tout en distinguant clairement le témoignage de foi d'une éventuelle preuve médicale indépendante.

lundi 15 mai 2017

Miracle de Sainte Marina pour Irene Yfanti à Athènes

L'icône miraculeuse de Ste Marina

Ce miracle a eu lieu en juillet 2006. Irène était âgée de 28 ans et était mère d'un enfant de trois ans. Elle a d'abord visite le monastère de Sainte Marina en juin 2006, après que les médecins aient constaté des signes troublants qu'elle pouvait avoir le cancer. La mère d'Irène avait été guéri un an plus tôt du cancer du sein au cours de la Divine Liturgie lors d'une visite à Andros, et avait donc fait en sorte d'amener sa fille à Elder Cyprianos du Monastère Sainte Marina afin d'obtenir ses conseils réconfortants.

Le Père lui dit qu'elle aurait besoin d'une intervention chirurgicale, mais qu'elle devait rester calme, parce que Sainte Marina serait avec elle. Elle est revenue à Athènes et a subi des examens à l'Hôpital Saint Savas. Les résultats furent qu'elle avait un cancer de la thyroïde. Parce que le cancer se propageait, la chirurgie devait être effectuée rapidement. Ils ont alors voyagé à nouveau pour Andros. Elder Cyprianos a dit à sa mère inquiète : "Sainte Marina vous a guéri du cancer, pensez-vous qu'elle va abandonner votre fille ?". Il a ensuite donné à la mère un morceau de coton qu'il avait trempé dans l'huile sainte de l'icône miraculeuse de Sainte Marina, et a ordonné que sa fille garde sur elle celui-ci tout le long de l'opération. Puis il leur donna des bonbons avant leur départ en disant :"Quand vous reviendrez, vous apporterez des bonbons".

Sainte Marina et sa croix, vainquant le démon

Elles sont retournées à Athènes, la chirurgie se fit, et le miracle suivant a eu lieu. Le chirurgien a indiqué lors de l'opération chirurgicale, que parfois sa main semblait être guidée vers un point d'une zone infectée, détectée auparavant par les médecins. Ce point était bien caché, et il réussit à enlever la tumeur qui se trouvait ici avec succès, alors qu'il ignorait auparavant sa présence. En fait, l'ensemble de la chirurgie a été un succès et le médecin a rapporté que s'il n'avait pas été guidé pour trouver ce morceau de tumeur qui passait inaperçu, Irène aurait dû subir une seconde intervention chirurgicale pour la retirer. Cinq heures après la chirurgie, quelque chose a commencé à aller mal, alors qu'elle était en phase de récupération. Elle a commencé à sentir un engourdissement et une douleur extrême dans tout son corps. Comme les symptômes ont empiré, elle a de nouveau été mise en chirurgie. Bien sanglée avec des tubes, elle pouvait à peine bouger ou parler en raison de l'engourdissement. Et le pire, c'est que tout son souffle était difficile à gérer. Elle voulait demander aux médecins plus d'oxygène, mais elle ne peut le faire parce que les tubes l'engourdissait. Finalement, Irène se détacha de son corps, et se trouva dans un lieu d'une obscurité extrême, incapable de ressentir aucune douleur. Elle a bougé ses bras, mais l'obscurité était si grande qu'elle ne pouvait même pas voir ses mains se déplacer devant son visage. Elle était dans un endroit solitaire et désespéré. Elle voulait prier Dieu pour l'aider, mais elle dit qu'elle ne pouvait pas prier parce que cet endroit semblait avoir une absence quasi totale de Dieu. Elle crut qu'elle était en enfer pour ses péchés, pensant qu'elle allait resté là éternellement, qu'elle était morte, et qu'elle payait pour ses péchés. Elle était désespérée et dans le désespoir total, lorsqu'une voix se fit entendre. Elle a ensuite crié : "Sainte Marina, je ne peux plus respirer !". Sur ce, elle se sentit tirée vers l'arrière dans son corps. Irène se réveilla alors et s'est vue entourée de 6 à 8 médecins et infirmiers. Elle ne ressentit aucune douleur. Elle avait complètement récupérée, et le cancer a disparu totalement. Les chirurgiens présents lui ont dit qu'elle était morte et qu'elle est revenue à la vie, l'un d'eux a même dit "Irène est ressuscitée!"

Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos,
http://www.johnsanidopoulos.com/2009/07/astonishing-contemporary-...