Affichage des articles dont le libellé est Iconographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Iconographie. Afficher tous les articles

jeudi 17 septembre 2026

Les icônes miraculeuses des Martyrs impériaux

 



Les icônes miraculeuses des Martyrs impériaux

Lorsque les images des Romanov devinrent pour beaucoup un signe d’espérance

La vénération orthodoxe des Saints Martyrs impériaux de Russie s’est développée progressivement après leur assassinat en 1918. Bien avant leur glorification officielle par l’Église orthodoxe russe en 2000, des fidèles priaient déjà devant leurs images et demandaient leur intercession.

Parmi les témoignages les plus connus de cette période figurent ceux concernant deux icônes imprimées sur papier aux États-Unis, qui auraient commencé à exsuder du myrrhon en Russie à la fin des années 1990. Ces récits ont profondément marqué de nombreux fidèles et ont accompagné le développement de la vénération populaire de la famille impériale.

L’icône du Tsar Nicolas II

La première icône représente saint Nicolas II, le dernier empereur de Russie.

Elle fut commandée en 1996 par Ija Schmit, une émigrée russe vivant aux États-Unis. L’iconographe Paul Tikhomirov représenta Nicolas II dans ses vêtements impériaux, accompagné de saint Nicolas de Myre, son saint patron, et de saint Job le Juste, dont la fête correspondait au jour de naissance du souverain.

Une inscription demandait explicitement que cette icône soit consacrée à la future glorification du Tsar-Martyr en Russie. Des milliers de reproductions furent ensuite réalisées et envoyées notamment en Russie.

L’une de ces reproductions fut remise au médecin moscovite Oleg Belchenko.

Selon les témoignages rapportés, c’est en 1998 que des signes inhabituels furent remarqués sur l’image. Des taches rouges seraient apparues autour des yeux du Tsar, puis une odeur parfumée aurait été perçue en présence de l’icône.

Lorsque celle-ci fut apportée au monastère Sretensky de Moscou, des fidèles auraient également constaté une forte fragrance provenant de l’image. L’icône fut alors placée à la vénération des chrétiens et commença à être transportée dans différentes églises et monastères.

Avec le temps, cette icône fut connue comme l’icône myroblite du Tsar-Martyr Nicolas II.

L’icône des Saints Martyrs impériaux

La seconde image représentait non plus Nicolas II seul, mais l’ensemble de la famille impériale : l’empereur Nicolas, l’impératrice Alexandra, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, ainsi que le tsarévitch Alexis.

Elle aurait été imprimée elle aussi aux États-Unis et remise à un fidèle de Moscou en 1998.

Selon les témoignages publiés à cette époque, cette image était d’une qualité assez modeste : les couleurs étaient pâles et certains détails étaient à peine visibles.

Pourtant, après avoir été placée dans un cadre vitré, elle aurait commencé elle aussi à exsuder du myrrhon.

Les récits lui donnèrent rapidement le nom d’« icône qui saigne », en raison de la couleur rougeâtre du liquide observé sur l’image. Des témoignages évoquèrent également des guérisons obtenues après la prière devant l’icône. En octobre 1998, elle fut même conduite en Grèce pendant plusieurs semaines, où elle aurait été accueillie avec une grande vénération.

Ces récits doivent être compris comme des témoignages de dévotion et de foi : l’existence d’un phénomène rapporté par des fidèles ne signifie pas que chacune des guérisons ou manifestations ait été officiellement établie comme miracle par l’Église.

Le parfum du myrrhon

Dans la tradition orthodoxe, le myrrhon occupe une place particulière.

Les récits de saints évoquent parfois des reliques ou des icônes dégageant un parfum agréable ou exsudant une huile odorante. Pour les croyants qui ont été témoins de tels phénomènes, cette fragrance peut être reçue comme un signe de la grâce de Dieu.

Mais l’Église orthodoxe ne réduit jamais la sainteté à l'existence de phénomènes extraordinaires.

Une icône n’est pas un objet magique.

Elle est une fenêtre vers le Royaume de Dieu, une représentation sacrée devant laquelle le chrétien prie le Christ et demande l’intercession des saints.

C’est donc moins le phénomène matériel qui doit retenir notre attention que ce qu’il peut susciter dans le cœur : repentance, prière, espérance et conversion.

Une vénération qui précède la glorification

L’histoire de ces deux icônes est particulièrement intéressante parce qu’elle se situe avant la glorification officielle des Martyrs impériaux par l’Église orthodoxe russe.

La vénération de Nicolas II et de sa famille existait déjà dans l’Église russe hors frontières, qui les glorifia en 1981 parmi les martyrs. En Russie, après la chute du régime soviétique, la question de leur glorification devint progressivement l’objet de discussions ecclésiales.

Le concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe de l’an 2000 les inscrivit finalement parmi les Nouveaux Martyrs et Confesseurs de Russie.

Il est parfois affirmé que les deux icônes myroblites auraient « canonisé » la famille impériale. Cette formulation est toutefois trop simplificatrice.

La canonisation appartient à l’Église et ne repose pas simplement sur un phénomène extraordinaire. Les icônes et les témoignages de vénération ont certainement nourri la piété populaire et attiré l’attention sur les Martyrs impériaux, mais ils ne constituent pas à eux seuls la raison de leur glorification.

Une famille représentée dans la souffrance

Les icônes des Martyrs impériaux présentent souvent Nicolas II et les siens portant des croix de martyrs.

Cette représentation rappelle que leur sainteté orthodoxe n’est pas fondée simplement sur leur qualité de souverains.

L’Église les honore comme Porteurs de Passion, c’est-à-dire comme des chrétiens ayant accepté leur souffrance et leur mort sans répondre par la haine ou la vengeance.

Leur histoire rappelle également que la sainteté peut apparaître dans des situations très ordinaires : dans une famille, dans la patience, dans la prière, dans le pardon et dans la fidélité au Christ au milieu de circonstances tragiques.

Pourquoi ces icônes touchent-elles encore les fidèles ?

Peut-être parce qu’elles racontent quelque chose de profondément humain.

Devant l’icône de Nicolas II et de sa famille, le croyant ne voit pas seulement des personnages historiques. Il voit un père, une mère, des enfants, une famille confrontée à la peur, à l’emprisonnement et finalement à la mort.

Et au milieu de cette souffrance demeure la prière.

C’est peut-être là que se trouve le véritable message de ces icônes.

Elles ne nous invitent pas à rechercher les phénomènes extraordinaires, mais à regarder vers le Christ avec davantage de confiance lorsque notre propre vie traverse l’épreuve.

Les Martyrs impériaux deviennent alors non pas des personnages éloignés de notre quotidien, mais des intercesseurs auprès desquels de nombreux chrétiens viennent chercher consolation et courage.

Une icône, un appel à la prière

L’histoire des deux icônes myroblites rappelle enfin que, dans l’orthodoxie, l’icône n’est jamais une fin en elle-même.

Elle conduit au Christ.

Qu’un phénomène extraordinaire soit constaté ou non, l’essentiel demeure la prière qui monte vers Dieu.

Devant l’image des Saints Martyrs impériaux, nous pouvons simplement dire :

« Saints Martyrs impériaux, Nicolas, Alexandra, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis, priez Dieu pour nous. Aidez-nous à demeurer fidèles au Christ dans les épreuves, à pardonner, à aimer et à garder l’espérance lorsque notre chemin devient difficile. »

Que leur exemple nous rappelle que même au cœur des ténèbres, la lumière du Christ ne cesse jamais de briller.

Sources principales :

  • A Reader’s Guide to Orthodox Icons, « The Icons that Canonized the Holy Royal Martyrs », consacré aux deux icônes et aux témoignages de myrrhon associés à leur vénération.

  • Paul Gilbert, The Myrrh-Streaming Icon of Tsar-Martyr Nicholas II, avec des informations détaillées sur l’icône commandée en 1996, sa diffusion en Russie et les témoignages liés à son myrrhobouillonnement.

  • Myrrh-Gushing Icons of Russia, compilation de témoignages et d’articles orthodoxes consacrés aux deux icônes.

jeudi 18 juin 2020

L'icône miraculeuse de la Vierge et son histoire

La Panagia de Charos : l’icône de la Vierge aux lys miraculeux

Certaines icônes de la Mère de Dieu sont entourées de traditions particulièrement touchantes.

L’une d’elles est la Panagia de Charos, une icône vénérée dans l’île de Lipsi, en Grèce. Elle est également connue sous le nom de Vierge de Charos, un nom qui fait référence à la représentation inhabituelle du Christ dans les bras de sa Mère.

Chaque année, autour de la fête du 23 août, un phénomène étonnant est rapporté : des lys déposés auprès de l’icône, après avoir complètement séché, auraient recommencé à produire des feuilles et des fleurs.

Pour les fidèles, ces fleurs sont devenues au fil du temps un signe de la présence et de la bénédiction de la Mère de Dieu.

Une icône particulière

La Panagia de Charos présente une représentation inhabituelle de la Vierge Marie.

La Mère de Dieu porte dans ses bras non pas l'Enfant Jésus vivant, comme dans de nombreuses icônes, mais le Christ représenté après sa Passion et sa mort.

Cette image rappelle ainsi le mystère de la Croix et la participation douloureuse de la Mère de Dieu à la Passion de son Fils.

C’est cette représentation particulière qui a donné à l’icône son nom de Panagia de Charos.

Le mot grec Charos est associé à la figure de la mort dans la tradition grecque.

Mais cette image ne doit pas être comprise uniquement comme une représentation de la mort. Dans la foi chrétienne, la Croix conduit à la Résurrection.

La douleur du Vendredi saint n’est jamais séparée de la lumière de Pâques.

La tradition des lys

Le récit le plus connu concernant cette icône remonte au XXe siècle.

Selon la tradition rapportée autour de la Panagia de Charos, une jeune fille aurait déposé des lys blancs devant l’icône en avril 1943.

Les fleurs ont naturellement séché avec le temps.

Mais plusieurs mois plus tard, à l’approche de la fête du 23 août, les lys auraient recommencé à développer des feuilles et des bourgeons, malgré leur apparence desséchée.

Selon les témoignages transmis par les fidèles, les fleurs auraient alors éclos autour de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

Depuis, cette tradition se serait renouvelée au fil des années.

Un phénomène devenu un signe de foi

Pour les pèlerins qui viennent vénérer l’icône, ces fleurs représentent bien davantage qu’un phénomène étonnant.

Elles sont perçues comme un signe de consolation et d’espérance.

Le lys, qui semble mort avant de refleurir, peut naturellement évoquer le mystère chrétien de la vie qui renaît.

Dans la foi orthodoxe, la Mère de Dieu est profondément associée à ce mystère : celle qui a connu la douleur de voir son Fils souffrir est également celle qui se tient auprès du mystère de sa Résurrection.

Ainsi, pour le croyant, les lys de la Panagia de Charos peuvent devenir une belle image spirituelle :

ce qui semble desséché n’est pas nécessairement perdu.

Miracle ou signe spirituel ?

Il convient toutefois de conserver une certaine prudence.

L’Église et la tradition chrétienne connaissent de nombreux récits de phénomènes extraordinaires. Mais un témoignage populaire ne doit pas automatiquement être présenté comme une preuve scientifique ou comme un miracle officiellement établi.

Les lys peuvent être étudiés sous leur aspect naturel, botanique ou environnemental.

Cela n’empêche pas les croyants de recevoir ce phénomène comme un signe spirituel.

La foi ne consiste pas à refuser toute explication naturelle.

Elle consiste aussi à savoir regarder les événements avec reconnaissance et discernement.

Pourquoi les lys touchent-ils autant les pèlerins ?

Peut-être parce que leur histoire rejoint une expérience très humaine.

Nous connaissons tous des périodes où quelque chose semble terminé.

Une épreuve, une maladie, une séparation, une déception, une période de solitude ou simplement la fatigue de la vie peuvent donner l'impression que toute lumière a disparu.

Et puis, parfois, quelque chose renaît.

Une rencontre. Une prière. Une espérance. Un pardon. Une force que l’on ne pensait plus avoir.

C’est dans cette perspective que la tradition des lys de la Panagia de Charos peut prendre une dimension particulièrement belle.

La Mère de Dieu, présence dans l’épreuve

Dans la spiritualité orthodoxe, la Mère de Dieu est souvent invoquée par ceux qui traversent la souffrance.

Elle est appelée Panagia, la Toute-Sainte, mais aussi Paraklitos, celle qui console, dans certaines traditions de prière et de dévotion.

Les fidèles se tournent vers elle non pas comme vers une divinité indépendante de Dieu, mais comme vers celle qui intercède auprès de son Fils.

C’est pourquoi les icônes de la Mère de Dieu sont si nombreuses dans les églises orthodoxes.

Elles rappellent au chrétien une présence maternelle, douce et pleine de compassion.

Une leçon d’espérance

L’histoire des lys peut finalement être comprise comme une petite parabole de la vie chrétienne.

Une fleur paraît morte. Elle semble avoir perdu toute possibilité de renaître. Et pourtant, selon la tradition liée à cette icône, elle refleurit au moment où les fidèles se préparent à célébrer la Mère de Dieu.

Que l’on considère ce phénomène comme miraculeux ou que l’on cherche également à en comprendre les causes naturelles, son message spirituel peut rester le même :

ne désespérons jamais trop vite.

Dieu peut faire naître l’espérance là où nous ne voyons plus rien.

Le message essentiel

La Panagia de Charos nous invite surtout à regarder au-delà du phénomène extraordinaire.

Le plus important n’est peut-être pas de savoir comment un lys peut refleurir après avoir séché. Le plus important est ce que cette image peut produire dans notre cœur.

Elle peut nous rappeler que la vie chrétienne est une vie d'espérance. Même lorsque nous traversons une période sombre, Dieu n'est pas absent.

Même lorsque notre cœur semble desséché, la prière peut recommencer à y faire circuler la vie. Même lorsque nous pensons qu'une situation est définitivement terminée, l'avenir peut encore réserver une lumière inattendue.

Ne cherchons pas seulement le miracle

La tradition de la Panagia de Charos nous rappelle quelque chose de simple :

ne cherchons pas les miracles. Cherchons Dieu.

Si un signe nous est donné, recevons-le avec gratitude et discernement.

Mais ne faisons jamais dépendre notre foi de phénomènes extraordinaires.

Le véritable miracle est peut-être beaucoup plus discret : un cœur qui retrouve la paix, une personne qui recommence à prier, une souffrance qui devient peu à peu supportable, un pardon qui semblait impossible ou une espérance qui renaît après une longue période de découragement.

C'est là que se trouve la plus belle floraison.

Une prière

Très Sainte Mère de Dieu,
toi qui consoles ceux qui souffrent,
accompagne-nous dans nos épreuves.

Lorsque notre cœur semble desséché,
fais renaître en nous l'espérance.

Lorsque nous avons peur,
conduis-nous vers ton Fils.

Lorsque nous ne voyons plus de lumière,
aide-nous à garder confiance en Dieu.

Et apprends-nous à recevoir chaque jour
comme un don de Sa miséricorde.

Amen.


Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 18 juin 2020 sous le titre « L’icône miraculeuse de la Vierge et son histoire ».

L’article original renvoyait à un texte consacré à la Panagia tou Charou, publié sur le site Orthodoxy 1054.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles de Mystique Orthodoxe, afin d’en améliorer la clarté, la lisibilité, l’aération et le style.

mercredi 13 novembre 2019

Une icône miraculeuse de la Sainte Vierge découverte en Géorgie..


Un exemplaire de l'icône d'Iveron de la Mère de Dieu a été peint en Géorgie en 2015. L'icône a visité la Terre Sainte et le Mont Athos. Et des miracles ont commencé à se produire...

Ainsi, au monastère du Mont des Tentations dans le Désert de Judée, au nord-ouest de Jéricho, à l'endroit où le démon a tenté notre Seigneur Jésus Christ, une forte chaleur a commencé à émaner de l'icône et de la pierre sur laquelle le Sauveur avait l'habitude de prier...

Quand le gardien de l'icône, Zurab Shioshvili, de retour dans sa patrie, montre l'icône au primat de l'Eglise Orthodoxe Géorgienne, et lui raconta tous les événements survenus, les miracles devinrent célèbres. Aujourd'hui, des exemplaires de cette icône sacrée se répandent dans le monde entier. Les mains de la Reine Céleste sur l'icône sont toujours chaudes, et parfois, lorsque quelqu'un prie avec ferveur près de l'icône, les mains deviennent encore plus chaudes. Les gens le remarquent quand ils se plient pour embrasser les mains avec révérence, rapportent les médias géorgiens.

Une page Facebook spéciale a été créée pour raconter l'actualité, les miracles et informer sur les lieux visités par la grande icône.

C'est un phénomène extraordinaire, l'icône semble avoir en permanence les mains chaudes, comme si elle appartenait à une personne vivante. De nombreux miracles ont été signalés par des personnes qui ont prié la Theotokos de mener une vie de famille heureuse ou de réussir dans leur travail.

Par Tamara Manelashvili

samedi 19 janvier 2019

"Mama Wa Yatima"


Splendide icône spécialement conçue pour l'Eglise Africaine du Kenya
"Mama Wa Yatima" signifie "Mère d'orphelins"

Extrait de 

dimanche 25 novembre 2018

Sainte Xenia, martyre de Kalamata

Ste Xenia de Kalamata, (Fête le 3 mai)
icône miraculeuse à Manhattan, New York


L'Eglise Orthodoxe grecque de l'Annonciation, à Manhattan, a révélé Sainte Xenia après des siècles d'anonymat. Lorsque je me suis rendu en Grèce en 1992, j'ai eu l'occasion de visiter le lieu de naissance de ma mère à Kalamata avec ma soeur. Nous sommes allés dans un monastère féminin à proximité de la cathédrale de la Yapanti, où les religieuses sont célèbres pour la fabrique de la soie.

Je ne sais pas s'il y a là-bas une église ou une chapelle dédiée à Sainte Xenia de Kalamata, mais j'ai récemment entendu dire que si. Une des saintes de l'Orthodoxie, est restée pendant dix-sept siècles dans l'oubli, sans honneur, méconnue, jusqu'à ce qu'elle choisisse, sur ordre de Dieu, de se révéler à un humble prêtre, dans la ville animée de New York. Le nom de cette jeune fille grecque, qui avait été sanctifiée, mais ignorée pendant beaucoup trop d'années, était Xenia ; et le nom du fervent chrétien à qui elle se fit connaître fut le pieux Père George Nasis, très respecté de l'Eglise de l'Annonciation grecque de l'Archidiocèse de New York.

Pourquoi Xenia est restée cachée de l'orthodoxie grecque depuis si longtemps ? On peut attribuer cela à la volonté de Dieu, la même volonté qui a choisi un prêtre très peu connu, voir inconnu du XXe siècle, comme le héros de la sainte inavoué. La divulgation étonnante, aurait été plus plausible si quelque archéologue avait déterré les restes de la sainte, mais cela ne fut pas le choix du Seigneur, dont les actes sont souvent difficiles à déchiffrer pour l'homme, mais dont la vérité est confirmée d'une manière ou d'une autre. Simplement, nous devons voir ici le chemin du ciel et la vérité de Jésus-Christ.

Ainsi, le Père Nasis a acquis quelques lauriers, qu'il n'a jamais souhaité cependant, et qu'il a par la suite décidé de minimiser plutôt que d'exploiter. Dans une de ses périodes habituelles de méditation et de prière, il a comparu devant une très belle jeune fille, s'annonçant comme étant Xenia, une sainte martyre de l'Eglise. Non seulement, elle se dévoila pour la première fois en 1700 ans, mais elle ordonna au bon prêtre de peindre son portrait, demandant que ses mains tiennent une croix sur l'icône. Au départ, le Père Nasis garda l'incident pour lui-même, de peur d'être ridiculisé. Mais finalement, il ne put se contenir plus longtemps. Il en parla à ses supérieurs avec une telle conviction, que les chercheurs allèrent à la recherche de manuscrits anciens, remontant même au plus ancien des calendriers dans un vain effort pour trouver le nom de Xenia mentionné. La crédibilité du prêtre était sur le déclin, quand enfin Sainte Xenia a été trouvée dans un ouvrage sur les saints, comprenant douze volumes de l'histoire des saints de l'Orthodoxie par le savant et moine Victor Mattheou.

La sainte ne fut pas facile à trouver, mais les dires du Père Nasis enfin justifiés. Le travail du moine Mattheou décrit Xenia comme ayant de longs cheveux d'or blonds, aux yeux bleus (comme en témoigne le Père Nasis). En outre, quand elle est née en 291, ses parents, nommés Nicolas et Despina, dans la ville de Kalamata en Grèce, étaient déterminés à l'élever dans la foi en Jésus-Christ. La profondeur de sa foi avait éclipsé sa beauté physique, et elle fut regardée avec beaucoup d'admiration à l'époque par la communauté chrétienne. Mais le magistrat Domitianos de Kalamata, tomba amoureux de la belle Xenia. Il lui offrit une proposition de mariage, rejetée par la sainte, parce que Domitianos avait aussi refusé d'accepter le Christ, et s'attachait à l'idolâtrie ancienne avec une ténacité proche de la folie et de la superstition. Il décida de l'emprisonner pour changer son esprit, pour des motifs fallacieux. Après quelques mois d'incarcération et d'abus, elle fut mise à mort. Peu après, elle a été sanctifiée en raison des nombreux miracles qui lui sont attribuées, et on décida de la fêter le 3 mai. Cette date n'apparaît pas sur le calendrier orthodoxe grec, bien qu'elle soit de notoriété comme indiqué par les recherches du moine Mattheou.

L'icône de Sainte Xenia orne toujours l'Eglise de l'Annonciation, et a depuis quarante ans été source de miracles. Père Nasi, qui n'a jamais recherché la reconnaissance du public, est resté humble tout au long de sa vie. Ses nombreux écrits et supplications en l'honneur de sainte Xenia témoigne de sa foi en elle. Sa découverte reste dans son église bien-aimée, et plus d'un regard est fixé sur la douce sainte, qui fut enveloppée dans l'anonymat durant 17 siècles, mais dont la mémoire est maintenant honoré pour tant qu'il y est l'orthodoxie grecque. 

mercredi 14 novembre 2018

Miracle de l'icône de la Mère de Dieu et son enfant Jésus Christ



Extrait de

http://orthodoxathemata.blogspot.com


Un moine grec a dit à Mme Katerina de Thessalonique lors de sa visite en terre sainte, de ramener avec elle la sainte icône ci dessus représenté, de la Vierge et l'Enfant Christ.. L'icône, amené en Terre Sainte par une religieuse du Monastère de la Transfiguration sur le Mont Thabor, dont elle a fait don, a produit de nombreux miracles, même pour les musulmans.

Mme Katerina a donc ramené une copie de l'icône à Thessalonique en août 2012, pour réconforter et soigner les personnes dans le besoin. 

L'icône a été demandé par les supérieurs d'un monastère près de Thessalonique. Mme Katerina a répondu favorablement à la demande, et a amené l'icône au monastère pendant quelques jours, pour la fête du monastère, le 21 janvier 2013.

Le jour où l'icône devait retourner à Thessalonique, un événement merveilleux s'est produit. Des milliers d'oiseaux se sont rassemblés et ont volé paisiblement au-dessus du monastère, comme si une main invisible les guidait. C'était quelque chose d'incroyable, au coeur même de l'hiver, et on ne parle pas d'oiseaux migrateurs ! 

Lorsque l'icône est arrivée devant l'église, tous les oiseaux sont venus se poser au sol dans les jardins et les parterres de fleurs du monastère, pour adorer la Mère du Seigneur.. 

samedi 14 avril 2018

De la Myrrhe s'est écoulé de l'icône du nouveau martyr Evgeny Radionov


17 février 2010, Interfax

Une icône d'Evgueni Rodionov, a commencé à donner de la myrrhe dans l'Eglise Saint Luc du dispensaire régional oncologique de Penza. Le soldat russe Radionov avait été exécuté après tortures en Tchétchénie en 1996, alors qu'il refusait de renoncer à sa foi orthodoxe.

"La myrrhe est apparue à deux endroits, dans la paume de sa main, et où l'on porte sa croix", a déclaré le directeur de l'église, Alexy Burtsev, aux journalistes.

Le prêtre a noté que le 15 février 1996, Evgeny Rodionov, né à Penza, a été capturé en Tchétchénie, emprisonné pendant une centaine de jours, et lorsqu'il a refusé de renoncer à sa foi chrétienne, des militants l'ont décapité.

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,

dimanche 25 février 2018

Miracle de Saint Nicolas à Kiev dans les années 1920



A Kiev, à Podol (la partie nord de la ville), habitait une veuve âgée avec son fils et sa fille. La vieille aimait beaucoup Saint Nicolas, et dans tous les cas de difficulté, allait à son église pour prier devant l'image du saint évêque, recevant toujours la consolation et l'assouplissement de son malheur. Son fils, apparemment un étudiant, est devenu un officier.

Les gouvernements de la ville changeaient fréquemment. Un jour, plusieurs anciens officiers furent arrêtés, dont le fils de la vieille femme. Quand elle apprit cela, la vielle femme courut à l'église devant l'icône de Saint Nicolas. Comment et combien de temps a-t-elle prié l'icône ? Elle rentra chez elle, consolée que le Saint Evêque l'aiderait. Elle s'assit pour prendre une tasse de thé, consolant sa fille dont le frère avait disparu...

Le lendemain, le fils rentra à la maison, battu, sale et fatigué. Des soldats l'avaient emmené à Pechersk, la partie vallonnée de la ville, en face de Podol, les fameuses Caves de la Lavra de Kiev, ou se trouvent enterrés de nombreux saints. Il y avait un grand hippodrome où les courses de chevaux étaient organisées. Au-delà, il y avait des bosquets et des tranchées, creusées au temps de Pierre Ier, comme une défense contre les Suédois. C'est ici que des officiers furent fusillés. Le fils de la vieille femme n'allait certainement pas y échapper, quand tout à coup, un petit vieillard sortit d'un coin. Il s'approcha du commandant en chef et dit : "Où prends-tu ces hommes ?" Le commandant en chef répondit grossièrement : "Au QG de Dukhonin (ce qui signifie en gros, au QG de l'abbatoir) !.. Allez, va vieil homme !"..  Le vieillard s'en alla, mais ce faisant, il prit le fils de la vieille femme par la main en disant : "Laissez-le partir, je le connais".

Ni le Commandant en chef ni les gardes n'ont répondu, et ils ne l'ont pas empêché. Le petit vieillard est parti en menant le jeune homme au coin de la rue, et en lui disant : "Va chez toi vers ta mère". Puis le vieil homme s'en alla.

La vieille femme fut ravie quand elle revit son fils, et partit immédiatement à l'église pour remercier Saint Nicolas. Le fils ne voulait rien faire d'autre que s'allonger et dormir, mais sa mère l'emmena avec elle jusqu'à l'église. Il avait déjà été à l'église auparavant, mais n'avait guère été intéressé par ce qui s'y passait, étant un croyant tiède.

La petite vieille l'a mené alors vers une icône du Saint Evêque. Son fils se mit alors à pâlir et trembler. Il ne put que murmurer : "Mère, chère mère, mais c'est le même aîné qui m'a conduit à la liberté...."

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,



et 

vendredi 26 janvier 2018

Le miracle de l'Eglise du prophète Elie à Tchernobyl



Extrait de Eschatologia,
de John Sanidopoulos,

La seule église ouverte dans la zone de Tchernobyl indique le rayonnement Niveau Miminim 
20 Avril 201
Interfax

25 ans à compter de la date de l'accident de Tchernobyl (26 avril 1986), le niveau de radiation dans la zone de l'église du Prophète Elie, la seule église opérant dans la zone d'exclusion, était bien en dessous du niveau à travers la zone.

"Même dans les jours les plus difficiles de 1986, la zone au tour de l'Eglise du Prophète Elie était propre et saine, pour ne pas mentionner que l'Eglise elle-même était saine, a déclaré le président de l'Union Ukrainienne de Tchernobyl Yury Andreyev, dans une vidéo conférence à Moscou mercredi.


L'Eglise du Prophète Elie


Maintenant, le territoire adjacent à l'église possède le niveau de 6mR par heure contre 18 à Kiev. "Nous sommes venus à croire, après l'observation de tels développements, que cela est la volonté de Dieu" a déclaré aussi Andreyev, et d'autres athées. 

En particulier, selon lui, quelques secondes après l'explosion de la quatrième unité de Tchernobyl PP, le nuage contenant des particules d'uranium a commencé à se déplacer dans la direction de Pripyat, une ville située à environ 1800 mètres de l'usine. Il y avait un pin dans cette direction (il est représenté sur une icône bien connue appelée Sauveur de Tchernobyl).

"Le nuage s'arrêta à ce pin, se divisa en deux parties pour une raison inconnue, et a continué à se déplacer sur les côtés gauche et droit de la ville au lieu de couvrir ses zones résidentielles. Le niveau de rayonnement dans les zones de contamination était quatre ou cinq Roentgen par heure, et la ville ne comprenait que la moitié d'un milliroentgen, a déclaré Andreev.


L'Eglise de Tchernobyl, et le pin miraculeux

L'icône a été peinte au début du 21ème siècle, en souvenir de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986. Elle représente Jésus-Christ le Sauveur dans le ciel, entouré d'une mandorle, avec sa main levée dans une bénédiction. A droite du Christ, la Mère de Dieu, suppliant son Fils et l'Archange Michel à sa gauche. Une étoile tombe sur Tchernobyl, qui rappelle le Livre de la référence de la Révélation de "absinthe", qui en ukrainien est traduit comme "Tchernobyl". Le pin qui a sauvé la ville est représentée dans le milieu de l'icône. 


L'icône de Tchernobyl

jeudi 19 octobre 2017

Saint Porphyrios sur le cancer

L'icône merveilleuse de Panagia Pantanassa, du monastère Vatopedi, Mont Athos. De nombreux patients atteints de cancer ont été guéris grâce à cette icône.

Savez-vous que le cancer est la maladie la plus grave ? Parce qu'avec les autres maladies, bien sûr en règle générale,  vous ne prenez pas la question au sérieux, parce que vous espérez que vous allez aller mieux et que cela ne vous tuera pas. Avec le cancer, cependant, vous dîtes : "Voilà, c'est fini, le mensonge est fini, maintenant je pars."  Les hommes ne peuvent pas vous aider, et vous vous trouvez seuls devant Dieu. Et là, seul l'espoir en Dieu demeure, et vous vous accrochez à cette espérance et vous êtes sauvés".

Saint Porphyrios de Kavsokalyvia

nota : Saint Porphyrios se réfère à des formes graves de cancer (bien que cela pourrait également s'appliquer à d'autres maladies graves et incurables). Bien sûr, il ne dit pas que nous ne devrions pas chercher un traitement médical, car grâce à ce traitement, certaines personnes s'améliorent et survivent. Il dit que notre maladie est une bénédiction quand elle nous apporte l'humilité et nous fait espérer en Dieu. 

Extrait de Full of Grace,

http://full-of-grace-and-truth.blogspot.fr/2014/08/st-porphyrios-on-cancer.html
http://www.porphyrios.net

mardi 11 juillet 2017

Iconographie : Sainte Véronique


Selon la croyance, lorsque sainte Véronique toucha le manteau du Christ, elle obtint la guérison physique et spirituelle. Elle donna également au Christ un drap blanc pour essuyer son visage sur le chemin de la Crucifixion.

Image extraite de www.abbaye-Chaise-Dieu.com


lundi 10 juillet 2017

Iconographie : Saints Sophie et ses trois filles





Dans les temps anciens, Sophia a vécu et souffert avec ses trois filles en l'an 137 durant le règne de l'empereur Adrien.

Sophia, qui était née en Italie, était une veuve de bon coeur. Elle embrassa le Christianisme, et vécut sa vie comme le portait la signification de son prénom, avec "sagesse".

Elle éleva ses trois filles avec foi, espérance et amour, en leur apprenant à résister à ce que les mauvaises langues déclaraient.

Sainte Sophia eut comme objectif de louer le Christ toute sa vie, quelles que soient les agonies physiques, la douleur et même la mort. Elle croyait vraiment que l'âme de l'homme pouvait approcher la sagesse du Christ.

dimanche 9 juillet 2017

Icône de la Vierge qui fait mûrir les moissons

La Vierge qui fait mûrir les moissons


La Vierge est ici représentée assise sur les nuages, ses mains bénissant la terre et les cultures. En bas de l'icône, un champ où parmi les fleurs et autres plantes, ont trouve les gerbes des différentes cultures.

C'est la supérieure du monastère de Bolkhov, qui apporta cette icône au moine Saint Ambroise d'Optina.

Le moine Ambroise d'Optina donna à cette icône le nom de "L'icône qui fait mûrir les moissons", ce que signifie ici que la Vierge aide les gens à obtenir le pain qui les nourrit, les aide aussi en les bénissant dans leur labeur quotidien.

Ce même moine demanda à l'occasion à ce que l'on fête la Vierge de la fertilité des cultures le 28 octobre.