dimanche 19 novembre 2017

Vénérable Jean le Longanime des Grottes de Kiev




Saint Jean le Longanime des Grottes de Kiev : trente années de combat intérieur

Dans les profondeurs des Grottes de Kiev, de nombreux moines ont choisi une vie de silence, de prière et d'ascèse. Parmi eux se trouve une figure particulièrement impressionnante : saint Jean le Longanime, également appelé saint Jean le Long-Souffrant.

Son existence est présentée dans la tradition des Grottes de Kiev comme celle d'un homme engagé dans un combat spirituel particulièrement long contre les passions. Sa vie nous parle de patience, de persévérance et de cette lutte intérieure que tout chrétien peut connaître, même si chacun la vit d'une manière différente.

Saint Jean est commémoré le 18 juillet dans le calendrier de l'Orthodox Church in America. Les sources de la Laure de Kiev-Petchersk le présentent comme un ascète du XIIe siècle, mort vers 1160.

Un homme confronté à une longue épreuve

Dès sa jeunesse, Jean souffrait de pensées et de désirs qui le tourmentaient profondément. Selon le récit traditionnel, il chercha à les combattre par le jeûne, la veille et différentes formes d'ascèse.

Mais les efforts qu'il entreprenait ne semblaient pas immédiatement apporter la délivrance qu'il espérait.

Cette dimension de son histoire est importante.

Nous aimerions parfois que la prière produise immédiatement un changement dans notre vie. Nous demandons à Dieu de nous délivrer d'une faiblesse, d'une tentation, d'une mauvaise habitude ou d'une souffrance, et nous pouvons être découragés lorsque rien ne semble changer.

La vie de saint Jean nous rappelle que certaines transformations demandent du temps.

La patience n'est pas l'absence de combat.

Elle consiste à continuer le chemin malgré la durée du combat.

La rencontre avec saint Antoine

Ne trouvant pas la paix qu'il recherchait, Jean se rendit dans la grotte où reposaient les reliques de saint Antoine des Grottes, l'un des fondateurs de la vie monastique de Kiev.

Il y demeura en prière pendant une journée et une nuit.

Selon le récit traditionnel, il entendit alors une voix l'appelant à se retirer dans la solitude et le silence, afin de poursuivre son combat intérieur avec l'aide de Dieu et les prières des saints.

Jean choisit alors la réclusion.

Il ne s'agissait pas pour lui de fuir Dieu ou les hommes, mais de chercher dans le silence un cadre favorable à la prière et au combat spirituel.

La tradition rapporte qu'il resta ainsi pendant trente années, avant de parvenir à une véritable paix face aux passions qui l'avaient longtemps éprouvé.

Trente années.

Cette durée suffit à nous faire comprendre pourquoi il a reçu le nom de Longanime ou de Long-Souffrant.

Le long combat contre soi-même

Dans la tradition ascétique orthodoxe, le mot « combat » revient souvent.

Mais le combat du moine n'est pas dirigé contre les autres.

Il est d'abord dirigé contre ce qui, en lui-même, l'éloigne de Dieu.

L'orgueil, la colère, la jalousie, l'attachement excessif, les pensées impures, le désir de domination ou encore le découragement peuvent devenir autant d'obstacles sur le chemin spirituel.

Saint Jean nous montre ainsi que la vie chrétienne ne consiste pas seulement à croire en Dieu intellectuellement.

Elle implique également une transformation progressive de notre manière de vivre.

Cette transformation demande de la patience.

Une ascèse particulièrement rigoureuse

Le récit traditionnel de saint Jean rapporte des pratiques ascétiques extrêmement rigoureuses, notamment durant le Grand Carême. La Laure de Kiev-Petchersk rapporte qu'il s'ensevelissait partiellement dans une fosse afin de combattre les tentations qui l'éprouvaient.

Ces pratiques appartiennent au contexte particulier du monachisme ancien et ne doivent évidemment pas être reproduites par des personnes sans accompagnement spirituel.

Elles peuvent toutefois nous aider à comprendre jusqu'où certains ascètes étaient prêts à aller dans leur désir de consacrer entièrement leur vie à Dieu.

Pour le chrétien d'aujourd'hui, l'enseignement essentiel n'est pas de reproduire matériellement les gestes de saint Jean.

Il est de comprendre la détermination intérieure qui se trouvait derrière son ascèse.

La tentation et la prière

La tradition rapporte également des récits très symboliques de combats contre le démon. Parmi eux figure celui d'un serpent terrifiant qui aurait attaqué le saint pendant une période particulièrement éprouvante.

Au moment où l'épreuve atteint son sommet, Jean se tourne vers Dieu et crie vers Lui.

Ce détail est essentiel.

Lorsque l'homme ne peut plus compter sur ses propres forces, il lui reste encore la prière.

Saint Jean ne trouve pas sa délivrance dans sa propre puissance. Il appelle le Seigneur.

Cette attitude se retrouve dans toute la tradition chrétienne : lorsque nous sommes faibles, nous ne devons pas avoir honte de reconnaître notre faiblesse devant Dieu.

La prière commence parfois précisément lorsque nous comprenons que nous ne pouvons pas tout résoudre par nous-mêmes.

« Seigneur, aie pitié de moi »

La prière de Jean dans son épreuve rappelle naturellement la grande tradition de la prière orthodoxe :

« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. »

Cette courte prière exprime une attitude fondamentale : reconnaître que nous avons besoin de Dieu.

Elle ne signifie pas que nous devons nous considérer comme des êtres sans valeur.

Elle signifie que nous reconnaissons humblement que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes et que nous avons besoin de la grâce divine.

La vie de saint Jean peut ainsi être comprise comme un long apprentissage de cette dépendance envers Dieu.

Pourquoi Dieu permet-il une si longue épreuve ?

C'est probablement l'une des questions les plus difficiles que pose son histoire.

Pourquoi saint Jean a-t-il dû lutter pendant tant d'années ?

Le récit traditionnel rapporte qu'après sa délivrance, il demanda lui-même pourquoi Dieu avait permis que l'épreuve dure si longtemps. La réponse qui lui est attribuée évoque l'épreuve de son endurance et l'image de l'or éprouvé par le feu.

Il faut cependant être prudent avec ce genre de récit.

Nous ne pouvons pas connaître les raisons précises pour lesquelles Dieu permet telle ou telle épreuve dans la vie d'une personne.

La souffrance n'est pas automatiquement une punition divine.

Elle ne signifie pas non plus que Dieu abandonne celui qui souffre.

La tradition de saint Jean nous invite plutôt à réfléchir au mystère de la persévérance : certaines épreuves peuvent devenir, avec la grâce de Dieu, des lieux où l'homme découvre une profondeur nouvelle de foi.

La patience n'est pas la résignation

Le nom de Jean le Longanime est particulièrement significatif.

La patience chrétienne n'est pas une simple résignation. Être patient ne signifie pas ne plus rien faire.

Cela signifie continuer à avancer sans abandonner Dieu lorsque les résultats ne viennent pas immédiatement.

Nous pouvons prier pendant des années pour une personne. Nous pouvons lutter longtemps contre une faiblesse.

Nous pouvons demander pardon et devoir recommencer encore. Nous pouvons essayer de changer une mauvaise habitude sans y parvenir immédiatement.

Dans toutes ces situations, la vie de saint Jean nous rappelle que la transformation intérieure peut être longue.

Dieu ne mesure pas toujours notre chemin à la vitesse de nos progrès.

Une leçon pour notre époque

Nous vivons dans une époque où tout doit aller vite.

Nous voulons des réponses immédiates, des résultats rapides et des solutions efficaces. Cette culture de l'immédiateté peut également influencer notre vie spirituelle.

Nous prions et nous voudrions immédiatement ressentir la paix. Nous commençons une pratique spirituelle et nous voudrions immédiatement voir ses fruits.

Nous demandons à Dieu de nous changer et nous voudrions que le changement soit instantané. Saint Jean nous propose une autre temporalité.

Trente années de combat nous rappellent que certaines œuvres de Dieu dans notre cœur se réalisent progressivement.

La croissance spirituelle ressemble davantage à celle d'un arbre qu'à celle d'une machine.

Il faut du temps. Il faut de la patience. Il faut traverser les saisons.

Le véritable combat n'est pas contre les autres

Cette histoire rejoint une idée essentielle de la tradition chrétienne : le combat spirituel ne consiste pas à vaincre les personnes qui nous entourent.

Nous pouvons facilement identifier les défauts des autres.

Il est beaucoup plus difficile de reconnaître les nôtres.

Nous pouvons nous indigner devant la colère d'une autre personne tout en oubliant notre propre colère.

Nous pouvons dénoncer l'orgueil des autres tout en étant incapables de reconnaître le nôtre.

Nous pouvons vouloir changer ceux qui nous entourent sans commencer par demander à Dieu de nous transformer.

Saint Jean nous ramène donc à nous-mêmes.

Le premier champ de bataille du chrétien est son propre cœur.

Une victoire qui ne ressemble pas à une victoire humaine

Dans le monde, nous associons souvent la victoire à la puissance, à la rapidité et à la domination.

Dans la vie spirituelle, les critères sont différents.

Celui qui apprend à pardonner peut être plus fort que celui qui sait vaincre son adversaire.

Celui qui réussit à retenir une parole blessante peut remporter une victoire plus profonde que celui qui impose son opinion.

Celui qui reconnaît humblement sa faute accomplit parfois quelque chose de beaucoup plus difficile que celui qui cherche à avoir toujours raison.

Saint Jean le Longanime nous enseigne cette autre conception de la victoire.

La victoire spirituelle est celle qui nous rapproche de Dieu.

Les Grottes de Kiev, lieu de mémoire

Les Grottes de Kiev-Petchersk constituent l'un des grands centres historiques du monachisme de la Rus' de Kiev. Fondée autour de saint Antoine puis organisée comme communauté monastique sous saint Théodose, la Laure est devenue au fil des siècles un lieu majeur de mémoire et de pèlerinage.

Les grottes abritent les reliques de nombreux saints, dont celles de saint Jean le Longanime.

Ces lieux nous rappellent concrètement que la sainteté n'est pas une abstraction.

Des hommes et des femmes ont vécu, prié, travaillé, souffert et espéré dans ces espaces.

Leurs histoires continuent de transmettre quelque chose aux générations qui viennent après eux.

Que peut nous apprendre saint Jean aujourd'hui ?

Nous n'avons évidemment pas à reproduire les formes extrêmes de son ascèse.

Mais nous pouvons recevoir plusieurs enseignements de son parcours.

Persévérer lorsque le changement semble lent.

Prier lorsque nous nous sentons faibles.

Ne pas désespérer de nous-mêmes.

Reconnaître nos propres combats avant de juger ceux des autres.

Comprendre que la vie spirituelle demande du temps.

Faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas immédiatement ce qui nous arrive.

Et surtout, apprendre la patience.

Saint Jean n'est pas devenu le Longanime parce que son chemin aurait été facile.

Il porte ce nom précisément parce qu'il a persévéré au milieu d'une épreuve qui dura de longues années.

Une espérance pour ceux qui luttent

Il existe dans cette histoire un message particulièrement réconfortant pour ceux qui ont l'impression de toujours recommencer.

Nous pouvons parfois penser : « Je prie, mais je retombe toujours dans la même faiblesse. »

Ou encore : « Je veux changer, mais je n'y arrive pas. »

La vie de saint Jean nous rappelle qu'il ne faut pas mesurer notre relation avec Dieu uniquement à partir de nos réussites visibles.

Le chrétien peut tomber et se relever. Il peut se décourager et recommencer.

Il peut connaître des périodes de lumière et d'autres de grande sécheresse. L'essentiel est de ne pas abandonner le chemin.

La persévérance elle-même peut devenir une prière.

« Ne désespère jamais »

La vie de saint Jean le Longanime pourrait finalement être résumée par une parole simple :

ne désespère jamais de la miséricorde de Dieu.

Trente années de combat ne furent pas pour lui trente années d'abandon.

Elles furent trente années durant lesquelles il continua à chercher Dieu.

Son histoire nous rappelle que nous ne devons pas mesurer la puissance de la grâce uniquement à la rapidité de nos progrès.

Parfois, Dieu travaille en profondeur et dans le silence.

Comme les racines d'un arbre qui grandissent longtemps sous la terre avant que nous ne voyions apparaître les fruits, la transformation intérieure peut demeurer invisible pendant longtemps.

Saint Jean le Longanime nous invite ainsi à poursuivre notre chemin avec patience, humilité et confiance.

Lorsque nous sommes éprouvés, lorsque nous retombons, lorsque nous ne comprenons pas pourquoi une difficulté dure aussi longtemps, tournons-nous vers le Christ.

Prions.

Persévérons.

Et surtout, ne perdons pas l'espérance.

Car celui qui avance lentement vers Dieu avance toujours vers Dieu.

Sources

Source principale du récit : Orthodox Church in America, « Venerable John the Long-Suffering of the Kiev Near Caves », vie liturgique de saint Jean le Longanime, commémoré le 18 juillet.
Lire la notice de l'Orthodox Church in America

Source de la Laure des Grottes de Kiev-Petchersk : « Reverend John The Much-Suffering (+1160), In the Near Caves ». Cette notice présente le récit traditionnel de sa vie et de son combat ascétique.
Lire la notice de la Laure de Kiev-Petchersk

Source complémentaire : la Laure de Kiev-Petchersk a publié en 2019 un article consacré à la découverte du lieu traditionnellement associé à l'épreuve de prière de saint Jean dans les grottes.
Lire l'article de la Laure sur la découverte du lieu de prière de saint Jean

Contexte historique : la Library of Congress présente une histoire ancienne de la Laure des Grottes de Kiev et de son importance dans le développement du christianisme de la Rus' de Kiev.
Consulter la documentation de la Library of Congress

Article original sur Mystique Orthodoxe :
Vénérable Jean le Longanime des Grottes de Kiev — article original de 2017

Cette version 2026 est une réécriture et un développement du texte publié à l'origine sur Mystique Orthodoxe. Les réflexions personnelles et développements ajoutés ne sont pas présentés comme des paroles de saint Jean ni comme des citations des sources.

samedi 18 novembre 2017

Le Yoga, une ouverture vers le Satanisme ?


Nota : Avant toute chose, je tiens à signaler qu'il est question ici du "yoga profondément ésotérique", comme on peut le voir en Inde chez certains "maîtres" de yoga. Cette discipline reste sur son plan physique, un excellent moyen d'entretenir la santé, mais aussi sur le plan mental. Dans cet article, il est question de certaines formes de yoga, qui peuvent constituer un danger pour notre être.

Le yoga est une forme d'alignement spirituel avec la déesse Hindoue Shakti, a déclaré l'ancienne "sorcière", Beth Eckert, dans une nouvelle vidéo. "Je sais qu'il y a une énorme controverse entourant le yoga", dit-elle. "Si vous regardez le yoga, il semble juste être un excellent moyen pour la santé d'aligner votre corps et votre esprit, et vous étirer".

Mais selon elle, il ne faudrait pas être dupe, si l'on va plus loin que le simple entretien et aptitudes physiques que le yoga procure.

Dans son blog, Beth Eckert dit aussi :

"L'énergie en yoga est une ancienne pratique occulte. Les démons utilisent l'énergie comme l'une des façons de se déplacer d'un endroit à un autre. L'utilisation de cette énergie cinétique peut être transférée d'une personne à une autre. C'est une forme de magie, tout comme la méditation pratiquée en yoga, qui peut être une forme d'énergie de déplacement dans une certaine direction, un plan ou un processus afin de gagner quelque chose. Ceci est magique. En pratiquant ces pratiques spirituelles orientales, vous vous alignez avec le royaume des ténèbres. Vous appelez les démons à être dans votre vie. Ils peuvent causer de grands dommages à votre être physique et votre bien-être spirituel. Il suffit d'adopter ces pratiques dans votre vie, et ces entités démoniaques envahiront votre maison et votre famille. Le Yoga en particulier, est très dangereux en raison de l'élan acquis dans notre monde d'aujourd'hui, même au sein de l'église chrétienne".

Beth Eckert rajoute que certaines pratiques de yoga sont utilisées dans les rituels sataniques.

Extrait de Katanixis, 

Le lien entre les hommes et les animaux


Nos vies sont enrichies quand nous partageons nos maisons avec des animaux, pour ce lien spécial qui se développe entre nous, les humains et nos animaux de compagnie. Ce rapport nous enrichit et nous soutient. Les animaux de compagnie sont des cadeaux de Dieu".

Extrait de Orthodoxy and Animals

vendredi 17 novembre 2017

Les choses que Dieu déteste


Sept choses sont en abomination au Seigneur : Un regard fier, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir pour faire le mal, le faux témoin qui dit des mensonges, et celui sème la discorde entre frères  (Proverbes 6, 16-19).


"Lorsque nous cultivons les mauvaises pensées, nous devenons le mal. Nous pouvons penser que nous sommes bons, mais le mal est en nous, nous ne disposons pas de la force de résister, et nous savons que, en tant que chrétiens, nous ne devons pas même mal penser, sans parler de le faire. Nous avons la puissance divine, la vie divine, et de l'énergie divine. Le jour du jugement final, nous aurons à donner une réponse à la façon dont nous avons utilisé la puissance divine, la vie divine, et l'énergie divine qui nous ont été donné." (Thaddeus l'Ancien de Vitovnica)


"A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?" (Jesus-Christ)

"Plus vous vous approchez de Dieu, encore plus puissamment l'Ennemi vous poursuit" (Saint Parphène des Cavernes de Kiev.)

Endure, endure... Après la pluie, le beau temps




"Avoir foi en Christ, signifie plus que simplement, mépriser les plaisirs de cette vie. Cela signifie que nous devrions supporter toutes nos peines quotidiennes, qui souvent nous apportent tristesse, détresse, ou malheur, et les supporter patiemment de plus. Pour autant que Dieu le souhaite, jusqu'à ce qu'Il vienne nous voir. "J'ai attendu le Seigneur, et Il est venu me voir".

Saint Syméon le nouveau théologien

Extrait de Death to the World

Saint Syméon nous enseigne que nous devons garder espoir dans le présent, et par extension dans l'avenir, quelles que soient les difficultés et jours troubles rencontrés. L'esprit de désespoir ne fait pas partie de la vie chrétienne. La femme et l'homme de foi, doivent espérer toujours le meilleur, et la fin des désespérances de cette vie. C'est un peu le "Think Positive" américain, mais chrétien, donc... mille fois mieux ! 

jeudi 16 novembre 2017




En cette vie, l'homme a le choix : Soit le royaume terrestre, soit le royaume du ciel. Dieu n'impose aucune pression sur ce choix, mais chacun décide librement.

Quand les frères Marcus et Marcellin ont été condamnés à mort, le juge païen leur a permis de contempler pendant un mois le Christ et son royaume, puis être mis à mort, ou alors refuser à le contempler, et garder la vie. Quand les parents sont venus à la prison, ils ont pleuré et les ont imploré de faire comme le juge voulait pour qu'ils puissent garder la vie.

Leur père en larmes leur a montré ses cheveux gris et ses infirmités. Leur mère leur dit que ses seins les avait nourris quand ils pleuraient. Dans l'essence, tous ont proposé qu'ils renoncent au Royaume céleste, pour le bien du Royaume terrestre, mais Saint Sebastien, qui était présent, les a conseillés au contraire en disant :"Ô soldats courageux du Christ, voulez-vous perdre la couronne éternelle pour la flatterie de votre famille ? Voulez-vous renoncer à la bannière victorieuse pour les larmes de vos femmes ? Cette vie est passagère ; elle est si instable et infidèle, qu'elle ne peut jamais sauver même ceux qui l'aime. Qu'est-ce que cette vie vaut même si une vie a cent ans ? Quand le dernier jour arrive, n'est-ce pas toutes nos dernières années et tous les plaisirs terrestres qui semblent n'avoir jamais existé ?

Il est déraisonnable de craindre de perdre cette vie rapidement, quand on recevra cette vie éternelle, dans laquelle les délices, les richesses, et la joie, commencent et ne se terminent jamais, restant éternellement d'âge en âge. Rappelez-vous les paroles du Seigneur : "Les ennemis d'un homme sont ceux de son propre foyer", avec celles-ci et bien d'autres mots. Saint Sebastien l'a emporté. Les Saint Martyrs adoraient le royaume des cieux plus que le royaume terrestre, et ils ont joyeusement donné leur mort pour le Christ.

Extrait de Orthodoxy Eternal Life

Bien sûr, il est difficile dans notre monde moderne, ce à moins d'être moine ou moniale, de seulement vivre pour le royaume de Dieu, à moins d'être un "fol en Christ", ces fous de Dieu de Russie (entre autres pays bien entendu), qui erraient à travers les villes et villages, les forêts, en vivant incessamment pour Dieu. Mais aujourd'hui, nous pouvons vivre en famille, avoir des enfants, travailler, avoir des activités extra-professionnelles, en mettant toutefois Dieu dans nos vies. 

Saint Philoteos de Sinaï



Rien d'autre ne provoque plus de confusion que la discussion. Rien d'autre qui peut détruire le bon état de l'âme. Tout ce que nous construisons tous les jours, est détruit soigneusement par la discussion qui disperse l'âme.

Nous devons donc donner des limites à notre langage, par la force de ne dire que l'essentiel. Qui peut dire combien de dommages mentaux causés par la langue ?

Extrait de Agiabarbarapatras.blogspot.fr

mercredi 15 novembre 2017

Retire déjà la poutre qui est dans ton oeil !

Deux femmes étaient au confessionnal. En attendant leur tour d'avouer leurs péchés, elles ont commencé à parler de leur foi en Dieu. Lentement, la conversation dériva, s'échappa, et se transforma en commérages. Elles commencèrent à oublier Dieu progressivement, et à discuter des révélations de la maîtresse d'une personne célèbre, et demandèrent alors l'avis d'une dame assise à côté d'elles.
"Si vous voulez confesser les péchés des autres, leur répondit-elle, analyser les péchés des autres, alors reportez votre confession personnelle pour une autre fois, et parlez aux prêtres des péchés des autres. C'est l'un ou l'autre".
Extrait de Proskynitis.blogspot.fr
https://proskynitis.blogspot.fr/2009/08/1.html

Les parents ne se vendent pas !




Un jour, un jeune couple est venu dans le plus grand magasin de jouets de la ville. Surpris par le nombre et la qualité des jeux, ils eurent beaucoup de mal à choisir le jouet qu'ils voulaient. Ils demandèrent alors à un vendeur de les aider à prendre une décision.

La jeune femme souriante dit qu'ils étaient tous les deux loin de la maison toute la journée, en raison de leur travail. Parfois même, ils rentraient tard dans la nuit.

L'homme poursuivit qu'ils avaient une petite fille, souriant lui aussi, et qu'ils voulaient acheter quelque chose qui lui fasse le plus grand plaisir et une grande joie quand elle serait seule.

Le vendeur répondit alors, "Je suis désolé Messieurs Dames, mais nous ne vendons pas les parents !"

mardi 14 novembre 2017

Les Hiérarques

Les saints qui ont une place élevé au sein de l'Eglise grâce au Pontificat, constituent une catégorie spéciale dans le corps de l'Eglise.
Après avoir reçu les premiers évêques de la grâce du Saint-Esprit sur les Apôtres, des ordinations se sont faîtes sans interruption jusqu'à ce jour, c'est ce qu'on appelle la succession dite apostolique, qui est une continuité historique. Les évêques sont les gardiens de doctrines sacrées, et les pères responsables de l'éducation spirituelle. 
Hiérarque est issu du mot grec "hiéros", qui signifie "sacré", et du suffixe "aque", qui signifie "personne qui détient le pouvoir". 
Extrait de Impantokratoros,

Le coeur spirituel

Saint Neilos l'Ermite, dit : "Tout comme le verre doit être propre pour la personne qui va boire, de la même manière nous nous devons de prendre soin de notre coeur, qui doit être pur, plus propre que notre corps, afin de plaire à Dieu qui veut vous voir propre".
Il est nécessaire que notre coeur soit nettoyé, car il est déjà sale avec beaucoup d'actions mauvaises, mondaines et démoniaques. 
Comme le dit Saint Makarios, "Toutes les personnes, qu'elles soient juives ou grecques, recherchent l'amour et la purification. Ils doivent cependant chercher comment, et de quelle manière le coeur peut être nettoyé". Tous les gens d'aujourd'hui veulent que leur coeur soit propre. Certains scientifiques se demandent, pourquoi les gens contemporains ont tant de savons, de détergents, de shampoings et produits différents pour la propreté ? Sont-ils plus sales dans leurs corps et leurs vêtements que par le passé ?
Non, répondent les chercheurs. Au contraire, ils sont beaucoup plus propres que les gens dans le passé, en ce qui concerne le corps et les vêtements, et dans leurs maisons. Depuis qu'ils sentent qu'ils sont sales de l'intérieur, et ne sachant pas ce que la cause est, ils cherchent, achètent, et utilisent en permanence les détergents, savons et shampoings, une multitude de parfums et de produits pour devenir propre. Mais le coeur ne peut pas être nettoyé de ces façons. 
Il est certain que nos coeurs ne sont pas propres. La saleté du coeur est profondément étendue. Pas un seul d'entre nous n'est propre. "Qui est nettoyé de la saleté ? Personne", dit la Sainte Bible. Dans notre coeur il y a d'innombrables sortes de saleté, et tout cela doit être enlevé. Il est nécessaire de jeter tout ce qui est inutile.. aux ordures. 
Saint Spyridon, "Le coeur"

Extrait de Enorion.blogspot.fr

lundi 13 novembre 2017

Les confesseurs

Une catégorie spéciale parmi les ordres religieux sont les confesseurs. Leur exemple est probablement le commun de chaque chrétien.
Tous les jours, l'emploi de la foi, et la dévotion à Dieu, à Notre Seigneur Jésus-Christ, prouve cette confession. Par la confession de la foi orthodoxe, les chrétiens sont persécutés et torturés, ayant souffert à cause de leur foi, mais finalement ne sont pas morts en martyrs. 
Extrait de Impantokratoros, 

Les martyrs

Les martyrs

Les martyrs ne manquent pas dans l'Eglise, et sont l'honneur et la gloire de celle-ci. Ils ont signé, et signent encore, de leur sang le témoignage de foi et de leur amour pour le Christ. C'est pour cela qu'on les appelle martyrs.
Dans l'ère des martyrs ottomans, ces derniers soutenaient l'espoir des fidèles, par leur grâce et leur bénédiction. Ils étaient un témoignage vivant et fort, implacable, qu'ils étaient vainqueur d'un quelconque pouvoir d'asservissement des âmes grecs orthodoxes ! 
Extrait de Impantokratoros