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jeudi 22 octobre 2026

Quand le sacré est bafoué : la profanation des lieux chrétiens et le respect de notre héritage spirituel

 


De Porto-Vecchio, en Corse, à Soullans, en Vendée, des actes visant des symboles chrétiens interrogent notre société sur le respect du sacré, la mémoire des victimes du terrorisme et la transmission des valeurs.

Deux affaires qui ont profondément choqué les croyants

Au début du mois d'octobre 2026, deux affaires distinctes ont suscité une vive émotion en France.

En Corse, à Porto-Vecchio, une statue de la Vierge Marie a été arrachée de son socle et vandalisée par deux jeunes hommes. Selon les informations rapportées par la presse, les faits se sont déroulés dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Les deux suspects, âgés de 21 et 24 ans, doivent répondre devant la justice de dégradations graves commises en réunion et d'exhibition sexuelle. L'affaire a provoqué une forte indignation locale. Source : Le Monde, 4 octobre 2026.

Quelques jours plus tard, une autre affaire a bouleversé les fidèles, cette fois dans l'église Saint-Hilaire de Soullans, en Vendée. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre des adolescents dans l'édifice religieux, dansant et reprenant un morceau de rap faisant référence à Mohamed Merah, auteur des attentats de Toulouse et de Montauban, ainsi qu'à Salah Abdeslam, condamné pour les attentats du 13 novembre 2015. Des objets ont été renversés et des dégradations ont été constatées. Le parquet a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme. Source : La Dépêche, 8 octobre 2026.

Ces deux affaires ne doivent pas être confondues. Rien ne permet d'affirmer qu'elles relèvent des mêmes motivations. Elles soulèvent néanmoins une question commune : quelle place notre société accorde-t-elle au respect des lieux de culte et des convictions religieuses ?

Une église n'est pas un lieu comme les autres

Pour un chrétien, une église est bien davantage qu'un bâtiment ancien ou un élément du patrimoine national. C'est un lieu consacré à la prière, à la célébration de l'Eucharistie, au recueillement et à la rencontre avec Dieu. Je me souviens de la série "Highlander", des années 1990. Jamais les "Highlanders" ne s'affrontaient dans une église ou un cimetière, considérés comme des lieux sacrés. Un aparté cinématographique bien sûr, mais intéressant, car image respectueuse et universelle du sacré. 

L'autel, le tabernacle, les icônes, les statues et les croix ne sont pas de simples objets décoratifs pour les fidèles. Ils appartiennent à un univers spirituel qui accompagne la vie de foi depuis des générations.

Lorsqu'un lieu de culte est délibérément tourné en dérision ou profané, la blessure peut donc dépasser les dégâts matériels. Les fidèles peuvent ressentir une atteinte à ce qu'ils ont de plus précieux : leur relation à Dieu et la possibilité de vivre paisiblement leur foi.

Dans une société démocratique, le respect de la liberté religieuse implique aussi le respect de ceux qui ne partagent pas la même croyance. On peut critiquer une religion, contester une institution ou ne pas croire en Dieu. Mais cela ne donne pas le droit de dégrader un lieu de culte ou d'intimider les croyants.

Mohamed Merah et Salah Abdeslam : la mémoire des victimes ne doit pas être tournée en dérision

Les références aux terroristes dans l'affaire de Soullans constituent un aspect particulièrement grave de cette histoire.

Les attentats commis par Mohamed Merah en mars 2012 ont coûté la vie à des militaires et à des enfants et à un enseignant de l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse. Les attentats du 13 novembre 2015 ont fait 130 morts et de nombreux blessés.

Évoquer ces criminels dans une œuvre artistique, un débat ou un travail historique n'est pas en soi une apologie du terrorisme. Tout dépend du contenu, du contexte et de la manière dont ils sont présentés.

En revanche, glorifier leurs actes ou tourner leurs victimes en dérision revient à mépriser des souffrances humaines bien réelles. La justice est précisément chargée d'établir si les propos diffusés dans cette affaire constituent une infraction.

Il convient également de ne pas confondre les références à des terroristes islamistes avec une preuve d'adhésion religieuse de la part des jeunes concernés. Leurs motivations ne doivent pas être déduites sans éléments établis. Il peut simplement s'agir de naïveté dans un premier temps, mais aussi d'imbécilité très profonde. Ne mâchons pas nos mots. 

Que nous dit cette situation sur notre société ?

Ces événements invitent à réfléchir à la manière dont certains jeunes découvrent la violence, la provocation et la transgression à travers les réseaux sociaux et certaines productions culturelles.

La recherche de notoriété peut conduire à des comportements que leurs auteurs mesurent mal. Filmer une scène choquante, la diffuser et provoquer des réactions peut devenir un objectif en soi.

Cela ne signifie pas que tous les jeunes seraient irrespectueux, ni que les actes commis doivent être excusés au motif de leur âge. Il faut au contraire tenir ensemble deux exigences : la responsabilité et l'éducation.

Les faits doivent être établis, les éventuelles infractions sanctionnées conformément à la loi et les victimes respectées. Mais lorsqu'il s'agit de mineurs, il est également essentiel de comprendre les mécanismes qui ont conduit à de tels actes et de favoriser une prise de conscience réelle.

Le maire de Soullans et le diocèse de Luçon ont d'ailleurs appelé à l'apaisement après la diffusion de la vidéo et les menaces apparues sur les réseaux sociaux. Cette réaction rappelle qu'une indignation légitime ne doit pas se transformer en vengeance collective.

Le regard chrétien : dénoncer le mal sans céder à la haine

Pour un chrétien, le respect du sacré ne se limite pas à la protection des églises et des statues. Il concerne aussi la dignité de chaque être humain.

L'Évangile ne demande pas de fermer les yeux devant l'injustice. Le Christ dénonce le mal et appelle chacun à la conversion. Mais il enseigne également à refuser la haine et à ne pas répondre à la violence par une violence nouvelle.

Dans l'épître aux Romains, saint Paul écrit :

« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Romains 12, 21)

Cette parole ne signifie pas que les actes graves doivent rester impunis. Elle rappelle plutôt que la justice ne doit pas devenir un prétexte à la vengeance.

Les chrétiens peuvent donc demander que les lieux de culte soient protégés, que les auteurs de dégradations répondent de leurs actes et que la mémoire des victimes du terrorisme soit honorée. Ils peuvent également prier pour que les jeunes concernés prennent conscience de la portée de leurs gestes et trouvent un chemin de responsabilité.

La Vierge Marie, symbole de paix et de consolation

En Corse, la dégradation de la statue de la Vierge Marie a touché un symbole profondément enraciné dans la tradition locale.

Dans la spiritualité catholique et orthodoxe, la Mère de Dieu est associée à la douceur, à l'intercession et à l'espérance. Les statues et les icônes qui la représentent rappellent aux fidèles sa place dans l'histoire du salut et leur désir de se tourner vers Dieu.

Le vandalisme d'une statue ne détruit pas la foi qu'elle représente. Mais il peut blesser une communauté et donner le sentiment que ce qui est saint pour elle n'est plus respecté.

La réponse chrétienne consiste alors à restaurer ce qui a été endommagé, à prier, à défendre la liberté religieuse et à transmettre aux générations suivantes la signification de cet héritage.

Conclusion : défendre le sacré, protéger la paix

Les événements de Porto-Vecchio et de Soullans rappellent que le respect mutuel ne peut exister sans limites claires à la violence, aux dégradations et à l'intimidation.

Il est légitime de condamner les actes qui portent atteinte aux lieux de culte et de défendre la mémoire des victimes du terrorisme. Mais il est tout aussi nécessaire de refuser les amalgames, de ne pas attribuer des motivations qui ne sont pas établies et de laisser la justice accomplir son travail.

Pour les chrétiens, la fidélité à l'Évangile implique de défendre ce qui est sacré sans mépriser les personnes, de demander justice sans appeler à la vengeance et de transmettre aux jeunes le sens de la dignité humaine.

Une société apaisée ne se construit pas en opposant les croyants les uns aux autres. Elle se construit en apprenant à chacun que la liberté ne signifie pas l'absence de respect, et que la dignité d'une personne ne se mesure ni à sa religion ni à ses convictions.

Là où le sacré est bafoué, le chrétien peut témoigner de sa foi par la vérité, la fermeté, la prière et la charité.

Sources

Article de réflexion chrétienne fondé sur des informations de presse. Les faits rapportés ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une motivation religieuse ou idéologique commune aux personnes impliquées.

mercredi 21 octobre 2026

La France face à la violence : le combat spirituel selon les traditions catholique et orthodoxe

 



Émeutes, destructions, haine et perte des repères : faut-il aussi regarder la crise de notre société à la lumière du combat spirituel évoqué par les traditions catholique et orthodoxe, très clairement la lutte contre le Prince des Ténèbres ?

Une France traversée par la violence

Lorsque des villes sont secouées par des émeutes, que des commerces sont pillés, que des véhicules brûlent et que des personnes s'affrontent dans les rues, une question dépasse le seul débat politique : que se passe-t-il dans le cœur de l'homme pour que la violence puisse prendre une telle place ?

Les événements récents en France, marqués par des manifestations qui ont parfois dégénéré en affrontements et en destructions, témoignent de tensions profondes. Les difficultés économiques, le sentiment d'injustice, la défiance envers les institutions et les fractures sociales constituent autant de facteurs qu'il faut examiner avec sérieux.

Mais pour le chrétien, l'analyse ne s'arrête pas aux causes matérielles. Elle peut également ouvrir une interrogation spirituelle : que devient une société lorsque la haine, le mensonge, le mépris du prochain et le désir de destruction semblent prendre le dessus sur la fraternité ?

Il ne s'agit pas de remplacer l'analyse politique ou sociale par une explication religieuse. Il s'agit de se demander si la crise morale de notre époque ne mérite pas aussi une réflexion à la lumière de l'Évangile.

Le père Gabriele Amorth : le mal ne se limite pas aux individus

Le père Gabriele Amorth (1925-2016), prêtre catholique italien et exorciste, a consacré une grande partie de son ministère à la question du démon et du combat spirituel. Dans ses ouvrages, notamment Un exorciste raconte, il témoigne de sa conviction que la réalité du mal spirituel ne doit pas être écartée de la réflexion chrétienne.

René Laurentin, théologien et spécialiste des questions mariales, a préfacé cet ouvrage. Il a lui-même étudié la question dans son livre Le Démon, mythe ou réalité ?, en s'appuyant notamment sur les Écritures, la tradition et l'expérience de l'Église.

Leur démarche nous invite à prendre au sérieux la conception chrétienne du combat spirituel, sans réduire pour autant chaque malheur, chaque conflit ou chaque comportement violent à une intervention démoniaque.

Dans une perspective chrétienne, le mal peut progresser lorsque l'homme se détourne de la vérité, s'enferme dans l'orgueil, nourrit la haine ou finit par considérer son prochain comme un ennemi à détruire.

Le combat spirituel concerne donc aussi les choix humains, les consciences et les relations entre les personnes.

Source bibliographique : La notice de la Bibliothèque nationale de France consacrée à « Un exorciste raconte ».

Le mal peut-il agir dans la société ?

La tradition chrétienne ne présente pas le diable uniquement comme une figure liée aux phénomènes extraordinaires. Elle décrit également une lutte contre le mensonge, la tentation, la division et le rejet de Dieu.

Dans l'Évangile selon saint Jean, le Christ déclare que le diable est « menteur et père du mensonge » (Jean 8, 44). Cette parole invite à réfléchir à toutes les situations où le mensonge détruit la confiance, où la haine se propage et où l'homme est conduit à justifier l'injustice.

Sur le plan social, les conséquences du mal peuvent devenir visibles : violences gratuites, humiliations, corruption, exploitation des plus faibles, destruction des biens communs et mépris de la vie humaine.

Il faut cependant faire une distinction essentielle : constater ces manifestations du mal ne permet pas de démontrer que le diable est directement responsable d'un événement particulier. La tradition chrétienne appelle au discernement, car chaque personne demeure responsable de ses actes.

Le pape François rappelait d'ailleurs, lors de son audience générale du 25 septembre 2024, que le mal spirituel peut se manifester dans certaines formes extrêmes de méchanceté, tout en soulignant la difficulté d'établir avec certitude son intervention dans un cas particulier.

Source : Vatican, audience générale du 25 septembre 2024.

Mgr Cristiani et la tradition de la lutte contre le démon

Monseigneur François-Xavier Cristiani, ecclésiastique et auteur catholique, s'est lui aussi intéressé à la place du démon dans la pensée chrétienne. Il convient toutefois de vérifier les références exactes de ses écrits avant de lui attribuer une affirmation particulière sur les événements sociaux contemporains.

Plus largement, les auteurs chrétiens qui étudient cette question rappellent que le combat contre le mal ne concerne pas seulement les situations extraordinaires. Il touche également la vie quotidienne : la manière de parler, de juger, de travailler, d'exercer l'autorité et de traiter les personnes vulnérables.

Le mal peut se diffuser dans une communauté lorsque la violence devient normale, lorsque la vengeance est présentée comme une justice ou lorsque l'on cesse de reconnaître la dignité de ceux qui pensent autrement.

Pour autant, aucune catégorie de population, aucun groupe de manifestants et aucune personne ne doivent être désignés comme des instruments du démon. Une telle accusation serait contraire à la prudence et à la charité chrétiennes.

Après une visite pontificale, faut-il voir un signe spirituel dans les événements ?

Certains croyants peuvent être frappés par la proximité entre une visite pontificale, un appel à la paix et des événements marqués par la violence. Ils peuvent y voir un contraste troublant entre le message de l'Évangile et la réalité du monde.

Cette interrogation peut nourrir une méditation spirituelle. Mais il serait imprudent d'affirmer que les violences qui surviennent après une visite du pape constituent nécessairement une réaction du démon, une punition divine ou un signe surnaturel.

Une succession chronologique ne suffit pas à établir un lien spirituel de cause à effet.

La bonne question est peut-être ailleurs : que faisons-nous du message de paix, de réconciliation et de conversion que le Christ adresse à chacun de nous ?

Si une visite pontificale appelle les hommes à la fraternité, les violences qui lui succèdent peuvent nous rappeler combien ce message demeure difficile à vivre. Elles ne prouvent pas pour autant l'existence d'une intervention démoniaque particulière. Mais n'écartons pas non plus que certaines choses dans le monde invisible nous dépassent aussi. Les forces angéliques existent bel et bien, et les forces obscures existent bel et bien. 

Les chrétiens orthodoxes face au combat spirituel

Dans l'orthodoxie, le combat spirituel occupe une place fondamentale. Les Pères du désert, les moines du Mont Athos et les grands maîtres de la prière ont longuement décrit la lutte contre les passions : l'orgueil, la colère, l'envie, la haine et le désespoir.

Pour eux, la transformation du monde commence aussi par la transformation du cœur humain.

Un homme dominé par la colère peut détruire une relation. Une communauté qui nourrit la haine peut se déchirer. Une société qui méprise la vérité et la dignité humaine peut devenir le théâtre de grandes injustices.

Les Pères spirituels invitent donc le chrétien à ne pas se contenter de dénoncer le mal chez les autres. Il doit également examiner sa propre conscience.

La prière de Jésus — « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur » — exprime cette démarche d'humilité. Elle ne vise pas à condamner le monde entier, mais à demander au Christ de purifier notre cœur et de nous apprendre à vivre dans la paix.

La tradition orthodoxe rappelle aussi que le diable ne doit jamais devenir le centre de notre vie spirituelle. Le centre demeure le Christ, vainqueur de la mort, et l'espérance de la résurrection.

Face à la violence, la réponse chrétienne est-elle la prière ?

La prière ne dispense pas les citoyens de rechercher la justice, de protéger les victimes, de réparer les dommages et de demander des comptes aux auteurs de violences. La foi chrétienne n'invite pas à fermer les yeux devant les souffrances humaines.

Elle demande toutefois de ne pas répondre à la haine par une haine nouvelle.

Prier pour la France, pour ses responsables, pour les policiers et les pompiers exposés aux violences, pour les commerçants victimes de destructions, pour les personnes blessées et pour ceux qui se sont égarés dans la violence, c'est refuser de considérer qu'une partie de l'humanité serait définitivement perdue.

La prière peut également nous conduire à des actes concrets : soutenir les personnes fragiles, favoriser le dialogue, transmettre aux jeunes le respect de la vie et apprendre à résoudre les conflits sans humiliation ni vengeance.

Le Christ nous enseigne une voie exigeante : combattre le mal sans haïr les personnes, défendre la vérité sans mépriser ceux qui se trompent et rechercher la justice sans renoncer à la miséricorde.

Conclusion : ne pas laisser la haine gagner nos cœurs

Les violences qui traversent parfois notre société sont une source légitime d'inquiétude. Elles nous obligent à réfléchir aux causes sociales, économiques, politiques et morales qui les favorisent.

Pour le croyant, elles peuvent également devenir une occasion de méditer sur le combat spirituel. Les traditions catholique et orthodoxe rappellent que le mal existe, que la tentation peut détourner l'homme de Dieu et que la haine peut détruire les liens qui unissent les êtres humains.

Mais le discernement chrétien exige de ne pas attribuer automatiquement au diable les événements que nous ne comprenons pas. Il nous demande de rechercher la vérité, de reconnaître la responsabilité humaine et de ne jamais transformer la foi en instrument d'accusation.

Le combat spirituel commence dans le cœur de chacun. Là où grandissent le pardon, la prière, la justice et la charité, la haine rencontre une résistance.

Face aux ténèbres du monde, le chrétien n'est donc pas appelé à céder à la peur, mais à demeurer fidèle au Christ.

« Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien. » (Romains 12, 21)

Sources et références

Note éditoriale : cet article propose une réflexion théologique et spirituelle. Il ne prétend pas démontrer une intervention démoniaque dans les violences actuelles, ni établir de lien causal avec une visite pontificale.

vendredi 17 juillet 2026

Dix commandements pour une coexistence heureuse avec les autres

 


1. Prenez l'initiative d'engager la conversation. Un bonjour est toujours encourageant.

2. Souriez quand vous rencontrez d'autres personnes. Froncer les sourcils sollicite 72 muscles, contre seulement 14 pour sourire.

3. Appelez les gens par leur nom. Le mot le plus doux pour quelqu'un est son nom.

4. Soyez amical et serviable. Si vous voulez des amis, vous devez d'abord être un ami. 

5. Faites preuve de cordialité. Parlez et agissez de manière à montrer votre sincérité. 

6. Trouvez un moyen de convaincre les autres de votre intérêt. Considérez chacun comme un ami.

7. N'hésitez pas à complimenter les autres. Soyez prudent dans vos critiques. 

8. Agissez toujours avec indulgence. Sachez qu'il y a trois points de vue : le vôtre, le leur et le bon.

9. Soyez prêt à donner un coup de main. Ce que vous faîtes pour les autres reste gravé dans les mémoires.

10. N'hésitez pas à plaisanter, faites preuve de patience et d'humilité, et soyez certain que vous réussirez dans vos relations avec autrui. 

Ces dix traits nous invitent à développer de belles relations avec les autres, fondées sur la bienveillance, l'écoute, l'humilité et le service. Prendre l'initiative de saluer, sourire, appeler chacun par son nom, être serviable, sincère, attentif et patient sont autant de petites actions qui peuvent apporter de la joie autour de nous.

Ces principes trouvent un écho profond dans la foi chrétienne orthodoxe. Le Christ nous enseigne à aimer notre prochain, à voir en chaque personne une créature aimée de Dieu et à servir les autres avec humilité. Ainsi, la cordialité, le pardon, l'indulgence et la volonté d'aider deviennent non seulement des qualités humaines, mais aussi un chemin spirituel.

Les dix traits peuvent donc être vécus à la lumière de l'Évangile : accueillir l'autre avec amour, éviter de juger trop vite, encourager plutôt que blesser, faire preuve de patience et garder une attitude humble. Le sourire et la gentillesse peuvent devenir de simples expressions de l'amour du Christ dans notre vie quotidienne.

En résumé, ces conseils nous rappellent que de bonnes relations avec autrui commencent par un cœur ouvert. Dans la tradition orthodoxe, aimer son prochain, c'est aussi chercher à refléter, humblement, l'amour et la miséricorde de Dieu envers chaque personne que nous rencontrons.

Extrait de https://enorion.blogspot.com/2021/03/blog-post_11.html#more


mercredi 22 février 2023

Comment expliquer la longévité des centenaires de plus en plus nombreux ?

 


Beaucoup d'études confirment que le champ des émotions positives, c'est à dire le fait d'être capable de se réjouir, d'aimer le contact des autres, est un facteur favorisant la santé et la longévité. Un des exemples les plus célèbres a été tiré de l'étude d'un couvant aux Etats Unis. Les mères supérieures demandaient systématiquement aux soeurs une lettre de motivation à leur entrée dans la vie monacale.

Les chercheurs ont lu ces lettres, qui étaient archivées, pour y repérer tous les mots exprimant des sentiments positifs, en partant de l'hypothèse que la quantité d'émotions positives vers 20 25 ans est le marqueur d'une tendance à voir ou non la vie du bon côté. Ils se sont aperçus que les soeurs qui avaient écrit le plus grand nombre de mots positifs avaient atteint une longévité bien plus grande que les autres : la moitié d'entre elles étaient encore vivantes à 94% contre 10% seulement pour celles qui avaient écrit le moins de choses positives.

On s'accorde néanmoins à dire que le stress favorise la maladie ou peut aggraver une pathologie déjà existante. A l'inverse, les émotions positives, elles, sont un facteur améliorateur pour notre santé.

La plupart des personnes positives ont sans doute une intelligence de vie qui leur a permis de les conduire jusque-là. Ils ont certainement su éviter la colère dans des situations qui n'en valaient pas la peine. Surtout, ils ont dû ne pas appréhender le vieillissement comme une punition. La longévité est beaucoup liée au rapport que l'on entretient avec le fait de vieillir. Il faut savoir habiter le présent et ne pas se projeter sans cesse dans le lendemain, car cela peut générer de la frustration (ou de la peur).

Christophe André , Psychiatre

mardi 21 février 2023

Comment ne pas perdre la tête

 



Le Christ est au milieu de nous..

Aujourd'hui, dans notre pays, nous constatons une croissance stable des maladies psychiatriques. La principale cause provoquant ces maladies sont les médias. C'est précisément grâce à leurs efforts que les gens deviennent fous au sens direct du terme. Les médias détruisent la psyché, tuent l'âme et détruisent la santé de populations entières. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'y a pas eu une telle croissance des maladies psychiatriques que nous pouvons observer aujourd'hui dans notre société. Certaines personnes sont sous antidépresseurs, d'autres ont bu, et d'autres encore deviennent folles d'elles-mêmes.

Pendant le blocus de Leningrad, des cinémas étaient ouverts dans la ville où ils montraient gratuitement, en règle générale, des comédies ou donnaient des concerts de musique symphonique. Les gens racontaient qu'une séance, d'une telle psychothérapie, plus une tasse d'eau chaude, faisait des miracles. Une personne serait ranimée, sortirait de sa dépression et essaierait de continuer à vivre. Les autorités ont compris l'importance de prendre soin de la psyché de leurs concitoyens.

Mais maintenant, des temps différents sont venus ; non seulement personne n'a pitié de notre santé mentale, mais ils la détruisent délibérément. Maintenant, comme les gens disent, le salut de la noyade est le travail de ceux qui se noient. Que devons-nous faire pour ne pas nous noyer dans cette obscurité que les médias apportent maintenant dans nos âmes ? 

Bien qu'il ne s'agisse pas de cela, Saint Isaac le Syrien a donné à l'un de ses disciples un conseil très important. Il a dit que seule la grâce de Dieu peut arrêter nos pensées et empêcher esprit de penser. Une personne ne peut y parvenir par ses propres efforts. Mais il est capable de construire un mur autour de son esprit et de veiller à ce que l'esprit n'en sorte pas. Dans cette enceinte, nous devons mettre de la nourriture pour l'esprit, car l'esprit la cherchera partout. Cette nourriture doit être variée, car l'esprit a tendance à aller d'une pensée à l'autre. Que cette nourriture soit les livres des Saints Pères, la Parole de Dieu, la contemplation sur la nature de Dieu, sur sa bonne Providence et la vie des saints.

C'est à dire que l'essence la pensée de Saint Isaac est compréhensible, nous devons englober notre esprit dans des activités spécifiques, peu importe où il pourrait trouver de la nourriture positive pour lui-même.

Métropolite Luc Kovalenko de Zaporozhye et Melitopol

Extrait de https://orthochristian.com

jeudi 16 février 2023

Professeur Jérôme Lejeune, et l'avortement..


Professeur Jérôme Lejeune

Jérôme Lejeune : un homme de science face au mystère de la vie

Le professeur Jérôme Lejeune demeure l’une des grandes figures françaises de la génétique du XXe siècle. Médecin et chercheur, il consacra une grande partie de sa vie à l’étude des maladies génétiques et au soin des personnes porteuses de trisomie 21.

Mais son parcours scientifique prit progressivement une dimension éthique. À mesure que les progrès de la médecine permettaient de mieux diagnostiquer certaines anomalies génétiques avant la naissance, Lejeune s’interrogea sur l’usage qui pouvait être fait de ces découvertes.

Pour lui, connaître une maladie devait d’abord permettre de mieux soigner celui qui en souffre, et non conduire à considérer sa vie comme moins digne d’être vécue.

Un médecin qui voulait soigner

Jérôme Lejeune avait choisi la médecine et la recherche pour comprendre les maladies et trouver des moyens de les combattre.

En 1959, avec ses collaborateurs, il identifia la présence d’un chromosome supplémentaire dans les cellules des personnes atteintes de trisomie 21. Cette découverte contribua de manière décisive à la compréhension de cette affection.

Mais Lejeune ne considérait pas ses patients comme de simples objets d’étude.

Il les recevait, les connaissait et suivait leurs familles. Son engagement scientifique était profondément lié à une conviction : une maladie ne définit jamais entièrement la personne qui en souffre.

C’est précisément ce qui rendit particulièrement douloureux pour lui le développement du diagnostic prénatal lorsqu’il pouvait aboutir à l’élimination des enfants porteurs d’une anomalie génétique.

L’Institut Lejeune rapporte qu’en 1970, alors qu’une proposition de loi envisageait notamment l’avortement dans certains cas d’embryopathie incurable, un enfant trisomique venu en consultation aurait dit à son père : « on veut nous tuer, il faut que tu nous défendes ». Le récit est rapporté par Clara Lejeune, la fille du professeur.

Cette rencontre aurait profondément marqué Jérôme Lejeune et contribué à son engagement public.

« Il faut que tu nous défendes »

À partir de cette période, Lejeune prit régulièrement la parole dans le débat public.

Dans les années 1970, alors que la France discutait profondément de la question de l’avortement, il défendit publiquement la vie des enfants à naître et demanda que la médecine demeure fidèle à sa vocation de soin.

Une archive de l’INA datant du 5 juin 1973 montre ainsi Lejeune participant à une réunion avec des médecins étrangers opposés à l’avortement. Il y défendait notamment l’idée que le rôle du médecin est de soigner et appelait la société à accompagner les femmes en situation de détresse.

Son opposition ne reposait donc pas uniquement sur une question théorique.

Elle était liée à son expérience quotidienne de médecin : derrière un diagnostic, il y avait toujours une personne.

La science devant la dignité humaine

L’un des aspects les plus intéressants de la pensée de Jérôme Lejeune est précisément la relation qu’il établissait entre science et conscience.

La génétique permet de connaître de mieux en mieux les mécanismes de la vie. Mais, pour Lejeune, le fait de pouvoir identifier une anomalie ne répond pas à une question essentielle : que devons-nous faire de ce que nous savons ?

La science peut décrire un mécanisme biologique. Elle peut identifier un chromosome, une mutation ou une maladie.

Mais elle ne peut pas, à elle seule, déterminer la valeur ultime d’une personne humaine.

C’est ici que la réflexion de Lejeune dépassait le laboratoire.

La question n’était plus seulement :

« Qu’est-ce que cet enfant a ? »

mais aussi :

« Que faisons-nous de cet enfant ? »

Cette interrogation conserve une grande actualité dans un monde où les progrès du diagnostic prénatal permettent de connaître toujours davantage de caractéristiques de l’enfant avant sa naissance.

Une vie qui ne se mesure pas à sa perfection

Lejeune s’opposait particulièrement à une conception selon laquelle certaines vies pourraient être considérées comme moins dignes en raison d’une maladie, d’un handicap ou d’une anomalie génétique.

Son combat était d’abord celui d’un médecin qui refusait que la maladie devienne un critère permettant de déterminer la valeur d’une personne.

Cette conviction rejoint profondément une intuition chrétienne : la dignité de l’être humain ne dépend ni de sa santé, ni de son intelligence, ni de ses capacités physiques.

Dans l’Évangile, le Christ se tourne précisément vers ceux que la société risque de négliger : les malades, les faibles, les pauvres, les petits.

La grandeur d’une civilisation peut ainsi se mesurer à la manière dont elle accueille les plus vulnérables.

Un « signe de contradiction »

Jérôme Lejeune savait que ses prises de position lui attireraient des oppositions.

La Fondation Jérôme Lejeune rappelle qu’il donna des centaines de conférences et d’interviews pour défendre la vie et qu’il poursuivit cet engagement malgré les controverses. Il fut notamment nommé membre de l’Académie pontificale des sciences en 1974 et élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1981.

Il mourut le 3 avril 1994, le matin de Pâques, après avoir été atteint d’un cancer.

Son parcours laisse ainsi une image particulière : celle d’un scientifique qui n’a pas considéré la foi, la conscience et la recherche comme nécessairement opposées.

Pour lui, mieux connaître la vie devait conduire à davantage de respect pour la vie.

La vie comme un mystère à accueillir

Pour un chrétien, la question de la vie humaine possède une profondeur qui dépasse largement la biologie.

La vie est reçue avant d’être maîtrisée.

Elle demeure un mystère, même lorsque la science en découvre progressivement les mécanismes.

C’est peut-être là que le témoignage de Jérôme Lejeune conserve sa force : il nous rappelle que le progrès scientifique n’est pas seulement une question de ce que nous sommes capables de faire.

Il est aussi une question de ce que nous choisissons de faire de nos connaissances.

La médecine peut diagnostiquer.

La science peut expliquer.

La technique peut intervenir.

Mais devant une vie humaine fragile, demeure toujours cette question fondamentale :

sommes-nous capables de regarder celui qui est faible comme une personne à accueillir, à aimer et à soigner ?

Pour la foi chrétienne, chaque être humain porte une dignité qui ne lui vient ni de sa force, ni de son intelligence, ni de sa santé.

Elle vient de Dieu.

Et c’est pourquoi le visage du plus petit peut parfois devenir pour nous un véritable appel à la charité.

Source et travail de réécriture

Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 16 février 2023, sous le titre « Professeur Jérôme Lejeune, et l'avortement.. ».

La nouvelle version s’appuie sur les éléments biographiques disponibles auprès de l’Institut Lejeune, ainsi que sur les archives de l’INA concernant les interventions publiques de Jérôme Lejeune dans les années 1970.

L’article a été entièrement réorganisé et réécrit. L’accent a été placé sur le parcours scientifique et médical de Jérôme Lejeune, sur son souci des personnes atteintes de trisomie 21 et sur les questions éthiques soulevées par l’utilisation du diagnostic prénatal. 

 

vendredi 10 février 2023

Créer des orphelins de père par L"insémination artificielle avec donneur anonyme.. La triste réalité

 


Priver un enfant de père volontairement, est une maltraitance inacceptable. Malheureusement, cette situation est soutenue par une gauche (communistes, socialistes, verts, partis opportunistes...) devenue inhumaine. Exigeons que les droits des enfants soient respectés et que les personnes qui bafouent leurs droits soient condamnés. Leur sécurité ne pose pas de problème, puisqu'ils ont un père et une mère, le père doit assumer ses responsabilités et s'occuper de son enfant. "Je fais cette vidéo pour que les autres enfants aient un papa aussi", et vous, qu'allez vous faire ? 

dimanche 29 janvier 2023

Le régime grec peut prolonger la vie




Un régime méditerranéen riche en fromage, noix et huile d'olive peut protéger contre les maladies cardiaques et le cancer, selon de nouvelles recherches.

Une étude portant sur 22 000 Grecs a montré que de grandes quantités d'aliments, combinées à des fruits et légumes frais, réduisaient de 33% les risques de décès par maladie cardiaque.

Le risque de mourir d'un cancer était de 24% inférieur. Le régime alimentaire, qui varie d'un pays à l'autre, comprend souvent des portions mensuelles de viande et des repas hebdomadaires de volaille, d'oeufs et de sucreries.

Les légumes, les fruits, les noix, les légumineuses, l'huile d'olive, les céréales non raffinées, le fromage et le yaourt sont consommés presque tous les jours, tout comme le poisson. 

L'activité physique quotidienne joue également un rôle essentiel dans la réduction des taux de mortalité selon l'étude. Les personnes qui faisaient de l'exercice quotidiennement pendant au moins une heure avaient un risque de cancer ou de maladie cardiaque inférieur à 28%.

Le vin est apprécié fréquemment, mais en quantité modérée. Bien que l'huile d'olive soit largement créditée de nombreux avantages du régime alimentaire, la recherche publiée dans le New England Journal of Medicine, n'a trouvé aucun aliment spécifique dans le régime alimentaire responsable de l'amélioration de la santé.

En effet, le Dr Frank Hu du Brigham and Women's Hospital à Boston, a déclaré que l'étude montrait qu'il s'agissait davantage de combiner des nutriments ou des aliments particuliers qui interagissent d'une manière ou d'une autre pour réduire les risques de cancer et de maladies cardiaques.

jeudi 26 janvier 2023

St Païssios : le réchauffement climatique et la crise morale et dépressive




La civilisation est une bonne chose, mais pour être bénéfique, l'âme doit aussi être civilisée. Sinon, nous sommes dans un désastre total. Saint Kosmas a dit : "Le mal viendra de ceux qui sont éduqués". Malgré le fait que la science a tellement avancé et fait d'énormes progrès, lorsqu'elle essaie d'aider les gens, elle finit souvent par leur nuire, sans le vouloir. Dieu permet à l'homme de faire ce qu'il veut. Mais quand nous ne l'écoutons pas, nous nous retrouvons dans un désastre. Les choses mêmes que nous créons nous détruisent. 

Qu'avons nous réalisé au cours de ce siècle avec notre civilisation ? Nous avons rendu les gens fous et avons pollué l'atmosphère et l'environnement. Lorsque la roue quitte son axe, elle tourne sans but et devient incontrôlable. De même, lorsque les gens s'éloignent de l'harmonie de Dieu, ils sont tourmentés. Dans le passé, les gens ont souffert des guerres, aujourd'hui, ils souffrent de la civilisation. Puis la guerre les a fait quitter les villes et aller dans les villages où ils vivaient d'un petit champ. Maintenant, ils abandonneront les villes à cause de la civilisation, parce qu'ils ne peuvent plus y vivre. Dans le passé, les guerres provoquaient la mort, maintenant, c'est la civilisation qui provoque les maladies. Lorsque la science est utilisée sans discernement, des milliers de vies sont ruinées.

Avec l'ozone, il faut faire preuve d'un peu de patience, jusqu'à ce que les scientifiques montent là-haut avec cinq kilos de mastic et bouchent le trou ! Oui, qu'ils montent les boucher, et ils se rendront compte que Dieu a tout fait pour que tout soit bon, pour que tout soit en parfaite harmonie, et peut-être alors diront-ils au Seigneur "Aie pitié de nous, nous n'avons pas fait les choses correctement ". Prions pour que le trou qui s'est ouvert dans l'atmosphère se referme. En effet, "une coupe de la colère de Dieu" (Apoc. 15, 7), est maintenant ouverte dans le ciel, et provoque le flétrissement et le dessèchement des arbres et des plantes. Mais Dieu pouvait éliminer ce problème.

Et maintenant, regardez à quel point certaines personnes sont rusées ! Afin de soutirer de l'argent aux très riches, ils répandent la rumeur qu'un trou s'est ouvert dans l'atmosphère et que le monde va disparaître. La seule façon de sauver le monde est que les scientifiques creusent profondément dans la terre et évitent le soleil. Bien sûr, cela ne peut pas arriver. et donc, ils changent leur histoire et prétendent une autre fois que des installations seront construites sur la lune, restaurants, hôtels, logements, et que les gens iront là-bas. Et ils prennent même des acomptes pour s'assurer une place ! Tout cela n'est qu'un mensonge ! Il n'y a rien sur la lune. Les êtres humains ne peuvent y vivre. Seules quelques personnes y sont allées, dans une capsule, et sont revenues. Et il y a des gens qui croient à ces absurdités et paient de l'argent pour cela.

Les gens doivent faire pression sur les propriétaires d'usines pour qu'ils placent des dispositifs anti pollution et sauvent les gens de tout cette pollution de l'air. Au lieu de soudoyer les parlementaires pour veiller à leurs intérêts, ils devraient payer un peu plus d'argent pour installer des équipements anti pollution dans leurs usines. Autrefois, il n'y avait pas de cela, pas de contamination comme nous en avons aujourd'hui. Tout est pollué, et les gens prennent ça pour du progrès. Comment cela pourrait il être considéré comme du progrès, alors qu'ils détruisent des êtres humains ? Vous sortez de chez vous et l'air sent la fumée. Dès que vous ouvrez la fenêtre, la pollution entre et vous colle à la peau. Même lorsque vous vous lavez les mains, vous ne pouvez pas vous en débarrasser car ce n'est pas quelque chose de pur. La fumée d'une cheminée est exhalée par nos poumons lorsque nous toussons.

Priez avec une corde de prière, pour que la pollution quitte les arbres. Ne comptez pas seulement sur la pulvérisation. Essayez de prier, mettez du Christ dans votre travail. Nous nous efforçons de bien faire les choses comme si nous vivions dans le monde, et il ne nous vient même pas à l'esprit que nous qui vivons la vie monastique devons nous préoccuper de l'autre monde. Nous ne devrions pas essayer de rivaliser avec ceux qui vivent dans le monde. Où est le Christ ? Qu'avons nous fait de Lui ? Je ne dis pas de ne pas pulvériser, mais l'homme teste de nouveaux produits chimiques, etc. Au lieu de tout vaporiser, priez avec dévotion. Lisez le premier Psaume. Vous devez avoir de la dévotion et de la confiance en Dieu.

mardi 24 janvier 2023

Pourquoi les miracles se produisent-ils dans nos vies ?

 


Saint Ignace parlant des miracles du Christ, a dit que la signification d'un miracle n'est pas dans le fait qu'il se produise, mais qu'il encourage un non-croyant à se tourner vers Dieu. Les miracles qui ont eu lieu dans les premiers siècles du Christianisme étaient précisément nécessaires aux non-croyants. Mais un miracle ne peut pas être irréfutable à 100%. Le Seigneur nous a donné la liberté de choix. Nous avons le droit de décider que ce qui s'est passé est soit quelque chose de complètement inexplicable et miraculeux, soit quelque chose que la science n'a pas encore expliqué. Nous avons le droit de choisir d'accepter un miracle et ainsi d'apprendre et d'accomplir la volonté du Créateur, ou de ne pas l'accepter, refusant d'obéir à Ses lois. 

Le Seigneur ne viole pas notre liberté, et montre ainsi sa miséricorde envers nous et son amour pour nous. Dans ce cas, un miracle est une raison de se tourner volontairement vers Dieu. Quant aux croyants, ils regardent le monde avec des yeux spirituels. Pour eux, un miracle est une confirmation qu'en plus de la vie terrestre, où règnent les lois de la nature, il existe un autre domaine, métaphysique, surnaturel. Pour les croyants, un miracle est la réponse de Dieu à leurs prières. Les Saints Pères ont exprimé l'idée (j'appellerais cela un axiome), selon laquelle les miracles ont toujours les buts suivants :  l'accepter, refusant d'obéir à Ses lois. Le Seigneur ne viole pas notre liberté, et montre ainsi sa miséricorde envers nous et son amour pour nous. Dans ce cas, un miracle est une raison de se tourner volontairement vers Dieu, encourager, guérir et éclairer. 

La clarté du but, nous rapprocher du salut, demeure le critère de la source divine de ce phénomène. Un vrai miracle ne se produit jamais par hasard et par coïncidence, et il vise toujours à révéler l'aspect intérieur de la vie à une personne, l'aidant à s'élever à un nouveau niveau spirituel. 

Archiprêtre Alexandre Milovanov,

Extrait de https://orthochristian.com

lundi 23 janvier 2023

Un joueur de hockey fidèle à sa foi refuse de porter le maillot LGBTQ..

 



Le défenseur des Flyers de Hockey de Philadelphie, Ivan Provorov, a fait l'objet à la fois d'éloges et de mépris après avoir pris position pour sa foi orthodoxe plus tôt cette semaine. L'équipe de Hockey a tenu sa soirée annuelle Pride Night mardi, avec des joueurs portant des maillots d'échauffement sur le thème LGBTQ, et brandissant des bâtons arc-en-ciel. Cependant, Provorov était visiblement absent de la routine d'avant-match (bien qu'il ait rejoint ses coéquipiers pour le match lui-même). 

"Je respecte les choix de chacun" a déclaré Provorov aux journalistes après le match, rapporte National Review. "Mon choix est de rester fidèle à moi-même et à ma religion. C'est tout ce que je vais dire." Lorsqu'on lui a demandé quelle religion, il a répondu : "Orthodoxe russe".

Alors que l'organisation Flyers a publié une déclaration affirmant son engagement ç l'inclusivité et sa fierté de soutenir la communauté LGBTQ, l'entraîneur chef John Tortorella a également félicité Provorov pour s'en tenir à ses convictions.

"Il est fidèle à lui-même et à sa religion. Cela a à voir avec ses croyances et sa religion", a déclaré Tortorella. "C'est une chose que je respecte chez lui, il est toujours fidèle à lui-même".

Ni l'équipe ni la LNH n'ont l'intention de punir le joueur orthodoxe. "Les joueurs sont libres de décider quelles initiatives soutenir", a déclaré la ligue.

D'autre part, Provorov a sans surprise, été sous le feu des médias. Le commentateur sportif canadien Sid Seixeiro, a déclaré : "La Ligue nationale de hockey doit attaquer cela et comprendre cela, car ce que j'ai entendu hier soir était offensant et n'avait aucun sens.. Rien ne me fait plus peur qu'un être humain qui dit ne pas vouloir faire à cause de ses croyances religieuses". 

Le journaliste principal de NHL Network, Ej Hradek, a déclaré que si Provorov ne peut pas supporter la style de vie LGBTQ, alors il devrait simplement retourner en Russie où il peut se sentir plus à l'aise, ou aller se battre en Ukraine. L'écrivain de Hockey News, Adam Proteau, a proclamé : "C'est un être humain honteux dont l'homophobie ne fera que devenir plus honteuse au fil des ans."

D'autre part, les amateurs de hockey et les Américains ordinaires se sont ralliés au Flyer religieux. Son maillot s'est vendu dans de nombreux magasins en ligne et il est répertorié comme ayant le maillot pour hommes, le maillot pour femmes et le sweat shirt les plus populaires, et sa chemise Branded Backer est le plus gros vendeur lié aux Flyers.

Extrait de https://orthochristian.com

mardi 10 janvier 2023

Dieu oeuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie

 


Dieu œuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie

Il existe des situations où une personne peut avoir le sentiment d'avoir été abandonnée par tout le monde : avoir perdu son logement, son travail, sa famille ou simplement ne plus savoir vers qui se tourner.

En Biélorussie, une œuvre sociale liée au monastère Sainte-Élisabeth de Minsk cherche à apporter une réponse concrète à certaines de ces situations. À travers l'accueil, l'accompagnement et la vie communautaire, des femmes confrontées à de grandes difficultés peuvent retrouver un lieu où elles sont accueillies et respectées.

Un lieu pour celles qui n'ont plus personne

En 2011, un centre de réhabilitation sociale destiné aux femmes a été créé à environ quinze kilomètres de Minsk, près du village de Vichniovka.

Le centre accueille des femmes qui ont traversé des situations particulièrement difficiles.

Certaines sont d'anciennes détenues. D'autres ont perdu leur logement, leur travail ou leurs proches. Certaines se sont retrouvées seules avec leurs jeunes enfants et sans véritable soutien.

Pour ces femmes, retrouver un toit est évidemment essentiel. Mais l'aide matérielle ne constitue qu'une partie du chemin.

Il faut également retrouver la confiance, reconstruire des relations, reprendre courage et découvrir que l'on n'est pas définitivement condamné par les épreuves du passé.

Accueillir avant de juger

L'une des dimensions importantes de cette œuvre est l'accueil.

Lorsqu'une personne a connu l'abandon ou l'exclusion, elle peut avoir besoin avant tout de rencontrer quelqu'un qui accepte de l'écouter sans la réduire à son passé.

L'Église peut alors devenir un lieu où la personne est regardée autrement : non pas uniquement à travers ses erreurs, ses difficultés ou ses blessures, mais comme une personne créée à l'image de Dieu.

Cette démarche demande de la patience. Aider quelqu'un à se relever ne signifie pas effacer son passé, mais lui permettre de croire qu'un avenir reste possible.

La compassion comme chemin vers Dieu

L'article original rappelait une idée profondément chrétienne : la rencontre avec Dieu passe souvent par la bonté, l'amour et la compassion entre les personnes.

La foi ne se résume donc pas à des paroles.

Elle peut également se manifester par une présence, un repas partagé, un toit offert, une écoute attentive ou simplement par le fait de ne pas abandonner quelqu'un qui traverse une période difficile.

Le Christ nous enseigne à reconnaître Sa présence dans notre prochain. Aider une personne dans le besoin devient ainsi bien davantage qu'une simple action sociale : cela peut devenir un véritable témoignage de l'amour chrétien.

Retrouver une dignité

Lorsqu'une femme a perdu son logement, son travail ou ses relations familiales, elle peut progressivement perdre confiance en elle-même.

Un lieu d'accueil permet de reconstruire cette confiance étape par étape.

La vie quotidienne, le travail, les responsabilités, l'accompagnement des enfants et la participation à une communauté peuvent aider à retrouver des repères. La personne accueillie n'est pas seulement quelqu'un qui reçoit.

Elle peut également devenir quelqu'un qui participe, qui travaille, qui aide les autres et qui retrouve progressivement sa place dans la société.

Les enfants aussi ont besoin d'un environnement stable

Certaines femmes accueillies dans ces structures sont accompagnées de leurs jeunes enfants. Pour eux également, retrouver un environnement stable est essentiel.

Lorsqu'une famille traverse une période de grande précarité, les conséquences ne concernent pas seulement les adultes.

Offrir un lieu sûr à une mère et à ses enfants permet donc de protéger toute une famille et de lui donner la possibilité de repartir sur de nouvelles bases.

Une œuvre inspirée par l'Évangile

Le monastère Sainte-Élisabeth de Minsk développe différentes œuvres sociales et caritatives.

L'objectif présenté dans l'article original est de permettre au plus grand nombre possible de personnes de retrouver un chemin vers Dieu, tout en apportant une aide concrète aux personnes isolées et abandonnées.

Cette approche rappelle une vérité essentielle de la tradition chrétienne : la charité ne consiste pas seulement à donner quelque chose à quelqu'un, mais à reconnaître en lui une personne qui possède une dignité et une valeur infinies devant Dieu.

Dieu n'abandonne pas ceux que les hommes oublient

Le titre de l'ancien article, « Dieu œuvre pour les femmes délaissées », exprime une conviction spirituelle forte.

Il arrive que certaines personnes soient oubliées par la société, éloignées de leur famille ou rejetées à cause de leur passé.

Mais pour Dieu, personne n'est oublié.

Une personne peut avoir connu l'échec, la prison, la pauvreté, la solitude ou la rupture familiale. Cela ne signifie jamais que sa vie n'a plus de valeur.

Le christianisme annonce précisément cette possibilité de recommencement.

Une lumière dans les situations difficiles

L'histoire de ces femmes rappelle également que les œuvres chrétiennes peuvent avoir une dimension très concrète.

La prière et la compassion ne remplacent pas l'aide matérielle. Elles peuvent au contraire conduire à agir.

Donner un toit, accueillir une mère avec ses enfants, aider quelqu'un à retrouver une activité et lui permettre de reconstruire sa vie sont autant de manières de faire vivre l'amour du prochain.

Ainsi, une communauté chrétienne peut devenir un véritable lieu d'espérance.

Une leçon pour chacun de nous

Nous ne pouvons pas tous créer un centre de réhabilitation. Mais chacun peut faire quelque chose.

Une personne isolée peut avoir besoin d'une visite. Une famille en difficulté peut avoir besoin d'un soutien.

Quelqu'un qui a commis des erreurs peut avoir besoin qu'on lui rappelle qu'il est encore possible de changer.

Parfois, une simple parole de bienveillance peut représenter beaucoup pour celui qui traverse une période sombre.

L'Évangile nous invite donc à regarder autrement les personnes fragiles et celles que la société a tendance à oublier.

Ne pas abandonner celui qui est tombé, c'est déjà lui ouvrir une porte vers l'espérance.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ,

souviens-Toi de toutes les personnes qui se sentent seules et abandonnées.

Soutiens les femmes qui doivent reconstruire leur vie après des épreuves difficiles.

Protège les enfants qui grandissent dans des situations de précarité.

Donne aux communautés chrétiennes la force d'accueillir, d'écouter et de soutenir ceux qui souffrent.

Apprends-nous à ne jamais détourner notre regard de celui qui a besoin d'aide.

Et fais de nous des instruments de Ta paix, de Ta compassion et de Ton amour.

Seigneur, que personne ne se sente oublié.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : « Dieu œuvre pour les femmes délaissées en Biélorussie », publié sur Mystique Orthodoxe le 10 janvier 2023.

Source indiquée dans l'article original : page Facebook du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk.

Travail de réécriture : article entièrement retravaillé et développé en 2026 à partir du texte publié en 2023. Le contenu original a été conservé, puis reformulé, développé et organisé avec des sous-titres afin de mettre davantage en valeur les thèmes de l'accueil, de la dignité, de la compassion chrétienne et de l'espérance.

vendredi 6 janvier 2023

Nathalie Saracco : "En tuant Dieu, l'homme s'auto-assassine" !

 


Nathalie Saracco, scénariste et réalisatrice du film "La Mante religieuse" et auteur de "Aux âmes citoyens", a vu sa foi être ravivée lors d'un accident de la route, et ose aborder la question du péché. Un magnifique témoignage. 

mercredi 4 janvier 2023

Comment vaincre l'anxiété et le stress ?

 


L'anxiété et son traitement :

"Ne vous souciez pas de ce que vous mangez et de ce que vous buvez, ni de votre corps ni ce que vous portez ; l'âme n'est-elle pas plus importante que la nourriture et le vêtement du corps ? Tu as vu les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent, ni ne ramassent dans des entrepôts, et pourtant notre père céleste les nourrit ; Êtes-vous différent d'eux ?" (Matthieu, 6, 25-26)

Si nous ouvrons le coeur des gens d'aujourd'hui, nous verrons qu'ils sont pleins d'anxiété, d'inquiétude, de peur. Pour beaucoup de choses, les hommes s'inquiètent et deviennent malheureux ; mais l'inquiétude la lus sérieuse qui les saisit, c'est le souci de l'avenir... Il est à noter que les riches souffrent plus que les pauvres, les millionnaires galèrent aussi, ceux qui ne savent pas ce qu'ils ont.. Mais les classes pauvres aussi sont à l'agonie.. Tous les peuples de l'Est et de l'Ouest luttent. Il y a une anxiété globale. Elle a toujours été là, mais aujourd'hui davantage.

La science n'a pas été en mesure de réduire l'anxiété : 

On s'attendrait à ce que la science, avec ses progrès, réduise l'anxiété. Et pourtant, alors que la science a tant accompli et donné à l'homme confort et richesse, elle a accru son angoisse. Parce qu'elle tient de la pénicilline dans une main et des bombes dans l'autre. L'humanité lutte de peur qu'une troisième guerre mondiale, Armageddon, n'éclate de temps en temps (Apocalypse 16). Au-dessus de la tête de tous les peuples est suspendue l'épée de Damoclès. Malgré qu'il soit en bonne santé, l'homme, se sent malade, et court chez les médecins. Il fait des cauchemars, prend des somnifères. Lutte pour tout. Les scientifiques appellent cela le stress, c'est la maladie de l'âge, le chancre qui ronge les entrailles de l'humanité. C'est pourquoi les psychiatres ont augmenté, le monde est rempli de cliniques psychiatriques et de médicaments psychotropes. Et il n'y a pas de remède substantiel. 

Et pourtant il y a des médicaments

Et pourtant, il existe un médicament efficace et actif, qui dès que la personne le prend, l'angoisse quitte l'âme et vient "la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence" (Phil. 4,7). Le médicament est la foi. Foi en qui ? Aux magiciens, aux démons, aux richesses, dans les plaisirs, dans les systèmes du monde, dans les différentes religions, ? "Vanité des vanités, tout est vanité" (Eccl. 12). Foi en Notre Seigneur Jésus-Christ, et en ses paroles, qui ont une valeur inestimable. Avez-vous entendu ce que le Christ a dit ? Avez-vous entendu l'Evangile ? Paroles éternelles : "Ne vous inquiétez pas" (Matthieu 6,25), ne vous inquiétez pas. Certains s'en moquent et disent : Soyons paresseux, dit l'Evangile, et le ciel laissera tomber des pains. L'Evangile ne dit pas de telles choses ; il ne dit pas non lus de s'asseoir sous le figuier et d'attendre que la figue tombe pour la ramasser. L'Evangile condamne la paresse et l'inactivité. Celui qui a dit "Ne vous inquiétez pas", a aussi dit "Travaillez" (Genèse, Mathieu, Jean). Travaillons, dit le Christ, mais ne nous soucions pas de ce que nous allons manger ou boire. Cette anxiété est un péché. Pourquoi ? Parce qu'il y a un Dieu qui se soucie. Cette grande vérité est enseignée par l'Evangile. 

Il y a un Dieu qui est un Père, ne désespérez pas

Dieu existe ! Et il n'est pas isolé, comme certains le disent, dans quelque nébuleuse du monde astral. Il est notre père, il nous a créés, il est à nos côtés et il s'en soucie. Dieu se soucie plus qu'une mère ne se soucie d'un enfant, un officier de soldats, un médecin de malades, un gouverneur de ses sujets, un père de ses enfants. Dieu prend soin du monde entier ; du soleil, de la lune, des arbres, des oiseaux, des agneaux, des mers, des lacs, des rivières.. ; mais surtout il prend soin de l'homme. Je m'étonne qu'il y ait des gens qui blasphèment Dieu. Comment nous tolère-t-il ! Au lieu de remerciements, nous le défions. Chaque tic-tac de notre coeur est aussi une aubaine pour lui. Demandez aux médecins et apprenez qu'il n'y a pas de machine plus parfaite que le coeur humain. Mes frères ! N'ayons pas l'anxiété et le stress des incroyants et des gens de Mammon. Nous ne sommes pas seuls au monde, il y a Dieu le Père; il y a sa divine providence. En lui notre espoir dans les moments difficiles, en lui notre confiance absolue. 

Ouvrez le livre de votre vie, pour voir des miracles

N'ouvrez pas les journaux et les radios aujourd'hui. Ouvrez le livre de votre vie. Rappelez-vous, combien de fois il vous a sauvé. La main de Dieu était et est continuellement tendue sur vous. Ouvrez l'histoire de votre nation, et vous verrez combien de fois n tore pays a frôlé la destruction, et Dieu, par des miracles, vous a sauvés, comme l'a dit Kapodistrias. Ouvrez l'histoire du monde, et vous verrez que Dieu se soucie, s'intéresse à chacune de ses créatures. Si tout le monde nous abandonne, si la terre tremble et le monde devient un enfer, au milieu de l'ombre de la mort, ne craignez aucun mal, car il est avec vous. Ainsi, pour tout cela, ayons foi en Dieu et ne laissons pas le stress nous occuper.

Discours de l'Evêque Augustinos Kantiotos, Florina, 1 juillet 1979 à l'Eglise d'Agions Panteleimonos.

Extrait de http://hristospanagia3.blogspot.com

samedi 14 mai 2022

Pourquoi les enfants perdent-ils foi en Dieu ?

 


Pourquoi certains enfants perdent-ils la foi en grandissant ? Réflexion chétienne sur la transmission de la foi, l'humilité, l'éducation spirituelle et la prière des parents.

Pourquoi les enfants perdent-ils la foi en Dieu en grandissant ?


Pourquoi certaines personnes gardent-elles la foi tout au long de leur vie, tandis que d'autres s'éloignent progressivement de Dieu dès leur jeunesse ? Comment expliquer ce changement et, surtout, comment aider un enfant à conserver une relation vivante avec le Seigneur ?

La foi ne peut pas être imposée par la contrainte. Elle ne se transmet pas simplement par des obligations ou des interdictions. Elle doit pouvoir grandir librement dans le cœur de l'enfant, grâce à l'amour, à l'exemple et à une éducation qui lui fait découvrir la beauté de la vie chrétienne.

Transmettre la foi sans contraindre

Certains pensent qu'il ne faut pas parler de religion aux enfants avant qu'ils soient assez grands pour choisir eux-mêmes leurs convictions. Pourtant, accompagner un enfant dans sa découverte de Dieu ne signifie pas lui imposer une croyance.

Éduquer un enfant dans la foi, c'est lui apprendre à reconnaître le bien, à aimer la vérité, à respecter les autres et à découvrir la beauté de la création. C'est aussi lui donner des repères spirituels qui pourront l'accompagner toute sa vie.

Un enfant ne grandit pas dans un environnement neutre. Il reçoit chaque jour des influences venant de sa famille, de l'école, de ses amis et de la société. Si ses parents ne lui transmettent aucune valeur, d'autres influences contribueront à façonner sa vision du monde.

La transmission chrétienne ne doit donc pas être une pression, mais une présence bienveillante. Il est essentiel que l'enfant puisse poser des questions, exprimer ses doutes et découvrir progressivement le sens de la prière et de l'Évangile.

Quand l'ego prend la place de Dieu

En grandissant, l'être humain peut progressivement se concentrer davantage sur lui-même. Ses désirs, ses ambitions, ses frustrations et sa volonté personnelle peuvent finir par occuper une place centrale dans son existence.

Peu à peu, la recherche de Dieu risque alors de passer au second plan.

L'ego devient parfois si important que l'homme ne regarde plus le monde qu'à travers ses propres attentes. Il pense davantage à ce qu'il veut obtenir, à ce qu'il possède ou à ce qu'il estime mériter.

Dans cette situation, le souvenir de Dieu peut s'effacer.

L'Évangile nous rappelle pourtant cette parole du Christ :

« Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Matthieu 18, 3)

Cette parole nous invite à retrouver certaines qualités de l'enfance : la confiance, l'humilité, la simplicité du cœur et la capacité de nous émerveiller.

Il ne s'agit pas de rester immature, mais de ne pas laisser l'orgueil étouffer notre relation avec Dieu.

Garder le souvenir de Dieu dans sa vie quotidienne

Ceux qui conservent une relation profonde avec Dieu ne sont pas nécessairement épargnés par les difficultés ou les tentations. Ils connaissent eux aussi les moments de doute, les épreuves et les faiblesses humaines.

Mais ils essaient de ne pas perdre le souvenir de Dieu.

La prière, la lecture de l'Évangile, la participation à la vie de l'Église et l'attention portée à leur comportement les aident à garder leur cœur orienté vers le Seigneur.

Ils apprennent également à observer leurs pensées et leurs sentiments, à reconnaître leurs passions et à ne pas se laisser entièrement gouverner par elles.

Dans la tradition orthodoxe, cette vigilance intérieure occupe une place essentielle. Elle permet de ne pas se laisser entraîner par tout ce qui traverse notre esprit, mais de rechercher constamment la paix et l'humilité.

Les parents : transmettre une foi vivante

Un enfant ne retiendra pas uniquement les paroles de ses parents. Il observera surtout leur manière de vivre.

S'il entend parler d'amour, mais voit de la colère et du mépris au quotidien, il risque de ne plus comprendre le sens du message chrétien.

À l'inverse, lorsqu'il voit ses parents pardonner, aider les autres, reconnaître leurs erreurs et prier avec sincérité, il découvre une foi qui ne se limite pas aux mots.

Il faut également accepter que chaque enfant suive son propre chemin. Certains traverseront une période de questionnement ou prendront leurs distances avec l'Église. Cela ne signifie pas nécessairement que tout est perdu.

L'amour, la patience et la prière des parents peuvent continuer à accompagner leur enfant, même lorsque celui-ci ne partage plus leur foi.

Ne jamais cesser de prier pour ses enfants

La foi est un chemin qui se construit tout au long de la vie. Elle peut connaître des périodes de lumière, mais aussi des moments d'éloignement et de questionnement.

Il ne faut donc pas désespérer lorsqu'un enfant semble s'éloigner de Dieu. Plutôt que de multiplier les reproches, les parents peuvent continuer à lui témoigner leur amour, à respecter sa liberté et à le confier dans la prière à la miséricorde divine.

Le plus important n'est pas de contraindre un enfant à croire, mais de lui avoir montré, par notre propre existence, que la foi peut être une source d'amour, de paix et d'espérance.

Car Dieu ne cherche pas seulement des personnes qui accomplissent des gestes religieux : Il désire des cœurs qui viennent librement à Lui.

Que le Seigneur éclaire nos enfants, protège leur cœur et les accompagne tout au long de leur vie.


Source de l'article original : « Pourquoi les enfants perdent-ils foi en Dieu ? », publié le 14 mai 2022 sur Mystique Orthodoxe.

Consulter l'article original sur Mystique Orthodoxe

Le texte original indique également comme référence un extrait du blog Tokandylaki.

mardi 10 mai 2022

Des astuces pour déstresser votre enfant, et en faire un adulte bon et intelligent

 


Le Dr Ovide, neurologue pédiatrique, met en garde contre une tragédie silencieuse qui se déroule aujourd'hui dans nos foyers. Une tragédie silencieuse se déroule effectivement aujourd'hui dans nos maisons, et elle inclut nos plus beaux bijoux : nos enfants. Nos enfants sont dans un état émotionnel dévastateur ! Depuis 15 ans, les chercheurs nous livrent des statistiques de plus en plus inquiétantes sur une augmentation aiguë et régulière des maladies mentales infantiles qui atteignent aujourd'hui des proportions endémiques :

Les statistiques ne mentent pas :

1 enfant sur 5 a des problèmes de santé mentale

Une augmentation de 43% a été observée dans les TDAH

Il y a eu une augmentation de 37% de la dépression chez les adolescents

Il y a eu une augmentation de 200% du taux de suicide chez les enfants âgés de 10 ans à 14 ans. 

Les enfants d'aujourd'hui sont donc surexcités et surdoués de choses matérielles, mais il leur manque les bases d'une enfance saine telles que : 

Parents émotionnellement disponibles

Limites clairement définies

Responsabilités

Alimentation équilibrée et sommeil suffisant

Mouvement en général mais surtout à l'extérieur

Jeu créatif, interaction sociale, possibilités de jeu informelles et espaces ennuyeux

Au contraire, ces dernières années, les enfants ont vu :

Leurs parents affichés numériquement

Des parents indulgents et permissifs qui laissent leurs enfants "gouverner le monde" et être ceux qui établissent les règles

Sens du droit, tout mériter sans le gagner ni en être responsable

Sommeil insuffisant et alimentation déséquilibrée

Un mode de vie sédentaire

Une excitation sans fin, des nounous technologiques, une satisfaction immédiate et pas de moments ennuyeux

Que faire ? Si nous voulons que nos enfants soient heureux et en bonne santé, nous devons nous réveiller et revenir à l'essentiel. Il est encore temps ! De nombreuses familles constatent des améliorations immédiates après des semaines d'application des recommandations suivantes :

Fixez des limites et rappelez vous que vous êtes le capitaine du navire. Vos enfants se sentiront plus en sécurité en sachant que vous contrôlez le bateau.

Offrez aux enfants un style de vie équilibré rempli de ce dont ils ont besoin, pas seulement de ce qu'ils veulent. N'ayez pas peur de dire "non" à vos enfants, si ce qu'ils veulent n'est pas ce dont ils ont besoin.

Fournir des aliments nutritifs et limiter la malbouffe.

Passez au moins une heure par jour à l'extérieur à faire des activités telles que : le vélo, la randonnée, la pêche, l'observation des oiseaux-insectes.

Profitez d'un dîner familial quotidien sans la distraction des smartphones ou de la technologie

Jouez à des jeux de société en famille.

Faites participer vos enfants à un travail ou à une tâche ménagère en fonction de leur âge (plier des vêtements, ranger des jouets, suspendre des vêtements, débarrasser la table, nourrir le chien, etc.)

Etablissez une routine de sommeil cohérente pour vous assurer que votre dorme bien. 

Ne chargez pas le sac à dos de vos enfants, ne portez pas vos sacs à dos, ne prenez pas le travail qu'ils ont oublié, n'épluchez pas leurs bananes ou épluchez leurs oranges ou pommes, s'ils peuvent le faire eux-mêmes. 

Apprenez leur à attendre. 

Donnez des occasions à l'ennui, car l'ennui est le moment où la créativité s'éveille. Ne vous sentez pas responsable de toujours divertir les enfants. 

N'utilisez pas la technologie comme remède à l'ennui.

N'utilisez pas la technologie dans les repas, les voitures, les restaurants... Utilisez ces moments comme opportunités de socialisation, entraînant ainsi le cerveau à fonctionner lorsqu'il est dans un état d'ennui.

Dr Luis Rojas Marcos, psychiatre,

Extrait de http://enorion.blogspot.com/