Le hiéromoine Paul d’Agios Pavlos, né Constantin Hélie Karasavvas, est né à Alexandrie en Égypte en 1939. Il avait reçu une formation universitaire en électricité et mécanique à Rome avant de choisir la vie monastique.
En 1963, il entre au monastère Saint-Paul du Mont Athos et devient moine en 1964. Il est ordonné diacre puis prêtre en 1965. Durant environ trente ans, il consacre toute sa vie au service du monastère, de l'Église et des fidèles.
Ses qualités personnelles : humilité, douceur, tranquillité, simplicité et disponibilité. Il exerce également différentes responsabilités au monastère, notamment comme supérieur et économe, tout en demeurant très attaché à son ministère sacerdotal et à la Divine Liturgie.
Il est surtout décrit comme un prêtre profondément compatissant. Chaque jour, dans la Divine Liturgie, il priait pour les personnes éprouvées et souffrantes. Comme confesseur et père spirituel, il apportait également consolation et repos à de nombreux fidèles.
Il s'endort dans le Seigneur le 20 juin 1995. Dans son éloge funèbre, l'higoumène Parthénios exprime la tristesse de la communauté, mais aussi l'espérance chrétienne que son âme soit désormais « dans la terre des vivants », auprès de Dieu, de la Théotokos et des saints Pères athonites.
Son enseignement spirituel
Il écrit une lettre de 1990 adressée à un jeune homme attiré par la vie monastique.
Le père Paul lui recommande principalement :
- de réciter quotidiennement les Χαιρετισμοί (Akathiste/Salutations à la Théotokos) ;
- de lire le Théotokarion ;
- de pratiquer la prière incessante ;
- de lire les ouvrages spirituels des Pères ;
- de ne pas se laisser distraire par les choses secondaires ;
- de pratiquer l'humilité et la persévérance ;
- et de se confesser auprès d'un bon père spirituel.
Son idée centrale est très belle : le véritable travail de l'âme est la prière et l'étude de la parole de Dieu, mais ce travail demande un effort constant, car l'homme se laisse facilement distraire. Selon lui, l'humilité et la persévérance finissent par vaincre les obstacles et conduisent l'âme vers Dieu.
C'était un moine athonite discret plutôt que spectaculaire : pas de récit de miracles ou de phénomènes extraordinaires, mais une vie entièrement consacrée à la Divine Liturgie, la prière, la confession, la compassion, l'humilité et le service des autres.
C'est probablement ce qui rend son témoignage particulièrement intéressant : sa sainteté est présentée avant tout comme une fidélité quotidienne et silencieuse à Dieu.

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