vendredi 21 août 2026

Les causes de la mort de la Russie..

 

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Le prince Jévakov cherche à répondre à une question très précise : pourquoi l’Empire russe s’est-il effondré avec la Révolution de 1917 ? 

Ce texte a été écrit à Bari en 1928, en voici l'explication : 

Pour le prince Jévakov, la catastrophe russe ne doit pas être expliquée uniquement par la guerre, la politique ou les difficultés économiques. Il lui donne avant tout une interprétation spirituelle et religieuse.

1. La Russie aurait perdu la bénédiction de Dieu

Selon Jévakov, les malheurs de la Russie ne seraient pas une « punition » arbitraire de Dieu. Il considère plutôt qu'ils seraient la conséquence naturelle des fautes commises par les hommes lorsqu'ils s'éloignent des lois de Dieu.

Il pose alors la question : quels furent, selon lui, les principaux péchés du peuple russe ?

2. Le rejet du tsar Nicolas II

L'auteur considère que la faute fondamentale fut d'avoir progressivement cessé de comprendre la nature sacrée de la fonction impériale.

Pour lui, le tsar Nicolas II n'était pas simplement un chef politique comme un autre. Il était le « Souverain oint de Dieu », chargé devant Dieu d'une mission particulière.

Lorsque la société russe demanda de limiter le pouvoir du tsar, puis finalement son abdication, Jévakov y voit donc une profonde rupture spirituelle.

Il défend particulièrement la bonté et la douceur de Nicolas II, que ses contemporains interprétaient souvent comme de la faiblesse. Pour Jévakov, cette bonté était au contraire une caractéristique essentielle du souverain chrétien.

3. Le problème de la loi et de l'autorité

Jévakov critique également les responsables politiques et administratifs de l'Empire.

Il estime que beaucoup de fonctionnaires auraient utilisé la loi selon leurs intérêts, leur popularité ou leurs convictions personnelles, au lieu de l'appliquer avec rigueur.

Dans sa conception monarchique, le tsar devait être celui qui pouvait tempérer la rigueur de la loi par la miséricorde, tandis que les fonctionnaires devaient simplement l'appliquer loyalement.

4. Une conception profondément religieuse de la monarchie

Pour Jévakov, le tsar orthodoxe avait une mission qui dépassait largement la simple administration de la Russie.

Il le présente comme :

  • protecteur de la foi chrétienne ;
  • défenseur des faibles et des opprimés ;
  • garant de l'équilibre entre les peuples ;
  • protecteur de la civilisation chrétienne ;
  • instrument de la Providence divine.

Il rapproche même cette mission de la figure du « reteneur » évoqué par saint Paul dans la Deuxième Épître aux Thessaloniciens.

5. La Révolution comme conséquence spirituelle

Le moment décisif est donc, pour l'auteur, l'abdication de Nicolas II en 1917.

Jévakov affirme que lorsque le peuple russe s'est révolté contre le souverain qu'il considérait comme établi par Dieu, il ne s'est pas simplement révolté contre une institution politique : il s'est révolté contre l'ordre voulu par Dieu.

C'est pourquoi il interprète la révolution, la guerre civile et la destruction de l'ancien ordre comme les conséquences gigantesques de cette rupture.

Le message spirituel final

La conclusion de Jévakov est très claire : selon lui, la Russie ne retrouvera sa véritable vocation que lorsqu'elle aura compris la mission du tsar orthodoxe et renoué avec Dieu.

Il écrit que la bénédiction divine ne reviendra que lorsque les Russes auront compris ce qu'il appelle la mission du « Tsar autocrate et oint de Dieu ».

Une précision importante

Il faut vraiment présenter ce texte comme la vision monarchiste et théologique personnelle de Nikolaï Jévakov, et non comme une explication historique consensuelle de la Révolution russe. L'article contient également des affirmations et une terminologie très marquées par les controverses politiques et religieuses de l'émigration russe des années 1920. Certaines formulations concernant les « judéo-maçons », notamment, relèvent d'une rhétorique conspirationniste et antisémite de l'époque et ne constituent pas une explication historique fiable.

En une phrase

Pour Jévakov, la chute de la Russie impériale fut avant tout une catastrophe spirituelle : en rejetant le tsar Nicolas II et en abandonnant la conception orthodoxe de la monarchie, le peuple russe aurait perdu la protection et la bénédiction divines. L'élimination finale du Tsar Nicolas, fut de toute façon, un coup d'épée terrible pour la Russie, à mon avis. 

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