mardi 31 décembre 2019

En réponse à ceux qui ne reconnaissent pas Marie, les saints, etc....




Réponses bibliques : 

Régulièrement, et surtout les catholiques, les chrétiens orthodoxes et catholiques sont toujours intimidés en leur faisant croire qu'ils font des choses contraires à la Bible.. Voilà les réponses adéquates !

Extrait de Forum la Nouvelle Jérusalem, 


1) La prière pour les défunts

2. Mac. 12: 38-45
Sagesse 3:1
Tobie 4:17

2) Utilisation des images et des sacrements

2 rois 3:20-21
Num. 21:8-9
Ex 25:17-22
Col 1:20, 2 : 14
Jean 12:32
Actes 19:11-12

3) L'authenticité de la tradition catholique comme source de la vérité révélée

2 Th 2:15
2 Co 10:10-11
Jean 21-25
2 Jean 1:12
3 Jean 1:13

4) Le passage du Jour du Seigneur, jour de samedi à Dimanche (Sabbat)

Rev 1:10
Actes 20:7
1 Corinthiens 16:1-2
Jean 20:1-22

5) L'autorité du Pape, successeur de Saint Pierre

Jean 21:15-17
Matt 16:18-19
Actes 2:1-14

6) La référerence à des prêtres catholiques comme le "Père" quand il y a un seul Père dans les Cieux

Gen 17:4
jer 7:7
Num 12:14
Jn 6:49
Mtt 23:30
Lc 1:73

7) La Bible à l'appui de la hiérarchie dans l'Eglise ?

Ephésiens 4:11-13
1 Tim 5:17-25
1 Timothée 3:1-7 , 8-13

8) Le purgatoire est il réel ? 

Zacharie 13 : 1-2
Lc 12:47-48 n 57_59
1 Cor 3:15
Apoc. 21:27
Hébreux 12:22-23
Job 14:13 à 17

9) A propos de l'Encens

Ex 30: 33-37
Num 16:6-7
Lev. 16:12-13
Lc 1:10
Rev 8:32

10 ) Le Rosaire est une prière en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie

Lc 1:28
Lc 1:42

11) L'eau bénite et son utilisation à la volonté de Dieu ?

2 rois 2:19-22
Jean 5 1-18
Jean 7-37

12) Pourquoi demander aux saints de prier pour nous ?

Prov. 15-8 ; 15:29
Job 42:8
Jacques 5:16
Mtt 16:19

13) Pourquoi utiliser des médailles, crucifix et scapulaires, reliques des saints ?

2 Rois 13:20-21

14) Pourquoi confesser nos péchés à quiconque autre que Dieu ?

Mtt 16:19, 1-20

15) Le baptême des enfants ?

Actes 16:15 33
Actes 18-8
Mtt 28:19
Actes 10:47-48

Marie, les saints, les icônes et la Tradition : que dit réellement la Bible ?

Il arrive régulièrement que des chrétiens reprochent aux orthodoxes et aux catholiques certaines de leurs pratiques, en affirmant qu'elles ne seraient pas bibliques.

La prière pour les saints, la vénération des icônes, la prière pour les défunts, le recours à un prêtre, le baptême des enfants ou encore la place de la Tradition sont parfois présentés comme des pratiques étrangères à l'Écriture.

Mais lorsqu'on lit la Bible dans son ensemble, on découvre une réalité beaucoup plus riche.

La foi chrétienne ne repose pas uniquement sur quelques versets isolés. Elle s'inscrit dans l'ensemble de la Révélation, dans la vie de l'Église et dans la transmission de la foi reçue des Apôtres.

La prière pour les défunts

La Bible montre que la mort ne signifie pas que les hommes cessent d'être confiés à Dieu.

Dans le deuxième livre des Maccabées, Judas Maccabée fait offrir un sacrifice pour les soldats morts, en pensant à leur résurrection :

« Il fit faire pour les morts ce sacrifice expiatoire, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché. »
(2 Maccabées 12,45)

Cette pratique témoigne d'une conviction importante : l'amour et la prière ne s'arrêtent pas brutalement au moment de la mort.

L'Église prie donc pour ceux qui nous ont précédés dans l'espérance de la Résurrection.

Les images et les icônes

On entend parfois : « La Bible interdit les images. »

Pourtant, Dieu Lui-même ordonne dans l'Ancien Testament la réalisation de certaines représentations sacrées.

Le Seigneur demande notamment que soient placés des chérubins sur l'Arche d'Alliance (Exode 25,18-22).

Il ordonne également à Moïse de fabriquer le serpent d'airain (Nombres 21,8-9).

Le problème n'est donc pas l'existence d'une image.

Ce qui est condamné, c'est l'idolâtrie : adorer une créature ou un objet à la place de Dieu.

L'icône chrétienne n'est pas considérée comme un dieu. Elle sert à rappeler la personne représentée et à orienter notre regard vers Dieu.

Avec l'Incarnation du Christ, le Fils de Dieu est devenu véritablement homme. Celui qui était invisible s'est rendu visible dans la chair.

C'est pourquoi la question des images chrétiennes doit être comprise à la lumière de l'Incarnation.

La Tradition reçue des Apôtres

Certains opposent parfois la Bible à la Tradition.

Pourtant saint Paul demande explicitement aux chrétiens de conserver ce qu'ils ont reçu :

« Tenez bon et gardez les traditions que nous vous avons enseignées, soit de vive voix, soit par lettre. »
(2 Thessaloniciens 2,15)

Cette phrase est importante.

L'Apôtre ne parle pas seulement de traditions humaines. Il parle de l'enseignement apostolique transmis par écrit et oralement.

La Tradition chrétienne n'est donc pas une invention destinée à remplacer l'Écriture.

Elle désigne la transmission vivante de la foi reçue des Apôtres.

Pourquoi demander aux saints de prier pour nous ?

Une autre objection revient souvent :

« Pourquoi demander aux saints de prier, puisque nous pouvons directement nous adresser à Dieu ? »

Mais demander à quelqu'un de prier pour nous ne signifie évidemment pas remplacer Dieu.

Nous demandons déjà à nos frères et sœurs sur terre :

« Prie pour moi. »

L'Écriture elle-même encourage cette pratique :

« Priez les uns pour les autres. »
(Jacques 5,16)

Or les saints ne sont pas morts au sens où ils seraient séparés de Dieu.

Le Christ affirme :

« Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. »
(Matthieu 22,32)

L'Église croit donc que ceux qui sont auprès du Seigneur demeurent vivants en Lui et peuvent intercéder pour leurs frères.

Pourquoi honorer Marie ?

La Vierge Marie occupe une place unique dans l'histoire du salut.

L'ange Gabriel lui dit :

« Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi. »
(Luc 1,28)

Et Élisabeth, remplie de l'Esprit Saint, s'écrie :

« Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni ! »
(Luc 1,42)

Marie elle-même prophétise :

« Désormais toutes les générations me diront bienheureuse. »
(Luc 1,48)

Honorer la Mère de Dieu n'est donc pas mettre une créature à la place du Créateur.

C'est reconnaître l'œuvre extraordinaire de Dieu dans celle qui a donné naissance au Sauveur.

Et toute véritable dévotion envers Marie conduit finalement vers son Fils.

Pourquoi avoir des prêtres ?

Dans l'Église primitive, il existe déjà des ministères et une hiérarchie.

Saint Paul parle des évêques, des anciens et des diacres (1 Timothée 3,1-13).

Il écrit également :

« Les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d'un double honneur. »
(1 Timothée 5,17)

Le ministère sacerdotal n'est donc pas une invention tardive destinée à éloigner les fidèles de Dieu.

Le prêtre est appelé à servir, à enseigner, à célébrer les mystères et à accompagner le peuple chrétien.

Pourquoi confesser ses péchés devant un prêtre ?

Dieu seul pardonne les péchés.

Mais le Christ a confié à Ses Apôtres un véritable ministère de réconciliation :

« Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. »
(Matthieu 16,19)

Après Sa Résurrection, Jésus souffle sur les Apôtres et leur dit :

« Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. »
(Jean 20,22-23)

La confession chrétienne n'est donc pas une concurrence faite à Dieu.

Elle est un acte de repentance dans lequel le croyant revient vers Dieu avec l'aide du ministère de l'Église.

Pourquoi baptiser les enfants ?

Le Christ dit :

« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
(Matthieu 28,19)

Le livre des Actes rapporte également plusieurs baptêmes de familles entières (Actes 16,15 ; 16,33).

Le baptême des enfants s'inscrit dans cette compréhension de l'Église comme famille de Dieu.

Un enfant ne peut évidemment pas encore formuler personnellement sa foi comme un adulte.

Mais il peut être accueilli dans la communauté chrétienne, porté par la foi de ses parents et de l'Église, puis appelé à vivre personnellement cette foi en grandissant.

Le jour du Seigneur

Les premiers chrétiens ont également commencé très tôt à se réunir le premier jour de la semaine, jour de la Résurrection du Christ.

Les Actes des Apôtres rapportent :

« Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. »
(Actes 20,7)

Saint Paul demande également aux chrétiens de mettre de côté leur offrande le premier jour de la semaine (1 Corinthiens 16,2).

Le dimanche est ainsi devenu pour les chrétiens le jour de la Résurrection, le jour où l'Église se rassemble autour du Christ ressuscité.

L'encens dans la prière

L'encens n'est pas étranger à la Bible.

Dans l'Ancien Testament, Dieu donne lui-même des prescriptions concernant l'encens liturgique (Exode 30).

Dans le Nouveau Testament, Zacharie se trouve dans le Temple au moment où l'encens est offert :

« Toute la multitude du peuple était dehors en prière à l'heure de l'encens. »
(Luc 1,10)

Et dans l'Apocalypse, l'encens est associé aux prières des saints :

« La fumée des parfums monta, avec les prières des saints. »
(Apocalypse 8,4)

L'encens exprime donc symboliquement la prière qui monte vers Dieu.

Les reliques et les objets sacrés

La Bible rapporte également des événements dans lesquels Dieu manifeste Sa puissance à travers des objets associés à Ses serviteurs.

Dans le deuxième livre des Rois, un mort reprend vie après avoir touché les ossements du prophète Élisée (2 Rois 13,20-21).

Dans les Actes des Apôtres, des linges ayant touché le corps de Paul sont associés à des guérisons (Actes 19,11-12).

Cela ne signifie pas que l'objet possède une puissance magique. C'est Dieu qui agit.

Les reliques sont donc vénérées non comme des divinités, mais parce qu'elles sont liées à la vie de ceux qui ont consacré leur existence au Seigneur.

Une foi plus grande que les versets isolés

Toutes ces questions nous invitent finalement à lire la Bible avec davantage de profondeur.

On peut toujours prendre un verset isolé et lui faire dire quelque chose qui n'était pas l'intention du texte.

Mais la foi chrétienne se comprend dans l'ensemble de l'Écriture, dans l'enseignement des Apôtres et dans la vie de l'Église.

L'Église orthodoxe n'oppose pas la Bible à la Tradition.

Elle reçoit l'Écriture comme Parole de Dieu et la lit à l'intérieur de la Tradition apostolique qui l'a transmise et interprétée.

La question essentielle n'est donc pas :

« Où est écrit exactement ce mot dans la Bible ? »

Mais plutôt :

« Comment les premiers chrétiens ont-ils reçu, compris et vécu l'enseignement des Apôtres ? »

Revenir au cœur de la foi

Derrière toutes ces discussions, il ne faut jamais oublier l'essentiel. Le christianisme n'est pas d'abord une liste de pratiques à défendre.

C'est la rencontre avec Jésus-Christ, mort et ressuscité pour notre salut. Marie nous conduit vers Lui. Les saints nous conduisent vers Lui.

Les icônes nous rappellent Sa présence. La liturgie nous fait entrer dans Son mystère. Les sacrements nous communiquent Sa grâce. La Tradition conserve fidèlement la foi reçue des Apôtres.

Et la Bible demeure au cœur de cette foi.

Tout doit finalement nous conduire vers le même but :

connaître le Christ, L'aimer et vivre en Lui.

Prière

Seigneur Jésus-Christ,

donne-nous l'humilité de lire Ta Parole avec un cœur ouvert.

Préserve-nous des querelles inutiles et de l'orgueil spirituel.

Apprends-nous à comprendre l'Écriture dans la lumière de la foi transmise par Tes Apôtres et vécue par Ton Église.

Nous Te confions la Très Sainte Mère de Dieu, les saints, nos défunts et tous ceux qui nous demandent de prier pour eux.

Que toute notre vie soit orientée vers Toi,
car Tu es le chemin, la vérité et la vie.

Amen.

Source et travail de réécriture

Article original : Mystique Orthodoxe, « En réponse à ceux qui ne reconnaissent pas Marie, les saints, etc.... », publié le 31 décembre 2019. La publication indiquait comme source un texte du Forum La Nouvelle Jérusalem.

Cette réécriture reprend les différents thèmes bibliques de l'article original, mais les développe dans une perspective plus spirituelle et moins polémique, en évitant de présenter chaque référence biblique comme une « preuve » isolée d'une pratique particulière.

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