lundi 9 mai 2022

Saint David de Galles

 


Saint David, saint gallois, est le saint patron des végétariens. Il était connu pour sa règle stricte que lui et ses moines suivaient en mangeant un régime simple d'herbes, de grains et de légumes. Il a aussi été appelé "le buveur d'eau", pour ne pas boire d'alcool. 

Lui et ses moines aimaient la nature et cultivaient à la main par compassion pour les animaux du travail. On se souvient souvent de lui en mangeant des poireaux.

C'est pour cela que le poireau reste l'emblème du Pays de Galles. C'est donc une référence chrétienne qu'à ce très beau pays.

Saint David de Galles, priez pour nous, protégez nous ! 

vendredi 6 mai 2022

Seraphim Sarov : L'espérance..

 


Si l'homme ne se préoccupe pas de lui-même à cause de l'amour qu'il a pour Dieu et les oeuvres vertueuses, sachant que Dieu s'occupera de lui, une telle espérance est véritable et sage. Mais si un homme se préoccupe de ses propres affaires et ne se tourne vers Dieu que lorsque les malheurs l'assaillent et qu'étant incapable d'en venir à bout par ses propres forces, il commence à implorer l'aide de Dieu, alors son espérance est vaine et fausse.

La véritable espérance cherche seulement le Royaume de Dieu. le coeur ne peut trouver la paix tant qu'il n'a pas cette espérance. Elle apaisera son âme et la comblera de joie.

Saint Séraphim de Sarov

Extrait Amis du Monastère Sainte Elisabeth

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Enseignement d'un moine d'Orient : Les plus petites choses sont les plus grandes ?

 


Bien sûr qu'il peut arriver que le Christ vienne à nous par des manifestations sublimes de sa Grâce : miracles, visions, prophéties, charismes ; n'est-Il pas appelé en effet le Très-Haut ? Oui ! Mais que cela ne nous fasse pas oublier pour autant que c'est avant tout par l'humilité du Christ que nous avons été sauvé ; par le chemin de sa naissance dans une étable de Bethléem, et par son abaissement sur une Croix, à Jérusalem (Heb, 2, 9).

Je viens à toi, mon enfant, dans les plus petites choses,

dans les plus humbles détails.

Chacun de tes gestes peut se faire l'expression de l'Amour sans limites.

Tu laves une assiette. Tu l'essuies.

Fais de cela un acte d'Amour, 

envers tous ceux qui ont mangé dans cette assiette,

envers tous ceux qui y mangeront.

Une ménagère sort de sa maison.

Elle vient suspendre du linge à la corde sur laquelle il séchera.

Ce rapide geste de service ne te rappelle-t-il rien ?

Ces deux bras un instant étendus ne te font-ils pas penser 

à deux autres bras qui furent étendus sur un Bois Sacré ?

Tout devient sacré, si ton amour le transfigure.

L'Amour est parmi nous comme celui qui sert.

Source : Amour sans limites, un moine de l'Eglise d'Orient (Ed Chevetogne, 1973)

Forum La Nouvelle Jérusalem, 

https://nouvellejerusalem.forumactif.com/

La vie en famille, source d'inspiration pour les enfants


L'influence des parents sur leurs enfants est indéniable. Les enfants aspirent dans leur personnalité ce qu'ils reçoivent de leurs parents et de l'environnement familial. Ces deux éléments sont les principaux facteurs qui façonnent le caractère et la personnalité de chaque enfant. Dans presque tous les domaines de la vie. De ce qu'ils mangeront à la façon dont ils riront, de la façon dont ils marcheront à la façon dont ils tomberont amoureux et fonderont une famille, de la façon dont ils se feront des amis et de la façon dont ils se disputeront.

Nous savons que tous les enfants copient leur environnement comme ceci : 

Si les parents maudissent, les enfants maudiront aussi.
Si les parents fument, les enfants deviendront fumeurs.
Si les parents volent, les enfants deviendront accrocs au vol.
Si les parents jugent et critiquent, les enfants l'imiteront.

Si les parents jeûnent, les enfants le découvriront aussi.

Si les parents croient en Dieu, la foi prendra racine dans leur coeur.

Pour cette raison, il est nécessaire de donner à la famille (parents, enfants, et membres cohabitants), des modèles sains pour les enfants. Et cela non seulement en matière d'habitudes néfastes quotidiennes (tabagisme, drogue, commérages, alcool , etc.), mais aussi en matière d'attitudes, c'est à dire la foi en Dieu, l'amour du prochain, la charité, la résolution des problèmes.

La composition spirituelle des parents et l'amour pour leurs enfants est le meilleur guide pour donner le bon exemple. Ensuite, il est nécessaire de soumettre ce qui suit, pour les comportements du milieu familial, sans prétendre épuiser le sujet.

Il faut donc la foi dans  la famille, qui s'exprime dans l'amour et le respect des enfants et de la femme, l'amour et le respect pour les personnes de l'environnement familial élargi, mais en même temps en prenant soin de ne pas interférer dans la vie de la famille. Veiller à la bonne gestion financière en fonction des besoins de chaque membre, bien sûr en fonction des possibilités de revenu familial. Répartition juste et objective des biens familiaux avec le consentement le plus large possible des membres. Le calme dans la résolution des conflits au sein de la famille, avec un esprit de foi en Dieu, de résilience, de patience. Des efforts pour consolider l'esprit d'équipe dans la famille, esprit d'amour, de coopération, de solidarité, de compréhension des problèmes, mais aussi de l'unicité de chaque membre.

Cette liste peut bien sûr être rendue plus longue et plus détaillée, mais une bonne humeur dans la vie de tous les jours résoudra ou aplanira les problèmes et contribuera au progrès et à l'élévation de tous les membres. Lorsque l'enfant vit dans un tel contexte de soutien, il se sent en sécurité, il veillera toujours à entretenir cette relation avec la famille paternelle où qu'il se trouve. Et de plus, parce que c'est le modèle familial dans lequel il a vécu, une telle famille va rêver et essayer de créer.


Extrait de http://enorion.blogspot.com/2016/07/blog-post_2.html

samedi 16 octobre 2021

Pourquoi aller à l'Eglise ?

 


Pourquoi aller à l’église si Dieu est déjà dans notre cœur ?

« Pourquoi devrais-je aller à l’église si Dieu est déjà dans mon âme ? » Cette question, posée un jour à un staretz, pourrait encore être celle de nombreuses personnes aujourd’hui. 

On peut croire en Dieu, prier chez soi, ressentir Sa présence dans le silence et pourtant se demander pourquoi il serait nécessaire d’aller à l’église. 

La réponse donnée par l’ancien est simple et profonde : nous ne sommes pas des êtres spirituels parfaits. Nous avons besoin d’être soignés, fortifiés et accompagnés sur le chemin de la foi.

L’église comme un hôpital de l’âme

Le staretz compare l’Église à un hôpital. Cette image est particulièrement belle. Lorsque notre corps est malade, nous allons consulter un médecin. Nous acceptons d’être examinés, conseillés et soignés, parce que nous savons que nous ne pouvons pas toujours nous guérir nous-mêmes. Il en est de même pour notre vie intérieure.

 Notre âme peut être fatiguée, blessée, découragée ou envahie par la colère, la peur, l’orgueil, la tristesse ou le désespoir. Nous pouvons également porter des blessures anciennes dont nous n’avons pas toujours conscience. L’Église n’est donc pas réservée à ceux qui seraient déjà parfaits. Nous y allons justement parce que nous avons besoin de Dieu.

Nous n’allons pas à l’église parce que nous sommes parfaits

Il arrive parfois que certaines personnes pensent devoir être « suffisamment bonnes » avant de franchir la porte d’une église. C’est l’inverse. On ne va pas chez le médecin parce que l’on est en parfaite santé : on y va parce que quelque chose a besoin d’être soigné. 

De la même manière, nous pouvons entrer dans une église avec nos soucis, nos doutes, nos faiblesses et même nos blessures. Nous n’avons pas besoin de tout avoir réglé avant de nous présenter devant Dieu. Nous pouvons simplement venir tels que nous sommes.

Prier seul est précieux

Cela ne signifie évidemment pas que Dieu ne peut être rencontré qu’à l’intérieur d’une église. La prière personnelle est essentielle. Nous pouvons prier chez nous, dans notre voiture, au travail, en marchant ou simplement dans le silence de notre chambre. 

Une courte prière peut parfois suffire : « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi. » Dieu n’est pas limité par les murs d’un bâtiment. Mais la vie chrétienne n’est pas seulement une relation individuelle entre Dieu et moi. Elle est aussi une relation avec les autres.

L’Église, une famille

Lorsque nous entrons dans une église, nous ne sommes pas simplement un individu venu chercher quelques minutes de tranquillité. Nous rejoignons une communauté. Nous prions avec d’autres personnes, parfois très différentes de nous.

 Certaines sont heureuses, d’autres traversent des épreuves. Certaines prient depuis des décennies, d’autres viennent peut-être pour la première fois. Et toutes ont quelque chose en commun : elles ont besoin de Dieu. L’Église devient alors un lieu où nous apprenons aussi à ne pas vivre uniquement pour nous-mêmes.

Dans l’église, nous recevons

La liturgie orthodoxe nous fait entrer dans un autre rythme. Les chants, les prières, l’encens, les icônes, les lectures de l’Évangile et la communion nous rappellent que la foi chrétienne n’est pas seulement une idée : elle se vit avec tout notre être. 

Nous écoutons, nous regardons, nous chantons, nous nous tenons devant Dieu, nous faisons silence et nous prions. Et peu à peu, quelque chose peut changer en nous. Pas nécessairement de manière spectaculaire. Parfois, c’est simplement une paix qui revient.

Dieu habite-t-il dans notre âme ?

Voici une question importante : Dieu est-il déjà dans notre âme ? La tradition chrétienne nous invite à comprendre que l’être humain est appelé à devenir demeure de Dieu. Mais cette présence ne signifie pas que nous avons déjà atteint la perfection spirituelle.

 Nous pouvons croire en Dieu et continuer à lutter contre nos défauts. Nous pouvons prier et connaître des moments de doute. Nous pouvons aimer Dieu et pourtant nous mettre en colère. Nous pouvons avoir la foi et traverser des périodes de découragement. La vie spirituelle est un chemin. Elle demande du temps, de la patience et surtout de l’humilité.

Venir à l’église pour se laisser transformer

Aller à l’église ne devrait donc pas être une simple habitude ou seulement « faire son devoir religieux ». C’est venir se placer devant Dieu et Lui dire : « Seigneur, je suis là. Aide-moi à devenir meilleur. Guéris ce qui doit l’être en moi. Apprends-moi à aimer davantage. » 

Parfois, nous voudrions que Dieu change immédiatement les circonstances de notre vie. Mais Il commence peut-être par changer notre manière de les traverser. Une difficulté peut devenir une occasion de patience, une blessure une occasion de pardon, une peur une occasion de confiance et une période de solitude un temps de prière.

L’Église comme lieu de consolation

Il existe aussi des moments où nous ne trouvons plus les mots. Nous entrons alors dans une église, nous allumons une bougie, nous nous tenons devant une icône et nous restons simplement là. 

Nous n’avons peut-être rien d’extraordinaire à dire, mais Dieu connaît déjà ce que nous portons. Une larme peut devenir une prière. Un silence peut devenir une prière. Un simple « Seigneur, aide-moi » peut être une prière. C’est aussi pour cela que l’on va à l’église.

Et lorsque nous ne ressentons rien ?

Il ne faut pas non plus croire que chaque passage à l’église doit nécessairement être accompagné d’une émotion particulière. Il y aura des jours où nous ressentirons une grande paix. 

D’autres jours, nous ne ressentirons absolument rien. Cela ne signifie pas que Dieu est absent. La foi ne repose pas uniquement sur nos émotions. Nous continuons à prier, à avancer et à faire confiance, même lorsque notre cœur est silencieux. C’est parfois dans cette fidélité discrète que la foi grandit le plus profondément.

Le véritable objectif

Le but n’est finalement pas simplement d’aller à l’église. Le but est de vivre avec Dieu. L’église nous aide à revenir vers Lui, à nous recentrer, à écouter Sa parole et à nous rappeler ce qui est vraiment essentiel.

 Nous quittons ensuite l’église pour retourner dans notre vie quotidienne. Et c’est là que commence aussi notre véritable travail spirituel : dans notre famille, notre travail, nos relations, nos difficultés et nos choix de chaque jour. Être chrétien ne consiste pas seulement à être croyant quelques heures par semaine. Cela consiste à essayer de laisser Dieu entrer progressivement dans toute notre vie.

Le message essentiel

Nous allons à l’église non pas parce que nous sommes parfaits, mais parce que nous avons besoin de Dieu. Nous y allons pour prier, pour écouter, pour recevoir, pour nous relever et pour avancer avec les autres. L’Église peut être pour nous un hôpital de l’âme, mais aussi une maison, une famille et un lieu de consolation.

Et peut-être que la meilleure réponse à la question du jeune homme est finalement très simple :

« Si tu as Dieu dans ton cœur, alors viens à l’église pour apprendre à L’aimer davantage et à vivre avec Lui. »

Une dernière pensée

N’attendons pas d’être parfaits pour pousser la porte d’une église. N’attendons pas non plus d’avoir une foi extraordinaire. Venons simplement avec ce que nous sommes : avec nos joies, nos peurs, nos blessures, nos questions, nos espérances et même avec nos doutes. Dieu ne nous demande pas de venir devant Lui avec une âme parfaitement préparée. Il nous demande simplement de nous tourner vers Lui.

Et parfois, le premier pas vers Dieu est simplement de franchir la porte d’une église.

Une prière

Seigneur Jésus-Christ, apprends-nous à nous tourner vers Toi dans les jours de joie comme dans les jours d’épreuve. Lorsque notre cœur est fatigué, donne-nous la force. Lorsque nous sommes découragés, donne-nous l’espérance. Lorsque nous sommes blessés, apprends-nous à pardonner. Fais de notre cœur une demeure où Ta paix puisse grandir. Et lorsque nous entrons dans Ton église, aide-nous à comprendre que nous venons à Toi tels que nous sommes, avec confiance et humilité. Seigneur, conduis-nous sur Ton chemin et ne nous laisse jamais nous éloigner de Ta lumière. Amen.


Source et réécriture

Source originale : article publié sur Mystique Orthodoxe le 16 octobre 2021 sous le titre « Pourquoi aller à l’Église ? ».

L’article original reprenait un court récit attribué à un staretz, diffusé par la page des Amis du monastère Sainte-Élisabeth.

Article retravaillé et réécrit en 2026, dans le cadre de la modernisation des anciens articles de Mystique Orthodoxe, afin d’en améliorer la clarté, la lisibilité, l’aération et le style.

La comparaison traditionnelle entre l’Église et l’hôpital de l’âme a été conservée, tout en développant le texte dans une approche plus douce, accessible et encourageante.

lundi 11 octobre 2021

Le Jeu Jonathan Galindo, où le démon sur Internet...

 


Psychologues et autres experts, à l'occasion du nouveau dark game "Jonathan Galindo", qui piège les enfants et les conduit progressivement au suicide, alertent les parents sur les signes qui devraient les inquiéter, afin de comprendre si leurs enfants sont en danger.. Selon la psychologue grecque Penelope Melidou, il y a des changements spécifiques dans le comportement des enfants, que les parents doivent garder à l'esprit, sur les enfants victimes d'Internet.

"Chaque enfant qui passe du temps en ligne peut afficher des comportements différents. Parfois, ils sont intenses et bruyants et vont mobiliser les parents, et d'autres fois, l'enfant peut imaginer des manières et des comportements qui peuvent sembler "normaux" et ne pas éveiller les soupçons, a noté la psychologue."

Les signes inquiétants dont le parent doit être conscient : 

  • Les débordements intenses tels que l'opposition et l'agressivité à l'écoute des limites de la navigation sur Internet, sont un signe plutôt inquiétant.
  • Les fortes réactions aux discussions sur Internet et les dangers qu'il cache, ainsi que leur forte contestation, devraient inquiéter les parents.
  • La peur, les secousses soudaines et le fort besoin d'intimité de l'enfant, les moments qu'il passe sur Internet en sont un autre signe.
  • .Changements dans la routine de l'enfant. Par exemple, il faut être prudent si les enfants néglient leurs devoirs ou montrent des changements dans leur sommeil et leur alimentation, tout en montrant en même temps un intérêt accru de manière alarmante pour Internet.
  • Changements dans l'humeur émotionnelle de l'enfant. Les enfants qui se livrent à de tels jeux ont tendance à ressentir une anxiété et une peur intenses, de peur qu'ils ne les découvrent, un stress intense, mais aussi la pression de ce qu'on leur demande (par les responsables du jeu) de faire.
Comme l'a expliqué Madame Melidou, les enfants impliqués dans de tels jeux sombres en ligne, partagent des caractéristiques communes : "Il s'agit d'un profil spécifique d'enfants, qui recherchent la compréhension, l'acceptation, l'affection, les soins. Ils ont besoin d'espace et de temps, ce qu'ils obtiennent à travers ce jeu. De plus, ils ont des difficultés dans les contacts interpersonnels, et ont un grand besoin de se sentir appartenir à un groupe. En général, ils se caractérisent par une faible estime de soi et une faible confiance en soi."

Pour cette raison, selon le psychologue, un rôle crucial pour empêcher un enfant de s'impliquer dans de tels jeux est la communication avec l'enfant. Et si les parents constatent des signes alarmants qu'ils ne peuvent gérer, ils doivent se tourner vers un spécialiste, psychologue ou pédopsychiatre, afin de bénéficier d'une aide personnalisée.

Moscou : Un enfant retrouve la vue lors d'un baptême !

À Moscou, un enfant retrouve la vue au moment de son baptême

Il existe des témoignages qui nous invitent à regarder le mystère de la foi avec des yeux nouveaux.

En 2019, à Moscou, un prêtre orthodoxe rapportait un événement étonnant survenu au cours du baptême d’un petit garçon aveugle. Le récit, repris ensuite par plusieurs médias orthodoxes, suscita de nombreuses réactions et de nombreuses prières pour l’enfant.

Un enfant venu à Moscou pour être soigné

Le petit garçon, âgé d’environ quatre ans et demi, était aveugle. Avec sa mère, il était venu à Moscou parce qu’une intervention médicale était prévue afin de tenter de lui rendre la vue.

Avant l’opération, sa mère décida cependant de faire baptiser son enfant.

Le baptême fut célébré dans une église dédiée à saint Serge de Radonège, à Businovo, par le prêtre Gueorgui Maksimov.

Pour l’Église orthodoxe, le baptême est avant tout le sacrement par lequel l’homme entre dans la vie nouvelle en Christ. Il ne s’agit donc pas simplement d’une cérémonie ou d’un geste symbolique : le baptême est une naissance spirituelle, une entrée dans la communion de l’Église.

Une pensée du prêtre

Au début du baptême, le prêtre eut une pensée très simple.

Il se demanda s’il serait possible que Dieu rende la vue à cet enfant précisément au moment du sacrement.

Le père Gueorgui Maksimov expliqua toutefois qu’il n’attendait pas réellement un miracle. Il savait que Dieu seul connaît le moment et la manière dont une guérison peut avoir lieu.

Cette précision est importante.

La véritable foi chrétienne n’est pas une manière d’exiger un miracle de Dieu. Elle consiste à remettre notre vie entre Ses mains, avec confiance et humilité.

« Je vois ! »

Après le baptême, l’enfant fut remis dans les bras de son parrain.

C’est alors qu’un événement inattendu se produisit.

Selon le témoignage du prêtre, le petit garçon prononça soudain ces mots :

« Je vois ! »

Pour les personnes présentes, ce fut un moment bouleversant.

Le prêtre lui-même déclara qu’il ne savait pas comment expliquer ce qui venait de se produire. Il rapporta simplement les faits tels qu’il les avait vécus, sans prétendre en tirer immédiatement une conclusion médicale ou scientifique.

L’enfant devait naturellement être conduit à l’hôpital afin d’être examiné par des médecins. Le prêtre soulignait lui-même qu’une intervention pouvait encore être nécessaire.

Quand la foi rencontre le mystère

Ce récit nous rappelle quelque chose d'essentiel : la foi chrétienne ne repose pas sur la recherche permanente de phénomènes extraordinaires.

Les miracles, lorsqu’ils se produisent réellement, ne sont jamais une fin en eux-mêmes.

Ils tournent le cœur de l’homme vers Dieu.

Dans l’Évangile, le Christ accomplit des guérisons, mais Il ne guérit jamais uniquement le corps. Il cherche aussi à relever la personne tout entière, à lui rendre l’espérance et à l’ouvrir à la vie de Dieu.

La guérison physique peut être extraordinaire.

Mais la guérison du cœur, la conversion, le pardon et la naissance d’une foi véritable sont également des œuvres de la grâce.

« Seigneur, je crois »

L’histoire de cet enfant nous fait aussi penser à la parole de l’Évangile :

« Je crois, Seigneur ; viens au secours de mon incrédulité ! »
(Marc 9, 24)

Cette prière peut être celle de chacun de nous.

Nous demandons parfois à Dieu une guérison, une solution, un changement dans notre existence.

Et nous pouvons demander avec confiance.

Mais nous devons également apprendre à dire :

« Seigneur, que Ta volonté soit faite. »

Car Dieu demeure libre dans Ses dons et dans Ses œuvres.

La lumière du baptême

Il y a enfin une belle dimension spirituelle dans ce témoignage.

Un enfant qui vivait dans l'obscurité physique entre dans l'Église par le sacrement du baptême et, selon le récit du prêtre, affirme ensuite : « Je vois ! »

Qu'il s'agisse d'un événement miraculeux ou d'un phénomène qui devait encore être médicalement évalué, cette histoire nous invite surtout à méditer sur une autre lumière : celle que le Christ apporte à l'âme.

Dans l'Évangile selon saint Jean, Jésus déclare :

« Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »
(Jean 8, 12)

Cette lumière ne dépend pas de nos yeux physiques.

Elle éclaire le cœur.

Elle permet de retrouver l'espérance lorsque tout semble perdu, de pardonner lorsque la blessure est profonde et de continuer à avancer lorsque le chemin paraît obscur.

Prions pour cet enfant

Le témoignage rapporté à Moscou avait suscité de nombreuses prières pour le petit Sergueï et pour sa mère Natalia.

Nous pouvons nous aussi les confier à Dieu. Prions pour cet enfant et pour tous les enfants malades ou handicapés.

Prions pour leurs parents, qui portent parfois des croix très lourdes. Prions également pour les médecins et tous ceux qui travaillent à soulager la souffrance.

Et surtout, demandons au Seigneur de nous donner cette lumière intérieure qui permet de continuer à croire, même lorsque nous ne comprenons pas.

Seigneur Jésus-Christ,
Toi qui es la Lumière du monde,
veille sur les enfants malades,
console leurs parents,
fortifie ceux qui les soignent
et accorde-nous une foi humble et véritable.
Apprends-nous à Te faire confiance
dans la joie comme dans l'épreuve.
Que Ta lumière éclaire nos cœurs
et nous conduise vers Ton Royaume.
Amen.

Source et travail de réécriture

Article original publié sur Mystique Orthodoxe, le 11 octobre 2021, sous le titre « Moscou : Un enfant retrouve la vue lors d'un baptême ! ».

Le témoignage avait été rapporté par le prêtre orthodoxe Gueorgui Maksimov, alors clerc de l’église Saint-Serge-de-Radonège à Businovo, à Moscou. La presse orthodoxe russe Pravmir a publié le récit le 15 avril 2019 et précise que l’enfant devait encore être examiné par des médecins.

La présente version est une réécriture pour Mystique Orthodoxe. Le récit du rétablissement de la vue est présenté comme un témoignage attribué au prêtre, sans le présenter comme une guérison médicalement établie. L'accent est mis sur le baptême, la foi, la lumière du Christ et la prière.

dimanche 10 octobre 2021

Le Coran imprécis et indécis, et les Hadîths... inapplicables ?

 


Un enseignement pédagogique exceptionnel, précis, bien argumenté,
compréhensible, simple mais fort, à propos du Coran imprécis et indécis,
et à propos des hadîths authentiques (qui ont un degré de recevabilité maximale),
mais qui sont inapplicables ? 

Miracles de Noël

 



Depuis mon enfance, j'ai beaucoup souffert de la mauvaise santé. Quand j'ai grandi, les médecins disaient que je n'aurais jamais d'enfants. Donc n'espérais rien. La veille de Noël 1992, le soir, je suis allé me ​​promener dans la ville avec un ami. En marchant, j'ai vu de la neige, des congères et le scintillement des étoiles autour de moi. Tout autour n'était qu'une pureté immaculée et un calme extraordinaire.

Et soudain, au milieu de toute cette beauté, j'entendis une voix dans mon âme qui venait d'en haut : « Ton enfant t'attend ! J'étais abasourdi. Et deux mois plus tard, j'ai rencontré mon futur mari. Nous nous sommes mariés à l'église et Dieu nous a accordé deux enfants. C'est mon vrai miracle de la Nativité ! Gloire à Dieu!

***

Nathalie

« La veille de Noël, je suis venu à l'église avec mes enfants, tout en larmes à cause du manque d'argent et du froid »

J'ai divorcé de mon mari qui était toxicomane. Je ne vais pas décrire ma vie – c'est clair comme ça… J'ai travaillé comme institutrice de maternelle et je me suis occupée de deux de mes fils et de ma mère. Je manquais d'argent et je me suis endettée. J'étais épuisée et épuisée...

Puis, la veille de Noël, je suis venue à l'église avec les enfants, tout en larmes à cause de mon manque d'argent et du froid. J'ai demandé : « Seigneur, envoie-moi un mari pour m'aider à élever mes enfants, car c'est si difficile de le faire tout seul ! »

Ainsi j'ai prié avec ferveur. Quelque temps plus tard, j'ai rencontré un homme étranger, je l'ai épousé et j'ai déménagé à l'étranger. Et mon nouveau mari m'a aidé à élever mes fils ; J'en suis venu à croire en Dieu et maintenant je vais à l'église. Dieu nous a aussi envoyé une fille qui a maintenant onze ans. C'est un vrai miracle !!! Joyeux Noël!!!

***

Svetlana

« La veille de Noël, j'allais au travail »

Je devais travailler de nuit le jour de la Nativité. Nous allions fêter la Nativité la nuit. Mais cette fois, je devais être au travail. Le soir, je me suis approché de l'icône du Christ et j'ai demandé: "Seigneur, suis-je vraiment un si pécheur et je t'ai tellement offensé que tu ne m'invites pas à ton anniversaire?" J'étais très vexé.

La veille de Noël, j'étais sur le point d'aller travailler lorsqu'une fille de l'équipe précédente m'a appelé et m'a dit que mon service était annulé parce que le travail était terminé. Nous avons célébré la Nativité du Christ à l'église. Gloire à Dieu!!! Joyeux Noël à venir !!!


samedi 9 octobre 2021

Le danger de l'athéisme..


Le danger de l’athéisme : lorsque l’incroyance devient une vision du monde

L’athéisme n’est pas un phénomène nouveau. Depuis l’Antiquité, certains hommes ont vécu sans croire en Dieu ou ont remis en question l’existence du divin.

Mais le théologien orthodoxe David Bentley Hart invite à distinguer l’incroyance personnelle d’une forme plus large d’athéisme qui, dans le monde occidental moderne, peut devenir une véritable conception philosophique et culturelle de l’existence.

C’est cette évolution qu’il nous invite à examiner.

L’athéisme : une simple absence de foi ?

Ne pas croire en Dieu peut d’abord être une position personnelle. Une personne peut se déclarer athée sans pour autant vouloir imposer cette conviction aux autres, ni construire autour d’elle une vision particulière de la société.

Mais David Bentley Hart souligne qu’une partie de l’athéisme occidental moderne s’est développée d’une manière différente.

Selon lui, il ne s’agit plus seulement d’une absence de croyance religieuse, mais parfois d'un projet intellectuel, philosophique et culturel, accompagné d'une certaine conception de l'homme et de ses valeurs.

Cette distinction est importante.

Il ne faut donc pas confondre toute personne athée avec une idéologie particulière. La question posée par Hart concerne surtout ce qui se produit lorsque l'absence de croyance en Dieu devient elle-même le fondement d'une conception globale du monde.

Que devient l’homme lorsque Dieu disparaît de son horizon ?

Pour la foi chrétienne, Dieu n’est pas simplement une explication supplémentaire de l’univers.

Il est le Créateur, la source de l’existence et le fondement ultime du bien, du vrai et du beau.

La disparition de Dieu de l’horizon de la pensée entraîne donc nécessairement une autre question :

Sur quoi fonder notre conception de l’homme et du bien ?

Si l’homme ne reçoit plus sa dignité d’une réalité qui le dépasse, où trouver le fondement de cette dignité ?

Si aucune vérité transcendante n’existe, comment déterminer ce qui est véritablement bon ou mauvais ?

Ces questions ne constituent pas une preuve scientifique de l’existence de Dieu. Elles appartiennent au domaine philosophique et spirituel. Elles montrent cependant que la question de Dieu ne concerne pas uniquement la religion : elle touche également à notre compréhension de l’être humain.

Une nouvelle conception des valeurs

David Bentley Hart observe que l’athéisme moderne peut, dans certaines de ses expressions, devenir une véritable métaphysique : une manière d’expliquer la réalité, l’homme, la morale et la société sans référence à Dieu.

Dans cette perspective, les valeurs humaines doivent être fondées autrement.

La liberté, la justice, la dignité, la fraternité ou encore la notion de bien peuvent continuer à être défendues, mais leur fondement devient alors l’objet d’une réflexion philosophique.

Pour le christianisme orthodoxe, la dignité de l’homme possède au contraire une racine profonde : l’homme est créé à l’image de Dieu.

C’est pourquoi la personne humaine ne peut jamais être réduite à son utilité, à ses capacités, à sa richesse, à son intelligence ou à son appartenance sociale.

Le risque d’une société sans transcendance

La critique de Hart ne signifie pas que toute société sécularisée serait nécessairement mauvaise, ni que tout athée rejetterait la morale.

Une telle généralisation serait injuste et ne correspondrait pas à la complexité de la réalité.

La question qu’il soulève est plus profonde :

Que se passe-t-il lorsque toute référence à une vérité transcendante est progressivement écartée de la culture ?

Une société peut-elle continuer indéfiniment à conserver les valeurs héritées du christianisme sans conserver également la vision de l’homme qui leur a donné leur profondeur ?

C’est là l’une des interrogations centrales de la réflexion de David Bentley Hart.

Le regard chrétien sur l’homme

Pour le chrétien, l’homme ne se suffit pas à lui-même.

Il est une créature appelée à entrer en communion avec son Créateur.

La liberté humaine n’est donc pas simplement la possibilité de faire tout ce que nous désirons. Elle est aussi la capacité de nous tourner librement vers le Bien.

La tradition orthodoxe nous rappelle ainsi que la véritable liberté ne consiste pas à nous libérer de toute limite, mais à nous libérer progressivement de ce qui nous éloigne de Dieu : les passions, l’égoïsme, l’orgueil et l’amour excessif de soi.

Sans cette dimension spirituelle, la liberté risque elle-même de devenir ambiguë : liberté pour quoi ? liberté vers quelle finalité ?

Une invitation à ne pas oublier Dieu

Le véritable danger dénoncé par cette réflexion n'est donc pas simplement qu'un homme dise : « Je ne crois pas en Dieu. »

Le problème est plus vaste lorsque l’homme en vient à considérer que le monde matériel constitue toute la réalité, que l’homme est entièrement autonome et qu’il n’existe aucune vérité supérieure à laquelle il puisse se référer.

Pour la foi orthodoxe, une telle vision laisse l’homme enfermé dans les limites du monde visible.

L’Évangile lui propose au contraire une autre perspective : l’homme est appelé à dépasser son propre enfermement et à découvrir qu’il reçoit son existence de Dieu.

Retrouver le sens de la transcendance

L’Église ne répond pas à l’athéisme uniquement par des arguments.

Elle témoigne avant tout d’une réalité vécue : celle de la rencontre avec Dieu.

La prière, les sacrements, la liturgie, la vie ascétique et la charité sont autant de chemins par lesquels le chrétien découvre que Dieu n’est pas une simple idée philosophique.

La foi chrétienne affirme que Dieu est vivant, qu’Il appelle chaque personne à entrer en communion avec Lui et qu’en Jésus-Christ, cette communion nous est offerte.

Ainsi, face à un monde qui peut parfois vouloir enfermer l’homme dans la seule réalité matérielle, le chrétien est appelé non pas à mépriser ceux qui ne croient pas, mais à témoigner avec amour de l’espérance qu’il a reçue.

Car le véritable enjeu de la foi n’est pas simplement de savoir si Dieu existe.

Il est aussi de découvrir que, si Dieu existe, notre vie entière prend une autre dimension et un autre sens.

Source et travail de réécriture

Article original :
« Le danger de l’athéisme.. », publié sur Mystique Orthodoxe le 9 octobre 2021. L'article original était très court et reproduisait une réflexion attribuée à David Bentley Hart, théologien orthodoxe.

Voir l’article original sur Mystique Orthodoxe

Source indiquée par Mystique Orthodoxe :
L’article original indiquait comme provenance une publication de la page Facebook du monastère Sainte-Élisabeth.

La réflexion de David Bentley Hart s’inscrit notamment dans son ouvrage The Experience of God: Being, Consciousness, Bliss, où il examine les présupposés philosophiques de l’athéisme moderne et la question de Dieu dans la pensée contemporaine. Le passage anglais correspondant est bien attesté dans cet ouvrage.

Travail de réécriture :
Cet ancien article de Mystique Orthodoxe a été entièrement repris et développé dans le cadre de la modernisation des anciens articles du blog.

Le texte original étant constitué principalement d’une citation, il a été restructuré et enrichi afin d’en faire un article plus clair et plus approfondi. Les thèmes de l’athéisme moderne, de la transcendance, du fondement des valeurs et de la conception chrétienne de l’homme ont été développés à partir de l’idée centrale du texte original.

Les formulations ont également été modernisées afin d’éviter les généralisations et de distinguer clairement l’incroyance personnelle, l’athéisme philosophique et l’athéisme devenu projet culturel ou idéologique.

L’objectif est de conserver la perspective chrétienne et orthodoxe du texte tout en présentant le sujet avec davantage de précision, de nuance et de clarté.

Lever de Soleil au Monastère Ste Elisabeth de Minsk

 


jeudi 7 octobre 2021

Pourquoi le Christ est-il venu dans le monde ?



Le Christ n'est pas venu dans le monde pour nous rendre heureux. Il est venu pour nous dire pourquoi nous vivons, et nous sauver de la peur de la mort. Il est temps de passer d'une critique constante à une autocritique stricte. Sans vouloir convaincre avec force, il faut dire avec amour toute la vérité. Pas besoin de terminologie, d'orthologie, de nettoyants et de preuves. Les grands-mères font bien de croire sans aucun doute. Les doutes des jeunes ne nous font pas peur. Ils ont des excuses pour ne pas nous écouter. Cela vaut la peine de présenter un Christ nu, inexploité par nos goûts et appréciations personnels.

Extrait de http://enorion.blogspot.com/2014/12/blog-post_74.html et http://agioritikesmnimes.blogspot.com/2014/12/5775.html#more


Pourquoi la Vierge Marie n'apparaît elle qu'aux enfants (en règle générale..)

 



Au cosmonaute russe Titov, qui dans une conférence de presse, avait dit qu'il n'avait pas vu Dieu dans le ciel qu'il apercevait à travers le hublot de son vaisseau spatiale autour de la Terre, une fillette américaine écrivit : "Vous dîtes, Mr Titov, que vous n'avez pas vu Dieu dans l'espace ; mais est-ce que je peux vous demander si vous avez le coeur pur ?


"Bienheureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu !" (Matthieu 5, 8)


Extrait Forum La Nouvelle Jérusalemem


https://nouvellejerusalem.forumactif.com/t8498-pourquoi-la-vierge-marie-n-apparait-elle-qu-aux-enfants