jeudi 13 avril 2017

Dieu et la Création


"Toute la création ne cesse jamais de te louer Seigneur, et n'est jamais silencieuse. Chaque esprit donne continuellement sa parole vers Toi ; Les animaux et la matière physique trouvent une voix à travers Celui qui les contemple".
Saint Augustin
Extrait de Orthodoxy and Animals

Les cadeaux précieux des mages en visite à Moscou


Ci-dessus, un beau documentaire sur le voyage des dons précieux des Mages : Cadeaux des Rois mages, la route vers la Russie. Ces cadeaux sont traditionnellement conservés dans le Oros "Agion", dans le monastère Saint Paul en Grèce, sur le Mont Athos.  Selon la tradition, ils sont hérités de la mère chrétienne de Mehmet, après la chute de Constantinople en 1453, qui a fait don au monastère. Le film de 2014 est en russe, réalisé par Georgi Anastova,  mais les images parlent d'elles-mêmes. 

Saint Ephraïm de Nea Makri, le Thaumaturge et nouvellement révélé




Saint Éphraïm de Néa Makri : le saint retrouvé après cinq siècles

Il existe dans l'histoire de l'Église orthodoxe des récits qui semblent traverser les siècles comme une lumière demeurée cachée.

L'histoire de saint Éphraïm de Néa Makri, martyr et thaumaturge, est l'un de ces récits.

Pendant près de cinq siècles, son nom resta oublié. Puis, en 1950, ses reliques furent retrouvées d'une manière que la tradition orthodoxe considère comme providentielle.

Un jeune homme consacré à Dieu

Saint Éphraïm naquit en Grèce le 14 septembre 1384.

Très jeune, il connut la souffrance : son père mourut alors qu'il était encore enfant et sa mère dut élever seule ses sept enfants.

À l'âge de quatorze ans, Éphraïm quitta le monde pour entrer dans la vie monastique.

Il rejoignit le monastère de l'Annonciation, situé sur le mont Amomon, près de Néa Makri, en Attique.

Là, il se consacra entièrement à Dieu.

Pendant près de vingt-sept années, il mena une vie d'ascèse, de prière et de renoncement. Il devint également prêtre et servit la Divine Liturgie avec une profonde révérence.

Sa vie était devenue une recherche constante de Dieu.

Le martyre

En 1425, la région fut envahie et le monastère fut détruit.

De nombreux moines furent tués. Éphraïm fut capturé et emprisonné.

Pendant plusieurs mois, il fut soumis à de terribles souffrances parce qu'il refusait de renier le Christ. Je ne rentrerai pas dans le détail de ces souffrances qui furent terribles pour le martyre (se référer à la source d'origine du texte de John Sanidopoulos sur Mystagogy). 

Malgré les tortures, il demeura fidèle à sa foi.

Le 5 mai 1426, après avoir subi son martyre, il remit finalement son âme entre les mains de Dieu.

Le monastère fut détruit et les traces du saint disparurent peu à peu.

Pendant près de cinq siècles, son histoire resta enfouie dans le silence.

La découverte des reliques

En 1950, un monastère féminin avait été établi sur les ruines de l'ancien monastère.

L'abbesse Macarie, qui avait une grande dévotion pour les martyrs qui avaient vécu autrefois en ce lieu, priait pour que Dieu lui révèle leur présence.

Un jour, elle ressentit intérieurement qu'elle devait faire rechercher des reliques à un endroit précis.

Les premières tentatives furent infructueuses.

Finalement, les ouvriers acceptèrent de creuser à l'endroit indiqué par l'abbesse.

Sous les décombres d'une ancienne cellule, ils découvrirent alors les restes d'un homme.

Selon le récit traditionnel, un parfum extraordinaire se répandit au moment de la découverte.

L'abbesse comprit qu'elle se trouvait devant les reliques d'un martyr.

Mais elle ignorait encore son nom.

« Combien de temps allez-vous me laisser ici ? »

C'est alors que se produisit l'événement le plus mystérieux du récit.

Alors que l'abbesse Macarie priait dans le monastère, elle entendit des pas.

Puis une voix lui demanda :

« Combien de temps allez-vous me laisser ici ? »

Elle vit alors devant elle un moine portant une longue barbe. Dans sa main gauche brillait une lumière et, de sa main droite, il lui donna sa bénédiction.

L'abbesse n'éprouva plus de peur.

Elle lui demanda pardon et lui promit de prendre soin de ses reliques dès le lendemain.

Le moine disparut.

Plus tard, il lui apparut également en rêve et lui révéla son nom :

« Je suis saint Éphraïm. »

Il lui raconta alors son histoire et son martyre.

Après presque cinq siècles de silence, le nom du saint venait de réapparaître.

Un saint qui console ceux qui souffrent

Depuis la redécouverte de ses reliques, saint Éphraïm est devenu l'un des saints les plus aimés et les plus invoqués en Grèce.

De nombreux fidèles viennent prier devant ses reliques et demander son intercession.

La tradition lui attribue de nombreuses guérisons et des secours accordés à ceux qui souffrent.

Saint Éphraïm est particulièrement invoqué pour les personnes confrontées à de grandes difficultés, au désespoir et aux dépendances.

Les parents prient également le saint pour leurs enfants lorsqu'ils traversent des périodes difficiles.

Ce qui frappe dans cette dévotion, ce n'est pas seulement le récit extraordinaire de la découverte des reliques.

C'est aussi cette conviction profondément orthodoxe : un saint continue d'aimer et de prier pour ceux qui se tournent vers Dieu avec confiance.

Une lumière après cinq siècles

L'histoire de saint Éphraïm possède quelque chose de profondément mystérieux.

Pendant près de cinq cents ans, son tombeau resta caché.

Les hommes avaient oublié son nom.

Mais ce qui était oublié des hommes ne l'était pas de Dieu.

Lorsque le moment fut venu, ses reliques furent retrouvées et son histoire recommença à être racontée.

Son destin nous rappelle que la sainteté n'a pas besoin de la célébrité.

Un homme peut vivre dans le silence, souffrir, mourir et être oublié pendant des générations.

Pourtant, aux yeux de Dieu, sa vie n'est jamais perdue.

Une vie cachée dans la prière

Saint Éphraïm nous enseigne aussi quelque chose de très simple.

La foi ne signifie pas que l'homme sera épargné par toutes les souffrances.

Le saint a connu la solitude, la violence, la prison et le martyre.

Mais au milieu de ces épreuves, il n'a pas abandonné le Christ.

Son exemple nous invite donc à ne pas désespérer lorsque notre propre chemin devient difficile.

Il nous rappelle que Dieu peut faire surgir une lumière là où tout semblait avoir été enseveli.

Et peut-être est-ce là le véritable miracle de saint Éphraïm.

Non seulement ses reliques furent retrouvées après cinq siècles…

mais sa mémoire, elle aussi, fut rendue à l'Église.

Une prière dans la lumière

Aujourd'hui encore, des fidèles se rendent à Néa Makri pour prier devant ses reliques.

Ils viennent avec leurs souffrances, leurs inquiétudes, leurs familles et leurs espérances.

Ils demandent au saint d'intercéder auprès du Christ.

Car dans la tradition orthodoxe, le miracle n'est jamais une fin en soi.

Le saint ne conduit pas à lui-même.

Il conduit au Christ.

Saint Éphraïm, martyr de Néa Makri, prie pour ceux qui souffrent, pour ceux qui sont désespérés et pour tous ceux qui cherchent une lumière dans les ténèbres.

Que son exemple nous rappelle que, même lorsque les hommes ont oublié notre nom, Dieu, Lui, ne nous oublie jamais.

Saint Éphraïm de Néa Makri, prie Dieu pour nous.

Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 13 avril 2017, sous le titre « Saint Ephraïm de Nea Makri, le Thaumaturge et nouvellement révélé ».

L'article original s'appuyait notamment sur un texte de John Sanidopoulos, Mystagogy, consacré à saint Éphraïm de Néa Makri.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles du blog, afin d'en améliorer la clarté, la lisibilité, l'aération et le style, tout en conservant l'esprit spirituel et les principaux éléments du récit original.

Les formulations ont été actualisées et certains passages développés ou simplifiés pour faciliter la lecture. Le texte de 2017 demeure la source de référence de cet article.

mercredi 12 avril 2017

Comment gérer votre colère et éviter les explosions...!



La colère est une émotion humaine avec des conséquences positives et dévastatrices. Nous avons appris que nous devons l'exprimer, mais nous ne savons pas comment s'y prendre avec elle !!! Une gestion efficace exige des compétences de communication et d'expression appropriées. Répression d'une technique inefficace car elle conduit au phénomène de "volcan".

Comment prévenir l'éruption ?

1. Apprendre à écouter
2. Mettre l'accent sur les solutions en vous, et non pas sur les victoires et les pertes.
3. Parler à la première personne du singulier.
4. Pour dire aux gens ce quoi vous dérange, être direct, spécifique et poli.
5. Demandez mais sans obliger.
6. Traiter les autres avec respect.
7. Être responsable de ce que vous dites et de ce que vous faites.
8. Acceptez que les autres soient différents.
9. Essayez de ne pas contrôler les autres.
10. Arrêtez-vous lorsque vous vous rendez compte que la situation peut vous échapper "Stop.. Time Out.."

A ne pas faire :

1. Ne vous levez pas pour crier
2. Ne pas faire de grimaces et gestes
3. Ne pas vous exprimer de façon inappropriée
4. Ne pas interrompre
5. Ne pas se coincer dans le passé
6. Ne pas attaquer la personnalité des autres
7/ Ne vous égarez pas du sujet
8. Ne dites pas "j'oublie", "je ne me soucie pas", ou tout ce qui montre l'indifférence aux problèmes d'un autre.
9. Ne pas avoir besoin de d'avoir le dernier mot
10 Ne pas sauter aux conclusions

 Votre objectif est d'agir de manière efficace, et de vivre une vie sans frustrations inutiles et la colère !

Extrait de

dimanche 9 avril 2017

Un endroit ancestral du Christianisme transformé en un véritable champ de bataille

Dans une zone du désert de Qasr Al Yahoudi, près de Jéricho en Cisjordanie, la terre ressemble à la sécheresse de l'argile. En approchant de cette zone sacrée, les seuls bruits que l'on entend sont ceux des oiseaux. Les sept églises chrétiennes, derrière les hautes barrières, restent des déserts de carcasses, ce depuis plus d'un demi-siècle. Les signes en trois langues, l'arabe, l'hébreu et l'anglais, rappellent que c'est un champ de mines. Un chemin mène à la rivière du Jourdain, une frontière naturelle entre la Jordanie et Israël, et le point où l'on peut atteindre la profondeur de l'eau à seulement 1,5 mètres. C'est précisément ici que le Christ a été baptisé par Jean le Baptiste il y a 2000 ans. 
« ALORS JÉSUS VINT DE GALILÉE AU JOURDAIN TROUVER JEAN POUR ÊTRE BAPTISÉ PAR LUI. MAIS JEAN L’EN EMPÊCHAIT EN DISANT : C’EST MOI QUI AI BESOIN D’ÊTRE BAPTISE PAR VOUS, ET VOUS VENEZ A MOI. » (CHAP. III, 13-14, JUSQU’AU CHAP. IV) 
A ce moment là, le baptême de Jésus fait des milliers de croyants à vouloir approcher la zone sacrée. Même les bus bondés arrivent aujourd'hui et prennent la route de la rivière. Passant entre les églises piégées avec des explosifs, les chrétiens plongent dans l'eau pour se baptiser, en emportant avec eux des petites bouteilles d'eau bénite. Dans ce champ de bataille, il y a un "coin" pour faire revivre l'histoire du Christianisme. 
Le sol est plein de mines restantes de la guerre de six jours, à savoir la guerre entre Israël et l'Egypte, la Syrie et la Jordanie, qui a pris fin avec le triomphe des Israéliens en 1967. Depuis lors, la sainte région reste emprisonnée à l'intérieur de milliers de mines, qui peuvent causer à tout moment encore plus de dégâts au églises chrétiennes. Elles ont été construites à l'époque byzantine. Plus de 300 000 fidèles font le voyage dangereux chaque année pour être baptisés dans le Jourdain. 
Mais il semble que les prières des fidèles ont été entendues. Des décennies après la guerre, et dans une véritable zone de catastrophe, une lumière s'entrevoit, avec le but d'en faire un monument historique chrétien qui puisse être visité en toute sécurité par les croyants. En effet, un accord a été conclu entre les Israéliens, les Palestiniens et les sept représentants des confessions orthodoxes (dont chacun a un temple dans la région), avec l'aide de l'ONG Halo Trust, pour non seulement nettoyer la zone des mines, mais aussi recréer les liens fragiles des sociétés de la région. Le patriarche de Jérusalem, Theofilos III, a décrit l'accord comme "un signe important de la réconciliation", et une "façon d'éclairer l'histoire sacrée associée à la région". Une zone sacrée qui depuis des années divise au lieu d'unifier. Bien sûr, les projets des dragueurs de mines sont difficiles, car la région est estimée à environ 1km carré répartis sur 3800 mines, et un nombre inconnu de munitions à l'intérieur des églises. Les Palestiniens participeront également à l'effort ressenti par le représentant du Centre palestinien pour les mines, car il y a 1,5 millions de mines dans les territoires palestiniens. 
Le processus de validation est susceptible de durer de 18 à 20 mois, parce que le sol est très instable et la région est sujette aux inondations, ce qui déplacera les mines et compliquera davantage la situation. Le projet coûtera environ 4 millions d'euros pour un endroit paisible et touristique. 
Andrew White, vicaire de Bagdad, de l'église Saint Georges à Bagdad, la seul église anglicane en Irak, a visité la région et a parlé à la BBC, déclarant que le projet apportera la renaissance de la région, et a parlé à la BBC, déclarant que le projet apportera la renaissance de la région à plusieurs niveaux : "Je serais ravi de voir que cet endroit, longtemps promu à la mort et à la destruction, se transforme en un lieu où ceux qui vivent ici puissent enfin se réconcilier". 
Alors que la paix au Moyen-Orient est encore un rêve lointain, nous espérons que dans le paysage de la guerre, la zone de Qasr Al Yahoudi, sera en mesure de fournir une petite oasis. 

samedi 8 avril 2017

Une croix celtique imposante découverte en Irlande



Un ancien symbole chrétien est apparu dans la campagne irlandaise, à quelques kilomètres du village de Killea dans le comté de Donegal.
Récemment, les passagers des avions voyageant dans la ville de l'aéroport de Derry, ont commencé à remarquer et à photographier une croix celtique massive qui est clairement visible d' en haut dans une partie boisée du vaste paysage vert, rapporte ITV News .
La découverte de cette merveille, a soulevé des questions sur son origine, bien que, à la fin, la réponse soit mystérieuse, mais non moins merveilleuse.
La croix, composée de milliers d'arbres, au moins une centaine de mètres de long et soixante-dix mètres de large, a été en fait des années antérieures planté par Liam Emmery, syviculteur,  en utilisant deux types d'arbres. Le temps d'automne récent au Comté de Donegal, a aidé la croix à apparaître plus nettement que dans les années passées.
La femme de Emmery, Norma, a expliqué que sa famille a même largement oublié la plantation, après que ce dernier ait subi des lésions cérébrales dans un accident, et est mort après une longue maladie à l'âge de 51 ans.  «S'il était là, nous en aurions tous entendu parler , parce qu'il aurait été si fier », dit-elle.
La croix boisée est sûr de devenir un nouveau point de repère dans une zone remplie de tradition et de légende, et d'inspirer et d'épater les passants dans leur tête pendant des décennies à venir, en gardant la mémoire de Emmery en vie. Rappelant son mari, Norma Emmery a déclaré: « Il adorait les choses parfaites, et je pense que la croix celtique est parfaite pour lui. »
Massive Celtic Cross Discovered In Ireland Forest
 
28/10/2016

Qu'est-ce qu'un saint ?




Dans la Grèce antique, l'adjectif "saint" désignait "celui qui est consacré à Dieu". Plus précisément, ce sont les moines et les nonnes qui ont délibérément nié tous les plaisirs mondains et se sont dévoués corps et âme à Dieu.

L'Eglise Orthodoxe utilise le terme "Hagiographie", pour désigner les saints, sans distinction de valeur (on ne peut être plus ou moins saint) des saints, mais elle montre que ces saints étaient des moines ou des ermites. 

Extrait de Impantokratoros, 

jeudi 6 avril 2017

Le génocide des Grecs Pontique doit être reconnu

La Confédération Internationale des Grecs Pontique, par lettre envoyée aux députés allemands, demandent d'aller au Bundestag allemand, et que ce dernier reconnaisse le génocide des Grecs pontique.
La Confédération s'est réjouie de l'intention du parlement allemand pour la reconnaissance du génocide des Arméniens et Assyriens, et ajoute que dans le même temps, la Turquie a fait un véritable génocide envers les Grecs pontique,en tuant 353 000 Grecs. 
"Tous les efforts pour la reconnaissance internationale sont partagés par les Arméniens et les Assyriens pour les trois génocides. Nous exprimons notre regret ici, et cette séparation, et nous espérons que le génocide des Grecs pontiques sera aussi pris en compte dans vos décisions finales", ont déclaré les membres de la Confédération. 

Le test de Socrate qui va changer votre vie

Un jour où Socrate faisait sa marche de l'Acropole, il rencontra un ami, qui lui annonça qu'il devait lui dire quelque chose de très important au sujet d'un de ses élèves. 
Socrate a dit qu'il aimerait bien entendre cela, mais avant, il lui posa ces questions : 
"Êtes-vous absolument sûr que ce vous voulez me dire est vrai ?"
- Pas exactement répondit l'homme, je l'ai simplement entendu..
"Donc vous ne savez pas si ce que vous voulez me dire est vrai ou faux ?.. Et voulez vous dire quelque chose de bien ?"
- Non, pas plus.
"Donc ce que vous voulez me dire n'est ni sûrement vrai, ni bien. Cependant, est-ce que voulez me dire quelque chose d'utile pour moi ?"
- Non, je ne pense pas.
"Alors, si ce que vous voulez me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, ai-je besoin de l'entendre ?"
Déshonoré, l'homme avait appris une bonne leçon...

mercredi 5 avril 2017

Saint Prophète Malachie



Le prophète Malachie : le dernier des prophètes de l’Ancien Testament

Le prophète Malachie occupe une place particulière dans l’Ancien Testament. Il est considéré comme le dernier des prophètes bibliques avant la venue du Christ. Son nom signifie « mon messager » ou « mon ange », et les Pères de l’Église l’ont ainsi appelé le sceau des prophètes.

Un prophète tourné vers la venue du Christ

Malachie vécut environ quatre siècles avant la naissance de Jésus-Christ, à une époque où le peuple juif revenait de la captivité à Babylone. Sa mission fut de rappeler au peuple l’importance de la fidélité à Dieu et d’annoncer les événements qui allaient ouvrir une nouvelle étape de l’histoire du salut.

Dans son livre, Malachie dénonce notamment l’éloignement spirituel du peuple et appelle à retrouver une foi sincère. Mais ses paroles ne se limitent pas aux reproches : elles portent également une grande espérance.

Le prophète annonce en effet la venue du Seigneur et celle de son Précurseur. Pour les chrétiens, ces paroles trouvent leur accomplissement dans la venue du Christ et dans la mission de saint Jean le Baptiste, celui qui préparera le chemin du Seigneur.

Un message qui traverse les siècles

Le livre de Malachie évoque également le jugement de Dieu. Cette dimension peut sembler sévère, mais elle doit être comprise à la lumière de l’ensemble de son message.

Dieu ne demande pas seulement des gestes extérieurs. Il appelle l’homme à revenir à Lui avec un cœur véritablement tourné vers le bien, la justice et la fidélité.

Le prophète rappelle ainsi une vérité toujours actuelle : la foi ne peut pas être seulement une habitude. Elle doit devenir une relation vivante avec Dieu.

Malachie, « le sceau des prophètes »

Les Pères de l’Église ont donné à Malachie le titre de « sceau des prophètes », puisqu’il clôt la succession des prophètes de l’Ancien Testament.

Après lui s’ouvre une longue période d’attente avant la naissance du Christ. Son message apparaît ainsi comme une porte qui s’ouvre sur l’Évangile.

Le prophète regarde vers l’avenir. Ses paroles nous invitent, nous aussi, à demeurer attentifs à la présence de Dieu et à préparer notre cœur à Sa venue.

Préparer le chemin

Le message de Malachie rejoint finalement celui de Jean le Baptiste : préparer le chemin du Seigneur.

Cette préparation ne concerne pas seulement une époque ancienne. Elle est aussi intérieure. Chaque chrétien est appelé à préparer dans son cœur un espace pour Dieu, en abandonnant progressivement ce qui l’éloigne de Lui : l'orgueil, l'indifférence, le ressentiment ou le découragement.

La vie spirituelle est un chemin. Elle demande de revenir souvent vers Dieu, même après nos chutes, avec confiance et simplicité.

Une parole d’espérance

Le prophète Malachie nous rappelle que l’histoire humaine n’est pas abandonnée au hasard. Dans la tradition chrétienne, les prophètes annoncent progressivement l’accomplissement du dessein de Dieu, jusqu’à la venue du Christ.

Son message peut donc être reçu non seulement comme une parole ancienne, mais comme une invitation à vivre dans l’attente, la vigilance et l’espérance.

Nous ne savons pas toujours ce que demain nous réserve. Mais nous pouvons choisir la manière dont nous avançons : avec peur et découragement, ou avec foi et confiance en Dieu.

Le message essentiel

Le prophète Malachie nous enseigne que Dieu appelle l’homme à revenir vers Lui avec un cœur sincère.

Il nous rappelle aussi que l’espérance chrétienne ne repose pas sur les circonstances du moment. Elle repose sur la fidélité de Dieu.

Le dernier des prophètes de l’Ancien Testament nous conduit ainsi vers le premier grand mystère de l’Évangile : la venue du Christ, Lumière qui vient éclairer le monde.

Une prière

Seigneur,
apprends-nous à préparer notre cœur à Ta présence.

Lorsque nous sommes découragés, donne-nous l’espérance.
Lorsque nous nous éloignons de Toi, ramène-nous doucement sur Ton chemin.
Lorsque notre foi devient faible, renouvelle-la.

À l’exemple des prophètes qui ont annoncé Ta venue,
aide-nous à demeurer fidèles, vigilants et confiants.

Que notre cœur soit toujours prêt à accueillir Ta lumière.

Amen.

Source et réécriture

Source originale : « Holy Prophet Malachi », publié sur Pravoslavie.Ru dans son édition anglaise. L’article indique qu’il était à l’origine publié par l’Orthodox Church of America (OCA) et repris avec autorisation. La page originale indique également la date du 3 janvier pour la commémoration du prophète Malachie.

Article retravaillé et réécrit en 2026 pour Mystique Orthodoxe, dans le cadre de la modernisation des anciens articles, afin d’en améliorer la clarté, la lisibilité et l’aération, tout en conservant le sens spirituel du texte original.

L'amour de Dieu

L'amour de Dieu

"L'amour de Dieu," écrit Saint Maxime le Confesseur, est une tendance vertueuse de l'âme, et celui qui le désire, ne désire rien d'autre que les choses créées par l'amour de Dieu. Cependant, il est impossible de maintenir un tel amour quand on se sent tendre vers la moindre inclination vers les choses du monde. Celui qui aime Dieu, vit une vie angélique sur terre. Il jeûne, est vigilant, prie, et a toujours de bonnes pensées au sujet de son prochain.
Saint Maxime le Confesseur

Un miracle de Saint Arsenios pour délivrer une possédée

"Au cours de douze années, j'ai souffert du démon. Ma vie était devenue un supplice. Après les exorcismes, j'étais très fatiguée. 
Le premier samedi du Carême, en l'an 1995, mon père spirituel avait prévu que l'on fasse les vigiles. Avant de commencer, je sentais une féroce force en moi. Tout au long de la veillée, je me suis senti bien cependant. J'étais dans une église, avec des religieuses. Le prêtre a terminé la veille, et s'est mis à lire la sanctification. Ils m'ont alors emmené pour embrasser les reliques de Saint Arsenios.
C'était la première fois.. Je frissonnais, et me sentais brûler physiquement. J'ai commencé à crier, puis je me suis couchér sur la tombe, et là j'ai pleuré en disant trois fois "Saint". Là, alors que la force voulait que je parte, je restai sur la tombe de l'ancien. Je m'endormis, et je vis alors, comme dans mon rêve, le vieil homme saint, se levait comme s'il se réveillait de son sommeil. Il m'a touché avec sa main sur le front, et en même temps une fumée noire sortit de ma bouche. Je me suis calmée complètement, mais la douleur physique ne disparaissait pas immédiatement. Après, la douleur me réveilla de nouveau, et me sortit de mon sommeil. 
Pendant quarante jours, je me suis sentie dans une grande joie, à en pleurer. Je me suis dit :"Mon Dieu, j'ai vécu une vie tourmentée avant, avant de me sentir bien à nouveau, merci..."

Le Seigneur parmi tous les êtres, visibles et invisibles


Ô Seigneur, voulant répondre à toutes les choses que vous avez ordonné avant les siècles, vous avez reçu les serviteurs de votre mystère, parmi les anges, Gabriel, parmi les hommes, la Vierge, parmi les cieux, l'Etoile, et parmi les eaux, le Jourdain, et vous avez emporté le péché du monde, ô notre Sauveur... Gloire à Toi !
Saint Jean de Damas