mardi 3 janvier 2023

Marie écrase la tête du serpent..

 



Voici un témoignage éloquent, d'Hélène, qui nous fait penser que la Vierge Marie, la Théotokos Sainte Mère de Dieu, fait fuir toute force démoniaque : 

Jeux médiums

"Quand j'avais une trentaine d'années, nous étions invités par une collègue de bureau à une soirée chez elle. Cette collègue, bien que très gentille, était très attirée par les pratiques occultes, et ce soir-là, un jeune homme très doué dans l'art de tirer les cartes étaient présent. 

Il commence donc un tour de table en lisant dans les cartes la vie des gens présents, qui confirmaient la justesse de ses affirmations. Tout le monde était très impressionné. Puis il commence à dire l'avenir de quelques-unes de ces personnes.

L'intuition de prier la Vierge Marie

A ce moment, quelque chose en moi tire la sonnette d'alarme : cette médiumnité est très impressionnante, mais elle n'est pas de Dieu.. Ne dit-il pas quelque part dans la Bible qu'il a ces pratiques en abomination ? Ne sachant que faire, je me mets à prier la Vierge Marie dans mon for intérieur. 

A peine ai-je terminé le troisième Je vous Salue Marie, que quelque chose se passe : le jeune homme s'arrête de lire dans ses cartes. Il dit qu'il est bloqué et qu'une force l'empêche de continuer. Son regard fait le tour des participants et s'arrête sur moi. "C'est toi", dit-il calmement. "Et bien on va s'arrêter". Nous sommes passés à des jeux normaux sans plus attendre.

J'étais sidérée.. Cette histoire m'a convaincue de dire mon chapelet dont la puissance venait de m'être directement révélée de façon si impressionnante et si efficace...

Hélène A. 

Marie, la Femme contre le Mal

Dans la tradition chrétienne, la Vierge Marie occupe une place particulière dans le combat spirituel contre le mal. Cette image de Marie écrasant la tête du serpent évoque la victoire de Dieu sur le démon, le péché et les forces qui éloignent l’être humain de son Créateur.

Cette représentation est liée à la Genèse (3,15), passage traditionnellement interprété par les chrétiens comme l’annonce d’une victoire sur le serpent, symbole du mal. Marie est associée à cette victoire parce qu’elle a donné naissance à Jésus-Christ, le Sauveur, dont la mort et la résurrection ont ouvert aux hommes le chemin de la délivrance.

Marie, obéissance et foi à Dieu

La Vierge Marie n’est donc pas présentée comme agissant indépendamment de Dieu, mais comme celle qui, par son obéissance, son humilité et sa foi, participe au dessein divin. Son « oui » à l’Annonciation contraste avec la désobéissance originelle et témoigne d’une confiance totale envers le Seigneur.

Pour les fidèles, cette image est aussi un encouragement à se tourner vers le Christ, à prier, à résister au péché et à rechercher la paix intérieure. La dévotion à la Mère de Dieu rappelle que le mal n’a pas le dernier mot et que l’espérance chrétienne repose sur la victoire du Christ.

Référence biblique : Genèse 3,15 ; Luc 1,26-38 ; Romains 16,20.

Source : https://www.mariedenazareth.com/

Article du 3 janvier 2023, Travail de réécriture réalisé en 2026 dans le cadre de la restructuration des anciens articles

lundi 2 janvier 2023

Saint Charbel guérit un cancer

 


Micheline Massoud Gebara, née en 1976, originaire de Hasroun, village du Nord du Liban, travaille comme institutrice et réside à Hasroun. 

Suite à des examens médicaux, en raison d'un kyste dont elle soupçonne la présence au sein gauche, le Professeur G. Chahine, de l'Hôtel Dieu à Beyrouth, lui diagnostique un cancer de troisième stade qui touche le sein et les glandes lymphatiques. Il lui prescrit un traitement chimio. Elle en est à sa sixième séance. 

Micheline a la foi, et vénère Saint Charbel, ainsi que les membres de sa famille qui le prient avec ferveur afin qu'il intercède en faveur de leur soeur et la guérisse. Dans son entourage, Saint Charbel est partout présent. Le village de Hasroun est à côté de Békaakafra, village qui  a vu naître le petit Youssef Makhlouf. C'est ainsi qu'une amie à Micheine décide de faire deux neuvaines et de prier pour sa guérison. Lorsque cette dernière se recueille à békaakafra dans la chapelle dédiée à Saint Charbel, elle a une vision. Elle entend une voix qui lui dit : "Tu diras à Micheline que je ne l'oublie pas. Je sais combien elle a pris soin de ses parents. Elle souffre beaucoup, je le sais. Qu'elle garde confiance." 

Deux jours plus tard, Micheline se rend à l'ermitage de Saint Charbel, à Annaya. La petite chapell est pour elle un lieu paisible de recueillement et de prière. Elle prie Saint Charbel et le supplie, en larmes, de lui envoyer un signe. Soudain, une jeune femme, assise non loin d'elle, s'approche de la banquette et lui dit : ""Tu t'appelles Micheline et Saint Charbel m'a confié de te faire parvenir ce message. Tu souffres d'un cancer au sein gauche, et tu as enduis ce côté d'huile bénite. Saint Charbel te dit de lui faire confiance, il ne t'oublie pas."

Michelin est stupéfaite. Elle ne connaît pas du tout cette personne. Elle comprend aussitôt que c'est le signe que lui envoie Saint Charbel suite à sa demande. Elle reprend des forces sur le champ. Elle le sent, elle sent que des changements s'opèrent en elle, dans son corps. Le 16 décembre 2022, elle se rend à l'hôpital pour renouveler ses examens. Elle y subit un Pet scan et une IRM. Les résultats qui tombent viennent confirmer sa guérison : plus aucune trace de cancer. Sa joie est grande et reconnaissante. Elle retourne à Annaya accompagnée de sa famille. Les rapports médicaux en main, elle dépose son témoignage. Puis elle se recueille, prie et remercie Saint Charbel de l'avoir écouté, et le Seigneur d'avoir exaucé ses prières. Sa joie dans la foi, celle de sa famille et de ses amies sont pleines de gratitude envers le Seigneur. 

Extrait de https://www.facebook.com/miraclessaintcharbel

Saint Ilya des Grottes

 


En 1204, un moine connu sous le nom de Ilya, originaire de Mourom, meurt au monastère de la Laure des Grottes de Kiev. Avant de devenir moine, il était connu sous le nom de Ilya Chotobok, et était un grand guerrier.

D'après les dires, il semblerait que cet homme fut l'exemple duquel est tiré le héros fictif Ilya Muromets, un chevalier russe légendaire apparaissant dans de nombreux contes. Effectivement, selon les légendes, ce chevalier serait né à Mourom où il a passé une grande partie de sa vie. Jursqu'à ses 33 ans, il était cloué au lit, à cause d'une maladie, dont il sera miraculeusement guéri, et en ressortira avec une force surhumaine. Il aurait ainsi utilisé sa force miraculeuse pour défendre la Russie.

Le moine Ilya est canonisé en 1643 par l'Eglise Orthodoxe, sous le nom d'Ilya des Grottes. C'est en 1988 que les restes de son corps ont été examinés, et il en résulte de nombreuses blessures de combat, une ossature d'homme fort, ainsi que des signes d'une maladie à la colonne vertébrale.

Saint Ilya Mouromets, désigné ainsi car natif de la ville glorieuse de Mourom, est le héros par excellence, le plus puissant des bogatyrs. D'origine paysanne, il est longtemps apathique, et ne devient un héros que sur le tard. Mais quel héros ! Il est d'une force herculéenne, et triomphe de tout : il est le défenseur de la Sainte Russie contre tous les Tatars, entendre par là les païens, quels qu'ils soient ; mais il est aussi celui qui n'hésite pas à contredire, voire à critiquer vertement son maître le prince Vladimir, et en définitive, il deviendra un saint. Mais au fil des bylines qui lui sont consacrées, nous le voyons sous différentes facettes, du début de sa carrière de bogatyr à sa retraite avec les autres héros dans les poches du géant Svyatogor. Nous le voyons capturer Soloveï, le "rossignol", ; combattre Idolichtche (le nom est assez éloquent), à Jérosolim (Jérusalem), ou encore hésiter entre trois destins : la mort, le mariage, ou la richesse.... 

Extrait de https://www.facebook.com/monastere.ste.elisabeth

vendredi 30 décembre 2022

Saint Bessarion d'Agathon : Noël 1941

 



C'était quelques jours avant Noël de l'année 1988. Dans la maison d'hôtes du monastère d'Agathonos, qui a une cheminée suspendue, frère Bessarion lisait une publication chrétienne. Il était asborbé et semblait ému. Soudain, l'abbé actuel, le père Damaskenos, qui était assis près de lui et écrivait des cartes de Noël, s'est rendu compte que l'aîné pleurait et essayé d'essuyer ses larmes.

"Pourquoi pleures-tu mon père ?" .. "Je vais bien mon enfant, ne t'inquiète pas !".. "Mais tu pleures père ! Dis-moi pourquoi tu pleures. Quelque chose ne vas pas ?"... "Non mon enfant ! Tu vois, je me suis souvenu de quelque chose. Que ces années  sombres d'occupation, d'appauvrissement et de faim ne reviennent jamais dans notre pays. Je me souviens de quelque chose qui m'est arrivé pendant la Divine Liturgie de Noêl 1941, dans un village de montagne de Karditsa, où j'étais pasteur à l'époque. Quand je suis sorti à la Belle Porte avec le Saint Calice dans mes mains, et que j'ai dit :  "Avec la crainte de DIeu, la foi et l'amour se rapprochent", tous les villageois ont commencé à venir pour la Communion Divine, avec leurs enfants à leur tête. Une jeune mère m'a amené son enfant squelettique. Elle ouvrait sa petite bouche et attendit la Perle Divine : Elle a attendu de prendre part au Corps et au Sang de notre Seigneur. Elle m'a dit son nom et je l'ai communiée. Mais au lieu de s'éloigner, elle serrait fort, de ses petites mains décharnées, le linge sacré, le mouchoir rouge avec lequel on s'essuie la bouche après la communion divine, et me criait en larmes : 

"Et plus mon Père, plus !" Le petit avait faim ! Mes genoux ont fléchi et un tremblement s'est répandu dans tout mon corps. Mes yeux se sont remplis de larmes et pour que les fidèles ne puissent pas voir, je me suis tourné vers le Saint Autel. Je quittai le Saint Calice, et m'assis sur un tabouret. J'ai pleuré et j'ai dit avec une douleur humaine : "Pourquoi avez-vous, mon Dieu, laissé notre pays tomber dans une telle misère ? Aie pitié de nos enfants Seigneur"..

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos

https://www.johnsanidopoulos.com

Devenir un saint n'importe où..

 


On peut devenir un saint n'importe où.. A son travail, peu importe lequel, vous pouvez devenir un saint par la douceur, la patience et l'amour. Prenez un nouveau départ chaque jour, avec une nouvelle résolution, de l'enthousiasme et de l'amour, de la prière et du silence.

Saint Porphyrios de Kafsokalivia

Extrait de 

https://www.facebook.com/monastere.ste.elisabeth

samedi 21 mai 2022

Nos anges protecteurs terrestres...


Nos anges protecteurs terrestres : ces personnes qui prient pour nous dans le silence

Il arrive que nous traversions des périodes difficiles sans toujours comprendre pourquoi les épreuves semblent s'accumuler. Nous cherchons des explications, nous nous inquiétons et parfois nous imaginons des causes mystérieuses à nos malheurs.

Pourtant, nous oublions parfois une chose essentielle : la prière de ceux qui nous aiment peut être un soutien précieux, même lorsque nous ne nous en rendons pas compte.

Imaginez un couple venu demander conseil à un prêtre. Tout semble aller de travers dans leur vie : leur voiture a été volée, leur appartement cambriolé et leur fils traverse une grave crise conjugale. Ils se demandent si quelqu'un ne leur aurait pas jeté un mauvais sort.

Le prêtre leur pose alors une question inattendue : leur grand-mère est-elle décédée récemment ?

La vieille femme était une personne croyante. Malgré son âge et ses difficultés à se déplacer, elle se rendait régulièrement à l'église. Lorsqu'elle ne pouvait plus y aller, elle confiait ses intentions de prière à une voisine.

Elle portait dans son cœur les noms de ses enfants, de ses petits-enfants, de ses proches et de ses connaissances. Elle priait pour leur santé, leur protection et leur salut. Beaucoup avaient peut-être oublié ses efforts, mais elle, elle ne les oubliait pas devant Dieu.

Ces prières que personne ne voit

Combien de grands-mères, de mères et de personnes âgées ont ainsi consacré une partie de leur vie à prier pour les autres ?

Par tous les temps, parfois au prix de grandes difficultés, elles se rendent à l'église. Elles confient des noms au prêtre, demandent que l'on prie pour les vivants et pour les défunts, allument un cierge et poursuivent leur chemin.

Leur foi ne fait pas de bruit. Elles ne recherchent ni reconnaissance ni récompense. Elles portent simplement leurs proches dans leur prière.

Et pendant que certains vivent sans penser à Dieu, ces personnes continuent de demander au Seigneur de veiller sur leur famille.

Leur présence spirituelle est souvent silencieuse, mais elle témoigne d'un amour profond : un amour qui ne se limite pas aux paroles ou aux gestes du quotidien, mais qui s'exprime aussi dans la fidélité de la prière.

Ne méprisons jamais la force de la prière

L'histoire nous invite à réfléchir à ceux qui prient pour nous, parfois depuis des années, sans que nous le sachions.

Il ne s'agit pas de croire que la prière nous dispenserait de toute épreuve, ni que les malheurs seraient nécessairement la conséquence de la disparition d'une personne pieuse. La foi chrétienne ne nous autorise pas à établir de tels liens avec certitude.

Mais nous pouvons retenir un enseignement précieux : la prière est un acte d'amour. Elle nous tourne vers Dieu et nous apprend à confier ceux que nous aimons à sa miséricorde.

N'oublions donc pas ces personnes âgées qui ont tant prié pour leurs enfants et leurs petits-enfants. Écoutons leurs conseils, remercions-les de leur fidélité et, lorsqu'elles ne sont plus parmi nous, gardons leur souvenir avec reconnaissance.

Peut-être avons-nous bénéficié, sans même le savoir, de leurs prières pendant une grande partie de notre vie.

Ces personnes sont de véritables anges protecteurs terrestres : non pas des anges au sens céleste, mais des êtres humains qui, par leur amour et leur prière, ont consacré une part de leur existence au bien des autres.

Seigneur, souviens-Toi de ceux qui prient pour nous dans le secret, et apprends-nous à prier à notre tour pour ceux que Tu as placés sur notre chemin. Amen.


Source et travail de réécriture

Article original : « Nos anges protecteurs terrestres... », publié le 21 mai 2022 sur le blog Mystique Orthodoxe.

Texte attribué à l'higoumène Georges de Shestun.

Source mentionnée dans l'article original : Monastère Sainte-Élisabeth de Minsk – publication Facebook.

Article retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le texte a été reformulé et développé pour en faciliter la lecture, tout en conservant son message essentiel : la valeur de la prière discrète, fidèle et désintéressée de ceux qui portent leurs proches dans leur cœur.

Que vaut un chien par rapport à l'homme ?

 



Le Père Xanthios a dit : "Un chien vaut mieux que moi, car il a de l'amour et ne juge pas.."

Pères du Désert



mercredi 18 mai 2022

Un miracle m'est arrivé aujourd'hui !

 


Un miracle m'est arrivé aujourd'hui !

Il y a environ trois ans, nous avons entendu parler de Saint Gabriel de Géorgie. Nous n'avions pas de photos.

Mon mari et moi avons imprimé le visage du saint sur une imprimante, et avons commencé à prier. Il semblait irréaliste d'acheter une image. Aujourd'hui, je suis venue nettoyer le temple, et mon mari travaillait. Mais comme c'était son anniversaire, ils m'ont donné un cadeau dans le temple, me demandant de le donner à mon mari.

Et savez vous à qui appartenait ce visage ?

Au Père Gabriel ! Et nous ne sommes pas en Géorgie, mais en Sibérie !

Merci pour ce cadeau ! Père Gabriel, priez Dieu pour nous ! 

Extrait de https://apantaortodoxias.blogspot.com/

dimanche 15 mai 2022

Film : Le 13ème jour..



Le 13e Jour : les apparitions de Fatima racontées au cinéma

Et si l’un des événements religieux les plus marquants du XXe siècle était raconté à travers le regard de trois enfants ?

Sorti en 2009 sous son titre original The 13th Day, Le 13e Jour est un film réalisé par Ian et Dominic Higgins qui revient sur les événements de Fatima, au Portugal, en 1917. Le film est sorti en France en janvier 2016 et dure environ 1 h 25. 

À travers une mise en scène très particulière, essentiellement marquée par le noir et blanc et des effets visuels travaillés, le film raconte l'histoire de Lucie dos Santos et de ses cousins François et Jacinthe Marto, trois jeunes bergers qui affirmèrent avoir été témoins d'apparitions entre mai et octobre 1917.

Fatima, 1917 : une histoire qui commence avec trois enfants

Nous sommes au Portugal, dans une région rurale proche de Fatima.

Lucie, François et Jacinthe sont trois enfants issus de familles modestes. Selon leurs témoignages, le 13 mai 1917, alors qu'ils gardent leurs troupeaux à la Cova da Iria, ils voient une mystérieuse figure qu'ils décriront comme une « Dame » venant du ciel.

L'expérience se répète ensuite au fil des mois.

Le récit traditionnel de Fatima rapporte six apparitions entre mai et octobre 1917, avec un rendez-vous particulier fixé au 13 de chaque mois. Le film suit cette chronologie et s'appuie notamment sur les mémoires de sœur Lucie ainsi que sur des récits de témoins.

Ce qui est particulièrement intéressant dans Le 13e Jour, c'est que l'histoire n'est pas racontée uniquement comme un événement surnaturel. Le spectateur découvre également les réactions de l'entourage des enfants : incrédulité, moqueries, interrogatoires et inquiétude des autorités.

Une époque marquée par la guerre

Pour comprendre Fatima, il faut également replacer les événements dans leur contexte.

En 1917, l'Europe est plongée dans la Première Guerre mondiale. Le Portugal lui-même traverse une période politique et sociale agitée.

Dans le récit de Fatima, le message transmis aux enfants est notamment associé à la prière, à la conversion et à la paix.

C'est aussi ce contexte qui donne au film une atmosphère particulière : derrière les visions des enfants, Le 13e Jour montre un monde marqué par la violence, la peur et les bouleversements politiques.

Le 13 octobre 1917 : le « miracle du soleil »

Le moment le plus spectaculaire du film est évidemment celui du 13 octobre 1917.

Ce jour-là, une foule considérable se rassemble à Fatima après l'annonce faite par les enfants qu'un signe devait se produire.

Les récits historiques et les témoignages rapportent alors un phénomène appelé depuis le « miracle du soleil » : de nombreux témoins affirmèrent avoir vu le soleil paraître bouger, tourner ou changer d'apparence.

Le nombre de personnes présentes fait toutefois l'objet de différentes estimations selon les sources. Le site officiel du film évoque plus de 70 000 témoins, tandis que les récits historiques donnent eux aussi des estimations importantes mais variables. 

Il est important de faire une distinction : l'événement et les témoignages sont historiques, mais leur interprétation comme miracle relève de la foi. Le phénomène solaire lui-même n'a pas reçu une explication scientifique unique permettant de confirmer l'interprétation religieuse.

C'est précisément cette frontière entre histoire, témoignage et croyance qui rend l'histoire de Fatima particulièrement fascinante.

Une esthétique qui donne au film une atmosphère singulière

L'une des grandes particularités du 13e Jour est son esthétique.

Les réalisateurs Ian et Dominic Higgins ont choisi un univers visuel très travaillé, avec une forte utilisation du noir et blanc. Ce choix donne au film une dimension presque contemplative et permet de créer une atmosphère différente d'un film historique traditionnel.

Les apparitions et les visions sont également traitées avec des effets numériques importants pour l'époque.

Le résultat est parfois spectaculaire, mais le film cherche surtout à nous faire entrer dans l'expérience des trois enfants.

On ne regarde donc pas seulement une reconstitution historique : on découvre les événements à travers leur perception.

Une histoire racontée du point de vue de Lucie

Un autre aspect intéressant du film est sa construction autour du témoignage de Lucie.

Les réalisateurs se sont notamment appuyés sur ses mémoires pour construire le récit. Le film fait ainsi un va-et-vient entre l'expérience des enfants et le souvenir de Lucie devenue adulte. 

Cela donne au récit une dimension personnelle : Fatima n'est pas seulement présentée comme un événement religieux mondialement connu, mais comme une expérience qui aurait profondément bouleversé la vie de trois enfants.

Que retenir du film ?

Le 13e Jour peut être regardé de plusieurs manières.

Pour un croyant, il constitue avant tout une évocation cinématographique des apparitions de Fatima et du message spirituel associé à celles-ci.

Pour un spectateur intéressé par l'histoire, il permet de découvrir un épisode majeur de la culture religieuse du Portugal au début du XXe siècle.

Et pour un amateur de cinéma, il présente une approche originale de la reconstitution historique, avec une esthétique très particulière.

Le film ne cherche finalement pas seulement à répondre à la question : « Que s'est-il passé à Fatima ? »

Il nous place surtout face à une autre question :

« Que se passe-t-il lorsqu'une expérience vécue par quelques enfants finit par bouleverser la vie de milliers, puis de millions de personnes ? »

Fatima : de l'événement au lieu de pèlerinage

Plus d'un siècle après les événements de 1917, Fatima est devenue l'un des grands lieux de pèlerinage catholique.

Le récit des trois enfants a largement dépassé les frontières du Portugal et continue d'intéresser historiens, croyants, chercheurs et simples visiteurs.

Le film des frères Higgins participe à cette transmission en donnant une forme cinématographique à cette histoire.

Présenté pour la première fois à Fatima en octobre 2009, Le 13e Jour avait d'ailleurs reçu un accueil favorable du Sanctuaire de Fatima, qui soulignait notamment le travail de recherche et la sensibilité du film. 

En conclusion

Le 13e Jour est davantage qu'un simple film sur des apparitions.

C'est le récit d'une rencontre entre trois enfants et un événement qu'ils affirment avoir vécu, dans un Portugal marqué par la guerre et les bouleversements politiques.

Que l'on considère les apparitions de Fatima comme un événement surnaturel, une expérience religieuse ou un phénomène historique dont l'interprétation reste discutée, l'histoire demeure profondément marquante.

Et c'est peut-être là que réside la force du film : nous faire regarder Fatima non pas seulement à travers les yeux des milliers de pèlerins venus après coup, mais à travers ceux de trois enfants qui, en 1917, ne savaient pas encore que leur histoire allait traverser les générations.

Où Dieu se trouve-t-il ?



Où Dieu se trouve-t-il ? Dieu est présent partout

Où se trouve Dieu ? Saint Joseph l’Hésychaste nous rappelle que Dieu est partout, présent dans notre cœur et dans toute la création. Une méditation orthodoxe sur la présence divine.

Nous nous demandons parfois où se trouve Dieu, surtout lorsque nous traversons des moments de doute, de solitude ou de difficulté. Pourtant, la tradition spirituelle orthodoxe nous rappelle que Dieu n'est jamais absent. Il est présent partout, dans toute la création, et demeure toujours auprès de nous.

Saint Joseph l’Hésychaste nous invite à prendre conscience de cette présence divine, aussi bien autour de nous qu'au plus profond de notre être.

Il écrit :

« Dieu est partout. Il n'y a pas de place où Dieu n'est pas.. Tu lui cries : "Où es-tu mon Dieu ?" Et il répond : "Je suis présent, mon enfant ! Je suis toujours à côté de toi". A la fois à l'intérieur et à l'extérieur, au-dessus et au-dessous, où que vous vous tournez, tout crie : "En lui, nous vivons et nous bougeons. Nous respirons Dieu, nous mangeons Dieu, nous nous habillons de Dieu. Tout loue et bénit Dieu. Toute la création crie sa louange. Tout ce qui est animé et inanimé parle merveilleusement et glorifie le Créateur. Que chaque souffle loue le Seigneur". »

Saint Joseph l’Hésychaste

Apprendre à reconnaître la présence de Dieu

Ce texte nous invite à ne pas chercher Dieu uniquement dans les moments exceptionnels ou dans les lieux consacrés. Sa présence nous accompagne dans toute notre existence.

La nature, le souffle de la vie et l'ensemble de la création peuvent devenir pour nous des occasions de contempler la grandeur du Créateur.

Même lorsque nous avons l'impression d'être seuls, nous pouvons nous tourner vers Dieu avec confiance. Il est présent, et nous pouvons Lui parler dans la simplicité de notre cœur.

Que chaque jour nous apprenne à reconnaître cette présence et à faire de notre vie une louange au Seigneur.

Source et travail de réécriture

Article original : « Où Dieu se trouve-t-il ? », publié le 15 mai 2022 sur le blog Mystique Orthodoxe.

Auteur de la citation : Saint Joseph l’Hésychaste.

Source mentionnée dans l'article original : Orthodoxy and Animals – Facebook.

Résumé retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. La citation de saint Joseph l’Hésychaste est reproduite intégralement, dans sa formulation telle qu'elle apparaît dans l'article original. Le commentaire qui l'accompagne en résume le sens spirituel.

samedi 14 mai 2022

Pourquoi les enfants perdent-ils foi en Dieu ?

 


Pourquoi certains enfants perdent-ils la foi en grandissant ? Réflexion chétienne sur la transmission de la foi, l'humilité, l'éducation spirituelle et la prière des parents.

Pourquoi les enfants perdent-ils la foi en Dieu en grandissant ?


Pourquoi certaines personnes gardent-elles la foi tout au long de leur vie, tandis que d'autres s'éloignent progressivement de Dieu dès leur jeunesse ? Comment expliquer ce changement et, surtout, comment aider un enfant à conserver une relation vivante avec le Seigneur ?

La foi ne peut pas être imposée par la contrainte. Elle ne se transmet pas simplement par des obligations ou des interdictions. Elle doit pouvoir grandir librement dans le cœur de l'enfant, grâce à l'amour, à l'exemple et à une éducation qui lui fait découvrir la beauté de la vie chrétienne.

Transmettre la foi sans contraindre

Certains pensent qu'il ne faut pas parler de religion aux enfants avant qu'ils soient assez grands pour choisir eux-mêmes leurs convictions. Pourtant, accompagner un enfant dans sa découverte de Dieu ne signifie pas lui imposer une croyance.

Éduquer un enfant dans la foi, c'est lui apprendre à reconnaître le bien, à aimer la vérité, à respecter les autres et à découvrir la beauté de la création. C'est aussi lui donner des repères spirituels qui pourront l'accompagner toute sa vie.

Un enfant ne grandit pas dans un environnement neutre. Il reçoit chaque jour des influences venant de sa famille, de l'école, de ses amis et de la société. Si ses parents ne lui transmettent aucune valeur, d'autres influences contribueront à façonner sa vision du monde.

La transmission chrétienne ne doit donc pas être une pression, mais une présence bienveillante. Il est essentiel que l'enfant puisse poser des questions, exprimer ses doutes et découvrir progressivement le sens de la prière et de l'Évangile.

Quand l'ego prend la place de Dieu

En grandissant, l'être humain peut progressivement se concentrer davantage sur lui-même. Ses désirs, ses ambitions, ses frustrations et sa volonté personnelle peuvent finir par occuper une place centrale dans son existence.

Peu à peu, la recherche de Dieu risque alors de passer au second plan.

L'ego devient parfois si important que l'homme ne regarde plus le monde qu'à travers ses propres attentes. Il pense davantage à ce qu'il veut obtenir, à ce qu'il possède ou à ce qu'il estime mériter.

Dans cette situation, le souvenir de Dieu peut s'effacer.

L'Évangile nous rappelle pourtant cette parole du Christ :

« Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. » (Matthieu 18, 3)

Cette parole nous invite à retrouver certaines qualités de l'enfance : la confiance, l'humilité, la simplicité du cœur et la capacité de nous émerveiller.

Il ne s'agit pas de rester immature, mais de ne pas laisser l'orgueil étouffer notre relation avec Dieu.

Garder le souvenir de Dieu dans sa vie quotidienne

Ceux qui conservent une relation profonde avec Dieu ne sont pas nécessairement épargnés par les difficultés ou les tentations. Ils connaissent eux aussi les moments de doute, les épreuves et les faiblesses humaines.

Mais ils essaient de ne pas perdre le souvenir de Dieu.

La prière, la lecture de l'Évangile, la participation à la vie de l'Église et l'attention portée à leur comportement les aident à garder leur cœur orienté vers le Seigneur.

Ils apprennent également à observer leurs pensées et leurs sentiments, à reconnaître leurs passions et à ne pas se laisser entièrement gouverner par elles.

Dans la tradition orthodoxe, cette vigilance intérieure occupe une place essentielle. Elle permet de ne pas se laisser entraîner par tout ce qui traverse notre esprit, mais de rechercher constamment la paix et l'humilité.

Les parents : transmettre une foi vivante

Un enfant ne retiendra pas uniquement les paroles de ses parents. Il observera surtout leur manière de vivre.

S'il entend parler d'amour, mais voit de la colère et du mépris au quotidien, il risque de ne plus comprendre le sens du message chrétien.

À l'inverse, lorsqu'il voit ses parents pardonner, aider les autres, reconnaître leurs erreurs et prier avec sincérité, il découvre une foi qui ne se limite pas aux mots.

Il faut également accepter que chaque enfant suive son propre chemin. Certains traverseront une période de questionnement ou prendront leurs distances avec l'Église. Cela ne signifie pas nécessairement que tout est perdu.

L'amour, la patience et la prière des parents peuvent continuer à accompagner leur enfant, même lorsque celui-ci ne partage plus leur foi.

Ne jamais cesser de prier pour ses enfants

La foi est un chemin qui se construit tout au long de la vie. Elle peut connaître des périodes de lumière, mais aussi des moments d'éloignement et de questionnement.

Il ne faut donc pas désespérer lorsqu'un enfant semble s'éloigner de Dieu. Plutôt que de multiplier les reproches, les parents peuvent continuer à lui témoigner leur amour, à respecter sa liberté et à le confier dans la prière à la miséricorde divine.

Le plus important n'est pas de contraindre un enfant à croire, mais de lui avoir montré, par notre propre existence, que la foi peut être une source d'amour, de paix et d'espérance.

Car Dieu ne cherche pas seulement des personnes qui accomplissent des gestes religieux : Il désire des cœurs qui viennent librement à Lui.

Que le Seigneur éclaire nos enfants, protège leur cœur et les accompagne tout au long de leur vie.


Source de l'article original : « Pourquoi les enfants perdent-ils foi en Dieu ? », publié le 14 mai 2022 sur Mystique Orthodoxe.

Consulter l'article original sur Mystique Orthodoxe

Le texte original indique également comme référence un extrait du blog Tokandylaki.

Sur les prophètes : L'expression "Colère de Dieu", théologiquement fausse !

 Qui donc n'a jamais été impressionné par cette expression : "La colère du Père", qui se lit et s'entend aussi dans plusieurs "révélations privées", qui sont de style apocalyptique ? Comment ici ne pas se poser la question : Est-il possible donc qu'un Dieu, qui n'est pourtant qu'Amour, puisse manifester ainsi des accès de colère, et puisse en conséquence infliger des châtiments aux humains qui sont rebelles ?

Puisque tant de personnes en viennent à avoir une image déformée de la Paternité de Dieu à cause de ces expressions qui parlent de "courroux" et de "colère", et puisque comme le cardinal Paul Emile Léger l'a affirmer, au cours d'une émission télévisée, que l'expression "Minuit Chrétien", "et de son Père arrêter le courroux" était théologiquement injuste, et finalement "non chrétienne", il me semble important au sujet de ces expressions, de remettre les pendules à l'heure juste de la Foi catholique, au moyen de l'affirmation plus explicite du Père Nicolas Damien que je cite ci-dessous : 

"Les expressions "colère de Dieu" et "châtiment", sont dans le genre littéraire des prophètes. Si nous connaissons les Saintes Ecritures, nous constatons qu'en fait, Dieu ne châtit personne... C'est l'homme qui par sa violence se fait l'instrument de son propre châtiment pour lui et pour les autres. Enfin, nul n'ignore qu'il y a aujourd'hui des "Etats voyous proliférants", qui visent détenir l'arme nuclaire." (Quand le Ciel parle aux hommes de ce temps, Père Nicolas Damien, Ed. François Xavier de Guibert").

Cette réflexion précision du Père Damien, à propos de la colère de Dieu, me semble tout à fait de bon sens, et l'Evangile la confirme bien si je ne me trompe pas. Ce n'est quand même pas le "Père Miséricordieux" (de l'Evangile), qui a en effet, été à l'origine des malheurs de son Fils prodigue, si je comprends bien la Parabole du Christ qui nous est rapportée en Luc 15, 11-32, mais bien les péchés de l'Enfant prodigue, n'est-ce pas ? 

Ceci étant dit, je n'en pense pas moins que le chant "Minuit Chrétien", soit un merveilleux cantique à écouter, et encore plus lorsqu'il est dansé (et pourquoi pas ?) .




Jairo, Minuit Chrétien ! 



Stan, Forum la Nouvelle Jérusalem

https://nouvellejerusalem.forumactif.com/

jeudi 12 mai 2022

Un chant céleste en la grotte de Bethléem en 1903..

 


Un chant céleste dans la grotte de Bethléem en 1903

La grotte de Bethléem est l'un des lieux les plus vénérés de la chrétienté. C'est dans cette région, à proximité du lieu traditionnel de la Nativité du Christ, que s'est transmis un étonnant récit datant de 1903.

Il raconte la rencontre mystérieuse d'un homme avec ce qui lui apparut comme une Divine Liturgie céleste, au cours de laquelle il aurait aperçu la Mère de Dieu, des anges et saint Georges.

Ce témoignage appartient à la tradition locale et nous est rapporté comme le récit d'une expérience spirituelle extraordinaire.

Une arrivée inattendue dans la grotte

L'homme au centre de cette histoire se nommait Khalil Abufarha. Il était présenté comme un ancêtre de la famille du pasteur de Beit Sahour, village situé près de Bethléem.

Un jour de 1903, il avait reçu la responsabilité de se rendre dans la grotte afin d'y allumer les bougies.

Pensant qu'il était encore très tôt le matin, il se mit en route. Mais en raison de la pleine lune et d'une erreur sur l'heure, il arriva en réalité vers minuit.

Lorsqu'il approcha de la grotte, il entendit des chants provenant de l'intérieur.

Ces chants lui étaient inconnus.

Intrigué, mais également hésitant, il se demanda qui pouvait bien se trouver dans le sanctuaire à une heure aussi tardive.

Après quelques instants, il trouva finalement le courage d'entrer.

Une mystérieuse liturgie

Ce qu'il découvrit à l'intérieur le bouleversa.

Selon son témoignage, il se retrouva devant une liturgie céleste célébrée par des anges.

Il aperçut également une femme entourée d'une auréole, debout près de la Belle Porte.

Khalil Abufarha comprit qu'il se trouvait en présence de la Mère de Dieu, la Theotokos.

La scène prit alors une dimension encore plus extraordinaire.

Des bruits de chevaux se firent entendre au-dessus de la grotte. Il entendit le galop d'un cheval et vit apparaître un jeune cavalier qui s'avançait vers la Mère de Dieu.

Il s'agissait, selon le récit, de saint Georges.

« Où étais-tu, saint Georges ? »

La Mère de Dieu s'adressa alors à saint Georges et lui demanda pourquoi il avait tardé à venir.

Elle lui rappela qu'il était particulièrement honoré par les fidèles et recevait de nombreux présents.

Saint Georges lui répondit qu'il avait été retenu parce qu'un bateau était en train de sombrer en mer. Des personnes en danger avaient appelé à l'aide et il était parti leur porter secours.

Ce détail donne au récit une dimension particulièrement belle : même au milieu d'une célébration céleste, le saint n'aurait pas oublié ceux qui étaient en danger.

La tradition chrétienne présente en effet les saints comme des intercesseurs qui continuent, par leurs prières, à manifester leur amour envers les hommes.

Le manteau mouillé de saint Georges

Selon le témoignage, saint Georges était vêtu d'un manteau encore mouillé. Il le secoua alors, et des gouttes d'eau atteignirent le visage et les vêtements de Khalil Abufarha.

Cet élément aurait profondément marqué le témoin. La Divine Liturgie céleste se poursuivit avant de prendre fin.

Lorsque la vision disparut, la Mère de Dieu, les anges et saint Georges n'étaient plus là. Mais Khalil Abufarha affirma avoir conservé dans ses mains un objet qui lui avait été remis par la Vierge Marie.

Il constata également que ses vêtements portaient encore les traces des gouttes provenant, selon son témoignage, du manteau de saint Georges.

Un témoignage transmis à la communauté

Après cette expérience, Khalil Abufarha raconta ce qu'il avait vu et entendu aux habitants ainsi qu'au prêtre.

Le récit fut ensuite transmis dans la mémoire locale comme un événement extraordinaire survenu dans la grotte des Bergers, près de Bethléem.

Nous devons toutefois garder à l'esprit la nature de ce récit.

Il s'agit d'un témoignage transmis dans une tradition religieuse locale, et non d'un événement dont nous posséderions une documentation historique indépendante permettant d'en établir la réalité avec certitude.

Pour un chrétien, ce type de récit peut être accueilli avec respect sans que nous soyons obligés de transformer chaque élément extraordinaire en certitude historique.

La grotte de Bethléem, lieu de prière

Au-delà du caractère merveilleux de cette histoire, elle nous rappelle surtout l'importance spirituelle de Bethléem.

Depuis des siècles, les chrétiens viennent prier dans les lieux associés à la naissance du Christ.

La tradition orthodoxe accorde une place toute particulière à la Theotokos, celle qui a donné naissance au Verbe de Dieu.

Les chants, les cierges, l'encens et les prières qui accompagnent la célébration liturgique expriment cette rencontre entre le monde visible et le mystère céleste.

Le récit de Khalil Abufarha s'inscrit précisément dans cette atmosphère.

Il raconte avoir entendu des chants qu'il ne connaissait pas, avant de découvrir ce qu'il interpréta comme une liturgie céleste.

Une invitation à lever les yeux vers le ciel

Qu'il soit reçu comme un miracle, une vision spirituelle ou comme un récit pieusement transmis, cet épisode possède une dimension profondément évocatrice.

La foi chrétienne nous rappelle que la liturgie terrestre n'est pas seulement une succession de paroles et de gestes. Elle est tournée vers le Royaume de Dieu.

Lorsque les chrétiens chantent, prient et célèbrent la Divine Liturgie, ils se tiennent devant Dieu avec les anges et les saints.

C'est peut-être ce que ce vieux récit de Bethléem cherche avant tout à nous rappeler : derrière ce que nos yeux voient, le mystère de Dieu demeure présent.

Dans le silence d'une grotte, un homme affirme avoir entendu un chant qu'il ne connaissait pas. Depuis plus d'un siècle, cette histoire continue d'être racontée.

Et elle nous invite simplement à nous souvenir que la prière peut ouvrir notre regard sur une réalité qui dépasse ce que nous pouvons voir.

Source et travail de réécriture

Article original : « Un chant céleste en la grotte de Bethléem en 1903.. », publié sur Mystique Orthodoxe le 12 mai 2022.

Source indiquée dans l'article original : Apanta Orthodoxias, article publié en mai 2022. Le lien vers cette source est conservé dans l'article original de Mystique Orthodoxe.

Source originale indiquée : Apanta Orthodoxias

Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le récit a été condensé, reformulé et replacé dans son contexte spirituel, avec une distinction plus claire entre le témoignage transmis par la tradition et les faits historiquement documentés.

Précision : le récit de 1903 est présenté ici comme une tradition ou un témoignage miraculeux transmis, et non comme un événement dont l'historicité aurait été démontrée par des sources indépendantes.