mardi 14 novembre 2017

Les Hiérarques

Les saints qui ont une place élevé au sein de l'Eglise grâce au Pontificat, constituent une catégorie spéciale dans le corps de l'Eglise.
Après avoir reçu les premiers évêques de la grâce du Saint-Esprit sur les Apôtres, des ordinations se sont faîtes sans interruption jusqu'à ce jour, c'est ce qu'on appelle la succession dite apostolique, qui est une continuité historique. Les évêques sont les gardiens de doctrines sacrées, et les pères responsables de l'éducation spirituelle. 
Hiérarque est issu du mot grec "hiéros", qui signifie "sacré", et du suffixe "aque", qui signifie "personne qui détient le pouvoir". 
Extrait de Impantokratoros,

Le coeur spirituel

Saint Neilos l'Ermite, dit : "Tout comme le verre doit être propre pour la personne qui va boire, de la même manière nous nous devons de prendre soin de notre coeur, qui doit être pur, plus propre que notre corps, afin de plaire à Dieu qui veut vous voir propre".
Il est nécessaire que notre coeur soit nettoyé, car il est déjà sale avec beaucoup d'actions mauvaises, mondaines et démoniaques. 
Comme le dit Saint Makarios, "Toutes les personnes, qu'elles soient juives ou grecques, recherchent l'amour et la purification. Ils doivent cependant chercher comment, et de quelle manière le coeur peut être nettoyé". Tous les gens d'aujourd'hui veulent que leur coeur soit propre. Certains scientifiques se demandent, pourquoi les gens contemporains ont tant de savons, de détergents, de shampoings et produits différents pour la propreté ? Sont-ils plus sales dans leurs corps et leurs vêtements que par le passé ?
Non, répondent les chercheurs. Au contraire, ils sont beaucoup plus propres que les gens dans le passé, en ce qui concerne le corps et les vêtements, et dans leurs maisons. Depuis qu'ils sentent qu'ils sont sales de l'intérieur, et ne sachant pas ce que la cause est, ils cherchent, achètent, et utilisent en permanence les détergents, savons et shampoings, une multitude de parfums et de produits pour devenir propre. Mais le coeur ne peut pas être nettoyé de ces façons. 
Il est certain que nos coeurs ne sont pas propres. La saleté du coeur est profondément étendue. Pas un seul d'entre nous n'est propre. "Qui est nettoyé de la saleté ? Personne", dit la Sainte Bible. Dans notre coeur il y a d'innombrables sortes de saleté, et tout cela doit être enlevé. Il est nécessaire de jeter tout ce qui est inutile.. aux ordures. 
Saint Spyridon, "Le coeur"

Extrait de Enorion.blogspot.fr

lundi 13 novembre 2017

Les confesseurs

Une catégorie spéciale parmi les ordres religieux sont les confesseurs. Leur exemple est probablement le commun de chaque chrétien.
Tous les jours, l'emploi de la foi, et la dévotion à Dieu, à Notre Seigneur Jésus-Christ, prouve cette confession. Par la confession de la foi orthodoxe, les chrétiens sont persécutés et torturés, ayant souffert à cause de leur foi, mais finalement ne sont pas morts en martyrs. 
Extrait de Impantokratoros, 

Les martyrs

Les martyrs

Les martyrs ne manquent pas dans l'Eglise, et sont l'honneur et la gloire de celle-ci. Ils ont signé, et signent encore, de leur sang le témoignage de foi et de leur amour pour le Christ. C'est pour cela qu'on les appelle martyrs.
Dans l'ère des martyrs ottomans, ces derniers soutenaient l'espoir des fidèles, par leur grâce et leur bénédiction. Ils étaient un témoignage vivant et fort, implacable, qu'ils étaient vainqueur d'un quelconque pouvoir d'asservissement des âmes grecs orthodoxes ! 
Extrait de Impantokratoros

dimanche 12 novembre 2017

Les Apôtres et les Égaux-aux-Apôtres dans la tradition orthodoxe




Dans l’Église orthodoxe, les Apôtres occupent une place fondamentale. Ils sont les disciples choisis par le Christ pour annoncer son Évangile et poursuivre son œuvre après sa Résurrection.

Parmi eux figurent les Douze Apôtres, mais aussi les Soixante-dix disciples envoyés en mission pour annoncer la Parole de Dieu. Selon la tradition chrétienne, le Christ leur accorda la grâce nécessaire pour témoigner de l’Évangile et accomplir des miracles.

Les Apôtres sont ainsi considérés comme les fondements humains de l’Église, après le Christ lui-même. Leur prédication, leur témoignage et leur sacrifice ont permis à la foi chrétienne de se répandre dans de nombreuses régions du monde.

Qui sont les « Égaux-aux-Apôtres » ?

L’Église orthodoxe utilise également un titre particulièrement honorifique : Isapostole, que l’on peut traduire par « Égal aux Apôtres ».

Ce titre n’est pas réservé aux Douze. Il est attribué à des saints dont l’œuvre d’évangélisation et la contribution à la diffusion du christianisme ont été considérées comme particulièrement importantes.

Parmi les figures les plus connues figurent notamment saint Constantin le Grand, sainte Hélène, saint Vladimir de Kiev, ainsi que saints Cyrille et Méthode, les grands évangélisateurs des peuples slaves.

Ces saints ont contribué, chacun à leur époque et dans leur région, à faire connaître le Christ et à établir la foi chrétienne. Leur mission est donc considérée comme comparable, par son importance historique et spirituelle, à celle des Apôtres.

Une mission qui se poursuit

La tradition orthodoxe voit dans les Apôtres et les Égaux-aux-Apôtres des témoins et des illuminateurs des peuples. Leur exemple rappelle que la foi chrétienne ne se transmet pas uniquement par les paroles, mais également par la vie, le sacrifice, la charité et le témoignage personnel.

Leur héritage demeure présent dans la liturgie, les fêtes, les icônes et la mémoire de l’Église.

À travers leurs vies, l’Église orthodoxe rappelle ainsi que l’annonce de l’Évangile est une œuvre qui traverse les siècles : commencée à Jérusalem avec les Apôtres, elle s’est ensuite étendue à de nombreux peuples grâce à ceux que l’Église a reconnus comme Égaux aux Apôtres.

À retenir

Les Apôtres sont les premiers témoins et prédicateurs du Christ.

Les Égaux-aux-Apôtres sont des saints qui, par leur œuvre missionnaire exceptionnelle, ont joué un rôle essentiel dans la diffusion de la foi chrétienne.

Tous demeurent, dans la tradition orthodoxe, des exemples de fidélité au Christ et de dévouement à l’Église.

Inspiré de
Impantokratoros

Les Saints Martyrs

Les saints martyrs sont ceux qui ont signé le témoignage de la foi et leur amour pour le Christ avec leur propre sang. Ils sont l'organe le pus haut de l'Eglise, puisque cela a été fondé sur le sang de notre Seigneur, mais par extension, dans le sang des martyrs. Il est commun, que à l'ouverture des églises, se trouve des saintes reliques. L'importance de l'offre volontaire de sa vie en Christ, est le fait que le martyr est nettoyé de tout péché, et même si ce martyr n'a pas été baptisé, il est automatiquement baptisé et saint par son martyr. 
Il y a d'ailleurs des dénominations pour indiquer l'état de chaque saint Martyr, par exemple, "hieromartyr", pour le prêtre, et Osiomartyr, pour le moine. 
Extrait de 
Impantokratoros.gr

L'Eglise et ses saints

Notre Sainte Eglise est constituée d'êtres qui sont avec nous et nous protège par leur sainteté. La sainteté est l'invitation ouverte du chef de l'Eglise, Jésus-Christ, adressée à chaque être humain, pour qu'il participe avec Lui à sa croix, qui est la garantie de la réussite de la résurrection personnelle.
Les saints ont pris la décision courageuse d'être crucifiés avec le Christ par le sang du martyr ou de la conscience, en écrasant le "vieil homme" avec la repentance. L'homme qui suit le Christ avec humilité, attire sa grâce et fait sa demeure en Dieu. Cette union absolue avec Dieu est "la psychologie de la sainteté", comme dit Saint Justin Popovic : "Dans chaque saint, le Seigneur est dans toute son âme, dans sa conscience, dans son coeur."
Nous devons les suivre avec fidélité, le zèle, l'amour, l'humilité, parce que "sans amour pour la Sainte Orthodoxie, nous sommes mutilés de la direction selon laquelle on doit suivre les exemples" (Père Seraphim Rose).
Extrait de Impantokratoros.gr
http://www.impantokratoros.gr/21E74AD2.el.aspx

samedi 11 novembre 2017

Saint Prophète Abdias


Le Saint Prophète Abdias est le quatrième des petits prophètes, et il a vécu au cours du neuvième siècle avant Jésus-Christ. Il était du village de Bétharram, près de Sichem (ancien royaume d'Israël, aujourd'hui à deux kilomètres de Naplouse, Palestine). Il a servi comme intendant du Roi Achab, israélite impie.
En ce temps-là, l'ensemble du peuple d'Israël tournait le dos au vrai Dieu, et avait commencé à offrir des sacrifices à Baal, mais Abdias continuait lui à servir fidèlement le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob en secret. Lorsque la femme d'Achab, des impies et Jézabel le débauché furent pourchassés par tous les prophètes de l'Eternel à cause de sa dispute avec le prophète Elie, Abdias leur donna refuge et nourriture.
Le successeur du Roi Achab, Achazia, envoya trois détachements de soldats pour arrêter le Saint Prophète Elie. L'un de ces détachements était dirigé par Saint Abdias. Grâce à la prière de Saint Elie, deux des détachements ont été consumés par le feu divin, mais Saint Abdias et son détachement furent épargnés par le Seigneur.  
A partir de ce moment, Saint Abdias a démissionné de son poste militaire, et suivi le Prophète Elie. Par la suite, il reçut le don de prophétie. Dieu inspira Saint Abdias, et le quatrième des livres des petits prophètes de la Bible, contient des prédictions sur le Nouveau Testament. Le Saint Prophète a été enterré en Samarie (Jordanie actuelle).
Extrait de Orthodox Saints

vendredi 10 novembre 2017

Vie du Saint Apôtre Philippe



Saint Philippe, le saint Apôtre : de Bethsaïde à Hiérapolis

Mémoire liturgique orthodoxe : 14 novembre

Saint Philippe fut l'un des Douze Apôtres choisis par le Seigneur Jésus-Christ. Il était originaire de Bethsaïde, en Galilée, comme les apôtres Pierre et André.

L'Évangile selon saint Jean nous rapporte qu'après avoir rencontré Jésus, Philippe alla immédiatement chercher Nathanaël et lui annonça avec enthousiasme :

« Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans la Loi et les Prophètes : Jésus, fils de Joseph, de Nazareth. »
(Jean 1,45)

Cette réaction montre déjà quelque chose de la personnalité de Philippe : après avoir découvert le Christ, il désire immédiatement partager cette découverte avec un autre.

Philippe, disciple du Christ

Philippe apparaît à plusieurs reprises dans l'Évangile selon saint Jean.

Lors de la multiplication des pains, Jésus lui demande comment nourrir la foule qui le suit. Plus tard, peu avant la Passion, des Grecs qui souhaitent rencontrer Jésus s'adressent à Philippe.

Enfin, au cours de la dernière Cène, Philippe demande au Seigneur :

« Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
(Jean 14,8)

Jésus lui répond alors en lui révélant le mystère de son union avec le Père.

Ces quelques paroles montrent un apôtre qui cherche à comprendre toujours davantage le mystère du Christ.

L'annonce de l'Évangile

Après la Pentecôte et la descente du Saint-Esprit, Philippe partit annoncer l'Évangile.

La tradition chrétienne rapporte son activité missionnaire dans différentes régions d'Asie Mineure et de Syrie. Il aurait notamment évangélisé Hiérapolis de Phrygie, dans l'actuelle Turquie, où son souvenir demeura particulièrement vivant.

Les récits hagiographiques rapportent plusieurs guérisons et miracles accomplis par la prière de l'Apôtre. Ces récits témoignent surtout de la place centrale donnée à la foi et à la puissance du Christ dans la prédication apostolique.

Le serpent de Hiérapolis

Selon la tradition orthodoxe, Philippe arriva à Hiérapolis, une ville où existait un important culte païen consacré notamment à un serpent considéré comme une divinité.

L'Apôtre pria Dieu afin que les habitants puissent connaître la vérité de l'Évangile. Le récit rapporte que le serpent mourut et que plusieurs personnes furent ensuite conduites vers la foi chrétienne.

Cette histoire appartient à la tradition hagiographique de saint Philippe. Elle exprime symboliquement le triomphe de la foi chrétienne sur les anciennes idoles et rappelle que l'Apôtre annonçait non pas sa propre puissance, mais celle du Christ.

Le martyre de saint Philippe

La prédication de Philippe provoqua également l'opposition des responsables païens.

Selon la tradition orthodoxe, l'Apôtre fut arrêté à Hiérapolis et condamné à mort. Il aurait été crucifié la tête en bas, avant d'être également lapidé.

Son martyre fut ainsi l'aboutissement d'une vie entièrement consacrée à l'annonce de l'Évangile.

Les récits rapportent qu'un tremblement de terre se produisit alors et que plusieurs personnes furent saisies de crainte. L'Église retient surtout de cet événement le témoignage d'un Apôtre qui demeura fidèle au Christ jusqu'à la mort.

Saint Philippe et les premiers chrétiens de Hiérapolis

Une tradition ancienne, rapportée notamment par Eusèbe de Césarée, associe Philippe à Hiérapolis et mentionne ses filles, qui auraient été connues pour leur témoignage prophétique.

Eusèbe cite notamment l'évêque Polycrate d'Éphèse, qui évoque Philippe parmi les grandes figures chrétiennes d'Asie et indique qu'il reposait à Hiérapolis.

Ces témoignages anciens sont particulièrement précieux car ils montrent que le souvenir de Philippe était profondément enraciné dans les premières communautés chrétiennes d'Asie Mineure.

Il convient toutefois de ne pas confondre Philippe l'Apôtre, l'un des Douze, avec Philippe l'Évangéliste, l'un des Sept mentionnés dans les Actes des Apôtres.

Un Apôtre qui nous enseigne à témoigner

Le premier geste de Philippe après avoir rencontré Jésus est particulièrement significatif : il va chercher Nathanaël.

Il ne garde pas pour lui la découverte du Christ.

Il dit simplement :

« Viens et vois. »
(Jean 1,46)

Cette petite phrase peut encore être méditée aujourd'hui.

Philippe ne cherche pas à imposer sa foi par de longs discours. Il invite son ami à venir lui-même à la rencontre du Christ.

Son exemple nous rappelle que le témoignage chrétien peut commencer très simplement : parler de ce qui nous fait vivre, inviter quelqu'un à découvrir l'Évangile et laisser ensuite Dieu agir dans son cœur.

Une fidélité jusqu'au bout

Saint Philippe connut les difficultés, les persécutions et finalement le martyre.

Mais celui qui avait répondu à l'appel du Christ au début de son existence apostolique demeura fidèle jusqu'au bout.

Son histoire nous rappelle que les Apôtres n'étaient pas seulement les témoins des miracles du Seigneur : ils devinrent eux-mêmes des témoins de sa Résurrection, prêts à consacrer leur vie entière à l'annonce de l'Évangile.

Saint Philippe nous invite ainsi à ne pas garder notre foi enfermée en nous-mêmes, mais à la faire vivre par nos paroles, nos actes, notre charité et notre confiance en Dieu.

Saint Philippe, prie Dieu pour nous

Saint Philippe,
toi qui as rencontré le Christ et qui as immédiatement voulu conduire Nathanaël jusqu'à Lui,

toi qui as annoncé l'Évangile au milieu des peuples,

toi qui as connu les persécutions et le martyre,

prie le Seigneur pour nous.

Aide-nous à demeurer fidèles à l'Évangile lorsque nous traversons les difficultés.

Apprends-nous à témoigner de notre foi avec simplicité, douceur et amour.

Et lorsque nous doutons, rappelle-nous tes paroles :

« Viens et vois. »

Que nous puissions nous aussi chercher le Christ, Le reconnaître et marcher fidèlement à sa suite.

Saint Philippe, saint Apôtre et martyr, prie Dieu pour nous.


Source et travail de réécriture

Article original : « Vie du Saint Apôtre Philippe », publié sur Mystique Orthodoxe le 10 novembre 2017.

Sources complémentaires : les textes liturgiques et hagiographiques orthodoxes consacrés à saint Philippe, notamment l'Orthodox Church in America, le Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et les témoignages anciens rapportés par Eusèbe de Césarée.

Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 à partir du texte original de Mystique Orthodoxe. Le récit a été reformulé, structuré et développé afin d'obtenir un texte plus fluide et accessible. Certaines affirmations de l'ancien article ont également été replacées dans leur contexte de tradition hagiographique, afin de distinguer les récits de la tradition des témoignages historiques anciens.

À noter : saint Philippe l'Apôtre ne doit pas être confondu avec Philippe l'Évangéliste, l'un des Sept. Cette distinction est importante dans une présentation historique et orthodoxe rigoureuse.

mercredi 8 novembre 2017

Vladimir Poutine et le miracle de sa Croix



Les Américains savent très peu de choses sur les croyances chrétiennes orthodoxes de Vladimir Poutine. Voici une interview passionnante avec Vladimir Poutine par Larry King. Vladimir Poutine parle de sa croix.

Voici la transcription originale de CNN.

Vladimir Poutine et le miracle de sa Croix
20 juillet 2009,

L. King : - On parle beaucoup de Vladimir Poutine et de sa foi religieuse. On me dit que vous portez une croix. Est-ce vrai ? Êtes-vous religieux ? Quels sont vos sentiments dans ce domaine ?

V. Poutine : - Je préférerais ne pas développer ce sujet en détail. Je pense que de telles choses sont sacrées pour tout le monde. La croyance de tout le monde ne doit pas être mise en valeur, elle est à l'intérieur du coeur d'un homme. En ce qui concerne le port de la croix, ma mère me l'a donnée lors de ma visite en Israël. J'y suis allé deux fois. D'abord sur une invitation officielle du ministre des Affaires Etrangères de ce pays. Le deuxième fois, je me suis rendu là-bas avec ma famille en tant que touriste. Ma mère me l'a donnée pour avoir une bénédiction au Tombeau du Seigneur. Je l'ai fait et maintenant elle est toujours avec moi. Depuis, je suis toujours décidé à ce qu'elle soit sur moi. Or, dans ma datcha, près de Saint Pétersbourg, il y a eu le feu. J'étais dans le sauna, et avant d'aller dedans, j'avais enlevé ma croix. Le feu était vraiment sérieux, et ma croix se trouvait dans les cendres. J'ai été surpris lorsque l'un des travailleurs, retrouva à travers les cendres les restes de ma croix, intacte.

L. King : - Pensez-vous qu'il y ait une puissance supérieure ?

V. Poutine : - Je crois qu'il y a quelqu'un qui veille sur nous êtres humains. Je crois en ses bonnes intentions. Je crois dans le fait que chacun d'entre nous est venu en ce monde pour faire le bien. Et si nous le faisons, si nous le faisons ensemble, une récompense nous attend. Cela tant en ce qui concerne nos relations de peuple à peuple, ou les relations inter-étatiques. Et le plus important, c'est d'atteindre l'objectif ultime, le confort dans notre propre coeur.

L. King : - Je vous remercie Monsieur le Président.

V. Poutine : - Je vous remercie.


Extrait de 

mardi 7 novembre 2017

La cuirasse de Saint Patrick



La cuirasse de Saint Patrick, est une puissante prière de libération de Saint Patrick, patron de l'Irlande. Une prière très belle, que le courageux et grand apôtre d'Irlande, très aimé par les Irlandais, récita dans les moments les plus difficiles de sa lutte pour se défendre contre les attaques et les malédictions des druides, et les nombreux pièges pour décourager son oeuvre de l'évangélisation.

Il démontra avec des signes et des prodiges aux Irlandais, pétris de magie et de sciences occultes, que la puissance du Christ était encore plus grande. En effet, les sorts des druides ne purent rien contre la puissance de la foi en Christ de ce grand saint !

Une grande partie de l'Irlande était très sombre et barbare dans le cinquième siècle après Jésus Christ : une terre de druides et de païens. Il est intéressant de noter que Patrick n'a pas essayé de convaincre les irlandais à nier leur croyance en l'existence du surnaturel. Comme un historien écrit  : "Si le Christianisme était venu en Irlande seulement avec des doctrines théologiques, l'espoir de la vie immortelle, et idées éthiques, sans miracles, mystères et rites, n'aurait jamais pu gagner le coeur celtique" : "Parce que le Royaume de Dieu ne vient pas avec des mots mais avec puissance" (1 Cor, 4 : 20).

Au lieu de cela, il a convaincu les irlandais de la nature démoniaque des pouvoirs païens, et par là même la puissance du Christ. Il a utilisé les Saintes Ecritures pour définir ses pouvoirs contre les démons. "Pour nous, la lutte, en effet, ce n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les dominations, contre les puissances, contre les dominateurs des ténèlbres de cette ère, contre les esprits du mal qui habitent dans les régions célestes) (Eph, 6, 12)

Patrick est aujourd'hui connu comme le saint qui a chassé les serpents d'Irlande. Même si quelques uns contestent qu'il y ait jamais eu de serpents en Irlande, ils disent que les "serpents" chassés par Patrick étaient les druides, les prêtres occultes du peuple celtique, et sa réputation d'avoir libéré l'Irlande par les serpents, c'est une façon subtile pour dire que Saint Patrick apporta la lumière du Christ qui a libéré le pays par les ténèbres du malin.

Le symbole de l'Irlande est le trèfle, c'est pourquoi Saint Patrick l'a utilisé pour expliquer le mystère de la Sainte Trinité aux païens : Dieu le père, Dieu le fils, Dieu le Saint Esprit, distincts et indissolublement unis dans l'amour.

En 433, Saint Patrick se dirigeait avec un groupe d'adeptes à  la cour du roi d'Irlande. Ayant eu vent que les druides préparaient une embuscade pour le tuer, il pria en invoquant la protection divine. La tradition raconte que lorsque le Saint passa devant les druides cachés, ils ont seulement vu un cerf entouré de quelques faons. Saint Patrick et ses hommes furent sauvés.  C'est pourquoi cette prière est passée dans l'histoire comme le cri du cerf (faeth fiada), ou "la cuirasse de Saint Patrick".

Je me revêts aujourd'hui,
du Nom fort de la Trinité.
J'invoque les Trois personnes Unies,
Par qui le monde était créé.

Je revêts en ce jour,
L'incarnation de Jésus Christ,
Son baptême par l'eau et l'Esprit,
Sa croix de mort pour mon salut,
Son bond du tombeau parfumé,
Ses pas en haut vers l'infini,
Son retour au jour dernier,
Je les revêts pour toute ma vie. 

Je revêtes toutes ces forces vainqueurs,
L'obéissance des Anges au Ciel,
Bonnes oeuvres faites pour le Seigneur,
L'espoir de la vie éternelle,
Les oracles des Prophètes de Dieu,
Les Apôtres portants de Bonnes Nouvelles,
Les prières des Patriarches Hébreux,
La Pureté des âmes fidèles.

Je revêts tous ces éléments,
Les vertus du ciel étoilé,
La gloire du soleil vivifiant,
La blanche lune dans sa clarté,
L'éclatement des éclairs véloces,
Les profondeurs salées des mers,
Spendeur du feu, forts vents féroces,
Les solides rocs, la ferme Terre. 

Je revêts en ce jour,
La force de Dieu pour me guider,
Ses oreilles pour entendre mon cri,
Ses yeux d'amour pour me veiller,
Sagesse de Dieu pour m'instruire,
Sa parole pour tailler mes mots,
Sa puissante main pour me tenir,
Ses anges pour me garder d'en haut. 

Contre les filets des démons,
Les séductions des vices fatals,
Toutes mes mauvaises inclinations,
Les hommes qui me désirent du mal,
En haut, en bas, de loin, de près,
En toute heure et en tout lieu,
Contre toutes ces hostilités,
Je revêts toutes ces forces de Dieu.

Contre sorciers et féticheurs,
Les faussetés de l'Ennemi,
Contre l'idolâtrie du coeur,
Bêtes sauvages, attaques, maladies ;
Contre hérésies et faux prophètes,
Contre brûlure, noyade, poison,
Les mauvaises pratiques de nos ancêtres,
Protège-moi Christ, et viens bientôt ! 


Que Christ soit toujours avec moi,

Christ dans ma bouche et dans mon coeur,
Christ derrière et devant moi,
Christ en largeur et en longueur,
Christ à ma gauche, ma droite, autour,
Christ dans le calme, dans le danger,
Christ dans la nuit, pendant le jour,
Christ en voisin et étranger.

Je me revêts aujourd'hui,
Du Nom fort de la Trinité,
Du Père, du Fils, du Saint Esprit,
De la trois fois Sainte Unité,
Qui a créé le monde Lui Seul,
En qui toute la création à l'être,
Père Eternel, Esprit, Parole,
Le Salut vient de Christ le Maître ! 

lundi 6 novembre 2017

L'eau bénite, le poisson, et Saint Mickaël Archange à Sebastea, Turquie





L’eau bénite, les poissons et l’Archange Michel à Sébastée

Dans l’ancienne région de Sébastée, en Asie Mineure, existait autrefois un lieu de pèlerinage consacré à l’Archange Michael. Une source sacrée, réputée pour ses eaux bénites, attirait de nombreux chrétiens venus prier et demander la guérison.

Selon une ancienne tradition rapportée dans le Synaxaire des saints Archanges Michael et Gabriel, l’empereur Studios était gravement malade. On lui parla alors d’une source consacrée à l’Archange Michael, où des personnes souffrantes venaient chercher la guérison.

La particularité de cette source était la présence de petits poissons. Selon le récit, ils s’approchaient des personnes immergées dans l’eau et touchaient doucement leur peau. Studios se rendit sur place avec foi et espérance et, selon la tradition, retrouva la santé avec les autres malades présents.

Reconnaissant envers Dieu, il consacra une grande partie de ses biens à la construction d’une église dédiée à l’Archange Michael. Le sanctuaire devint progressivement un important lieu de pèlerinage en Asie Mineure.

Une source redécouverte

Au fil des siècles, le sanctuaire disparut et l’emplacement de la source fut oublié.

La tradition rapporte qu’en 1917, un paysan blessé alors qu’il chassait découvrit à nouveau la source. Il lava sa blessure dans l’eau et vit de petits poissons venir autour de celle-ci. Selon son témoignage, la plaie aurait rapidement commencé à se refermer.

Cette découverte aurait attiré d’autres habitants de la région, puis progressivement davantage de visiteurs. Dans les décennies suivantes, la source devint connue pour ses petits poissons, parfois surnommés les « poissons médecins ».

L’endroit est ensuite devenu un site thermal fréquenté, tandis que la mémoire de son ancienne origine chrétienne demeure attachée à l’Archange Michael et à la source sacrée.

Une mémoire chrétienne en Asie Mineure

Au-delà des récits extraordinaires, cette histoire rappelle surtout la profonde présence du christianisme dans cette partie de l’Asie Mineure.

Des sanctuaires dédiés aux saints et aux Archanges y ont longtemps été des lieux de prière et de pèlerinage. La source de Sébastée appartient à cette mémoire ancienne où l’eau, la prière et la confiance en Dieu étaient intimement liées.

Dans la tradition chrétienne, ce n’est évidemment pas l’eau elle-même qui agit comme une puissance magique. L’eau bénite est reçue avec foi comme un signe de la grâce de Dieu, tandis que les saints et les Archanges sont vénérés comme serviteurs et intercesseurs auprès du Seigneur.

Que cette ancienne source soit aujourd’hui devenue un lieu thermal ne fait pas disparaître la mémoire spirituelle qui lui est associée.

Elle demeure ainsi, dans la tradition rapportée par les chrétiens d’Asie Mineure, un témoignage parmi d’autres de la place de l’Archange Michael dans la piété orthodoxe et de la confiance des fidèles envers la miséricorde de Dieu.

« Saint Archange Michael, prie Dieu pour nous ! »

Sources et travail de réécriture

Source principale : Mystique Orthodoxe — « L’eau bénite, le poisson, et Saint Mickaël Archange à Sebastea, Turquie », publié le 6 novembre 2017. La publication est signée Nikos Chiladakis et indique comme source un extrait de Nefthalim.

Travail de réécriture : contenu entièrement reformulé, condensé et réorganisé pour ton blog, avec une présentation plus fluide et une distinction entre les récits traditionnels de guérison et les faits historiquement établis.

dimanche 5 novembre 2017

L'entrée de la Mère de Dieu dans le Temple



La Sainte Mère de Dieu au Temple

Selon la tradition sacrée, l'entrée de la Très Sainte Mère de Dieu dans le temple s'est déroulée de la façon suivante. Les parents de la Vierge Marie, Saints Joachim et Anne, priant pour mettre fin à leur stérilité, avaient juré que si un enfant leur naissait, ils le dédieraient au service de Dieu. Quand la Très Sainte Vierge a alors atteint l'âge de trois ans, les saints parents ont décidé de s'acquitter de leurs voeux. Ils rassemblèrent parents et connaissances, et habillèrent la Toute Pure Vierge dans ses plus beaux vêtements. En chantant des chants sacrés et avec des bougies allumées dans leurs mains, des vierges les accompagnèrent jusqu'au Temple (Psaume 44/45). Il y avait aussi le grand prêtre et plusieurs prêtres.
Dans le temple, seuls les prêtres et souverains sacrificateurs pouvaient entrer avec l'enfant, prénommée Marie. Renforcée par la puissance de Dieu, elle gravit rapidement les marches et monta haut. Alors, le grand prêtre, grâce à l'inspiration d'en Haut, a conduit la Très Sainte Vierge dans le Saint des Saints, où seul le grand prêtre est entré une fois par an pour offrir un sacrifice de purification du sang. Par conséquent, toutes les personnes présentes dans le temple ont été étonnées de cette apparition des plus insolites. Après avoir confié leur enfant au Père Céleste, Joachim et Anna sont rentrés chez eux. La Toute Sainte Vierge est restée près du temple, dans les quartiers pour les vierges. Selon le témoignage des Ecritures Saintes, (Exode 38, 1, Rois 1, 28, Luc 2, 37), et aussi l'historien Flavius Joseph, il y avait de nombreux quartiers autour du temple, dans lesquels ceux qui s'étaient consacrés au service de Dieu demeuraient. 
La vie terrestre de la Très Sainte Vierge depuis son enfance jusqu'à ce qu'elle a été enlevée au ciel est enveloppé de profonds mystères. Sa vie au temple de Jérusalem, a également été un secret. "Si quelqu'un venait à me demander", dit Saint Jérôme, "comment la Très Sainte Vierge a passé le temps de sa jeunesse, je répondrai que cela n'est connu que de Dieu lui-même, et l'Archange Gabriel, son gardien constant". Dans la tradition de l'Eglise, la Toute Sainte Mère de Dieu a grandi dans une communauté de vierges très pieuses, lisant consciencieusement les Ecritures Saintes, s'occupant de l'artisanat, priant sans cesse, et grandissant dans l'amour de Dieu.
Depuis l'Antiquité, l'église a célébré la fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu dans le temple. Des indications que la fête a été observée dans les premiers siècles du Christianisme se trouvant dans les traditions de chrétiens palestiniens, qui disent que la Sainte Impératrice Hélène a construit une église en l'honneur de l'entrée de la Très Sainte Mère de Dieu dans le temple. Saint Grégoire de Nysse, au quatrième siècle, mentionne également ce festin. Dans le huitième siècle, Saints Germain et Tarasius, patriarches de Constantinople, ont prononcé des sermons sur la fête de l'Entrée. La fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu dans le temple annonce la bénédiction de Dieu pour la race humaine, la prédication du salut, la promesse de la venue du Christ.