dimanche 11 février 2018

La Robe Sainte de la Théotokos (Vierge Marie)


Dans la tradition orthodoxe, le 2 juillet est consacré à la fête de la Déposition de la Sainte Robe de la Très Sainte Théotokos aux Blachernes. Cette célébration commémore la présence à Constantinople d'un vêtement considéré comme ayant appartenu à la Mère de Dieu.

Cette relique doit être distinguée de la Sainte Ceinture de la Théotokos, dont la fête est célébrée le 31 août. La tradition orthodoxe conserve ainsi le souvenir de plusieurs vêtements associés à la vie de la Vierge Marie.

La Robe de la Théotokos aux Blachernes

La tradition rapporte qu'une précieuse relique de la Mère de Dieu fut transférée à Constantinople et déposée dans le sanctuaire des Blachernes, l'un des principaux lieux de dévotion mariale de la capitale byzantine.

Les sources relatives à l'origine de la relique présentent cependant plusieurs traditions. Une tradition populaire évoque notamment les apôtres Pierre et Marc. Les sources constantinopolitaines rapportent pour leur part le transfert de reliques depuis la Palestine au Ve siècle, associé notamment à Galbios et Candidos, puis leur installation dans le sanctuaire des Blachernes sous l'empereur Léon Ier.

L'église des Blachernes devint progressivement l'un des sanctuaires les plus importants de Constantinople. La Sainte Robe y était conservée dans un reliquaire placé dans le sanctuaire, et sa présence contribua au développement de la dévotion envers la Mère de Dieu dans la capitale impériale.

Le 2 juillet fut ainsi consacré à la mémoire de la Déposition de la Robe de la Théotokos aux Blachernes.

Une relique vénérée en Géorgie

Une autre tradition rattache aujourd'hui une relique de la Sainte Robe à la Géorgie occidentale.

Elle est conservée à Zugdidi, en Samegrelo, dans un musée où elle est gardée comme un précieux témoignage de la foi chrétienne géorgienne. Son histoire est liée depuis plusieurs siècles à l'église de Khobi.

Deux traditions principales sont rapportées concernant son arrivée en Géorgie. Selon l'une d'elles, la relique aurait été apportée depuis Jérusalem au début du XIIe siècle. Une autre tradition la fait parvenir en Géorgie dès le VIIIe siècle, durant la période de l'iconoclasme dans l'Empire byzantin.

La Chronique de la vie de Kartli mentionne quant à elle la présence de la précieuse Robe de la Très Sainte Théotokos dans l'église de Khobi pendant une longue période.

Le témoignage des voyageurs

La présence de cette relique en Géorgie occidentale est également associée à plusieurs témoignages historiques.

En 1640, les envoyés russes Fedot Elchin et Pavel Zakharev se rendirent en Géorgie occidentale et rapportèrent avoir vu la précieuse relique. D'autres voyageurs et religieux ayant parcouru la région témoignèrent également de son existence, parmi lesquels Giuseppe Maria Zampi, missionnaire italien devenu patriarche d'Alexandrie, ainsi que des moines venus du Mont Athos.

La Robe aurait alors été conservée dans une caisse d'argent placée sur l'autel de l'église de Khobi, sous la protection et les sceaux du prince Levan II Dadiani.

Ces témoignages sont particulièrement importants pour l'histoire de la dévotion à la relique : ils montrent que la tradition concernant sa présence en Géorgie était déjà bien établie à l'époque moderne.

La vénération à Zugdidi

Aujourd'hui, la relique est conservée à Zugdidi. Elle demeure un objet de grande vénération pour les chrétiens orthodoxes géorgiens.

La tradition rapporte également de nombreuses guérisons et interventions miraculeuses attribuées à la prière devant la Sainte Robe. Ces récits appartiennent à la mémoire spirituelle et à la dévotion populaire qui entourent la relique.

Lors de la fête du 2 juillet, la relique est traditionnellement présentée aux fidèles dans le cadre des célébrations liturgiques. Des pèlerins viennent alors se recueillir devant ce qui est considéré comme un témoignage particulièrement précieux de la présence et de la protection maternelle de la Théotokos.

La vénération d'une relique ne signifie pas que les fidèles adorent un objet matériel. Dans la compréhension chrétienne orthodoxe, l'honneur rendu à une relique est orienté vers la personne qu'elle rappelle. La Sainte Robe devient ainsi un signe visible de la mémoire de la Mère de Dieu et de la place singulière qu'elle occupe dans la foi de l'Église.

La tradition géorgienne voit dans cette relique un trésor spirituel confié à une terre profondément attachée à la foi chrétienne. La prière liturgique exprime cette confiance en présentant le vêtement de la Théotokos comme une protection contre les ennemis visibles et invisibles.

Ainsi, de Constantinople à la Géorgie, la mémoire de la Sainte Robe demeure liée à la dévotion envers la Mère de Dieu. Au-delà de l'histoire mouvementée de la relique et des différentes traditions concernant son origine, sa vénération témoigne surtout de la place profondément enracinée de la Théotokos dans la spiritualité orthodoxe.

Sources

Source de départ :
Mystique Orthodoxe, « La Robe Sainte de la Théotokos (Vierge Marie) », 11 février 2018 :
https://mystiqueorthodoxe.blogspot.com/2018/02/la-robe-sainte-de-la-theotokos-vierge.html

Sources complémentaires :

Église Orthodoxe de Géorgie, « Deposition of the Precious Robe of the Theotokos in Vlachernae », 15 juillet 2014 :
https://www.patriarch.ge/eng/news/id/2375

Georgia Travel, « Khobi Monastery » :
https://georgia.travel/khobi-monastery

Martin Jugie, « L'Église de Chalcopratia et le culte de la Sainte Vierge à Constantinople », Revue des études byzantines, 1913, p. 308-312 :
https://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1913_num_16_101_4066

« Le récit de l'Histoire euthymiaque sur la mort et l'Assomption de la Sainte Vierge », Revue des études byzantines, 1926 :
https://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1926_num_25_144_4585

Bissera V. Pentcheva, Icons and Power. The Mother of God in Byzantium, compte rendu dans la Revue des études byzantines :
https://www.persee.fr/doc/rebyz_0766-5598_2008_num_66_1_3044_t14_0335_0000_1

Travail de réécriture

Réécriture complète à partir de la publication originale de 2018, avec restructuration du contenu, reformulation et enrichissement historique. Les différentes traditions concernant l'origine de la Sainte Robe et son arrivée en Géorgie ont été distinguées des éléments historiquement documentés. Le contexte des sanctuaires des Blachernes, de Khobi et de Zugdidi a également été développé à partir de sources complémentaires. Les récits de miracles et de guérisons sont présentés comme relevant de la tradition et de la dévotion orthodoxes, sans les présenter comme des faits historiquement ou scientifiquement établis.

Comment Dieu utilise les anges pour nous aider dans nos prières



Comment Dieu utilise les anges pour nous aider dans nos prières

Le mot « ange » signifie « messager ». Dans la tradition chrétienne, les anges sont les serviteurs de Dieu et participent mystérieusement à Sa providence. Les Écritures présentent notamment certains anges comme se tenant devant Dieu et présentant les prières des hommes.

Dans le livre de Tobie, l’archange Raphaël explique qu’il présente devant Dieu les prières des croyants. L’Apocalypse décrit également un ange offrant de l’encens avec les prières des saints devant le trône de Dieu.

Les anges accompagnent nos prières

Selon plusieurs anciens auteurs chrétiens, les anges ne sont pas simplement des messagers : ils accompagnent également ceux qui prient.

Origène évoque ainsi l’ange qui prie aux côtés de l’homme. Cette idée nous rappelle que lorsque nous nous tournons sincèrement vers Dieu, notre prière s'inscrit dans une réalité spirituelle qui nous dépasse.

Mais cette tradition contient aussi un avertissement important.

Une prière ne peut être séparée de notre manière de vivre. L’auteur cite Aphrahat, pour qui une prière accompagnée de rancune ou de mauvaise volonté envers son prochain ressemble à une offrande impure.

Avant de demander à Dieu quelque chose, il est donc essentiel de chercher la paix, le pardon et la réconciliation.

Dieu entend directement nos prières

Faut-il pour autant penser que Dieu a besoin des anges pour entendre nos prières ?

Non.

Dieu connaît nos besoins avant même que nous les exprimions. Les anges ne sont pas des intermédiaires indispensables entre Dieu et l’homme. Ils participent simplement, selon la tradition chrétienne, à l’œuvre de Dieu et à Sa providence.

Nous pouvons donc prier Dieu directement, tout en demandant également à notre ange gardien de prier avec nous et pour nous.

Une belle consolation

Cette tradition nous rappelle finalement que nous ne sommes jamais seuls dans notre prière.

Lorsque nous prions avec sincérité, nous nous tournons vers Dieu, entourés mystérieusement par le monde céleste.

L’essentiel n’est cependant pas de rechercher les anges ou les phénomènes extraordinaires, mais de nous rapprocher toujours davantage de Dieu.

Prions donc avec confiance, avec un cœur sincère et réconcilié, en sachant que Dieu entend notre prière et que Ses anges Le servent dans Sa providence.

Source

Article original publié sur Mystique Orthodoxe le 11 février 2018, d’après Joel J. Miller, How God Uses Angels To Assist Our Prayers, publié le 19 avril 2016 sur OrthoChristian / Pravoslavie.

Source originale sur OrthoChristian

Article retravaillé

Cet article, publié initialement en 2018, a été réétudié et retravaillé en 2026 afin d’en améliorer la clarté, la présentation et la compréhension, tout en conservant le thème et l’esprit du texte original.

samedi 10 février 2018

Quand, comment et combien de fois nous devons dire à nos enfants "Non"


Très souvent, les parents se demandent quand et à quelle fréquence ils doivent dire "non" à leurs enfants. La vérité est que dès qu'ils sont bébés, à intimider, marcher, explorer, le mot "non" entre dans la routine familiale. 

"Non" varie d'une famille à l'autre, car tous les parents n'ont pas les mêmes priorités et ne donnent pas le même poids aux mêmes problèmes.

"Non" devrait toujours être suivi d'une explication et d'un "pourquoi", et bien sûr calmement, au lieu de l'hystérie, et avec stabilité et répétition. 

La même chose s'applique jusqu'à l'adolescence, et si les bases sont précoces, votre "non" aura une gravité. Cela peut vous sembler éloigné, mais il est plus proche que vous ne le pensez, et les deux "non" vous aideront toujours à délimiter. Cependant, chaque fois qu'un "non" est compris, et n'a pas besoin d'être répété, vous pouvez passer au suivant qui correspond à l'étape suivante et à l'âge approprié. Pourquoi pas trop de "non" ? Parce que si vous en dîtes trop pour différentes raisons, vous serez un parent qui dira constamment "non", et ce "non" n'aura plus la gravité que nous voulons. Cela se verra à la fois dans le tempérament de vos enfants, et dans votre relation, qui sera caractérisée par une controverse constante.

Alors, délimitez des comportements, au plus deux, qui sont prohibitifs pour vous et votre famille, et dites "non" à eux pour l'instant. Il est important que le "non" soit dit de manière stable, sans voix et sans menace, et qu'il soit toujours le même. 

N'oubliez pas aussi que le "Oui" est ce qui rend notre vie quotidienne plus agréable, et nous donne des souvenirs d'une vie, à la fois pour nous et pour nos enfants. 

L'île de l'Archange Mickaël



L’île de l’archange Michaël

Au nord de la mer Égée, non loin du mont Athos, se trouve l’île grecque de Thassos. La tradition orthodoxe y conserve la mémoire d’un lieu particulièrement consacré à l’archange Michaël : un monastère aujourd’hui rattaché au monastère athonite de Philothéou.

L’histoire de ce sanctuaire est liée à plusieurs récits de miracles, de guérisons et d’interventions attribuées à l’archange.

La retraite du moine Luc

Il y a plus de mille ans, un ascète nommé Luc vint s’établir sur l’île de Thassos. Après avoir vécu environ quatorze années dans la solitude, il attira progressivement plusieurs disciples désireux de suivre son exemple. Une petite communauté se forma autour de lui, donnant naissance au village de Théologos.

Mais Luc recherchait toujours davantage de solitude. Il se retira alors dans les grottes appelées « la Rivière profonde », sur la partie sud-est de l’île, face au mont Athos.

C’est dans ce lieu sauvage qu’il poursuivit sa vie de prière et d’ascèse.

L’apparition de l’archange Michaël

Après dix-sept années passées dans cette solitude, le moine Luc eut, selon le récit rapporté par l’article, une apparition de l’archange Michaël alors qu’il priait.

L’archange lui annonça que, trois ans plus tard, son âme quitterait paisiblement ce monde pour rejoindre le repos des saints.

Luc, craignant d’être victime d’une illusion, se mit alors à prier sans cesse : « Seigneur, aie pitié ».

Pour lui montrer qu’il était véritablement envoyé par Dieu, l’archange frappa un rocher avec son bâton. Une source d’eau pure jaillit alors de la pierre.

Puis il dit au moine :

« Bois de cette source et ne crains plus les tentations du démon, mais construis en ce lieu un temple en mon honneur, où les hommes recevront un bienfait pour leur âme et seront guéris de leurs maladies. »

Après ces paroles, l’archange disparut. Luc, rempli de joie et de reconnaissance, construisit à cet endroit une église dédiée à l’archange Michaël. La source se trouvait à l’intérieur du sanctuaire et devint rapidement un lieu fréquenté par les malades et les pèlerins.

Trois ans plus tard, comme l’archange l’avait annoncé, Luc mourut paisiblement.

Une source miraculeuse

La tradition rapportée par l’article raconte que la source demeura longtemps un lieu de pèlerinage.

Lorsque Thassos passa sous domination ottomane, le sanctuaire connut de nouvelles épreuves. Le récit rapporte notamment qu’un groupe d’hommes voulut profaner l’église et sa source. À la suite de cet événement, la source se tarit et disparut sous terre.

Mais, selon la tradition, elle réapparut plus près de la mer.

Un prêtre nommé Dimitri vit alors l’archange Michaël en songe. Celui-ci lui demanda de conduire les malades vers une grotte où ils découvriraient une lumière.

La source de l’Adoration

Le prêtre suivit cette indication avec les malades. Dans une petite grotte, ils aperçurent effectivement une lumière et découvrirent une nouvelle source.

L’entrée de la grotte étant particulièrement étroite, il faut encore aujourd’hui y pénétrer à genoux. Cette disposition a donné à la source le nom de « source de l’Adoration », car ceux qui y entrent semblent s’incliner devant l’archange.

Le récit rapporte que des personnes venues avec foi y auraient trouvé la guérison.

La relique du Saint Clou

L’histoire du sanctuaire est également liée à une autre relique : une partie du Saint Clou, associé à la Crucifixion du Christ.

À une époque où les monastères étaient soumis à de lourdes difficultés, des moines du monastère de Philothéou entreprirent de mettre certaines reliques à l’abri. Une partie du Saint Clou fut ainsi cachée à Thassos.

La relique fut ensuite redécouverte dans des circonstances extraordinaires. Un berger nommé Georges aurait aperçu durant la nuit une lumière semblable à une étoile brillant dans les branches d’un olivier. Après plusieurs apparitions de cette lumière, le père Théone découvrit dans l’arbre une croix contenant la précieuse relique.

Le retour de la relique à Thassos

La tradition rapporte ensuite qu’un higoumène du monastère de Philothéou reçut en songe la visite de l’archange Michaël. Celui-ci lui demanda de restituer le Saint Clou à l’île de Thassos.

L’higoumène tarda à accomplir cette demande. L’archange lui apparut alors une nouvelle fois et renouvela son ordre.

Peu après, la relique disparut du trésor du monastère. Elle fut finalement retrouvée à Thassos, dans les circonstances similaires à sa première découverte.

Depuis lors, une procession commémorant cet événement est célébrée dans la tradition locale.

Un monastère toujours fréquenté

Il y a environ quarante ans, une communauté monastique féminine fut établie sur le lieu du sanctuaire. Les reliques qui y sont conservées lui furent confiées.

Aujourd’hui, le monastère de l’archange Michaël accueille de nombreux pèlerins venus de Grèce et de différents pays. Le récit souligne également la présence croissante de pèlerins russes qui viennent prier devant les sanctuaires et demander l’intercession de l’archange.

Ainsi, l’île de Thassos demeure, dans la tradition rapportée par l’article, un lieu profondément associé à l’archange Michaël : un lieu de prière, de guérison, de vénération des reliques et de mémoire des interventions célestes.

Source et travail de réécriture

Source principale : Varvara Kashirina, « Остров архангела Михаила » (L’île de l’archange Michaël), publié le 21 novembre 2013 sur le site orthodoxe russe Православие.Ru.

Consulter l’article original en russe sur Православие.Ru

Travail de réécriture : le présent article constitue une synthèse et une réécriture personnelle du texte russe. Le contenu a été traduit, condensé, réorganisé et reformulé en français pour une publication sur un blog. Les événements miraculeux sont présentés comme des récits relevant de la tradition rapportée par la source, et non comme des faits historiques indépendamment établis.

Miracle de Saint Nicolas en 1956, Ex-URSS


La maison où se produisit le miracle


En 1956, en Ex-URSS (Russie actuelle), a eu lieu un miracle qui a apporté beaucoup de repentance à des centaines de personnes dans la ville russe de Kuibyshev (aujourd'hui Samara). Il y vivait une famille, avec une mère pieuse et sa fille Zoë. Le soir du réveillon du Nouvel An (31 décembre 1956), Zoë invita sept de ses petites amies, et autant de jeunes hommes, à dîner et à danser. A cette époque, c'était le jeûne de Noël, et la mère de Zoë la suppliait de ne pas planifier un dîner, mais sa fille insistait pour que les choses se fassent à sa façon. Le même soir, sa mère est allée à l'église pour prier.

Tous les invités sont venus, sauf le fiancé de Zoë, qui n'était pas encore arrivé. Il s'appelait Nicholas. Les jeunes filles et les garçons étaient en couple, Zoë étant donc toute seule. Ne sachant pas quoi faire, et sans vraiment y penser, elle décrocha du mur l'icône de Saint Nicolas le Merveilleux, et dit : "Je vais prendre ce Nicolas et je vais danser avec lui". Ne prêtant aucune attention à elle, ses amis lui conseillèrent de ne pas commettre un tel acte blasphématoire. "Si Dieu existe, qu'il me punisse", dit-elle. Et elle se mit à danser, fit deux ou trois tours, quant tout à coup, il y eut un bruit effrayant dans la pièce, un tourbillon, et une lumière aveuglante étincela la pièce comme un éclair.

La joie se transforma en effroi. Tout le monde a fui la pièce, effrayé. Seule Zoë restait immobile, l'icône de Saint Nicolas collée à sa poitrine, pétrifiée et gelée comme du marbre. Les médecins arrivés rapidement sur place, ne purent la ramener consciente malgré leurs tentatives. Les aiguilles se courbaient et se brisaient en frappant son grand corps marbré ! Ils voulaient l'emmener à l'hôpital, mais étaient incapables de la déplacer. C'était comme si ces pieds étaient cloués au sol. Mais son coeur battait ! Zoë était en vie. Cependant, elle n'était plus capable de manger ou de boire.

Lorsque sa mère est revenue et a vu ce qui s'était passé, elle est tombée inconsciente et ils l'ont emmenée à l'hôpital, qu'elle n'a pas quitté pendant quelques jours. Sa foi dans la compassion de Dieu et ses chaudes prières maternelles pour le pardon de sa malheureuse fille, par la grâce de Dieu, lui ont redonné de la vitalité. Zoë est revenue à la conscience, et avec des larmes, elle a cherché le pardon et l'aide. La maison de Zoë était entourée d'une foule de gens pendant les premiers jours, les fidèles venaient, marchaient de loin. Les curieux, les médecins et les personnalités du coin aussi. Mais selon un ordre des autorités, la maison fut rapidement fermée aux visiteurs. Il y avait toujours deux policiers qui gardaient la maison. La maison était gardée par des policiers, et certains des cheveux des gardes devinrent blancs, même s'ils étaient encore jeunes, de peur d'entendre les cris terrifiants que Zoë faisait chaque nuit. Nuit après nuit, sa mère était à côté d'elle en train de prier. "Maman prie ! Priez parce que je suis perdu à cause de mes péchés ! Priez !" pleurait Zoë.

A cause de tout ce qui se passait, le Patriarche a été informé de prier en personne pour le rétablissement de Zoë. Il a répondu : "Celui qui l'a puni aura aussi pitié d'elle !".. Dès lors, ceux qui ont été autorisés à venir voir Zoë ont été : Un professeur de médecine de haut prestige, qui vint de Moscou. Il a confirmé que le coeur de Zoë n'arrêtait pas de battre. Les prêtres, que la mère avait invités pour enlever l'icône de Saint Nicolas des mains de Zoë, mais ils n'étaient pas capables non plus de retirer l'icône des mains pétrifiées de la jeune fille, et enfin le hiéromoine Seraphim de l'hermitage de Glinsk, qui accomplit le service de l'Eau Bénite et bénit l'icône. Après cela, il dit : "Maintenant, nous devons attendre un signe. Si rien ne se passe, cela signifie que la fin du monde approche !", montrant par ces mots sa foi profonde dans les miracles. Le métropolite Nicolas, qui a également lu le Paraklesis, et a dit : "Nous devons attendre un miracle", répétant la parole du pieux hiéromoine.

A la veille de la fête de l'Annonciation (qui tombait le samedi de la troisième semaine du Grand Carême), un ancien s'approcha des gardes policiers, et leur demanda de lui permettre de voir Zoë. Mais les gardes policiers refusèrent fermement. L'aîné revint le lendemain, mais les gardes ne le permettaient pas non plus. La troisième fois, le jour de l'Annonciation, les gardes l'ont laissé entrer. Ils ont entendu avec quelle compassion il parla à Zoë, alors qu'il entrait, "Maintenant, est-ce que tu es fatiguée de rester debout ?" Un peu de temps passa, et quand les gardes voulurent expulser l'aîné, ils ne le trouvèrent pas dans la pièce. Tout le monde fut alors certain que c'était Saint Nicolas lui-même. Ainsi, Zoë éatit restée là plantée au même endroit exactement 4 mois (128 jours) jusqu'à Pâques, qui était tombée cette année le 23 avril (le 6 mai sur le nouveau calendrier). Et la nuit de la glorieuse Résurrection du Christ, Zoë se mit à crier : "Priez !"

Les gardes policiers de nuit ont commencé à trembler, et ont demandé : "Pourquoi pleures-tu si effroyablement ?" : Elle répondit : "Quelle horreur, la terre brûle ! Priez ! Le monde entier est perdu à cause de ses péchés, priez !" A partir de ce moment, Zoë fut réveillée, ses muscles commencèrent à se ramollir ; elle était revenue à la vie. Ils l'ont finalement mise sur un matelas mais elle a continué à crier et a appeler tout le monde à prier pour le monde perdu à cause de ses péchés, pour la terre qui brûle à cause de son anarchie.

"Comment es-tu restée ainsi jusqu'à maintenant ? Qui t'as nourri ?", lui ont-ils demandé. "Les colombes m'ont nourri" était sa réponse. De ceci, il était évident qu'elle avait reçu la miséricorde et le pardon de la main droite du Seigneur Tout-Puissant. Le Seigneur a pardonné les péchés de Zoë, par la présence de Saint Nicolas le Merveilleux, et à cause de ses grandes tribulations, et de sa position pendant 128 jours. Tous ces événements ont choqué les habitants de Kuibyshev et des environs. Beaucoup de gens ont retrouvé leur foi en Dieu, ayant vu les miracles, écouté ses cris et ses prières pour que nous priions pour les gens perdus à cause de leurs péchés. Ils sont retournés à l'église avec repentance. Ceux qui ne portaient pas de croix ont commencé à en porter une. Le retour dans les églises était si massif, qu'il n'y avait pas assez de petites croix pour ceux qui en cherchaient. Avec peur et larmes, les gens ont demandé pardon pour leurs péchés, répétant les mots de Zoë : "Comme la terre est brûlante, nous sommes perdus à cause de nos péchés ! Priez ! Les gens sont perdus à cause de leur anarchie !"

Le troisième jour de Pâques, Zoë est partie pour le Seigneur, car elle avait parcouru la difficile route de se tenir debout pendant 128 jours devant la face du Seigneur, pour le pardon de tous ses péchés. Le Saint Esprit a préservé sa vie tous ces jours pour la résurrection de son âme de la mort du péché, tout comme dans ce jour éternel à venir, elle ressuscitera son corps pour la vie éternelle ; d'ailleurs, tout comme son nom lui-même signifie : Zoë.


Icône de Zoë priant pour les péchés du monde

Il est à noter que dans la presse soviétique de l'époque, l'incident de Zoë a été soulevé. Répondant aux lettres envoyées à la direction d'un journal bien connu, un scientifique hautain a prétendu que l'événement avec Zoë n'était vraiment pas si incroyable, mais il a déclaré que c'était une forme de rigidité musculaire encore inconnue de la science. Cette fausseté d'une telle hypothèse est évidente, vu dans un premier temps qu'une telle rigidité du corps ne se produit pas, au point que les médecins ne soient pas capable d'injecter des piqûres. Ensuite, une personne infectée par une telle maladie peut être déplacée, alors qu'ils n'étaient pas en mesure de la déplacer. Elle se tenait droite beaucoup plus longtemps que la moyenne. Ensuite, une maladie ne rend pas une personne à Dieu comme cela, et n'apporte pas de révélations du Ciel. Alors que dans le cas de Zoë, non seulement des milliers de personnes ont retrouvé leur foi en Dieu, mais ils ont montré leur foi en des actes, ont été baptisés, ont vécu moralement. Non seulement, ils croyaient que Dieu existait, mais ils sont devenus chrétiens. De cela, il est clair que nous ne parlons pas d'une simple maladie, mais de divin. Dieu rend vraiment la foi aux gens, délivre les gens de leurs péchés, comme il peut les punir à cause de ces derniers.

En Russie, les fêtes suivent le vieux calendrier, le jeûne de Noël dure du 28 novembre au 6 janvier de l'année suivante.

un film sur la vie de Zoë a été réalisé par Aleksandr Proshkin, "The Miracle", basé sur les vrais événements décrits dans cet article.

Extrait de Mystagogy, de John Sanidopoulos,

dimanche 4 février 2018

Protégez vos enfants de la myopie

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On croit que la myopie est le résultat d'une combinaison de facteurs génétiques héréditaires, et environnementaux, qui empêchent le développement normal de l'oeil. Selon les nouvelles découvertes de scientifiques de l'Ecole de Santé et de Médecine Tropicale de Londres, les chances d'avoir une myopie peuvent être réduites si une mesure de prévention de base est prise dans l'enfance.

Les scientifiques font de l'activité physique à l'extérieur pour tous les enfants, ayant constaté que l'exposition à la lumière du soleil protège les yeux, au moins en terme de myopie.

Plus tôt, les jeunes enfants passaient beaucoup de temps à l'extérieur de la maison, jouant dans la cour de la maison ou faisant du vélo dans la rue. Maintenant, ils restent à l'intérieur à regarder la télévision ou à jouer avec des appareils électroniques. Ce changement s'avère nocif pour les yeux de l'enfant.

Sur la base de recherches antérieures sur le sujet, les scientifiques ont porté sur la rayonnement UV et de la relation de la myopie par l'étude d'un échantillon de plus de 3000 personnes, en concluant que ce type de rayonnement, bien que considéré comme nocif pour la peau lorsque les niveaux d'exposition qui sont indiqués sont élevés, protègent les yeux de la myopie dans une certaine mesure.

L'effet positif du rayonnement UV semble être plus grand dans les premières années de la vie.

Les parents devraient donc encourager leurs enfants à travailler à l'extérieur de la maison. Après tout, le bénéfice sera double, car en plus de la protection oculaire, les enfants vont faire encore plus d'exercice physique.

Extrait de http://enorion.blogspot.fr/2016/12/blog-post_4.html

Dieu est ma force


St Jean de Cronstadt 


Je suis moi-même toute infirmité et misère. Dieu est ma force. Savoir ceci est pour moi la plus haute sagesse, me rendant béni.

St Jean de Cronstadt, "Ma vie en Christ"

Extrait de http://full-of-grace-and-truth.blogspot.fr/2016/10/st-john-of-kronstadt-god-is-my-strength.html

La rencontre de David Bowie avec le Diable




Extrait de Daimonologia,
de John Sanidopoulos,


L'histoire qui suit provient de l'ex-femme de David Bowie, Angela Bowie, et de sa biographie de David Bowie intitulée : Backstage Passes : Life on the Wild Side with David Bowie. David Bowie lui-même, dans des interviews, se réfère également à cette expérience étrange qu'il avait connue.

Pendant les années soixante-dix, David Bowie est entré dans une période de faiblesse, lorsqu'il a expérimenté la cocaïne et l'occulte. Il avait déménagé à Los Angeles. Plusieurs années s'étaient écoulées depuis les meurtres de Manson, et Los Angeles s'en remettait encore; Ce fut durant cette période tumultueuse, que David Bowie a décidé d'effectuer un exorcisme dans sa piscine, dans sa maison à Los Angeles, alors qu'il était vraisemblablement sous l'influence de la cocaïne et de la paranoïa. Bowie croyait que les satanistes et les mauvais esprits essayaient de le capturer. Il faisait de son mieux, en utilisant l'occulte, de les arrêter. Ce qui suit est un extrait du livre de Angela Bowie : 

C'était une belle maison Art Déco, une propriété sur un site superbe, et un excellent rapport qualité prix, à seulement 300 000 $, mais il y avait un détail que je n'avais pas remarqué, un hexagramme peint sur le sol d'une pièce circulaire par le propriétaire précédent, Gypsy Rose Lee.

La maison avait été construite à la fin des années cinquante ou début des années soixante, avec piscine couverte. David aimait l'endroit, mais je pensais qu'elle était trop petite pour répondre à nos besoins pendant très longtemps, et je n'étais pas dingue de la piscine. Selon mon expérience, les piscines intérieures sont toujours un problème.

Celle-ci ne faisait pas exception, mais pas ici de façon habituelle. Son inconvénient est que je n'avais jamais rencontré ou vu, ou entendu parler ailleurs : Satan ici. De ses propres yeux David dit qu'il l'avait vu sortir de l'eau une nuit. David voulait un exorcisme. 

Une église orthodoxe grecque, à Los Angeles, l'aurait fait pour nous (il y avait un prêtre disponible pour cela, les gens me l'avaient dit), mais David ne put l'avoir, car il n'intervenait pas pour les étrangers en dehors de l'église. Et nous étions seulement avec des instructions écrites dans les livres, des talismans. 

Là, il s'est senti prêt. Les livres et gadgets appropriés ont été disposés. L'incantation a commencé, et bien que je ne savais pas ce qui était dit où dans quelle langue, je ne pouvais arrêter d'avoir une sensation de froid bizarre se lever en moi, alors que David bourdonnait encore et encore. 

Il n'y a pas de moyen facile ou élégant de dire cela, alors je vais aller droit au but. A un certain moment, pendant le rituel, la piscine a commencé à faire des bulles. C'était de manière incompatible avec les filtres à air, ce qui aurait pu donner une explication à cela, ou quelque chose d'analogue. 

Quand David a regardé ce qui se passait dans la terreur absolue, je cherchais à être désinvolte : "Eh bien mon cher, cela semble fonctionner". Mais tout cela était très étrange, j'avais du mal à accepter ce que mes yeux voyaient.

Nous avons tous deux quitté la piscine à la hâte, et David m'a demandé de vérifier la piscine de temps à autre. Je continuais à y jeter un oeil durant les quarante prochaines minutes ou plus, et rien d'inhabituel n'était arrivé, et je faisais alors glisser une des portes de verre ouvertes, et en ignorant les cris de panique de David, je suis allé au bord de la piscine pour regarder. Je vis alors sur le fond de la piscine, une grande ombre, ou une teinture qui n'y était pas avant le début du rituel. Elle avait la forme d'une bête. Elle m'a rappelée ces gargouilles, tordues et tourmentées qui hurlent en silence des flèches de cathédrales médiévales. Il était laid, choquant, malveillant. Il me faisait peur.

Je reculai alors, je suis rentré dans la maison, et j'ai dit à David ce que j'avais vu, en essayant d'être nonchalante, mais pas très bien. Il se tourna, le visage blanc, mais fini par se rétablir, pour passer le reste de la nuit à prendre de la coke.

Je ne sais toujours pas quoi penser de cette nuit-là. Cela va à l'encontre de mon pragmatisme, et de l'intégrité du monde "normal". Ce qui me dérange le plus, est que si vous deviez appeler cette tâche la marque de Satan, je ne vois pas comment je pourrais discuter avec vous.

David, bien sûr, a insisté pour que nous quittions la maison aussi vite que possible, et nous l'avons fait, mais j'ai entendu à partir de sources fiables (Michael Lipman pour l'un, et l'agent immobilier de la propriété pour l'autre), que les locataires qui ont suivi n'ont pas été en mesure d'enlever l'ombre. Même si la piscine a été peinte un certain nombre de fois, l'ombre est toujours revenue !


nota : La cocaïne, qui favorise la paranoïa, était utilisée par David Bowie à l'époque, avec l'occulte, pour éloigner les mauvais esprits et obtenir le succès. David croyait qu'il y avait des filles à tendance sataniste et pratiquant la magie noire,  qui tentaient de le séduire pour lui faire un bébé voué au culte du diable ensuite. Croyant qu'il était maudit, David a demandé de l'aide à une sorcière pratiquant la "magie blanche", nommée Walli Elmlark, largement connue comme la "White Witch of New York", qui avait enseignée des cours de magie à la New York School of Occult Arts and Sciences, et avait également travaillée comme journaliste. Elle a aidé Bowie à lutter contre les force des ténèbres dans sa vie. 

vendredi 2 février 2018

Inscription murale au Mont Athos au XVIe siècle : Alexandre le Grand, "Roi des Hellènes"

Alexandre le Grand au Mont Athos : une étonnante inscription du XVIe siècle

Au cœur du Mont Athos, dans le silence des monastères orthodoxes, l’histoire ancienne et la tradition chrétienne se rencontrent parfois de manière surprenante.

Une inscription datant du XVIe siècle évoque ainsi Alexandre le Grand, le célèbre souverain macédonien de l’Antiquité, en lui donnant un titre particulièrement remarquable : « Roi des Hellènes ».

Cette représentation ancienne nous invite à regarder autrement la manière dont les générations chrétiennes ont conservé la mémoire des grands personnages de l’Antiquité.

Une inscription vieille de plusieurs siècles

L'inscription se trouve au monastère de Dochiariou, sur le Mont Athos.

Elle est datée de 1568.

À côté de la représentation d'Alexandre apparaît l'appellation de « Roi des Hellènes ». La présence d'une telle inscription dans un monastère athonite est particulièrement intéressante, car elle témoigne de la manière dont Alexandre le Grand était alors identifié et représenté dans la culture grecque chrétienne.

L'image a notamment été signalée dans la presse grecque à partir d'une publication de Kathimerini.

Alexandre le Grand, une mémoire qui traverse les siècles

Alexandre III de Macédoine, connu sous le nom d'Alexandre le Grand, vécut au IVe siècle avant Jésus-Christ.

En quelques années seulement, il étendit son empire depuis la Macédoine et la Grèce jusqu'à l'Égypte et à une grande partie de l'Asie.

Son histoire appartient donc à l'Antiquité, bien des siècles avant la naissance du christianisme.

Pourtant, sa mémoire a continué à vivre dans les traditions et les récits des peuples qui ont hérité de la culture grecque.

Le Mont Athos en conserve lui aussi certaines traces.

« Roi des Hellènes » : ce que nous montre réellement cette inscription

Il est important de replacer cette expression dans son contexte.

Nous sommes en 1568, et non dans l'Antiquité. L'inscription reflète donc la manière dont un milieu chrétien grec du XVIe siècle comprenait et présentait Alexandre le Grand.

Le terme « Hellènes » appartient à une longue histoire culturelle et linguistique. Son sens et son usage ont évolué au fil des siècles.

Il serait donc imprudent d'utiliser cette seule inscription pour tirer des conclusions simplistes sur les conceptions politiques ou nationales de l'époque moderne.

En revanche, elle constitue un témoignage précieux sur la mémoire d'Alexandre dans le monde grec orthodoxe.

Une mémoire conservée dans un monastère

Ce qui rend cette inscription particulièrement fascinante est aussi le lieu où elle se trouve.

Le Mont Athos est depuis plus d'un millénaire l'un des grands centres de la spiritualité orthodoxe.

Dans ses monastères, manuscrits, fresques, inscriptions et objets anciens ont permis de conserver une immense partie de la mémoire religieuse et culturelle du monde chrétien oriental.

Voir apparaître Alexandre le Grand dans cet environnement rappelle que les monastères n'ont jamais été uniquement des lieux isolés du monde.

Ils ont également été des lieux de conservation de la mémoire, de la culture, des textes et de l'histoire.

Alexandre le Grand et la tradition chrétienne

Alexandre le Grand n'était évidemment pas chrétien : il mourut en 323 avant Jésus-Christ, plusieurs siècles avant la naissance du christianisme.

Il ne faut donc pas lui attribuer une foi chrétienne qu'il n'a pas connue.

Mais son personnage a progressivement été intégré à l'imaginaire historique et littéraire des civilisations chrétiennes d'Orient.

Des récits, des traditions populaires et des représentations artistiques ont contribué à maintenir sa figure dans la mémoire collective.

Cette présence dans un monastère du Mont Athos en est un témoignage particulièrement intéressant.

Une image qui nous parle encore aujourd'hui

Cette ancienne inscription nous rappelle quelque chose de simple :

l'histoire ne disparaît jamais complètement.

Elle se transforme.

Les générations successives relisent les personnages du passé à partir de leur propre époque, de leur culture et de leur vision du monde.

Au XVIe siècle, les moines et les artistes du Mont Athos ont ainsi représenté Alexandre avec les références culturelles qui étaient les leurs.

Aujourd'hui, nous pouvons regarder cette inscription avec davantage de recul, sans chercher nécessairement à lui faire dire plus qu'elle ne dit.

Elle demeure néanmoins un magnifique témoignage de la continuité de la mémoire historique dans le monde orthodoxe.

Une rencontre étonnante entre Antiquité et Orthodoxie

Il y a quelque chose de profondément fascinant à imaginer cette scène :

un ancien roi de l'Antiquité, mort près de deux mille ans auparavant, représenté sur les murs d'un monastère orthodoxe du Mont Athos.

Entre Alexandre et les moines qui ont réalisé cette inscription, des siècles d'histoire se sont écoulés.

Et pourtant, la mémoire demeure.

C'est peut-être aussi cela que nous enseignent les anciens monastères : le temps passe, les empires disparaissent, mais certaines histoires continuent de traverser les générations.

Le message essentiel

Cette inscription de 1568 ne doit pas être utilisée comme une preuve simpliste dans les débats modernes.

Elle est avant tout un document historique et culturel, qui témoigne de la place d'Alexandre le Grand dans la mémoire grecque du XVIe siècle.

Elle nous rappelle également que le Mont Athos est un lieu où se rencontrent depuis des siècles :

  • la foi orthodoxe ;

  • la culture grecque ;

  • la mémoire de l'Antiquité ;

  • l'art ;

  • les manuscrits et les traditions historiques.

Une simple inscription peut ainsi ouvrir une porte sur plusieurs siècles d'histoire.

Une dernière pensée

L'histoire nous apprend l'humilité.

Nous regardons aujourd'hui le passé avec nos propres catégories, alors que les hommes d'autrefois avaient leur langage, leurs références et leur manière de comprendre le monde.

Apprendre à regarder une ancienne inscription sans lui faire dire ce qu'elle ne dit pas, c'est aussi une forme de respect pour l'histoire.

Et au Mont Athos, cette mémoire ancienne continue silencieusement de témoigner.


Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 2 février 2018 sous le titre « Inscription murale au Mont Athos au XVIe siècle : Alexandre le Grand, "Roi des Hellènes" ».

L'article original indiquait comme source un extrait de John Sanidopoulos, publié sur Mystagogy, consacré à cette inscription du XVIe siècle au monastère de Dochiariou.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles de Mystique Orthodoxe, afin d'en améliorer la clarté, la lisibilité, l'aération et le style, tout en apportant davantage de prudence dans les formulations historiques.

L'objectif est de conserver l'intérêt spirituel et culturel du texte original tout en distinguant clairement le témoignage historique, l'interprétation et les débats contemporains.

Texte travaillé  à partir de Mystagogy, de John Sanidopoulos, 

www.johnsanidopoulos.com /2009/07/16th-century-mural-on-mount-athos-calls.html

Saint Porphyre le Caucasien : L'égoïsme n'est qu'un tour !


L'humble est conscient de son état intérieur et, aussi mauvais soit-il, il ne perd pas sa personnalité. Il ne perd pas son équilibre.

Le contraire est le cas de l'égoïste, se sentant inférieur. Au début, il ressemble à l'humble. Un peu, cependant, si on le blesse, il perd immédiatement la paix. il est irrité, ébranlé, l'âme sans âme de son âme l'aliène de la vie éternelle. En fin de compte, l'égoïsme n'est qu'un tour ! Notre filage nous rend creux. Quand nous faisons quelque chose à montrer aux autres, nous devenons vides psychiquement.

Nous devons ainsi faire les choses de façon désintéressée, sans vanité, sans égoïsme.. Quand un homme vit sans Dieu, sans paix, sans confiance, mais avec le stress, l'anxiété, la dépression, le désespoir, il acquiert des maladies physiques et mentales. La psychiatrie, la neurasthénie, la dichotomie sont des situations démoniaques.

L'humilité est aussi une humiliation. Cela ressemble à de l'infériorité. La véritable humilité ne parle pas, ne dit pas des mots comme "Je suis un pécheur indigne, tout au moins...". L'humble a peur de tomber dans la vaine gloire. La grâce de Dieu ne vient pas dans la vaine gloire. Au contraire, la grâce de Dieu est là où il y a une vraie humiliation, une humiliation divine, une parfaite confiance en Dieu. Une dépendance à Lui..

Saint Porphyre le Caucasien

Source : http://enorion.blogspot.fr/2014/03/blog-post_8.html

et           http://inpantanassis.blogspot.fr/2014/02/blog-post_8782.html

La puissance du Rosaire



1. La dévotion du Très Saint Rosaire est un grand signe de prédestination
2. Quiconque récitera pieusement le Rosaire et persévérera dans cette dévotion, verra ses prières exaucées
3. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans tous leurs maux
4. Persévère dans mon Rosaire et je subviendrai à tes besoins
5. Celui qui récite pieusement le Rosaire, en méditant les mystères, se convertira s'il est pécheur
6. Ceux qui récitent le Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort réconfort et lumière
7. Celui qui se recommande à moi par le Rosaire ne périra pas
8. A ceux qui récitent mon Rosaire, je promets ma protection spéciale
9. Prêche le Rosaire : c'est une arme très puissante contre l'enfer, et un bouclier impénétrable contre les traits de l'Ennemi
10. Quiconque récitera dévotement le Rosaire croîtra en grâce s'il est juste, et deviendra digne de la vie éternelle.
11. Je promets des grâces de choix aux dévôts de mon Rosaire
12. Je veux que ceux qui chantent mes louanges par le Rosaire, aient lumière, liberté et plénitude de grâce
13. Les vrais dévots du Rosaire ne mourront pas sans sacrement
14. Je suis spécialement la Mère des enfants du Rosaire qui sont dans le Purgatoire, tous les jours, j'en délivre un grand nombre
15. Les vrais enfants de mon Rosaire jouiront d'une grande gloire dans le ciel

Extrait des écrits du Bienheureux Alain de la Roche..

On ne peut ne pas être d'accord, mais selon moi, après expérience, le Rosaire est très puissant !

Gloire à toi Vierge Marie

Commencer par le "Je crois en Dieu", "le Notre Père", 3 "Je vous salue Marie" ou "Réjouis toi Marie", 1 "Gloire au Père"

Puis avant chaque mystère, 1 "Notre Père" 10 "Je vous salue Marie" ou "Réjouis Toi Marie" 1 "Gloire au Père"

Nous contemplons ainsi avec la Vierge Marie la vie de Jésus et en obtenir des grâces infinies..


MYSTERES JOYEUX (lundi et jeudi)

1. Annonciation (fruit du mystère : humilité)
2. Visitation (Charité fraternelle)
3. Naissance du Sauveur (Amour de la pauvreté)
4. Présentation (Pureté de corps et d'esprit)
5. Jésus retrouvé au Temple (Véritable sagesse)

MYSTERES DOULOUREUX (mardi et vendredi)

1. Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers (contrition)
2. Flagellation (mortification des sens)
3. Couronnement d'épines (mépris du monde)
4. Jésus porte sa Croix (patience dans les épreuves)
5. Jésus crucifié (conversion des pécheurs)

MYSTERES GLORIEUX (dimanche, mercredi, samedi)

1. Résurrection (esprit de foi)
2. Ascension (désir du ciel et sainte espérance)
3. Pentecôte (esprit de prière)
4. Assomption (Amour de Marie et bonne mort)
5. Couronnement de la Vierge (persévérance)

vendredi 26 janvier 2018

La Prière, la prescription ultime pour le coeur

Photo: mmgp.ru

    
Au moment où j'écris ceci, je porte un moniteur cardiaque attaché à ma poitrine. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas hospitalisé, et je ne meurs pas non plus (pour autant que je sache). C'est un moniteur portatif appelé Holter, et je le porte pendant 48 heures pour suivre les palpitations que j'ai eu depuis environ une semaine.
Si vous n'en avez jamais eu, une palpitation est quand une chambre de votre cœur se désynchronise avec les autres. Il me semble (comme moi) être un peu dur, suivi d'une montée d'adrénaline. J'ai récemment coupé le café de mon alimentation, car cela les amène. Mais même sans ce carburant du matin, les palpitations me harcèlent encore.
Il y a quelques jours, je suis allé voir un médecin et, ce faisant, j'ai dû faire face à une réalité que je savais depuis longtemps. Nous avons discuté des risques alimentaires et de l'exercice. Puis vint le sujet de l' anxiété ou du stress. Bingo. C'est mon compagnon constant ces jours-ci.
Peux-tu élaborer?
Eh bien, ma paroisse grandit et avec elle mes responsabilités. Nous avons de nombreux enquêteurs et nous sommes en train de rénover l'église que nous avons récemment achetée. Ce sont toutes de grandes bénédictions, mais je suppose que je me sens constamment comme si j'avais du mal à suivre le rythme. J'ai aussi tendance à intérioriser le stress, et parfois les paroissiens peuvent être «difficiles» - alors oui, c'est un facteur.
Puis vint la surprise épique de ma visite. Le médecin m'a demandé si je priais ou méditais, particulièrement d'une manière qui implique d'être calme et de me centrer. Elle m'a demandé si j'incorporais le chant dans mes prières, car c'est quelque chose qu'elle prescrit aux patients qui ont besoin d'abaisser leur tension artérielle.
En tant que prêtre, j'ai trouvé ces questions suprêmement ironiques. Je prie tout le temps (c'est mon travail) - et en tant que prêtre orthodoxe, la plus grande partie est chantée. Mais est-ce que je prie vraiment d'une manière qui consiste à me calmer et à me calmer, et à rechercher la paix dans mon cœur?
    
C'est au cœur même de la prière de Jésus (ou prière du cœur), qui est elle-même au cœur de l'orthodoxie: s'asseoir tranquillement, et répéter lentement "Seigneur, Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, un pécheur », tout en remarquant son souffle et en suivant chaque répétition avec des nœuds sur une corde de prière.
Je garde toujours une corde de prière dans ma poche. Mais est-ce simplement un décor caché, en ce que je l'utilise rarement vraiment? Apparemment, j'avais besoin d'une prescription médicale.
L'autre jour, alors que j'attendais de voir le cardiologue auquel je me suis référé, j'ai sorti ma corde de prière et je l'ai utilisée pendant ces 20 minutes. Ma tension artérielle et ma fréquence cardiaque étaient tellement abaissées que le cardiologue m'a demandé: «Avez-vous toujours un pouls aussi bas? Seulement quand je prie .
J'ai ce moniteur attaché à ma poitrine. Cela va bientôt disparaître. Mais quand cela arrivera, je m'efforcerai de continuer à surveiller mon cœur, avec la prescription de prière que mon médecin a prescrite.
1/22/2018

Extrait de Pravoslavie,
Prayer, the ultimate prescription for the heart

Le miracle de l'Eglise du prophète Elie à Tchernobyl



Extrait de Eschatologia,
de John Sanidopoulos,

La seule église ouverte dans la zone de Tchernobyl indique le rayonnement Niveau Miminim 
20 Avril 201
Interfax

25 ans à compter de la date de l'accident de Tchernobyl (26 avril 1986), le niveau de radiation dans la zone de l'église du Prophète Elie, la seule église opérant dans la zone d'exclusion, était bien en dessous du niveau à travers la zone.

"Même dans les jours les plus difficiles de 1986, la zone au tour de l'Eglise du Prophète Elie était propre et saine, pour ne pas mentionner que l'Eglise elle-même était saine, a déclaré le président de l'Union Ukrainienne de Tchernobyl Yury Andreyev, dans une vidéo conférence à Moscou mercredi.


L'Eglise du Prophète Elie


Maintenant, le territoire adjacent à l'église possède le niveau de 6mR par heure contre 18 à Kiev. "Nous sommes venus à croire, après l'observation de tels développements, que cela est la volonté de Dieu" a déclaré aussi Andreyev, et d'autres athées. 

En particulier, selon lui, quelques secondes après l'explosion de la quatrième unité de Tchernobyl PP, le nuage contenant des particules d'uranium a commencé à se déplacer dans la direction de Pripyat, une ville située à environ 1800 mètres de l'usine. Il y avait un pin dans cette direction (il est représenté sur une icône bien connue appelée Sauveur de Tchernobyl).

"Le nuage s'arrêta à ce pin, se divisa en deux parties pour une raison inconnue, et a continué à se déplacer sur les côtés gauche et droit de la ville au lieu de couvrir ses zones résidentielles. Le niveau de rayonnement dans les zones de contamination était quatre ou cinq Roentgen par heure, et la ville ne comprenait que la moitié d'un milliroentgen, a déclaré Andreev.


L'Eglise de Tchernobyl, et le pin miraculeux

L'icône a été peinte au début du 21ème siècle, en souvenir de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986. Elle représente Jésus-Christ le Sauveur dans le ciel, entouré d'une mandorle, avec sa main levée dans une bénédiction. A droite du Christ, la Mère de Dieu, suppliant son Fils et l'Archange Michel à sa gauche. Une étoile tombe sur Tchernobyl, qui rappelle le Livre de la référence de la Révélation de "absinthe", qui en ukrainien est traduit comme "Tchernobyl". Le pin qui a sauvé la ville est représentée dans le milieu de l'icône. 


L'icône de Tchernobyl