mercredi 23 novembre 2016

Témoignage d'un français vivant en Syrie

Pierre le Corf
Pierre le Corf


Pierre Le Corf, fondateur de l'ONG humanitaire, créée pour aider les civils en proie à la guerre, n’a pas mâché ses mots pour décrire la menace terroriste croissante à Alep. Témoin oculaire des faits, il se montre également peu confiant à l’égard des informations relayées par plusieurs médias ces derniers temps.

Français résident à Alep et travaillant dans l'humanitaire, Pierre Le Corf, sans se soucier des prises de positions des médias et des hommes politiques, a livré un nouveau témoignage sur sa page Facebook sur le fléau de la guerre qui règne au quotidien dans cette ville syrienne « depuis cinq ans déjà ».

« Des tirs de mortiers et de roquettes, qui tombent ici à l'ouest de la ville, se mélangent aux combats à l'est et dans le ciel. Les terroristes nous tirent dessus en ce moment (juste là, l'une des roquettes a tué sept enfants sur une école), essayant en même temps de détruire les avions, qui bombardent leurs positons armées et protègent ou, du moins, limitent les attaques sur les 1,2 million de civils ici. Quand les avions s'en vont, même pour peu de temps, les roquettes et mortiers pleuvent ici. Ne me prenez pas à défaut. Je ne suis pas là pour faire de la politique ou lancer des débats. Je parle de ce que je vois depuis tant de mois, de ce que j'entends de ceux, qui se sont échappés même récemment des zones contrôlées par les fronts islamiques (et non rebelles comme on les appelle en Occident), des familles entières ayant la chance d'être en vie entre les snipers et les mines anti-personnel », a raconté Pierre Le Corf, ajoutant que le prix à payer pour sortir est de 300 dollars et que personne ne peut se l'offrir ou partir dans des conditions très limitées.

Selon lui, les drapeaux noirs des terroristes font légion à Alep, et la guerre se montre toujours meurtrière, car ces derniers continuent de tuer. Cependant, le Alep d'aujourd'hui n'a pourtant rien à voir avec l'image de « ville morte » promue par divers médias. « Des centaines de milliers de gens vivent ici », surtout quand il s'agit de la partie ouest, d'après M. Le Corf. En outre, « ces gens vivent comme des fantômes ». Plusieurs civils ont été tués par des balles perdues, notamment des balles explosives des snipers terroristes. Les autres ont été abattus lorsqu'ils essayaient de fuir via les couloirs humanitaires. De plus, certains civils sont utilisés comme boucliers humains lors des bombardements. « Parce que si les civils restent dans la ville, ils limitent les frappes aériennes ». Les quartiers est d'Alep sont une tout autre chose et se trouvent sous contrôle des « terroristes point barre », qui veulent envahir la moitié ouest où il n'y a pas de militaires, sauf des « checkpoints » et que des civils. Pierre Le Corf souligne que l'armée syrienne et ses alliés, dont la Russie, n'effectuent des frappes que contre la partie est d'Alep en proie aux terroristes, sans oublier « des tirs retour » de ces derniers.

 « Ma mission c'est l'humain, je prie pour chaque homme, femme et enfant qui ne porte pas une arme mais je tiens à souligner qu'elle n'est pas meurtrière à cause d'une guerre, puisque cette guerre est une mascarade, mais à cause d'idéologies ici et d'intérêts extérieurs qui insufflent la mort et des moyens de l'insuffler au quotidien en Syrie, détruisant son histoire, sa vie et l'espoir de tous ceux qui y vivent. Pardon de parler tant, ce n'est pas forcément clair… mais vous devez comprendre ce qui se passe au-delà de ce que racontent les médias qui sont parfois malveillants, parfois paresseux, vous devez comprendre que vous en êtes les relais », a poursuivi Pierre Le Corf, empli de tristesse pour les gens qui trouvent la mort « gratuitement » dans cette guerre « insensée ». Pour ce Français, certains hommes politiques ont déjà « condamné la Syrie. Et ces gens-là sont des victimes de cet enfermement de la Syrie sur elle-même ». Pierre Le Corf a notamment fondé à ses propres frais l'ONG We are superheroes (Nous sommes des superhéros) afin d'aider la population civile locale à survivre dans des conditions de conflit armé.



http://sptnkne.ws/cKh4

Julien l'Apostat, où l'histoire se répétant aujourd'hui

St Nicholas Vélimirovitch
St Nicholas Vélimirovitch

Les adversaires du Christ, par leur lutte contre ce dernier, réalisaient toujours les résultats opposés à ceux escomptés.

Au lieu d'arriver à stopper le Christianisme et l'annihiler, bien au contraire, ils l'ont élargie et l'ont rendu plus fort. Au lieu d'assécher le Christianisme, ils ont pour ainsi dire, inondé le monde entier de celui-ci.

Où un martyr est tombé, une entreprise de chrétiens a été créée ; où la honte a été commise, la gloire a germé ; où il a été dit la fin du Christianisme, il y eut le début de récoltes luxuriantes.

Malgré tous les considérations internationales et les coutumes, Julien l'Apostat (331-363), à cause de son fanatisme idolâtre, a tué les émissaires de la paix qu'étaient Manuel, Ismael et Sabel. Julian a ainsi multiplié le nombre de Chrétiens, et augmenté le nombre de martyrs, et a ainsi accéléré sa propre fin et celle du paganisme. 

Directement et à contre-coeur, Julien l'Apostat a aidé à la diffusion du Christianisme, non seulement par ses persécutions anti-chrétiennes, mais aussi par ses déclarations négligentes. Ainsi, dans des discussions avec des Chrétiens, Julien a dit : "Christ n'a fait rien dans Sa vie qui mériterait la gloire, sauf si c'est compté comme un grand acte, qu'Il a guéri le boiteux, écrasé les démons, rendu la vue aux aveugles." Ô misérable Julien ! Comme si rendre la vue à un aveugle n'était pas un grand acte, plus que parvenir à conquérir dix royaumes ! 

Comment alors avec de telles paroles, Julien l'Apostat, le plus grand traître du Christ après Judas, aurait-il pu reconnaître les miracles du Christ  

Prologue d'Ochrid,

de Saint Nicolas Vélirimovitch

Nota : ce texte de Nicolas Vélirimovitch, peut très bien s'appliquer encore aujourd'hui, avec les persécutions des chrétiens dans le monde, par Daesh et certaines autres communautés ultra-orthodoxes. Homine homino lupus, "l'homme est un loup pour l'homme".

mardi 22 novembre 2016

Prier pour les autres, Jean de Cronstadt

St Jean Cronstadt
St Jean Cronstadt


Si vous vous fâchez avec votre voisin, votre ami, ou votre frère, et dîtes de lui : "Il est avare, malveillant, fier", ou qu'il a fait ceci ou cela, etc, dans ce cas, cet homme pèche contre Dieu, mais non contre vous. Dieu est son seul Juge, pas vous. A Dieu il devra rendre des comptes, pas à vous.
Souvenez-vous :"Regardez déjà la poutre que vous avez dans votre oeil, avant de regarder la paille chez votre voisin". Il est difficile de prendre conscience de ses propres péchés, et s'affliger à cause d'eux. Et vous êtes alors pris au piège : vous êtes indulgent envers vos propres infirmités. Mais votre frère est un homme, tout comme vous. Donc, vous devez être indulgent avec l'homme coupable, semblable à vous, et aussi infirme que vous. Aimez-le comme vous-même, écoutez le Seigneur : "Aimez-vous les uns les autres."
Lorsque vous priez pour vous, que le Seigneur vous aide à traquer vos passions cruelles et incurables, priez aussi pour votre frère, que le Seigneur le délivre de la flatterie et de la corruption de ses passions, de son obscurité et de son oppression.
Nous devons nous rappeler que nous sommes un corps infecté par la respiration de l'Ennemi, et sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons nous libérer de cette respiration mortelle et noircissante. Seul l'Esprit Saint peut chasser cette obscurité démoniaque des passions, par le pouvoir du Christ et sa Croix.
Nous devons donc prier humblement le Seigneur de manière fraternelle, pour nos frères et le monde entier, pour qu'ils s'échappent de cette obscurité des passions et leur attractivité, obscurité dont ils ne savent pas qu'elle est destructrice : Ainsi, l'homme riche se réjouit de sa richesse par exemple, l'ambitieux de ses distinctions, le glouton dans sa nourriture et ses mets délicats, le malveillant dans sa malice, l'envieux dans les peines et les souffrances des gens qu'il envie.
Mais Dieu entend notre prière si elle est sincère et vient du coeur, et comme le dit le Christ : "Demandez et il vous sera donné".
Priez seulement dans la simplicité de votre coeur, et sans le moindre doute.

Saint Jean de Cronstadt

vendredi 7 octobre 2016

Eschatologie hérétique contemporaine : Les Témoins de Jéhovah

Eschatologie hérétique contemporaine (4 sur 4)


Par Frère Basil Georgopoulos
Assistant Professeur de Théologie à l'Université de Thessalonique

La secte des Témoins de Jéhovah est sans précédent dans l'histoire du monde pour le grand nombre de cacodoxies eschatolgiques (hérésies) étranges et anti-scripturaires (contraires à l'Ecriture Sainte), ainsi que le nombre de fausses prophéties concernant la fin du monde.

Les enseignements fondamentaux de l'eschatologie hérétique des Témoins de Jéhovah, sont les suivants : 

1. Ils identifient la deuxième venue du Christ avec le Royaume de Dieu.

2. La seconde venue du Christ s'est déroulé de manière invisible pour eux dans les cieux en 1914. La même année, le Royaume de Dieu a été établie de manière invisible dans les cieux. 

3. Ils renversent les événements historiques pour répondre à leurs revendications. Les événements mentionnés dans le chapitre 24 de l'Evangile selon Matthieu, ne précéderont pas la deuxième venue, selon la Société de Watchower, mais auront lieu après. 

4. La guerre d'Armageddon est un élément fondamental de leur structure eschatologique, et en même temps un mécanisme de peur. 

5. A propos de la fin du monde et de l'histoire humaine, les Témoins de Jéhovah enregistrent de nombreuses fausses prophéties, qui ont évidemment été expliquées. Les dates ont été établies en été : 1872, 1925, 1972, et 1975. 

6. Lorsque le royaume terrestre des Témoins de Jéhovah sera sur la Terre, la soi-disant "grande multitude", ces témoins vivront dans un état paradisiaque constant, se marieront et auront des maisons, participeront aux programmes éducatifs, achèteront des aliments à petits prix, il n'y aura pas de chômage, de maladies.. Tout cela se réfère à l'organisation/

7. Le "petit troupeau", qui dans la terminologie de la secte sont les 144 000, aideront le Christ dans la gouvernance terrestre de la "grande multitude", qui sont les Témoins de Jéhovah.

8. Le jugement définitif des Témoins de Jéhovah sera conforme à l'organisation, fondée sur la conduite et la fidélité qui apparaissent dans le but d'avoir le Royaume millénaire terrestre. Les témoins qui se détournent des statuts de Jéhovah pendant le Royaume millénaire terrestre, sont éliminés de manière ontologique (destruction de l'être). 

Extrait de Eschatologia,

Elder Paisios : Même les moines prient pour les démons !


Saint Païssios l’Athonite : même les moines prient pour les démons !

Article retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe

Un amour qui ne s’arrête pas aux frontières de l’humanité

Dans la tradition spirituelle orthodoxe, la prière des moines ne concerne pas seulement les vivants et les défunts. Elle peut aussi s’étendre, dans une compassion mystérieuse, à toutes les créatures de Dieu.

Saint Païssios l’Athonite rapporte ainsi l’histoire d’un moine qui, saisi d’une profonde douleur intérieure, se mit à prier pour les démons eux-mêmes.

Ces êtres, selon la tradition chrétienne, se seraient détournés de Dieu et auraient choisi le mal. Pourtant, le moine ne parvenait pas à rester indifférent à leur sort. Il s’adressa à Dieu avec une grande compassion.

La supplication d’un moine

Alors qu’il était agenouillé dans la prière, le moine aurait exprimé cette pensée :

« Seigneur, Tu es Dieu. Si Tu le veux, Tu peux trouver un moyen de sauver ces malheureux démons. Ils ont autrefois connu Ta gloire, mais ils sont désormais remplis de méchanceté et de ruse. Sans Ta protection, ils auraient dévoré les êtres humains. »

Sa prière ne venait ni de la curiosité ni du désir de connaître les secrets du monde invisible. Elle naissait d’une compassion profonde, semblable à celle que l’on éprouve devant une créature qui s’est perdue.

C’est alors que, selon le récit, le moine vit apparaître près de lui une tête de chien qui tirait la langue et semblait se moquer de sa supplication.

L’événement est présenté comme une manifestation destinée à lui faire comprendre que la miséricorde divine ne connaît pas de limites, mais que le repentir ne peut être imposé à celui qui le refuse.

La miséricorde de Dieu et le refus du repentir

Le récit transmet une idée forte : Dieu ne se réjouit pas de la perdition de ses créatures. Dans cette histoire, même les démons pourraient être sauvés s’ils acceptaient de se repentir.

Mais le repentir suppose un retournement intérieur. Il ne s’agit pas simplement de recevoir le pardon : il faut aussi consentir à abandonner le mal et à revenir vers Dieu.

Selon cette tradition, les démons refusent cette conversion. Leur tragédie serait donc de se fermer eux-mêmes à la miséricorde divine.

Cette affirmation appartient au récit spirituel transmis par saint Païssios ; elle ne doit pas être comprise comme une doctrine définissant avec certitude tous les mystères du monde invisible.

Saint Païssios aurait lui-même prié pour le diable

Le texte rapporte également que saint Païssios aurait jeûné et prié pendant deux semaines pour le salut du diable. À la fin de cette période, celui-ci lui serait apparu pour se moquer de ses efforts.

Ce témoignage souligne la compassion exceptionnelle du saint, mais aussi la prudence nécessaire dans le combat spirituel. La prière chrétienne n’est pas une manière de provoquer des manifestations extraordinaires ni de rechercher des expériences surnaturelles. Elle est avant tout une démarche d’humilité, d’amour et de confiance en Dieu.

Ce que cette histoire nous apprend

Nous pouvons retenir de ce récit une leçon essentielle : la compassion véritable ne naît pas du mépris, mais de l’amour.

Si un moine peut ressentir une telle douleur devant la perdition d’autrui, combien devons-nous, nous aussi, apprendre à prier pour ceux qui nous blessent, nous rejettent ou nous semblent éloignés de Dieu ?

Il est souvent plus facile de condamner que de prier. Pourtant, le Christ nous appelle à aimer nos ennemis et à prier pour ceux qui nous persécutent.

Cela ne signifie pas approuver le mal ni renoncer à nous protéger. Cela signifie refuser de laisser la haine prendre possession de notre cœur.

Prions donc pour la conversion des pécheurs, pour la paix du monde et pour tous ceux qui se sont éloignés de Dieu. Laissons au Seigneur le jugement ultime, car Lui seul connaît pleinement les cœurs.

Source

Récit attribué à saint Païssios l’Athonite, publié en anglais sous le titre Monastics Even Pray for Demons! sur le site Daimonologia, d’après Epistles, de l’ancien Païssios du Mont Athos, pages 90-91.

Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 7 octobre 2016.

Texte retravaillé en français en 2026 pour Mystique Orthodoxe.

jeudi 6 octobre 2016

Eschatologie hérétique contemporaine (3) : L'Eglise Adventiste du Septième Jour


L’Église adventiste du septième jour et son enseignement eschatologique

Introduction

L'Église adventiste du septième jour est un mouvement issu du protestantisme américain du XIXᵉ siècle.

Son histoire et sa doctrine sont profondément marquées par l'attente de la seconde venue du Christ et par une interprétation particulière des prophéties bibliques concernant la fin des temps.

L'adventisme accorde ainsi une place importante à l'eschatologie, au millénium, à la résurrection des morts et au jugement.

Cet article présente les principales particularités de cette doctrine et les met en perspective avec la compréhension traditionnelle de l'Église orthodoxe.


Les origines de l'adventisme

L'histoire de l'adventisme est notamment liée à William Miller (1782-1849), agriculteur américain devenu prédicateur baptiste.

Au cours de ses études bibliques, Miller s'intéressa particulièrement aux prophéties de l'Ancien Testament, notamment au livre de Daniel.

Il développa une interprétation chronologique de certaines prophéties et en vint à annoncer le retour prochain du Christ.

Une première date fut avancée pour 1843, puis ses calculs furent révisés.

Finalement, une partie du mouvement attendit le retour du Christ pour le 22 octobre 1844.

Lorsque cet événement ne se produisit pas, les disciples de Miller connurent une profonde crise, connue dans l'histoire sous le nom de « Grande Déception ».

Le mouvement millérite se divisa alors en plusieurs groupes.

L'un de ces groupes allait progressivement donner naissance à l'Église adventiste du septième jour.


La naissance de l'Église adventiste du septième jour

Après la crise de 1844, certains anciens disciples de William Miller entreprirent de réexaminer les textes bibliques afin de comprendre ce qui s'était produit.

C'est dans ce contexte que se développa une interprétation particulière de la prophétie des 2 300 soirs et matins du livre de Daniel.

L'adventisme en vint à enseigner que 1844 ne correspondait pas au retour visible du Christ sur la terre.

Il s'agissait, selon cette interprétation, du commencement d'une nouvelle phase du ministère céleste du Christ.

Cette doctrine allait devenir l'une des caractéristiques essentielles de l'adventisme.


Le jugement investigatif

L'un des enseignements les plus particuliers de l'Église adventiste est celui du jugement investigatif.

Selon la doctrine officielle adventiste, le Christ exerce dans le sanctuaire céleste un ministère sacerdotal.

En 1844, il serait entré dans la seconde et dernière phase de ce ministère, correspondant symboliquement au Saint des Saints du sanctuaire de l'Ancien Testament.

Cette phase est appelée « jugement investigatif ».

Selon l'enseignement adventiste, ce jugement précède la seconde venue du Christ.

Il ne s'agit donc pas, dans cette conception, du jugement dernier unique intervenant après la résurrection générale.

L'Église adventiste explique que ce jugement manifeste devant l'univers la justice de Dieu et révèle ceux qui demeurent dans la foi au Christ.

Cette doctrine est toujours officiellement enseignée aujourd'hui par l'Église adventiste du septième jour.


Une interprétation particulière de la seconde venue du Christ

Les adventistes affirment fermement la réalité de la seconde venue du Christ.

Cependant, après les erreurs de calcul liées aux attentes de 1843 et de 1844, l'Église adventiste ne prétend plus connaître la date du retour du Seigneur.

Elle insiste plutôt sur la nécessité de vivre dans l'attente et la vigilance.

Le retour du Christ est considéré comme un événement réel, visible et universel.

Cette attente constitue encore aujourd'hui un élément central de la spiritualité adventiste.


Les deux résurrections

L'adventisme enseigne également deux résurrections distinctes.

La première résurrection concerne les justes et est associée au retour du Christ.

La seconde résurrection concerne les injustes et intervient après le millénium.

Cette distinction s'inscrit dans la conception adventiste des derniers événements.

Elle diffère cependant de la présentation traditionnelle de la foi orthodoxe, qui confesse une résurrection générale des morts et le jugement dernier.

Dans le Symbole de foi, le chrétien orthodoxe proclame :

« J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. »


Le millénium

Le millénium occupe également une place importante dans la doctrine adventiste.

Après la seconde venue du Christ, les justes ressuscités seraient avec le Seigneur pendant une période de mille ans.

Durant cette période, les méchants demeurent dans la mort.

L'enseignement adventiste associe cette période à une phase particulière du jugement.

À la fin des mille ans intervient la résurrection des injustes et le jugement final.

L'Église adventiste décrit ainsi plusieurs étapes successives dans son interprétation des événements de la fin des temps.


Une conception particulière de l'enfer

Une autre différence importante concerne la destinée finale des méchants.

L'adventisme ne professe pas la conception traditionnelle d'un enfer dans lequel les personnes condamnées souffriraient éternellement.

Il enseigne au contraire la « seconde mort ».

Les méchants sont finalement détruits et cessent d'exister.

Cette doctrine est généralement appelée anéantissement ou conditionalisme.

La destruction définitive du mal est alors suivie, dans la compréhension adventiste, de l'établissement d'une création renouvelée.

Cette conception constitue une différence importante avec les formulations traditionnelles de la théologie chrétienne concernant le châtiment éternel.


Une succession de jugements

La doctrine adventiste présente également plusieurs étapes dans le jugement.

Le premier est le jugement investigatif, commencé en 1844 selon l'interprétation adventiste.

Il concerne ceux qui ont professé suivre Dieu et précède la seconde venue.

Vient ensuite le jugement associé au retour du Christ.

Durant le millénium intervient encore un jugement concernant les injustes.

Enfin, après le millénium, a lieu le jugement final qui conduit à la destruction définitive du mal.

L'Encyclopédie adventiste décrit elle-même cette succession comme comprenant un jugement pré-avènement, le jugement lié à la seconde venue, le jugement durant le millénium et le jugement final.


La perspective orthodoxe

La tradition orthodoxe aborde l'eschatologie d'une manière sensiblement différente.

L'Église confesse la seconde venue glorieuse du Christ, la résurrection des morts et le jugement dernier.

Elle ne propose pas un calendrier permettant de déterminer différentes étapes historiques de la fin du monde.

Le Christ lui-même nous avertit :

« Quant à ce jour et à cette heure, nul ne les connaît. »
(Matthieu 24, 36)

L'attitude chrétienne fondamentale est donc celle de la vigilance.

Le croyant n'est pas appelé à calculer la date de la fin, mais à vivre dans la repentance, la prière et l'amour de Dieu et du prochain.


Une différence fondamentale dans la compréhension du jugement

Dans la perspective orthodoxe, le jugement dernier est associé à la résurrection universelle des morts et au retour glorieux du Christ.

L'Église ne développe pas la conception adventiste d'un jugement investigatif ayant commencé en 1844 dans le sanctuaire céleste.

Cette différence est importante car elle touche directement à la compréhension du ministère du Christ après son Ascension.

La foi orthodoxe proclame que le Christ est « assis à la droite du Père » et qu'il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.


L'attente chrétienne : non pas la peur, mais la vigilance

Il est cependant important de souligner que l'attente de la seconde venue du Christ n'est pas propre à l'adventisme.

Elle appartient au cœur même de la foi chrétienne.

Chaque dimanche, dans la Divine Liturgie orthodoxe, les fidèles confessent leur espérance dans le retour du Christ et dans le Royaume à venir.

L'attente chrétienne ne doit donc pas être une obsession de la fin du monde.

Elle doit être une invitation à vivre pleinement dans le Christ.

Prier.

Se repentir.

Pardonner.

Aimer.

Veiller.


Conclusion

L'Église adventiste du septième jour est née dans le contexte du réveil protestant américain du XIXᵉ siècle.

Son histoire est profondément liée aux prédications de William Miller et à la crise de 1844.

Après cette « Grande Déception », une partie du mouvement développa une interprétation nouvelle des prophéties bibliques, donnant notamment naissance à la doctrine du jugement investigatif commencé en 1844.

L'adventisme se distingue également par :

  • une attente particulièrement forte de la seconde venue du Christ ;

  • une conception particulière des deux résurrections ;

  • une interprétation millénariste des événements de la fin des temps ;

  • la doctrine du jugement investigatif ;

  • une conception de la destinée finale des méchants fondée sur la seconde mort et l'anéantissement.

Ces enseignements présentent des différences importantes avec la tradition orthodoxe.

Pour l'Église orthodoxe, cependant, le mystère de la fin des temps ne doit pas conduire à la spéculation ou à la peur.

Le chrétien est appelé à rester vigilant et à vivre dans l'espérance.

Car l'essentiel n'est pas de savoir quand le Christ reviendra.

L'essentiel est de vivre de telle manière que, lorsqu'Il viendra, nous soyons trouvés tournés vers Lui.


Sources

Source principale de l'article original :

Fr. Basil Georgopoulos, professeur adjoint de théologie à l'Université de Thessalonique, Eschatologie hérétique contemporaine (3) : L'Église Adventiste du Septième Jour.

Texte repris dans l'ouvrage / la série Eschatologia, de John Sanidopoulos.

Sources complémentaires et vérification doctrinale :

  • Église adventiste du septième jour, Fundamental Belief 24 – Christ's Ministry in the Heavenly Sanctuary, concernant notamment le sanctuaire céleste et le jugement investigatif de 1844.

  • Encyclopedia of Seventh-day Adventists, article Investigative Judgment, concernant l'histoire et la formulation de la doctrine du jugement investigatif.

Cet article présente l'adventisme principalement dans une perspective historique et théologique orthodoxe. Les formulations concernant les doctrines adventistes ont été vérifiées à partir de sources officielles adventistes.

Note : le présent article a été réécrit et réorganisé en 2026 pour améliorer la lisibilité et l'aération du texte. Le récit et sa source ont été conservés.

mercredi 5 octobre 2016

Eschatologie contemporaine hérétique(2): L'Eglise Evangélique



Par Fr. Basil Georgopoulos,
Professeur adjoint de théologie à l'Université de Thessalonique

Les évangéliques sont un mouvement important du monde protestant conservateur moderne, qui a émergé après la Seconde Guerre mondiale. Ils rivalisent avec les Pentecôtistes dans leur augmentation numérique, et ne manquent pas de positions hérétiques sur la fin des temps. Leurs positions hérétiques eschatologiques de base, malgré une différenciation partielle de divers mouvements, doivent être considérés comme suit : 

1. L'eschatologie hérétique des évangéliques, dans la plus grande mesure, a intégré la théorie de "Dispensationalisme", par le fondateur du mouvement hérétique JN Darby, c'est à dire un système d'interprétation religieuse pour la Bible.

2. L'enseignement de base des évangéliques est aussi celui de l'Enlèvement de l'Eglise, qui aura lieu avant la Grande Tribulation. Après l'enlèvement de l'Eglise, suivra la faim, les maladies, les tremblements de terre et des guerres sur toute la terre. Mais les évangéliques sont en désaccord entre eux quant à la date de l'Enlèvement, mais conviennent qu'il aura lieu.Certains mouvements soutiennent qu'aura lieu la pré-tribulation, tandis que ce sera la post-tribulation.

3. L'Enlèvement de l'Eglise sera suivi par la période de la Grande Tribulation, qu'ils décrivent comme le temps de "la détresse de Jacob". Cette période est la période de l'Antéchrist.

4. Arrivera le retour du Christ avec les fidèles, après les sept années de l'Antéchrist, et la création du royaume millénaire et la destruction de ses ennemis.

5. Ils estiment que l'Enlèvement de l'Eglise est une chose, et la manifestation de la Journée du Seigneur est une autre. La manifestation est identifiée avec le retour du Christ dans son royaume millénaire.

6. Ils parlent de trois jugements de personnes. Le premier est avant le "Jugement du Règne du Christ", et concerne l'évaluation des croyants, qui aura lieu après l'enlèvement de l'Eglise. Le second est le "Jugement du Grand Trône Blanc", qui aura lieu dans l'éternité après le royaume millénaire. Les pécheurs ressuscités seront jugés et punis éternellement. Le troisième est appelé "Le jugement des Nations", et aura lieu sur la terre dès que le Christ viendra à régner. Les nations seront jugées en fonction de la façon dont ils ont affronté les Juifs pendant la Grande Tribulation. 

7. Ils parlent de trois résurrections des morts. La première sera celle des fidèles après l'Enlèvement, la seconde résurrection appartient à ceux qui croient et meurent au cours de la Grande Tribulation de l'Antéchrist, afin qu'ils vivent dans le millénaire royaume terrestre. Et le troisième est le jugement des incroyants à la fin du royaume millénaire. 

8. Ils acceptent essentiellement trois venues du Christ, la première ayant eu lieu durant son activité terrestre. La seconde aura lieu pour l'Enlèvement de l'Eglise, et la troisième aura lieu pour la création du royaume millénaire. 


Source: Orthodoxs Typos, Janvier 30, 2015. Traduit par John Sanidopoulos.

Extrait de Eschatologia, de John Sanidopoulos,

mardi 4 octobre 2016

Eschatologie hérétique contemporaine (1) : L'Eglise Evangélique de Pentecôte

Par Fr. Basil Georgopoulos,
Professeur adjoint de théologie à l'Université de Thessalonique

Les enseignements hérétiques sur la seconde venue du Christ, et les événements qui l'entourent, sont attestés déjà depuis les temps apostoliques. L'Apôtre Paul, dans sa deuxième épître à Timothée, mentionne Hyménée et Philète, qui ont enseigné "que la résurrection a déjà eu lieu, et ils détruisent ainsi la foi de quelques-uns".

Les positions hérétiques sur la seconde venue du Christ, se sont répandues dans notre temps, et sont passionnément soutenus par un grand nombre de nouveaux groupes chrétiens hérétiques.

Dans la série d'articles qui suivent, nous allons présenter quelques positions hérétiques, aux enseignements eschatologiques de divers groupes hérétiques. L'eschatologie est une source où divers groupes hérétiques se concurrencent, non seulement avec abus, mais aussi dans l'interprétation des passages de l'Ecriture Sainte, mais aussi dans la diffusion de fausses prophéties.

Les Pentecôtistes sont considérés aujourd'hui comme la secte la plus en croissance. Malheureusement, ses vues hérétiques sur la fin des temps ne sont pas absentes, au contraire. La structure eschatologique des pentecôtistes comprend les éléments suivants :

1. En opposition à la Sainte Ecriture, qui parle d'une résurrection universelle des morts (Matthieu, Jean, Corinthiens), les pentecôtistes parlent de trois résurrections distinctes de la mort. Le Christ ressuscitera ceux qu'il considère comme purs, ou des saints décédés. La seconde résurrection, arrivera après le règne des sept ans de l'Antéchrist. Le Christ ressuscitera ceux tués par l'Antéchrist et les justes de tous les temps, pour vivre dans le royaume millénaire. Et la troisième résurrection aura lieu après le règne millénaire.

2. Toujours en opposition à la Sainte Ecriture, qui parle d'un jugement universel de personnes, les Pentecôtistes parlent des jugements. Donc, en fonction de leurs revendications, sont concernés ceux qui seront morts avant l'Antéchrist. Puis seront jugés ceux qui seront ressuscités après les sept années de l'Antéchrist. Un autre jugement ayant lieu pour eux à la fin du règne millénaire.

3. Encore en opposition à la Sainte Ecriture, ils se réfèrent à quatre venues du Christ. La première a eu lieu durant son activité terrestre, la seconde aura lieu avant l'apparition de l'Antéchrist, la troisième après les sept années de l'Antéchrist, et la quatrième à la fin du règne millénaire.

4. Les pentecôtistes grecs ont traité de l'origine de l'Antéchrist. Ils pensent qu'il sera probablement grec !

5. Comme tous les autres mouvements pentecôtistes internationaux, les pentecôtistes grecs ont fait de fausses prophéties à propos de la Fin des Temps. Ils ont fait valoir que dans les années 1990, trois événements devait avoir lieu : L'Enlèvement de l'Eglise, la venue de l'Antéchrist, la Troisième Guerre mondiale.


Source: Orthodoxs Typos, le 23 Janvier, 2015. Traduit par John Sanidopoulos.



Extrait de Eschatologia, de John Sanidopoulos

lundi 3 octobre 2016

St Silouane l'Athonite : L'amour de Dieu

St Silouane l'Athonite


Un moine me dit qu'enfant, lorsqu'il était très malade, sa mère avait dit à son père : "Comme notre petit garçon souffre... Je me donnerais volontiers, être découpée en pièces si cela pouvait atténuer ses souffrances."...

Tel est l'amour de Dieu pour nous. il a pitié des êtres tellement il a voulu souffrir pour eux. Mais personne ne peut comprendre ce grand amour sans la grâce de l'Esprit-Saint.

St Silouane l'Athonite.

Image extraite de
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c5/Silouanicon.jpg


dimanche 2 octobre 2016

St Gregoire Palamas : le sang-froid


Nous sommes aux prises avec la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ qui affranchi du péché, et l'expulse de notre corps, établissant à sa place la surveillance de l'intellect. Par cette surveillance, nous prescrivons ce qui va pour chaque faculté de l'âme et chaque membre du corps. Pour les sens, nous prescrivons ce qu'ils devraient prendre en compte, et dans quelle mesure ils devraient faire ainsi, et cet exercice de la loi spirituelle est appelé : le sang-froid.

Extrait de Orthodox Christian Quotes,

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samedi 1 octobre 2016

La Sainte Lumière témoigne pour l'Orthodoxie

La colonne miraculeuse par laquelle s'échappa la lumière divine

Au cours de la Pâque de 1549, les Arméniens ont réussi à soudoyer le souverain turc à l'émission d'un décret interdisant le patriarche grec orthodoxe Sophronios IV de pénétrer dans l'Eglise pour exécuter la cérémonie de la Sainte Lumière. Les gardiens ont fermé la porte et le Patriarche Sophronios avec ses hiérarques, et les fidèles, ont attendu la suite des événements. En vérité, la réponse de notre Seigneur a été immédiate. Malgré les efforts désespérés du Patriarche arménien, la Sainte Lumière ne s'est pas allumée à l'intérieur de l'Eglise...

Au lieu de cela, la Sainte Lumière est sortie en passant par la colonne, qui à ce jour semble fissurée et noircie. Par une grande surprise, cette lumière alluma les bougies que le patriarche orthodoxe tenait dans ses mains... Par la suite, le Patriarche a donné la Sainte Lumière aux fidèles orthodoxes qui étaient dans la cour, tandis que d'autres sont partis embarrassés. L'émir Tounom, qui était un garde à la porte Sainte à l'époque, fut témoin de ce merveilleux événement. Cela est devenu une raison pour lui de croire et de devenir chrétien orthodoxe.

Le Saint Gardien de la Porte Sainte

Les Turcs l'ont tué afin que personne n'apprenne l'événement. Selon une autre version, quand il aperçut le miracle, il hurla à ceux réunis : "Ceci est la vraie foi". Les Turcs, en raison de sa conversion au Christianisme, le brûlèrent vivant. Ses reliques sont aujourd'hui conservées au monastère de la Grande Mère de Dieu. Quand le Sultan a été informé du miracle, il a publié un firman (décret), reconnaissant le droit exclusif à la réception de la Sainte Lumière du patriarche grec orthodoxe.

Extrait de Impantakratoros

St Pacôme : La sagesse de Joseph


"Prenez comme exemple la sagesse de Joseph et sa soumission. Luttez vraiment dans la chasteté et le service jusqu'à ce que vous vous fassiez un roi."

St Pacôme

Extrait de Orthodox Christian Quotes,

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lundi 26 septembre 2016

Les serpents de la Panagia ont fait leur apparition en Céphalonie, 2016



Comme chaque année, lors de la fête de la Transfiguration du Christ jusqu'à la fête de la Dormition de la Theotokos, ou à partir du 6 août jusqu'au 15, des serpents apparaissent d'une manière merveilleuse dans deux villages de Céphalonie, avec des chapelles dédiées à la Dormition de la Theotokos, à Markopoulo et Arginia, et qui semblent adorer les pèlerins qui affluent vers ces chapelles, et vénèrent de leur propre gré l'icône de la Panagia.

Et comme l'année dernière, un serpent a fait son apparition pour la fête de la Transfiguration à Markopoulo pendant le service du matin cette année, et avant cela un peu après minuit dans Arginia, un autre serpent est apparu, à la joie des fidèles, qui le considèrent comme une bénédiction spéciale pour leur village et l'île. Il est prévu que plus de serpents feront leur apparition dans les prochains jours. 



Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos,
http://www.johnsanidopoulos.com/2016/08/the-snakes-of-panagia-have-made-their.html