lundi 29 juin 2020

La tragédie de l'immigration en Suède.. Et la naïveté des bons peuples occidentaux ?





Une société confrontée à de nouveaux défis

La Suède, comme plusieurs pays européens, a connu au cours des dernières décennies une importante évolution démographique et culturelle.

L'arrivée de populations venues de différentes régions du monde a profondément transformé certaines villes et certains quartiers. Cette évolution peut être une richesse lorsqu'elle s'accompagne d'une véritable intégration, mais elle peut également provoquer des difficultés lorsque des populations restent durablement séparées les unes des autres.

La question n'est donc pas simplement celle de l'origine ou de la religion. Elle concerne également l'intégration, l'éducation, le respect des lois, la sécurité et la capacité à vivre ensemble.

Lorsque le lien social se fragilise

L'un des enseignements que l'on peut tirer des débats autour de la Suède est l'importance du lien social.

Lorsqu'une société connaît la pauvreté, la marginalisation, la criminalité ou l'isolement de certains quartiers, les tensions peuvent s'accroître.

Il serait toutefois injuste d'attribuer ces phénomènes à une religion ou à une origine particulière. Des personnes issues de l'immigration participent pleinement à la société suédoise et vivent pacifiquement aux côtés de leurs concitoyens. D'autres terrorisent la communauté suédoise originelle, ou leur propre communauté. 

Le véritable défi consiste à empêcher que certains quartiers deviennent des lieux d'exclusion où les règles communes et les valeurs fondamentales de la société ne sont plus suffisamment partagées, et où un islam radical va prendre le dessus. 

La question de l'identité

Derrière le débat sur l'immigration se trouve aussi une question plus profonde : qu'est-ce qui fait l'identité d'une société ?

Pendant longtemps, les sociétés européennes ont été profondément marquées par le christianisme. Même lorsque la pratique religieuse a diminué, les valeurs, les fêtes, les œuvres de charité et une grande partie de la culture européenne sont restées profondément influencées par la tradition chrétienne.

Lorsque cette dimension disparaît presque complètement de la vie publique, certains peuvent ressentir un vide spirituel.

Mais ce vide ne doit pas conduire à considérer l'autre comme un ennemi.

Pour le chrétien, la réponse ne peut pas être la peur ou le rejet. Elle doit être le témoignage, la vérité, la charité et la fidélité à la foi.

Ne pas répondre à la peur par la haine

Et c'est la crainte de voir les tensions sociales favoriser la montée de mouvements extrémistes. Cette inquiétude mérite d'être entendue.

Lorsqu'une population a le sentiment de ne plus être écoutée, la colère peut facilement devenir du ressentiment. Et lorsque le ressentiment devient haine, les extrêmes trouvent un terrain favorable.

Le chrétien est appelé à une autre voie.

Il peut défendre son pays, sa culture, sa foi et la sécurité de ses concitoyens sans mépriser celui qui est différent.

La fermeté n'est pas la haine. La prudence n'est pas le rejet. Et l'accueil n'est pas l'absence de règles.

Retrouver une société fondée sur des valeurs

La véritable question pour l'Europe n'est peut-être donc pas seulement : « Combien de personnes pouvons-nous accueillir ? »

Elle est aussi : « Quelles valeurs voulons-nous transmettre ? »

Une société qui sait ce qu'elle croit, ce qu'elle veut transmettre à ses enfants et quelles règles communes elle entend respecter peut accueillir l'étranger sans perdre son identité.

Pour un chrétien orthodoxe, cette identité ne repose pas sur la peur de l'autre, mais sur le Christ.

L'Évangile rappelle que chaque être humain possède une dignité qui vient de Dieu. Mais cette dignité s'accompagne également d'une responsabilité : respecter son prochain, respecter les lois, rechercher la paix et contribuer au bien commun.

Une réflexion toujours actuelle

Mais derrière ces excès (développement du radicalisme islamiste, donc développement des réseaux d'extrême droite), demeure une question importante :

Comment construire une société dans laquelle différentes populations peuvent vivre ensemble sans renoncer à leurs racines, à leurs valeurs et à leur identité ?

Pour le chrétien, la réponse ne se trouve ni dans la peur ni dans l'idéologie.

Elle se trouve dans la vérité, la responsabilité, la justice et surtout dans la charité.

Car une société véritablement forte n'est pas celle qui désigne sans cesse des ennemis.

C'est celle qui sait qui elle est, ce qu'elle veut transmettre et vers quel avenir elle souhaite conduire ses enfants.

Et pour nous, chrétiens, cette lumière demeure celle du Christ.

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