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mardi 11 décembre 2018

Comment empêcher son enfant de fumer ?


Des recherches récentes en Grèce ont montré que les adolescents ne sont pas du tout intéressés par le cancer, les crises cardiaques, et tous les autres problèmes de santé que causent la cigarette. Selon les chiffres, la proportion d'enfants qui commencent à fumer a augmenté régulièrement, malgré le fait que le pourcentage de fumeurs a diminué chez les adultes.

Cependant, dès l'âge de 15 ans davantage de garçons que de filles achètent non seulement leur premier paquet, mais deviennent également dépendants de la cigarette. Alors que devons-nous faire pour empêcher cela ? Adi Jaffe, professeur à la YMCAA, nous explique comment le faire correctement et efficacement..

1. Donnez le bon exemple : Comme la plupart des choses, si nous fumons, notre attitude générale à son égard aura beaucoup à offrir à l'enfant, adolescent et futur adulte, de sa perception de la cigarette. Quand un parent fume, il semble plus difficile de convaincre son enfant des effets négatifs de la cigarette. Cependant, il pourrait utiliser sa propre expérience comme négative en exagérant le coût de cette habitude.

2. N'hésitez pas à lui montrer des images de ce que le tabagisme peut causer : C'est une méthode très répandue.. Aussi effrayant que la vue d'une radiographie donne, cela fonctionnera de manière positive. Alors n'hésitez pas à leur montrer des brochures d'information sur les maladies cardiaques, et ne pensez pas qu'il soit tabou de lui montrer des images réalistes de personnes atteintes d'un cancer du poumon.

3. Parlez-lui des effets immédiats du tabagisme : Les conséquences à long terme de la cigarette sur les enfants ne les inquiètent pas. Ils croient, comme d'habitude, disposer d'une longue vie. Nous pouvons leur expliquer les effets les plus directs du tabagisme, tels que haleine nauséabonde, dents jaunes, odeurs de cigarette sur les cheveux et vêtements, fatigue, toux facilitées.

4. Amenez le au sport : Un autre moyen efficace d'empêcher les enfants de fumer, est de participer à diverses activités, sportives ou autres, car ils auront moins de temps pour fumer. En outre, la plupart des activités sportives favorisent ou coïncident avec un mode de vie anti-tabac.

5. Ne pas montrer que fumer est une routine normale : Ne laissez pas de cendriers sales dans toute la maison, et n'envoyez pas l'enfant porter vos cigarettes ou vider les cendriers, amener les briquets. Se familiariser avec le tabagisme.. Les fumeurs sont deux à trois plus susceptibles de fumer lorsqu'ils deviennent adolescents.

6. Parlez lui honnêtement : Parlez lui de votre expérience de la cigarette,  y compris de vos erreurs. Cela l'encouragera à être plus ouvert et honnête. Si vous fumez, vous ne devriez pas agir parce que vous vous êtes fait piéger à un moment donné. Personne n'a allumé sa première cigarette en sachant qu'il serait suivi de 200 000 autres dans les 30 prochaines années.

7. Evitez les punitions et les critiques sévères : La question du tabagisme comporte de nombreux paramètres que nous ne pouvons pas toujours contrôler. Les enfants et les adolescents sont souvent affectés par des amis proches, ignorant les dangers et insistant sur l'image que d'autres vont façonner.

Extrait de 

http://enorion.blogspot.com/2014/09/blog-post_21.html

Dans le cas où les enfants sont pris en "flagrant délit" de fumer, éviter les comportements extrêmes. La panique, la levée de boucliers, l'intensité, les cris et les querelles sans fin, ne vont pas aider l'enfant, donc il faut avoir conseils vers des pairs et des amis qui semblent mieux les comprendre.

samedi 10 mars 2018

Miracle de Sainte Xenia à Saint Pétersbourg



Le miracle de sainte Xenia de Saint-Pétersbourg en Californie

Une rencontre inattendue avec une sainte russe

Sainte Xenia de Saint-Pétersbourg est l'une des saintes les plus aimées de la tradition orthodoxe russe.

Elle vécut au XVIIIᵉ siècle à Saint-Pétersbourg et choisit, après la mort de son époux, une vie de renoncement et de pauvreté, devenant ce que la tradition orthodoxe appelle une « folle en Christ ».

Sa vie fut marquée par la prière, l'humilité et une confiance totale en Dieu.

Mais les récits de son intercession ne sont pas limités à la Russie.

L'histoire qui suit raconte une rencontre étonnante qui aurait eu lieu en Californie du Nord, à plusieurs milliers de kilomètres de Saint-Pétersbourg.

Elle concerne un homme qui, au moment où il était plongé dans le désespoir, ne connaissait même pas sainte Xenia.


Un jeune homme en quête de Dieu

Le récit fut transmis par le père Weldon Hardenbrook, alors prêtre d'une communauté chrétienne du comté de Santa Cruz, en Californie.

À cette époque, cette communauté était constituée notamment d'anciens chrétiens évangéliques qui avaient découvert l'Église orthodoxe.

Un jour, un jeune homme arriva devant l'église au guidon de sa Harley-Davidson.

Son apparence laissait deviner une vie difficile et désordonnée.

Pourtant, derrière cette apparence, il y avait une véritable recherche. Il souhaitait entendre parler de Jésus-Christ. Une relation de confiance s'établit alors entre lui et le père Weldon.

Peu à peu, le jeune homme commença à abandonner certaines de ses mauvaises habitudes. Il semblait réellement vouloir changer de vie.


Un choix qu'il n'était pas encore prêt à faire

Mais son cheminement spirituel n'était pas terminé.

Le pasteur lui demanda de renoncer à certaines choses auxquelles il était profondément attaché. Lorsqu'il lui demanda notamment de renoncer à sa vie de motard, le jeune homme ne put l'accepter.

Il quitta alors la communauté et s'éloigna de son ancien pasteur,  reprit sa vie d'autrefois, sans penser qu'il reviendrait un jour dans cette église.


L'accident

Peu de temps après, un terrible accident de moto bouleversa son existence.

Il perdit ses jambes. Sa vie devint alors extrêmement difficile.

Il retourna progressivement vers ses anciennes fréquentations et se retrouva dans un environnement marqué par la drogue, l'alcool et la violence.

Il vivait désormais dans un appartement délabré, au milieu de personnes qui ne pouvaient pas réellement l'aider à sortir de cette situation.

Un soir, alors qu'il avait consommé de l'alcool et des drogues avec ses compagnons, il tomba d'un balcon et perdit connaissance. Ses compagnons le crurent mort.

Craignant les conséquences de l'accident et ne voulant pas avoir affaire à la police, ils transportèrent son corps jusque dans la rue et le déposèrent dans une benne à ordures.


« Qu'est-ce que je suis devenu ? »

Le lendemain matin, l'homme reprit connaissance.

Il se retrouva seul, assis dans la rue, profondément bouleversé.

Sa vie lui apparaissait alors comme un immense échec.

Il se demanda comment il avait pu en arriver là. Il avait perdu ses jambes, ses repères, ses relations et tout espoir véritable.

Il se considérait lui-même comme une personne devenue inutile et rejetée. C'est alors qu'une rencontre allait changer le cours de son existence.


Une mystérieuse vieille femme

Alors qu'il était assis dans la rue, plongé dans ses pensées les plus sombres, une vieille femme vêtue de vêtements usés s'approcha de lui.

Elle avait l'apparence de ces personnes sans domicile que l'on rencontre parfois dans les grandes villes américaines. Elle le regarda avec une certaine fermeté.

Puis elle lui dit :

« Vous savez où aller. Alors allez-y ! »

Ces quelques mots provoquèrent quelque chose dans l'esprit de l'homme. Il se souvint immédiatement de son ancien pasteur.

Il se souvint de l'église où, autrefois, il avait commencé à chercher le Christ. Il décida alors de retourner dans cette ville et de retrouver son ancien ami.


Une église qu'il ne reconnaissait plus

Lorsqu'il retrouva finalement l'église, quelque chose avait changé.

Le bâtiment ne ressemblait plus à celui qu'il avait connu.

Des dômes dorés surmontés de croix apparaissaient désormais sur le toit. À l'intérieur, il ne retrouva pas les bancs auxquels il s'attendait.

Il découvrit des icônes représentant des personnages saints. Il comprit alors que son ancien pasteur avait rejoint l'Église orthodoxe.

Mais ce qui allait surtout attirer son attention se trouvait sur une icône.


« C'était elle ! »

Parmi les saints représentés, l'homme aperçut le visage d'une femme.

Il reconnut immédiatement la personne qui était venue à sa rencontre dans la rue.

C'était la vieille femme qui lui avait dit :

« Vous savez où aller. Alors allez-y ! »

Pour lui, la ressemblance était évidente. Il demanda qui représentait cette icône.

On lui répondit qu'il s'agissait de sainte Xenia de Saint-Pétersbourg, la bienheureuse « folle en Christ ».

L'homme ne connaissait pourtant rien de cette sainte. Il n'avait jamais prié devant son icône. Il n'avait jamais entendu parler d'elle.

Et pourtant, il venait de reconnaître son visage.


Une rencontre qui conduit au Christ

L'homme retrouva alors son ancien ami.

Celui-ci était désormais prêtre orthodoxe, vêtu de la soutane et portant la croix.

Cette rencontre fut pour lui un véritable retour vers Dieu.

Il demanda à recevoir le saint Baptême et commença une nouvelle vie au sein de la communauté orthodoxe.

Après avoir connu la chute, la dépendance, le désespoir et l'abandon, il retrouvait désormais un chemin d'espérance.

Le récit ne présente donc pas seulement une rencontre extraordinaire avec sainte Xenia.

Il raconte surtout un retour vers le Christ.


Sainte Xenia, une intercession dans les moments de détresse

Dans la tradition orthodoxe, les saints ne remplacent jamais le Christ.

Ils prient pour nous et intercèdent auprès de Dieu.

C'est précisément ce qui donne à cette histoire sa dimension spirituelle. L'homme ne cherchait pas sainte Xenia. Il ne connaissait même pas son existence.

Pourtant, au moment où il était au plus profond de son désespoir, une femme inconnue lui aurait indiqué le chemin qui devait finalement le conduire vers l'Église.

Et lorsqu'il arriva devant l'icône de sainte Xenia, il reconnut celle qu'il avait rencontrée.

Pour ceux qui reçoivent ce récit avec foi, cette coïncidence prend la forme d'une intercession providentielle de la sainte.


Une histoire transmise comme témoignage

Il est toutefois important de préciser l'origine de cette histoire.

Le récit fut transmis à la narratrice par le père Weldon Hardenbrook, lui-même présenté comme la personne qui avait connu l'homme.

La personne qui a ensuite raconté l'histoire expliquait également qu'elle l'avait entendue plusieurs années auparavant et qu'elle la reconstituait de mémoire.

Nous sommes donc face à un témoignage oral transmis dans un contexte religieux. Il convient de le présenter comme tel.

Cela n'empêche pas les croyants d'y voir un signe de la providence de Dieu et de l'intercession de sainte Xenia.


Quand Dieu nous montre à nouveau le chemin

Cette histoire contient finalement un message très simple.

Il arrive que l'homme s'éloigne tellement de Dieu qu'il pense avoir définitivement perdu le chemin.

Il peut tomber.

Il peut se tromper.

Il peut connaître la dépendance, la solitude ou le découragement.

Mais le chemin vers le Christ peut toujours être retrouvé.

Dans le récit de cet homme, une simple parole suffit :

« Vous savez où aller. Alors allez-y ! »

Ces mots peuvent être entendus comme une invitation à revenir vers Dieu.

Car parfois, au milieu de notre confusion, nous savons déjà intérieurement où se trouve le chemin.

Il nous manque seulement le courage de l'emprunter.


Sainte Xenia de Saint-Pétersbourg

Sainte Xenia est particulièrement vénérée pour son humilité, son renoncement au monde et sa confiance en Dieu.

Elle est traditionnellement représentée comme une femme pauvre, vêtue simplement, ayant accepté volontairement une vie qui pouvait sembler incompréhensible aux yeux du monde.

Sa « folie en Christ » n'était pas une véritable folie.

Elle était une forme radicale de renoncement aux honneurs, aux biens et aux apparences, afin de vivre entièrement tournée vers Dieu.

C'est pourquoi elle est devenue pour de nombreux chrétiens une figure de confiance, de compassion et d'espérance.


Une lumière au cœur du désespoir

Le récit de Californie peut finalement être lu comme une histoire de renaissance.

Un homme qui se croyait rejeté et inutile retrouve progressivement le chemin de la foi.

Il pensait être arrivé au bout de son existence.

Pourtant, une rencontre inattendue lui fait reprendre la route.

Puis, devant une icône, il reconnaît celle qui lui avait parlé.

Qu'on considère cet événement comme un miracle, une intervention providentielle ou un témoignage transmis par la tradition orthodoxe, son message demeure profondément chrétien :

Dieu n'abandonne pas l'homme qui cherche à revenir vers Lui.

Et parfois, une personne que nous ne connaissons pas, une parole prononcée au bon moment, ou une rencontre inattendue peut devenir l'occasion d'un véritable recommencement.


Conclusion

Le récit du miracle de sainte Xenia en Californie est une histoire singulière.

Une histoire de chute, de désespoir, mais surtout de retour vers Dieu.

Un homme qui avait presque perdu tout espoir aurait rencontré, dans un moment décisif de sa vie, une mystérieuse vieille femme.

Plus tard, il reconnut son visage sur l'icône de sainte Xenia de Saint-Pétersbourg.

Il retourna alors vers son ancien pasteur, découvrit l'Église orthodoxe et reçut le Baptême.

La tradition orthodoxe nous enseigne à regarder les saints non pas comme des magiciens capables d'accomplir des prodiges à volonté, mais comme des serviteurs de Dieu qui prient pour nous et nous conduisent vers le Christ.

C'est peut-être là le cœur de cette histoire.

Lorsque nous croyons avoir perdu notre chemin, Dieu peut encore nous montrer la direction.

Et parfois, comme dans le récit de sainte Xenia, cette direction tient en quelques mots :

« Vous savez où aller. Alors allez-y ! »

 

Source du récit

Article original publié sur Mystique Orthodoxe, le 10 mars 2018, sous le titre « Miracle de Sainte Xenia à Saint Pétersbourg ». Cet article a été réécrit en 2026 dans un souci de clarté et d'aération de la lecture, pour ainsi permettre au lecteur d'apprécier pleinement ce récit. 

Le récit est attribué à Nun Cornelia (Rees) et fut transmis à partir du témoignage du père Weldon Hardenbrook, ancien recteur d'une paroisse de Californie. Une version du récit publiée en 2018 précise également qu'il s'agit d'une histoire entendue plusieurs années auparavant.

Source indiquée dans l'article original : Full of Grace and Truth, « A Miracle of St. Xenia of St. Petersburg ».

jeudi 13 avril 2017

Saint Ephraïm de Nea Makri, le Thaumaturge et nouvellement révélé




Saint Éphraïm de Néa Makri : le saint retrouvé après cinq siècles

Il existe dans l'histoire de l'Église orthodoxe des récits qui semblent traverser les siècles comme une lumière demeurée cachée.

L'histoire de saint Éphraïm de Néa Makri, martyr et thaumaturge, est l'un de ces récits.

Pendant près de cinq siècles, son nom resta oublié. Puis, en 1950, ses reliques furent retrouvées d'une manière que la tradition orthodoxe considère comme providentielle.

Un jeune homme consacré à Dieu

Saint Éphraïm naquit en Grèce le 14 septembre 1384.

Très jeune, il connut la souffrance : son père mourut alors qu'il était encore enfant et sa mère dut élever seule ses sept enfants.

À l'âge de quatorze ans, Éphraïm quitta le monde pour entrer dans la vie monastique.

Il rejoignit le monastère de l'Annonciation, situé sur le mont Amomon, près de Néa Makri, en Attique.

Là, il se consacra entièrement à Dieu.

Pendant près de vingt-sept années, il mena une vie d'ascèse, de prière et de renoncement. Il devint également prêtre et servit la Divine Liturgie avec une profonde révérence.

Sa vie était devenue une recherche constante de Dieu.

Le martyre

En 1425, la région fut envahie et le monastère fut détruit.

De nombreux moines furent tués. Éphraïm fut capturé et emprisonné.

Pendant plusieurs mois, il fut soumis à de terribles souffrances parce qu'il refusait de renier le Christ. Je ne rentrerai pas dans le détail de ces souffrances qui furent terribles pour le martyre (se référer à la source d'origine du texte de John Sanidopoulos sur Mystagogy). 

Malgré les tortures, il demeura fidèle à sa foi.

Le 5 mai 1426, après avoir subi son martyre, il remit finalement son âme entre les mains de Dieu.

Le monastère fut détruit et les traces du saint disparurent peu à peu.

Pendant près de cinq siècles, son histoire resta enfouie dans le silence.

La découverte des reliques

En 1950, un monastère féminin avait été établi sur les ruines de l'ancien monastère.

L'abbesse Macarie, qui avait une grande dévotion pour les martyrs qui avaient vécu autrefois en ce lieu, priait pour que Dieu lui révèle leur présence.

Un jour, elle ressentit intérieurement qu'elle devait faire rechercher des reliques à un endroit précis.

Les premières tentatives furent infructueuses.

Finalement, les ouvriers acceptèrent de creuser à l'endroit indiqué par l'abbesse.

Sous les décombres d'une ancienne cellule, ils découvrirent alors les restes d'un homme.

Selon le récit traditionnel, un parfum extraordinaire se répandit au moment de la découverte.

L'abbesse comprit qu'elle se trouvait devant les reliques d'un martyr.

Mais elle ignorait encore son nom.

« Combien de temps allez-vous me laisser ici ? »

C'est alors que se produisit l'événement le plus mystérieux du récit.

Alors que l'abbesse Macarie priait dans le monastère, elle entendit des pas.

Puis une voix lui demanda :

« Combien de temps allez-vous me laisser ici ? »

Elle vit alors devant elle un moine portant une longue barbe. Dans sa main gauche brillait une lumière et, de sa main droite, il lui donna sa bénédiction.

L'abbesse n'éprouva plus de peur.

Elle lui demanda pardon et lui promit de prendre soin de ses reliques dès le lendemain.

Le moine disparut.

Plus tard, il lui apparut également en rêve et lui révéla son nom :

« Je suis saint Éphraïm. »

Il lui raconta alors son histoire et son martyre.

Après presque cinq siècles de silence, le nom du saint venait de réapparaître.

Un saint qui console ceux qui souffrent

Depuis la redécouverte de ses reliques, saint Éphraïm est devenu l'un des saints les plus aimés et les plus invoqués en Grèce.

De nombreux fidèles viennent prier devant ses reliques et demander son intercession.

La tradition lui attribue de nombreuses guérisons et des secours accordés à ceux qui souffrent.

Saint Éphraïm est particulièrement invoqué pour les personnes confrontées à de grandes difficultés, au désespoir et aux dépendances.

Les parents prient également le saint pour leurs enfants lorsqu'ils traversent des périodes difficiles.

Ce qui frappe dans cette dévotion, ce n'est pas seulement le récit extraordinaire de la découverte des reliques.

C'est aussi cette conviction profondément orthodoxe : un saint continue d'aimer et de prier pour ceux qui se tournent vers Dieu avec confiance.

Une lumière après cinq siècles

L'histoire de saint Éphraïm possède quelque chose de profondément mystérieux.

Pendant près de cinq cents ans, son tombeau resta caché.

Les hommes avaient oublié son nom.

Mais ce qui était oublié des hommes ne l'était pas de Dieu.

Lorsque le moment fut venu, ses reliques furent retrouvées et son histoire recommença à être racontée.

Son destin nous rappelle que la sainteté n'a pas besoin de la célébrité.

Un homme peut vivre dans le silence, souffrir, mourir et être oublié pendant des générations.

Pourtant, aux yeux de Dieu, sa vie n'est jamais perdue.

Une vie cachée dans la prière

Saint Éphraïm nous enseigne aussi quelque chose de très simple.

La foi ne signifie pas que l'homme sera épargné par toutes les souffrances.

Le saint a connu la solitude, la violence, la prison et le martyre.

Mais au milieu de ces épreuves, il n'a pas abandonné le Christ.

Son exemple nous invite donc à ne pas désespérer lorsque notre propre chemin devient difficile.

Il nous rappelle que Dieu peut faire surgir une lumière là où tout semblait avoir été enseveli.

Et peut-être est-ce là le véritable miracle de saint Éphraïm.

Non seulement ses reliques furent retrouvées après cinq siècles…

mais sa mémoire, elle aussi, fut rendue à l'Église.

Une prière dans la lumière

Aujourd'hui encore, des fidèles se rendent à Néa Makri pour prier devant ses reliques.

Ils viennent avec leurs souffrances, leurs inquiétudes, leurs familles et leurs espérances.

Ils demandent au saint d'intercéder auprès du Christ.

Car dans la tradition orthodoxe, le miracle n'est jamais une fin en soi.

Le saint ne conduit pas à lui-même.

Il conduit au Christ.

Saint Éphraïm, martyr de Néa Makri, prie pour ceux qui souffrent, pour ceux qui sont désespérés et pour tous ceux qui cherchent une lumière dans les ténèbres.

Que son exemple nous rappelle que, même lorsque les hommes ont oublié notre nom, Dieu, Lui, ne nous oublie jamais.

Saint Éphraïm de Néa Makri, prie Dieu pour nous.

Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 13 avril 2017, sous le titre « Saint Ephraïm de Nea Makri, le Thaumaturge et nouvellement révélé ».

L'article original s'appuyait notamment sur un texte de John Sanidopoulos, Mystagogy, consacré à saint Éphraïm de Néa Makri.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles du blog, afin d'en améliorer la clarté, la lisibilité, l'aération et le style, tout en conservant l'esprit spirituel et les principaux éléments du récit original.

Les formulations ont été actualisées et certains passages développés ou simplifiés pour faciliter la lecture. Le texte de 2017 demeure la source de référence de cet article.