dimanche 20 septembre 2020

Les 7 caractéristiques fondamentales d'une personnalité charismatique..

 

L'acteur Jean Paul Belmondo, une des personnalités
les plus charismatiques du monde du cinéma

1° Une grande estime de soi : Les êtres charismatiques sont bien dans leur peau. Ils connaissent leurs qualités et acceptent leurs défauts. Il se dégage d'eux une impression de calme et de sérénité (la force tranquille).

2° Une grande confiance en soi : Lorsque l'on a du charisme, on a confiance en soi et on fait confiance aux autres. La confiance que la personne charismatique a en elle lui permet de s'adapter à toutes les circonstances qui s'offrent à elle.

3° Une grande simplicité : La personne charismatique ne cherche pas à se mettre en valeur par rapport aux autres. Elle ne monte pas sur un piédestal. Elle n'a pas besoin d'attirer l'attention des autres sur elle. Elle ne se vante pas. Elle n'essaye pas d'avoir toujours raison. Elle n'essaye pas d'avoir réponse à tout. Elle ne dit pas qu'elle sait tout mieux que tout le monde. Elle n'étale pas ses connaissances partout. Elle n'est pas arrogante ou condescendante. Elle ne méprise pas les autres. Elle ne juge pas avec dédain ou dégoût. Elle n'est pas hypocrite mais dit les choses qu'elle pense vraiment.

4° Une grande capacité d'écoute : La personne charismatique parle peu d'elle-même mais encourage les autres à s'exprimer et à parler d'eux. Elle pratique ce qu'on appelle l'écoute active. Elle est attentive. Elle pose les bonnes questions qui donnent l'occasion aux autres de se révéler. Elle s'intéresse sincèrement aux autres et c'est une qualité fondamentale pour être charismatique.

5° Une grande capacité d'action : Les personnalités charismatiques sont tout sauf indécises, inactives, négligentes ou paresseuses. Elles sont pointilleuses, prennent des décisions et des initiatives rapidement. Elles osent prendre des risques. Elles ne procastinent pas (remettre au lendemain). C'est cette faculté de décider et d'agir qui donne du leadership naturel à la personne charismatique.

6° Une grande capacité à tenir leur parole et leurs engagements : Les personnes charismatiques sont des êtres sur lesquels on peut compter. Elles respectent leurs engagements quels qu'ils soient (heure d'un rendez vous, paiement, délai de livraison...). 

7° Une grande force de caractère : Pour être charismatique, il ne s'agit pas de devenir une autre personne. Il faut juste exprimer sa vraie personnalité avec force. Et il faut avoir une personnalité qui inspire le respect.


Source :

 Forum La Nouvelle Jérusalem,

https://nouvellejerusalem.forumactif.com

                                      https://www.vaincre-sa-timidite.fr/charismatique/

dimanche 30 août 2020

Plan d'extermination au plus profond de la Turquie des chrétiens.. Diabolisme !


Turquie : un incendie touche les abords du monastère syriaque orthodoxe de Deyrulzafaran

Un épisode préoccupant pour le patrimoine chrétien de la région de Mardin

En août 2020, un incendie s'est déclaré dans les espaces boisés entourant le monastère de Deyrulzafaran, près de Mardin, dans le sud-est de la Turquie. Cet événement a suscité l'inquiétude de la communauté syriaque orthodoxe, pour laquelle ce lieu représente un centre spirituel et historique majeur.

Selon des informations publiées le 9 août 2020 par la presse turque, le feu a détruit de nombreux arbres et touché les terrains appartenant au monastère. Des témoins cités par le média ABC Gazetesi, qui reprend des déclarations rapportées par Sputnik Türkiye, soupçonnaient un acte volontaire. Ces accusations doivent toutefois être distinguées des faits établis : les informations disponibles ici ne permettent pas de confirmer indépendamment les circonstances exactes de l'incendie ni l'identité d'éventuels responsables. 

Deyrulzafaran, un lieu important pour les chrétiens d'Orient

Situé à quelques kilomètres de Mardin, le monastère de Deyrulzafaran, également connu sous le nom de monastère Mor Hananyo, est l'un des hauts lieux de l'Église syriaque orthodoxe. Ses origines remontent à l'Antiquité tardive et ses bâtiments ont été agrandis et remaniés au fil des siècles.

Le monastère a longtemps joué un rôle essentiel dans la vie religieuse des chrétiens syriaques. Il demeure aujourd'hui un lieu de prière, de mémoire et de transmission de leur héritage spirituel et culturel. 

Des incendies qui inquiètent les communautés syriaques

L'incendie d'août 2020 s'inscrivait dans un contexte de préoccupations plus anciennes concernant les feux touchant les terres agricoles et les espaces boisés de villages syriaques de la région de Mardin. En juillet 2019, plusieurs médias turcs avaient déjà rapporté des incendies ayant détruit des oliviers, des amandiers et des vignes autour de villages chrétiens et du monastère.

Des représentants de la communauté syriaque avaient alors exprimé leurs inquiétudes et évoqué la possibilité de sabotages. Les circonstances de chaque incendie doivent néanmoins être examinées séparément : la répétition de ces événements ne suffit pas, à elle seule, à démontrer qu'ils relèvent tous d'une campagne coordonnée contre les chrétiens.

Préserver le patrimoine chrétien

Au-delà des circonstances précises de ces incendies, la protection des monastères, des églises et des villages historiques est un enjeu important pour la préservation du christianisme syriaque au Moyen-Orient. Ces lieux témoignent d'une présence chrétienne ancienne et d'une histoire religieuse qui fait partie du patrimoine de la région.

Pour les fidèles, la disparition d'arbres, les dommages causés aux terres monastiques et les menaces qui pèsent sur les lieux de culte représentent une perte matérielle, mais aussi une blessure pour la mémoire collective.

Il est essentiel que les incendies soient examinés avec sérieux, que leurs causes soient établies et que les communautés concernées puissent vivre leur foi en sécurité. La défense du patrimoine chrétien gagne à s'appuyer sur des faits vérifiés, tout en prenant au sérieux les inquiétudes exprimées par les habitants et les responsables religieux.

Sources

Article retravaillé en 2026 à partir d'un texte publié sur Enorion et de sources complémentaires. Les accusations de sabotage et les interprétations politiques du texte initial sont présentées comme des allégations, et non comme des conclusions établies.


La Vierge apparaît dans le ciel en Argentine


En pleine pandémie de coronavirus, les habitants de Salta, en Argentine, ont été surpris, le lundi 17 août vers 13 h 30, par une formation nuageuse qui semblait représenter la silhouette de la Vierge Marie.

Plusieurs personnes présentes ont immédiatement sorti leur téléphone pour photographier et filmer cette apparition inhabituelle dans le ciel. La forme des nuages fut interprétée par certains habitants comme une représentation de la Vierge.

L'événement a suscité beaucoup d'émotion dans la population. Dans le contexte particulièrement difficile de la pandémie, certains y ont vu un signe de protection et d'espérance, et ont adressé leurs remerciements à la Vierge Marie.

L'article rapporte donc essentiellement un témoignage populaire et une interprétation spirituelle d'une formation nuageuse, survenue à Salta pendant une période d'angoisse et d'incertitude liée au coronavirus.

Source indiquée dans l'article : Forum La Nouvelle Jérusalem — nouvellejerusalem.forumactif.com.

samedi 4 juillet 2020

Père Paissios : Notre époque (4)



Saint Païssios l'Athonite nous rappelle notre responsabilité spirituelle envers les autres : aider les âmes, porter les souffrances humaines dans la prière et ne pas rechercher uniquement notre propre confort.

Saint Païssios l'Athonite : notre époque et la responsabilité d'aider les autres

Saint Païssios l'Athonite (1924-1994) était connu pour sa profonde humilité, son amour du prochain et sa grande compassion envers les souffrances humaines.

Ses paroles nous invitent ici à réfléchir à notre époque, aux difficultés spirituelles de notre société et à la responsabilité que chacun peut avoir envers son prochain.

Loin de rechercher une vie confortable, le véritable chrétien est appelé à ne pas rester indifférent à la détresse des autres. La prière ne doit pas nous éloigner du monde, mais nous rendre plus attentifs à ceux qui souffrent et ont besoin d'être accompagnés.

Aider les âmes plutôt que rechercher son propre confort

Saint Païssios évoque le changement des comportements et la nécessité de venir en aide spirituellement à ceux qui nous entourent.

Texte de saint Païssios :

« Autrefois, six personnes sur dix craignaient Dieu, deux étaient modérées, et deux autres indifférentes. Mais ces dernières avaient également foi en elles-mêmes. Pas aujourd'hui. Nous devons essayer maintenant, dans la mesure du possible, d'aider les gens spirituellement. De sorte que, comme pendant le déluge de l'Arche de Noé, certains seront sauvés, pas estropiés spirituellement.

Les malheureux ont besoin d'aide. Je ne suis pas devenu prêtre pour ne pas avoir affaire avec le peuple. Mais Dieu connaît ma disposition et me donne plus que ce qu'il me donnerait si je faisais ce que j'aimais. Combien de fois ai-je demandé à la Mère de Dieu de me trouver un endroit calme et éloigné pour que je ne puisse rien voir, ne rien entendre, et donc ne pas prier pour le monde entier, mais elle ne m'entend pas ; mais elle entend mes demandes insignifiantes... »

Ces paroles montrent combien le souci des autres occupait une place importante dans la vie du starets. Il aurait aimé connaître la tranquillité de la solitude, mais il comprenait que sa vocation était aussi de recevoir ceux qui venaient chercher du réconfort et des conseils.

La véritable charité demande parfois de renoncer à ce qui nous arrange pour répondre aux besoins de notre prochain.

La souffrance humaine et le combat spirituel

Saint Païssios évoque ensuite les personnes qu'il rencontrait et les difficultés spirituelles auxquelles elles étaient confrontées.

Texte de saint Païssios :

« Je suis au premier plan de la guerre spirituelle. Tant de marxistes, tant de franc maçons, tant de satanistes et toutes sortes d'autres ! Combien de possédés, anarchistes,viennent à moi pour les bénir et les sauver de leur charme. Et combien me sont envoyés sans les faire réfléchir ; ma bouche est amère de la douleur humaine. Mais à l'intérieur, je ressens du confort. Le but n'est pas de faire ce qui me convient, mais ce qui en aide un autre. »

Derrière ces mots, nous découvrons surtout le poids de la souffrance humaine qu'il portait dans la prière. Saint Païssios ne recherchait pas les rencontres pour son propre plaisir. Il accueillait ceux qui venaient à lui, même lorsque leurs situations étaient difficiles.

Son enseignement nous rappelle que le chrétien ne doit pas se contenter de rechercher sa propre paix. Il est aussi appelé à porter les autres dans la prière, à écouter et à faire preuve de patience.

Devenir un serviteur de Dieu

Saint Païssios termine par une parole particulièrement forte :

Texte de saint Païssios :

« Pour entrer dans le "Conseil de Dieu", il faut devenir un "Député de Dieu", et non un organisateur de lieux chaleureux pour lui-même. »

Cette phrase nous invite à sortir d'une foi centrée uniquement sur notre confort personnel.

La vie chrétienne ne consiste pas à rechercher constamment ce qui nous est agréable, mais à apprendre à servir Dieu et notre prochain.

Nous pouvons prier pour les autres, leur apporter une parole réconfortante, les aider dans leurs épreuves ou simplement leur accorder un peu de notre temps.

Il n'est pas nécessaire d'accomplir de grandes choses pour témoigner de l'Évangile. Un geste de bonté, une écoute sincère ou une prière silencieuse peuvent déjà devenir des actes d'amour.

Une réflexion pour notre époque

Les paroles de saint Païssios restent une invitation à ne pas nous enfermer dans notre propre existence.

Dans un monde où chacun peut être tenté de rechercher sa tranquillité avant tout, le starets nous rappelle que la foi véritable implique une responsabilité envers les autres.

Nous ne pouvons pas porter toutes les souffrances du monde, mais nous pouvons éviter de détourner le regard de ceux qui ont besoin de nous.

La prière, lorsqu'elle est accompagnée de charité, devient un chemin de service et d'amour.

Seigneur Jésus-Christ, apprends-nous à ne pas rechercher uniquement notre propre tranquillité. Donne-nous un cœur attentif aux souffrances de nos frères, la patience de les accueillir et l'humilité de les servir. Amen.


Source du texte de saint Païssios : article original « Père Païssios : Notre époque (4) », publié le 4 juillet 2020 sur Mystique Orthodoxe.

Consulter l'article original

Source mentionnée dans la publication originale : Nasledie77.

Les passages attribués à saint Païssios ont été conservés tels qu'ils apparaissent dans l'article original, y compris certaines formulations de la traduction française.

Programme de vie en 14 points..


Extrait de
Forum la Nouvelle Jérusalem

lundi 29 juin 2020

La vraie famille doit être vaincue, pour satisfaire leurs besoins !




Dans un monde où les enfants peuvent être confrontés à de nombreux dangers, la prostitution enfantine notamment, la famille demeure l’un des premiers lieux où ils peuvent trouver protection, amour et sécurité.

L’enfant a besoin de l’amour et de la présence de ses parents pour grandir et se construire. Le père et la mère ont une responsabilité particulière : écouter leur enfant, l’accompagner, lui apprendre à discerner le bien du mal et rester attentifs aux influences qui peuvent l’entourer.

La famille ne doit donc pas être considérée simplement comme une structure sociale. Dans la vision chrétienne, elle est aussi un lieu d’apprentissage de l’amour, du respect, du pardon et de la responsabilité.

Protéger sans vivre dans la peur

Protéger les enfants ne signifie pas leur apprendre à avoir peur du monde. Il s’agit plutôt de leur donner des repères suffisamment solides pour qu’ils puissent grandir avec confiance.

Un enfant qui sait qu’il peut parler librement avec ses parents est mieux armé pour signaler une situation inquiétante, demander de l'aide ou exprimer ses difficultés.

La présence parentale, l'écoute et le dialogue constituent ainsi une véritable forme de protection.

La famille comme école de l'amour

Dans la tradition chrétienne, la famille est appelée à devenir une petite communauté d'amour.

C'est au sein de celle-ci que l'enfant découvre progressivement la confiance, la compassion, la patience et le respect de l'autre. Ces valeurs ne s'apprennent pas uniquement par des paroles : elles se transmettent surtout par l'exemple.

Lorsque les parents vivent eux-mêmes dans l'amour, la fidélité et le respect, ils offrent à leurs enfants un modèle qui les accompagnera toute leur vie.

Une responsabilité qui concerne toute la société

La protection de l'enfance ne repose cependant pas uniquement sur les parents. Elle concerne également l'école, les institutions, les associations, les professionnels de l'enfance et l'ensemble de la société.

Un enfant vulnérable doit pouvoir trouver autour de lui des adultes capables de l'écouter, de le protéger et d'intervenir lorsqu'une situation devient dangereuse.

La famille reste néanmoins le premier cercle de confiance.

Une vision chrétienne de la famille

Pour le chrétien, défendre la famille ne signifie pas seulement défendre une institution traditionnelle. C'est rappeler la valeur unique de chaque personne et particulièrement celle de l'enfant.

L'Évangile nous invite à accueillir les petits avec amour et à ne jamais considérer leur innocence comme quelque chose de secondaire.

La véritable force d'une famille ne réside donc ni dans son apparence ni dans ses biens, mais dans l'amour qui unit ses membres et dans la capacité de chacun à protéger les plus faibles.

Une famille qui veille

Dans une époque parfois marquée par l'isolement et la méfiance, retrouver le sens du dialogue familial est peut-être l'une des plus belles protections que nous puissions offrir aux enfants.

Un père qui écoute.

Une mère qui rassure.

Des parents qui accompagnent.

Un enfant qui sait qu'il peut parler.

C'est ainsi que la famille peut redevenir ce qu'elle devrait toujours être : un refuge où l'enfant apprend que le monde peut aussi être un lieu de confiance, de bonté et d'espérance.

Et pour le chrétien, cette espérance trouve sa source ultime en Dieu, qui confie aux adultes la responsabilité de prendre soin des plus petits.

Père Paissios : Notre époque (3)



Auparavant, ceux qui gouvernaient avaient Dieu en eux, alors que maintenant beaucoup de ceux qui gouvernent ne croient pas en lui. Maintenant, nombreux sont ceux qui cherchent à tout décomposer : la famille, les jeunes, l'Eglise. De nos jours, c'est une confession que d'être intéressé et de s'inquiéter de l'état dans lequel se trouve notre peuple, car l'Etat se bat contre la loi divine....

A partir du moment où Constantin le Grand a pris le pouvoir et vaincu le Christianisme, une grande tradition chrétienne s'est progressivement formée avec des églises, des monastères, de l'art, une charte liturgique, etc.. Et cela signifie que nous avons la responsabilité de protéger tout cela et d'empêcher les ennemis de l'Eglise de la décomposer. Mais maintenant, les gens sont indifférents parce qu'ils veulent être bons pour tout le monde, et vivre heureux pour toujours. 

L'indifférence est inadmissible, aux mondains et plus encore aux personnes spirituelles ! Une personne honnête et spirituelle ne doit rien faire avec indifférence. "Maudits soient ceux qui accomplissent l'oeuvre du Seigneur avec insousiance", dit le prophète Jérémie.

Extrait de
https://nasledie77.wordpress.com/

La tragédie de l'immigration en Suède.. Et la naïveté des bons peuples occidentaux ?





Une société confrontée à de nouveaux défis

La Suède, comme plusieurs pays européens, a connu au cours des dernières décennies une importante évolution démographique et culturelle.

L'arrivée de populations venues de différentes régions du monde a profondément transformé certaines villes et certains quartiers. Cette évolution peut être une richesse lorsqu'elle s'accompagne d'une véritable intégration, mais elle peut également provoquer des difficultés lorsque des populations restent durablement séparées les unes des autres.

La question n'est donc pas simplement celle de l'origine ou de la religion. Elle concerne également l'intégration, l'éducation, le respect des lois, la sécurité et la capacité à vivre ensemble.

Lorsque le lien social se fragilise

L'un des enseignements que l'on peut tirer des débats autour de la Suède est l'importance du lien social.

Lorsqu'une société connaît la pauvreté, la marginalisation, la criminalité ou l'isolement de certains quartiers, les tensions peuvent s'accroître.

Il serait toutefois injuste d'attribuer ces phénomènes à une religion ou à une origine particulière. Des personnes issues de l'immigration participent pleinement à la société suédoise et vivent pacifiquement aux côtés de leurs concitoyens. D'autres terrorisent la communauté suédoise originelle, ou leur propre communauté. 

Le véritable défi consiste à empêcher que certains quartiers deviennent des lieux d'exclusion où les règles communes et les valeurs fondamentales de la société ne sont plus suffisamment partagées, et où un islam radical va prendre le dessus. 

La question de l'identité

Derrière le débat sur l'immigration se trouve aussi une question plus profonde : qu'est-ce qui fait l'identité d'une société ?

Pendant longtemps, les sociétés européennes ont été profondément marquées par le christianisme. Même lorsque la pratique religieuse a diminué, les valeurs, les fêtes, les œuvres de charité et une grande partie de la culture européenne sont restées profondément influencées par la tradition chrétienne.

Lorsque cette dimension disparaît presque complètement de la vie publique, certains peuvent ressentir un vide spirituel.

Mais ce vide ne doit pas conduire à considérer l'autre comme un ennemi.

Pour le chrétien, la réponse ne peut pas être la peur ou le rejet. Elle doit être le témoignage, la vérité, la charité et la fidélité à la foi.

Ne pas répondre à la peur par la haine

Et c'est la crainte de voir les tensions sociales favoriser la montée de mouvements extrémistes. Cette inquiétude mérite d'être entendue.

Lorsqu'une population a le sentiment de ne plus être écoutée, la colère peut facilement devenir du ressentiment. Et lorsque le ressentiment devient haine, les extrêmes trouvent un terrain favorable.

Le chrétien est appelé à une autre voie.

Il peut défendre son pays, sa culture, sa foi et la sécurité de ses concitoyens sans mépriser celui qui est différent.

La fermeté n'est pas la haine. La prudence n'est pas le rejet. Et l'accueil n'est pas l'absence de règles.

Retrouver une société fondée sur des valeurs

La véritable question pour l'Europe n'est peut-être donc pas seulement : « Combien de personnes pouvons-nous accueillir ? »

Elle est aussi : « Quelles valeurs voulons-nous transmettre ? »

Une société qui sait ce qu'elle croit, ce qu'elle veut transmettre à ses enfants et quelles règles communes elle entend respecter peut accueillir l'étranger sans perdre son identité.

Pour un chrétien orthodoxe, cette identité ne repose pas sur la peur de l'autre, mais sur le Christ.

L'Évangile rappelle que chaque être humain possède une dignité qui vient de Dieu. Mais cette dignité s'accompagne également d'une responsabilité : respecter son prochain, respecter les lois, rechercher la paix et contribuer au bien commun.

Une réflexion toujours actuelle

Mais derrière ces excès (développement du radicalisme islamiste, donc développement des réseaux d'extrême droite), demeure une question importante :

Comment construire une société dans laquelle différentes populations peuvent vivre ensemble sans renoncer à leurs racines, à leurs valeurs et à leur identité ?

Pour le chrétien, la réponse ne se trouve ni dans la peur ni dans l'idéologie.

Elle se trouve dans la vérité, la responsabilité, la justice et surtout dans la charité.

Car une société véritablement forte n'est pas celle qui désigne sans cesse des ennemis.

C'est celle qui sait qui elle est, ce qu'elle veut transmettre et vers quel avenir elle souhaite conduire ses enfants.

Et pour nous, chrétiens, cette lumière demeure celle du Christ.

dimanche 28 juin 2020

Elder Paissios : Notre époque (2)




Saint Païssios l'Athonite nous enseigne la patience, la confiance en la Providence divine et la responsabilité de préserver et transmettre notre foi dans un monde troublé.

Saint Païssios l'Athonite : Dieu remet toute chose à sa place

Saint Païssios l'Athonite (1924-1994) nous a laissé de nombreux enseignements sur la foi, la patience et la confiance en la Providence divine.

Dans ces paroles consacrées à notre époque, il nous invite à ne pas nous laisser submerger par les inquiétudes, même lorsque le monde semble traverser une période de confusion. Il nous rappelle que Dieu demeure présent et que le mal n'a jamais le dernier mot.

Dieu agit avec patience

Nous voulons parfois que les difficultés disparaissent immédiatement. Lorsque les événements nous échappent, nous cherchons des explications et des solutions rapides. Pourtant, le chemin de Dieu n'est pas toujours celui que nous imaginons.

Paroles de saint Païssios :

« Tout est mieux arrangé par le Bon Dieu, mais beaucoup de patience et d'attention sont nécessaires, car souvent, pressés de démêler les enchevêtrements, les gens les confondent encore plus. Dieu se déroule avec patience. Ce qui se passe maintenant ne durera pas longtemps. Dieu va prendre un balai ! »

Cette image du balai, employée par le starets, est particulièrement parlante. Elle nous rappelle que Dieu connaît les situations dans leur profondeur et que nous ne devons pas nous précipiter dans nos jugements.

La patience chrétienne n'est pas une résignation passive. Elle consiste à garder confiance, à agir avec discernement et à ne pas laisser l'inquiétude prendre possession de notre cœur.

Le mal ne peut pas avoir le dernier mot

Saint Païssios nous invite ensuite à ne pas nous décourager devant les injustices et les événements douloureux.

Paroles de saint Païssios :

« Ce qui n'est pas vrai, Dieu le jettera. Le diable travaille, mais Dieu aussi, et le mal se transforme en bien, afin que le bien sorte. Par conséquent, ne vous découragez pas du tout, car Dieu contrôle tout et met tout le monde sur le banc des accusés. En fin de compte, Dieu remet tout à sa place. »

Ces paroles nous encouragent à ne pas confondre ce que nous voyons aujourd'hui avec le dénouement définitif de l'histoire.

Dans la tradition chrétienne, la Providence divine nous enseigne que Dieu peut faire surgir le bien même au milieu des épreuves. Cela ne signifie pas que le mal soit bon ou qu'il faille accepter l'injustice sans rien faire, mais que notre espérance ne doit pas disparaître devant les difficultés.

Nous ne comprenons pas toujours les événements, mais nous pouvons continuer à nous tourner vers Dieu.

La foi : une responsabilité que nous devons protéger

Le starets aborde ensuite une question essentielle : la transmission de la foi et la responsabilité de ceux qui la voient s'affaiblir.

Paroles de saint Païssios :

« Aujourd'hui, on essaie de détruire la foi, et pour que la construction de la foi s'effondre, on la retire pierre par pierre. Cependant, nous sommes tous responsables de cette destruction. Non seulement ceux qui enlèvent les pierres et les détruisent, mais nous, qui voyons comment elles sont détruites, et ne faisons pas d'efforts pour renforcer la foi ! »

Cette image de la construction est forte. Une maison ne s'effondre pas toujours d'un seul coup : parfois, elle perd progressivement ses fondations.

Il en va de même de la vie spirituelle. La foi demande à être nourrie, entretenue et transmise.

Nous pouvons la renforcer par la prière, la lecture de l'Évangile, la participation à la vie de l'Église et surtout par l'exemple que nous donnons à ceux qui nous entourent.

Il ne suffit pas de regretter que la foi disparaisse autour de nous. Nous sommes également appelés à témoigner de l'amour du Christ dans notre vie quotidienne.

Dieu n'abandonne pas sa création

Saint Païssios termine par une parole qui résume toute son invitation à la confiance.

Paroles de saint Païssios :

« Dieu aime l'homme, sa création.. et prendra soin de tout ce dont il a besoin, si seulement l'homme croit lui-même et garde ses commandements ! »

Dieu aime sa création et ne détourne pas son regard de l'humanité.

Cette affirmation nous rappelle que la foi n'est pas simplement une idée ou une tradition familiale. Elle est une relation vivante avec Dieu, qui se manifeste dans notre confiance, notre fidélité et notre manière d'aimer.

Garder les commandements du Seigneur, c'est chercher à vivre selon l'Évangile, à pardonner, à aimer son prochain et à ne pas laisser l'orgueil ou la peur gouverner notre existence.

Ne pas perdre l'espérance

Les paroles de saint Païssios nous invitent finalement à regarder notre époque avec davantage de recul et de confiance.

Nous pouvons être préoccupés par l'avenir, par les difficultés du monde ou par l'affaiblissement de la vie spirituelle. Mais le chrétien ne doit jamais céder au désespoir.

Notre devoir est de prier, de vivre selon l'Évangile, de protéger la foi et de transmettre autour de nous la lumière du Christ.

Nous ne sommes pas maîtres de tous les événements, mais nous pouvons choisir la manière dont nous y répondons.

Seigneur, donne-nous la patience dans les épreuves, la force de préserver notre foi et la confiance nécessaire pour remettre notre vie entre Tes mains. Amen.


Source des paroles de saint Païssios : article original « Elder Paissios : Notre époque (2) », publié le 28 juin 2020 sur Mystique Orthodoxe.

Lire l'article original sur Mystique Orthodoxe

Source mentionnée dans la publication originale : Nasledie77.

Les quatre passages attribués à saint Païssios ont été conservés dans leur formulation française originale, y compris les particularités de traduction et de ponctuation.

Paroles de Elder Paissios l'Athonite


1° La défense contre Satan

En fermant portes et fenêtres au démon, il reste toujours des faiblesses. Si vous laissez une fente, des dégâts peuvent subvenir. Il faut se battre sans relâche pour fermer toutes les portes à Satan (les portes et les fenêtres sont les sens).

2° Sur la sanctification 

Seuls ceux qui reçoivent la sainteté, sont sanctifiés. Comme l'eau reçoit la bénédiction et devient pure et sainte par la sanctification, la saleté n'accepte pas la sanctification si elle est entretenue.


3° La prière sanctifie

Lorsque la ménagère dit la prière, en faisant le ménage, tout est sanctifié. Et lorsque que nous mangeons, si nous prions et bénissons la nourriture, ce que nous mangeons est sanctifié aussi.


4° Sur les progrès spiritituels 

Vous plantez la vigne, et immédiatement, vous voulez du vin. Vous devez attendre que les raisins mûrissent, pour arroser.


5° Sur les enfants n'étant pas nourris au sein

Les enfants qui n'allaitent pas et ne grandissent pas dans les bras de leur mère, sont blessés, ne résistent pas fermement dans leur vie quand ils grandissent.


6° La robe de la Vierge

Pour être sauvé, il faut être dans le manteau de Marie. C'est avec une confiance absolue que nous devons aller vers elle, comme un enfant vers sa mère.


7° Ne pas courir vers Dieu horizontalement, mais verticalement 

Ne pas courir à Dieu une fois à l'horizontal, mais quand vous êtes encore à la verticale !


8° Le multilinguisme de Elder Paisios

Un groupe d'étrangers, un Anglais, un Français et un Italien, étaient allés voir l'Ancien. Un linguiste grec a proposé de faire l'interprète. L'aîné a déclaré qu'il n'en avait pas besoin. Il a commencé à converser longtemps, un bon moment.


9° L'égoïsme est comme une tenue serrée

L'humilité est le fondement de toutes les vertus. Le miracle est de surmonter les lois de la nature. L'égoïsme est la passion la plus difficile à éliminer chez l'homme. L'égoïsme est comme un vêtement serré porté par l'homme avec une grande difficulté.


10° Pour arrêter de fumer 

Pour arrêter de fumer, il faut faire beaucoup de prières. Mettez des pois chiches dans votre paquet vide à chaque fois que vous ressentez le besoin de fumer.


11° La mort de Elder Paissios

Le 12 juillet 1994 à 23h30, la nuit, le silence de la nuit fut troublé par le tonnerre ! Puis la foudre éclaira le Mont Athos. Dans l'après-midi, on avait appris que le vieil homme était entré dans l'éternité.


12° Sur la CEE (Communauté économique européenne)

Dans la CEE, il existe plusieurs intérêts, souvent réunis pour nous faire du mal. Il y a des effets néfastes dans la CEE.


13° La dissolution de la Turquie

Je ne serai plus là, mais je le verrai d'en Haut. La Turquie sera démembrée. Le compte à rebours a commencé. Nous prendrons nos propres terres, les Arméniens aussi, les Kurdes aussi. Les prières allumeront sur la terre des bougies, et illumineront cette terre.


14° Les miracles à notre époque

Un visiteur alla voir l'Ancien pensant que dans notre époque, les miracles n'existent plus. L'Ancien l'a regardé et dit : Prenez cette boîte et regardes combien il y a de desserts dedans (il y avait trois desserts).
Maintenant, offrez aux visiteurs (il y en avait 12), faîtes ce que je vous dis.... Et tout le monde mangea les desserts alors qu'il n'y en avait que trois.... 
Rien n'est impossible à Dieu !

15° Une vie simple

La vie doit être simple. Ne pas avoir des exigences. Ne cherchez pas toutes les commodités. Un jour, un Allemand a voulu me donner une machine à couper le pain. J'ai dit que je n'en avais pas besoin. Après tout, le principal est d'avoir le pain.

16° Dans l'adversité

Lorsque nous sommes dans  la détresse, prenons cela comme une bénédiction de Dieu. Quand quelqu'un nous fait du tort, nous devrions être heureux car cela est injuste, et Dieu le sait. Parce que cela est bon pour notre prochaine vie.Cela permet à Dieu de nous préparer pour le royaume céleste.

17° La valeur de la bonté

La bonté adoucit et ouvre les coeurs, comme l'huile la serrure rouillée.

18° Le missel

Lorsque nous entendons la mémoire des saints, se lever en signe de respect, comme des soldats debout quand on lit les noms des leurs tombés héroïquement au combat.

19° Les livres sont des vitamines

Dans la prière, vous stimulez votre âme. Lisez le Nouveau Testament, les livres des Saints Pères, le Missel, ce sont les vitamines de l'âme.. Ceci est le bien dans votre journée.

20° Les protestants sont devenus orphelins

Un pasteur protestant doutait de la valeur des saints. Elder lui répondit : Je vais vous dire quelque chose sans vouloir vous faire de mal. Je ne le dis pas avec fierté, mais avec humilité et amour. Nous avons Marie notre Mère, et vous êtes comme des orphelins sans mère...

21° Les enfants insolents sous influence démoniaque ?

Les enfants devraient prêter attention au respect des parents. Quand les enfants sont irrévérencieux, ils acceptent les influences et les effets démoniaques.

22° La cause des troubles psychosomatiques chez les jeunes

La vie de la jeunesse actuelle est l'une des causes principales des troubles psychosomatiques.

23° L'éducation de l'enfant

L'éducation de l'enfant commence dès la grossesse. Si la mère est enceinte et a un esprit à l'encontre d'une vie spirituelle, de prière, l'embryon dans le ventre est troublé. Et quand la mère prie et vit spirituellement, l'enfant dans le ventre de la mère est sanctifié !

jeudi 25 juin 2020

Pourquoi devons-nous aller à l'Eglise ?


Pourquoi devons-nous aller à l'Église ?

Le service du dimanche : un remède pour l'âme

Le service du dimanche est le meilleur remède contre les innombrables dépressions et peines qui sont dans une vie quotidienne "grise". C'est un arc-en-ciel lumineux de la volonté de Dieu dans le brouillard des troubles généraux.

Le dimanche, un jour consacré à Dieu

Nous devons dormir suffisamment, passer du temps avec la famille, faire des corvées à la maison, mais nous devons nous lever pour aller à l'église. Cette exigence n'a pas été inventée par les humains, mais a été donnée par les Dix Commandements : "Au jour le jour, travaillez et faites toujours vos oeuvres ; mais le septième jour, est le sabbat du Seigneur notre Dieu". (Ex 20 : 8).

Le Christ a sanctifié ce jour. Il est peu probable que le Créateur nous ait donné des commandements irrationnels, et les règles de l'Eglise ne sont pas écrites pour éduquer les gens.

Dieu est amour

Car Dieu est amour et source de l'amour, et quiconque demeure dans cet amour, et le pratique à travers les oeuvres, demeure en Dieu et Dieu demeure en lui", selon les paroles de l'Evangéliste Jean (1 Jean 4 : 40, 16, et entrer en communication avec Lui n'est possible que par l'amour.

Chercher à rencontrer Dieu

Si nous aimons une personne, ne cherchons-nous pas à la rencontrer plus souvent ? Peut-on imaginer que les amoureux évitent de se rencontrer ? Oui, vous parlez au téléphone, mais il vaut mieux parler en personne.

Ainsi, l'homme qui aime Dieu cherche à le rencontrer, car dans le temple de Dieu, les yeux du Seigneur sont constamment tournés.

L'Église, notre patrie céleste

Il nous fait renaître par le Baptême. C'est pourquoi l'Eglise est notre patrie céleste.

Ici, Dieu pardonne nos péchés dans le sacrement de la confession. Ici, il se donné à nous par la Sainte Communion.

Est il possible ailleurs de trouver ces sources de vie éternelle ?

L'Église, une école de l'amour de Dieu

Dans le temple, le Seigneur non seulement nous protège et nous donne de la force, mais nous enseigne également.

Après tout, tout le service est une véritable école de l'amour de Dieu.

Le dimanche, une lumière dans nos difficultés

Aussi, le service du dimanche est le meilleur traitement pour les innombrables dépressions et chagrins qui vivent dans la vie quotidienne "grise".

C'est un arc-en-ciel brillant de la volonté de Dieu dans le brouillard des troubles généraux.


Pourquoi devons-nous aller à l’Église ?

Pourquoi aller à l'Église lorsque nous pourrions simplement prier chez nous ?

Cette question peut se poser, particulièrement lorsque la vie quotidienne est chargée ou lorsque nous avons l'impression de pouvoir vivre notre foi seul.

Pourtant, dans la tradition chrétienne, l'Église n'est pas simplement un bâtiment dans lequel nous venons de temps en temps. Elle est le lieu de la rencontre avec Dieu et avec la communauté des croyants.

Le hiéromartyr Daniel Sysoev rappelait l'importance de cette rencontre et de la participation au culte divin.

Le dimanche, un jour consacré à Dieu

Le dimanche occupe une place particulière dans la vie chrétienne.

C'est le jour de la Résurrection du Christ, le jour où les chrétiens se réunissent pour célébrer le Seigneur.

L'article original rappelle le commandement biblique :

« Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. »
Exode 20,8

Pour les chrétiens, le dimanche est devenu le jour de la célébration de la Résurrection.

Notre vie est souvent remplie de travail, de préoccupations, de tâches familiales et de contraintes diverses. Mais le dimanche nous offre la possibilité de nous arrêter et de tourner notre regard vers Dieu.

Aller à l'Église parce que nous aimons Dieu

Le hiéromartyr Daniel Sysoev utilise une comparaison simple.

Lorsque nous aimons quelqu'un, nous désirons naturellement être avec cette personne et la rencontrer.

De la même manière, celui qui aime Dieu cherche à se rapprocher de Lui.

La participation à la vie de l'Église n'est donc pas seulement une obligation extérieure.

Elle peut être avant tout une réponse d'amour.

L'apôtre Jean écrit :

« Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »
1 Jean 4,16

Aller à l'Église peut ainsi devenir un acte très simple : venir à la rencontre de Celui que nous aimons.

L'Église, lieu des sacrements

L'Église possède également une dimension que la prière personnelle ne peut pas remplacer entièrement.

C'est dans l'Église que nous recevons les sacrements.

Nous y avons reçu le baptême, qui nous fait entrer dans la vie chrétienne.

Nous pouvons y recevoir le pardon de Dieu dans le sacrement de la confession.

Et surtout, nous pouvons participer à la Divine Liturgie et recevoir la Sainte Communion.

La vie chrétienne n'est donc pas seulement une relation individuelle entre Dieu et moi.

Elle est aussi une vie sacramentelle et communautaire.

Nous ne sommes pas chrétiens seuls

Lorsque nous entrons dans une église, nous ne venons pas seulement pour notre propre prière.

Nous rejoignons d'autres croyants.

Nous prions ensemble.

Nous chantons ensemble.

Nous écoutons ensemble la Parole de Dieu.

Nous nous tenons ensemble devant le Seigneur.

Cette dimension communautaire est essentielle dans le christianisme.

L'Église nous rappelle que nous appartenons à un peuple et à une famille spirituelle beaucoup plus grande que nous-mêmes.

L'Église comme école de l'amour

Le hiéromartyr Daniel Sysoev présente également le culte comme une véritable école de l'amour de Dieu.

À travers les lectures bibliques, les prières, les chants et les célébrations liturgiques, le chrétien apprend progressivement à tourner son cœur vers Dieu.

Mais cette connaissance doit ensuite se traduire dans la vie quotidienne.

Si nous prions pour l'amour mais que nous refusons de pardonner, quelque chose manque.

Si nous demandons la paix à Dieu mais que nous entretenons volontairement les conflits, notre prière doit encore transformer notre cœur.

L'Église nous apprend donc à recevoir l'amour de Dieu afin de pouvoir ensuite le transmettre autour de nous.

Quand nous sommes fatigués ou découragés

Le texte original présente également le dimanche comme un moment permettant de sortir de la monotonie et des difficultés de la vie quotidienne.

La Liturgie ne supprime pas miraculeusement nos problèmes.

Elle ne fait pas disparaître toutes nos inquiétudes.

Mais elle peut nous aider à retrouver une direction.

Pendant quelques heures, nous cessons de penser uniquement à nos soucis et nous nous tournons vers Dieu.

Nous entendons l'Évangile. Nous prions. Nous recevons la bénédiction. Nous partageons la vie de l'Église.

Et nous repartons avec la possibilité de regarder notre quotidien autrement.

Pourquoi revenir chaque dimanche ?

Parce que la foi chrétienne n'est pas seulement une idée que nous conservons dans notre esprit.

Elle est une vie.

Comme toute relation, elle a besoin d'être entretenue.

Nous pouvons prier chez nous, lire la Bible, faire une prière dans notre voiture ou dans notre chambre. Tout cela est précieux.

Mais la participation à la Divine Liturgie possède une dimension unique.

Nous ne venons pas seulement écouter parler de Dieu.

Nous venons nous tenir devant Lui.

Nous venons avec nos joies, nos peines, nos fatigues, nos inquiétudes et nos espérances.

Et nous les déposons devant le Seigneur.

Une rencontre plutôt qu'une contrainte

Peut-être est-ce finalement la meilleure manière de comprendre le dimanche chrétien.

Il ne s'agit pas seulement de se dire :

« Je dois aller à l'Église. »

Mais plutôt :

« Je vais retrouver le Seigneur. »

Cette petite différence peut changer notre manière de vivre la Liturgie.

Nous ne venons plus simplement accomplir une obligation. Nous venons rencontrer Dieu. Nous venons recevoir Sa parole. Nous venons prier avec nos frères et nos sœurs. Nous venons recevoir les Saints Mystères.

Et nous repartons avec la mission de faire entrer un peu de cet amour dans notre vie quotidienne.

Une prière avant d'aller à l'Église

Seigneur Jésus-Christ,

apprends-moi à ne pas considérer l'Église comme une simple habitude.

Donne-moi le désir de venir à Ta rencontre avec un cœur sincère.

Lorsque je suis fatigué, donne-moi la force de venir prier.

Lorsque je suis triste, console-moi.

Lorsque je suis inquiet, donne-moi Ta paix.

Et lorsque je reçois Ton amour dans la prière et dans les Saints Mystères, apprends-moi à transmettre cet amour à ceux qui m'entourent.

Que chaque dimanche devienne pour moi un véritable rendez-vous avec Toi.

Amen.

Source et travail de réécriture

Auteur : Hiéromartyr Daniel Sysoev (1974-2009), prêtre orthodoxe russe.

Article original : « Pourquoi devons-nous aller à l'Église ? », publié sur Mystique Orthodoxe le 25 juin 2020.

Source indiquée dans l'article original : Enorion — le texte était présenté comme un extrait du site enorion.blogspot.com.

Travail de réécriture : article entièrement retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le texte original a été résumé, reformulé et réorganisé afin de développer plus clairement les thèmes de la Liturgie dominicale, de la rencontre avec Dieu, des sacrements, de la vie communautaire et de l'amour chrétien.

Références bibliques principales : Exode 20,8 ; 1 Jean 4,16.

Précision : cette version est une réécriture de l'enseignement attribué au hiéromartyr Daniel Sysoev, et non une reproduction intégrale de son texte.

Que faire si vous vous étouffez, et que vous êtes seul ?


La méthode Heimlich est une séquence de mouvements de premiers soins, utilisée pour sauver la vie d'une personne étouffée par un objet, et qui bloque les voies respiratoires.

La méthode Heimlich tire son nom du Dr Henry Heimlich (1920-2016), qui l'a inventée et décrite pour la première fois en 1974.

Il s'agit essentiellement d'une séquence de mouvements qu'une personne applique à une autre. Mais que se passe-t-il si cela vous arrive à vous, et que vous retrouvez seul ?

Suivez alors ces étapes : 


Faites de votre main un poing. Placez le côté pouce de votre main sous votre poitrine et au-dessus de votre nombril. 


Placer la paume de votre autre sur le dos de votre poing fermé. 


Appuyez votre poing dans la zone avec un mouvement rapide vers le haut, comme une virgule.


Vous pouvez également vous pencher sur un dessus de table, une chaise ou une balustrade. Appuyez avec des mouvements brusques de votre abdomen supérieur vers le bord de table, chaise ou balustrade. Si nécessaire, vous devrez répéter ce mouvement jusqu'à ce que l'objet qui bloque vos voies respiratoires sorte..

Extrait de

Apparition du visage du Christ dans un monastère biélorusse..


Le visage du Christ apparu sur un mur d’un ancien monastère en Biélorussie

Il existe dans le monde orthodoxe de nombreux récits d'images considérées comme miraculeuses ou apparues de manière inexpliquée. Certaines sont liées à des icônes, d'autres à des événements particuliers rapportés par des fidèles.

En Biélorussie, un récit particulièrement étonnant concerne l'apparition d'une image ressemblant au visage du Christ sur le mur d'un ancien monastère.

Le phénomène aurait été observé à plusieurs reprises, notamment en 1942, puis plusieurs décennies plus tard au même endroit.

Un ancien monastère en ruines

Le lieu évoqué dans le récit est l'ancien monastère de la Sainte-Assomption, situé dans le district de Mstislavsky, dans la région de Moguilev, en Biélorussie, à proximité de la frontière avec la Russie.

Au moment où l'histoire est rapportée, l'ancien monastère se trouvait dans un état de grande dégradation. Le site avait été abandonné pendant plusieurs décennies.

Pourtant, malgré les destructions et les transformations du bâtiment, un souvenir particulier était demeuré dans la mémoire des habitants de la région.

Une première apparition en 1942

Selon les témoignages rapportés dans l'article original, une image ressemblant au visage du Christ aurait été remarquée pour la première fois en 1942.

À cette époque, des élèves occupaient un ancien bâtiment situé sur le territoire du monastère. C'est sur un mur de cette ancienne salle de classe qu'une image ressemblant au visage du Sauveur aurait été découverte.

Le récit précise que le mur était simplement recouvert de chaux et qu'aucune peinture connue n'y avait été réalisée. La nouvelle de cette apparition aurait rapidement attiré des personnes venues voir l'image.

Une image que l'on aurait voulu faire disparaître

Selon le récit transmis, les autorités présentes à l'époque auraient ordonné que l'image soit détruite.

Le mur aurait alors été gratté jusqu'à la brique, puis recouvert de plâtre et de chaux. L'image avait donc été volontairement effacée.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

Une nouvelle apparition des décennies plus tard

Bien des années après les événements de 1942, alors que des travaux étaient entrepris sur le bâtiment, une image ressemblant au visage de Jésus-Christ aurait de nouveau été découverte.

Le détail le plus étonnant du récit est qu'elle serait apparue au même endroit que précédemment.

Les personnes présentes auraient alors été surprises de découvrir sur le mur une image rappelant fortement le visage traditionnel du Christ.

Le récit rapporte également que les moines ne trouvèrent pas de traces évidentes de peinture permettant d'expliquer simplement la formation de l'image.

Une ressemblance avec le visage du Christ

L'image décrite dans le témoignage aurait présenté des traits rappelant les représentations traditionnelles du Christ dans l'iconographie chrétienne.

On a établi une comparaison avec le Suaire de Turin et avec l'image du Christ connue dans la tradition chrétienne sous le nom d'Ubrus ou Mandylion.

Il faut cependant distinguer ces différentes traditions.

La ressemblance visuelle rapportée ne constitue pas, à elle seule, une preuve permettant d'identifier scientifiquement une image comme étant une empreinte miraculeuse du visage du Christ.

Il s'agit avant tout d'un récit religieux transmis par des témoins et des sources de tradition orthodoxe.

Miracle ou phénomène inexpliqué ?

C'est précisément ce qui rend ce récit intéressant.

Pour les personnes qui ont découvert l'image, son apparition pouvait être perçue comme un signe spirituel.

D'autres peuvent chercher une explication naturelle liée aux matériaux du bâtiment, à l'humidité, à la chaux, aux transformations du mur ou à d'autres phénomènes physiques.

Sans étude scientifique complète du mur et des matériaux, il est difficile d'établir avec certitude l'origine de l'image.

L'Église elle-même distingue généralement le témoignage de personnes ayant vécu un événement extraordinaire de la reconnaissance officielle d'un miracle.

Cette prudence n'empêche cependant pas de réfléchir au sens spirituel que peut avoir un tel récit.

« Le Christ est au milieu de nous »

Pour les chrétiens orthodoxes, le plus important n'est peut-être pas de savoir si une image mystérieuse constitue une preuve scientifique.

Le véritable mystère chrétien est ailleurs. Le Christ n'a pas besoin d'apparaître miraculeusement sur un mur pour être présent auprès de ceux qui L'aiment.

Il est présent dans la prière, dans l'Évangile, dans les sacrements et dans la vie de l'Église.

Une histoire comme celle-ci peut néanmoins nous rappeler une chose essentielle : nous sommes invités à tourner notre regard vers le Christ.

Un lieu marqué par l'histoire

Le récit du monastère biélorusse rappelle également les bouleversements que de nombreux lieux religieux ont connus au cours du XXe siècle.

Des monastères ont été fermés, détruits ou transformés. Des églises ont perdu leurs icônes et leurs fresques. Des générations ont parfois grandi dans des bâtiments qui avaient autrefois une fonction religieuse sans même connaître leur histoire.

Dans ce contexte, la redécouverte d'un symbole chrétien peut prendre une signification particulière pour les croyants.

Elle rappelle la mémoire d'un lieu autrefois consacré à Dieu.

Un récit qui invite à la prudence et à la foi

Les récits d'apparitions miraculeuses attirent naturellement notre attention.

Ils peuvent émerveiller, interroger et susciter la curiosité.

Mais la tradition chrétienne nous invite également au discernement.

La foi ne repose pas sur la recherche permanente de phénomènes extraordinaires. Elle repose avant tout sur le Christ, Son Évangile, Sa Passion et Sa Résurrection.

Nous pouvons donc accueillir avec intérêt le témoignage concernant cette image, tout en laissant ouverte la question de son origine exacte.

Ce qui est certain, c'est que le récit a profondément marqué ceux qui l'ont découvert et qu'il continue de susciter la réflexion.

Le visage du Christ

Au-delà de l'image apparue sur un mur, une question demeure :

Quel visage du Christ cherchons-nous ?

Nous pouvons regarder une icône et contempler le visage du Sauveur. Nous pouvons ouvrir l'Évangile et découvrir Ses paroles.

Nous pouvons nous tourner vers la prière lorsque nous sommes dans l'épreuve. Et nous pouvons également rencontrer le Christ dans celui qui souffre et qui a besoin de notre aide.

Le véritable visage du Christ ne se découvre donc pas seulement dans les phénomènes extraordinaires.

Il se découvre aussi dans l'amour, la compassion, le pardon et la foi vécue au quotidien.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ,

Toi qui es la lumière du monde,

apprends-nous à reconnaître Ta présence dans notre vie.

Lorsque nous sommes dans le doute, donne-nous la foi.

Lorsque nous sommes dans l'épreuve, donne-nous la force.

Lorsque nous sommes dans les ténèbres, conduis-nous vers Ta lumière.

Garde-nous également de rechercher les signes extraordinaires au point d'oublier l'essentiel.

Apprends-nous à Te reconnaître dans l'Évangile, dans la prière, dans Ton Église et dans notre prochain.

Seigneur Jésus-Christ, demeure auprès de nous.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : « Apparition du visage du Christ dans un monastère biélorusse », publié sur Mystique Orthodoxe le 25 juin 2020.

Source indiquée dans l'article original : Forum La Nouvelle Jérusalem, qui rapportait le récit concernant l'apparition du visage du Christ dans l'ancien monastère biélorusse.

Travail de réécriture : article entièrement retravaillé et modernisé en 2026 à partir du texte publié en 2020. Le récit original a été conservé, reformulé et développé avec des sous-titres. Une distinction a également été ajoutée entre le témoignage rapporté, l'interprétation religieuse du phénomène et la reconnaissance officielle d'un miracle.