mercredi 30 novembre 2016

Les enfants atteint de trisomie




Saint Païssios et les enfants atteints de trisomie

Saint Païssios l’Athonite parlait avec beaucoup de gravité de la manière dont la société considère les enfants porteurs d’un handicap ou d’une maladie.

Dans un témoignage rapporté par Athanásios Rakovalis dans Le Père Païssios m’a dit, le saint ancien dénonce notamment l’idée selon laquelle un enfant diagnostiqué comme trisomique devrait être supprimé avant sa naissance. Pour lui, la valeur d’une personne ne dépend ni de sa santé, ni de ses capacités physiques ou intellectuelles.

Un enfant reste une personne

Saint Païssios aurait ainsi déploré que l’on puisse conseiller à certains parents d'avoir recours à l'avortement après avoir appris que leur enfant serait atteint de trisomie.

Dans la perspective chrétienne rapportée par Rakovalis, l’enfant à naître demeure une personne humaine, avec une âme, même lorsqu’il est marqué par une maladie ou un handicap.

Cette parole rejoint une conviction fondamentale de la foi orthodoxe : chaque être humain possède une dignité qui ne dépend pas de ses performances, de son apparence ou de son état de santé.

Un enfant fragile n’est pas une vie de moindre valeur.

Une épreuve qui peut devenir un chemin spirituel

Saint Païssios ne présente pas pour autant la vie avec un enfant handicapé comme une réalité facile.

Elle peut demander aux parents beaucoup de patience, de courage, de renoncement et d’amour.

Mais, dans son enseignement spirituel, l’épreuve peut également devenir un chemin de sanctification.

Accueillir un enfant qui demande davantage d’attention signifie apprendre à aimer sans attendre de récompense, à donner sans calculer et à découvrir une forme d’amour plus désintéressé.

Le chrétien est ainsi appelé à regarder l'être humain avec les yeux de Dieu plutôt qu'à mesurer sa valeur selon les critères du monde.

La prière ne doit jamais devenir une recherche de mérite

Le témoignage rapporte également une comparaison utilisée par saint Païssios.

Il évoque celui qui accomplit de nombreuses prières et de nombreuses prosternations, mais qui finit par en tirer de l’orgueil.

Pour l’ancien, la vie spirituelle ne consiste pas à multiplier les pratiques religieuses tout en oubliant l’amour et la compassion.

On peut beaucoup prier et pourtant manquer l’essentiel si notre cœur devient dur envers ceux qui souffrent.

La véritable prière doit conduire à l'humilité et à la charité.

« Ceux qui sauvent leur enfant de la mort »

Le témoignage attribué à saint Païssios affirme que les parents qui choisissent de protéger leur enfant malgré les difficultés recevront une récompense auprès de Dieu.

Il faut comprendre cette parole dans le cadre spirituel du récit : elle ne signifie pas que les parents d'un enfant handicapé seraient abandonnés à leurs seules forces.

Au contraire, elle met en avant la patience et le sacrifice comme des chemins possibles vers Dieu.

Dans cette perspective, prendre soin d’un enfant fragile peut devenir une œuvre d’amour accomplie dans le secret, connue de Dieu même lorsque personne d’autre ne la voit.

Accueillir la vie avec amour

Le message transmis par ce témoignage demeure particulièrement actuel.

Une société peut facilement être tentée de considérer la maladie, le handicap ou la trisomie uniquement sous l'angle du diagnostic, des difficultés ou des contraintes.

La foi chrétienne invite à regarder d'abord la personne.

Avant d'être un diagnostic médical, un enfant est un être humain.

Avant d'être une difficulté pour une famille, il est une personne capable d'être aimée et de donner de l'amour.

C'est pourquoi la défense de la vie doit toujours être accompagnée d'une véritable solidarité envers les parents : soutien matériel, accompagnement médical, aide psychologique, présence familiale et fraternité chrétienne.

Dire qu'une vie est précieuse implique également d'aider ceux qui doivent la porter et l'accompagner.

Une parole de saint Païssios pour aujourd'hui

À travers ce témoignage d'Athanásios Rakovalis, saint Païssios nous invite à ne jamais mesurer la valeur d'une personne à ses capacités.

L'enfant malade ou handicapé n'est pas une erreur de la création.

Il demeure une personne confiée à notre amour.

Pour le chrétien, accueillir les plus fragiles signifie aussi apprendre à reconnaître dans leur vulnérabilité un appel à la compassion, au sacrifice et à l'humilité.

Que le Seigneur donne aux parents confrontés à une telle épreuve la force, la patience et l'espérance nécessaires, et qu'Il nous apprenne à regarder chaque vie humaine avec respect et amour.

« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et apprends-nous à aimer les plus petits et les plus fragiles. »

Source

Extrait de : gero-paisios.blogspot.fr — « Γέρων Παΐσιος: Ο βίος του γ. Παϊσίου » (La vie de l'Ancien Païssios).

Le témoignage repris dans l'article de Mystique Orthodoxe est attribué à Athanásios Rakovalis, dans son ouvrage Le Père Païssios m'a dit (Ο πατήρ Παΐσιος μου είπε… / Father Paisios Told Me). Les éditions de cet ouvrage sont publiées par Orthodoxos Kypseli. Des sources bibliographiques contemporaines identifient bien Rakovalis comme l'auteur de recueils de souvenirs de ses conversations avec saint Païssios.

Article original : Mystique Orthodoxe, « Les enfants atteint de trisomie », 30 novembre 2016. Texte retravaillé en 2026. 

Note : les propos concernant saint Païssios sont présentés ici comme un témoignage transmis par Athanásios Rakovalis. Ils ne doivent pas être confondus avec un texte écrit directement par saint Païssios.

mardi 29 novembre 2016

La politique immorale du gouvernement américain en Syrie

La politique immorale du gouvernement américain en Syrie


Le village chrétien de Mal'loula en Syrie

Je me sens obligé, en tant que chrétien et en tant que citoyen américain, ne parlant que pour moi-même, de condamner la politique du gouvernement des Etats-Unis qui a été de renverser le gouvernement syrien en armant et en finançant une insurrection djihadiste radicale. Cela a alimenté et exacerbé un conflit qui a vu la mort de près de la moitié d'un million de Syriens, produit cinq millions de réfugiés, sept et demi million de déplacés internes, et a apporté des souffrances indicibles à des millions d'autres qui ont souffert directement ou indirectement à la suite de cette politique honteuse.

Je ne peux pas fermer les yeux sur le fait que notre gouvernement continue, avec nos dollars des contribuables, à financer et à armer ceux qui sont en train de violer, assassiner, et le déplacement de chrétiens (qui représentent environ dix pour cent de la population totale), et d'autres minorités religieuses en Syrie.

Notre gouvernement a mené une campagne de bombardement bidon contre ISIS pour plus d'un an, avec le seul effet étant qu'il a fait croire que nous faisions quelque chose, et fourni une couverture pour ce que nous avons clairement été jusque là. En fait, le résultat des actions de notre gouvernement final était de permettre à ces terroristes de pousser plus à l'ouest en Syrie. Notre gouvernement a volontairement regardé dans l'autre sens, car il a mis la pression sur le gouvernement syrien légitime.

Certains des experts universitaires les plus prestigieux dans le monde ont à maintes reprises confirmé cela. Dans la mesure où ISIS a été sur la course au cours des derniers mois, cela est principalement dû aux efforts de l'armée syrienne et de leurs alliés, et non pas aux actions timides de notre gouvernement.

ISIS a envahi une grande partie de l'Irak et de la Syrie orientale, voyageant souvent dans de grands convois à travers le désert (qui auraient été des cibles faciles pour une campagne de bombardement aérien), et finalement, ont capturé la ville historique de Palmyre en Syrie. Il en a résulté non seulement une immense perte de vies humaines, et la destruction de nombreuses communautés, mais aussi la perte d'objets de documents inestimables qui sont perdus pour les générations futures, pour toujours. Notamment ceux de communautés chrétiennes anciennes, qui pour beaucoup parlaient la langue même du Christ, l'araméen, et ont existé depuis le temps des apôtres, et ont ainsi été détruits. Nous avons vu la renaissance des marchés d'esclaves, qui ont fonctionné ouvertement dans les rues des villes en Syrie et en Irak. Et notre gouvernement a non seulement fait très peu pour mettre fin à ces choses, mais il a en fait canalisé armes et fournitures à des groupes étroitement alliés avec le Front Al Nosra (qui est une branche d'Al Qaïda, qui se fait appeler ces derniers temps Jabhat Fatah al Sham) et ISIS.

Notre propre gouvernement a également continué à diaboliser les autres puissances mondiales, qui à l'invitation du gouvernement syrien, viennent en aide dans la lutte contre ISIS et d'autres groupes terroristes. Nos dirigeants continuent d'entretenir cette guerre civile, au lieu de poursuivre des voies légitimes de paix, tout en continuant à rester étroitement allié avec des sources de l'idéologie terroriste comme l'Arabie Saoudite.

De peur que quelqu'un pense que ce que je dis reflète les théories du complot, je tiens à souligner que Franklin Graham, qui fait un travail de bienfaisance sur le terrain en Syrie, et qui est le fils du célèbre évangéliste Billy Graham, a souligné ces erreurs dans la politique américaine en Syrie depuis des années. Comme la plupart de ceux qui connaissent les chrétiens de Syrie, il s'oppose à toute tentative de renverser le gouvernement syrien, et a protégé les chrétiens et les autres minorités religieuses, et tout gouvernement qui serait probablement censé le remplacer, voyant ainsi la fin du Christianisme en Syrie.

Nous devrions tous faire appel à nos dirigeants d'arrêter cette politique irresponsable et inhumaine, et surtout condamner toute suggestion que nous devrions bombarder l'armée syrienne. Il est regrettable que de nombreux civils aient souffert et soient morts dans cette guerre civile, mais la responsabilité principale appartient à ceux qui ont mis cette guerre en mouvement, alimentée par un approvisionnement régulier des armes et des fournitures, et ont constamment empêché les efforts pour l'amener à une conclusion rapide.

Nous devrions également immédiatement couper toute aide militaire et financière aux groupes rebelles, qui alimentent la hausse rapide de l'ISIS en premier lieu. Nous devrions mettre fin aux sanctions qui ont contribué à créer la crise qui a jeté les bases de cette guerre civile. Et en outre le gouvernement américain devrait fournir des ressources suffisantes pour reconstruire les communautés qui ont été détruites à la suite de ces actions immorales et injustes. Nous devrions également tous continuer à prier chaque jour pour la paix de la Syrie et pour les victimes de cette guerre tragique et insensée.

Fr. John Whiteford's News, Comments & Reflections, 
Fr. John Whiteford,
10/10/2016
Extrait de Pravoslavie.ru,
The immoral policy of the United States Government in Syria

lundi 28 novembre 2016

Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire



Extrait de Sputnik France


Dans un entretien attendu à la chaîne TF1, le président russe Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur plusieurs sujets, mais le choix des journalistes de la chaîne surprend, beaucoup de points chauds importants sur le plan international ayant été omis. Qu'est-ce que TF1 a passé sous silence? Sputnik publie les parties qui manquent.

Le nom du président russe Vladimir Poutine a été évoqué durant cette dernière semaine  en France un nombre assez impressionnant de fois en raison de sa visite annulée à Paris et ce qui a précédé : le désaccord concernant la situation dans la ville syrienne d'Alep et la résolution française sur Alep qui s'est heurtée au veto russe. M. Poutine ne vient toujours pas en France, mais il accepte de parler aux journalistes français de TF1 et leur parle franchement et sans éviter les questions délicates.


Pour Poutine, la responsabilité de la crise syrienne pèse sur les USA et leurs alliés Or, alors que l'intégralité de l'interview en russe se trouve sur le site de TF1, les journalistes de la chaîne ont choisi de diffuser, pour le journal de 20 heures, une sélection de sujets assez chaotique. Certes, ils n'ont pas négligé les thèmes tels que la visite du dirigeant russe annulée à Paris, sa réaction aux accusations de crimes de guerre et les bombardements à l'est d'Alep. Cependant, bien qu'il y ait bien d'autres questions à soulever, la chaîne a vite passé… à ce que Poutine pensait de Donald Trump.



  Donc, le reste de l'interview a-t-il paru moins important aux journalistes de TF1 ? Vladimir Poutine dit savoir qui a frappé le convoi humanitaire près d'Alep, et il dit que ce serait un groupe terroriste et que les États-Unis seraient au courant… Pas intéressant ! Il explique pourquoi la Russie n'est pas responsable de la crise migratoire que l'Europe a subie, en réponse à ces nouvelles idées circulant dans des médias occidentaux depuis quelques temps. Il dévoile une proposition extraordinaire qui a été faite à la Russie pour protéger la route avec des soldats russes ou le convoi humanitaire passera. Il revient sur le dernier cessez-le-feu en Syrie, il explique pourquoi et par qui, selon lui, il n'a pas été respecté. Intéressant ? Assez, si on a envie de connaître le point de vue du président russe sur une question sensible plutôt que savoir s'il aime bien Trump… Pour les curieux, Sputnik vous présente les extraits qui ne sont pas parus sur TF1 au journal de 20 heures. 



« Nous ne pouvons pas permettre aux terroristes de faire des populations un bouclier humain ».

 Les terroristes pilonnent l'ouest d'Alep à l'aide du «feu de l'enfer» Pour décrire l'ampleur des atrocités aujourd'hui, le président russe a tenu à rappeler entre autres une frappe contre un hôpital de Médecins sans frontières en Afghanistan, puis une frappe plus récente au Yémen. « Maintenant, concernant l'aspect humanitaire autour d'Alep. Est-ce que nous avons donc oublié comment l'aviation américaine avait frappé un hôpital en Afghanistan en tuant notamment le personnel de Médecins sans frontières ? Des centaines de personnes, d'invités à des fêtes de mariage, ont été supprimées en Afghanistan. Et aujourd'hui qu'est-ce qui s'est passé au Yémen ? Une seule frappe et 170 personnes tuées et 500 blessées lors d'une cérémonie funèbre », a fustigé M. Poutine. « Partout où ont lieu les combats, malheureusement les personnes absolument innocentes meurent et souffrent. Mais nous ne pouvons pas permettre aux terroristes de faire des populations un bouclier humain et ne pouvons pas leur permettre de faire chanter le monde entier lorsqu'ils prennent quelqu'un en otage, lorsqu'ils tuent, lorsqu'ils décapitent », a-t-il poursuivi.


« Si nous voulons mener le combat contre le terrorisme jusqu'au bout, il faut les combattre et non pas se laisser mener par la bride, ne pas s'incliner et ne pas reculer ». La trêve en Syrie « Tout récemment, nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'un cessez-le-feu serait déclaré, sur un jour D comme disaient nos amis américains. J'ai insisté pour qu'ils résolvent d'abord le problème de séparation du Front al-Nosra et des autres terroristes de la partie saine de l'opposition et qu'après ça, on décrète un cessez-le-feu », a commencé le président. Pourtant, les États-Unis ont affirmé qu'il fallait d'abord déclarer un cessez-le-feu et qu'après ils allaient résoudre le problème de séparation entre les terroristes et les non-terroristes. « Finalement, nous avons accédé à leurs désirs, nous avons accepté et le 12 septembre a été décrété jour de silence, d'arrêt des combats. Mais le 16 septembre, l'aviation américaine a frappé l'armée syrienne en faisant 80 morts ». La frappe de la coalition internationale dirigée par les USA « Au même moment, tout de suite après la frappe aérienne, Daech — là il s'agit déjà de Daech — est passé à l'offensive sur ce tronçon-là. Nos collègues américains nous ont dit que c'était une frappe par erreur. Mais cette erreur a conduit à la mort de 80 personnes. C'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que c'est peut-être aussi par hasard que Daech est passé à l'offensive tout de suite après ces frappes », a fait remarquer M. Poutine.



 En même temps, au niveau le plus bas, au niveau opérationnel, un militaire américain a raconté qu'ils avaient préparé cette frappe pendant plusieurs jours. Comment est-ce qu'ils ont pu frapper par erreur s'ils l'avaient préparé pendant plusieurs jours ?, s'est interrogé le président. « Nos accords de cessez-le-feu ont donc été compromis. Qui les a compromis ? Est-ce que c'est nous ? Non ». La situation humanitaire à Alep « Nous tous, en revenant à Alep, parlons de la nécessité de faire passer les convois humanitaires. Tout le monde essaye de nous convaincre qu'il faut le faire. Mais il ne faut pas nous convaincre, nous sommes du même avis, nous pensons qu'il faut organiser un convoi humanitaire. Mais comment le faire ? Il n'y a qu'une seule route que les convois doivent emprunter. D'un côté il y a des combattants, de l'autre les forces de l'armée syrienne. Nous savons déjà qu'il y a eu une provocation, qu'un de ces convois a été frappé, et nous savons au juste que ça a été fait par un des groupes terroristes ». © SPUTNIK. MICHAEL ALAEDDIN



 Moscou reçoit une «offre exotique» pour assurer la sécurité des frets humanitaires à Alep Puis, face aux propositions russes de retirer les commandos d'un côté et l'armée syrienne de l'autre pour laisser le passage libre sur cette route aux convois humanitaires, le chef d'État russe a mentionné la « proposition exotique » que Moscou a reçue. « Et puis on nous fait une proposition exotique. Je vais vous étonner, vous et vos spectateurs. On nous propose que nos forces armées, les militaires de l'armée russe se dressent sur cette route pour garantir la sécurité. Nos militaires, gens courageux et résolus, sont venus me dire : d'accord, nous sommes prêts. J'ai dit : non, si nous le faisons, nous le faisons avec les Américains, proposez-le-leur. Nous l'avons proposé, eux [les Américains] ont tout de suite refusé, ils ne veulent pas se dresser, ils ne veulent pas retirer les unités de combat de ces groupes d'opposition, de ces groupes terroristes. 



Que faire ? » L'accord avec Bachar al-Assad © AFP 2016 OMAR HAJ KADOUR Poutine dit savoir qui a frappé le convoi de l'Onu près d'Alep «  Nous nous sommes mis d'accord avec le président Assad, il a accepté d'emprunter la voie de l'adoption d'une nouvelle constitution et à organiser des élections sur la base de cette constitution. Or, on ne parvient à en convaincre personne », a déploré M. Poutine. Si le peuple ne vote pas pour le président Assad, le pouvoir sera changé par voie démocratique, et ceci non pas au moyen d'ingérence armée extérieure, mais sous un strict contrôle international, sous le contrôle de l'Onu. « Je ne comprends pas que cela puisse ne pas arranger qui que ce soit : c'est un instrument démocratique de règlement du problème du pouvoir. Cependant, nous sommes toujours optimistes et nous espérons réussir à persuader nos collègues et partenaires que c'est l'unique moyen de régler le problème ». Crise migratoire Le dirigeant russe n'a pas non plus négligé un problème qui agace, mais persiste toujours, irrésolu : l'afflux de migrants en Europe.



 « Souvenons-nous que le problème des réfugiés est apparu bien avant que la Russie ait commencé à faire des efforts en vue de normaliser et stabiliser la situation en Syrie. L'exode massif des populations de cet énorme territoire du Proche-Orient et même de l'Afrique, de l'Afghanistan, il a débuté bien avant nos activités en Syrie ». « Toute accusation contre la Russie selon laquelle elle porterait la responsabilité du problème des réfugiés est absolument infondée. Notre objectif consiste justement à faire en sorte de créer les conditions de retour des gens chez eux », a résumé M. Poutine. Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».




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dimanche 27 novembre 2016

La Grèce meurtrie




Sur le blog orthodoxologie de Claude lopes ginisty,  on peut y lire un excellent article sur l'état de la Grèce d'aujourd'hui, via un documentaire d'un journaliste de france 3,  situation dramatique, pessimiste, avec des conséquences prévisibles de ce que peuvent créer les requins de la finance.
Ainsi, taux de mortalité arrivant plus tôt et élevé, taux de suicides importants, également avortement en hausse... triste réalité que ce pays livré à la ruine et la misère sociale et humaine, par des financiers et politiques français et allemands entre autres, mais aussi les autres,  pour qui seul l'argent gouverne le monde, oubliant Dieu, et éprouvant indirectement l'âme des grecs de manière néfaste.
L'argent et la cupidité, mammon et Satan, Satan et la politico-finance ..

Extrait de Orthodoxologie,


jeudi 24 novembre 2016

Vénérable Antoine de la skite de Iezerul Vilcea




Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea : l’ermite de la montagne

Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea, appelé aussi saint Antoine l’Hésychaste, est l’un des grands ermites de la tradition orthodoxe roumaine. Il est célébré le 23 novembre.

Dès sa jeunesse, Antoine fut attiré par la vie de prière et par les moines qui recherchaient le silence et l’union avec Dieu. Il entra au monastère d’Iezeru, en Roumanie, puis, en 1690, reçut la bénédiction de son supérieur pour se retirer dans la solitude de la montagne.

Il choisit une petite grotte comme cellule. Désireux d’y disposer d’un lieu consacré à la prière, il entreprit de creuser lui-même une petite chapelle dans la roche. Pendant trois années, il travailla avec des outils rudimentaires, consacrant ses journées au labeur et ses nuits à la prière. Lorsque la chapelle fut achevée, elle fut consacrée par l’évêque Hilarion de Râmnicu-Vâlcea.

Saint Antoine mena ensuite une vie d’une grande austérité : jeûnes, veilles, prosternations, lecture des Psaumes et invocation continuelle du nom de Jésus. Mais son retrait du monde ne signifiait pas un éloignement des hommes. De nombreux prêtres, moines et fidèles venaient auprès de lui pour recevoir une parole de conseil, de consolation et de prière.

Sa réputation de sainteté se répandit dans toute la région. Ses disciples conservèrent le souvenir de sa vie et de son enseignement, tandis que les fidèles continuèrent à venir prier près de sa grotte et de sa tombe.

Saint Antoine s’endormit dans le Seigneur en 1714, après de longues années de vie ascétique. L’Église orthodoxe roumaine reconnut officiellement sa sainteté en 1992. Son témoignage demeure celui d’un homme qui chercha dans le silence, la prière et l’humilité à vivre entièrement tourné vers le Christ.

Prière

Saint Antoine d’Iezeru-Vâlcea,
toi qui as consacré ta vie à la prière et à la recherche de Dieu,
intercède pour nous auprès du Christ.
Apprends-nous le silence du cœur, la persévérance dans l’épreuve
et la confiance dans la miséricorde de Dieu.
Amen.


Sources et travail de réécriture

Source principale : article « Vénérable Antoine de la skite de Iezerul Vilcea », publié sur Mystique Orthodoxe, le 24 novembre 2016.

La présente version est une adaptation française et entièrement réécrite, réalisée à partir de cet article et vérifiée à l’aide de sources orthodoxes complémentaires, notamment l’Orthodox Church in America et Basilica.ro, site du Patriarcat de Roumanie.

Une biographie plus détaillée, attribuée à l’hiéromoine Ioanichie Bălan, indique également comme source le livre du Patriarcat de l’Église orthodoxe roumaine Romanian Saints and Defenders of the Law of our Forefathers (Bucarest, 1987).

L'expulsion des chrétiens du Moyen Orient : Une catastrophe pour la civilisation


© Sputnik. Sergey Pyatakov
© Sputnik. Sergey Pyatakov
© Sputnik. Sergey Pyatakov


Le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille a vivement dénoncé l’expulsion des chrétiens des pays du Moyen-Orient, la qualifiant de catastrophe pour la civilisation.

Dans une interview à RT, le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille a abordé le sujet des chrétiens au Moyen-Orient. « L'élimination des chrétiens, leur expulsion de la région représente non seulement un crime contre la foi, contre les droits de l'homme et les libertés, mais aussi une catastrophe pour la civilisation, parce qu'avec la disparition de la population chrétienne tout changera dans ces pays », a déclaré le Patriarche. 

Cyrille a rappelé que le Moyen-Orient était « le berceau du christianisme, le berceau de la culture chrétienne ». C'est pourquoi la protection des chrétiens dans la région est devenue un thème central de la rencontre entre le Patriarche de Moscou et le pape François, qui s'est passée à l'aéroport de La Havane en février. « De toutes les minorités, les chrétiens ont été et sont actuellement les plus touchés. Les chiffres sont terrifiants: il y avait près d'un million et demi de chrétiens en Irak et maintenant il en reste moins de 150 000, un demi-million de chrétiens en Syrie sont portés disparus — qu'ils aient été tués ou qu'ils aient émigré », a souligné le Patriarche. Il est nécessaire de sauver non seulement les chrétiens, mais tous les peuples de la région, a-t-il ajouté, appelant à arrêter l'effusion de sang. « Ce qu'il nous reste à faire, c'est prier, bien sûr, et travailler pour que tous les pays comprennent la nécessité d'une action concertée », a conclu le Patriarche.


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Saint Sylvestre des Grottes de Kiev



Saint Sylvestre des Grottes de Kiev a vécu au cours du XIIe siècle, et a été higoumène du monastère Mikhailovsk Vydubitsk à Kiev. Il a continué le travail de Saint Nestor le Chroniqueur (27 octobre), et a écrit neuf Vies des Saints des Grottes de Kiev.

Dans le service aux Pères vénérés près des grottes, Saint Sylvestre est appelé bienheureux et doté d'un don miraculeux pour conjurer les suggestions démoniaques (Ode 9 du Canon). Saint Sylvestre a été enterré près des grottes, et sa mémoire est célébrée le 28 septembre, et le deuxième dimanche du Grand Carême.


Extrait de http://www.pravoslavie.ru/english/75702.htm

Cet article a été publié sur le site de l' Eglise orthodoxe d'Amérique et est utilisé ici avec lapermission.

mercredi 23 novembre 2016

Témoignage d'un français vivant en Syrie

Pierre le Corf
Pierre le Corf


Pierre Le Corf, fondateur de l'ONG humanitaire, créée pour aider les civils en proie à la guerre, n’a pas mâché ses mots pour décrire la menace terroriste croissante à Alep. Témoin oculaire des faits, il se montre également peu confiant à l’égard des informations relayées par plusieurs médias ces derniers temps.

Français résident à Alep et travaillant dans l'humanitaire, Pierre Le Corf, sans se soucier des prises de positions des médias et des hommes politiques, a livré un nouveau témoignage sur sa page Facebook sur le fléau de la guerre qui règne au quotidien dans cette ville syrienne « depuis cinq ans déjà ».

« Des tirs de mortiers et de roquettes, qui tombent ici à l'ouest de la ville, se mélangent aux combats à l'est et dans le ciel. Les terroristes nous tirent dessus en ce moment (juste là, l'une des roquettes a tué sept enfants sur une école), essayant en même temps de détruire les avions, qui bombardent leurs positons armées et protègent ou, du moins, limitent les attaques sur les 1,2 million de civils ici. Quand les avions s'en vont, même pour peu de temps, les roquettes et mortiers pleuvent ici. Ne me prenez pas à défaut. Je ne suis pas là pour faire de la politique ou lancer des débats. Je parle de ce que je vois depuis tant de mois, de ce que j'entends de ceux, qui se sont échappés même récemment des zones contrôlées par les fronts islamiques (et non rebelles comme on les appelle en Occident), des familles entières ayant la chance d'être en vie entre les snipers et les mines anti-personnel », a raconté Pierre Le Corf, ajoutant que le prix à payer pour sortir est de 300 dollars et que personne ne peut se l'offrir ou partir dans des conditions très limitées.

Selon lui, les drapeaux noirs des terroristes font légion à Alep, et la guerre se montre toujours meurtrière, car ces derniers continuent de tuer. Cependant, le Alep d'aujourd'hui n'a pourtant rien à voir avec l'image de « ville morte » promue par divers médias. « Des centaines de milliers de gens vivent ici », surtout quand il s'agit de la partie ouest, d'après M. Le Corf. En outre, « ces gens vivent comme des fantômes ». Plusieurs civils ont été tués par des balles perdues, notamment des balles explosives des snipers terroristes. Les autres ont été abattus lorsqu'ils essayaient de fuir via les couloirs humanitaires. De plus, certains civils sont utilisés comme boucliers humains lors des bombardements. « Parce que si les civils restent dans la ville, ils limitent les frappes aériennes ». Les quartiers est d'Alep sont une tout autre chose et se trouvent sous contrôle des « terroristes point barre », qui veulent envahir la moitié ouest où il n'y a pas de militaires, sauf des « checkpoints » et que des civils. Pierre Le Corf souligne que l'armée syrienne et ses alliés, dont la Russie, n'effectuent des frappes que contre la partie est d'Alep en proie aux terroristes, sans oublier « des tirs retour » de ces derniers.

 « Ma mission c'est l'humain, je prie pour chaque homme, femme et enfant qui ne porte pas une arme mais je tiens à souligner qu'elle n'est pas meurtrière à cause d'une guerre, puisque cette guerre est une mascarade, mais à cause d'idéologies ici et d'intérêts extérieurs qui insufflent la mort et des moyens de l'insuffler au quotidien en Syrie, détruisant son histoire, sa vie et l'espoir de tous ceux qui y vivent. Pardon de parler tant, ce n'est pas forcément clair… mais vous devez comprendre ce qui se passe au-delà de ce que racontent les médias qui sont parfois malveillants, parfois paresseux, vous devez comprendre que vous en êtes les relais », a poursuivi Pierre Le Corf, empli de tristesse pour les gens qui trouvent la mort « gratuitement » dans cette guerre « insensée ». Pour ce Français, certains hommes politiques ont déjà « condamné la Syrie. Et ces gens-là sont des victimes de cet enfermement de la Syrie sur elle-même ». Pierre Le Corf a notamment fondé à ses propres frais l'ONG We are superheroes (Nous sommes des superhéros) afin d'aider la population civile locale à survivre dans des conditions de conflit armé.



http://sptnkne.ws/cKh4

Julien l'Apostat, où l'histoire se répétant aujourd'hui

St Nicholas Vélimirovitch
St Nicholas Vélimirovitch

Les adversaires du Christ, par leur lutte contre ce dernier, réalisaient toujours les résultats opposés à ceux escomptés.

Au lieu d'arriver à stopper le Christianisme et l'annihiler, bien au contraire, ils l'ont élargie et l'ont rendu plus fort. Au lieu d'assécher le Christianisme, ils ont pour ainsi dire, inondé le monde entier de celui-ci.

Où un martyr est tombé, une entreprise de chrétiens a été créée ; où la honte a été commise, la gloire a germé ; où il a été dit la fin du Christianisme, il y eut le début de récoltes luxuriantes.

Malgré tous les considérations internationales et les coutumes, Julien l'Apostat (331-363), à cause de son fanatisme idolâtre, a tué les émissaires de la paix qu'étaient Manuel, Ismael et Sabel. Julian a ainsi multiplié le nombre de Chrétiens, et augmenté le nombre de martyrs, et a ainsi accéléré sa propre fin et celle du paganisme. 

Directement et à contre-coeur, Julien l'Apostat a aidé à la diffusion du Christianisme, non seulement par ses persécutions anti-chrétiennes, mais aussi par ses déclarations négligentes. Ainsi, dans des discussions avec des Chrétiens, Julien a dit : "Christ n'a fait rien dans Sa vie qui mériterait la gloire, sauf si c'est compté comme un grand acte, qu'Il a guéri le boiteux, écrasé les démons, rendu la vue aux aveugles." Ô misérable Julien ! Comme si rendre la vue à un aveugle n'était pas un grand acte, plus que parvenir à conquérir dix royaumes ! 

Comment alors avec de telles paroles, Julien l'Apostat, le plus grand traître du Christ après Judas, aurait-il pu reconnaître les miracles du Christ  

Prologue d'Ochrid,

de Saint Nicolas Vélirimovitch

Nota : ce texte de Nicolas Vélirimovitch, peut très bien s'appliquer encore aujourd'hui, avec les persécutions des chrétiens dans le monde, par Daesh et certaines autres communautés ultra-orthodoxes. Homine homino lupus, "l'homme est un loup pour l'homme".

mardi 22 novembre 2016

Prier pour les autres, Jean de Cronstadt

St Jean Cronstadt
St Jean Cronstadt


Si vous vous fâchez avec votre voisin, votre ami, ou votre frère, et dîtes de lui : "Il est avare, malveillant, fier", ou qu'il a fait ceci ou cela, etc, dans ce cas, cet homme pèche contre Dieu, mais non contre vous. Dieu est son seul Juge, pas vous. A Dieu il devra rendre des comptes, pas à vous.
Souvenez-vous :"Regardez déjà la poutre que vous avez dans votre oeil, avant de regarder la paille chez votre voisin". Il est difficile de prendre conscience de ses propres péchés, et s'affliger à cause d'eux. Et vous êtes alors pris au piège : vous êtes indulgent envers vos propres infirmités. Mais votre frère est un homme, tout comme vous. Donc, vous devez être indulgent avec l'homme coupable, semblable à vous, et aussi infirme que vous. Aimez-le comme vous-même, écoutez le Seigneur : "Aimez-vous les uns les autres."
Lorsque vous priez pour vous, que le Seigneur vous aide à traquer vos passions cruelles et incurables, priez aussi pour votre frère, que le Seigneur le délivre de la flatterie et de la corruption de ses passions, de son obscurité et de son oppression.
Nous devons nous rappeler que nous sommes un corps infecté par la respiration de l'Ennemi, et sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons nous libérer de cette respiration mortelle et noircissante. Seul l'Esprit Saint peut chasser cette obscurité démoniaque des passions, par le pouvoir du Christ et sa Croix.
Nous devons donc prier humblement le Seigneur de manière fraternelle, pour nos frères et le monde entier, pour qu'ils s'échappent de cette obscurité des passions et leur attractivité, obscurité dont ils ne savent pas qu'elle est destructrice : Ainsi, l'homme riche se réjouit de sa richesse par exemple, l'ambitieux de ses distinctions, le glouton dans sa nourriture et ses mets délicats, le malveillant dans sa malice, l'envieux dans les peines et les souffrances des gens qu'il envie.
Mais Dieu entend notre prière si elle est sincère et vient du coeur, et comme le dit le Christ : "Demandez et il vous sera donné".
Priez seulement dans la simplicité de votre coeur, et sans le moindre doute.

Saint Jean de Cronstadt

vendredi 7 octobre 2016

Eschatologie hérétique contemporaine : Les Témoins de Jéhovah

Eschatologie hérétique contemporaine (4 sur 4)


Par Frère Basil Georgopoulos
Assistant Professeur de Théologie à l'Université de Thessalonique

La secte des Témoins de Jéhovah est sans précédent dans l'histoire du monde pour le grand nombre de cacodoxies eschatolgiques (hérésies) étranges et anti-scripturaires (contraires à l'Ecriture Sainte), ainsi que le nombre de fausses prophéties concernant la fin du monde.

Les enseignements fondamentaux de l'eschatologie hérétique des Témoins de Jéhovah, sont les suivants : 

1. Ils identifient la deuxième venue du Christ avec le Royaume de Dieu.

2. La seconde venue du Christ s'est déroulé de manière invisible pour eux dans les cieux en 1914. La même année, le Royaume de Dieu a été établie de manière invisible dans les cieux. 

3. Ils renversent les événements historiques pour répondre à leurs revendications. Les événements mentionnés dans le chapitre 24 de l'Evangile selon Matthieu, ne précéderont pas la deuxième venue, selon la Société de Watchower, mais auront lieu après. 

4. La guerre d'Armageddon est un élément fondamental de leur structure eschatologique, et en même temps un mécanisme de peur. 

5. A propos de la fin du monde et de l'histoire humaine, les Témoins de Jéhovah enregistrent de nombreuses fausses prophéties, qui ont évidemment été expliquées. Les dates ont été établies en été : 1872, 1925, 1972, et 1975. 

6. Lorsque le royaume terrestre des Témoins de Jéhovah sera sur la Terre, la soi-disant "grande multitude", ces témoins vivront dans un état paradisiaque constant, se marieront et auront des maisons, participeront aux programmes éducatifs, achèteront des aliments à petits prix, il n'y aura pas de chômage, de maladies.. Tout cela se réfère à l'organisation/

7. Le "petit troupeau", qui dans la terminologie de la secte sont les 144 000, aideront le Christ dans la gouvernance terrestre de la "grande multitude", qui sont les Témoins de Jéhovah.

8. Le jugement définitif des Témoins de Jéhovah sera conforme à l'organisation, fondée sur la conduite et la fidélité qui apparaissent dans le but d'avoir le Royaume millénaire terrestre. Les témoins qui se détournent des statuts de Jéhovah pendant le Royaume millénaire terrestre, sont éliminés de manière ontologique (destruction de l'être). 

Extrait de Eschatologia,

Elder Paisios : Même les moines prient pour les démons !



Les moines ne prient pas seulement pour les vivants et les morts, mais même pour les créatures les plus misérables, les démons, qui malheureusement, même si des milliers d'années ont passé, sont devenus le pire être ayant progressé dans la méchanceté.

Une fois, un moine ressenti beaucoup de douleur de coeur, et alors qu'il était agenouillé en prière, il dit ce qui suit : "Vous êtes Dieu, et si vous voulez, vous pouvez trouver un moyen de sauver ces démons misérables, qui les premiers ont apprécié votre grande gloire, mais désormais sont pleins de toute la perversité et la ruse du monde. Sans votre protection, ils auraient dévoré tous les êtres humains."

Tandis qu'il prononçait ces mots, priant avec la douleur du coeur, il vit la tête d'un chien à côté de lui tirant la langue et se moquant de lui. Il semble que Dieu ait permis que cela se produise afin d'informer le moine qu'il était prêt à accepter cette demande envers les démons, à la condition qu'eux-mêmes se repentent, mais aucun démon ne voulut de ce salut.

On se rend compte par cet incident, non seulement du grand amour des moines, qu'ils reçoivent comme un type de l'amour infini qui est Dieu, mais aussi l'amour de Dieu, qui est prêt à sauver les démons ainsi, en dépit des milliards de crimes qu'ils ont commis, si seulement ils se repentent. 

Nous savons par d'autres récits de Elder Paisios, qu'il a avoué jeûner et prier pendant deux semaines pour le salut du diable, mais le diable lui apparut après ce temps pour simplement se moquer de lui.

Extrait de Daimonologia, 
de John Sanidopoulos,

jeudi 6 octobre 2016

Eschatologie hérétique contemporaine (3) : L'Eglise Adventiste du Septième Jour


L’Église adventiste du septième jour et son enseignement eschatologique

Introduction

L'Église adventiste du septième jour est un mouvement issu du protestantisme américain du XIXᵉ siècle.

Son histoire et sa doctrine sont profondément marquées par l'attente de la seconde venue du Christ et par une interprétation particulière des prophéties bibliques concernant la fin des temps.

L'adventisme accorde ainsi une place importante à l'eschatologie, au millénium, à la résurrection des morts et au jugement.

Cet article présente les principales particularités de cette doctrine et les met en perspective avec la compréhension traditionnelle de l'Église orthodoxe.


Les origines de l'adventisme

L'histoire de l'adventisme est notamment liée à William Miller (1782-1849), agriculteur américain devenu prédicateur baptiste.

Au cours de ses études bibliques, Miller s'intéressa particulièrement aux prophéties de l'Ancien Testament, notamment au livre de Daniel.

Il développa une interprétation chronologique de certaines prophéties et en vint à annoncer le retour prochain du Christ.

Une première date fut avancée pour 1843, puis ses calculs furent révisés.

Finalement, une partie du mouvement attendit le retour du Christ pour le 22 octobre 1844.

Lorsque cet événement ne se produisit pas, les disciples de Miller connurent une profonde crise, connue dans l'histoire sous le nom de « Grande Déception ».

Le mouvement millérite se divisa alors en plusieurs groupes.

L'un de ces groupes allait progressivement donner naissance à l'Église adventiste du septième jour.


La naissance de l'Église adventiste du septième jour

Après la crise de 1844, certains anciens disciples de William Miller entreprirent de réexaminer les textes bibliques afin de comprendre ce qui s'était produit.

C'est dans ce contexte que se développa une interprétation particulière de la prophétie des 2 300 soirs et matins du livre de Daniel.

L'adventisme en vint à enseigner que 1844 ne correspondait pas au retour visible du Christ sur la terre.

Il s'agissait, selon cette interprétation, du commencement d'une nouvelle phase du ministère céleste du Christ.

Cette doctrine allait devenir l'une des caractéristiques essentielles de l'adventisme.


Le jugement investigatif

L'un des enseignements les plus particuliers de l'Église adventiste est celui du jugement investigatif.

Selon la doctrine officielle adventiste, le Christ exerce dans le sanctuaire céleste un ministère sacerdotal.

En 1844, il serait entré dans la seconde et dernière phase de ce ministère, correspondant symboliquement au Saint des Saints du sanctuaire de l'Ancien Testament.

Cette phase est appelée « jugement investigatif ».

Selon l'enseignement adventiste, ce jugement précède la seconde venue du Christ.

Il ne s'agit donc pas, dans cette conception, du jugement dernier unique intervenant après la résurrection générale.

L'Église adventiste explique que ce jugement manifeste devant l'univers la justice de Dieu et révèle ceux qui demeurent dans la foi au Christ.

Cette doctrine est toujours officiellement enseignée aujourd'hui par l'Église adventiste du septième jour.


Une interprétation particulière de la seconde venue du Christ

Les adventistes affirment fermement la réalité de la seconde venue du Christ.

Cependant, après les erreurs de calcul liées aux attentes de 1843 et de 1844, l'Église adventiste ne prétend plus connaître la date du retour du Seigneur.

Elle insiste plutôt sur la nécessité de vivre dans l'attente et la vigilance.

Le retour du Christ est considéré comme un événement réel, visible et universel.

Cette attente constitue encore aujourd'hui un élément central de la spiritualité adventiste.


Les deux résurrections

L'adventisme enseigne également deux résurrections distinctes.

La première résurrection concerne les justes et est associée au retour du Christ.

La seconde résurrection concerne les injustes et intervient après le millénium.

Cette distinction s'inscrit dans la conception adventiste des derniers événements.

Elle diffère cependant de la présentation traditionnelle de la foi orthodoxe, qui confesse une résurrection générale des morts et le jugement dernier.

Dans le Symbole de foi, le chrétien orthodoxe proclame :

« J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. »


Le millénium

Le millénium occupe également une place importante dans la doctrine adventiste.

Après la seconde venue du Christ, les justes ressuscités seraient avec le Seigneur pendant une période de mille ans.

Durant cette période, les méchants demeurent dans la mort.

L'enseignement adventiste associe cette période à une phase particulière du jugement.

À la fin des mille ans intervient la résurrection des injustes et le jugement final.

L'Église adventiste décrit ainsi plusieurs étapes successives dans son interprétation des événements de la fin des temps.


Une conception particulière de l'enfer

Une autre différence importante concerne la destinée finale des méchants.

L'adventisme ne professe pas la conception traditionnelle d'un enfer dans lequel les personnes condamnées souffriraient éternellement.

Il enseigne au contraire la « seconde mort ».

Les méchants sont finalement détruits et cessent d'exister.

Cette doctrine est généralement appelée anéantissement ou conditionalisme.

La destruction définitive du mal est alors suivie, dans la compréhension adventiste, de l'établissement d'une création renouvelée.

Cette conception constitue une différence importante avec les formulations traditionnelles de la théologie chrétienne concernant le châtiment éternel.


Une succession de jugements

La doctrine adventiste présente également plusieurs étapes dans le jugement.

Le premier est le jugement investigatif, commencé en 1844 selon l'interprétation adventiste.

Il concerne ceux qui ont professé suivre Dieu et précède la seconde venue.

Vient ensuite le jugement associé au retour du Christ.

Durant le millénium intervient encore un jugement concernant les injustes.

Enfin, après le millénium, a lieu le jugement final qui conduit à la destruction définitive du mal.

L'Encyclopédie adventiste décrit elle-même cette succession comme comprenant un jugement pré-avènement, le jugement lié à la seconde venue, le jugement durant le millénium et le jugement final.


La perspective orthodoxe

La tradition orthodoxe aborde l'eschatologie d'une manière sensiblement différente.

L'Église confesse la seconde venue glorieuse du Christ, la résurrection des morts et le jugement dernier.

Elle ne propose pas un calendrier permettant de déterminer différentes étapes historiques de la fin du monde.

Le Christ lui-même nous avertit :

« Quant à ce jour et à cette heure, nul ne les connaît. »
(Matthieu 24, 36)

L'attitude chrétienne fondamentale est donc celle de la vigilance.

Le croyant n'est pas appelé à calculer la date de la fin, mais à vivre dans la repentance, la prière et l'amour de Dieu et du prochain.


Une différence fondamentale dans la compréhension du jugement

Dans la perspective orthodoxe, le jugement dernier est associé à la résurrection universelle des morts et au retour glorieux du Christ.

L'Église ne développe pas la conception adventiste d'un jugement investigatif ayant commencé en 1844 dans le sanctuaire céleste.

Cette différence est importante car elle touche directement à la compréhension du ministère du Christ après son Ascension.

La foi orthodoxe proclame que le Christ est « assis à la droite du Père » et qu'il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts.


L'attente chrétienne : non pas la peur, mais la vigilance

Il est cependant important de souligner que l'attente de la seconde venue du Christ n'est pas propre à l'adventisme.

Elle appartient au cœur même de la foi chrétienne.

Chaque dimanche, dans la Divine Liturgie orthodoxe, les fidèles confessent leur espérance dans le retour du Christ et dans le Royaume à venir.

L'attente chrétienne ne doit donc pas être une obsession de la fin du monde.

Elle doit être une invitation à vivre pleinement dans le Christ.

Prier.

Se repentir.

Pardonner.

Aimer.

Veiller.


Conclusion

L'Église adventiste du septième jour est née dans le contexte du réveil protestant américain du XIXᵉ siècle.

Son histoire est profondément liée aux prédications de William Miller et à la crise de 1844.

Après cette « Grande Déception », une partie du mouvement développa une interprétation nouvelle des prophéties bibliques, donnant notamment naissance à la doctrine du jugement investigatif commencé en 1844.

L'adventisme se distingue également par :

  • une attente particulièrement forte de la seconde venue du Christ ;

  • une conception particulière des deux résurrections ;

  • une interprétation millénariste des événements de la fin des temps ;

  • la doctrine du jugement investigatif ;

  • une conception de la destinée finale des méchants fondée sur la seconde mort et l'anéantissement.

Ces enseignements présentent des différences importantes avec la tradition orthodoxe.

Pour l'Église orthodoxe, cependant, le mystère de la fin des temps ne doit pas conduire à la spéculation ou à la peur.

Le chrétien est appelé à rester vigilant et à vivre dans l'espérance.

Car l'essentiel n'est pas de savoir quand le Christ reviendra.

L'essentiel est de vivre de telle manière que, lorsqu'Il viendra, nous soyons trouvés tournés vers Lui.


Sources

Source principale de l'article original :

Fr. Basil Georgopoulos, professeur adjoint de théologie à l'Université de Thessalonique, Eschatologie hérétique contemporaine (3) : L'Église Adventiste du Septième Jour.

Texte repris dans l'ouvrage / la série Eschatologia, de John Sanidopoulos.

Sources complémentaires et vérification doctrinale :

  • Église adventiste du septième jour, Fundamental Belief 24 – Christ's Ministry in the Heavenly Sanctuary, concernant notamment le sanctuaire céleste et le jugement investigatif de 1844.

  • Encyclopedia of Seventh-day Adventists, article Investigative Judgment, concernant l'histoire et la formulation de la doctrine du jugement investigatif.

Cet article présente l'adventisme principalement dans une perspective historique et théologique orthodoxe. Les formulations concernant les doctrines adventistes ont été vérifiées à partir de sources officielles adventistes.

Note : le présent article a été réécrit et réorganisé en 2026 pour améliorer la lisibilité et l'aération du texte. Le récit et sa source ont été conservés.