vendredi 30 décembre 2016

L'Holocauste d'aujourd'hui



L'Holocauste d'aujourd'hui : une icône orthodoxe face au drame de l'avortement

Il existe une représentation orthodoxe particulièrement saisissante consacrée au drame de l'avortement. Cette œuvre, attribuée à l'iconographe Kostas Vrousgos de Thessalonique, aurait été réalisée à Adélaïde, en Australie, avec la bénédiction de l'évêque Joseph d'Arianzos. Elle a été diffusée en plusieurs milliers d'exemplaires.

Au dos de cette image figurait un texte consacré à la vie humaine et au sens chrétien de cette représentation.

Dieu, source de toute vie

Pour la foi chrétienne, la vie est un don qui vient de Dieu.

L'homme est créé « à l'image et à la ressemblance » de son Créateur. La vie humaine possède ainsi une dignité qui ne dépend ni de l'âge, ni de la santé, ni de la force, ni de la capacité à se défendre.

L'Évangile nous rappelle les paroles du Christ :

« Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles l'aient en abondance. »
(Jean 10,10)

Cette affirmation donne une profondeur particulière à la réflexion chrétienne sur l'enfant à naître. Celui qui n'est pas encore capable de parler, de se défendre ou de faire entendre sa voix n'en est pas moins une personne confiée à notre responsabilité.

Dans la tradition orthodoxe, la vie humaine est donc accueillie comme un mystère et comme un don.

Une image qui veut provoquer la réflexion

La représentation réalisée par Kostas Vrousgos ne cherche pas simplement à montrer une réalité douloureuse. Elle veut transmettre un enseignement spirituel.

On y retrouve les conséquences du péché, la souffrance, la tristesse du Christ, mais également la possibilité du repentir et la beauté de la vie familiale.

L'image oppose ainsi deux chemins : celui qui conduit à la destruction de la vie et celui qui conduit à l'accueil de l'enfant, à l'amour familial et au sacrifice quotidien qui accompagne toute vie chrétienne.

C'est précisément ce contraste qui donne à cette œuvre sa force.

La croix et le courage d'accueillir la vie

Une partie de la représentation évoque également la mère qui, malgré les difficultés et parfois la honte ou la pression sociale, choisit de garder son enfant.

La croix rappelle alors que l'accueil d'une vie peut demander du courage et du renoncement.

Dans l'Évangile, le Christ ne présente jamais le chemin de l'amour comme un chemin facile. Il dit :

« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. »
(Matthieu 16,24)

Accueillir un enfant dans une situation difficile peut représenter une véritable épreuve. C'est pourquoi une société chrétienne devrait également chercher à soutenir concrètement les femmes et les familles confrontées à des situations douloureuses.

Défendre la vie ne devrait jamais signifier abandonner ceux qui souffrent.

La repentance reste au cœur du message chrétien

L'un des éléments importants de cette représentation est la place accordée au repentir.

L'Église condamne le péché, mais elle ne désespère jamais du pécheur.

Une femme qui a subi ou choisi un avortement peut porter pendant des années une souffrance profonde, parfois silencieuse. Elle peut avoir des regrets, de la culpabilité ou le sentiment d'avoir commis une faute irréparable.

Pourtant, le christianisme annonce précisément que rien n'est irréparable lorsqu'un être humain revient sincèrement vers Dieu.

La confession, la prière, les larmes du repentir et la miséricorde divine peuvent devenir le commencement d'une vie nouvelle.

Il ne faut donc jamais parler de la gravité de l'avortement sans parler également du pardon.

La famille comme lieu d'accueil de la vie

L'image présente enfin la famille chrétienne comme un lieu où la vie est accueillie et protégée.

La Mère de Dieu y apparaît comme le modèle suprême de la maternité chrétienne : celle qui a accueilli avec foi le mystère qui lui était confié et qui est devenue la Mère du Seigneur.

La maternité chrétienne n'est pas présentée comme une réalité sans épreuve. Elle demande amour, patience, sacrifice et confiance en Dieu.

Mais elle rappelle également une vérité essentielle : l'enfant n'est jamais simplement un problème à résoudre. Il est une vie à accueillir et une personne à aimer.

Ne jamais séparer la vérité de la miséricorde

Le message de cette œuvre demeure particulièrement fort.

Pour le chrétien, la vie humaine est sacrée parce qu'elle vient de Dieu. L'enfant à naître doit donc être regardé avec respect et compassion.

Mais cette vérité doit toujours être accompagnée de miséricorde.

Il faut prier pour les enfants à naître, soutenir les femmes enceintes en difficulté, aider les familles qui connaissent la précarité et accueillir avec amour celles et ceux qui portent le poids d'un avortement passé.

La vérité chrétienne n'est pas destinée à écraser celui qui est tombé. Elle doit conduire au repentir, puis à la guérison intérieure.

L'Église annonce à la fois la valeur incomparable de la vie et l'infinie miséricorde de Dieu.

« Seigneur, aie pitié »

Face au drame de l'avortement, le chrétien ne peut pas seulement condamner. Il est appelé à prier.

Prier pour l'enfant qui n'a pas vu le jour. Prier pour la mère qui souffre.

Prier pour les pères qui portent eux aussi parfois une blessure silencieuse. Prier pour les familles.

Et demander à Dieu de donner à notre société davantage de compassion, de solidarité et de courage pour accueillir la vie.

Car le Christ est venu dans le monde pour donner la vie.

« En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »
(Jean 1,4)

Que cette lumière éclaire nos consciences et nous apprenne à accueillir chaque vie avec respect, amour et miséricorde.

Sources

Article original : Mystique Orthodoxe, « L'Holocauste d'aujourd'hui », publié le 30 décembre 2016.

Source indiquée par l'article original : Orthodox Heritage, texte consacré à l'« Abortion Icon », œuvre attribuée à l'iconographe Kostas Vrousgos.

Une version anglaise du texte accompagnant l'œuvre est également publiée sous le titre « Abortion the indescribable calamity! », et l'article attribue le texte au métropolite Joseph de Proikonnèsos.

La présente version est une réécriture et un développement spirituel réalisé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Les formulations les plus polémiques du texte original ont été reformulées afin de mettre l'accent sur la dignité de la vie, la repentance, la prière et la miséricorde chrétienne.

lundi 5 décembre 2016

L'emplacement du tombeau du Christ confirmé


Les scientifiques qui étudient à Jérusalem le lieu d'inhumation et de résurrection de Jésus Christ viennent de confirmer l'authenticité de l'emplacement du tombeau vide.

« Le contenu du tombeau apporte toutes les preuves que ce lieu de pèlerinage est bel et bien le tombeau découvert au IVe siècle », a déclaré l'archéologue Fredrik Hiebert.
Cette question fait l'objet d'un litige séculaire entre les archéologues et les théologiens. En effet, l'église du Saint-Sépulcre a été détruite plusieurs fois par des incendies, des séismes et des guerres avant d'être reconstruite, remettant en question l'intégrité du lieu d'inhumation.
Après la première ouverture du tombeau vide depuis presque 500 ans, les archéologues ont découvert derrière la dalle de marbre une table de calcaire où se trouvait très probablement le corps du Christ. Cependant, les chercheurs ont ensuite découvert une autre dalle de marbre inconnue jusqu'à présent sur laquelle une croix était gravée — probablement au XIIe siècle à l'époque des croisades. « La seconde dalle de marbre, recouverte d'une épaisse couche de poussière, nous a énormément surpris. Nous ignorions qu'elle pouvait se trouver à cet endroit. La dalle était grise et non beige-clair, avec une magnifique croix au milieu. Cette dalle peut être considérée comme la preuve d'authenticité du tombeau », a déclaré Fredrik Hiebert.
Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Extrait de Sputnik France,

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/presse/201612051029016083-tombeau-jesus/

dimanche 4 décembre 2016

St Marc l'Ascète : la vie spirituelle


Dans la vie spirituelle, sans la pénitence, nous ne pouvons rien faire avec dignité, mais le Seigneur nous pardonne beaucoup grâce à nos efforts. Celui qui s'efforce de vivre par les commandements et qui maintient un esprit de pénitence jusqu'au but, même s'il commit un péché, il sera sauvé grâce au fait qu'il s'est forcé. Or le Seigneur en a promit dans l'Evangile.


St Marc l'Ascète

icône tirée du blog stmaterne.blogspot.com

vendredi 2 décembre 2016

Une tablette représentant le Christ vieille de 2000 ans


Des scientifiques ont attesté de l’authenticité d’un livre de plomb datant de 2.000 ans et contenant le visage de Jésus-Christ.

Les physiciens Roger Webb et Chris Jeynes de l'université britannique de Surrey ont conduit une étude afin de déterminer l'authenticité d'un livre de plomb datant de 2 000 ans et dans lequel se trouve une représentation du visage de Jésus-Christ.
Suite à de nombreuses analyses du métal, les spécialistes sont parvenus à déterminer l'origine de l'artefact. ​ Pendant de nombreuses années, toutes les tentatives de la science afin de percer le mystère de la tablette de plomb sont restées vaines et l'objet était considéré comme une contrefaçon. Néanmoins, ils ont finalement réussi à déterminer que l'alliage de plomb de la tablette était identique à la composition d'une ancienne plaque romaine, également en plomb. La corrosion indique notamment que le livre a été créé il y a 2 000 ans. En outre, l'analyse isotopique exclut qu'il puisse être fabriquée au XXe ou au XXIe siècle. La tablette en question est constituée de feuilles de plomb fixées avec du fil. Elle a été découverte en Jordanie par un Bédouin en 2008. On peut y lire que l'enseignement du Christ n'était pas une nouvelle religion, mais la renaissance d'une ancienne tradition juive religieuse. Le texte mentionne non seulement le nom de Jésus-Christ mais également les noms des disciples Pierre, Jean et Jacques. Le livre raconte entre autres l'apparition de Dieu devant les hommes pendant que Jésus priait dans le temple de Salomon.

Extrait de Sputnik France, 

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/culture/201612011028965640-tablette-plomb-visage-christ/

jeudi 1 décembre 2016

Les sectes mondiales les plus dangereuses


Résultat de recherche d'images pour "scientologie"

Sputnik a sélectionné les cinq sectes les plus dangereuses du monde, ces organisations religieuses ou laïques, très nombreuses, qui ont leur propre doctrine, différente de la doctrine religieuse ou de l'idéologie dominante.

Heaven's Gate (Portes du Paradis)

La secte a été fondée aux USA en 1975 par Marshall Applewhite, qui avait fait connaissance en 1971 avec l'infirmière Bonnie Nettles dans un hôpital psychiatrique. Ensemble, ils ont commencé à prêcher pour les étudiants, les hippies et les mendiants, se faisant appeler les "Deux" ou "Winnie et Poohe". Les adeptes de la secte croyaient qu'il était nécessaire de quitter le corps humain et de passer "au niveau suivant de développement". La communauté vivait selon des règles très strictes. Ainsi, tous les membres devaient porter des gants et des cagoules, pour ne pas se toucher les parties nues du corps ni donner naissance à des "désirs pécheurs". Il fallait également abandonner sa famille et surveiller les autres membres de la secte. En 1975, les adeptes se sont rendus dans l'est du Colorado pour attendre l'apparition d'une soucoupe volante qui devait les porter au "niveau suivant". Faute de vaisseau spatial, la plupart des adeptes ont quitté la secte. Quelques années plus tard, les "Deux" ont recommencé à prêcher et ont réussi à rassembler un petit groupe de 50 personnes. Ils subsistaient sur les dons des néophytes et de l'argent qu'ils gagnaient grâce à des travaux saisonniers. Le 26 mars 1997, 39 membres de la secte se sont suicidés par ingestion de phénobarbital mélangé à de la compote de pomme et de la vodka.

Aum Shirikyo

Aum Shinrikyo (aujourd'hui Aleph), est reconnue comme une secte destructrice, totalitaire, extrémiste et terroriste. Elle a été fondée au Japon en 1987 par Shoko Asahara. Ce dernier était initialement vendeur de médicaments, mais a été arrêté pour avoir vendu de faux produits. Ensuite, il a ouvert une salle de yoga et de méditation, mais l'a bientôt transformée en organisation religieuse. La secte a attiré un grand nombre d'étudiants japonais des meilleures universités, et a ainsi reçu le nom de "religion pour les élites". Avec le temps, Aum Shinrikyo a ouvert des filiales à New York, à Bonn et au Sri Lanka. Le but principal des adeptes de ce mouvement était d'atteindre l'illumination par l'avancement d'une étape à l'autre, avec la soumission totale aux ordres du leader Asahara, que les adeptes considéraient comme l'incarnation du Messie sur terre. Asahara avait prédit l'Apolcalypse pour le 1er août 1999, et les membres de l'organisation s'y préparaient activement. En 1995, ils ont organisé un attentat dans le métro de Tokyo qui a fait 12 morts et 5 000 blessés. Les terroristes ont utilisé le gaz toxique sarin, dont des traces ont été par la suite découvertes dans le bâtiment appartenant à la secte. Le but de l'attentat était d'attirer l'attention sur Aum Shinrikyo et de déclencher "la bataille finale entre le Bien et le Mal". Asahara a été arrêté et accusé de l'organisation de l'attentat, cependant, le procès n'a été achevé qu'en 2004. Asahara a été condamné à mort, mais le verdict n'a toujours pas été accompli en raison du fait qu'un certain nombre de procès des membres d'Aum Shinrikyo ne sont pas encore achevés.

L'Eglise de l'Unification, ou les Moonistes

L'Eglise de l'Unification a été fondée par Sun Myung Moon en 1954 à Séoul. Aujourd'hui, elle attire de 5 à 7 millions d'adeptes dans le monde entier. Dans plusieurs pays, l'Eglise de l'Unification est reconnue comme une secte destructrice et totalitaire. Les membres de la secte croient que Sun Myung Moon a été choisi par Jésus-Christ pour "restaurer le parfait royaume de Dieu". La doctrine de l'Eglise de l'Unification est un mélange des dogmes du Christianisme avec le mysticisme, le chamanisme et l'occultisme, avec quelques emprunts aux religions orientales. En mars 1960, Sun Myun Moon a épousé Hak Ja Han, une "Eve restaurée". Depuis, une des traditions principales de la secte est l'organisation de mariages de masse qui devaient devenir le premier pas vers la voie du salut. Selon la doctrine de Sun Myung Moon, il était possible de "purifier" l'humanité en "fécondant" les femmes avec la semence de Dieu, c'est-à-dire la sienne. Il donnait aux femmes de la secte une boisson contenant son sperme, et ensuite la femme devait concevoir un enfant avec n'importe quel homme de la communauté. Les Moonistes devaient rompre tout contact avec leur famille, vivre avec cinq ou dix autres adeptes, prier et travailler, ou scientologues


Les scientologues

L'Eglise de scientologie a été fondée par Ron Hubbard le 18 février 1954 à Los Angeles. Aujourd'hui, beaucoup de pays la qualifient d'organisation commerciale. D'ailleurs, dans un certain nombre de pays, elle est classée parmi les sectes et les organisations totalitaires. Les scientologues croient qu'après la destruction du monde, qui ne manquera pas d'arriver, seuls les thétans auront le droit de vivre. Selon le concept de Hubbard, les thétans ont créé l'Univers et c'est à eux qu'il doit son existence. Mais ensuite, les thétans ont perdu la mémoire de leur véritable nature et ont commencé à se sentir comme des créatures à formes humaines. Pour obtenir le droit à la vie après la fin du monde, il faut "réveiller le théthan" au fond de soi, et suivre une formation à l'Eglise de scientologie, dont le prix peut atteindre des centaines de milliers de dollars. Après la fin de la formation, les membres de l'organisation peuvent se considérer comme des surhommes dont le niveau de développement spirituel est considérablement par rapport à ceux qui ne sont pas "illuminés". Parmi les membres de l'Eglise scientologie, on retrouve de nombreuses célébrités telles que Tom Cruise, John Travolta et Priscilla Presley.

Le Temple du Peuple

Le Temple du Peuple est reconnu comme l'une des sectes les plus dangereuses au monde. Ce mouvement religieux a été fondé en 1955 à Indianapolis par Jim Jones. La secte a connu un "âge d'or" dans les années 1970, quand le Temple du Peuple a ouvert ses filiales dans plusieurs Etats américains. En 1974, Jones a dû quitter les USA avec ses disciples car les autorités se sont intéressées à son organisation, et les familles des membres de la secte exigeaient une enquête approfondie sur ses activités. Elles croyaient que Jones avait une influence énorme sur les membres du Temple et exigeait une obéissance inconditionnelle. Les adeptes se sont installés en Guyane et ont fondé un nouveau village, Jonestown. Plus de 900 adeptes vivaient ainsi sur une surface de 16 kilomètres carrés. Les membres de la secte ont organisé une communauté, exploitaient des fermes, ont construit une scierie, un jardin d'enfants et un club. Les autorités américaines et les médias ont continué de s'intéresser à la communauté, mais pendant leurs visites, Jones réussissait à donner une impression positive de la vie des membres de la communauté. En même temps, les quelques personnes qui ont réussi à échapper et à fuir cette secte, disaient que pour contraindre les sectaires à la soumission, Jones et son entourage avaient souvent recours à la violence physique et aux drogues. Un des plus grands suicides de masse dans l'histoire a eu lieu à Jonestown, le 18 novembre 1978, 920 membres du Temple du Peuple ont été tués ou se sont suicidés, en avalant une solution de cyanure. Jones, quant à lui, s'est fusillé ou a été abattu par l'un de ses disciples. Tout cela a été représenté comme un "suicide révolutionnaire". En 1979, le Temple du Peuple a été reconnu aux USA comme un culte destructif et a été officiellement interdit.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes




Extrait de Sputnik France,
http://fr.sputniknews.com/societe/20150531/1016343312.html

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image extraite de Sputnik France,
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mercredi 30 novembre 2016

Les enfants atteint de trisomie




Saint Païssios et les enfants atteints de trisomie

Saint Païssios l’Athonite parlait avec beaucoup de gravité de la manière dont la société considère les enfants porteurs d’un handicap ou d’une maladie.

Dans un témoignage rapporté par Athanásios Rakovalis dans Le Père Païssios m’a dit, le saint ancien dénonce notamment l’idée selon laquelle un enfant diagnostiqué comme trisomique devrait être supprimé avant sa naissance. Pour lui, la valeur d’une personne ne dépend ni de sa santé, ni de ses capacités physiques ou intellectuelles.

Un enfant reste une personne

Saint Païssios aurait ainsi déploré que l’on puisse conseiller à certains parents d'avoir recours à l'avortement après avoir appris que leur enfant serait atteint de trisomie.

Dans la perspective chrétienne rapportée par Rakovalis, l’enfant à naître demeure une personne humaine, avec une âme, même lorsqu’il est marqué par une maladie ou un handicap.

Cette parole rejoint une conviction fondamentale de la foi orthodoxe : chaque être humain possède une dignité qui ne dépend pas de ses performances, de son apparence ou de son état de santé.

Un enfant fragile n’est pas une vie de moindre valeur.

Une épreuve qui peut devenir un chemin spirituel

Saint Païssios ne présente pas pour autant la vie avec un enfant handicapé comme une réalité facile.

Elle peut demander aux parents beaucoup de patience, de courage, de renoncement et d’amour.

Mais, dans son enseignement spirituel, l’épreuve peut également devenir un chemin de sanctification.

Accueillir un enfant qui demande davantage d’attention signifie apprendre à aimer sans attendre de récompense, à donner sans calculer et à découvrir une forme d’amour plus désintéressé.

Le chrétien est ainsi appelé à regarder l'être humain avec les yeux de Dieu plutôt qu'à mesurer sa valeur selon les critères du monde.

La prière ne doit jamais devenir une recherche de mérite

Le témoignage rapporte également une comparaison utilisée par saint Païssios.

Il évoque celui qui accomplit de nombreuses prières et de nombreuses prosternations, mais qui finit par en tirer de l’orgueil.

Pour l’ancien, la vie spirituelle ne consiste pas à multiplier les pratiques religieuses tout en oubliant l’amour et la compassion.

On peut beaucoup prier et pourtant manquer l’essentiel si notre cœur devient dur envers ceux qui souffrent.

La véritable prière doit conduire à l'humilité et à la charité.

« Ceux qui sauvent leur enfant de la mort »

Le témoignage attribué à saint Païssios affirme que les parents qui choisissent de protéger leur enfant malgré les difficultés recevront une récompense auprès de Dieu.

Il faut comprendre cette parole dans le cadre spirituel du récit : elle ne signifie pas que les parents d'un enfant handicapé seraient abandonnés à leurs seules forces.

Au contraire, elle met en avant la patience et le sacrifice comme des chemins possibles vers Dieu.

Dans cette perspective, prendre soin d’un enfant fragile peut devenir une œuvre d’amour accomplie dans le secret, connue de Dieu même lorsque personne d’autre ne la voit.

Accueillir la vie avec amour

Le message transmis par ce témoignage demeure particulièrement actuel.

Une société peut facilement être tentée de considérer la maladie, le handicap ou la trisomie uniquement sous l'angle du diagnostic, des difficultés ou des contraintes.

La foi chrétienne invite à regarder d'abord la personne.

Avant d'être un diagnostic médical, un enfant est un être humain.

Avant d'être une difficulté pour une famille, il est une personne capable d'être aimée et de donner de l'amour.

C'est pourquoi la défense de la vie doit toujours être accompagnée d'une véritable solidarité envers les parents : soutien matériel, accompagnement médical, aide psychologique, présence familiale et fraternité chrétienne.

Dire qu'une vie est précieuse implique également d'aider ceux qui doivent la porter et l'accompagner.

Une parole de saint Païssios pour aujourd'hui

À travers ce témoignage d'Athanásios Rakovalis, saint Païssios nous invite à ne jamais mesurer la valeur d'une personne à ses capacités.

L'enfant malade ou handicapé n'est pas une erreur de la création.

Il demeure une personne confiée à notre amour.

Pour le chrétien, accueillir les plus fragiles signifie aussi apprendre à reconnaître dans leur vulnérabilité un appel à la compassion, au sacrifice et à l'humilité.

Que le Seigneur donne aux parents confrontés à une telle épreuve la force, la patience et l'espérance nécessaires, et qu'Il nous apprenne à regarder chaque vie humaine avec respect et amour.

« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et apprends-nous à aimer les plus petits et les plus fragiles. »

Source

Extrait de : gero-paisios.blogspot.fr — « Γέρων Παΐσιος: Ο βίος του γ. Παϊσίου » (La vie de l'Ancien Païssios).

Le témoignage repris dans l'article de Mystique Orthodoxe est attribué à Athanásios Rakovalis, dans son ouvrage Le Père Païssios m'a dit (Ο πατήρ Παΐσιος μου είπε… / Father Paisios Told Me). Les éditions de cet ouvrage sont publiées par Orthodoxos Kypseli. Des sources bibliographiques contemporaines identifient bien Rakovalis comme l'auteur de recueils de souvenirs de ses conversations avec saint Païssios.

Article original : Mystique Orthodoxe, « Les enfants atteint de trisomie », 30 novembre 2016. Texte retravaillé en 2026. 

Note : les propos concernant saint Païssios sont présentés ici comme un témoignage transmis par Athanásios Rakovalis. Ils ne doivent pas être confondus avec un texte écrit directement par saint Païssios.

mardi 29 novembre 2016

La politique immorale du gouvernement américain en Syrie

La politique immorale du gouvernement américain en Syrie


Le village chrétien de Mal'loula en Syrie

Je me sens obligé, en tant que chrétien et en tant que citoyen américain, ne parlant que pour moi-même, de condamner la politique du gouvernement des Etats-Unis qui a été de renverser le gouvernement syrien en armant et en finançant une insurrection djihadiste radicale. Cela a alimenté et exacerbé un conflit qui a vu la mort de près de la moitié d'un million de Syriens, produit cinq millions de réfugiés, sept et demi million de déplacés internes, et a apporté des souffrances indicibles à des millions d'autres qui ont souffert directement ou indirectement à la suite de cette politique honteuse.

Je ne peux pas fermer les yeux sur le fait que notre gouvernement continue, avec nos dollars des contribuables, à financer et à armer ceux qui sont en train de violer, assassiner, et le déplacement de chrétiens (qui représentent environ dix pour cent de la population totale), et d'autres minorités religieuses en Syrie.

Notre gouvernement a mené une campagne de bombardement bidon contre ISIS pour plus d'un an, avec le seul effet étant qu'il a fait croire que nous faisions quelque chose, et fourni une couverture pour ce que nous avons clairement été jusque là. En fait, le résultat des actions de notre gouvernement final était de permettre à ces terroristes de pousser plus à l'ouest en Syrie. Notre gouvernement a volontairement regardé dans l'autre sens, car il a mis la pression sur le gouvernement syrien légitime.

Certains des experts universitaires les plus prestigieux dans le monde ont à maintes reprises confirmé cela. Dans la mesure où ISIS a été sur la course au cours des derniers mois, cela est principalement dû aux efforts de l'armée syrienne et de leurs alliés, et non pas aux actions timides de notre gouvernement.

ISIS a envahi une grande partie de l'Irak et de la Syrie orientale, voyageant souvent dans de grands convois à travers le désert (qui auraient été des cibles faciles pour une campagne de bombardement aérien), et finalement, ont capturé la ville historique de Palmyre en Syrie. Il en a résulté non seulement une immense perte de vies humaines, et la destruction de nombreuses communautés, mais aussi la perte d'objets de documents inestimables qui sont perdus pour les générations futures, pour toujours. Notamment ceux de communautés chrétiennes anciennes, qui pour beaucoup parlaient la langue même du Christ, l'araméen, et ont existé depuis le temps des apôtres, et ont ainsi été détruits. Nous avons vu la renaissance des marchés d'esclaves, qui ont fonctionné ouvertement dans les rues des villes en Syrie et en Irak. Et notre gouvernement a non seulement fait très peu pour mettre fin à ces choses, mais il a en fait canalisé armes et fournitures à des groupes étroitement alliés avec le Front Al Nosra (qui est une branche d'Al Qaïda, qui se fait appeler ces derniers temps Jabhat Fatah al Sham) et ISIS.

Notre propre gouvernement a également continué à diaboliser les autres puissances mondiales, qui à l'invitation du gouvernement syrien, viennent en aide dans la lutte contre ISIS et d'autres groupes terroristes. Nos dirigeants continuent d'entretenir cette guerre civile, au lieu de poursuivre des voies légitimes de paix, tout en continuant à rester étroitement allié avec des sources de l'idéologie terroriste comme l'Arabie Saoudite.

De peur que quelqu'un pense que ce que je dis reflète les théories du complot, je tiens à souligner que Franklin Graham, qui fait un travail de bienfaisance sur le terrain en Syrie, et qui est le fils du célèbre évangéliste Billy Graham, a souligné ces erreurs dans la politique américaine en Syrie depuis des années. Comme la plupart de ceux qui connaissent les chrétiens de Syrie, il s'oppose à toute tentative de renverser le gouvernement syrien, et a protégé les chrétiens et les autres minorités religieuses, et tout gouvernement qui serait probablement censé le remplacer, voyant ainsi la fin du Christianisme en Syrie.

Nous devrions tous faire appel à nos dirigeants d'arrêter cette politique irresponsable et inhumaine, et surtout condamner toute suggestion que nous devrions bombarder l'armée syrienne. Il est regrettable que de nombreux civils aient souffert et soient morts dans cette guerre civile, mais la responsabilité principale appartient à ceux qui ont mis cette guerre en mouvement, alimentée par un approvisionnement régulier des armes et des fournitures, et ont constamment empêché les efforts pour l'amener à une conclusion rapide.

Nous devrions également immédiatement couper toute aide militaire et financière aux groupes rebelles, qui alimentent la hausse rapide de l'ISIS en premier lieu. Nous devrions mettre fin aux sanctions qui ont contribué à créer la crise qui a jeté les bases de cette guerre civile. Et en outre le gouvernement américain devrait fournir des ressources suffisantes pour reconstruire les communautés qui ont été détruites à la suite de ces actions immorales et injustes. Nous devrions également tous continuer à prier chaque jour pour la paix de la Syrie et pour les victimes de cette guerre tragique et insensée.

Fr. John Whiteford's News, Comments & Reflections, 
Fr. John Whiteford,
10/10/2016
Extrait de Pravoslavie.ru,
The immoral policy of the United States Government in Syria

lundi 28 novembre 2016

Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire



Ce que Vladimir Poutine avait déclaré à TF1 en 2016 : les passages moins connus de son entretien

Le 12 octobre 2016, Vladimir Poutine accordait une interview à TF1, alors que sa visite prévue en France avait été annulée dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de la guerre en Syrie et de la situation à Alep.

L'entretien avait été largement consacré à la Syrie, aux relations entre la Russie et les États-Unis ainsi qu'aux accusations concernant les opérations militaires menées à Alep.

Mais l'intégralité de l'entretien comportait également d'autres déclarations du président russe qui furent beaucoup moins présentes dans le sujet diffusé au journal télévisé de TF1.

La situation à Alep et la question des civils

Interrogé sur la situation humanitaire à Alep, Vladimir Poutine affirmait que les populations civiles étaient victimes des combats et qu'il fallait permettre l'acheminement de l'aide humanitaire.

Il insistait également sur la nécessité, selon lui, de ne pas permettre aux groupes terroristes d'utiliser les populations civiles comme boucliers humains.

Dans ses réponses, le président russe établissait un parallèle avec plusieurs opérations militaires américaines au Moyen-Orient et dénonçait ce qu'il considérait comme un traitement différent des responsabilités selon les acteurs concernés. Ces déclarations constituent naturellement le point de vue de Vladimir Poutine sur le conflit et doivent être replacées dans le contexte politique et militaire de l'époque.

Le cessez-le-feu en Syrie

Une partie importante de l'entretien concernait également le cessez-le-feu conclu quelques semaines auparavant entre la Russie et les États-Unis.

Vladimir Poutine expliquait que Moscou avait accepté le principe d'une trêve, tout en demandant auparavant une séparation entre les groupes considérés comme terroristes et les autres composantes de l'opposition syrienne.

Il revenait notamment sur la frappe américaine du 17 septembre 2016 contre des forces gouvernementales syriennes près de Deir ez-Zor. Selon les autorités américaines, cette frappe résultait d'une erreur et avait causé la mort de militaires syriens.

Poutine soulignait que cette frappe avait été suivie d'une offensive de l'organisation État islamique et mettait en doute la possibilité que cette succession d'événements soit entièrement fortuite. Il présentait ainsi la situation comme l'une des causes de l'échec du cessez-le-feu.

Le convoi humanitaire près d'Alep

Le président russe évoquait également l'attaque contre un convoi humanitaire près d'Alep.

Dans l'entretien, il affirmait que la Russie savait, selon ses informations, quel groupe était responsable de cette attaque. Il présentait cette affaire comme une provocation destinée à compromettre les efforts diplomatiques et humanitaires.

Il proposait parallèlement que les forces russes et américaines puissent participer ensemble à la sécurisation d'une route destinée au passage des convois humanitaires.

Selon son récit, les États-Unis auraient refusé cette proposition. Là encore, il s'agit de la présentation faite par le président russe au cours de l'entretien et non d'un constat indépendant établi par TF1.

L'avenir politique de la Syrie

Vladimir Poutine abordait également la question de Bachar al-Assad.

Il déclarait que le gouvernement syrien avait accepté le principe d'une nouvelle Constitution et d'élections permettant au peuple syrien de déterminer l'avenir politique du pays.

Selon lui, si les électeurs ne choisissaient pas Bachar al-Assad, le pouvoir pourrait changer par la voie électorale et sous supervision internationale.

Cette position reflétait la conception défendue par Moscou à cette époque : le futur politique de la Syrie devait être déterminé par un processus politique et électoral plutôt que par une intervention militaire extérieure.

La question des réfugiés

L'interview abordait également la crise migratoire qui touchait alors l'Europe.

Vladimir Poutine contestait les accusations attribuant à la Russie une responsabilité dans l'augmentation du nombre de réfugiés arrivant en Europe.

Il soutenait que les déplacements massifs de populations avaient commencé avant l'intervention militaire russe en Syrie et affirmait que l'objectif de Moscou était au contraire de contribuer à créer les conditions permettant aux populations déplacées de retourner dans leur pays.

Une interview qui mérite d'être replacée dans son contexte

Avec le recul, cet entretien de 2016 permet surtout de comprendre les positions défendues par le Kremlin au moment où la guerre en Syrie connaissait une phase particulièrement intense.

Le sujet est intéressant également pour réfléchir à la manière dont une interview politique est présentée à la télévision. Un entretien de plusieurs dizaines de minutes ne peut généralement pas être diffusé dans son intégralité dans un journal télévisé. La rédaction doit donc sélectionner certains passages en fonction de l'actualité et du temps disponible.

Cela signifie qu'un téléspectateur qui ne regarde que quelques minutes d'une interview peut ne pas connaître l'ensemble des arguments développés par la personne interrogée.

Il est donc toujours intéressant, lorsque cela est possible, de rechercher l'entretien complet, de comparer les différentes sources et de distinguer les faits vérifiables des déclarations et interprétations propres à chaque responsable politique.

Garder un regard attentif sur l'information

Cette affaire ancienne nous rappelle finalement une chose importante : s'informer demande parfois d'aller au-delà du résumé d'une actualité.

Une même interview peut être présentée de différentes manières selon les passages retenus, le contexte choisi et les commentaires qui les accompagnent.

Cela ne signifie pas qu'un média cherche nécessairement à tromper son public. Mais cela rappelle l'utilité de consulter plusieurs sources et, lorsque cela est possible, de revenir aux documents originaux.

Dans un monde où les images, les extraits et les déclarations circulent très rapidement, prendre le temps de vérifier le contexte reste une forme de prudence.

Sources

TF1 / TF1 Info, « JT 20H. Visite de Poutine annulée : il accorde une interview exclusive à TF1 », 11 octobre 2016.

Mystique Orthodoxe, article original publié en novembre 2016, reprenant des passages de l'entretien et une publication de Sputnik.

Article ancien de Mystique Orthodoxe publié en 2016 et retravaillé en 2026.

dimanche 27 novembre 2016

La Grèce meurtrie




La Grèce meurtrie : quand la souffrance d’un peuple interpelle notre conscience

Article retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe

Un peuple confronté à l’épreuve

La Grèce est une terre profondément marquée par l’histoire chrétienne. Ses monastères, ses églises et ses icônes témoignent depuis des siècles d’une foi qui a traversé les guerres, les occupations et les bouleversements de l’histoire.

Pourtant, au milieu des années 2010, le pays a connu une grave crise économique et sociale. Derrière les chiffres et les décisions politiques, il y avait surtout des hommes, des femmes et des familles confrontés à la précarité, à l’incertitude et parfois au désespoir.

Des personnes âgées peinaient à vivre dignement, des familles rencontraient des difficultés pour subvenir à leurs besoins et de nombreux jeunes voyaient leur avenir compromis. Cette souffrance rappelait une vérité essentielle : les crises économiques ne sont jamais seulement des questions de chiffres. Elles touchent directement la vie humaine.

Lorsque l’argent prend la place de l’homme

Cette crise nous invite à réfléchir à la place que l’argent occupe dans nos sociétés.

La recherche du profit devient dangereuse lorsqu’elle fait oublier la dignité humaine, lorsque les plus fragiles sont sacrifiés à des intérêts économiques et lorsque la réussite financière devient la seule mesure de la valeur d’une personne.

L’Évangile nous met en garde contre l’attachement excessif aux richesses. Le Christ nous rappelle que l’homme ne peut servir deux maîtres et que les biens matériels ne sauraient remplacer l’amour de Dieu.

La tradition orthodoxe insiste également sur la nécessité du partage, de la sobriété et de la compassion. La richesse n’est pas condamnée en elle-même, mais elle devient une source de souffrance lorsqu’elle nourrit l’égoïsme plutôt que la solidarité.

La souffrance des plus fragiles

Dans les périodes de crise, les personnes les plus vulnérables sont souvent les premières à souffrir. La maladie, le chômage, l’isolement et la pauvreté peuvent ébranler jusqu’à l’espérance.

Face à cette réalité, le chrétien ne peut se contenter de juger ou de détourner le regard. Il est appelé à écouter, à soutenir et à partager ce qu’il possède, même modestement.

Une aide concrète, une visite à une personne seule, un repas offert ou une parole de réconfort peuvent devenir des signes de la présence du Christ auprès de ceux qui souffrent.

La charité chrétienne ne se limite pas aux bonnes intentions : elle se manifeste dans les actes.

Garder l’espérance au milieu des épreuves

La Grèce a traversé de nombreuses épreuves au cours de son histoire. La crise économique des années 2010 a constitué une nouvelle blessure, dont les conséquences ont touché de nombreuses vies.

Mais la souffrance ne doit jamais nous conduire à considérer un peuple comme condamné. L’espérance chrétienne ne consiste pas à nier les difficultés ni à attendre passivement que tout change. Elle nous invite à agir avec courage, à défendre la dignité de chacun et à ne pas abandonner ceux qui sont dans le besoin.

Prions pour le peuple grec, pour les familles éprouvées par la pauvreté, pour les personnes privées d’emploi et pour tous ceux qui ont perdu confiance en l’avenir.

Que Dieu nous accorde un cœur moins attaché aux richesses et davantage ouvert à la compassion. Car une société devient véritablement plus humaine lorsque les plus faibles ne sont plus laissés seuls face à leur détresse.

Seigneur Jésus-Christ, souviens-Toi de tous ceux qui souffrent. Accorde-leur la force de traverser les épreuves et inspire aux hommes la justice, le partage et la miséricorde. Amen.

Sources

Cette version est une réécriture du texte ancien, centrée sur sa dimension humaine et spirituelle. Les références à la crise concernent principalement la période historique évoquée dans l’article d’origine.

jeudi 24 novembre 2016

Vénérable Antoine de la skite de Iezerul Vilcea




Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea : l’ermite de la montagne

Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea, appelé aussi saint Antoine l’Hésychaste, est l’un des grands ermites de la tradition orthodoxe roumaine. Il est célébré le 23 novembre.

Dès sa jeunesse, Antoine fut attiré par la vie de prière et par les moines qui recherchaient le silence et l’union avec Dieu. Il entra au monastère d’Iezeru, en Roumanie, puis, en 1690, reçut la bénédiction de son supérieur pour se retirer dans la solitude de la montagne.

Il choisit une petite grotte comme cellule. Désireux d’y disposer d’un lieu consacré à la prière, il entreprit de creuser lui-même une petite chapelle dans la roche. Pendant trois années, il travailla avec des outils rudimentaires, consacrant ses journées au labeur et ses nuits à la prière. Lorsque la chapelle fut achevée, elle fut consacrée par l’évêque Hilarion de Râmnicu-Vâlcea.

Saint Antoine mena ensuite une vie d’une grande austérité : jeûnes, veilles, prosternations, lecture des Psaumes et invocation continuelle du nom de Jésus. Mais son retrait du monde ne signifiait pas un éloignement des hommes. De nombreux prêtres, moines et fidèles venaient auprès de lui pour recevoir une parole de conseil, de consolation et de prière.

Sa réputation de sainteté se répandit dans toute la région. Ses disciples conservèrent le souvenir de sa vie et de son enseignement, tandis que les fidèles continuèrent à venir prier près de sa grotte et de sa tombe.

Saint Antoine s’endormit dans le Seigneur en 1714, après de longues années de vie ascétique. L’Église orthodoxe roumaine reconnut officiellement sa sainteté en 1992. Son témoignage demeure celui d’un homme qui chercha dans le silence, la prière et l’humilité à vivre entièrement tourné vers le Christ.

Prière

Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea,
toi qui as consacré ta vie à la prière et à la recherche de Dieu,
intercède pour nous auprès du Christ.
Apprends-nous le silence du cœur, la persévérance dans l’épreuve
et la confiance dans la miséricorde de Dieu.
Amen.


Sources et travail de réécriture

Source principale : article « Vénérable Antoine de la skite de Iezerul Vilcea », publié sur Mystique Orthodoxe, le 24 novembre 2016.

La présente version est une adaptation française et entièrement réécrite, réalisée à partir de cet article et vérifiée à l’aide de sources orthodoxes complémentaires, notamment l’Orthodox Church in America et Basilica.ro, site du Patriarcat de Roumanie.

Une biographie plus détaillée, attribuée à l’hiéromoine Ioanichie Bălan, indique également comme source le livre du Patriarcat de l’Église orthodoxe roumaine Romanian Saints and Defenders of the Law of our Forefathers (Bucarest, 1987).

L'expulsion des chrétiens du Moyen Orient : Une catastrophe pour la civilisation


© Sputnik. Sergey Pyatakov
© Sputnik. Sergey Pyatakov
© Sputnik. Sergey Pyatakov


Le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille a vivement dénoncé l’expulsion des chrétiens des pays du Moyen-Orient, la qualifiant de catastrophe pour la civilisation.

Dans une interview à RT, le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille a abordé le sujet des chrétiens au Moyen-Orient. « L'élimination des chrétiens, leur expulsion de la région représente non seulement un crime contre la foi, contre les droits de l'homme et les libertés, mais aussi une catastrophe pour la civilisation, parce qu'avec la disparition de la population chrétienne tout changera dans ces pays », a déclaré le Patriarche. 

Cyrille a rappelé que le Moyen-Orient était « le berceau du christianisme, le berceau de la culture chrétienne ». C'est pourquoi la protection des chrétiens dans la région est devenue un thème central de la rencontre entre le Patriarche de Moscou et le pape François, qui s'est passée à l'aéroport de La Havane en février. « De toutes les minorités, les chrétiens ont été et sont actuellement les plus touchés. Les chiffres sont terrifiants: il y avait près d'un million et demi de chrétiens en Irak et maintenant il en reste moins de 150 000, un demi-million de chrétiens en Syrie sont portés disparus — qu'ils aient été tués ou qu'ils aient émigré », a souligné le Patriarche. Il est nécessaire de sauver non seulement les chrétiens, mais tous les peuples de la région, a-t-il ajouté, appelant à arrêter l'effusion de sang. « Ce qu'il nous reste à faire, c'est prier, bien sûr, et travailler pour que tous les pays comprennent la nécessité d'une action concertée », a conclu le Patriarche.


http://sptnkne.ws/cKyb

Saint Sylvestre des Grottes de Kiev



Saint Sylvestre des Grottes de Kiev a vécu au cours du XIIe siècle, et a été higoumène du monastère Mikhailovsk Vydubitsk à Kiev. Il a continué le travail de Saint Nestor le Chroniqueur (27 octobre), et a écrit neuf Vies des Saints des Grottes de Kiev.

Dans le service aux Pères vénérés près des grottes, Saint Sylvestre est appelé bienheureux et doté d'un don miraculeux pour conjurer les suggestions démoniaques (Ode 9 du Canon). Saint Sylvestre a été enterré près des grottes, et sa mémoire est célébrée le 28 septembre, et le deuxième dimanche du Grand Carême.


Extrait de http://www.pravoslavie.ru/english/75702.htm

Cet article a été publié sur le site de l' Eglise orthodoxe d'Amérique et est utilisé ici avec lapermission.

mercredi 23 novembre 2016

Témoignage d'un français vivant en Syrie

Pierre le Corf
Pierre le Corf


Pierre Le Corf, fondateur de l'ONG humanitaire, créée pour aider les civils en proie à la guerre, n’a pas mâché ses mots pour décrire la menace terroriste croissante à Alep. Témoin oculaire des faits, il se montre également peu confiant à l’égard des informations relayées par plusieurs médias ces derniers temps.

Français résident à Alep et travaillant dans l'humanitaire, Pierre Le Corf, sans se soucier des prises de positions des médias et des hommes politiques, a livré un nouveau témoignage sur sa page Facebook sur le fléau de la guerre qui règne au quotidien dans cette ville syrienne « depuis cinq ans déjà ».

« Des tirs de mortiers et de roquettes, qui tombent ici à l'ouest de la ville, se mélangent aux combats à l'est et dans le ciel. Les terroristes nous tirent dessus en ce moment (juste là, l'une des roquettes a tué sept enfants sur une école), essayant en même temps de détruire les avions, qui bombardent leurs positons armées et protègent ou, du moins, limitent les attaques sur les 1,2 million de civils ici. Quand les avions s'en vont, même pour peu de temps, les roquettes et mortiers pleuvent ici. Ne me prenez pas à défaut. Je ne suis pas là pour faire de la politique ou lancer des débats. Je parle de ce que je vois depuis tant de mois, de ce que j'entends de ceux, qui se sont échappés même récemment des zones contrôlées par les fronts islamiques (et non rebelles comme on les appelle en Occident), des familles entières ayant la chance d'être en vie entre les snipers et les mines anti-personnel », a raconté Pierre Le Corf, ajoutant que le prix à payer pour sortir est de 300 dollars et que personne ne peut se l'offrir ou partir dans des conditions très limitées.

Selon lui, les drapeaux noirs des terroristes font légion à Alep, et la guerre se montre toujours meurtrière, car ces derniers continuent de tuer. Cependant, le Alep d'aujourd'hui n'a pourtant rien à voir avec l'image de « ville morte » promue par divers médias. « Des centaines de milliers de gens vivent ici », surtout quand il s'agit de la partie ouest, d'après M. Le Corf. En outre, « ces gens vivent comme des fantômes ». Plusieurs civils ont été tués par des balles perdues, notamment des balles explosives des snipers terroristes. Les autres ont été abattus lorsqu'ils essayaient de fuir via les couloirs humanitaires. De plus, certains civils sont utilisés comme boucliers humains lors des bombardements. « Parce que si les civils restent dans la ville, ils limitent les frappes aériennes ». Les quartiers est d'Alep sont une tout autre chose et se trouvent sous contrôle des « terroristes point barre », qui veulent envahir la moitié ouest où il n'y a pas de militaires, sauf des « checkpoints » et que des civils. Pierre Le Corf souligne que l'armée syrienne et ses alliés, dont la Russie, n'effectuent des frappes que contre la partie est d'Alep en proie aux terroristes, sans oublier « des tirs retour » de ces derniers.

 « Ma mission c'est l'humain, je prie pour chaque homme, femme et enfant qui ne porte pas une arme mais je tiens à souligner qu'elle n'est pas meurtrière à cause d'une guerre, puisque cette guerre est une mascarade, mais à cause d'idéologies ici et d'intérêts extérieurs qui insufflent la mort et des moyens de l'insuffler au quotidien en Syrie, détruisant son histoire, sa vie et l'espoir de tous ceux qui y vivent. Pardon de parler tant, ce n'est pas forcément clair… mais vous devez comprendre ce qui se passe au-delà de ce que racontent les médias qui sont parfois malveillants, parfois paresseux, vous devez comprendre que vous en êtes les relais », a poursuivi Pierre Le Corf, empli de tristesse pour les gens qui trouvent la mort « gratuitement » dans cette guerre « insensée ». Pour ce Français, certains hommes politiques ont déjà « condamné la Syrie. Et ces gens-là sont des victimes de cet enfermement de la Syrie sur elle-même ». Pierre Le Corf a notamment fondé à ses propres frais l'ONG We are superheroes (Nous sommes des superhéros) afin d'aider la population civile locale à survivre dans des conditions de conflit armé.



http://sptnkne.ws/cKh4