Un événement présenté comme un miracle attribué à l’icône de la Mère de Dieu « syrienne » (Syriac Icon) vénérée au monastère de Ghighiu, s'est déroulé en Roumanie en 2022.
Ce récit concerne Irene Ecaterina, une petite fille atteinte de leucémie, fille du diacre Mihail Bucă et de son épouse Daniela.
Elle suivait une chimiothérapie qui avait fortement diminué ses défenses immunitaires. Le 16 août 2022, ses analyses étaient particulièrement inquiétantes :
- ses neutrophiles étaient presque à zéro : seulement 10 ;
- ses plaquettes étaient à environ 56 000, alors qu'elles auraient dû dépasser 100 000 ;
- elle souffrait également de lésions dans la bouche et avait beaucoup de difficultés à manger.
Ses parents se préparaient même à une éventuelle hospitalisation d'urgence.
La décision d'aller au monastère
Malgré les recommandations médicales de protéger la petite fille de tout contact extérieur en raison de son immunodépression, ses parents décident de l'emmener au monastère de Ghighiu.
La famille connaissait déjà très bien ce monastère. La mère explique qu'Irène y venait depuis qu'elle était toute petite et qu'elle avait l'habitude d'y vénérer les icônes.
Ils se rendent donc devant l'icône de la Mère de Dieu « syrienne ». L'abbesse, Stavrofora Epiharia Lungu, prend l'enfant dans ses bras, ouvre la protection vitrée de l'icône et permet à Irène de toucher directement l'icône. Ses parents la vénèrent également.
La mère raconte qu'au moment où elle touche le bois de l'icône, elle remarque notamment un parfum très agréable qui s'en dégage.
Deux jours plus tard : une amélioration spectaculaire
Le jeudi 18 août, Irène retourne à l'hôpital pour de nouvelles analyses. Les résultats surprennent à la fois les parents et les médecins :
Neutrophiles :
10 → 680
Plaquettes :
56 000 → 128 000
L'amélioration est suffisamment importante pour que les médecins autorisent la petite fille à rentrer chez elle plutôt que de l'hospitaliser immédiatement.
C'est cette amélioration rapide, survenue après la vénération de l'icône, que la famille considère comme une intervention miraculeuse de la Mère de Dieu.
Ce qui est particulièrement beau dans le récit
La famille ne présente pas cette guérison comme une raison de rejeter la médecine. Au contraire, elle remercie explicitement les médecins et le service d'hématologie-oncologie pédiatrique de l'Institut clinique Fundeni, où Irène est soignée.
C'est important, car, la foi et la médecine ne sont pas opposées.
La mère dit en substance que la famille veut rendre grâce à Dieu et à la Mère de Dieu, tout en exprimant sa reconnaissance envers les médecins qui soignent les enfants.
Et la famille fait quelque chose de remarquable
Après cette expérience, les parents souhaitent même organiser un match de football caritatif avec des légendes du football, non pas pour récolter de l'argent pour leur propre fille, mais pour aider le service hospitalier qui soigne les enfants atteints de cancer.
Une nuance importante
Le témoignage de la famille et les résultats d'analyses tels qu'ils lui ont été communiqués, présentent l'événement comme un miracle dans une perspective orthodoxe. Cela ne constitue pas, au sens scientifique, une démonstration que l'amélioration des analyses a été causée par l'icône. Mais au point de vue de ce qui dépasse l'entendement humain, cela le constitue.
En revanche, ce récit est très intéressant sur le plan spirituel orthodoxe : les parents, confrontés à une situation où ils se sentent impuissants, se tournent vers la Mère de Dieu avec confiance, puis interprètent l'amélioration inattendue de leur enfant comme une réponse à leur prière.
Et la phrase qui résume probablement le mieux l'esprit de ce récit, est celle de la mère : « si vous avancez avec foi et espérance, Dieu ne vous abandonnera pas ».

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