samedi 4 novembre 2017

Un plan de Saint Paisios l'Athonite pour abroger la loi sur l'avortement en Grèce


Saint Paisios l'Athonite

Saint Païssios et la défense de la vie : un appel à l’action chrétienne

Un témoignage transmis par le hiéromoine Christodoulos l’Athonite

Saint Païssios l’Athonite était profondément préoccupé par la défense de la vie humaine et par la manière dont les chrétiens pouvaient témoigner de leur foi dans la société.

Un témoignage rapporté par le hiéromoine Christodoulos l’Athonite raconte qu’un membre du Parlement grec vint lui demander conseil au sujet de la législation sur l’avortement. Le parlementaire souhaitait savoir s’il devait présenter seul une proposition visant à faire supprimer cette législation.

La réponse attribuée à saint Païssios est particulièrement intéressante : selon lui, une démarche isolée risquait de rester sans effet. Il fallait plutôt rechercher l’unité entre les chrétiens désireux de défendre la vie, au-delà des appartenances politiques.

« Les couleurs politiques ne doivent pas nous séparer »

Pour saint Païssios, toujours selon ce témoignage, les chrétiens appartenant à des sensibilités politiques différentes pouvaient travailler ensemble lorsqu’ils partageaient une même conviction chrétienne.

Il invitait donc le parlementaire à rechercher d’autres élus chrétiens prêts à agir avec lui. Puis, chacun devait prendre contact avec son évêque afin que les responsables de l’Église puissent eux aussi faire entendre leur voix dans le débat public.

L'idée essentielle n'était donc pas seulement de faire une proposition politique, mais de susciter une mobilisation plus large : responsables religieux, médecins, élus et fidèles devaient, chacun selon sa responsabilité, réfléchir à la manière de témoigner de la valeur de la vie humaine.

Une responsabilité qui concerne toute la société

Le témoignage attribué à saint Païssios évoque également le rôle des médecins chrétiens. Ceux-ci devaient informer la population sur les questions médicales liées à l'avortement et participer au débat avec leur compétence professionnelle.

Il faut cependant distinguer ici la pensée spirituelle rapportée de certaines affirmations médicales présentes dans le texte original. Les chiffres et les liens de causalité avancés dans ce témoignage ne doivent pas être présentés aujourd'hui comme des données médicales établies sans vérification indépendante.

Ce qui demeure central dans le récit est la conviction que la défense de la vie ne devait pas être fondée uniquement sur des arguments politiques, mais également sur une réflexion morale, spirituelle et humaine.

Une parole adressée aussi aux chrétiens

Saint Païssios insiste surtout, dans ce récit, sur la nécessité pour les chrétiens de ne pas rester passifs.

Il ne s'agit pas de répondre au mal par la violence ou par la haine, mais de témoigner avec courage de ce que l'on croit être conforme à l'Évangile. La prière, la parole publique, l'engagement des responsables de l'Église, le témoignage des médecins et la responsabilité des citoyens sont présentés comme autant de moyens de faire entendre cette conviction.

Cette idée peut également être comprise dans un sens plus large : lorsqu'un chrétien rencontre dans la société une situation qu'il considère comme contraire à sa foi, il ne doit pas nécessairement se réfugier dans l'indifférence. Il peut prier, s'informer, dialoguer, témoigner et agir avec discernement.

La conscience chrétienne et la loi civile

Le témoignage aborde enfin une question importante : celle de la conscience.

Saint Païssios y exprime la préoccupation que peuvent ressentir des chrétiens lorsqu'une loi civile entre en contradiction avec leurs convictions religieuses. Le texte prend notamment l'exemple des médecins chrétiens qui pourraient être confrontés à un conflit entre leurs obligations professionnelles, la législation et leur conscience.

Cette question montre que le débat autour de l'avortement n'est pas présenté uniquement comme une question politique. Pour saint Païssios, il touche également à la conscience personnelle, à la foi et à la responsabilité devant Dieu.

Ne pas rester les bras croisés

La conclusion du témoignage résume bien le message attribué à l'Ancien : les chrétiens ne doivent pas rester passifs devant ce qu'ils considèrent comme une atteinte grave à la dignité humaine.

Cette parole de saint Païssios peut être reçue avant tout comme un appel à la responsabilité chrétienne. Défendre la vie ne signifie pas seulement dénoncer ce qui est mauvais. Cela signifie également accompagner les personnes en difficulté, soutenir les femmes confrontées à une grossesse difficile, aider les familles et rappeler que chaque être humain possède une dignité qui ne dépend ni de sa force, ni de sa santé, ni de sa situation sociale.

La défense de la vie chrétienne ne peut donc être séparée de la charité.

Prier, témoigner, soutenir et agir avec discernement : voilà une manière de comprendre aujourd'hui l'appel attribué à saint Païssios.

« Les couleurs politiques ne peuvent séparer les chrétiens, car s'ils sont vraiment chrétiens, ils seront unis dans le Christ. »

Cette phrase, rapportée dans ce témoignage, résume peut-être le cœur de son enseignement : avant toute appartenance humaine, le chrétien est appelé à rechercher l'unité dans le Christ et à témoigner de l'Évangile avec courage, mais aussi avec paix et charité.

Une précision sur la source

Le récit n'est pas présenté ici comme un document officiel ou comme une transcription directe des paroles de saint Païssios. Il s'agit d'un témoignage attribué au hiéromoine Christodoulos l'Athonite, repris et traduit par John Sanidopoulos dans Mystagogy, à partir de l'ouvrage grec Σκεύος Εκλογής (Chosen Vessel), pages 126-128. L'article de Mystique Orthodoxe a été publié le 4 novembre 2017.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « Un plan de Saint Paisios l'Athonite pour abroger la loi sur l'avortement en Grèce », 4 novembre 2017.

Source indiquée dans l'article : John Sanidopoulos, A Plan of St. Paisios the Athonite to Repeal the Abortion Law in Greece, 25 septembre 2015, d'après le témoignage du hiéromoine Christodoulos l'Athonite.

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