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mardi 25 juillet 2023
Union de prière à la Grèce
lundi 24 avril 2023
Vérité ou intox ? L'Ossuaire du frère de Jésus
L’ossuaire de Jacques : frère de Jésus ?
Entre archéologie, histoire et débat
En 2002, une petite boîte en pierre calcaire présentée au public a provoqué un immense intérêt dans le monde de l’archéologie biblique.
Il s’agissait d’un ossuaire, c’est-à-dire une boîte utilisée dans l’Antiquité pour conserver les ossements d'une personne après l'inhumation initiale. Sur l'une de ses faces figurait une inscription en araméen qui pouvait être traduite ainsi :
« Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. »
Cette inscription semblait particulièrement importante pour les chercheurs chrétiens et pour les historiens du christianisme ancien, car le Nouveau Testament mentionne Jacques, présenté comme le « frère du Seigneur » et l'une des figures importantes de la première communauté chrétienne de Jérusalem.
Mais une question essentielle allait rapidement apparaître :
Cette inscription est-elle authentique ?
Un ossuaire datant de l’époque du Christ
L'objet lui-même est un ancien ossuaire en calcaire provenant de la région de Jérusalem et datant de l'époque du Second Temple.
Ce type de coffre funéraire était courant chez certains Juifs de Judée à cette période. Après la décomposition du corps, les ossements pouvaient être recueillis et placés dans un petit ossuaire.
L'intérêt exceptionnel de l'objet ne vient donc pas simplement de son ancienneté.
C'est surtout l'inscription qui pourrait éventuellement établir un lien avec Jacques, fils de Joseph et frère de Jésus de Nazareth.
Si cette identification était démontrée, l'objet constituerait un témoignage archéologique particulièrement intéressant concernant le milieu familial de Jésus.
Mais l'archéologie demande beaucoup de prudence lorsqu'un objet ancien apparaît sans contexte de fouille parfaitement documenté.
L'inscription au cœur de la controverse
Lorsque l'ossuaire fut présenté au public, plusieurs spécialistes considérèrent l'inscription comme authentique.
D'autres chercheurs exprimèrent rapidement des réserves, notamment concernant les mots correspondant à « frère de Jésus ».
La question portait notamment sur la patine présente dans les lettres : cette fine couche de matière formée avec le temps peut parfois aider les spécialistes à déterminer si une inscription est ancienne ou si elle a été ajoutée beaucoup plus récemment.
Des analyses scientifiques furent donc réalisées et des experts défendirent des conclusions différentes.
Certains estimaient que l'inscription présentait des caractéristiques compatibles avec l'Antiquité. D'autres considéraient qu'une partie de l'inscription avait pu être ajoutée ou modifiée à l'époque moderne.
Le débat devint rapidement international.
Le procès d’Oded Golan
L'ossuaire appartenait au collectionneur israélien Oded Golan, qui fut accusé d'avoir participé à la fabrication de plusieurs faux objets archéologiques, dont l'inscription de l'ossuaire de Jacques.
L'affaire donna lieu à un long procès devant le tribunal de district de Jérusalem.
Après plusieurs années de procédure, le juge Aharon Farkash rendit son jugement en mars 2012.
Oded Golan fut acquitté des accusations de falsification concernant les principaux objets du dossier, le tribunal estimant que l'accusation n'avait pas démontré sa culpabilité au-delà du doute raisonnable.
Mais cette décision doit être comprise correctement.
L'acquittement ne signifie pas que le tribunal a officiellement déclaré l'inscription authentique.
Le jugement n'a pas apporté une réponse définitive à la question scientifique de savoir si les mots « frère de Jésus » avaient été gravés dans l'Antiquité ou ultérieurement. Le débat académique s'est donc poursuivi après le procès.
Jacques dans le Nouveau Testament
La question est particulièrement intéressante parce que Jacques occupe une place importante dans le christianisme primitif.
L'Évangile selon Matthieu mentionne Jésus dans sa ville d'origine et fait référence à Jacques parmi ceux qui sont présentés comme ses frères.
L'apôtre Paul, de son côté, mentionne également Jacques, « le frère du Seigneur », lorsqu'il raconte sa rencontre avec les responsables de la communauté chrétienne de Jérusalem.
Dans la tradition chrétienne, Jacques est devenu une figure majeure de l'Église de Jérusalem.
Il est traditionnellement identifié comme Jacques le Juste, premier évêque de Jérusalem, et sa mémoire occupe une place importante dans les Églises anciennes.
L'ossuaire serait donc particulièrement précieux s'il pouvait être relié avec certitude à cette figure historique.
Mais c'est précisément cette identification qui reste discutée.
Pourquoi le débat est-il si difficile ?
L'une des difficultés vient du fait que les noms Jacques et Joseph étaient extrêmement courants dans la Judée du Ier siècle.
Même la combinaison « Jacques, fils de Joseph » ne suffit donc pas à identifier une personne précise.
La mention de Jésus rend l'inscription beaucoup plus intéressante, mais elle ne permet pas automatiquement de conclure qu'il s'agit du Jacques du Nouveau Testament.
Pour établir une identification historique, les archéologues doivent examiner l'ensemble des éléments disponibles : origine de l'objet, contexte archéologique, écriture, matière, patine, provenance et comparaison avec d'autres découvertes.
C'est pourquoi une inscription isolée doit être interprétée avec prudence.
Une découverte qui ne « prouve » pas la foi chrétienne
Il est également important de ne pas demander à l'archéologie ce qu'elle ne peut pas démontrer.
La foi chrétienne ne repose pas sur la découverte d'un ossuaire.
Même si l'inscription était définitivement reconnue comme celle du Jacques mentionné dans le Nouveau Testament, elle constituerait un témoignage historique supplémentaire, mais elle ne pourrait pas démontrer à elle seule la divinité du Christ, sa Résurrection ou les vérités spirituelles de l'Évangile.
L'archéologie étudie les traces matérielles du passé.
La foi, elle, accueille le témoignage du Christ et de l'Église.
Ces deux domaines peuvent se rencontrer, mais ils ne doivent pas être confondus.
Une histoire qui invite à la prudence
L'histoire de l'ossuaire de Jacques nous enseigne finalement quelque chose de très précieux.
Une découverte peut sembler extraordinaire et pourtant nécessiter des années d'études.
Une inscription peut être fascinante sans que toutes les questions soient résolues.
Et un débat scientifique peut rester ouvert longtemps après la découverte d'un objet.
C'est justement pourquoi il vaut mieux éviter les titres trop affirmatifs comme « la preuve archéologique du frère de Jésus ».
À ce jour, la formulation la plus prudente consiste à dire que nous possédons un ossuaire antique portant une inscription dont l'authenticité et l'identification exacte restent discutées.
Entre histoire et foi
Pour le chrétien, cette prudence n'enlève rien à l'importance de Jacques.
Son témoignage nous vient principalement des sources chrétiennes anciennes et de la mémoire de l'Église.
Qu'un ossuaire puisse ou non être identifié avec certitude au Jacques du Nouveau Testament ne change donc pas l'essentiel de son témoignage spirituel.
Jacques demeure dans la tradition chrétienne une figure de prière, de fidélité et de témoignage.
L'archéologie peut nous aider à mieux comprendre le monde dans lequel vivaient Jésus et les premiers chrétiens.
Elle peut faire revivre des paysages, des villes, des tombeaux, des inscriptions et des objets vieux de deux mille ans.
Mais elle nous invite aussi à l'humilité.
Parfois, une découverte apporte une réponse.
Parfois, elle ouvre simplement une nouvelle question.
Et cette distinction entre ce que nous savons, ce que nous pouvons raisonnablement supposer et ce qui demeure incertain est aussi une manière honnête de regarder l'histoire.
Une dernière pensée
L'ossuaire de Jacques nous rappelle que les premiers chrétiens n'ont pas vécu dans un monde imaginaire.
Ils ont vécu dans une époque réelle, dans des villes réelles, parmi des hommes et des femmes dont les noms apparaissent parfois encore aujourd'hui sur des pierres vieilles de vingt siècles.
L'archéologie nous permet parfois d'entrevoir ce monde.
Mais derrière les pierres, les inscriptions et les tombeaux, demeure une réalité que la seule science archéologique ne peut mesurer :
la foi de ceux qui ont rencontré le Christ et qui ont transmis son Évangile aux générations suivantes.
Source et travail de réécriture
Article original : « Vérité ou intox ? L'Ossuaire du frère de Jésus », publié sur Mystique Orthodoxe le 24 avril 2023. L'article original était lui-même une adaptation d'un texte de Matthew Kalman, publié dans TIME en 2009 et repris par John Sanidopoulos sur Mystagogy.
Sources complémentaires : documentation consacrée au procès de l'ossuaire de Jacques et au jugement rendu en 2012 par le tribunal de district de Jérusalem. Le jugement a conduit à l'acquittement d'Oded Golan des accusations principales de falsification, sans pour autant trancher définitivement la question de l'authenticité de l'inscription.
Travail de réécriture : article entièrement retravaillé en 2026 dans le cadre de la modernisation de Mystique Orthodoxe. Le texte a été raccourci, restructuré et actualisé afin de distinguer clairement les données archéologiques, les hypothèses historiques et les éléments qui demeurent controversés.
dimanche 23 avril 2023
Une église construite dans la roche : Agia Anastasia Farmakolytria
Pas très loin d'Heraklion, en Crète, se trouve une petite église qui permet en même temps, une opportunité de contact avec la Nature. Mais l'Homme, la Nature, Dieu, ne forment-ils pas une unité si on le désire ? A visiter si vous êtes à Hersonissos !
Extrait de https://filoitexnisfilosofias.com
samedi 22 avril 2023
L'Eglise cachée de l'arbre d'Agios Paisios à Agia Varvara, Konitsa
Extrait de https://filoitexnisfilosofias.com
dimanche 16 avril 2023
Eglise miraculeuse de Panagia Plataniotissa à Kalavryta
L'église mesure environ 8mètres de long, et environ 3 mètres de large et peut accueillir environ 20 personnes.
Elle est située sur l'axe routier Kalavryta Aegio, via Pteris, à une distance de 30 kilomètres de la ville de Kalavryta, dans un endroit verdoyant avec des eaux abondantes et froides, qui a été formée à l'intérieur du creux (kufala) d'un immense platane, issu de trois platanes qui ont poussé ensemble, et au fil du temps se sont joints et ont créé l'admirable chef-d'oeuvre de la nature.
Ce platane historique mesure environ 25 m de haut, 16 m de circonférence à la base, et 12,65 m au milieu, et a une capacité de 20 personnes. Il y a une petite iconostase avec deux colonnes qui forment la Belle Porte.
L'icône de Panagia Brefokratoussa est imprimée sur le sycomore, à une hauteur de 3 mètres du sol à l'intérieur de la fosse, qui selon la tradition, a été imprimée dans les années de l'iconoclasme, lorsque les moines de la Grande Grotte ont sauvé l'icône de la Vierge Marie. Ils la portaient d'un endroit à l'autre et ils passèrent donc une nuit dans le village de Klapatsuna (comme on l'appelait alors),dans le creux naturel du platane.
Le matin, quand ils prirent l'image pour continuer leur chemin, ils furent surpris de voir son empreinte sur le tronc de l'arbre, à l'endroit où ils l'avaient touché. C'est ainsi que Panagia Plataniotissa a été nommée, ainsi que le village.
mercredi 1 mars 2023
La Theotokos Mère de Dieu enfant..
L'histoire du pardon..
"Deux amis marchent dans le désert.. Ils se disputent, puis l'un d'entre eux gifle l'autre.
Celui qui a été giflé écrit alors dans le sable, "Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a giflé.."
Ils continuent de marcher, puis trouvent une oasis. Mais celui qui a été giflé manque de se noyer, et garde la vie sauve grâce à celui qui l'a giflé. Il marque alors dans la pierre : "Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a sauvé la vie.."
Celui qui l'avait giflé puis sauvé la vie, lui demande : "Pourquoi as tu marqué dans le sable quand nous nous sommes disputés, et la pierre quand je t'ai sauvé la vie ?"..
L'autre ami répondit : "Quand quelqu'un nous fait du mal, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent souffler. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, là où aucun vent ne peut l'étancher."
Apprenons à écrire nos blessures dans le sable et à graver nos joies dans la pierre.
Bon Carême..
Extrait de Pantovasilissa Theotokos
lundi 27 février 2023
Message de la Mère de Dieu à Medjugorje, 25 février 2023
L'importance du Carême , Pénitence et prière, réflexion personnelle, intérieure,
"Convertissez vous et revêtez vous de vêtements de pénitence, et dans la prière personnelle et profonde, en toute humilité, recherchez la paix du Très Haut.
En ce temps de grâce, Satan veut vous séduire. Mais vous, petits enfants, regardez mon Fils et suivez le vers le Calvaire, dans le renoncement et le jeûne.
Je suis avec vous car le Très Haut me permet de vous aimer et de vous guider vers la joie du coeur, dans la foi qui grandit pour tous ceux qui aiment Dieu par dessus tout."
samedi 25 février 2023
Le pouvoir miraculeux de Saint Jean de Cronstadt
mercredi 22 février 2023
V. Poutine : Le mariage, seulement possible entre un homme une femme.
"La foi en Dieu".. Un texte fondamental qui devrait apparaître dans la nouvelle Constitution russe voulue par le président Vladimir Poutine. Le texte devrait également reconnaître le mariage comme étant l'union d'un homme et d'une femme seulement.
Dans nos sociétés ou deux femmes peuvent élever un enfant, deux hommes élever un enfant aussi, se marier, enfin à cet encontre un Président intelligent et censé et à la foi chrétienne indéracinable.
Comment expliquer la longévité des centenaires de plus en plus nombreux ?
Beaucoup d'études confirment que le champ des émotions positives, c'est à dire le fait d'être capable de se réjouir, d'aimer le contact des autres, est un facteur favorisant la santé et la longévité. Un des exemples les plus célèbres a été tiré de l'étude d'un couvant aux Etats Unis. Les mères supérieures demandaient systématiquement aux soeurs une lettre de motivation à leur entrée dans la vie monacale.
Les chercheurs ont lu ces lettres, qui étaient archivées, pour y repérer tous les mots exprimant des sentiments positifs, en partant de l'hypothèse que la quantité d'émotions positives vers 20 25 ans est le marqueur d'une tendance à voir ou non la vie du bon côté. Ils se sont aperçus que les soeurs qui avaient écrit le plus grand nombre de mots positifs avaient atteint une longévité bien plus grande que les autres : la moitié d'entre elles étaient encore vivantes à 94% contre 10% seulement pour celles qui avaient écrit le moins de choses positives.
On s'accorde néanmoins à dire que le stress favorise la maladie ou peut aggraver une pathologie déjà existante. A l'inverse, les émotions positives, elles, sont un facteur améliorateur pour notre santé.
La plupart des personnes positives ont sans doute une intelligence de vie qui leur a permis de les conduire jusque-là. Ils ont certainement su éviter la colère dans des situations qui n'en valaient pas la peine. Surtout, ils ont dû ne pas appréhender le vieillissement comme une punition. La longévité est beaucoup liée au rapport que l'on entretient avec le fait de vieillir. Il faut savoir habiter le présent et ne pas se projeter sans cesse dans le lendemain, car cela peut générer de la frustration (ou de la peur).
Christophe André , Psychiatre
mardi 21 février 2023
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués...
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués » : déposer nos fardeaux entre les mains de Dieu
Il arrive que nous portions trop de choses en même temps. Les soucis de la vie quotidienne, les difficultés familiales, le travail, la maladie, les incertitudes concernant l'avenir ou simplement la fatigue peuvent finir par peser lourdement sur notre cœur.
Nous avançons alors avec un fardeau invisible que personne ne voit toujours.
Pourtant, l'Évangile nous rappelle une parole extraordinaire du Christ :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Matthieu 11,28
Cette invitation s'adresse à chacun de nous.
Nous n'avons pas à tout porter seuls
Nous avons parfois l'impression que nous devons être forts en permanence, trouver nous-mêmes les solutions et ne jamais montrer nos inquiétudes.
Mais le Christ ne demande pas cela. Il nous invite à venir à Lui tels que nous sommes, avec nos faiblesses, nos fatigues, nos peurs et nos interrogations.
La prière peut alors devenir un véritable acte de confiance.
Nous pouvons simplement dire :
« Seigneur, je suis fatigué. Je n'arrive plus à porter tout cela seul. Je Te confie mes inquiétudes. Aide-moi. »
Cette prière, même très simple, nous permet déjà de remettre notre vie entre les mains de Dieu.
« Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis »
L'apôtre Pierre écrit :
« Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. »
1 Pierre 5,7
Quelle parole réconfortante. Dieu ne nous demande pas de cacher nos inquiétudes. Nous pouvons Lui parler de tout ce qui nous préoccupe.
Nous pouvons Lui confier une personne que nous aimons, une difficulté que nous ne savons pas résoudre, une maladie, une situation professionnelle compliquée ou simplement cette fatigue intérieure que nous n'arrivons pas à expliquer.
Dieu prend soin de nous.
Cela ne signifie pas que toutes nos difficultés disparaîtront immédiatement. La foi ne promet pas une existence sans épreuves.
Elle nous apprend plutôt que nous pouvons traverser ces épreuves sans être seuls.
Un Père qui sait ce dont nous avons besoin
Dans l'Évangile, Jésus nous rappelle également que Dieu connaît nos besoins :
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. »
Matthieu 6,8
Nous pouvons donc apprendre à faire confiance à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas encore ce qui nous arrive.
Nous aimerions souvent connaître immédiatement la solution, savoir ce qui va se passer demain et être certains que tout ira bien.
Mais la foi nous demande parfois simplement de faire le prochain pas.
Aujourd'hui, je prie. Aujourd'hui, je fais ce que je peux. Aujourd'hui, je confie le reste à Dieu.
Retrouver la paix au milieu des difficultés
Le monde extérieur peut être agité alors que le cœur, peu à peu, peut retrouver une certaine paix.
Cette paix ne vient pas nécessairement de la disparition de tous les problèmes. Elle peut naître de cette certitude : Dieu est là.
Lorsque nous cessons de vouloir tout contrôler, nous découvrons parfois qu'une partie de notre inquiétude venait précisément de notre désir de tout maîtriser.
Remettre nos soucis entre les mains de Dieu ne signifie pas renoncer à agir. Cela signifie faire ce qui dépend de nous, puis accepter humblement que tout ne dépend pas de nous.
Une prière lorsque nous sommes épuisés
Il y a des moments où même une longue prière nous semble impossible.
Alors quelques mots peuvent suffire :
« Seigneur Jésus-Christ, aide-moi. »
Ou :
« Seigneur, je Te confie cette journée. »
Ou encore :
« Seigneur, prends soin de ceux que j'aime. »
Une prière prononcée avec sincérité a plus de valeur qu'une multitude de paroles prononcées sans attention.
Même dans la fatigue, même dans les larmes, même lorsque nous avons l'impression que Dieu est silencieux, nous pouvons continuer à nous tourner vers Lui.
Le repos que donne le Christ
Le repos promis par le Christ n'est pas seulement un repos physique. Il touche aussi le cœur.
Lorsque nous déposons devant Dieu ce qui nous accable, nous pouvons retrouver progressivement une paix intérieure.
Le Christ nous dit :
« Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vos âmes. »
Matthieu 11,29
Le Christ ne nous promet pas que le chemin sera toujours facile. Il nous promet quelque chose de plus profond : Sa présence sur le chemin.
Ne pas avoir peur de remettre notre vie à Dieu
Nous pouvons parfois penser que demander de l'aide à Dieu est un signe de faiblesse. C'est pourtant tout le contraire.
Reconnaître que nous avons besoin de Dieu est un acte d'humilité et de confiance. Nous ne sommes pas tout-puissants. Nous ne pouvons pas contrôler l'avenir, empêcher toutes les épreuves ou résoudre toutes les difficultés.
Mais nous pouvons choisir de ne pas porter seuls ce qui nous accable. Alors, lorsque le cœur devient trop lourd, souvenons-nous simplement de cette parole du Christ :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »
Il suffit parfois de s'arrêter quelques instants, de respirer profondément, de faire le signe de croix et de dire :
« Seigneur, je Te confie tout ce que je ne peux plus porter. Reste auprès de moi et donne-moi Ta paix. »
Et peut-être découvrirons-nous alors que, même au milieu des difficultés, nous ne sommes pas seuls.
Une prière
Seigneur Jésus-Christ,
lorsque mon cœur est fatigué, viens à mon secours.
Lorsque mes pensées sont inquiètes, donne-moi Ta paix.
Lorsque je ne sais plus comment avancer, montre-moi le prochain pas.
Je Te confie mes soucis, mes peurs, mes proches et tout ce que je ne peux pas résoudre seul.
Apprends-moi à faire ce qui dépend de moi et à Te remettre avec confiance tout le reste.
Reste auprès de moi, Seigneur, et donne-moi le repos du cœur.
Amen.
Source et travail de réécriture
Article original : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués... », publié sur Mystique Orthodoxe le 21 février 2023, dans les rubriques « Bible » et « Jésus-Christ ».
Sources bibliques principales : Matthieu 6,8 ; Matthieu 11,28-29 ; 1 Pierre 5,7.
Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 pour Mystique Orthodoxe. Le texte original, très court, a été développé et reformulé afin de proposer une méditation plus structurée sur la fatigue, l'inquiétude, la confiance en Dieu et la paix intérieure, tout en conservant son message initial.
Comment ne pas perdre la tête
Le Christ est au milieu de nous..
Aujourd'hui, dans notre pays, nous constatons une croissance stable des maladies psychiatriques. La principale cause provoquant ces maladies sont les médias. C'est précisément grâce à leurs efforts que les gens deviennent fous au sens direct du terme. Les médias détruisent la psyché, tuent l'âme et détruisent la santé de populations entières.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'y a pas eu une telle croissance des maladies psychiatriques que nous pouvons observer aujourd'hui dans notre société. Certaines personnes sont sous antidépresseurs, d'autres ont bu, et d'autres encore deviennent folles d'elles-mêmes.
Pendant le blocus de Leningrad, des cinémas étaient ouverts dans la ville où ils montraient gratuitement, en règle générale, des comédies ou donnaient des concerts de musique symphonique. Les gens racontaient qu'une séance, d'une telle psychothérapie, plus une tasse d'eau chaude, faisait des miracles. Une personne serait ranimée, sortirait de sa dépression et essaierait de continuer à vivre. Les autorités ont compris l'importance de prendre soin de la psyché de leurs concitoyens.
Mais maintenant, des temps différents sont venus ; non seulement personne n'a pitié de notre santé mentale, mais ils la détruisent délibérément. Maintenant, comme les gens disent, le salut de la noyade est le travail de ceux qui se noient. Que devons-nous faire pour ne pas nous noyer dans cette obscurité que les médias apportent maintenant dans nos âmes ?
Bien qu'il ne s'agisse pas de cela, Saint Isaac le Syrien a donné à l'un de ses disciples un conseil très important. Il a dit que seule la grâce de Dieu peut arrêter nos pensées et empêcher esprit de penser. Une personne ne peut y parvenir par ses propres efforts. Mais il est capable de construire un mur autour de son esprit et de veiller à ce que l'esprit n'en sorte pas. Dans cette enceinte, nous devons mettre de la nourriture pour l'esprit, car l'esprit la cherchera partout. Cette nourriture doit être variée, car l'esprit a tendance à aller d'une pensée à l'autre. Que cette nourriture soit les livres des Saints Pères, la Parole de Dieu, la contemplation sur la nature de Dieu, sur sa bonne Providence et la vie des saints.
C'est à dire que l'essence la pensée de Saint Isaac est compréhensible, nous devons englober notre esprit dans des activités spécifiques, peu importe où il pourrait trouver de la nourriture positive pour lui-même.
Métropolite Luc Kovalenko de Zaporozhye et Melitopol
Extrait de https://orthochristian.com










