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jeudi 9 février 2023
mardi 7 février 2023
lundi 6 février 2023
Elder Paisios : L'avortement
Saint Païssios et l’avortement : la défense de la vie et l’appel à la miséricorde
Saint Païssios du Mont Athos parlait de l’avortement avec une grande gravité. Pour lui, la vie humaine est un don de Dieu qui commence dès la conception et l’enfant à naître ne doit jamais être considéré comme une simple possibilité ou comme un obstacle à la vie des adultes.
Son enseignement sur ce sujet est parfois exprimé avec des paroles particulièrement fortes. Mais derrière cette sévérité se trouve une conviction essentielle : la vie humaine est précieuse, même lorsqu’elle est fragile, malade ou encore invisible aux yeux du monde.
Une vie reçue dès la conception
Saint Païssios insistait sur le fait que les parents doivent comprendre que la vie de l’être humain commence dès la conception. Cette conviction s’inscrit dans la compréhension orthodoxe de la personne humaine : l’enfant à naître est déjà une vie humaine confiée à la responsabilité de ses parents.
Pour le saint, la maladie ou le handicap ne diminuent pas la valeur de cette vie.
Il parlait notamment des enfants atteints de maladies graves et rappelait que leur existence ne devait pas être considérée comme une erreur ou comme une vie sans valeur.
La question fondamentale n’est donc pas :
« Cet enfant sera-t-il parfait ? »
mais :
« Sommes-nous capables de recevoir cette vie comme un don de Dieu ? »
Une parole particulièrement sévère
Dans les enseignements qui lui sont attribués, saint Païssios qualifie l’avortement de péché très grave et de meurtre, parce qu’il considère l’enfant conçu comme une personne humaine.
Il dénonce également la manière dont certaines sociétés peuvent en venir à considérer certains enfants comme indésirables simplement parce qu’ils sont malades ou parce que leur naissance semble difficile à accepter.
Il évoque ainsi une situation dans laquelle une femme enceinte, déjà mère de plusieurs enfants, subirait des pressions de son mari pour avorter.
Saint Païssios répond à cette situation en rappelant la gravité de l’acte et la nécessité de faire confiance à Dieu plutôt que de considérer l’enfant comme un problème à éliminer. Ces paroles sont rapportées dans des publications consacrées à son enseignement sur l’avortement.
Il faut toutefois comprendre certaines de ses affirmations dans leur contexte spirituel. Lorsqu’il affirme que les autres enfants pourraient subir des maladies ou des accidents après un avortement, il s’agit de son interprétation spirituelle et de son exhortation, et non d'une affirmation médicale démontrée selon laquelle un avortement provoquerait de tels événements.
La douleur d’une vision
Saint Païssios rapporta également une expérience spirituelle particulièrement bouleversante.
En 1984, alors qu’il priait pour les vivants et pour les défunts, il dit avoir eu une vision dans laquelle il aperçut un vaste champ ressemblant à un cimetière.
À côté de ce lieu se trouvait une région rocailleuse d’où provenaient des cris innombrables et bouleversants.
Selon le récit qu’il donna lui-même, une voix lui expliqua que ce lieu était associé aux âmes des enfants victimes d’avortements.
Cette expérience aurait profondément marqué le saint. Il disait avoir ressenti une immense douleur pour ces enfants et avoir compris, d’une manière spirituelle, la gravité de l’avortement. Le récit de cette vision est repris dans plusieurs publications orthodoxes consacrées à ses enseignements.
Il ne s’agit évidemment pas d’une description que l’on pourrait vérifier scientifiquement de l’au-delà. Il faut la recevoir comme un témoignage spirituel attribué à saint Païssios, exprimant avec une grande force sa compassion pour les enfants à naître.
Ne jamais considérer un enfant malade comme une vie sans valeur
Un aspect particulièrement important de son enseignement concerne les enfants malades.
Saint Païssios s’opposait à l’idée selon laquelle une maladie grave ou un handicap rendrait une vie moins précieuse.
Il parlait notamment des enfants atteints de trisomie et dénonçait le fait que certains parents puissent être poussés à avorter après avoir appris que leur enfant serait atteint d’une anomalie génétique. Dans un autre enseignement qui lui est attribué, il rappelle que l’enfant malade reste une personne humaine et possède une âme.
Cette parole rejoint une vérité fondamentale du christianisme : la valeur d’une personne ne dépend pas de ses capacités physiques ou intellectuelles.
Un enfant malade n’est pas une maladie.
Une personne handicapée n’est pas son handicap.
Et une vie fragile n’est pas une vie qui aurait moins de valeur.
Mais que dire à ceux qui ont déjà vécu un avortement ?
C’est ici qu’il faut également entendre l’autre dimension de la tradition chrétienne : la miséricorde.
L’Église considère l’avortement comme un péché grave, mais elle ne considère jamais le pécheur comme définitivement perdu.
La repentance demeure toujours possible.
Une personne qui a vécu un avortement peut porter une souffrance profonde, parfois pendant de nombreuses années. Elle peut ressentir du regret, de la culpabilité ou une grande solitude.
Le message chrétien ne consiste pas à lui dire qu’elle est condamnée sans espérance.
Il consiste à lui montrer le chemin du repentir, de la confession, de la prière et de la guérison intérieure.
Dans la tradition orthodoxe, la gravité du péché et la miséricorde de Dieu ne sont pas contradictoires.
Plus le péché est grave, plus grande encore doit être l’espérance placée dans la miséricorde du Christ.
Protéger la mère autant que l’enfant
L’enseignement de saint Païssios ne devrait pas non plus être réduit à une condamnation de la femme confrontée à une grossesse difficile.
Une femme enceinte peut être abandonnée, pauvre, malade, terrorisée par son entourage ou incapable d’imaginer comment elle pourra élever un enfant.
C'est précisément dans ces situations que la communauté chrétienne devrait être présente.
Dire « garde ton enfant » ne suffit pas.
Il faut aussi pouvoir dire :
« Nous allons t’aider. »
Aider une mère signifie l’accompagner matériellement, moralement et spirituellement. Cela signifie également soutenir les familles nombreuses, les femmes seules, les enfants malades et les familles confrontées au handicap.
La défense de la vie ne peut être authentiquement chrétienne que si elle devient aussi une œuvre de charité.
Une société qui doit apprendre à accueillir les plus fragiles
Saint Païssios dénonçait une société qui cherche parfois à éliminer ce qui lui paraît trop difficile plutôt qu’à transformer les conditions de vie qui rendent cette difficulté insupportable.
Son enseignement nous invite ainsi à nous interroger.
Pourquoi une femme enceinte peut-elle avoir l'impression qu'elle n'a pas d'autre solution que l'avortement ?
Pourquoi un diagnostic de maladie peut-il conduire certains parents à penser que leur enfant ne devrait pas vivre ?
Pourquoi les personnes handicapées sont-elles encore parfois considérées avant tout à travers leurs limitations ?
La réponse chrétienne n'est pas seulement de condamner.
Elle consiste aussi à porter les fardeaux les uns des autres.
La vie comme un don de Dieu
Pour saint Païssios, l'enfant n'est pas la propriété de ses parents.
Il est une personne confiée à leur amour.
Cette vision transforme profondément le regard que nous portons sur la naissance.
L'enfant n'est pas simplement le résultat d'un projet humain. Il est aussi un mystère qui nous dépasse.
Et lorsqu'une vie apparaît fragile, malade ou difficile à accueillir, elle ne cesse pas pour autant d'être une vie.
Saint Païssios nous rappelle ainsi que la véritable compassion chrétienne commence lorsque nous acceptons de regarder la personne avant de regarder sa maladie, son handicap, sa situation sociale ou les difficultés qu'elle représente.
Défendre la vie par la prière et la charité
L'enseignement de saint Païssios sur l'avortement est exigeant.
Mais il ne devrait pas conduire les chrétiens à vivre dans la colère ou dans le jugement.
Il devrait plutôt nous conduire à la prière.
Prier pour les enfants à naître. Prier pour les femmes qui connaissent une grossesse difficile.
Prier pour les pères qui doivent assumer leurs responsabilités. Prier pour les familles qui accueillent un enfant malade.
Et prier également pour ceux qui ont déjà vécu un avortement et qui cherchent maintenant le pardon et la paix.
Car la défense de la vie chrétienne ne consiste pas seulement à dire « non » à la mort. Elle consiste à apprendre à dire « oui » à la vie, à la compassion, au pardon et à l'amour du Christ.
Source et travail de réécriture
Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 6 février 2023, sous le titre « Elder Paisios : L'avortement ».
Le texte original indiquait comme source un extrait publié sur Nasledie77. Les enseignements attribués à saint Païssios sur l'avortement sont également repris dans des publications orthodoxes qui les rattachent notamment à The Truth About Abortions, publié en grec par Orthodox Kypseli en 2011.
Cette nouvelle version a été entièrement réorganisée et réécrite. Les paroles de saint Païssios sont présentées comme des enseignements spirituels qui lui sont attribués, et non comme des affirmations médicales ou scientifiques. Les passages concernant les maladies et les accidents pouvant toucher les autres enfants après un avortement ont notamment été reformulés avec prudence.
L'article met également davantage en lumière la dimension de miséricorde, de repentance et d'accompagnement, afin que la défense chrétienne de la vie ne soit pas séparée de la compassion envers les femmes et les familles confrontées à des situations douloureuses.
samedi 4 février 2023
Seulement avec Dieu et par Dieu..
"Puissions-nous n'avoir que nos pensées et nos prières à Dieu, et alors son don fortifiera nos bras, notre esprit et notre corps, et nous serons en bonne santé et nous pourrons réussir au travail et au quotidien. Seulement avec Dieu et par Dieu !"
Elder Elie Cleopas
Le sens de ce message est que la prière et la confiance en Dieu peuvent nous aider à trouver la force nécessaire pour affronter les difficultés de la vie quotidienne. La foi ne concerne pas uniquement les moments passés à l’église : elle peut aussi accompagner notre travail, nos efforts, nos responsabilités et nos relations avec les autres.
Cette pensée nous invite à remettre nos préoccupations entre les mains de Dieu, tout en continuant à agir avec courage et persévérance. Dans la spiritualité orthodoxe, la prière nourrit le cœur et nous rappelle que nous ne sommes pas seuls face aux épreuves.
La formule « Seulement avec Dieu et par Dieu » résume ainsi une attitude spirituelle : chercher la présence du Seigneur dans chaque aspect de notre existence, Lui demander son aide et avancer avec humilité, confiance et gratitude.
Il ne s’agit pas de promettre que la prière garantit la santé ou la réussite, mais de rappeler qu’elle peut soutenir notre espérance et notre force intérieure.
Article réécrit en 2026 dans le cadre de la restructuration des anciens articles du blog.
vendredi 3 février 2023
La maladie..
Lorsque vous vous réveillez d'une maladie, souvenez-vous que cette maladie était un moyen de vous purifier. Mes frères, à chaque fois que vous vous réveillez d'une maladie, souvenez-vous que cette maladie était un moyen de vous purifier de vous soulager, d'égayer votre vie. Parce que le vieux Père Isaac Sinul dit : "Comme le feu nettoie la rouille fer, la maladie nettoie les péchés de l'homme".
Une maladie, si vous la souffrez avec contentement et si vous avouez et vous excusez pour le péché commis, recevant donc cette maladie avec satisfaction et amour, comme punition de Dieu, purifie son âme du péché pendant un temps donné. Et s'il se purifie et vit plus, est en bonne santé, qu'il se souvienne de la parole du Sauveur de l'Evangile aujourd'hui : "Regarde, tu t'es rendu en bonne santé, maintenant ne fais pas d'erreurs, afin que quelque chose de pire ne t'arrive pas."
Elder Elie Cleopa
jeudi 2 février 2023
Le Jugement Dernier
Le Jugement dernier selon le Père Ilie Cleopa : l’amour et la miséricorde
La question du Jugement dernier est souvent associée à la peur de la condamnation. Pourtant, dans cet enseignement du Père Ilie Cleopa, ancien spirituel orthodoxe roumain, l'attention se porte surtout sur une réalité essentielle de la vie chrétienne : l'amour et la miséricorde envers notre prochain.
Le Père Cleopa s'appuie notamment sur le passage de l'Évangile selon saint Matthieu consacré au Jugement dernier, où le Christ évoque ceux qui ont donné à manger à celui qui avait faim, donné à boire à celui qui avait soif, accueilli l'étranger, visité le malade et celui qui était en prison.
Pourquoi, demande le Père Cleopa, l'Évangile met-il particulièrement en évidence les œuvres de miséricorde ?
Toutes nos actions seront révélées
Le Père Ilie Cleopa rappelle tout d'abord que le Jugement dernier ne concerne pas uniquement les œuvres de charité. Selon son enseignement, l'homme devra rendre compte de ses bonnes comme de ses mauvaises actions.
Il rappelle à ce sujet plusieurs paroles de l'Évangile et des Apôtres concernant ceux qui, par leur conduite, se détournent du Royaume de Dieu. Il ne faut donc pas comprendre le récit du Jugement dernier comme si seules les œuvres de miséricorde étaient examinées.
Toute notre vie sera dévoilée devant Dieu.
Pourquoi la miséricorde occupe-t-elle une place particulière ?
C'est ici que le Père Cleopa développe son idée centrale.
Il explique que la charité est une expression de l'amour.
Or l'amour ne constitue pas simplement une bonne action parmi d'autres. Il est le principe qui donne leur véritable sens aux autres bonnes actions.
Le Père Cleopa rappelle ainsi l'enseignement de saint Paul selon lequel l'amour est le « lien de la perfection ».
Autrement dit, lorsque l'amour de Dieu et l'amour du prochain habitent véritablement le cœur de l'homme, ils deviennent la source d'une multitude de bonnes actions.
L'amour contient toutes les bonnes actions
C'est probablement l'un des points les plus importants de l'enseignement du Père Cleopa.
Une personne peut accomplir de nombreux gestes généreux, mais la perfection chrétienne ne consiste pas simplement à accumuler de bonnes actions. Ce qui compte profondément est l'amour qui les fait naître.
Le Père Cleopa explique que toutes les bonnes actions sont contenues dans l'amour. Celui qui aime véritablement Dieu et son prochain devient naturellement capable de compassion, de pardon, de générosité et de miséricorde.
L'amour devient alors comme une racine dont les bonnes actions sont les fruits.
La miséricorde révèle l'amour du cœur
Pourquoi, alors, le Christ insiste-t-il tant sur la miséricorde dans le récit du Jugement dernier ?
Le Père Cleopa donne une réponse simple : celui qui est véritablement miséricordieux manifeste qu'il possède l'amour.
La miséricorde n'est donc pas seulement une aide apportée à quelqu'un dans le besoin. Elle révèle l'état intérieur de celui qui agit.
Celui qui voit la souffrance de son prochain et lui vient en aide manifeste concrètement l'amour qu'il porte dans son cœur.
À l'inverse, l'indifférence devant la souffrance de l'autre révèle une fermeture du cœur.
« J'avais faim et vous m'avez donné à manger »
L'enseignement du Père Cleopa nous ramène ainsi aux paroles du Christ dans Matthieu 25. Le Seigneur s'identifie mystérieusement à ceux qui ont faim, soif, qui sont malades, étrangers ou emprisonnés.
Lorsque nous faisons du bien à l'un de ces petits, nous le faisons au Christ Lui-même. Cela signifie que notre relation avec Dieu ne peut pas être séparée de notre relation avec les autres.
Nous pouvons prier, jeûner et participer aux offices, mais notre foi doit également devenir concrète dans notre manière de regarder et de traiter ceux qui nous entourent.
L'amour comme accomplissement de la Loi
Le Père Cleopa rejoint ici un enseignement profondément enraciné dans l'Évangile et dans les écrits apostoliques. Aimer Dieu et aimer son prochain ne sont pas deux réalités séparées.
L'amour de Dieu doit progressivement transformer notre comportement envers les autres. C'est pourquoi la miséricorde occupe une place si importante dans la vie chrétienne.
Elle peut prendre des formes très simples : donner, accueillir, visiter, écouter, pardonner, consoler ou simplement être présent auprès de quelqu'un qui souffre.
Il n'est pas nécessaire d'accomplir des choses extraordinaires.
L'amour se manifeste souvent dans les petites choses.
Une préparation au Jugement
L'enseignement du Père Ilie Cleopa nous invite finalement à ne pas attendre le dernier jour pour examiner notre cœur.
Chaque journée nous donne l'occasion de pratiquer la miséricorde. Une personne malade peut avoir besoin d'une visite.
Une personne seule peut avoir besoin d'une présence. Une personne découragée peut avoir besoin d'une parole d'espérance. Une personne dans le besoin peut avoir besoin d'une aide concrète.
Et parfois, nous pouvons nous-mêmes être cette personne qui a besoin d'être aidée. Le Jugement dernier nous rappelle donc que notre vie présente a une importance éternelle.
L'amour qui ne disparaît pas
Pour le Père Cleopa, toutes les bonnes actions trouvent leur source dans l'amour.
Les biens matériels passent. Les circonstances changent. Notre vie terrestre elle-même a une fin. Mais l'amour demeure.
C'est pourquoi l'enseignement du Père Cleopa nous invite à rechercher non pas seulement une multitude d'actions extérieures, mais la transformation profonde du cœur.
De l'amour de Dieu et du prochain peuvent naître toutes les autres vertus. La miséricorde devient alors le signe visible d'un amour véritable.
Une parole à retenir
L'enseignement du Père Ilie Cleopa peut finalement se résumer ainsi :
Nous serons appelés à rendre compte de notre vie, mais toutes nos bonnes actions trouvent leur accomplissement dans l'amour. Celui qui aime véritablement Dieu apprend à aimer son prochain et devient capable de miséricorde.
Le Jugement dernier n'est donc pas seulement une invitation à avoir peur. Il est aussi un appel à nous demander, dès aujourd'hui :
Est-ce que mon cœur devient plus miséricordieux ?
Est-ce que je sais voir celui qui souffre ?
Est-ce que mon amour pour Dieu se traduit réellement dans ma manière d'aimer les autres ?
Car, selon l'enseignement du Père Cleopa, la miséricorde véritable est le fruit d'un cœur rempli d'amour.
Source et travail de réécriture
Auteur : Père Ilie Cleopa, prêtre et père spirituel orthodoxe roumain.
Source de l'article original : Mystique Orthodoxe, « Le Jugement Dernier », publié le 2 février 2023. Le texte original attribue explicitement l'enseignement au Père Ilie Cleopa.
Référence biblique principale : Évangile selon saint Matthieu, chapitre 25, versets 31 à 46.
Travail de réécriture : article entièrement retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. La pensée du Père Ilie Cleopa a été conservée comme fil conducteur ; le texte a été réorganisé, reformulé et développé afin de rendre plus clairement son enseignement sur le Jugement dernier, l'amour, la charité et la miséricorde.
Précision : les passages entre guillemets sont réservés aux formulations courtes directement attribuées au Père Cleopa ou aux textes bibliques ; le reste est une reformulation de son enseignement.
mercredi 1 février 2023
L'âme qui craint Dieu..
L’âme qui craint Dieu : protéger son cœur et marcher dans la sagesse
La crainte de Dieu occupe une place importante dans la spiritualité orthodoxe. Elle ne signifie pas vivre dans la peur du Seigneur, mais développer un profond respect pour Lui, veiller sur son âme et chercher à accomplir Sa volonté.
L’ancien roumain Elder Ilie Cleopa nous rappelle que cette attitude doit se manifester dans nos pensées, nos paroles et nos actes.
Les paroles d’Elder Ilie Cleopa
« Mes frères, l'homme qui craint Dieu ne doit pas voler, ou devenir prostitué, ou ivrogne, ou voleur, ou faire le mal. Celui qui craint Dieu, Dieu veille jour et nuit sur lui.
Ne pas penser du mal des autres hommes, ne pas dire quelque chose de mal parce que c'est un péché, ne pas faire quelque chose de mal car c'est un péché ! Quiconque craint Dieu, devient la sentinelle de toute sagesse, protège son âme et son esprit des mauvaises pensées, sa langue des mauvaises paroles et tout son assise pour travailler contre Dieu. »
— Elder Ilie Cleopa
Veiller sur ses pensées, ses paroles et ses actes
Cet enseignement nous invite à une véritable vigilance intérieure. Le mal ne commence pas toujours par une action visible : il peut d’abord prendre racine dans une pensée, une rancune, un jugement ou une parole blessante.
La tradition orthodoxe nous encourage donc à surveiller ce qui habite notre cœur. Il ne s’agit pas de condamner les autres, mais de commencer par examiner notre propre conduite.
Nos paroles peuvent réconforter ou blesser, rapprocher les personnes ou semer la division. De même, nos actes révèlent la sincérité de notre foi bien davantage que nos seules déclarations.
La crainte de Dieu, un chemin vers la sagesse
Craindre Dieu, c’est chercher à vivre avec une conscience éveillée, en se souvenant que chaque personne mérite respect et charité.
Cette vigilance ne doit pas nous conduire au désespoir lorsque nous commettons une faute. Elle doit plutôt nous encourager à reconnaître nos erreurs, à nous repentir et à recommencer avec l’aide de Dieu.
La véritable crainte de Dieu ne nous enferme pas dans la peur : elle nous apprend à nous détourner du mal et à choisir le bien.
Que le Seigneur nous accorde un cœur humble, des pensées pures et des paroles qui apportent la paix.
Source
Article original : « L’âme qui craint Dieu », Mystique Orthodoxe, 1er février 2023.
Les paroles d’Elder Ilie Cleopa sont conservées dans leur formulation publiée sur le blog original. Le texte explicatif a été réécrit et réorganisé en 2026 pour Mystique Orthodoxe.
La source mentionnée dans l’article original est : Părintele Cleopa Ilie este un mare Sfânt (« Le père Cleopa Ilie est un grand saint »).
mardi 31 janvier 2023
Que se passe-t-il lorsque vous allez au monastère ou l'église ?
Savez-vous que depuis que vous avez commencé à venir au monastère, à l'église, vos anges comptent vos pas, vos peines et vos labeurs ? Avec cela, tous vos anges se présenteront au bon jugement, car ces peines vous ne les avez pas dépensées dans les discothèques, les pubs, les fêtes, mais vous les avez données au Christ !
Si vous pouviez voir vos anges gardiens à vos côtés tels qu'ils sont, vous mourriez de joie !
Remercions Dieu chaque jour et chaque heure pour les bénédictions que nous recevons et pour nos anges gardiens. Ou alors, oublions cela, ce grand commandement
Car Saint Paul nous dit : "Pour tout, rendez grâce au Seigneur !". Car la prière sainte est la mère de toutes les bonnes oeuvres ! Amen.
Père Ilie Cleopas
Extrait de Holy Fathers of Orthodoxy



