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vendredi 19 juin 2020

Dîner en famille...


Amis, dînez ensemble, toute la famille Je souligne le mot "ensemble", à la table commune, et non à côté du téléviseur. Bien sûr, rien ne rassemble les gens comme leur participation conjointe aux sacrements de l'église et à la prière. Mais ce sont, pour ainsi dire, des mathématiques supérieurs. Mais pour commencer, il faut au plus simple, un repas familial commun, capable de rassembler des gens aujourd'hui plus déconnectés que jamais.

Récemment, une simple famille moyenne était unie par la télévision, mais maintenant chacun a sa propre famille. Et à côté de lui, un grand nombre de toutes sortes de "widgets" et "gadgets", dans lesquels une personne se plonge tête baissée, oubliant tout le monde, y compris ses proches..

Les maris et les femmes, les enfants et les parents, ne communiquent pratiquement pas entre eux. Les anniversaires, les banquets, les fêtes d'entreprise et les mariages n'impliquent pas de communication, car une musique trop forte joue. Les enfants souffrent surtout d'un manque de communication en direct, car ils en ont surtout besoin. Cela leur donne une impulsion sérieuse au développement de la parole, la capacité de défendre calmement et de manière intéressante leur point de vue dans la discussion, d'élargir leurs horizons. 

Hélas, personne ne parle aux enfants, ils sont perçus comme un objet. Mais une simple communication peut les protéger de nombreuses crises. Habitués à partager leurs expériences avec leurs parents, ils peuvent éviter, par exemple, les phobies, et à un âge plus mûr, naturellement et harmonieusement, sans perdre le contact avec leurs parents, ne commettent pas beaucoup de bêtises.

Par conséquent, en plus des voyages en commun en voiture, désormais rare et peu pratiqués pour la cueillette des champignons, un repas en famille en ce moment est le seul moyen de faire en sorte que la famille reste vraiment une famille. C'est, si vous voulez, un certain minimum de népostisme réelle faisant semblant d'être heureux.

Prêtre Dimitry Fetisov

Extrait de 

dimanche 25 novembre 2018

La culture de la foi chez les enfants

Icône de la Vierge et l'Enfant Jésus


Il  y a des enfants qui ont une foi forte en dépit de l'incrédulité de leurs parents, voire l'hostilité envers la religion. La beauté et l'ordre de l'univers éveille la foi en eux, comme il l'a fait en la grande martyre Barbara.

L'écrivain et nouveau martyr Evgeny Poselyanin (son vrai nom était Pogozhin, 1870-1931), réfléchit sur l'enseignement de la foi aux enfants dans son livre, Faith, et le chemin de la foi.

"Un tel esprit (comme la grande martyre Barbara), arrive de lui-même à une foi inévitable dans le Créateur de tout ce qui existe. Ensuite, une personne avec un esprit vif et profond, et une nature qui se distingue par un sens de la justice, estime qu'il est nécessaire d'enquêter sur ces attaques étranges contre la religion, dont il est devenu un témoin. Il cherche à donner un sens à tout cela. Et on pourrait dire que d'autres personnes, qui sont restées indifférentes à cette nature dans les moments où la religion n'était pas persécutée, se tournent vers elle avec toute leur âme pendant les périodes de persécution. Cependant, le chemin que je viens de mentionner est le chemin de la foi directe, et il est le chemin de quelques âmes choisies.

Chez d'autres, la foi doit être cultivée, et cette culture de la foi est l'une des tâches les plus importantes de la vie. Il est largement connu que les gens de foi sont grandement intéressés à la question de savoir comment faire passer leur foi à leurs enfants. Vous trouverez même des athées qui sont préoccupés de cela. Un français ayant dénié sa foi,  prendrait personnellement sa fille pour l'amener au catéchisme, apparemment dans un effort pour éduquer sa fille dans la foi que lui-même avait perdu.

Une femme, personne très instruite, qui se considérait comme athée, recevait les enfants pauvres dans une cafétéria. Une fois, elle a raconté une histoire à ce sujet : "Je suis venu à la cafétéria. Les enfants étaient assis à table comme des agneaux, sans la prière. Je leur ai immédiatement demandé de changer grâce". Elle a ensuite strictement ordonné aux surveillants de faire en sorte que les enfants ne soient jamais assis pour manger sans prier d'abord. Voilà qui de la bouche d'un athée, est assez inattendu.

Mais cela est juste l'athéisme dans ses conditions finales, comme il existe chez les personnes profondes. Soit la personne est douce et éprise de paix, en bordure de la foi, comme dans l'exemple de cette âme féminine, où elle est odieuse et militante. Et la haine est seulement alors le revers de l'amour. D'une façon ou une autre, ces gens sentent la valeur que la religion a pour l'âme, le soutien irremplaçable qu'elle donne aux gens, et ils ne peuvent pas se résoudre à prendre ce trésor loin de leurs proches.

Une mère a embauché un professeur stagiaire dans le village pour son fils, qui avait seize ans à l'époque. L'étudiant était convenable à tous égards, mais une question très importante devait encore être donnée. "Vous voyez", dit la mère aimante, "J'ai amené mon fils dans la foi, et j'ai été en mesure de le préserver de tous les doutes à ce sujet. Je voudrais savoir quel genre d'influence vous aurez dans cet aspect".

"La position que vous offrez", répondit le jeune homme honnête et décent, "me convient à tous les égards. Mais je préfère perdre cette position que vous cacher la vérité. Je ne suis pas croyant, et je souffre beaucoup de cette situation. Me connaissant bien, il est difficile de vivre sans la foi, bien sûr je ne voudrais pas essayer de secouer la foi de l'enfant de quelque façon. Si je dois être employé par vous, je prendrais toutes les précautions pour éviter toute mention de ces questions en présence de votre fils".

Voici comment quelqu'un qui est bienveillant devrait rapporter cette question. Mais bien sûr, l'âme de l'enfant ne recevra pas beaucoup de ce silence prudent...Parallèllement, une vieille icône était éclairée par une lampade, avec une flamme mourante, et une vieille nounou faisait des prostrations, après prosternation, devant l'icône ; les cloches dans le clocher local sonnaient doucement et paisiblement. Les enfants de Dieu sont sur leur chemin, à l'église de Dieu.

Ce monde de Dieu, ce saint calme, est quelque chose que l'enfant peut se rappeler plusieurs fois plus tard dans ses années d'adulte, et cela deviendra clair dans son âme sombre quand il s'en souviendra... Je me souviens une fois avoir visité une maison... Une des chambres était spacieuse, bien entretenue. Sur la table, un boîtier métallique avec un revêtement en métal doré, où était une icône de la Mère de Dieu de Kazan, et une flamme tendre vacillait à travers le verre bleu d'une lampade. "Mon mariage est béni avec cette icône de mon père", me dit tranquillement le maître de maison. Dans le centre de la pièce se trouvait un berceau avec un bébé faisant doucement claquer ses lèvres dedans. Il semblait que les yeux peints de l'icône ancienne atteignait ce berceau avec son aimable regard, bénissant cette nouvelle existence humaine. Cette icône unissait le grand-père et l'enfant, le passé et le présent, avec des liens invisibles. Tel est l'environnement sain, naturel, qui entoure l'enfant de parents chrétiens.

Et quelle poésie touchante se trouve en la jeune mère qui enseigne à son enfant à faire de ses petits doigts le premier signe de croix... Quel dommage pour l'enfant dont la mère ne lui a pas appris à prier. Il est remarquable que les enfants ne doutent jamais de l'existence de Dieu. Leur conscience est capable de saisir l'idée de la Divinité. Les paroles du Sauveur, "Tu as caché ces choses aux sages et au intelligents, et tu les as révélées aux enfants" (Matthieu, 11, 25, Luc, 10, 21), ouvre un champ légitime pour tirer des conclusions très nécessaires.

Après avoir commencé sa vie religieuse précoce, l'âme infantile peut avancer très loin dans son développement religieux, alors encore dans l'enfance. L'enfant peut contempler les mystères dans lesquels, par exemple, les deux célèbres chérubins de la peintre "La Madone Sixtine" de Raphaël sont engloutis, placés comme ils le sont à la frontière entre deux mondes... Celui qui a eu la chance d'observer les expressions faciales des enfants qui viennent de recevoir la communion, peut attraper dans ces moments une marque extraordinaire de la sainte pureté, la joie, et le concentration...

Dès l'âge le plus tendre, les enfants devraient recevoir la Sainte Communion aussi souvent que possible, même chaque semaine. Rien ne transforme plus facilement une âme que son immersion fréquente dans la sainteté du Christ à sa table.

Le célèbre père spirituel et prédicateur, l'archiprêtre Alexei Petrovitch Kolokolov, dit un jour que l'une de ses filles spirituelles s'était mariée à un homme manifestement présentant plus tard des signes de maladie mentale. Les médecins avaient peur que les enfants soient anormaux. Pour sa part, le P. Alexei  a offert sa propre médecine pratique spirituelle. Il a conseillé à la mère des trois garçons de ce mariage la communion fréquente, dès les premiers mois de leur vie. Ils ont tous grandi à être des hommes sains et normaux... Une perception vivante de Dieu doit être inculquée chez les enfants. le sentiment qu'il y a un Tout Puissant, excellent Être supérieur, à qui tout est révélé, et qui est toujours prêtre à écouter les uns et les autres, et leur répondre. Laissez l'enfant avec sa foi simple et sincère, sa foi forte en lui, qui sera plus tard l'acquisition d'une teinte différente quand il arrivera à maturité.

La prière instinctive d'un enfant avec ses demandes étranges et particulières, se transforme en prière consciente d'un adulte.

Evgeny Poselyanin,

Traduction par Nun Cornelia (Rees)
31 mai 2012

Extrait de Pravoslavie.ru


Cultivating faith in children

lundi 17 septembre 2018

Il vaut mieux être dans la grâce de Dieu rapiécé, que dans les mains du démon brillant et serré



Saint Jean Bosco : mieux vaut être dans la grâce de Dieu, même rapiécé

Saint Jean Bosco avait une manière très particulière de parler aux jeunes. Il ne cherchait pas à les éloigner de la joie, du jeu ou des activités de leur âge. Au contraire, il considérait que la jeunesse devait être vécue pleinement, dans une atmosphère fraternelle, joyeuse et confiante.

Pour lui, l'éducation chrétienne ne consistait pas à enfermer les jeunes dans une vie triste et austère. Elle devait leur apprendre à aimer Dieu tout en découvrant la beauté de la vie.

Une parole attribuée à Don Bosco résume avec humour et profondeur cette pédagogie :

« Il vaut mieux être dans la grâce de Dieu rapiécé, que dans les mains du démon brillant et bien ajusté. »

Derrière cette formule pleine de malice se trouve un véritable enseignement spirituel.

Don Bosco, un éducateur proche des jeunes

Jean Bosco, né en 1815 dans le Piémont, consacra une grande partie de sa vie à l'éducation des jeunes, en particulier des garçons pauvres ou en difficulté.

Il avait compris que l'on ne pouvait pas transmettre la foi uniquement par des discours. Il fallait d'abord créer une relation de confiance. Les jeunes devaient se sentir aimés, accueillis et respectés.

Don Bosco organisait donc des moments de prière, d'étude et de formation, mais également de nombreux jeux et activités récréatives.

Il participait lui-même aux jeux.

Selon les récits de ses proches, il était particulièrement sportif et aimait courir avec les jeunes. Il pouvait les provoquer amicalement à la course, puis chercher ensuite à éviter de les humilier lorsqu'il gagnait.

Cette proximité faisait partie de sa méthode éducative.

« Pendant que vous vous reposez, le diable travaille »

Don Bosco savait cependant que la joie et la détente ne signifiaient pas l'absence de vigilance.

Lorsqu'il voyait certains jeunes perdre leur temps dans des conversations inutiles ou dans des comportements qui pouvaient les éloigner du bien, il pouvait leur rappeler avec humour :

« Regardez, pendant que vous vous reposez, le diable travaille. »

Cette expression correspond à sa vision de l'éducation.

Il ne voulait pas que les jeunes soient constamment occupés par des choses futiles, mais il ne souhaitait pas non plus les priver de loisirs.

L'objectif était de trouver un équilibre entre travail, prière, formation et joie.

La joie fait partie de la vie chrétienne

Pour Don Bosco, la joie n'était pas l'ennemie de la vie spirituelle. Au contraire, elle pouvait en être un signe.

Il connaissait bien les dangers de l'oisiveté, mais il savait également qu'un jeune a besoin de bouger, de jouer, de rire et de développer ses capacités.

Les loisirs pouvaient donc devenir un véritable moyen éducatif. Don Bosco ne cherchait pas à fabriquer des jeunes tristes et enfermés dans la peur.

Il voulait former des hommes capables de vivre avec courage, responsabilité et confiance en Dieu.

« Mieux vaut dépenser en chaussures qu'en médicaments »

Une autre parole rapportée dans l'article montre son sens très concret de l'éducation.

Lorsque certaines personnes lui reprochaient que les jeux et les courses des jeunes abîmaient leurs chaussures et leurs vêtements, Don Bosco aurait répondu en substance qu'il valait mieux dépenser pour remplacer des chaussures ou des vêtements que de devoir ensuite dépenser pour soigner des jeunes qui n'auraient pas suffisamment bougé.

Cette attitude montre une chose importante : Don Bosco connaissait les jeunes tels qu'ils étaient réellement.

Il ne cherchait pas à imposer une spiritualité déconnectée de la vie quotidienne.

« Rapiécé », mais dans la grâce de Dieu

C'est dans ce contexte qu'apparaît la formule qui donne son titre à l'article.

Don Bosco préfère voir un jeune avec des vêtements usés par le jeu, les courses et l'activité plutôt qu'un jeune parfaitement habillé mais éloigné de Dieu.

L'expression :

« Il vaut mieux être dans la grâce de Dieu rapiécé… »

est volontairement humoristique.

Elle signifie que l'apparence extérieure est secondaire par rapport à l'état intérieur de l'âme.

Un vêtement peut être réparé. Une chaussure peut être remplacée. Mais la vie spirituelle demande une attention beaucoup plus profonde.

Ce qui compte avant tout, c'est de demeurer dans l'amitié avec Dieu.

La grâce de Dieu avant les apparences

Cette idée rejoint une dimension essentielle de la spiritualité chrétienne. Dieu ne regarde pas seulement l'apparence extérieure. Il regarde le cœur.

Un chrétien peut connaître des faiblesses, des chutes, des périodes difficiles et même des moments où sa vie semble « rapiécée ».

Mais il peut toujours revenir vers Dieu. La grâce n'est pas réservée à ceux qui paraissent parfaits.

Elle est précisément ce qui permet à l'homme de se relever et de recommencer.

C'est pourquoi le message de Don Bosco demeure particulièrement parlant : mieux vaut une vie simple, imparfaite mais tournée vers Dieu qu'une existence extérieurement brillante dans laquelle Dieu n'aurait plus de place.

Une pédagogie fondée sur la confiance

Don Bosco ne séparait donc pas la discipline de l'affection.

Il voulait que les jeunes apprennent à obéir et à respecter les règles, mais il cherchait d'abord à gagner leur confiance.

Son système éducatif, appelé plus tard système préventif, reposait notamment sur la raison, la religion et l'affection.

L'éducateur devait être présent auprès des jeunes, connaître leurs difficultés et les accompagner avant que les problèmes ne deviennent graves.

Cette conception était profondément novatrice pour son époque.

Une sainteté joyeuse

Saint Jean Bosco nous rappelle également que la sainteté chrétienne n'est pas nécessairement synonyme de tristesse.

On peut prier et rire. On peut travailler et jouer. On peut être sérieux dans sa foi tout en gardant un cœur joyeux.

Don Bosco avait compris que la joie pouvait ouvrir le cœur des jeunes. Un jeune qui se sent aimé est davantage disposé à écouter. Un jeune qui fait confiance peut accepter une correction.

Un jeune qui découvre que la foi n'est pas synonyme de tristesse peut progressivement comprendre que Dieu n'est pas un maître lointain, mais un Père qui appelle à vivre dans la vérité et l'amour.

Une parole qui peut encore nous interpeller

La petite phrase de Don Bosco peut également être méditée par les adultes.

Nous accordons parfois beaucoup d'importance à l'apparence : réussir, paraître fort, avoir une belle image, montrer une vie parfaite.

Mais la vie chrétienne nous invite à regarder plus profondément. Que reste-t-il lorsque les apparences disparaissent ? Quelle place Dieu occupe-t-il réellement dans notre existence ? Sommes-nous prêts à reconnaître nos faiblesses et à revenir vers Lui ?

Une vie « rapiécée » peut devenir une belle vie lorsqu'elle est confiée à Dieu.

La grâce au milieu des difficultés

La tradition spirituelle chrétienne ne promet pas une existence sans difficultés.

Même lorsque nous cherchons sincèrement à suivre Dieu, nous connaissons les épreuves, les erreurs, les déceptions et parfois les chutes.

Mais la grâce de Dieu nous permet de ne pas rester prisonniers de ces difficultés.

Dans les écrits de Don Bosco destinés aux jeunes, on retrouve cette conviction que ceux qui vivent dans la grâce de Dieu peuvent conserver une véritable joie même au milieu des afflictions.

La joie chrétienne n'est donc pas l'absence de problèmes. Elle est la confiance que Dieu reste présent au cœur même des difficultés.

Un éducateur qui croyait en la jeunesse

L'héritage de Don Bosco repose finalement sur une conviction très simple : un jeune n'est jamais perdu lorsqu'il rencontre quelqu'un qui croit en lui et qui l'aide à découvrir le bien.

Il ne faut pas seulement corriger les fautes. Il faut également encourager. Il ne faut pas seulement montrer les dangers. Il faut montrer un chemin.

Et surtout, il faut aimer.

C'est probablement l'une des raisons pour lesquelles le témoignage de Don Bosco continue de toucher les éducateurs et les chrétiens bien après sa mort.

« Dans la grâce de Dieu »

La phrase de Don Bosco peut finalement être comprise comme une petite parabole.

Les vêtements peuvent être usés. Les chaussures peuvent être abîmées. La vie elle-même peut parfois sembler avoir été recousue plusieurs fois.

Mais rien de cela n'est essentiel.

Ce qui compte véritablement est de ne pas perdre le lien avec Dieu.

Mieux vaut avancer humblement, avec ses blessures et ses imperfections, mais dans la grâce de Dieu, que de paraître parfait tout en laissant son cœur s'éloigner de Lui.

C'est peut-être là toute la sagesse de cette parole de saint Jean Bosco.

Une sainteté qui ne cherche pas à paraître parfaite. Une sainteté joyeuse. Une sainteté proche de la vie. Une sainteté qui apprend à se relever.

Et surtout, une sainteté qui garde les yeux tournés vers Dieu.

Sources et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Il vaut mieux être dans la grâce de Dieu rapiécé, que dans les mains du démon brillant et serré », publié le 17 septembre 2018.

Source indiquée dans l'article original : Fermenti Cattolici Vivi, article consacré à saint Jean Bosco. Le blog demande lui-même que ses contenus soient repris avec mention de la source et du lien.

Sources complémentaires : les Memorie Biografiche di Don Giovanni Bosco et les écrits de Don Bosco permettent de replacer certaines de ses paroles et de mieux comprendre sa pédagogie envers les jeunes.

Travail de réécriture en 2026 : l'ancien texte a été entièrement reformulé et développé, avec une nouvelle structure, des sous-titres et une mise en perspective de la pensée éducative et spirituelle de Don Bosco. Les citations sont conservées comme paroles rapportées et les éléments qui relèvent de la tradition biographique sont présentés avec prudence.




mardi 28 août 2018

La prière des enfants..


Cher Dieu, fais moi marcher sur le côté ensoleillé de la vie , Sven 8 ans

Bienheureuse Vierge Marie, laisse moi être douce quand c'est dur pour moi.. , Olga 10 ans

Seigneur, donne moi tes yeux pour voir les bonnes personnes, Otto 12 ans



dimanche 15 avril 2018

Une attitude chrétienne orthodoxe vers l'assermentation

Capitaine Haddock jurant


Il y a quelques jours, une étude a été délivrée, et qui est apparue un peu partout dans les nouvelles, où les chercheurs de Keele University ont fait la "découverte" que le juron pouvait réduire la sensation de douleur. Derrière le but de cette étude, il fallait déterminer pourquoi dans le monde entier, l'homme jure. Le Dr Richard Stephens, qui a mené l'étude à l'école de l'université de la psychologie, en a conclu :

"Nous pensons que le juron pourrait faire partie d'une réaction de défense. Parmi les bénévoles de l'expérience qui ont juré, nous avons également constaté qu'ils avaient une fréquence cardiaque élevée.. "

Il est difficile pour moi de comprendre pourquoi des subventions sont données pour de telles études, si la personne jure pour la douleur ou pour son plaisir. Pour ceux qui ne peuvent pas maintenir une attitude sobre et priante, en utilisant des remarques sexuelles ou blasphématoires lâches, cela peut aider à augmenter le plaisir de jurer et diminuer la douleur, mais ceux-ci sont habituellement associés à des activités ou des pensées que les chrétiens sont appelés à ne pas associer avec eux-mêmes. Les martyrs de la chrétienté sont des témoins du fait que, même sous la torture extrême, la pieté et la vertu sont maintenus, et les jurons et blasphèmes évités avec une attiude plus élevée que ceux atteints par une simple douleur.

L'histoire de Katy Perry


Cependant, l'histoire de la chanteuse pop star Katy Perry, lorsqu'elle a écrit sa chanson à succès "I Kissed A Girl", afin de se rebeller contre ses parents évangéliques "comiquement stricts", a dit que dans son enfance, il lui était interdit de jurer, même sur des questions stupides, ne pas utiliser un aspirateur de type "Dirt Devil".. Elle explique en outre que si par exemple elle s'écrasait l'orteil, il fallait dire quelque chose comme "Joyeux Noël", et que si pour une raison quelconque elle disait le mot "Diable", elle aurait de grandes difficultés. Ce qui est arrivé à Katy Perry par l'influence de ses parents, est une réaction commune des chrétiens luttant contre ceux qui tentent de leur faire prêter serment. Il y a, cependant, un danger pour les chrétiens qui voient tous péchés comme des actes de démoralisation, frisant ainsi l'extrême (comme on le voit avec Katy Perry). Dans le cas de Katy Perry, elle a eu des réponses contre les normes de ses parents, qui ne faisaient pas partie de sa propre attitude. Autrement dit, que ce soit l'assermentation ou le blasphème, ceux ci sont mauvais et dangereux pour la personne s'ils sont un rejeton de l'état spirituel. Lorsque l'esprit d'une personne est forcé, contredit à l'extrême, (comme le cas de "Joyeux Noêl" au lieu d'un simple blasphème), la rébellion est à prévoir comme une réaction de réponse.

La réponse de Elder Paissios


Le dialogue suivant entre l'Ancien Paisios et quelques jeunes hommes qui venaient lui rendre visite, nous apporte ici une réponse intéressante :
"Frère, quelques jeunes hommes qui sont pieux sont troublés pendant leur service militaire par ceux qui abusent et blasphèment, ne croient pas. Que devraient-ils faire ,"
"Cela exige discernement et de la patience, Dieu va nous aider" a répondu le Père Paisios. "L'opérateur sans fil avec qui je travaillais dans l'armée, blasphémait, était un incrédule Chaque jour, il venait à l'unité me laver le cerveau avec des idées comme la théorie darwinienne de l'évolution, et d'autres choses semblables ! Choses entièrement blasphématoires. Mais après un événement particulier, il a commencé à comprendre quelques petites choses. Une fois que nous étions parti pour une mission et avions chargé l'équipement sur une mule, nous avions pris un chemin en descente et glissant, et je tenais la queule de la mule et le soldat tenait les rênes. Soudain, comme un support avait légèrement touché les oreilles de l'animal, la mule a donné un bon coup de pied avec ses pattes de derrière, et me jeta avec force sur le côté. Je me rendis compte que je pouvais quand même encore marcher ! La seule chose que je me souvienne, c'est d'avoir crié "Panagia !" (une expression de louange pour la Vierge Marie). Les sabots de la mule m'avaient bien touchés au corps. Ma poitrine était toute noire et bleue. L'animal avait frappé avec une telle force. Le collègue soldat était très surpris de me voir marcher ! Nous avons alors continué notre mission. Un peu plus loin, le collègue soldat a perdu pied sur un rocher, est tombé et ne pouvait pas se lever. Il a commencé à crier "Ma Panagia ! Mon Christ ! Que vais-je devenir, aidez-moi !". Ne vous inquiétez pas lui ai-je dit, je vais rester avec vous. Le pauvre garçon a alors commencé à penser :" Arsenios (c'est le nom de l'Ancien avant de devenir moine), la mule à coups de pieds t'as fait voler dans les airs, et tu ne souffres de rien, tandis que moi, j'ai simplement perdu pied, et je suis désormais incapable de marcher". Après un certain temps, il se leva avec difficulté, et je l'ai aidé. Les autres membres de l'unité ont progressé. Le collègue soldat avait reçu une bonne leçon ce jour-là. Chaque jour, il débitait ses blasphèmes sans retenue, puis au jour de nos accidents, au lieu de prêter serment sur demande, il a commencé à crier de lui-même "Ma Panagia, Mon Christ !". La Panagia est maintenant son juron !
Une autre personne, un motocycliste dans l'armée, s'était cassé la jambe, et il avait blasphémait. "Vous ne pouvez pas lui dire quelque chose me dit-on ?". Je ne pouvais rien lui dire, il maudissait constamment le Christ, et la Panagia, pour me gêner. Je n 'ai rien dit, mais vous savez, quand les gens maudissent et blasphèment, au bout d'un moment, ils se mordent la langue ! Quand quelqu'un maudit ou blasphème, il est préférable de faire semblant d'être occupé et de ne pas écouter, et de dire la prière de Jésus. Car s'il voit que vous êtes attentif à lui, il peut continuer à maudire d'autant plus, et vous pouvez alors devenir une cause pour son influence démoniaque. Vous devez faire attention de ne pas lui parler sévèrement, mais plutôt, devenir humble. Qu'est-ce que Saint Isaac le Syrien nous dit ? "Réfutez ceux qui contestent avec vous par la force de vos vertus, et non par la force de persuasion de vos mots. Par la douceur et la tranquillité de vos lèvres, vous mettez l'impudence au silence. Reprenez l'aveugle par la noblesse de votre vie, et ceux qui sans vergogne blasphèment concernant les sens, par la modeste bordures de vos yeux".

Dans ce dialogue, Elder Paissios semble répondre à toutes les questions contre le blasphème. Il nous tend vers une réponse orthodoxe. Une attitude orthodoxe face à la douleur, à la place de l'agressivité, barbare, tout en restant fidèle à vous-même. N'est-ce pas une attitude de souffrance que bénit Dieu plutôt que la malédiction de Dieu en blasphémant ? N'est-ce pas l'attitude que Jésus avait en étant crucifié ?  En suggérant que l'évolution guide notre comportement, les chrétiens ne sont-ils pas appelés à s'élever au-dessus et se transformer ? Et en faisant cela de nos propres vies, nous devenons un exemple pour nos amis, la famille et les enfants, prouvant que jurons et blasphèmes deviennent finalement inutiles.



Extrait de Mystagogy,

De John Sanidopoulos,

jeudi 22 février 2018

Saint Porphyrios : Sur l'égoïsme et l'éducation des enfants


Saint Porphyrios de Kavsokalyvia

"La vérité du Christ souligne que, si vous louez une personne, vous en faites un égoïste, l'égotiste est chargé, guidé par le diable, l'esprit malin ; ainsi, grandissant au milieu de l'égoïsme, le premier acte est : nier Dieu et être un misérable égoïste dans la société..."

"Quand donc nous louons l'enfant, nous créons ce "super ego", nous l'étranglons d'égoïsme, et nous causons un grand mal, sensible aux choses diaboliques..."

"En toutes choses, nous devrions apprendre aux enfants à chercher l'aide de Dieu... Pour l'enfant, vous ne devriez pas dire : "Vous l'avez fait, vous êtes le plus impressionnant, vous êtes jeune, vous êtes courageux, vous êtes parfaits !... L'enfant n'est pas aidé par cela, vous pouvez lui dire de prier, dites lui : "Mon enfant, les dons que tu as, Dieu te les a donné, prie Dieu pour cette grâce". Voilà ce qu'il faut faire.

"La grâce de Dieu ne vient qu'avec une sainte humilité".. "La louange rend l'homme sourd et chasse la grâce de Dieu"... 

"Nous devons enseigner aux enfants à vivre humblement et simplement, à ne pas chercher la louange et un "bravo". Nous devons leur enseigner que l'humilité existe, qui est la santé de la vie..."

Extrait de Full of Grace,



et Agapi en Xristo,

samedi 10 février 2018

Quand, comment et combien de fois nous devons dire à nos enfants "Non"


Très souvent, les parents se demandent quand et à quelle fréquence ils doivent dire "non" à leurs enfants. La vérité est que dès qu'ils sont bébés, à intimider, marcher, explorer, le mot "non" entre dans la routine familiale. 

"Non" varie d'une famille à l'autre, car tous les parents n'ont pas les mêmes priorités et ne donnent pas le même poids aux mêmes problèmes.

"Non" devrait toujours être suivi d'une explication et d'un "pourquoi", et bien sûr calmement, au lieu de l'hystérie, et avec stabilité et répétition. 

La même chose s'applique jusqu'à l'adolescence, et si les bases sont précoces, votre "non" aura une gravité. Cela peut vous sembler éloigné, mais il est plus proche que vous ne le pensez, et les deux "non" vous aideront toujours à délimiter. Cependant, chaque fois qu'un "non" est compris, et n'a pas besoin d'être répété, vous pouvez passer au suivant qui correspond à l'étape suivante et à l'âge approprié. Pourquoi pas trop de "non" ? Parce que si vous en dîtes trop pour différentes raisons, vous serez un parent qui dira constamment "non", et ce "non" n'aura plus la gravité que nous voulons. Cela se verra à la fois dans le tempérament de vos enfants, et dans votre relation, qui sera caractérisée par une controverse constante.

Alors, délimitez des comportements, au plus deux, qui sont prohibitifs pour vous et votre famille, et dites "non" à eux pour l'instant. Il est important que le "non" soit dit de manière stable, sans voix et sans menace, et qu'il soit toujours le même. 

N'oubliez pas aussi que le "Oui" est ce qui rend notre vie quotidienne plus agréable, et nous donne des souvenirs d'une vie, à la fois pour nous et pour nos enfants. 

mardi 24 octobre 2017

Saint Serge de Radonège : le comportement à adopter sur Terre


Les chrétiens orthodoxes doivent demeurer fermement dans la foi orthodoxe, garder l'amour sans hypocrisie et l'unité d'esprit les uns avec les autres. Ils doivent maintenir leurs âmes et leur corps dans la pureté, se méfier des désirs coupables, consommer de la nourriture et de la boisson avec modération, et surtout orner leurs âmes avec l'humilité. Ils doivent être hospitaliers, éviter les disputes et ils ne doivent en aucun cas attribuer l'importance aux honneurs et à la gloire de ce monde, mais à la place de cette vaine gloire, il faut attendre la récompense qui vient de Dieu, la jouissance des dons célestes.

Saint Serge de Radonège

lundi 3 juillet 2017

La véritable éducation



"Tous les efforts de l'apprentissage sont vain, sans l'effort d'atteindre la pureté de la foi et de la vie.

Le monde céleste ne se révèle pas quand on essaie de l'apprendre, mais lorsque l'on est pur."

Saint Nicolas Vélirimovitch


"Les affaires humaines sont plus faibles qu'une ombre ; un rêve de jeunesse se fane plus vite que des fleurs au printemps ; notre beauté s'efface avec l'âge et la maladie ; la richesse est incertaine, et la gloire est volage ; la poursuite des arts et des sciences est délimitée par la vie présente ; le charme de l'éloquence atteint l'oreille simplement ; alors que la pratique de la vertu est un bien précieux pour son propriétaire, un charmant spectacle pour ceux qui en sont témoins ; faites ceci, et vous serez dignes des promesses faites par Notre Seigneur"

Saint Basile le Grand

Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos,
http://www.johnsanidopoulos.com/2009/03/dora-beig.html

mardi 25 avril 2017

Sur la pensée positive




Récemment, des psychologues canadiens ont publié une étude dans "Psychological Science". Aujourd'hui, lorsque nous répétons des déclarations positives comme "Je suis une personne aimable", ou "Je vais réussir", cela rend certaines personnes mal à l'aises au lieu d'élever l'estime de soi. Ils disent que certains mantras peuvent se révéler utiles dans le contexte de la thérapie, mais quand ils sont répétés trop souvent, ils ont tendance à aggraver les choses plutôt qu'aller mieux, tout simplement parce que cela va rarement changer les circonstances hors de notre contrôle, que nous avons du mal à maîtriser.

Dans la société d'aujourd'hui, il y a des moyens de penser positifs, pour amener à l'affirmation. L'affirmation de soi, cependant, si elle peut être un moyen vers le succès dans un système capitaliste qui vise à l'acquisition de la richesse, ou même être utilisé comme un moyen d'être plus confiant dans des situations sociales, est une attitude égocentrique que construit une forme négative de l'estime de soi qui provoque des dommages plus psychologiques que la guérison. L'étude menée par les psychologues canadiens semble l'affirmer.

De mon expérience personnelle, j'ai passé cinq ans à travailler comme vendeur dans diverses entreprises. Mes gestionnaires nous encourageaient à écouter des CD sur la construction d'une attitude positive pour le succès, et comment cette attitude affecte la richesse que vous faites et le succès global que vous avez dans la vie. Au cours des réunions de vente, nous avions étudier auparavant l'auto-affirmation conviviale, telle que "Comment se faire des amis", de Dale Carnagie, et Think and Grow de Vincent Peale. Dans l'entreprise, j'avais mes citations quotidiennes sur mon  BlackBerry, à partir de ces auteurs, et les diverses méthodes qui contribuent à atteindre le succès dans la vie, et d'éviter l'échec, en prenant par exemple de grands hommes et femmes qui avaient réussi. Cela était destiné à nous inspirer à faire de même.

Est-ce que ce genre de choses fonctionnent pour donner un succès matériel aux gens ? Oui, je crois que cela peut aider. Mais j'ai remarqué que les gens qui avaient pris ces choses à coeur étaient à leur tour plus agressifs, arrogants, plus égoïstes et égocentriques que les autres personnes. La chose la plus importante dans leur vie était l'argent et le succès, et ils ont cru que la cupidité était bonne, parce que leurs propres intérêts étaient la chose la plus importante dans la vie, souvent au détriment des autres. Ils sont devenus tellement convaincus dans leur tête qu'ils étaient absolument aveuglés par la réussite, qu'ils feraient à peu près tout pour l'acquérir. L'affirmation de soi qu'ils ont appris, était égocentrique, égoïste, et cela au détriment des autres. Ne vous méprenez pas, ils étaient tous très gentils et amicaux lorsqu'ils n'étaient pas commerciaux, mais lorsqu'ils étaient en face d'un client, ils se transformaient en des personnes les plus désespérées et avides que je connaissais. En réalité, leur propre intérêt était de faire de l'argent.

Quand on m'a interviewé pour des emplois de vente, quand on m'a demandé pourquoi je voulais faire des ventes, et si je ne répondais pas que je voulais faire autant d'argent que nécessaire, je n'aurais probablement pas obtenu le poste. Ils font ces choses parce qu'ils veulent que ces méthodes fonctionnent, et sans ces méthodes, il y a peu ou peu d'espoir que les quotas soient satisfaits, et donc de conserver leur emploi. En conséquence, sur une période de cinq ans, j'ai eu cinq emplois de ventes différents, non pas parce que je ne pouvais pas le faire, mais parce que je ne voulais plus le faire et garder espoir en quelque chose de mieux. La méthode nécessaire pour réussir et contribuer à la croissance des entreprises dans un secteur hautement concurrentiel exige presque toujours un être égoïste et cupide. Lorsque vous vendez quelque chose aux gens qu'ils n'ont pas besoin, il faut les convaincre qu'ils en ont besoin.

Travailler dans la vente m'a aidé à apprendre beaucoup de choses sur la vie. Succès dans la vie, la façon mondaine, c'est souvent un miroir de la même manière que je l'ai décris ci-dessus. Dans cette méthode, il y aura soit des gagnants soit des perdants, mais tout le monde ne peut pas gagner, car elle est conçu pour surmonter la concurrence. Seuls les meilleurs qui suivent cette méthode de succès peuvent réussir, à moins que l'on ait un talent unique. Les perdants finissent par envier les gagnants, et deviennent gagnants en pensant qu'ils sont gagnants à devenir gagnants. Parfois, cela est un succès, ou non.

Certaines personnes croient que la pensée positive est la différence entre être heureux avec un sourire et un sentiment de tristesse avec un froncement de sourcils. Ils ne se soucient pas de la richesse matérielle, ou du moins ce qu'ils disent, mais tout ce qu'ils veulent est d'être heureux. Dans ce cas, ce qui doit être examiné est la façon dont ils définissent le bonheur dans leurs esprits. Habituellement, si ce n'est matériel, c'est quelque chose d'existentiel. Dans ce cas, répéter des mots pour le développement de l'affirmation de soi, ne vas pas aider, mais exige quelque chose de plus profond, qui peut donner un sens à leur vie. Les gens qui pratiquent les méthodes populaires de la pensée positive, voulant créer le bonheur et le succès si nous croyons que nous pouvons le projeter dans nos vies, va inviter seulement à une plus grande déception, et ils tourneront en rond à la recherche de nouveaux moyens, meilleurs, pour se sentir mieux.

Cependant, il est une autre forme de pensée positive qui est saine et chrétienne. Comme chrétiens, nous sommes encouragés à avoir une attitude positive et optimiste de la vie, pour voir le bien chez les autres plutôt qu'être mauvais et négatif, et de glorifier et remercier Dieu pour tout ce qu'il y a de positif ou de négatif dans nos vies. Cette pensée positive décourage l'arrogance et l'égocentrisme de l'affirmation de soi, et cultive en nous l'humilité, la compassion, l'amour et d'autres vertus. Elle nous aide à penser au-delà de nous-mêmes, que ce soit pour la gloire de Dieu ou pour aider notre prochain. Bien que l'affirmation de soi sert le Dieu Mammon, l'humilité et l'amour désintéressé serve le vrai Dieu. C'est pour cette raison que Elder Paisios l'Athonite a toujours enseigné la nécessité pour les chrétiens d'être des penseurs positifs, de ne voir que les bonnes choses dans la vie, et être aveugle à tous les maux. Il enseignait : "Nous devons avoir des pensées positives, sinon aucun des pères spirituels, pas même les Saints, ne pourrons nous aider". Je vous encourage tous à lire sa biographie et les écrits, et de voir les nombreuses illustrations de ce qu'il a fait avec cela.. "Ceci est notre objectif" disait-il, "de soumettre totalement notre esprit à la grâce de Dieu. La seule chose que le Christ nous demande est notre humilité. Le reste est pris en charge par sa grâce". Les conséquences de ne pas avoir des pensées positives, enseignait l'Ancien, sont les problèmes psychologiques. Il disait : "Quand notre âme vit négligemment sans regarder sur ses pensées, elle sera par conséquent remplie avec des pensées sales et trompeuses. En conséquence, les gens commencent à développer des problèmes psychologiques qui s'accumulent progressivement".

En fin de compte, nous devons remettre à la grâce de Dieu pour gouverner chaque partie de nos vies et de nos pensées. Elder Paisios élabora en ce sujet, en disant : "Presque tous, nous considérons nos pensées comme simples et naturelles. Donc, nous nous appuyons spontanément sur elles. Au contraire, nous devrions y avoir confiance, ni les accepter. Nous ne devons pas avoir de pensées dans notre esprit ou notre coeur, ni positives, ni celles qui sont négatives, car cet espace à l'intérieur n'appartient qu'à la grâce de Dieu. Nous sommes obligés de garder notre coeur pur, non seulement de pensées diverses, mais aussi de la barbotine insaisissable de l'esprit. Nous pouvons atteindre cet objectif, en aimant ardemment le Christ, et sans hésitation en ayant confiance en Lui. En conséquence, nous nous humilions, et la grâce divine, naturellement, sera ranimé à l'intérieur de nous, car elle est uniquement accordée aux humbles. "Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles "Pierre, 5, 5).

C'est pourquoi, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à prier sans cesse, en remplissant nos pensées avec le nom du Christ, et une attitude humble, incarnée dans la prière "Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi". Ceci est le mantra chrétien qui peut nous aider à vraiment réussir dans la vertu, et dans notre amour pour Dieu et l'humanité. Il peut être utile dans les affaires aussi bien si elle se fait fidèlement, mais cela sera difficile pour ceux qui supervisent le succès. Pourtant, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à être couronnés de succès dans une vie selon le Christ, même au détriment de la réussite mondaine si besoin est. Mais nous sommes également assurés que Dieu accomplira tous nos besoins, si nous sommes fidèles à Lui.

Extrait de Mystagogy,
de John Sanidoupolos, 

dimanche 26 février 2017

La pureté du coeur dans nos vies



Dans tout ce que nous faisons, dans chaque objectif, il faut l'entreprendre avec un souci de pureté du cœur... Nous devons pratiquer la lecture de l'écriture, ainsi que toutes les autres activités vertueuses.

Tenir nos cœurs du préjudice causé par nos passions dangereuses pour lui, et pour relever progressivement le point culminant de l'Amour.

St Jean Cassien
From St. John Cassian (Conferences, Conf. One sect. 7; Paulist Press pg. 41):