vendredi 23 février 2018

Pourquoi la Theotokos n'apparaît-elle qu'à certaines âmes et les enfants en particulier ?



Au cosmonaute russe Titov, qui  dans une conférence de presse, avait dit qu'il n'avait pas vu Dieu dans le ciel qu'il apercevait à travers le hublot de son vaisseau spatial autour de la terre, une fillette américaine écrivit : "Vous dîtes, Mr Titov, que vous n'avez pas vu Dieu dans l'espace ;; mais, est-ce que je peux vous demander si vous avez le coeur pur ?"

"Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu".
-Matthieu, 5, 8





Apprendre à attendre : la vertu de la patience



Vous devez apprendre la patience. Ne dites pas simplement ce mot aux autres, "sois patient", ne le lisez pas seulement dans des livres et des discours, mais c'est surtout votre expérience personnelle qui doit en découler.

Cela vaut la peine d'attendre quelques petites choses. Vous devez attendre. Dieu travaille. Seulement, il a ses propres rythmes, Dieu travaille très patiemment. Et la nature le fait. Une fleur fleurira quand il sera temps. Voyez aussi le changement des saisons.

Regardez aussi comment notre corps se développe. Il change, mais à un rythme très différent de celui auquel notre société folle est habituée. Ce jogging, cette panique, cette ondulation qui nous rend tous si précipités, laisse Dieu indifférent. Dieu n'entre pas dans ces rythmes fous. Il évolue dans les rythmes de son propre amour et de sa propre patience. Le Seigneur n'a aucune inquiétude, le Seigneur se déplace calmement.

Apprenez aussi à faire pareil. Tout devrait être calme. Calme toi, et apprends à attendre et à ne pas te dépêcher. Apprends dans ta vie que tu ne veux pas que Dieu entre dans ta propre anxiété, ou même excite Dieu, mais essaye d'entrer dans le climat de Dieu. Dans le climat même de cette patience, la réponse, le calme, afin que tu puisses ressembler à Dieu plutôt qu'à toi-même.

La prière donne ce cadeau. Dieu n'entre pas dans notre rythme fou. Heureusement. Le Seigneur a son propre rythme. Nous voulons tout maintenant. Et Dieu nous dit : "Pourquoi ne regardes tu pas ta construction, ta nature, pour que tu comprennes comment je vous ai fait ? Ne comprends tu pas que je t'ai donné l'idée de te souvenir de ta patience ? Tu donnes naissance à un enfant après neuf mois avoir été enceinte. J'aurais pu décider de faire naître l'enfant avant, mais je vous laisse neuf mois afin de comprendre que vous allez devenir mère. Et vous père. Apprenez la patience vous aussi...

Extrait de Enorion,



jeudi 22 février 2018

Saint Porphyrios : Sur l'égoïsme et l'éducation des enfants


Saint Porphyrios de Kavsokalyvia

"La vérité du Christ souligne que, si vous louez une personne, vous en faites un égoïste, l'égotiste est chargé, guidé par le diable, l'esprit malin ; ainsi, grandissant au milieu de l'égoïsme, le premier acte est : nier Dieu et être un misérable égoïste dans la société..."

"Quand donc nous louons l'enfant, nous créons ce "super ego", nous l'étranglons d'égoïsme, et nous causons un grand mal, sensible aux choses diaboliques..."

"En toutes choses, nous devrions apprendre aux enfants à chercher l'aide de Dieu... Pour l'enfant, vous ne devriez pas dire : "Vous l'avez fait, vous êtes le plus impressionnant, vous êtes jeune, vous êtes courageux, vous êtes parfaits !... L'enfant n'est pas aidé par cela, vous pouvez lui dire de prier, dites lui : "Mon enfant, les dons que tu as, Dieu te les a donné, prie Dieu pour cette grâce". Voilà ce qu'il faut faire.

"La grâce de Dieu ne vient qu'avec une sainte humilité".. "La louange rend l'homme sourd et chasse la grâce de Dieu"... 

"Nous devons enseigner aux enfants à vivre humblement et simplement, à ne pas chercher la louange et un "bravo". Nous devons leur enseigner que l'humilité existe, qui est la santé de la vie..."

Extrait de Full of Grace,



et Agapi en Xristo,

Extraordinaire : La passion du Christ : Jésus meurt sur la Croix, Bach/Gibson


Images tirées du film du célèbre film de Mel Gibson : 

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime" (Jean 15,13)

"Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne" (Jean 10,18)

"La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière,
parce que leurs oeuvres étaient mauvaises" (Jean 3, 19)

"Ceci est corps livré pour vous !" (Luc 22, 19)

Le péché le plus typique aujourd'hui...


Le péché le plus typique de notre époque est la superficialité, qui n'impose que de petites satisfactions. Une grande part de notre culture contemporaine rend triviaux les désirs du coeur humain. Hannah Arendt a écrit sur la "banalité du mal", et notre époque souffre du mal de banalité.

Le coeur et l'esprit humains sont faits pour saisir le sens de l'existence, assouvir notre soif de compréhension. En tant que chrétien, je crois que le but est de chercher dans l'amour infini ce qu'est Dieu.

Une société qui anesthésie l'âme avec de petites satisfactions et des distractions triviales, s'effondrera dans l'ennui.

Père Timothy radcliffe


Extrait de Forum la Nouvelle Jérusalem,



Saint Luc du Mont Steirion



Le vénérable Luc est né en 896 à Egine, mais a grandi à Phocide, où il a déménagé avec sa famille. Il était généreux et travailleur, et a aidé ses parents dans le travail agricole. Après ses études, il resta près de ses parents. Pendant qu'il faisait paître les animaux, il étudiait divers livres spirituels, en particulier les Saintes Ecritures, et priait. Après que son père ait quitté cette vie temporaire, il a été le réconfort et le soutien de sa mère, en prenant soin d'elle d'une manière exemplaire jusqu'à la fin de sa vie terrestre. Après son repos, il actualisa le désir de son âme, qui était de vivre à l'imitation des anges. Après avoir d'abord distribué ses richesses aux pauvres, il a ensuite érigé une hutte dans un endroit désert près de la mer, et a vécu dans l'ascétisme et la prière.

Lorsque les Bulgares ont envahi la Grèce centrale, le Vénérable a fui vers le Péloponnèse. Cependant, il est retourné en Grèce Centrale en 927, et s'est finalement installé sur le Mont Steirion en Béotie. La réputation du Vénérable Luc fit en sorte que plusieurs d'entre eux s'approchèrent de lui, et devinrent des moins sous sa direction inspirée, ce qui le força à établir un monastère.

Il reposa dans le Seigneur le 7 février 953.  Sa vie et ses actes nous donnent l'occasion de rappeler ce qui suit : Quand on étudie attentivement la vie des saints, on découvre, entre autres choses, qu'ils étaient des gens avec beaucoup de sensibilité et de compassion pour leurs semblables, et ils les ont soutenus et les ont réconfortés de toutes les manières possibles. Et c'est, pourrait-on dire, très naturel, parce que quiconque aime Dieu, aime ses semblables, qui sont des icônes du Christ. Et parce que les saints aiment tout le monde, même leurs ennemis, il leur est impossible de ne pas aimer et de se préoccuper de leur foyer et surtout de leurs parents. En effet, ils nourrissent pour eux un profond respect et un grand amour, qui se manifeste à chaque occasion, et surtout dans les moments difficiles de leur vie, tels que les maladies et la vieillesse.

Saint Jean Chrysostome a pris soin de sa mère, Sainte Anthusa, et après son repos, il actualisa son désir, et se retira dans le désert pour se consacrer à Dieu. Et Saint Grégoire le Théologien se tenait près de sa mère, et s'occupait personnellement d'elle quand elle était malade. Il a écrit ce qui suit dans une lettre à Basile le Grand : "Car je suis assis près de ma dame, ma mère, qui souffre depuis longtemps de la maladie".

De nombreux exemples pourraient être mentionnés, mais nous croyons que ce qui précède est suffisant pour révéler que le comportement des saints envers leurs parents, est admirable et révèle la grandeur de leur sensibilité, et que le véritable amour a remplir leur coeur. Ce comportement des saints envers leurs parents, devrait être un modèle et un exemple pour notre comportement envers nos parents. Après tout, l'amour des enfants envers leurs parents, ainsi que les parents envers leurs enfants, et généralement envers tous les proches de la chaire, n'est pas particulièrement important, car c'est l'amour naturel et même les animaux déraisonnables montrent la même chose, leur manière remarquable et exemplaire.

Autrement dit, cet amour est dans la nature de l'homme, et il ne nécessite pas de lutte ou d'effort pour son acquisition, et pour cette raison, il n'est ni répréhensible ni digne de louange. Répréhensible est l'amour qui se base sur les passions, spécialement la passion de l'amour-propre, qui est la source de toutes les autres passions, à savoir la sensualité, l'avarice, la vanité, etc. Cet amour est faux, égoïste, et il a une expiration date, car il ne dure que tant que les passions sont satisfaites. C'est à dire, quand la personne aimée, pour diverses raisons, cesse de satisfaire la passion ou les passions, alors au mieux, l'amour cesse. Il y a la possibilité, et il y a beaucoup d'exemples, que l'amour passionné se transforme en haine et en vindicte.

Digne de louange est l'amour désintéressé, qui est un fruit de l'Esprit Saint, et est donné à ceux qui luttent avec la douleur et l'effort pour l'acquérir. Celui qui vit dans l'Eglise et lutte par la grâce de Dieu pour guérir ses passions et les dominer, acquiert l'amour désintéressé, qui selon Saint Maxime le Confesseur, est le "petit fils de la passion", et est donc vrai et sans expiration. Porteurs de l'amour inconditionnel, puisqu'ils aiment tous, même leurs ennemis, il est impossible de ne pas aimer leurs parents, ainsi que tous les membres de leur famille.

Nous devons être conscients, et garder à l'esprit, que la loi spirituelle est en vigueur, selon laquelle ce que l'on fait, tôt ou tard, se tiendra devant eux. Cela signifie que le comportement de nos enfants envers nous, sera proportionné à notre comportement envers nos parents, puisque après tout, les enfants imitent généralement l'exemple de leurs parents. Bien sûr, on ne peut ignorer les conditions de vie, les difficultés et les problèmes de l'homme contemporain, et surtout ceux qui vivent dans une grande ville, mais il existe néanmoins des solutions à tous les problèmes, à condition qu'il y ait volonté et disposition bienveillante. 

Quiconque aime vraiment, trouvera toujours des moyens d'exprimer son amour, sa gentillesse et son humanité.

Par George Papavarnavas


Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,


mardi 20 février 2018

Le Christ ne lâche la main de personne, à moins que...


"Je ne lâche pas la main de celui ou celle qui garde sa main dans la mienne"
(Parole inspirée de Jésus, à un chrétien charismatique ?)

Dieu ne déserte pas, s'il n'est lui-même déserté 
(affirmait le Concile Vatican I)


"C'est Dieu mon Berger, de quoi manquerais-je ?"
(Psaume 23)

"Avec l'Eglise toute entière, je te fais confiance, pour le temps et l'éternité"
(Libre traduction d'un verset du Psaume 131)

Extrait de Forum La Nouvelle Jérusalem,

Celui qui est appelé à aimer Dieu se sépare du monde





Quiconque a été appeler à aimer Dieu, c'est à dire être aimé de Dieu, se sépare du monde, en acceptant la sagesse divine, et le monde se moque de lui..

Mais certaines personnes font une folie de perdre leur foi, en ne croyant qu'à leur propre logique, et ressentant leur propre faim. Cela devient indéfini, et à la mort, peut-être comprennent-elles que le "fou" n'était pas fou, car ce fou voit réellement le royaume des cieux.

Le Christ nous parle purement et clairement, et nous ne comprenons pas, ou ne l'écoutons pas. Il nous a donné sa mort, nous donne la vie, nous a appris à nous préparer à la mort, et nous avons tourné le dos à cela, préférant nos propres doctrines, et nous avons cessé de croire, préférant seulement les enseignements de la réalité de cette vie.

Fotis Kontoglou

Extrait de Enorion,


dimanche 18 février 2018

Iconographie chinoise : Le baptême du Christ

La terrible ruse du démon


Un moine errant est venu à l'église pour prier. Il semblait, qu'il y avait à la place du prêtre, un démon qui prêchait et trompait les gens habillé en prêtre. Le moine se le va et commença à suivre de près son discours, pour le piéger dans son faux sermon. Mais le démon, parlait comme un livre sacré. Et ainsi de suite, jusqu'à la fin du sermon. La prédication était terminée. Les gens se dispersèrent. 

Alors, le moine s'approcha du démon : 

"Je vous ai reconnu, vous êtes un démon !"
"C'est vrai", répondit-il. 
"Je voulais te prendre en défaut, mais tu as tout bien dit !" dit le moine.
"J'ai essayé", répondit le démon flatté.
"Quel et ton secret ?" demanda le moine."
"J'ai parlé sans amour dans mon coeur, et je sais que ces gens n'agiront pas selon ce que j'ai dit. Et ça me suffit déjà", expliqua l'esprit impur.




et

mercredi 14 février 2018

Le cadeau du ciel et la réceptivité de l'enfant malade



Une année au mois de septembre, au département d'oncologie de l'hôpital universitaire de Rio (ville en Grèce, nous ne sommes pas au Brésil), il y eut beaucoup de perturbations. Le petit Dimitrakis demanda d'urgence le prêtre de l'hôpital. Il voulait absolument communier. Il avait 13 ans. 

Pendant environ 1 an et demi, il était dans cette clinique. Un petit mal de tête l'y a conduit. Les médecins ont diagnostiqué un cancer du cerveau. Son origine était albanaise. Il a passé plusieurs années à Patras, et peu après son entrée à l'hôpital, il voulait être baptisé. Il écoutait le Christ et voulait devenir son "enfant". Il a été baptisé "Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit".

Tout le monde l'aimait beaucoup à la clinique. Le cancer l'avait déjà privé de vue; Mais il écoutait avec une grande et merveilleuse patience. Il ne s'est pas plaint. Il a dit que Dieu l'aimait beaucoup, et il a prié et supplié ses parents de faire de même. 


Ceux qui lui ont rendu visite ont compris qu'il y avait quelque chose de différent chez cet enfant. Il a continué à parler de Dieu. Il était toujours poli et heureux. Son visage brillait. Parfois, quand le prêtre arrivait à l'hôpital avec la communion sacrée, sans le voir il criait à sa mère : "Mère dépêchez-vous, Christ arrive! Il monte les escaliers ! Venez me préparer !" Et c'était ainsi. Le prêtre trouvait Demetraki assis dans son lit, avec sa bouche ouverte, faisant sa croix avec révérence. Bien qu'il ne connaissait pas le moment précis de l'arrivée du prêtre avec la communion, qu'il y ait deux portes fermées séparant sa chambre du couloir d'où le prêtre venait. Ceci a été confirmé par la pieuse Maria Galiazatou, qui a fait du bénévolat pour cet enfant : "Madame Maria, j'ai quelque chose à vous dire", lui dit-il un jour. "Quand le prêtre vient dans l'escalier, je le vois avec le Christ, je le vois dans l'escalier. Il monte à côte de lui, et il y a deux grands et beaux personnages avec une tenue imposante, qui penche vers le Saint Graal, leurs mains ouvertes le protégeant."

Le docteur lui demanda une fois  "Qu'est-ce que tu fais, Dimitraki, comment vas-tu ?" Il a répondu : "Docteur, je veux vous dire quelque chose de secret ? Je vais bien. Ne vous inquiétez pas du départ de votre femme. Dieu sera avec vous parce que vous êtes une bonne personne". Le docteur est resté un peu immobile. Personne ne savait le triste fait qui s'était passé la veille dans sa maison, que sa femme était parti pour un autre homme.

"C'est un enfant de Dieu", ont dit ceux qui le connaissaient.

La dernière fois qu'il prit la communion, il ne pouvait plus s'asseoir sur le lit, mais il accueillait le Christ avec joie, allongé. "Merci beaucoup", murmura-t-il, puis il s'endormit.

Lorsque le prêtre est allé à la morgue, le jour suivant, il a lu la prière pour les défunts, et a dit  : "une telle relique pour la première fois dans ma vie que je vois. Son visage est souriant, brillant, et a la couleur de l'ambre".

Ses parents ont beaucoup aimé le Christ, et ont voulu eux aussi être baptisé.

Extrait de Enorion,


Témoignages du miracle de Saint Nicolas, ex-URSS, 1956


Le Père Seraphim Siapotkin, détenteur de l'icône miraculeuse de Saint Nicholas

Suite de l'article sur le miracle de Saint Nicholas après blasphème de l'icône en 1956 en ex-URSS,
voir article https://mystiqueorthodoxe.blogspot.fr/2018/02/miracle-de-saint-nicolas-en-1956-ex-urss.html


Il est bien connu que l'ancien Séraphim de l'Hermitage de Glisnk, a pris l'icône de Saint Nicolas des mains de Zoya. Frère Anatoly Litvinko, qui a posé cette question à Frère Seraphim, a déclaré : "Il a humblement baissé la tête, et de son silence, j'ai compris que oui, cela était arrivé, il a caché cela par humilité, mais aussi parce que les autorités pouvaient la reprendre". Il avait déposé l'icône à son église pour la vénérer, et les autorités ont cherché à transférer l'icône ailleurs afin que les gens ne se rassemblent pas.

Beaucoup de croyants de Samara connaissaient Anna Ivanovna Fentotnova. Elle se souvient : "A cette époque, j'étais allée deux fois chez Zoya, la maison était entourée de policiers, j'ai demandé à un officier s'il était vrai que Zoya était raidie, et il m'a dit : "Tu me demandes comme ma femme me demande, mais je ne vous dirai rien, voyez par vous-même. Puis il  a enlevé son chapeau et m'a montré que ses cheveux étaient tous blancs. Est-ce suffisant ? Les mots ne sont pas nécessaires. De plus, nous avons signé pour ne pas en parler".

Récemment, le prêtre de l'Eglise de Sainte Sophie à Samara, le Père Vitali Kalasnikov, a déclaré : "La tante de ma mère, Anna Pavlovna Kalasnikova, était médecin dans l'ambulance de Kothimpasev, et elle est venue nous trouver ce matin-là, en disant : "Tu dors pendant que la ville est debout". Elle a commencé à nous dire qu'elle a vue Zoya ressembler à une pierre, elle a vu l'icône de Saint Nicolas dans ses mains, et elle nous a dit que peu importe le nombre d'injections qu'ils faisaient, cela ne faisait rien. Elle a travaillé de nombreuses années dans l'ambulance, elle est décédée en 1996. Je suis devenu prêtre avant son repos, et beaucoup de ceux qui ont entendu son témoignage ce matin-là sont toujours vivants."

Valentina Nikolaevna de la ville de Belgorod, se souvient : "J'étais venu chez le père Seraphim. La nuit, je restait dans la maison de Mary Romanovna, où beaucoup de chrétiens se réunissaient, il faisait très chaud et je ne pouvais pas dormir. Nous avons commencé une conversation, ils étaient des étudiants du Séminaire de Théologie, je leur ai posé des questions sur Zoya, quand ils étaient jeunes, ils ont cru au Christ, ils ont eu le Père Seraphim comme père spirituel, et ont confessé. Matsushka Katerina Loutsina (devenue plus tard Nonne Seraphima), m'a demandé si je vénérais l'icône de Saint Nicolas : "Oui" répondis-je. Elle me dit alors que l'icône accrochée au mur était celle que l'Ancien Seraphim avait pris aux mains de Zoya. L'Ancien m'a dit de ne le dire à personne. Si cela devenait connu, on risquait de la reprendre". 

Alexandra Ivanovna se souvient : "C'était la cinquième semaine du jeûne en 1982, quand je suis arrivé à Rakitin, et j'ai osé demander :"Elder, où est l'icône de Saint Nicolas que vous avez prise aux mains de Zoya ?" Il est tombé dans un profond silence, et m'a regardée avec austérité, je ne sais pas comment il m'est venu à l'instant de poser une question sur l'icône, à Kuibyshev, où mes parents vivaient dans la même rue que Zoya. Les cris de Zoya ont effrayé tout le monde, mes parents qui étaient témoins oculaires de cette époque ont commencé à croire et à aller à l'Eglise, ce miracle est resté profondément gravé dans mon esprit... L'Ancien m'a dit : "L'icône est dans l'église. Il y a eu des moments où ils voulaient l'enlever complètement de l'église. Cela a confirmé qu'il avait pris l'icône des mains de Zoya."

Claudia Ivanovna Petrounenko de Saint Pétersbourg et fille spirituelle du métropolite Nicholas Giarousevich, a déclaré : "J'ai demandé à l'évêque s'il est allé à Kuibyshev, et s'il a vu Zoya, il m'a répondu : "J'y suis allé pour prier, mais je n'ai pas pris l'icône, ce n'était pas encore le moment, l'icône a été prise par le père Seraphim".

Frère Andrei Antreevitch Savin : "Les membres du Komsomol (jeunesse communiste), étaient sortis dans la ville ces jours-là, et criaient qu'ils étaient entrés dans cette maison et il n'y avait rien ici. Alors, ceux qui avaient des doutes en venaient même à croire que quelque chose de merveilleux s'était réellement bien passé dans maison de Zoya à Kuibyshev".

Evgeni, archevêque de Samara et Sarzansk : "Pendant ces moments difficiles, les gens avaient besoin de miracles et les miracles apparaissent quand Dieu le veut. Lorsque Frère Seraphim a pris l'icône des mains de Zoya, les autorités l'ont puni et le métropolite Jeronymos a été expulsé du trône". 

En 1989, l'abbé Germanos, qui a été le fer de lance de la réouverture d'Optina, et qui dans les années 1950 a servi dans l'église cathédrale de Kuibyshev, a déclare : "Pour ce que je n'ai pas vu, je ne peux pas en parler, je vais parler de ce que j'ai vu. La maison de Zoya était remplie de policiers, ils recueillaient des signatures du peuple qui les obligeait à ne pas parler, un des membres éminents du parti appela l'un des prêtres de la cathédrale, et lui dit d'annoncer au peuple que rien ne se passait. Le prêtre a alors dit : "Laissez-moi aller à l'endroit pour voir ce qui se passe pour savoir quoi dire aux gens". On lui a alors dit qu'on le rappelerait, et au bout d'une heure, on a dit au prêtre qu'il n'était pas nécessaire de dire quoique ce soit aux gens. Mais les rumeurs circulaient dans la ville, et les journaux ne pouvaient pas être indifférents. Sauf que les journaux disaient que c'était un mensonge des prêtres. Peu de temps après l'incident, le Père Seraphim a été emprisonné pendant trois ans. Quand il a été libéré de prison, ils l'ont envoyé dans un village reculé, à Dnepropetrovsk, et plus tard à Mikhaïkovski". 


Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,



mardi 13 février 2018

Miracle à Lourdes


Le 11 février 2018, Mgr Jacques Benoît Gonnin, évêque de Beauvais, Noyons et Senlis, a reconnu un nouveau miracle de Lourdes. La bénéficiaire est une religieuse résidant dans son diocèse, Soeur Bernadette Moriau. Elle a été guérie à l'âge de 69 ans, le 11 juillet 2008, au cours de l'année du 150ème anniversaire des apparitions, après avoir participé à un pèlerinage à Lourdes au cours duquel elle a notamment reçu le sacrement des malades. Elle souffrait d'une maladie incurable.

Le Comité Médical International de Lourdes, le 18 novembre 2016, lors de sa réunion annuelle, avait confirmé "sa guérison inexpliquée dans l'état actuel des connaissances scientifiques". C'est le 70ème miracle de Lourdes officiellement reconnu par l'Eglise Catholique.

Voir le site internet du diocèse de Beauvais https://oise.catholique.fr


Extrait de  
http://nouvellejerusalem.forumactif.com/t29545-l-eveque-de-beauvais-mgr-benoit-gonnin-proclame-le-70e-miracle-de-lourdes-le-11-fevrier-2018-video-3-min?highlight=lourdes