jeudi 25 juin 2020

Egypte : les chrétiennes coptes face aux persécutions




L’Égypte abrite l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde : les Coptes. Héritiers d’une tradition chrétienne remontant aux premiers siècles de l’Église, ils continuent aujourd’hui à vivre leur foi dans un environnement parfois difficile.

Il a été  évoqué le cas de plusieurs femmes et jeunes filles chrétiennes dont les familles avaient signalé la disparition. Certaines auraient réapparu plus tard en annonçant leur conversion à l’islam, tandis que d’autres étaient restées introuvables.

Des témoignages particulièrement douloureux

C'est notamment le cas de Ranya Abd al-Mashi, une mère de trois filles qui avait disparu avant d’apparaître dans une vidéo annonçant sa conversion à l’islam et sa rupture avec sa famille.

Ses proches et des membres de son Église estimaient alors que cette conversion n’avait pas été librement consentie.

Il faut cependant rester prudent devant ce type de témoignage : une disparition, une conversion ou une rupture familiale peuvent avoir des causes différentes, et chaque situation doit être examinée individuellement.

La question de la liberté religieuse

Au-delà des récits particuliers, le sujet soulève une question fondamentale pour tout chrétien : la liberté de croire et de vivre sa foi.

Une conversion religieuse véritable ne peut avoir de valeur que lorsqu'elle est libre. La foi chrétienne elle-même repose sur une réponse personnelle de l'homme à Dieu et ne peut être imposée par la contrainte.

C'est pourquoi les violences, les menaces, les enlèvements ou les mariages forcés doivent être condamnés, quelle que soit la religion ou l'origine des personnes concernées.

Une communauté chrétienne ancienne

Les Coptes constituent une partie essentielle de l'histoire du christianisme oriental.

Leur tradition remonte aux premiers siècles de l'Église et leur histoire est profondément marquée par le témoignage des martyrs, la vie monastique et la fidélité à la foi chrétienne.

Aujourd'hui encore, de nombreuses familles coptes continuent à transmettre leur foi à leurs enfants malgré les difficultés.

Cette fidélité rappelle une réalité souvent oubliée : le christianisme n'est pas seulement une réalité européenne. Il possède des racines profondément anciennes en Égypte, au Moyen-Orient et dans toute la région méditerranéenne.

Ne pas répondre à la souffrance par la haine

Lorsqu'on évoque les persécutions contre les chrétiens, il existe toujours un risque : celui de transformer une souffrance réelle en opposition entre communautés.

Pour le chrétien, la réponse doit être différente.

Il faut dénoncer l'injustice, protéger les victimes et défendre la liberté religieuse, tout en refusant de condamner indistinctement des millions de personnes en raison de leur religion.

Le Christ appelle ses disciples à rester dans la vérité sans abandonner la charité.

Prier pour les chrétiens persécutés

Les récits concernant les chrétiennes coptes nous invitent finalement à ne pas oublier ceux qui vivent leur foi dans des circonstances difficiles.

Nous pouvons prier pour les familles séparées, pour les femmes et les enfants victimes de violences, pour les chrétiens qui vivent dans la peur et pour tous ceux qui cherchent simplement à pratiquer leur religion en paix.

La souffrance des chrétiens d'Orient ne doit pas être une source de haine.

Elle peut devenir pour nous un appel à la prière, à la compassion et au courage.

Car derrière chaque statistique ou chaque récit se trouve une personne, une famille, une histoire.

Et chaque personne possède aux yeux de Dieu une valeur infinie.

Que le Seigneur protège les chrétiens d'Égypte et tous ceux qui souffrent pour leur foi, et qu'Il donne à chacun la force de demeurer dans la paix, la vérité et l'espérance.

dimanche 21 juin 2020

Elder Paisios : Notre époque



"L'église agit par amour et non en tant que légaliste. L'Eglise regarde tout avec patience et cherche à aider tout le monde, quoi qu'il fasse, peu importe à quel point il est pécheur."

Elder Paisios


Paisiy Svvatorets (1924-1994), a déclaré à propos de notre époque : "Nous n'avons pas encore compris comment cela devrait être, ni dans quelles années nous vivons.. Que va-t-il advenir de tout cela, je ne sais pas, la situation est très difficile. Le sort du monde dépend de quelques personnes, mais Dieu tient toujours le frein. Nous devons beaucoup prier et souffrir, pour que Dieu intervienne. Prenons-le avec ferveur et commençons à vivre spirituellement. Le temps est très difficile, beaucoup de cendres, de déchets, d'indifférence se sont accumulés, et pout que tout cela s'envole, il faut qu'il souffle fort.

Les personnes âgées ont dit que le moment viendra où les gens donneront des coups de pied. Et maintenant, les clôtures sont démolies, rien n'est pris en compte, craintivement, le pandémonium babylonien est arrivé ! Une intervention divine est requise...

Une grande excitation se produit. Les gens sont comme des abeilles. Si vous frappez la ruche, les abeilles s'envolent, se mettent à bourdonner. "Woo ooooo ooo", et excitées, tournent autour de la ruche. Ensuite, ils prendront la direction en fonction du vent, le nord ou le sud. Et les pauvres ont ainsi la tête confuse. Cependant, malgré cela, je ressens un certain confort en moi. Une certaine confiance. L'olivier a peut-être séché, mais il donnera de nouvelles pousses. Il y a des chrétiens en qui Dieu repose. Il y a encore des gens de Dieu, des gens de prière, et le Bon Dieu nous tolère et mettra tout de nouveau en ordre. Ces prières nous laissent espérer. N'ai pas peur. Nous, en tant qu'ethnie, avons survécu à tant d'orage et n'avons pas été perdus. Alors, avons-nous peur d'une tempête qui devrait éclater ? Ne vous perdez pas maintenant ! Dieu nous aime. Chez l'homme, il y a une force cachée en cas de besoin. Il y aura quelques années difficiles, mais uniquement un orage.

Je vous dis cela non pas pour vous faire peur, mais pour vous faire savoir où nous sommes. Pour nous, c'est une opportunité très favorable, un triomphe, difficultés, martyre. Soyez avec Christ, vivez conformément à ses commandements et priez pour que vous puissiez repousser les difficultés. Laissez les passions pour que la grâce divine vienne. Et si une bonne inquiétude entre en nous (où nous sommes et ce que nous devons rencontrer), cela nous aidera beaucoup à prendre les mesures nécessaires et à nous préparer. Que notre vie soit plus modérée. Vivons plus spirituellement, soyons plus amicaux, aidons ceux qui souffrent, aidons les pauvres avec amour, avec douleur, avec gentillesse. Prions pour que de bonnes personnes apparaissent. 

Extrait de

vendredi 19 juin 2020

Dîner en famille...


Amis, dînez ensemble, toute la famille Je souligne le mot "ensemble", à la table commune, et non à côté du téléviseur. Bien sûr, rien ne rassemble les gens comme leur participation conjointe aux sacrements de l'église et à la prière. Mais ce sont, pour ainsi dire, des mathématiques supérieurs. Mais pour commencer, il faut au plus simple, un repas familial commun, capable de rassembler des gens aujourd'hui plus déconnectés que jamais.

Récemment, une simple famille moyenne était unie par la télévision, mais maintenant chacun a sa propre famille. Et à côté de lui, un grand nombre de toutes sortes de "widgets" et "gadgets", dans lesquels une personne se plonge tête baissée, oubliant tout le monde, y compris ses proches..

Les maris et les femmes, les enfants et les parents, ne communiquent pratiquement pas entre eux. Les anniversaires, les banquets, les fêtes d'entreprise et les mariages n'impliquent pas de communication, car une musique trop forte joue. Les enfants souffrent surtout d'un manque de communication en direct, car ils en ont surtout besoin. Cela leur donne une impulsion sérieuse au développement de la parole, la capacité de défendre calmement et de manière intéressante leur point de vue dans la discussion, d'élargir leurs horizons. 

Hélas, personne ne parle aux enfants, ils sont perçus comme un objet. Mais une simple communication peut les protéger de nombreuses crises. Habitués à partager leurs expériences avec leurs parents, ils peuvent éviter, par exemple, les phobies, et à un âge plus mûr, naturellement et harmonieusement, sans perdre le contact avec leurs parents, ne commettent pas beaucoup de bêtises.

Par conséquent, en plus des voyages en commun en voiture, désormais rare et peu pratiqués pour la cueillette des champignons, un repas en famille en ce moment est le seul moyen de faire en sorte que la famille reste vraiment une famille. C'est, si vous voulez, un certain minimum de népostisme réelle faisant semblant d'être heureux.

Prêtre Dimitry Fetisov

Extrait de 

La résurrection du Christ et les mensonges des Juifs


Ce sur quoi les Juifs contestent depuis le premier moment, concernant la résurrection du Christ, c'est qu'ils continuent de soutenir jusqu'à ce jour, environ 2000 ans plus tard, c'est à dire que les disciples du Christ sont venus la nuit et pendant que les soldats gardaient le tombeau dormaient, ils ont volé le corps et ont ensuite répandu la parole qu'il était ressuscité.

Cependant, cet argument est renversé sans beaucoup de réflexion et avec une grande facilité par ce qu'ils disent eux-mêmes. Parce que comment est-il possible que les gardes qui étaient censés dormir n'ont vu les disciples du Christ voler son corps ? Ceux qui dorment ne peuvent pas voir de vrais événements, seulement des rêves, explique St Augustin.

Supposons cependant que tous les gardes du tombeau se soient endormis. Il aurait fallu déplacer une énorme pierre pour ouvrir le tombeau. La pierre qui bloquait l'entrée était énorme. Cela signifie simplement que si quelqu'un tentait de l'expulser, cela ferait un bruit si fort qu'il serait impossible même pour un garde de rester endormi. Par conséquent, il est facile de comprendre que l'argument juif ne peut même pas constituer une hypothèse.

Mais essayons un instant d'entrer dans leur logique paranoïaque, afin d'éliminer le moindre doute qui puisse exister sur les mensonges qui se sont répandus et continuent de se propager pour la Résurrection du Seigneur.

Voyons donc ce qui se serait passé exactement, si toutes ces affirmations inimaginables étaient vraies. Tout d'abord, Pilate aurait condamné les soldats gardiens de la tombe, ce qui non seulement n'a pas eu lieu, mais n'a jamais été soutenu par personne, pas même par les Juifs eux-mêmes. Les disciples n'ont pas été arrêtés, ni questionnés pour savoir où ils auraient caché le corps du Seigneur. Cela aurait donné l'occasion aux Juifs de se promener dans tout Jérusalem et de prouver à tout le monde que le Christ était un imposteur et ses disciples aussi, et de démontrer qu'il n'a jamais été ressuscité, comme lui-même l'a prédit et ses disciples l'ont ensuite propagé.

Cependant, rien de tout cela n'a jamais été fait, et n'a jamais été soutenu, ni par les Juifs, ni par personne d'autre. C'est parce que Christ, est, a été, et sera toujours ressuscité !

Par Nikolaos Sotiropoulos, 

jeudi 18 juin 2020

L'icône miraculeuse de la Vierge et son histoire

La Panagia de Charos : l’icône de la Vierge aux lys miraculeux

Certaines icônes de la Mère de Dieu sont entourées de traditions particulièrement touchantes.

L’une d’elles est la Panagia de Charos, une icône vénérée dans l’île de Lipsi, en Grèce. Elle est également connue sous le nom de Vierge de Charos, un nom qui fait référence à la représentation inhabituelle du Christ dans les bras de sa Mère.

Chaque année, autour de la fête du 23 août, un phénomène étonnant est rapporté : des lys déposés auprès de l’icône, après avoir complètement séché, auraient recommencé à produire des feuilles et des fleurs.

Pour les fidèles, ces fleurs sont devenues au fil du temps un signe de la présence et de la bénédiction de la Mère de Dieu.

Une icône particulière

La Panagia de Charos présente une représentation inhabituelle de la Vierge Marie.

La Mère de Dieu porte dans ses bras non pas l'Enfant Jésus vivant, comme dans de nombreuses icônes, mais le Christ représenté après sa Passion et sa mort.

Cette image rappelle ainsi le mystère de la Croix et la participation douloureuse de la Mère de Dieu à la Passion de son Fils.

C’est cette représentation particulière qui a donné à l’icône son nom de Panagia de Charos.

Le mot grec Charos est associé à la figure de la mort dans la tradition grecque.

Mais cette image ne doit pas être comprise uniquement comme une représentation de la mort. Dans la foi chrétienne, la Croix conduit à la Résurrection.

La douleur du Vendredi saint n’est jamais séparée de la lumière de Pâques.

La tradition des lys

Le récit le plus connu concernant cette icône remonte au XXe siècle.

Selon la tradition rapportée autour de la Panagia de Charos, une jeune fille aurait déposé des lys blancs devant l’icône en avril 1943.

Les fleurs ont naturellement séché avec le temps.

Mais plusieurs mois plus tard, à l’approche de la fête du 23 août, les lys auraient recommencé à développer des feuilles et des bourgeons, malgré leur apparence desséchée.

Selon les témoignages transmis par les fidèles, les fleurs auraient alors éclos autour de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

Depuis, cette tradition se serait renouvelée au fil des années.

Un phénomène devenu un signe de foi

Pour les pèlerins qui viennent vénérer l’icône, ces fleurs représentent bien davantage qu’un phénomène étonnant.

Elles sont perçues comme un signe de consolation et d’espérance.

Le lys, qui semble mort avant de refleurir, peut naturellement évoquer le mystère chrétien de la vie qui renaît.

Dans la foi orthodoxe, la Mère de Dieu est profondément associée à ce mystère : celle qui a connu la douleur de voir son Fils souffrir est également celle qui se tient auprès du mystère de sa Résurrection.

Ainsi, pour le croyant, les lys de la Panagia de Charos peuvent devenir une belle image spirituelle :

ce qui semble desséché n’est pas nécessairement perdu.

Miracle ou signe spirituel ?

Il convient toutefois de conserver une certaine prudence.

L’Église et la tradition chrétienne connaissent de nombreux récits de phénomènes extraordinaires. Mais un témoignage populaire ne doit pas automatiquement être présenté comme une preuve scientifique ou comme un miracle officiellement établi.

Les lys peuvent être étudiés sous leur aspect naturel, botanique ou environnemental.

Cela n’empêche pas les croyants de recevoir ce phénomène comme un signe spirituel.

La foi ne consiste pas à refuser toute explication naturelle.

Elle consiste aussi à savoir regarder les événements avec reconnaissance et discernement.

Pourquoi les lys touchent-ils autant les pèlerins ?

Peut-être parce que leur histoire rejoint une expérience très humaine.

Nous connaissons tous des périodes où quelque chose semble terminé.

Une épreuve, une maladie, une séparation, une déception, une période de solitude ou simplement la fatigue de la vie peuvent donner l'impression que toute lumière a disparu.

Et puis, parfois, quelque chose renaît.

Une rencontre. Une prière. Une espérance. Un pardon. Une force que l’on ne pensait plus avoir.

C’est dans cette perspective que la tradition des lys de la Panagia de Charos peut prendre une dimension particulièrement belle.

La Mère de Dieu, présence dans l’épreuve

Dans la spiritualité orthodoxe, la Mère de Dieu est souvent invoquée par ceux qui traversent la souffrance.

Elle est appelée Panagia, la Toute-Sainte, mais aussi Paraklitos, celle qui console, dans certaines traditions de prière et de dévotion.

Les fidèles se tournent vers elle non pas comme vers une divinité indépendante de Dieu, mais comme vers celle qui intercède auprès de son Fils.

C’est pourquoi les icônes de la Mère de Dieu sont si nombreuses dans les églises orthodoxes.

Elles rappellent au chrétien une présence maternelle, douce et pleine de compassion.

Une leçon d’espérance

L’histoire des lys peut finalement être comprise comme une petite parabole de la vie chrétienne.

Une fleur paraît morte. Elle semble avoir perdu toute possibilité de renaître. Et pourtant, selon la tradition liée à cette icône, elle refleurit au moment où les fidèles se préparent à célébrer la Mère de Dieu.

Que l’on considère ce phénomène comme miraculeux ou que l’on cherche également à en comprendre les causes naturelles, son message spirituel peut rester le même :

ne désespérons jamais trop vite.

Dieu peut faire naître l’espérance là où nous ne voyons plus rien.

Le message essentiel

La Panagia de Charos nous invite surtout à regarder au-delà du phénomène extraordinaire.

Le plus important n’est peut-être pas de savoir comment un lys peut refleurir après avoir séché. Le plus important est ce que cette image peut produire dans notre cœur.

Elle peut nous rappeler que la vie chrétienne est une vie d'espérance. Même lorsque nous traversons une période sombre, Dieu n'est pas absent.

Même lorsque notre cœur semble desséché, la prière peut recommencer à y faire circuler la vie. Même lorsque nous pensons qu'une situation est définitivement terminée, l'avenir peut encore réserver une lumière inattendue.

Ne cherchons pas seulement le miracle

La tradition de la Panagia de Charos nous rappelle quelque chose de simple :

ne cherchons pas les miracles. Cherchons Dieu.

Si un signe nous est donné, recevons-le avec gratitude et discernement.

Mais ne faisons jamais dépendre notre foi de phénomènes extraordinaires.

Le véritable miracle est peut-être beaucoup plus discret : un cœur qui retrouve la paix, une personne qui recommence à prier, une souffrance qui devient peu à peu supportable, un pardon qui semblait impossible ou une espérance qui renaît après une longue période de découragement.

C'est là que se trouve la plus belle floraison.

Une prière

Très Sainte Mère de Dieu,
toi qui consoles ceux qui souffrent,
accompagne-nous dans nos épreuves.

Lorsque notre cœur semble desséché,
fais renaître en nous l'espérance.

Lorsque nous avons peur,
conduis-nous vers ton Fils.

Lorsque nous ne voyons plus de lumière,
aide-nous à garder confiance en Dieu.

Et apprends-nous à recevoir chaque jour
comme un don de Sa miséricorde.

Amen.


Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 18 juin 2020 sous le titre « L’icône miraculeuse de la Vierge et son histoire ».

L’article original renvoyait à un texte consacré à la Panagia tou Charou, publié sur le site Orthodoxy 1054.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles de Mystique Orthodoxe, afin d’en améliorer la clarté, la lisibilité, l’aération et le style.

mercredi 17 juin 2020

Inauguration de l'Eglise principale des forces armées Russes à Moscou



Le 14 juin, l'Eglise de la Résurrection, désormais église principale des forces armées russes, a été consacrée dans le parc Patriote, près de Moscou. La basilique, édifiée dans le style byzantin, est dédiée au 75e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre Patriotique, ainsi qu'aux faits d'armes du peuple russe dans toutes les guerres.

L'église principale des forces armées russes, devient la troisième du pays par sa taille, après la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, et la cathédrale Saint Isaac de Saint Pétersbourg.

Pendant des siècles, on a bâti en Russie des églises pour commémorer les victoires militaires, à la mémoire des soldats tombés au combat. C'est le cas de la cathédrale Basile le Bienheureux, sur la Place Rouge, qui célèbre la prise de Kazan par les troupes russes au XVIe siècle, ou de la cathédrale du Christ Sauveur, érigée en mémoire de la victoire de la Russie sur la Grande Armée de Napoléon Ier.

L'Eglise est construite dans une synergie de technologies ultramodernes et traditionnelles. Par exemple, nous n'avions jamais utilisé de métal en telles quantité auparavant. En même temps, l'ensemble de l'église, ainsi que chaque partie de celle-ci, a été conçu en 3D, a déclaré au micro de la chaine russe "Zvezda", Dimitri Smirnov, l'architecte en chef.

Extrait de 

https://sptnkne.ws/CGAC

Miracle en Syrie, décembre 2013


Cet incident a été signalé par une Syrienne qui a récemment visité son pays d'origine. La guerre civile en cours a détruit de nombreuses institutions chrétiennes et déplacé des milliers de chrétiens de chez eux.

Le miracle s'est produit en décembre 2013, lorsqu'un groupe de guérilleros a tiré des roquettes sur le monastère. Les religieuses ont ressenti un grand bruit et la vibration du sol. Elles étaient sûres qu'elles seraient tuées et que le monastère serait détruit.

Mais il ne s'est rien passé de tout cela. Quelques jours plus tard, un officier supérieur de l'armée syrienne s'est rendu au monastère pour célébrer Noël, et le Nouvel An. Au cours de la discussion, l'officier a demandé si quelque chose d'inhabituel s'était produit récemment au monastère.

Les religieuses ont parlé de la roquette tirée sur le monastère, mais celle-ci ne les a pas touchée. L'officier a été surpris en entendant cela, et a confirmé qu'il avait même vu la roquette être tirée sur le monastère, mais avec d'autres, il avait vu quelque chose d'étonnant et d'inhabituel.

Alors que la fusée approchait du monastère, une femme vêtue d'une robe bleue est soudainement apparue dans le Ciel, a pris la fusée dans ses mains et l'a jetée. Cela les a beaucoup surpris. Le général se demandait qui était cette Dame vêtue de bleu, avec une grâce étonnante.

Finalement, ils ont réalisé qu'elle n'était autre que la Très Sainte Théotokos, la Mère du Christ Dieu, notre Seigneur et Sauveur ! 

Extrait de 
http://www.pravoslavie.ru/english/
orthodoxy1054/neo-thauma-tes-yperagias-theotokou-sten-iera-mone-tes-seiedanagias-ste-syria

Prière pour ceux qui essaient de surmonter la dépression



Il est des moments où le cœur devient lourd, où les pensées semblent sans issue et où la joie paraît s’éloigner. Les épreuves de la vie, les déceptions, la solitude ou l’épuisement peuvent parfois plonger une personne dans une profonde tristesse.

La dépression est une souffrance réelle. Ceux qui la traversent ont besoin de compassion, de patience et d’un soutien bienveillant. Dans ces heures difficiles, la prière peut devenir un refuge : non pas une obligation supplémentaire, mais une façon de confier à Dieu ce que l’on ne parvient plus à porter seul.

Même lorsque les mots manquent, nous pouvons nous tourner vers Jésus-Christ avec simplicité et confiance.

Une prière dans la détresse

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant,

aie pitié de moi et purifie mon cœur de toute tristesse qui m’accable, de toute agitation qui me trouble et de tout découragement qui m’empêche d’avancer.

Lorsque mes forces diminuent, soutiens-moi.

Lorsque mes pensées s’assombrissent, éclaire mon chemin.

Lorsque je ne trouve plus les mots pour prier, accueille mon silence et entends le cri de mon cœur.

Enracine-moi dans Ton amour, affermis ma foi et fais renaître en moi l’espérance, même si elle ne semble être qu’une petite flamme.

Par la protection de Ta très sainte Mère, la toujours Vierge Marie, garde-moi dans Ta paix et conduis-moi vers la lumière.

Apprends-moi à ne pas désespérer, à accepter l’aide de ceux qui peuvent me soutenir et à avancer un jour après l’autre, sous Ton regard miséricordieux.

Car Tu es mon refuge, ma force et mon espérance.

Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi et ne m’abandonne pas. Amen.

Quand la prière devient un souffle d’espérance

Dans la tradition orthodoxe, la prière n’exige pas que nous soyons toujours forts ou sereins. Nous pouvons nous présenter devant Dieu avec nos blessures, nos questions et nos larmes.

Parfois, une simple invocation suffit :

« Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi. »

Cette prière ne fait pas disparaître automatiquement toutes les souffrances, mais elle peut nous aider à nous tourner vers Dieu et à ne pas rester seuls face à notre détresse.

Il ne faut pas non plus avoir honte de demander de l’aide. Parler à un proche, solliciter l’accompagnement d’un prêtre ou consulter un professionnel de santé peut faire partie du chemin pour retrouver peu à peu un équilibre.

La foi et les soins ne sont pas incompatibles. Le chrétien peut prier avec confiance tout en acceptant l’aide nécessaire.

Que le Seigneur visite tous ceux qui souffrent dans le secret, qu’Il leur accorde des personnes capables de les écouter et qu’Il fasse grandir en eux l’espérance.

Très sainte Mère de Dieu, prie pour ceux qui sont accablés et conduis-les vers ton Fils.

Seigneur Jésus-Christ, lumière de ceux qui traversent la nuit, demeure auprès de nous. Amen.

Source

Texte original publié sur Mystique Orthodoxe le 17 juin 2020 : Prière pour ceux qui essaient de surmonter la dépression.

Cette version est un travail de réécriture et de développement réalisé en 2026 pour Mystique Orthodoxe.

Higoumène Gury Chezlov : L'Antéchrist

L’higoumène Gury Chezlov et ses avertissements sur l’Antéchrist

L’higoumène Gury Chezlov est présenté, dans les souvenirs de ses enfants spirituels, comme un prêtre particulièrement attentif aux dangers qui peuvent éloigner l’homme de Dieu.

Parmi ses enseignements figurent des avertissements concernant l’Antéchrist et les transformations de la société moderne.

Selon les souvenirs rapportés par le moine Alipiya, le Père Gury considérait certaines évolutions de la vie quotidienne comme pouvant préparer les hommes à accepter progressivement des formes de contrôle contraires à la liberté chrétienne. Il évoquait notamment les cartes bancaires, les codes-barres associés au nombre 666, les passeports électroniques, les ordinateurs, la télévision et les micropuces.

Ces affirmations doivent être comprises comme le témoignage et l’interprétation attribués au Père Gury, et non comme des preuves que ces technologies seraient en elles-mêmes liées à l’Antéchrist.

Ne pas avoir peur, mais rester fidèle au Christ

Au-delà de ces avertissements, le conseil bien plus important qui ressort de son enseignement est beaucoup plus essentiel : fortifier sa vie spirituelle.

Le Père Gury recommandait notamment de lire l’Évangile régulièrement, au moins un chapitre par jour, et de recevoir plus souvent les Saints Mystères du Christ.

Cette recommandation peut être comprise comme une invitation à ne pas vivre dans la peur des événements futurs. Le chrétien est appelé avant tout à rester proche de Dieu, à prier, à approfondir sa foi et à vivre selon l’Évangile.

La vigilance chrétienne ne consiste donc pas à chercher partout des signes de la fin des temps, mais à être prêt intérieurement à rencontrer le Seigneur.

Face aux inquiétudes concernant l’avenir, gardons surtout les yeux tournés vers le Christ.

Source

Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 17 juin 2020, d’après Nasledie77, qui rapporte les souvenirs et enseignements attribués à l’higoumène Gury Chezlov.

Article retravaillé en 2026

Cet article a été réétudié et retravaillé en 2026, afin d’en améliorer la clarté et la présentation, tout en conservant le thème et l’esprit du texte original.

samedi 6 juin 2020

Saint Savva d'Optina : La fierté, comment la reconnaître ?



Comment reconnaître l’orgueil en soi ? Les conseils des Pères orthodoxes selon Saint Savra d'Optina

L’orgueil ne se manifeste pas toujours par le désir de se montrer supérieur aux autres. Il peut aussi se cacher dans nos réactions quotidiennes, notre difficulté à accepter les critiques ou notre besoin de voir les choses se dérouler selon notre volonté.

Jacob, archevêque de Nijni Novgorod, propose plusieurs signes permettant de reconnaître cette attitude en nous.

Cinq attitudes qui peuvent révéler l’orgueil

La colère face aux autres. Lorsque notre entourage agit différemment de ce que nous souhaitons, réagissons-nous avec patience ou ressentons-nous immédiatement du mécontentement ?

Le découragement devant les échecs. Lorsque nos projets échouent, avons-nous du mal à accepter la situation et à conserver notre confiance en Dieu ?

Le souci excessif de soi. Sommes-nous très attentifs à nos propres besoins, tout en restant peu sensibles aux difficultés des autres ?

La satisfaction devant les malheurs d’autrui. Nous arrive-t-il de nous réjouir lorsqu’une personne que nous n’aimons pas rencontre des difficultés ?

Le besoin d’être admiré. Les critiques nous blessent-elles profondément, tandis que les compliments nous procurent une grande satisfaction ?

Ces questions ne servent pas à condamner les autres, mais à nous aider à examiner notre propre cœur avec sincérité.

Pourquoi l’orgueil peut-il nourrir la peur ?

Saint Jean Climaque, auteur de L’Échelle sainte, établit un lien spirituel entre l’orgueil et la peur. Celui qui place toute sa confiance en lui-même et veut tout maîtriser peut devenir inquiet dès qu’il perd le contrôle d’une situation.

L’humilité nous apprend au contraire à reconnaître nos limites et à nous tourner vers Dieu avec confiance. Cela ne signifie pas que toute peur soit un signe d’orgueil, car la peur fait naturellement partie de l’expérience humaine.

Saint Jean Climaque met également en garde contre l’hypocrisie qui consiste à afficher des vertus que l’on ne possède pas réellement, uniquement pour obtenir l’admiration des autres.

Apprendre à devenir plus humble

Reconnaître l’orgueil en soi demande du courage. Cela signifie accepter que nous puissions nous tromper, écouter les remarques avec discernement, nous intéresser sincèrement aux autres et ne pas chercher constamment à être reconnus.

L’humilité chrétienne ne consiste pas à se mépriser, mais à vivre dans la vérité, sans se croire supérieur ni dépendre continuellement du regard d’autrui.

Le véritable travail spirituel commence lorsque nous cessons de chercher uniquement les défauts des autres pour apprendre à corriger les nôtres.

Source

Texte original publié sur le site orthodoxe russe Azbyka.ru, consacré aux enseignements de Jacob, archevêque de Nijni Novgorod, et de saint Jean Climaque.

Résumé et réécriture pour Mystique Orthodoxe — 2026.

vendredi 5 juin 2020

Qu'est ce qui vous fait penser que vous allez à Dieu ?



Vous croyez en Dieu, mais votre vie ne change pas ? 


Qu'est-ce qui vous fait penser que vous allez à Dieu ? Dites moi frère, pourquoi, malgré le fait que je sois allé vers Dieu et que je suis monté dans les domaines spirituels, pourquoi ma vie ne change pas ?

Rejeter les fardeaux

"Avez vous rejeté le fardeau du ressentiment, de la colère, de la fierté, de l'irritabilité, des préférences, des préjugés et de la superstition ? Et les avez vous remplacés par l'amour, le pardon, la compassion, la patience et l'humilité , des qualités qui inspirent l'âme ?.. "Non"... "Alors pourquoi avez vous dit que vous êtes allé à Dieu ? Au mieux, vous ne bougez pas. Vous n'atteignez donc pas Dieu.

Comment savoir si nous avançons véritablement vers Dieu ? Est-ce simplement parce que nous prions, fréquentons l'église ou parlons de spiritualité ?

Cet article nous invite à nous poser une question plus profonde : notre foi transforme-t-elle réellement notre cœur ?

Nous pouvons multiplier les prières et les pratiques religieuses, mais si nous conservons en nous la rancune, la colère, l'orgueil, l'irritabilité, les préjugés et le jugement des autres, notre chemin spirituel reste inachevé.

S'approcher de Dieu signifie apprendre à remplacer ces attitudes par l'amour, le pardon, la compassion, la patience et l'humilité.

La véritable foi ne se limite donc pas à ce que nous déclarons croire. Elle se manifeste dans notre façon de vivre, de traiter notre prochain et de réagir aux difficultés.

L'article nous adresse une interpellation importante : si rien ne change dans notre cœur, pouvons-nous réellement affirmer que nous nous rapprochons de Dieu ?

La leçon spirituelle

Le chemin vers Dieu commence par une transformation intérieure. Il ne suffit pas de prier avec les lèvres : nous devons aussi apprendre à aimer avec le cœur.

Chaque jour est une occasion de devenir un peu moins orgueilleux, un peu moins rancunier et un peu plus miséricordieux.

Car avancer vers Dieu, c'est aussi laisser Dieu transformer notre manière d'être.

Source : Mystique Orthodoxe – Qu'est-ce qui vous fait penser que vous allez à Dieu ? Article retravaillé et réécrit en 2026. 


Extrait de

Vie des Saints d'Otpina (23) : Saint Jean de Cronstadt (1829 +1908)



"Pendant la vie du moine Séraphim de Sarov, pour ses prières, le Seigneur a gardé la Russie ; et après lui, il y avait un autre pilier allant du Ciel à la Terre, le Père Jean de Cronstadt" (Saint Sylvain).




Le 19 octobre 1829, un fils d'un employé de village, Ilya Mikhailovich Sergiev et son épouse Theodora, est né dans la province d'Arkhangelsk dans le village de Sura, district de Pinezhsky. L'enfant était si faible que les parents, craignant pour sa vie, ont décidé de baptiser immédiatement le bébé à la maison. Le 19 octobre est le jour du souvenir du grand saint bulgare Saint Jean Rylsky, en l'honneur de St Jean, ils l'appelèrent Jean (Ivan).

Il voit son ange gardien bébé qui lui laisse le souvenir

Enfant, Jean a juré de voir dans la nuit " la lumière inhabituelle d'un ange dans sa gloire céleste". Selon l'abbesse Taisia, qui a entendu l'histoire de l'apparition miraculeuse d'un ange à St Jean, l'ange rassura le bébé, se faisant appeler l'ange gardien.

En 1939, Ilya Mikhailovich a emmené son fils à l'école paroissiale d'Arkhangelsk. Ici, pour la première fois, Jean, dix ans, a appris le vrai pouvoir de la prière fervente. Au cours de la première année de ses études, Jean, dix ans, a eu de grandes difficultés: "Je ne pouvais rien comprendre de ce que j'avais appris, je ne me souvenais de rien de ce qui avait été dit." Les nuits sur ses genoux, il suppliait le Seigneur de lui donner "la lumière de la raison de réconfort aux parents". Des mémoires de Saint Jean: "Un tel désir est tombé sur moi, je suis tombé à genoux et j'ai commencé à prier avec ferveur. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cette position, mais soudain quelque chose m'a définitivement choqué. C'était comme si mon rideau tombait de mes yeux, comme s'il s'était ouvert dans mon esprit et dans ma tête, et le professeur de ce jour-là a clairement compris ma leçon, je me suis même souvenu de quoi il parlait, et c'était facile, joyeux dans mon âme, je n'ai jamais dormi aussi calmement que cette nuit-là. J'ai sauté du lit, attrapé des livres et du bonheur ! lire est devenu beaucoup plus facile, je comprends tout, et ce que je lis, non seulement je me souviens de tout, mais même maintenant je peux le dire ... En peu de temps j'ai tellement avancé que j'ai cessé d'être le dernier élève. Plus je me perfectionnais en sciences, plus loin et à la fin du cours, j'étais l'un des premiers à être transféré au Séminaire. "

En 1851, Jean Sergiev a été envoyé à l'Académie théologique de Saint-Pétersbourg. Jean rêvait de devenir moine et d'aller en mission en Chine ou en Amérique. Il a prié pour que le Seigneur dissipe ses doutes et s'est vu une fois dans un rêve comme un prêtre qui a servi dans une cathédrale inconnue. Jean a pris ce rêve comme une indication des voies de Dieu.

Peu de temps avant d'obtenir son diplôme de l'Académie, Jean a rencontré la fille de l'archiprêtre K.P. Nessvitsky de Cronstadt, Elizabeth Konstantinovna. En 1854, le jeune couple se marie (par consentement mutuel, le couple vit comme frère et sœur). En 1855, Jean est diplômé de l'Académie. Le 10 décembre, dans la cathédrale Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, l'évêque Revelsky Christopher a ordonné Jean diacre et le 12 décembre, il a été ordonné prêtre. Le jeune prêtre a été envoyé à la cathédrale Saint-André de la ville de Cronstadt.

Depuis l'enfance, le Père Jean, ayant connu le besoin, a posé les bases de son service au Seigneur, l'amour et la miséricorde pour les indigents. Un jour, le père Jean, remarquant un vieil homme épuisé dans le temple, l'a appelé pour lui après le service et a exprimé son désir de le mener. En chemin, le malheureux vieillard a parlé de sa détresse: «Son fils parasite boit les derniers sous», tandis que le père malade est affamé.

En se séparant, le père Jean a remis de l'argent au vieil homme et a dit: "Voilà, vieil homme, c'est un peu. Mais priez et remerciez le Seigneur. Je ferai de vous un homme riche." Après avoir retrouvé son fils, le père Jean  lui a consacré plusieurs heures par jour pendant un mois entie r: il a mené des conversations salvatrices et lui a appris à prier.

Au fil du temps, son élève est devenu un honnête maître travailleur, a acheté une maison, a fondé une famille. Le vieil homme a déménagé pour vivre avec son fils,  - les petits-enfants ont dit plus d'une fois: "Voici donc la richesse que le prêtre m'a promise."

Si, dans les premières années, le bon berger distribuait tous ses moyens aux pauvres, condamnant sa famille à la pauvreté, alors déjà en 1872, s'assurant que cette charité était insuffisante, il faisait appel aux habitants de Kronstadt avec des appels aux habitants de Kronstadt demandant de l'aide aux pauvres sans-abri. Grâce à la diligence du père Jean, la House of Hardworking a été construite en 1882, elle comprenait plusieurs institutions caritatives. Des ateliers pour femmes, des cours manuels du soir, une école, un jardin d'enfants, un orphelinat, une cantine folklorique à petit prix, une bibliothèque, un hôpital gratuit, une école du dimanche y ont été aménagés ... En 1888 une maison de nuit fut construite, en 1891 une étrange maison de réception. Ici, les mendiants de Kronstadt ont trouvé un abri, les malades et les personnes âgées sont partis, et les personnes valides ont trouvé du travail.

Des mémoires du prêtre A. Glagolev: "Le mystère de l'influence du Père Jean sur le peuple résidait dans sa foi vivante et active en Christ Sauveur et dans son enseignement, dans la pénétration complète par cet enseignement de tout son être ... L'amour ardent de Dieu avec le Père Jean était inséparablement lié à un amour chaleureux pour les gens ... Il a fait beaucoup, énormément, personnellement, en rencontrant toutes les misères et désirs découverts ... La Maison des Travailleurs créée par lui à Cronstadt reste un monument éloquent de ses pensées sincères, de ses soins inlassables pour les pauvres ... "

Plusieurs années ont passé et le père Jean a reçu une prière de guérison, une prière à travers laquelle des milliers de personnes orthodoxes ont été guéries, même les maladies les plus graves, contre lesquelles la médecine était impuissante, ont reculé.

Miracles de Saint Jean de Cronstadt

D'après les mémoires de N.A. Gulyaeva: "En 1903, dans la ville d'Emba, dans la région de Syr Darya, il y a eu une grave épidémie de grippe, je suis tombé malade et j'ai été transporté dans une hutte contagieuse ... Je me souviens comment je me suis réveillé et que je me sentais en train de mourir ... J'ai pleuré impuissant et j'ai commencé à fredonner de larmes, comment le "Roi du Ciel" ... Soudain, un prêtre est apparu, comme dans un brouillard, dans une conviction d'or ...
Il s'approcha, se pencha vers moi.
- Pas besoin de pleurer, prions.
Et puis un service de prière a commencé. Il n'a pas servi tranquillement et bruyamment, mais d'une manière inhabituellement sérieuse et pénétrante ... J'ai réalisé que le Père Jean de Cronstadt est venu vers moi ... Le Père Jean m'a dit que je récupérerais, mais que je n'oublierais jamais de prier et de remercier Dieu. S'éloignant, le père semblait également se retirer vers la porte, dans un brouillard blanc ... A partir de ce moment, ma récupération rapide, que personne ne le comprit, commença. Quand mon père est venu me rendre visite, j'ai parlé du miracle que j'avais vu, et mon père, qui connaissait personnellement le prêtre, a été étonné que je lui ai décrit de façon si détaillée toute l'apparence du prêtre, ne l'ayant jamais vu dans la vie ... Mon père m'a immédiatement expliqué : il s'avère qu'il a envoyé au moment le plus désespéré un télégramme à Cronstadt au Père Jean et lui a demandé de prier. Le jour même où le père Jeanm'est apparu, il a fait un service de prière pour ma guérison. "

Une fois dans la ville de Voznesensk, dans la province de Kherson, une fillette de huit ans est morte de diphtérie dans une famille allemande professant le luthéranisme. Sur les conseils d'amis orthodoxes, mes parents ont envoyé un télégramme au père Jean. La fille, se réveillant le matin, a dit qu'un certain prêtre est venu vers elle et a décrit son apparence. Bientôt, elle a complètement récupéré. Lorsqu'ils lui ont montré le portrait du père Jean, elle s'est exclamée: «Celui-ci est venu vers moi, est venu dans mon lit et a dit:« Tu iras bien! »

Le Capitaine 1er rang S.P. Burachok a déclaré: "Je me souviens du cas où mon frère était malade. Le père Jean a béni la pomme et a ordonné à son frère de manger, et le soir, à la surprise de tout le monde, le frère était en parfaite santé ... Mais un cas de guérison était démoniaque, ce qui a terriblement maltraité le prêtre : Lorsque le père Jeans'est agenouillé devant les icônes sacrées et s'est penché et est allé en prière, le patient a convulsé, mais s'est calmé et a perdu connaissance. Lorsque le père Jean s'est levé de la prière, tout son visage et sa tête étaient couverts de sueur, s'approcha de la patiente, la bénissant, la patiente ouvrit les yeux et fondit en larmes, s'accrocha aux pieds du père, elle était très faible, mais complètement en bonne santé.

Jean de Cronstadt a écrit: "Le Seigneur, en tant que médecin qualifié, nous expose à diverses tentations, chagrins, maladies et troubles, afin de nous purifier comme de l'or dans la fournaise. L'âme, engourdie par des péchés de toutes sortes, n'est pas facilement accessible au nettoyage et à la guérison ... et seulement à travers une longue expérience de patience et de souffrance est assimilée à la vertu et commence à aimer Dieu avec passion. "

Le prédicateur infatigable de la repentance, le père Jean, ne pouvait physiquement pas confesser séparément toutes les personnes qui voulaient se confesser avec lui, alors il a été forcé de se tourner vers les autorités spirituelles avec une demande de permission de faire une confession générale.

D'après les mémoires de Hegumen Konstantin, qui était présent à la confession générale :

"Avant le début de la confession, le Père Jean a adressé un appel au repentant : Pécheurs et pécheurs comme moi ! Vous êtes venus dans ce temple pour apporter au Seigneur Jésus-Christ notre Sauveur le repentir des péchés et ensuite procéder aux Mystères. Vous êtes-vous préparé à recevoir un si grand sacrement "Savez-vous que j'apporte la grande réponse au Trône du Tout-Puissant si vous continuez sans vous préparer ? Savez-vous que vous ne vous repentez pas à moi, mais au Seigneur Lui-même, qui est invisiblement présent ici ? Dont le corps et le sang sont sur le trône en ce moment ?" Après avoir préparé les prières de cette manière, le Père Jean lui-même a commencé au nom du peuple et, se tournant vers lui, a lu les prières de repentance ... Après avoir correctement préparé le peuple, le Père Jean s'est exclamé d'une voix forte : repentez-vous! Puis quelque chose d'incroyable a commencé à se produire. Crier, crier, confession verbale de péchés secrets ... Personne n'a remarqué un voisin, tout le monde ne pensait qu'à lui ... À cette époque, le père Jean se tenait appuyé sur un pupitre et priait. Il a prié et pleuré - tellement pleuré que les larmes ont coulé dans la grêle. "Là, dans ce coin, tu dois encore te repentir!" - s'exclama-t-il de façon inattendue, se redressant et pointant son doigt vers le côté ouest de la cathédrale. Et en réponse, les cris de repentir commencent à couler de là avec une passion extraordinaire ...Parfois, le père Jean allait à l'autel et y priait, s'inclinant devant le trône et posant sa tête dessus ... Le père, enfin, revient sur la chaire. La sueur roule sur son visage ... Le père Jean étend l'épitrachile sur le peuple et lit la prière de permission ... La confession est finie. De tous les côtés, on peut encore entendre des soupirs, des sanglots et des gémissements retenus - des fusées éclairantes après un orage de nettoyage résolu et balayé ... "

Le père Jean a trouvé le temps de tenir un journal spirituel, notant les pensées quotidiennes qui lui venaient pendant la prière. Ces notes sont incluses dans un livre publié sous le titre "Ma vie en Christ".

Selon le témoignage des enfants spirituels, le grand pasteur "croyait profondément du fond de son cœur à la grâce qui lui était donnée en tant que prêtre de Dieu - de prier pour le peuple de Dieu ... S'il voyait les défauts ou les passions d'une personne, alors il priait toujours secrètement pour lui, où que ce soit cependant c'était pendant le service de la liturgie, que ce soit sur la route ou en conversation. En conduisant dans la rue et en voyant des gens vicieux, il a immédiatement offert sa prière sincère au Seigneur et a appelé : "Seigneur, éclaire l'esprit et le cœur de ton serviteur, purifie-le de la saleté ! "- ou en d'autres termes plus appropriés pour la personne, des psaumes. Il n'a pas manqué l'occasion de prier pour une personne à la demande de quelqu'un, il était content d'une telle demande, croyant que les prières pour les autres sont bonnes pour lui-même, car elle purifie le cœur , affirme la foi et l'espérance en Dieu, réchauffe l'amour pour le Christ et le prochain. Le Père Jean a prié "par la foi dans sa prière à ceux qui le demandent. "

Ecrits spirituels du Saint : 

- Les gens qui ont peu de prière ont un cœur faible ; quand ils veulent prier, leur cœur se détend et détend leurs mains, leur corps et leurs pensées, et il leur est difficile de prier. Il faut se dépasser : essayer de prier de tout son cœur, parce que c'est bien, c'est facile de prier avec son cœur.
- Passer toute la journée complètement sainte, paisible et sans péché, car la seule façon est la prière la plus sincère et la plus fervente du matin après s'être levé du sommeil. Elle conduira au cœur du Christ avec le Père et le Saint-Esprit et donnera ainsi force et force à l'âme ...
- Avec fermeté de cœur, prononcez les paroles de prière. En priant le soir, n'oubliez pas d'exprimer dans la prière au Saint-Esprit avec toute sincérité et le chagrin les péchés que vous êtes tombés dans la journée passée, quelques instants de repentir chaleureux, et vous êtes purifié par le Saint-Esprit de toute saleté, plus blanche que la neige, et des larmes de nettoyage du cœur, couleront de vos yeux ...
- Si vous péchez en quelque chose devant Dieu, et que nous péchons beaucoup chaque jour, parlez immédiatement dans votre cœur, avec foi au Seigneur, en écoutant le cri de votre cœur, avec une humble conscience et un sentiment de vos péchés, le psaume "Ayez pitié de moi, Dieu, par la grâce de la grâce ", Et lisez de bon cœur tout le psaume ; s'il n'a pas agi une seule fois, faites un autre tour, lisez simplement plus cordialement, avec plus de sensibilité, et alors vous recevrez immédiatement le salut et la paix de votre Seigneur de sa part. Alors lamentez-vous toujours : c'est un remède sûr et éprouvé contre les péchés.
- Il faut s'ennuyer et contre sa volonté faire des obéissements fervents ; c'est contre notre fierté nichée au fond de nos cœurs. L'orgueil n'aime pas s'incliner.
- Dans la prière, la chose principale dont vous devez d'abord vous occuper est une foi vivante et clairvoyante dans le Seigneur : imaginez-le vivant devant vous et en vous-même, puis, si vous le souhaitez, demandez Jésus-Christ dans le Saint-Esprit, et ce sera à vous. Demandez simplement, ne résumant rien, et alors votre Dieu sera tout pour vous, en un instant faisant de grandes et merveilleuses choses, tout comme un signe de croix accomplit de grands pouvoirs.

Le passé, le présent et l'avenir des personnes qu'il a vues pour la première fois ont été révélés à l'aîné visionnaire. Une fois, lorsque le père Jean a fait une liturgie dans l'église d'une institution militaire de Moscou, un jeune officier Pavel Plikhankov est entré dans l'autel, le père Joeans'est approché de manière inattendue de l'officier, lui a embrassé la main sans dire un mot et est retourné sur le trône. Dans le même temps, les personnes présentes ont décidé que le jeune homme serait prêtre. Et quelques années plus tard, Paul, gravement malade et d'une merveilleuse vision, a reçu l'ordre d'en haut «d'aller dans le désert d'Optina». À la surprise de tout le monde, le colonel malade a commencé à récupérer rapidement,  et est allé au monastère d'Optina (d'après la vie du moine aîné d'Optina Barsanuphius, 1845-1913)

Bien avant ces événements, le père Jean a découvert qu'un futur ascète se tenait devant lui à l'autel. Plus de 20 000 pèlerins visitent Cronstadt chaque année, et plus tard leur nombre atteint 80 000.

Le 9 décembre 1908, le père Jean a fait la dernière liturgie dans la cathédrale Saint-André. La grâce de Dieu a été révélée le jour de sa mort. Lorsque la religieuse Angelina, abbesse du monastère Saint-Jean qu'il a fondé à Saint-Pétersbourg, est arrivée dans la soirée du 17 décembre, il a demandé: "Quelle date est-il aujourd'hui?" "Dix-septième," répondit-elle. "Donc trois jours de plus", dit le père Jean, comme pour lui-même. Le matin du 20 décembre, il a communiqué pour la dernière fois. Le père Jean d'Ornath a commencé à lire le canon sur l'issue de l'âme, quand il a obtenu son diplôme, le père Jean était immobile, les mains jointes sur sa poitrine. Le 21 décembre, un requiem a eu lieu dans la maison du défunt, puis le corps du père Jean a été transféré à la cathédrale, sonnant les cloches de toutes les églises de la ville, un jour plus tard à Saint-Pétersbourg, au monastère Ioannovsky. Pendant plusieurs jours et nuits, les gens dans un ruisseau continu sont allés dire au revoir au bon berger. 

En 1990, le père Jean a été canonisé par le conseil local de l'Église orthodoxe russe. Le Memorial Day est célébré le 20 décembre / 2 janvier et le 19 octobre / 1 novembre.

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