vendredi 16 juin 2017

La Croix qui apparut dans le ciel au-dessus de Jérusalem en 351

Commémoration de l'honorable croix de Jérusalem, apparue dans son ciel en 351 (Fête 7 mai)

En ce jour de l'année 351, le jour de la Pentecôte, le signe multi-attesté de la Croix apparut sur Jérusalem.

Saint Cyrille, dans sa lettre à l'empereur Constance, décrit l'événement qu'il a vu de ses propres yeux.

En ce 7 mai, vers la troisième heure (ou neuf heures du matin), un vaste corps lumineux, sous la forme d'une croix, est apparu dans le ciel, de la sainte montagne Golgotha jusqu'au mont des Oliviers. Cet événement fut aperçu non pas par une ou deux personnes, mais clairement par l'ensemble de la ville. Ce ne fut pas, comme on le pensait, un phénomène transitoire momentanée : car il a continué plusieurs heures à être visible à nos yeux, et la croix était plus brillante que le soleil, et la lumière du soleil ne pouvait être aussi forte. La ville entière, fut frappé par une crainte révérencielle, trempée de joie. Les personnes couraient à l'église, jeunes et vieux, les chrétiens et les païens, les citoyens et les étrangers, tous d'une seule voix louant notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, le faiseur de miracles : Les cieux témoignaient de la vérité de la doctrine chrétienne.

Il conclut sa lettre avec les souhaites que l'empereur glorifie la Trinité Sainte. Les historiens de l'époque, à la fois orthodoxes et non-orthodoxes, y compris Somozène, Théophane, Eutychius, Jean de Nicée, Glycas, et Saint Cyrille rapportent le fait miraculeux. D'autres, comme Socrate, Philostorge, et la Chronique Anonyme d'Alexandrie, donnent leur propre explication de ce phénomène. Ce miracle a été considéré par les chrétiens comme la victoire finale de l'Orthodoxie sur l'Arianisme. Philostorge et la Chronique d'Alexandrie affirment que cette Croix de lumière a été encerclée avec un grand arc en ciel.

Philostorge écrit :

Il est apparu à Jérusalem vers la troisième heure de la journée, qui est appelé le jour de la Pentecôte, une croix lumineuse. Ce signe, qui a été dépeint par aucune main humaine, a été vu du Mont du Calvaire même, jusqu'au Mont des Oliviers, et a été accompagné d'un grand iris, comme une couronne, qui l'entourait de tous côtés. Les iris, en effet, signifiaient la miséricorde de Jésus Christ crucifié et enlevé au ciel, et la couronne notait la victoire de l'Empereur. En outre, ce splendide et vénérable signe n'a pas échappé à l'avis même des soldats. Mais si elle a bien été vue par les deux armées, elle effrayait surtout Magnentius et ses partisans, qui ont été accro à des pratiques superstitieuses ; tandis que d'autre part, il a inspiré Constance et son armée avec un courage invincible. Magnentius, cependant, ayant subi cette défaite par Constance, récupéra par la suite sa force, et engagea avec lui une seconde bataille, mais fut entièrement défait, s'enfuyant à Lyon avec la perte de la quasi-totalité de son armée (Histoire Ecclésiastique, livre III, Chapitre XXVI).

Socrate écrit :

Au moment où Cyril administra l'église de Jérusalem après Maximus, le signe de la Croix apparut dans les cieux. Il brillait, non pas avec des rayons divergents comme une comète, mais avec la concentration d'une grande partie de la lumière, apparemment dense et encore transparente. Sa longueur allait du Calvaire au mont des Oliviers, et sa largeur était en proportion de sa longueur. Donc, un phénomène extraordinaire excita une terreur universelle. Hommes, femmes et enfants quittèrent leurs maison, la place du marché, ou leurs emplois respectifs, et coururent à l'église, où ils chantèrent des hymnes au Christ ensemble, en déclarant leur croyance en Dieu. Il fut dit que ce prodige était l'accomplissement d'une ancienne prophétie contenue dans les Saintes Ecritures (Matthieu, 24, 30). Il était un moyen de conversion de nombreux païens et de juifs au Christianisme -Histoire Ecclésiastique, livre IV, chapitre V).

Apolytikion (1er ton) :

L'image de ta Croix à ce moment, 
brillait plus brillamment que le soleil,
quand tu l'étalas du saint mont des Oliviers au Calvaire,
et en en faisant pleine puissance.
Ô Sauveur, tu as également renforcé ainsi les fidèles.
Tenez-vous toujours dans la paix,
par l'intercession de la Mère de Dieu,
Ô Christ notre Dieu, et sauve-nous !

Kondakion dans le quatrième ton 

De ses rayons brillant d'en haut dans les cieux,
la Croix parfaite née sur la terre, resplendissait avec splendeur.
Car elle a ouvert le ciel, qui était fermé avant.
L'éclat de cette opération divine,
nous guide à la splendeur.
Dans les batailles que nous menons,
voici une véritable arme de paix et un trophée invincible. 


Extrait de Mystagogy,
de John Sanidopoulos,

mercredi 14 juin 2017

Pyrgi : un village grec comme des broderies raffinées



Pyrgi : le village grec aux façades comme des broderies

Au sud de l'île grecque de Chios, à environ 25 kilomètres de la ville de Chios, se trouve un village étonnant : Pyrgi. Lorsque l'on découvre ses ruelles, ses maisons semblent avoir été recouvertes de dentelle ou de broderies délicatement dessinées sur les murs.

Pyrgi est l'un des villages médiévaux des Mastichochoria, les villages du sud de Chios traditionnellement liés à la culture du mastic, cette résine précieuse produite par les lentisques de l'île.

Un village construit comme une forteresse

Pyrgi conserve encore l'organisation d'un village fortifié médiéval. Les maisons sont étroitement accolées les unes aux autres et formaient autrefois une véritable enceinte défensive. Les rues intérieures sont étroites et forment un réseau presque labyrinthique.

Au centre du village se trouve une ancienne tour défensive, à l'origine du nom de Pyrgi, dérivé du grec pyrgos, qui signifie « tour ».

Cette architecture répondait à une nécessité très concrète : protéger les habitants et leurs biens dans une région régulièrement exposée aux attaques et aux incursions. Les villages du sud de Chios furent ainsi organisés comme de petites forteresses.

Aujourd'hui encore, en parcourant Pyrgi, on ressent quelque chose de cette histoire. Les murs, les passages voûtés et les petites ruelles donnent l'impression de pénétrer dans un autre temps.

Les mystérieux « xysta »

Mais ce qui rend Pyrgi véritablement unique, ce sont ses façades.

Sur de nombreuses maisons apparaissent des motifs géométriques noirs et blancs appelés xysta. Ces décorations sont réalisées sur un enduit frais, puis grattées avec précision afin de faire apparaître les dessins.

Triangles, losanges, lignes, rosaces et formes répétées couvrent les murs comme une immense broderie.

Cette technique décorative constitue l'une des caractéristiques les plus remarquables du patrimoine de Pyrgi. Elle transforme les façades ordinaires des maisons en véritables œuvres d'art.

Un village profondément marqué par la tradition chrétienne

Pyrgi n'est cependant pas seulement remarquable par son architecture.

Comme dans beaucoup de villages anciens de Chios, les églises occupent une place importante dans la vie et dans le paysage du village. Parmi elles se trouve l'église des Saints-Apôtres, monument byzantin particulièrement remarquable.

L'architecture religieuse rappelle que ces villages fortifiés n'étaient pas seulement des lieux où l'on cherchait à se protéger. Ils étaient aussi des communautés chrétiennes, organisées autour de leurs églises, de leurs fêtes et de leur vie paroissiale.

À Pyrgi, le patrimoine religieux et le patrimoine architectural se rencontrent ainsi dans un même paysage.

Le mastic, une autre richesse de Chios

Pyrgi appartient aux villages du sud de Chios traditionnellement associés à la production du mastic, résine naturelle extraite du lentisque de Chios.

Cette activité a profondément marqué l'histoire économique et culturelle de la région. Le mastic demeure encore aujourd'hui l'un des produits emblématiques de l'île.

Ainsi, derrière les magnifiques façades de Pyrgi se trouve également une histoire de travail, de transmission familiale et de relation étroite avec la terre.

Une beauté qui invite à prendre son temps

Pyrgi est un de ces lieux que l'on ne découvre véritablement qu'en marchant lentement.

Il faut quitter les grandes routes, entrer dans les ruelles, regarder les détails des façades, pousser la porte d'une église lorsque cela est possible et prendre le temps d'observer la lumière sur les vieux murs.

La beauté de Pyrgi n'est pas seulement celle d'un décor.

Elle témoigne d'une histoire, d'une foi, d'un savoir-faire et d'une manière de construire une communauté autour d'un même patrimoine.

Dans ce village grec où les maisons ressemblent à des broderies, le passé n'est pas complètement disparu. Il continue de vivre dans les pierres, les églises, les traditions et les gestes transmis de génération en génération.

Pyrgi nous rappelle ainsi que la beauté peut naître de choses très simples : une maison, une pierre, un motif, une église, une terre et la mémoire de ceux qui nous ont précédés.

Source et travail de réécriture

Article original : « Pyrgi : un village grec comme des broderies raffinées », publié sur Mystique Orthodoxe le 14 juin 2017.

Sources complémentaires : informations historiques et patrimoniales consacrées à Pyrgi, à son architecture médiévale, aux xysta et aux églises du village.

Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 afin de le rendre plus clair, plus précis et plus agréable à lire, tout en conservant l'esprit de l'article original.




lundi 12 juin 2017

Saint Macaire : Sauver notre âme ?



Un frère demanda à l'Abbé Macaire : "Comment peut-on sauver notre âme ?"

Le starets lui répondit :" Sois comme un mort : ainsi ne pense pas aux injures que font les gens, ni à la gloire, et tu seras sauvé".

Paterikon, 10.45

Les sectes mondiales les plus dangereuses





Sputnik a sélectionné les cinq sectes les plus dangereuses du monde, ces organisations religieuses ou laïques, très nombreuses, qui ont leur propre doctrine, différente de la doctrine religieuse ou de l'idéologie dominante.

Heaven's Gate (Portes du Paradis)

La secte a été fondée aux USA en 1975 par Marshall Applewhite, qui avait fait connaissance en 1971 avec l'infirmière Bonnie Nettles dans un hôpital psychiatrique. Ensemble, ils ont commencé à prêcher pour les étudiants, les hippies et les mendiants, se faisant appeler les "Deux" ou "Winnie et Poohe". Les adeptes de la secte croyaient qu'il était nécessaire de quitter le corps humain et de passer "au niveau suivant de développement". La communauté vivait selon des règles très strictes. Ainsi, tous les membres devaient porter des gants et des cagoules, pour ne pas se toucher les parties nues du corps ni donner naissance à des "désirs pécheurs". Il fallait également abandonner sa famille et surveiller les autres membres de la secte. En 1975, les adeptes se sont rendus dans l'est du Colorado pour attendre l'apparition d'une soucoupe volante qui devait les porter au "niveau suivant". Faute de vaisseau spatial, la plupart des adeptes ont quitté la secte. Quelques années plus tard, les "Deux" ont recommencé à prêcher et ont réussi à rassembler un petit groupe de 50 personnes. Ils subsistaient sur les dons des néophytes et de l'argent qu'ils gagnaient grâce à des travaux saisonniers. Le 26 mars 1997, 39 membres de la secte se sont suicidés par ingestion de phénobarbital mélangé à de la compote de pomme et de la vodka.

Aum Shirikyo

Aum Shinrikyo (aujourd'hui Aleph), est reconnue comme une secte destructrice, totalitaire, extrémiste et terroriste. Elle a été fondée au Japon en 1987 par Shoko Asahara. Ce dernier était initialement vendeur de médicaments, mais a été arrêté pour avoir vendu de faux produits. Ensuite, il a ouvert une salle de yoga et de méditation, mais l'a bientôt transformée en organisation religieuse. La secte a attiré un grand nombre d'étudiants japonais des meilleures universités, et a ainsi reçu le nom de "religion pour les élites". Avec le temps, Aum Shinrikyo a ouvert des filiales à New York, à Bonn et au Sri Lanka. Le but principal des adeptes de ce mouvement était d'atteindre l'illumination par l'avancement d'une étape à l'autre, avec la soumission totale aux ordres du leader Asahara, que les adeptes considéraient comme l'incarnation du Messie sur terre. Asahara avait prédit l'Apolcalypse pour le 1er août 1999, et les membres de l'organisation s'y préparaient activement. En 1995, ils ont organisé un attentat dans le métro de Tokyo qui a fait 12 morts et 5 000 blessés. Les terroristes ont utilisé le gaz toxique sarin, dont des traces ont été par la suite découvertes dans le bâtiment appartenant à la secte. Le but de l'attentat était d'attirer l'attention sur Aum Shinrikyo et de déclencher "la bataille finale entre le Bien et le Mal". Asahara a été arrêté et accusé de l'organisation de l'attentat, cependant, le procès n'a été achevé qu'en 2004. Asahara a été condamné à mort, mais le verdict n'a toujours pas été accompli en raison du fait qu'un certain nombre de procès des membres d'Aum Shinrikyo ne sont pas encore achevés.

L'Eglise de l'Unification, ou les Moonistes

L'Eglise de l'Unification a été fondée par Sun Myung Moon en 1954 à Séoul. Aujourd'hui, elle attire de 5 à 7 millions d'adeptes dans le monde entier. Dans plusieurs pays, l'Eglise de l'Unification est reconnue comme une secte destructrice et totalitaire. Les membres de la secte croient que Sun Myung Moon a été choisi par Jésus-Christ pour "restaurer le parfait royaume de Dieu". La doctrine de l'Eglise de l'Unification est un mélange des dogmes du Christianisme avec le mysticisme, le chamanisme et l'occultisme, avec quelques emprunts aux religions orientales. En mars 1960, Sun Myun Moon a épousé Hak Ja Han, une "Eve restaurée". Depuis, une des traditions principales de la secte est l'organisation de mariages de masse qui devaient devenir le premier pas vers la voie du salut. Selon la doctrine de Sun Myung Moon, il était possible de "purifier" l'humanité en "fécondant" les femmes avec la semence de Dieu, c'est-à-dire la sienne. Il donnait aux femmes de la secte une boisson contenant son sperme, et ensuite la femme devait concevoir un enfant avec n'importe quel homme de la communauté. Les Moonistes devaient rompre tout contact avec leur famille, vivre avec cinq ou dix autres adeptes, prier et travailler, ou scientologues


Les scientologues

L'Eglise de scientologie a été fondée par Ron Hubbard le 18 février 1954 à Los Angeles. Aujourd'hui, beaucoup de pays la qualifient d'organisation commerciale. D'ailleurs, dans un certain nombre de pays, elle est classée parmi les sectes et les organisations totalitaires. Les scientologues croient qu'après la destruction du monde, qui ne manquera pas d'arriver, seuls les thétans auront le droit de vivre. Selon le concept de Hubbard, les thétans ont créé l'Univers et c'est à eux qu'il doit son existence. Mais ensuite, les thétans ont perdu la mémoire de leur véritable nature et ont commencé à se sentir comme des créatures à formes humaines. Pour obtenir le droit à la vie après la fin du monde, il faut "réveiller le théthan" au fond de soi, et suivre une formation à l'Eglise de scientologie, dont le prix peut atteindre des centaines de milliers de dollars. Après la fin de la formation, les membres de l'organisation peuvent se considérer comme des surhommes dont le niveau de développement spirituel est considérable par rapport à ceux qui ne sont pas "illuminés". Parmi les membres de l'Eglise scientologie, on retrouve de nombreuses célébrités telles que Tom Cruise, John Travolta et Priscilla Presley.

Le Temple du Peuple

Le Temple du Peuple est reconnu comme l'une des sectes les plus dangereuses au monde. Ce mouvement religieux a été fondé en 1955 à Indianapolis par Jim Jones. La secte a connu un "âge d'or" dans les années 1970, quand le Temple du Peuple a ouvert ses filiales dans plusieurs Etats américains. En 1974, Jones a dû quitter les USA avec ses disciples car les autorités se sont intéressées à son organisation, et les familles des membres de la secte exigeaient une enquête approfondie sur ses activités. Elles croyaient que Jones avait une influence énorme sur les membres du Temple et exigeait une obéissance inconditionnelle. Les adeptes se sont installés en Guyane et ont fondé un nouveau village, Jonestown. Plus de 900 adeptes vivaient ainsi sur une surface de 16 kilomètres carrés. Les membres de la secte ont organisé une communauté, exploitaient des fermes, ont construit une scierie, un jardin d'enfants et un club. Les autorités américaines et les médias ont continué de s'intéresser à la communauté, mais pendant leurs visites, Jones réussissait à donner une impression positive de la vie des membres de la communauté. En même temps, les quelques personnes qui ont réussi à échapper et à fuir cette secte, disaient que pour contraindre les sectaires à la soumission, Jones et son entourage avaient souvent recours à la violence physique et aux drogues. Un des plus grands suicides de masse dans l'histoire a eu lieu à Jonestown, le 18 novembre 1978, 920 membres du Temple du Peuple ont été tués ou se sont suicidés, en avalant une solution de cyanure. Jones, quant à lui, s'est fusillé ou a été abattu par l'un de ses disciples. Tout cela a été représenté comme un "suicide révolutionnaire". En 1979, le Temple du Peuple a été reconnu aux USA comme un culte destructif et a été officiellement interdit.

Contenu réalisé à partir d'informations émanant de sources ouvertes




Extrait de Sputnik France,
http://fr.sputniknews.com/societe/20150531/1016343312.html

url courte : http://sptnkne.ws/qwa

image extraite de Sputnik France,
http://cdn1.img.fr.sputniknews.com/images/101634/45/1016344542.jpg

mardi 6 juin 2017

Miracles des Saints Martyrs d'Optina, Saint Vasily, Trophim et Therapont (2/2)


Je voudrais partager mon histoire, ce qui s'est passé juste avant le réveillon du Nouvel An. Nous avons eu un problème avec notre voiture et mon mari a passé six mois à de nombreuses réparations automobiles, en essayant de découvrir la raison. Il a fini par remplacer de nombreuses pièces de voiture, mais personne ne pouvait comprendre ce qui n'allait pas. Mon mari avait beaucoup de problèmes avec cette voiture et était sur le point de s'en séparer...
A cette époque, je lisais Red Pascha et je commençai donc à prier le père Therapont, lui demandant de nous aider à réparer notre voiture (qui, à ce moment-là, avait été réparée pendant trois jours. Les spécialistes essayaient de déterminer la cause du problème). J'ai donc prié le père Therapont dans mes propres mots. Je n'ai pas prié beaucoup, seulement quelques fois je lui ai demandé de réparer notre voiture (puisque nous devions travailler, après tout). Et qu'est-ce que vous pensez qu'il s'est passé ensuite? Mon mari, à mon grand émerveillement, a conduit la voiture à la maison, déjà réparée ! Il s'est avéré que la panne de la voiture était due à la bêtise : lorsqu'ils remplaçaient une autre partie, ils ont perdu l'huile dans la boîte de vitesse et ont juste eu besoin de learemplir ; Il y avait aussi d'autres erreurs mineures, rien de spécial.
C'était un véritable miracle ! Fr. Therapont a entendu nos prières ! Gloire à toi, Seigneur ! Vous ne nous abandonnez jamais et envoyez toujours votre consolation à vos saints ! Fr. Therapont, merci pour votre aide!
Katerina
    
Voici mon témoignage de miracles à travers les prières des nouveaux martyrs d'Optina, Hieromone Vasily et les moines Trophim et Therapont. 
Je ne suis pas encore venu au monastère d'Optina. Si Dieu le veut, je le visiterais plus tard cette année. J'ai toujours voulu aller à Optina, mais mon désir, semble-t-il, n'était pas si fort ... Mais à partir d'un certain moment, j'ai compris que mon cœur était définitivement attiré par le monastère d'Optina. J'aime les travaux de Fyodor Dostoïevski, qui mentionne souvent Optina dans les histoires du chemin de sa vie. Il y a quatre ans, le livre Red Pascha est tombé entre mes mains. Quand je l'ai lu pour la première fois, je l'ai trouvé intéressant, mais tout n'était pas clair pour moi. Un an plus tard, j'ai lu ce livre une autre fois, et il y avait de nouveaux sentiments ... Ensuite, j'ai mis le livre sur une étagère et l'oublié jusqu'à récemment, Quand un grand désir de le lire à nouveau pendant le Grand Carême est apparu dans mon cœur. Et maintenant je le relis déjà pour la quatrième fois cette année ! Et j'ai toute une gamme d'émotions et de sentiments dans mon âme qui sont difficiles à articuler ! Des larmes, une réjouissance paisible et un sentiment de grâce sublime ... Et maintenant, je compte sur l'aide des Nouveaux Martyrs.
En mai (c'était le 12 mai, la veille de l'Ascension), je devais parcourir une très longue distance dans mes nouvelles chaussures. J'ai toujours ce problème : chaque fois que mes nouvelles chaussures me font mal aux pieds. Mais je ne m'attendais pas à ce que cela me fasse si mal. J'ai un seuil de douleur très élevé, et c'est pourquoi ma réaction était si lente - sinon, j'aurais appliqué un pansement. Quand à la maison, j'ai pris mes chaussures, j'étais choquée : j'avais frotté les semelles mes pieds avec mes orteils et les côtés de mes pieds douloureux ...
Je devais couper la peau morte sur les cloques cassées, alors tout semblait horrible. Malheureusement, ma pommade pour les cicatrices s'est écoulée, alors j'ai seulement nettoyé la peau avec un agent antiseptique et j'ai enveloppé mes pieds avec des bandages. Au cours de la soirée, mes pieds me faisaient tellement mal que je pouvais à peine marcher dans mon appartement, et je me suis inquiétée de la façon dont j'allais travailler le lendemain. Sachant que mes blessures prennent généralement beaucoup de temps à guérir, je me suis rendu compte que deux semaines s'étaient écoulées avant que mes blessures ne disparaissent ...
Je ne pouvais m'endormir, mes pieds brûlaient comme dans le feu et la douleur était ennuyeuse, fusillante et poignardante. Et il me fut arrivé d'implorer de l'aide aux nouveaux martyrs d'Optina. Je les ai prié dans mes propres mots, leur ai demandé de m'aider à m'endormir et à faire disparaître ma douleur. Pendant que je me trouvais là, je me souvenais des histoires de miracles par l'intercession des nouveaux martyrs du livre. Tout à coup, je sentais comme si une brise fraîche enveloppait mes pieds brûlants, tandis que la douleur remise et le sommeil m'ont rapidement dépassé.
Le matin, je me suis réveillée à cinq heures et demie, j'ai fait un signe de croix et j'ai lu la prière de Jésus, je me suis habillée et suis allée marcher avec mon chien, toujours à demi endormi ... Et c'est dans la rue que je me suis aperçue que mes pieds n'avaient plus mal ? Je ne me souvenais pas aussitôt de ce qui m'était arrivé le jour précédent (la nuit, les bandages étaient venus se dérouler, glissant et se couchant sur le lit). Je suis rentrée à la maison et j'ai regardé mes pieds : il y avait encore des traces de cloques sur eux, mais elles étaient presque petites à ce moment-là ! Je passais la journée entière sur mes pieds, sans la moindre douleur! Gloire au Créateur pour son aide par l'intercession des martyrs d'Optina! Et je remercie les saints moines tués qui ne m'ont pas abandonné, mais ont répondu à ma prière!

Plusieurs fois, j'ai prié les nouveaux martyrs d'Optina pour résoudre les problèmes de transport et chaque fois ils m'ont aidé très rapidement. La dernière fois, cela s'est produit il y a deux semaines : la température à l'extérieur était de + 37 degrés Celsius; J'ai manqué mon bus transportant des sacs lourds, le bus suivant était seulement une heure plus tard, et il n'y avait nulle part où s'asseoir. J'aurais pu prendre un train de banlieue, mais encore une heure restait jusqu'à l'arrivée du train suivant et c'était loin de la gare la plus proche à partir de là.
J'ai prié le Hieromoine Vasily dans mes pensées: "Père, aidez-moi! Je suis tellement épuisée et je n'ai pas d'énergie ! S'il vous plaît, aidez-moi à rentrer à la maison dès que possible! »Et tout comme je l'ai dit dans mon esprit, un bus complètement vide apparaissait du coin (il ne devait rouler pas selon le programme). Le plus frappant, c'est que le bus a atteint l'arrêt dont j'avais besoin et que je fus tout de suite sauvée !
Il y a une autre histoire qui s'est déroulée il y a trois semaines, je crois que c'était l'aide miraculeuse de Dieu par les prières des nouveaux martyrs. Dans notre maison de campagne (datcha), nous devions descendre à la cave à racines pour prendre de vieilles pommes de terre et des pots avec des cornichons anciens. On s'attendait à descendre dans la cave, mais j'avais très peur de cela - la cave était ancienne. D'abord, il fallait s'asseoir sur le sol de la maison, abaisser les jambes dans le trou d'entrée de la cave, puis glisser ou descendre d'environ 1,5 mètres. Ensuite, vous deviez rester sur vos pieds, debout sur de petites planches étroites, puis tournez-vous et descendez les marches de trois mètres. Tout cela se fait dans l'obscurité et seulement après que vous pouvez abaisser une lampe à cordon. De tout mon cœur, j'ai prié le Seigneur de ne pas le faire pour ne pas avoir à descendre à la cave. Et de façon inattendue, ma tante a décidé de le faire, bien qu'elle ait refusée au début, avec sa jambe douloureuse.
Ma tante est entrée dans la cave et j'ai levé les choses inutiles dans un seau attaché à une ficelle. Tout s'est bien passé et vite. Mais soudain, un problème surgit : ma tante remontait les marches, se leva sur les petites planches, mais ne pouvait sortir de la cave. Sa jambe blessée, elle ne pouvait pas la plier, et elle ne pouvait pas non plus se lancer sans ses mains et sortir de la cave ! Il n'y avait personne pour l'aider, et ma grand-mère avait un bras endolori après une fracture. Des larmes, des lamentations et des réprimandes (de ma tante) ont suivi, et j'ai commencé à implorer l'aide des martyrs d'Optina: "Optina Martyrs, Fr. Vasily, Fr. Trophim et Fr. Therapont, permettez-moi d'intercéder! "Et une voix intérieure m'a soudainement dit:" Prenez-la sous les bras et faites-la glisser! "Je me suis dit comment je pouvais le faire, je ne suis pas une haltérophile ! Cependant, j'ai pris ma tante par ses bras et l'ai attiré ... Il me semblait à ce moment-là que ma tante bondissait (bien que physiquement, elle n'eût pas pu le faire). Il semblait que quelque personne invisible la poussât légèrement d'en bas ou la tirait d'en haut. Mais définitivement ce n'était pas moi, car je ne sentais pas son poids du tout ! Je pensais donc qu'elle avait réussi à se repousser et à sauter de la cave, alors que mon rôle était seulement de la soutenir un peu.
Plus tard, alors que ma tante me voyait dans le train, elle a soudainement dit : "Merci ! Vous m'avez sorti de la cave. Je ne m'aurais jamais réussi! "J'ai été effrayé au-delà de la parole! Je n'avais qu'une seule pensée dans mon esprit: "Gloire à toi, Seigneur! Merci, les martyrs d'Optina!
Je ne sais pas si vous trouvez ces histoires miraculeuses valables ou non, mais je ressens toujours l'aide des Nouveaux Martyrs lorsque je les prie.
Tatiana
Traduction de russe par Dmitry Lapa
18/04/2016


Miracles of the Optina Martyrs, Fr. Vasily, Fr. Trophim, and Fr. Therapont

lundi 5 juin 2017

Saint Augustin d'Hippone : les émotions humaines


Saint Augustin d’Hippone : les émotions humaines et l’humanité du Christ

Les émotions occupent une place importante dans la vie de chacun. La joie, la tristesse, la compassion, la colère, la peur ou les larmes peuvent parfois nous sembler être des faiblesses dont il faudrait se débarrasser.

Pourtant, la tradition chrétienne invite à porter sur les émotions un regard beaucoup plus nuancé.

Saint Augustin d’Hippone rappelle notamment que les émotions ne sont pas mauvaises en elles-mêmes. Tout dépend de la manière dont elles sont vécues et de ce vers quoi elles nous conduisent.

Et pour comprendre cette réalité, il nous invite à regarder le Christ Lui-même.

Le Christ a véritablement connu les émotions humaines

Jésus-Christ n’a pas seulement semblé être un homme.

Il a véritablement assumé notre humanité.

Il a connu la fatigue, la faim, la soif, la souffrance et la tristesse. Il a également connu les émotions qui appartiennent véritablement à une vie humaine.

L'Évangile nous montre ainsi le Christ pleurant devant le tombeau de Lazare.

« Jésus pleura. »
(Jean 11, 35)

Ces quelques mots sont particulièrement bouleversants.

Celui qui va ressusciter Lazare pleure pourtant devant sa mort.

Pourquoi ?

Parce que le Christ n'est pas indifférent à la souffrance humaine.

Ses larmes manifestent quelque chose de profondément humain : l'amour, la compassion et la douleur devant le pouvoir destructeur de la mort.

Saint Augustin considère précisément que ces émotions du Christ ne sont pas une apparence. Elles appartiennent véritablement à Son humanité.

Toutes les émotions ne sont pas des passions mauvaises

Dans la spiritualité chrétienne, il existe une distinction importante entre une émotion humaine et une passion désordonnée.

La colère, par exemple, peut devenir destructrice lorsqu'elle naît de l'orgueil, de la haine ou du désir de vengeance.

Mais une indignation dirigée contre l'injustice ou contre l'endurcissement du cœur peut avoir une autre signification.

L'Évangile nous montre ainsi Jésus regarder avec indignation ceux qui s'opposent à la guérison de l'homme à la main desséchée, tout en étant attristé par l'endurcissement de leur cœur.

L'émotion n'est donc pas automatiquement mauvaise.

Ce qui compte, c'est ce qui habite le cœur et ce vers quoi l'émotion conduit.

Une émotion peut nous enfermer dans l'égoïsme, mais elle peut aussi devenir compassion, miséricorde, courage ou amour.

Le Christ pleure, mais Ses larmes deviennent compassion

L'épisode de Lazare est particulièrement révélateur.

Le Christ sait que Lazare va revenir à la vie.

Et pourtant Il pleure.

Cela nous montre que connaître l'espérance ne signifie pas devenir insensible à la souffrance.

Un chrétien peut croire en la Résurrection et malgré tout pleurer devant la mort.

Il peut savoir que la mort n'aura pas le dernier mot et ressentir néanmoins profondément la séparation d'avec une personne aimée.

La foi ne supprime donc pas l'humanité.

Elle peut au contraire permettre à l'émotion de trouver sa juste place.

Les larmes ne sont pas toujours un signe de faiblesse.

Elles peuvent être le signe d'un cœur qui aime.

Le Christ a également connu l'angoisse de la Passion

Avant Sa Passion, Jésus dit à Ses disciples :

« Mon âme est triste jusqu'à la mort. »
(Matthieu 26, 38)

Au jardin de Gethsémani, le Christ entre dans une profonde détresse.

Cette scène est essentielle pour comprendre le mystère de Son incarnation.

Le Fils de Dieu n'a pas pris une humanité fictive ou incomplète. Il a véritablement assumé notre condition humaine.

Sa souffrance n'est donc pas une simple représentation.

Elle appartient au mystère de l'amour par lequel le Christ accepte librement de porter notre humanité jusque dans la souffrance et la mort.

Apprendre à accueillir nos émotions avec discernement

L'enseignement de saint Augustin peut également nous aider dans notre propre vie.

Nous ne devons pas nécessairement avoir honte de ressentir de la tristesse, de la peur ou de la compassion.

La question chrétienne n'est pas seulement :

« Que ressens-je ? »

Elle est aussi :

« Que vais-je faire de ce que je ressens ? »

La tristesse peut conduire au désespoir, mais elle peut aussi devenir prière.

La colère peut devenir haine, mais elle peut également nous pousser à défendre celui qui souffre.

La peur peut nous paralyser, mais elle peut aussi nous apprendre l'humilité et la confiance en Dieu.

La joie peut devenir égoïsme, mais elle peut également devenir action de grâce.

La vie spirituelle ne consiste donc pas à devenir une personne sans émotions.

Elle consiste plutôt à apprendre progressivement à ordonner notre cœur vers Dieu.

Le Christ nous montre le chemin

En contemplant le Christ, nous découvrons une humanité pleinement vivante, mais parfaitement orientée vers Dieu.

Jésus pleure sans désespérer.

Il peut ressentir une profonde tristesse sans être vaincu par elle.

Il peut manifester une juste indignation sans tomber dans la haine.

Il peut éprouver l'angoisse devant la Passion tout en demeurant dans l'obéissance au Père.

Son humanité nous révèle ainsi ce que peut devenir la nôtre lorsqu'elle est entièrement tournée vers Dieu.

Nos émotions ne sont pas notre ennemi.

Elles ont besoin d'être éclairées, purifiées et transformées.

Une émotion peut devenir une prière

Lorsque nous sommes tristes, nous pouvons pleurer devant Dieu.

Lorsque nous sommes dans la peur, nous pouvons Lui demander de nous fortifier.

Lorsque nous sommes indignés devant l'injustice, nous pouvons Lui demander de préserver notre cœur de la haine.

Lorsque nous éprouvons de la joie, nous pouvons rendre grâce.

Ainsi, même ce qui semble être une faiblesse peut devenir un chemin vers Dieu.

Saint Augustin nous rappelle indirectement une vérité essentielle : être chrétien ne signifie pas cesser d'être humain.

C'est laisser le Christ transformer notre humanité.

Source et travail de réécriture

Article original : « Saint Augustin d'Hippone : les émotions humaines », publié sur Mystique Orthodoxe le 5 juin 2017.

Source indiquée dans l'article original : Orthodox Christian Quotes, Theodorakis.net. Le passage attribué à saint Augustin porte notamment sur les émotions du Christ dans Son humanité et s'appuie sur les passages évangéliques concernant la colère devant l'endurcissement des cœurs, les larmes devant Lazare, le désir de célébrer la Pâque et la tristesse du Christ avant Sa Passion.

Travail de réécriture : l'article a été entièrement réorganisé et développé pour Mystique Orthodoxe. Le texte original, très court, a été transformé en une réflexion plus complète sur la nature des émotions humaines, leur discernement spirituel et surtout leur rapport avec la véritable humanité du Christ.

La réécriture conserve l'idée centrale de saint Augustin : les émotions ne sont pas en elles-mêmes des passions mauvaises. Elles doivent être comprises et orientées selon le bien, la raison et la vie en Dieu.

Elder Paisios : Un péché terrible..


Une image instructive : le Christ, la Très Sainte Theotokos, et Saint Stylianos, bénissent et protègent ceux qui portent la Croix de la vie, et la famille bénie en Christ. Une femme repentie gémit de son péché d'avortement. A droite, le nouvel Hérode de l'Avortement est représenté personnifié, avec le médecin l'aidant, et les femmes qui leur apportent leurs bébés par amour du plaisir, de la dureté du coeur, de l'indifférence, etc. 

Saint Païssios et le terrible péché de l’avortement

Saint Païssios l’Athonite parlait de l’avortement avec une grande gravité. Pour lui, la vie humaine est un don de Dieu qui doit être accueillie et protégée dès sa conception.

Ses paroles, rapportées dans différents recueils consacrés à son enseignement, témoignent d’une profonde douleur devant la disparition des enfants à naître. Mais elles rappellent également la responsabilité spirituelle de ceux qui sont confrontés à cette épreuve.

« L’avortement est un péché terrible »

Saint Païssios enseignait que les parents doivent comprendre que la vie commence dès la conception. Dans sa perspective chrétienne orthodoxe, l’enfant à naître n’est donc pas considéré comme une simple possibilité future, mais comme une vie humaine confiée à la protection de ses parents.

Il dénonçait ainsi avec des paroles particulièrement fortes la pratique de l’avortement, qu'il considérait comme un péché très grave.

Son enseignement s'inscrivait dans une vision plus large de la Providence divine : plutôt que de considérer l’enfant comme une charge ou un obstacle, il invitait les couples à placer leur confiance en Dieu et à accueillir la vie avec foi.

Une vision qui le bouleversa profondément

Saint Païssios rapporte également une expérience spirituelle particulièrement saisissante.

Elle aurait eu lieu pendant la Semaine lumineuse de 1984, alors qu'il priait durant la nuit. Il raconte avoir vu un vaste champ où le blé commençait à pousser. À côté de ce champ se trouvait un endroit aride, rocheux, d'où montaient des milliers de cris déchirants.

Il entendit alors intérieurement une explication de ce qu'il voyait : le champ représentait le cimetière des âmes des morts qui attendent la Résurrection, tandis que le lieu d'où provenaient les cris représentait, selon cette vision, les âmes des enfants victimes de l'avortement.

Cette vision, telle qu'elle est rapportée dans les sources, bouleversa profondément le saint. Il dit avoir ressenti une immense douleur pour ces enfants et ne pas parvenir à retrouver le repos après cette expérience.

Il faut comprendre ce récit comme un témoignage spirituel attribué à saint Païssios, et non comme une description vérifiable de l'au-delà. Son sens est avant tout religieux : rappeler la dignité de la vie humaine et appeler à la compassion, à la responsabilité et à la prière.

La défense de la vie ne doit pas oublier la miséricorde

Les paroles de saint Païssios peuvent être très sévères lorsqu'il parle de l'avortement. Mais la tradition chrétienne ne peut pas réduire la question à la condamnation du péché.

Il faut aussi penser aux femmes qui ont vécu cette épreuve, parfois dans la peur, la solitude, la pression familiale ou des circonstances extrêmement difficiles.

Pour une personne qui regrette un avortement, le christianisme ne ferme pas la porte.

Au contraire, l'Église offre le chemin de la repentance, de la confession, de la prière et du pardon. Le péché peut être reconnu sans que la personne soit condamnée au désespoir.

La miséricorde de Dieu demeure ouverte à celui qui revient vers Lui avec un cœur sincère.

Protéger la vie et accompagner ceux qui souffrent

L'enseignement de saint Païssios peut également être compris comme un appel à créer une véritable culture de la vie.

Défendre l'enfant à naître signifie aussi soutenir la mère, particulièrement lorsqu'elle se trouve confrontée à une grossesse difficile, à la pauvreté, à la solitude, à la peur ou à la pression de son entourage.

Une parole chrétienne sur la vie doit donc être accompagnée de charité concrète : aider une femme enceinte en difficulté, soutenir les familles nombreuses, accueillir les enfants malades ou handicapés et ne jamais abandonner ceux qui ont besoin d'aide.

La défense de la vie ne peut être véritablement chrétienne que lorsqu'elle est unie à l'amour.

Une invitation à la prière

Le récit de saint Païssios nous rappelle enfin que la question de l'avortement ne peut être abordée uniquement comme un problème social ou politique.

Pour le chrétien, elle touche au mystère de la vie, de la conscience, de la responsabilité et de la relation de l'homme avec Dieu.

Face à une réalité qui provoque tant de souffrances, la première réponse du chrétien reste aussi la prière.

Prier pour les enfants à naître.

Prier pour les mères qui traversent une épreuve.

Prier pour ceux qui ont participé à un avortement et qui portent aujourd'hui une souffrance intérieure.

Et prier pour que la société apprenne à accueillir davantage les plus fragiles.

Saint Païssios rappelait avec force que la vie est précieuse. Son témoignage nous invite également à ne jamais séparer la vérité de la miséricorde.

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et conduis-nous sur le chemin de la vie, du repentir et de l'amour.

Sources

L'article original de Mystique Orthodoxe, publié le 5 juin 2017, reprend des paroles attribuées à saint Païssios l’Athonite.

La source publiée en anglais indique comme référence principale The Truth About Abortions, ouvrage publié en grec par Orthodox Kypseli, Thessalonique, 2011, notamment les pages 88-90. La vision de 1984 est également reproduite par plusieurs sources orthodoxes à partir de cet ouvrage.

La présente version est une réécriture destinée à Mystique Orthodoxe. Les paroles et la vision sont présentées comme des témoignages attribués à saint Païssios, conformément à la nature des sources disponibles.

Miracles des Martyrs d'Optina, SaintsVasily, Trophim et Therapont (1/2)



Le 18 avril 1993, trois moines du célèbre monastère d'Optina en Russie ont été tués avec un couteau qui avait les numéros «666» inscrits sur la poignée. C'était l'acte d'un sataniste, dont le maître déteste toute l'humanité, mais surtout les moines. Mais ces hommes, Hieromone Vasily et les moines Trophim et Therapont, sont maintenant considérés par les fidèles orthodoxes russes comme des saints martyrs, et de nombreux faits dans leur vie montrent que le Seigneur avait préparé ses élus pour un tel but. Maintenant, grâce à leurs prières, des miracles se produisent. Voici quelques exemples tirés du site web du monastère Optina .

Mon fils avait douze ans ; Il était absolument incrédule et a rejeté la foi. Comme sa mère insistait, on l'a amené au monastère d'Optina . Il a trouvé les liturgies longues, mais après le service, nous sommes sortis près des tombes des nouveaux martyrs d'Optina où nous nous sommes assis sur un banc (il n'y avait pas encore de chapelle). Et ce qui s'est passé sur ses tombes était un véritable miracle pour notre famille. Mon fils qui, jusqu'à ce moment-là, était un non-croyant a dit: "Maman, c'est si paisible ici. Allons assis ici sur le banc pendant un moment. "Habituellement, toute participation aux services de l'Eglise était accompagnée d'expressions faciales et de mécontentement, mais cette fois-ci, il voulait rester!"
Après la visite au monastère d'Optina, mon fils a complété l'école du dimanche dans notre diocèse et, pendant un certain temps (avant son emploi), il a servi d'acolyte à l'église.
Lyubov, la ville de Bryansk
Fr.  VasilyFr. Vasily
Nous ne pouvons toujours pas oublier le miracle qui s'est passé avec nous à la fin du mois d'août de l'année dernière (2009). Nous avons fait une excursion de trois jours à la réserve faunique d'Utrish et au complexe récréatif près de la station d'Anapa [le territoire de Krasnodar, Russie du Sud]. Quand il était temps de partir, la voiture ne démarrait pas, la jauge de gaz était vide. Le soir précédent, cependant, le réservoir de gaz avait été à moitié rempli. Ainsi, nous avons passé la moitié de la journée. Et nous allions travailler le lendemain ! Le nôtre était un véhicule à moteur diesel, alors qu'il n'y avait que des touristes avec des voitures à essence autour de nous. Nous ne pouvions nous attendre à recevoir de l'aide. Et la station-service la plus proche était loin. Avec une grande difficulté, nous avons roulé notre voiture moteur coupé en descente et nous ne savions pas quoi faire ensuite.
Nous nous sommes tournés vers un résident local, propriétaire du seul magasin dans la région, qui nous a conduit à Novorossiysk (un port sur la mer Noire) pour acheter du diesel pour nous. Nous lui avons donné de l'argent et avons commencé à attendre. Bientôt on l'a appelé et il nous a dit qu'il reviendrait plus tard car il avait beaucoup de choses à faire. Mon mari était nerveux et fumait des cigarettes les unes après les autres.
Je me suis éloignée et j'ai prié moi-même du fond de mon cœur: «Nouveaux martyrs d'Optina: Père Vasily, Père Trophim et Père Therapont, aidez-nous! Intercédez-vous pour nous, pécheurs indignés! "  
Comme je priais, mon mari criait quelque chose au loin : viens ici, ne sois pas idiot et ne m'embête pas lui disais-je. 
Il s'est avéré que la voiture avait commencé de démarrer avant même d'arrêter de prier ! Il avait plus de carburant que le capteur avait montré ! Donc, nous sommes rentrés chez nous en toute sécurité sans ravitaillement, et mon mari a utilisé le carburant restant pendant plusieurs jours !
J'ai raconté cette histoire au père Nicholas de Novorossiysk : il a souri et n'a fait aucun commentaire. Et nos amis (non religieux) continuent de rire : pourquoi devriez-vous vous ennuyer de payer l'essence ? Il suffit de prier!
Fr.  TrophimFr. Trophim
Au début de mai de cette année, mon mari m'a demandé ce que je voulais qu'il m'achète pour mon anniversaire. J'ai répondu: "Rien vraiment. Il suffit de me conduire pendant quelques jours au monastère d'Optina (1400 km / 8000 milles de Novorossiysk). "Et un miracle s'est produit ! Mon mari a accepté de me conduire là-bas !"
Mon mari s'est senti malade sur la route, et plus nous approchions de Optina, plus il se sentait mal. Enfin, nous sommes arrivés et nous sommes arrêtés à l'hôtel des pèlerins. Mais la température de mon mari avait atteint 40,5 degrés, avec un mal de gorge. De la boutique de l'auberge, nous avons appelé le service médical d'urgence, qui nous a dit de lui donner du paracétamol et promis de venir si cela n'allait pas mieux. Bien sûr, nous lui avons donné des médicaments, mais il est impossible de guérir le mal de gorge tout de suite!
Pendant et après la procession de la croix, mon ami et moi avons prié pour le rétablissement de Victor, malade (mon conjoint). Vingt minutes plus tard, sa température remonta à la normale et ne remonta plus jamais ! Quatre personnes orthodoxes l'ont vu de leurs propres yeux. Et c'était mon anniversaire - le 28 mai 2010, ce jour-là.
Dans les prières, je demande aux nouveaux martyrs d'Optina d'amener mon mari à l'église. J'essaie de ne pas l'ennuyer et d'éviter les conversations sur la foi ... Notre fils a dix ans, il sert d'acolyte : son père ne s'y oppose pas, mais l'odeur de l'encens (quand mon fils et moi rentrons de l'église) l'ennuie énormément.
Territoire de Krasnodar, Novorossiysk
Olga Fyodorovna Galitsina
Je voudrais partager une histoire de miracle qui a eu lieu grâce aux prières de nos saints pères Vasily, Trophim et Therapont. Le Seigneur m'a accordé une croix pour transporter dans la vie qui n'est presque rien par rapport à tous les péchés graves que j'ai commis dans ma précédente période de vie sans Dieu. Et j'ai de la pitié pour mon mari parce qu'il ne croit pas en Dieu et n'est pas encore baptisé.
Je me souviens comment, il y a onze ans, peu de temps avant notre mariage, j'avais l'habitude de demander à mon fiancé: «Chéri, sois baptisé ! Allons nous marier à l'église! "Mais il a pris ces mots extrêmement mal, bien qu'il m'a itbeaucoup aimé. Nous nous sommes mariés et il resté non-croyant.
Les huit premières années de ma vie conjugale ont  passée comme le paradis sur terre: mon mari m'a gâtée comme un enfant, m'a donné des fleurs, et je ne m'inquiétais de rien. J'ai parfois eu des chagrins, mais le sentiment d'amour a bloqué tous les aspects négatifs. Le Seigneur ne m'a pas abandonné,  et un chagrin m'a finalement amené à l'église.
Je n'oublierai jamais ma première confession: vous dites les choses à haute voix, et les charges tombent, tombent de votre âme; Il est beaucoup plus facile de respirer maintenant, et un rayon du soleil transforme les icônes en or! ...
Peu de temps après, j'ai commencé à prier pour le salut de l'âme de mon mari (tranquillement, par moi-même, parce qu'il ne pouvait supporter de conversations sur la «religion» comme il l'avait dit). Et presque tout de suite il m'a donné une croix d'or, et notre fille de 4 ans a eue une croix d'argent! J'étais au septièmecielde la joie, aurait-il pu enfin venir au Christ ? Mais peu de temps après, il est devenu extrêmement cruel envers moi, et cette personne douce et généreuse a changé, se déportant de toute reconnaissance. Même sa propre mère ne pouvait pas le reconnaître.
Je ne donnerai pas les détails ici, ce qui n'est tout simplement pas possible. Tout semblait irréaliste. Je me souvenais seulement du fait que les larmes chaudes ne glaçaient pas sur mon visage, même dans un temps de 40°c inférieur à zéro ! Mon mari est parti et est revenu à plusieurs reprises, et il a toujours eu une terrible agression envers moi. C'était horrible, bien que nous ayons un véritable amour l'un pour l'autre ! Et ma fille, Katyusha [une forme diminutive du nom "Catherine" en russe], une fois m'a dit quand elle avait quatre ans, "Oh, mon âme la plus chère, ne discutez pas ! Puisque l'Esprit Saint vous aidera! "[Cela ressemble à un vers en rime en russe]. "As-tu entendu cela quelque part?", lui dis-je avec étonnement. "Non, je l'ai tout simplement composé", a-t-elle répondu!
Au printemps 2010, j'ai lu, avec d'autres livres sacrés, Red Pascha [un livre de Nina Pavlova relatant l'histoire du meurtre des trois moines d'Optina le jour de Pâques, 1993 par un sataniste]. J'ai été stupéfait par la vie et la mort de nos frères, les saints martyrs Vasily, Trophim et Therapont. J'ai commencé à prier pour le salut de mon conjoint. Une fois, quand mon mari est parti, il a jeté mes icônes sur le sol en disant: "J'ai voulu faire ça depuis longtemps!" J'étais effrayé de terreur. Cela m'a rappelé un de mes parents (qui est maintenant mort) qui a foulé des icônes et a ensuite perdu ses jambes ... Mais mon mari, athée convaincu et adversaire de la «religion» qui fréquente les rituels néo-païens, a un jour pris de ses propres mains les icônes et les a remis soigneusement à leur place ! Je considère que cela est dû aux prières aux martyrs de l'Optina et à la miséricorde de Dieu. Je lis régulièrement le canon de repentance par le Hieromoine Vasily (Roslyakov) d'Optina et je mets mes espoirs sur l'intercession de nos saints frères et la grâce de Dieu.
Xenia
Miracles of the Optina Martyrs, Fr. Vasily, Fr. Trophim and Fr. Therapont

Une mosaïque de la Basilique Sainte Sophie découverte après des siècles !




Sainte-Sophie : le visage du séraphin caché pendant des siècles

À Constantinople, aujourd'hui Istanbul, la basilique Sainte-Sophie conserve encore les traces extraordinaires de son passé chrétien et byzantin. Parmi ses trésors se trouvent de magnifiques mosaïques qui ont traversé les siècles, parfois cachées sous des couches de plâtre.

En 2009, une découverte particulièrement émouvante attira l'attention des spécialistes : le visage d'un séraphin à six ailes, dissimulé depuis environ 160 ans, fut à nouveau rendu visible.

Un trésor caché sous le plâtre

Construite sous l'empereur Justinien au VIe siècle, Sainte-Sophie fut pendant près d'un millénaire l'une des grandes églises de la chrétienté orientale. Après la conquête ottomane de Constantinople en 1453, elle fut transformée en mosquée et plusieurs représentations figurées furent recouvertes.

Au XIXe siècle, les architectes suisses Gaspare et Giuseppe Fossati, chargés d'importants travaux de restauration entre 1847 et 1849, découvrirent et documentèrent plusieurs mosaïques. Certaines furent ensuite de nouveau recouvertes. Les visages des séraphins situés dans les pendentifs de la coupole furent notamment masqués.

Cette précaution permit pourtant aux mosaïques de traverser le temps.

La découverte de 2009

En juillet 2009, des spécialistes entreprirent des travaux dans une partie située sous la grande coupole. Après avoir retiré plusieurs couches de plâtre ainsi qu'un masque métallique, ils découvrirent le visage d'une figure ailée.

La mosaïque, d'environ 1,5 mètre sur 1 mètre, était remarquablement conservée. Les premières informations publiées à l'époque l'attribuaient probablement à la période byzantine tardive, tout en indiquant qu'une étude devait permettre d'en préciser la datation.

La figure représentée est celle d'un séraphin, un ange à six ailes mentionné notamment dans le livre du prophète Isaïe :

« Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes. »
(Isaïe 6,2)

Dans la tradition chrétienne, les séraphins sont associés à la proximité de Dieu et à la contemplation de sa gloire.

Des anges autour de la coupole

Les figures angéliques de Sainte-Sophie étaient liées à la représentation céleste qui entourait autrefois la grande coupole.

Les travaux de restauration ont permis de mieux comprendre et de documenter ces représentations. L'une d'entre elles, dont le visage avait été caché pendant des générations, pouvait désormais être contemplée de nouveau. L'UNESCO a par la suite décrit le séraphin comme une figure placée dans les pendentifs de la coupole et associée à la fonction symbolique de gardien du trône céleste.

Cette redécouverte est particulièrement intéressante parce qu'elle montre que les œuvres chrétiennes de Sainte-Sophie n'ont pas toutes disparu après la transformation de l'édifice. Certaines ont simplement été dissimulées et ont ainsi été préservées.

Une mémoire chrétienne toujours présente

Sainte-Sophie a connu plusieurs vies : grande basilique chrétienne de Constantinople, mosquée après 1453, musée à partir de 1934, puis de nouveau mosquée depuis 2020.

Aujourd'hui, l'édifice demeure donc un lieu de culte musulman, tout en conservant une immense quantité de témoignages de son histoire chrétienne et byzantine. L'UNESCO continue de suivre attentivement son état de conservation, tandis que d'importants travaux de restauration sont menés sur le bâtiment et ses décors.

En 2026, les travaux se poursuivent notamment autour de la coupole et des structures de l'édifice, avec un objectif de conservation à long terme des mosaïques et des autres éléments historiques.

Quand une image réapparaît après des siècles

Il y a quelque chose de profondément symbolique dans cette histoire.

Un visage chrétien avait été caché. Pendant des générations, personne ne pouvait le voir. Puis, grâce au travail patient des restaurateurs, il est réapparu à la lumière.

Une mosaïque n'est pourtant pas seulement un objet ancien. Dans l'art chrétien byzantin, elle cherche à conduire le regard vers une réalité spirituelle : la gloire de Dieu, les anges, les saints et le mystère du salut.

Le visage du séraphin retrouvé à Sainte-Sophie nous rappelle ainsi la profondeur de l'héritage chrétien de Constantinople. Les siècles passent, les bâtiments changent de fonction, les civilisations se succèdent, mais les œuvres anciennes continuent parfois de témoigner silencieusement de la foi de ceux qui les ont réalisées.

Sous les couches de plâtre, le visage était toujours là. Il attendait simplement d'être redécouvert.

Source et travail de réécriture

Article original : « Une mosaïque de la Basilique Sainte Sophie découverte après des siècles ! », publié sur Mystique Orthodoxe le 5 juin 2017.

Source principale de l'article original : Serkan Akkoç, Hürriyet, 24 juillet 2009, repris par John Sanidopoulos dans Orthodox Christianity Then and Now, sous le titre « Hagia Sophia's Mosaic Seraphim Uncovered After Centuries! ».

Sources complémentaires : UNESCO et informations institutionnelles relatives à la conservation et à la restauration de Sainte-Sophie.

Travail de réécriture : cet article a été entièrement retravaillé en 2026 afin de le rendre plus clair, plus précis et plus agréable à lire, tout en actualisant la situation actuelle de Sainte-Sophie et en distinguant les faits historiques des interprétations.


Comment bien commencer sa journée ?




Pour rendre votre journée belle et créative, cela ne dépend que de vous, mais aussi sur la façon dont vous décidez de voir les choses. Nombreux sont les moments où vous vous réveillez et tout ce que vous voulez est de rester sous les draps. Nombreux sont les moments où vous ne voulez pas sortir de la maison, et voulez rester seul.

Vous pouvez laisser défiler ainsi votre vie, à travers la peur et la douleur de faire face à cette même vie. N'ayez pas peur. Il est normal que certains jours le moral soit au plus bas, que vous n'ayez pas envie de faire quoique ce soit. Voyons surtout comment rendre votre journée plus belle.

1° Réveillez-vous à temps et oublier de rester au lit ! Ainsi, vous aurez tout le temps dont vous avez besoin pour vous préparer.

2° La deuxième chose à faire est de boire un grand verre d'eau. Votre corps après avoir bien dormi a besoin d'être hydraté, la fatigue et une énergie faible étant en grande partie liée au fait de ne pas boire assez d'eau.

3° Ouvrez les fenêtres, voyez la lumière, car elle aide le corps et l'esprit à se réveiller plus vite.

4° Prenez votre petit-déjeuner, et écoutez la musique que vous aimez. Les petites choses qui peuvent rendre voter humeur plus facile et simple. Positive.

5° Portez quelque chose de confortable et d'élégant au réveil. Cela vous donnera la confiance appropriée que vous avez besoin de vous sentir fort.

6° Prenez soin de vous. Montrez le ! Dans la journée, il est bon de faire de la gymnastique, vous verrez ainsi un grand changement dans votre corps et votre esprit, et votre confiance atteindra des hauteurs.

7° Evitez les sentiments négatifs, et souriez avec le coeur, pas par hypocrisie ou obligation !

8° Le plus important : vivre avec gratitude. Ne pas oublier de remercier le Christ pour tout ce qu'il vous offre. Souriez dans le miroir tous les matins, voyez le changement dans votre vie. Jackson Brown disait : "La personne la plus enthousiaste est la plus positive !". Lorsque vous sentez cela en vous, vous nagez dans le bonheur !

Elder Paisios : La réincarnation




Certaines personnes, même éduquées, croient en la réincarnation. Elle est fréquente comme idée, pour les gens, surtout les athées, les infidèles. C'est une des ruses du diable. Le diable nous garde dans une vie de péché, en nous faisant calculer que l'âme vient et revient dans ce monde."Et bien cette fois-ci, nous dit le démon, vous allez revenir à la vie et réussirez la prochaine fois votre vie. Et si nous n'y parvenez pas encore, vous reviendrez encore, pour évoluer!!".. Vivre ainsi avec insouciance, sans se repentir, montre comment Satan vous accorde l'enfer. Ceci est la pire de toutes les théories hindous.

Une fois, en fin d'après-midi, quelqu'un est venu me voir. Il me dit qu'il croyait en la réincarnation,, et qu'il avait rêvé qu'il y a des milliers d'années, il était un grand homme, riche ! Après avoir vu dans une vision qu'il allait au ciel, on lui a dit de descendre. Le diable a créé cette situation. "Tout cela, lui dis-je, ce sont des contes et vous y croyez ?"

Et malheureusement, il y a des gens instruits qui croient en ces stupidités. Permettez-moi de vous dire autre chose : Il y a quelques années, des Allemands étaient allées en Crète, pour faire un mémorial aux Allemands qui ont été tués pendant l'Occupation. Pendant qu'ils faisaient le mémorial, passa un crétois avec son âne chargé de marchandises. Quand l'âne vit tous ces gens se rassembler là, il se mit à braire. L'un des Allemands pensait que l'âne était son frère qui avait été tué pendant la guerre, et qu'il l'avait accueilli ici sous forme d'un âne en brayant ! Il voulut acheter l'âne au paysan, qui lui demanda de s'en aller d'ici !

samedi 3 juin 2017

Le père Jérémie : 100 ans de vie et de prière sur le Mont Athos



Le 22 octobre 2015, le Mont Athos célébrait un anniversaire exceptionnel : le père Jérémie (Alekhin), higoumène du monastère russe Saint-Pantéléimon, atteignait l'âge de 100 ans.

Pendant plusieurs décennies, il avait incarné la continuité de la tradition monastique russe sur la Sainte Montagne.

Un siècle marqué par les épreuves

Né en 1915 à Rostov, en Russie, le futur moine Jérémie connut dès sa jeunesse une existence particulièrement difficile.

Selon les témoignages rapportés à son sujet, il fut notamment fait prisonnier par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et passa plusieurs années en captivité. Son parcours fut ainsi marqué par les bouleversements et les souffrances qui frappèrent la Russie et l'Europe au cours du XXᵉ siècle.

Mais ces épreuves ne l'éloignèrent pas de Dieu. Elles contribuèrent au contraire à forger chez lui une profonde confiance dans la Providence.

Quarante années au Mont Athos

Le père Jérémie arriva au Mont Athos en 1975. Quatre ans plus tard, en 1979, il fut élu higoumène du monastère Saint-Pantéléimon, également appelé le « Monastère russe ».

À cette époque, l'obédience russe traversait une période particulièrement difficile. La communauté était réduite et le monastère avait besoin d'importants travaux de restauration.

Le nouveau higoumène entreprit alors une œuvre considérable de reconstruction matérielle et spirituelle.

Il ne se contenta pas de diriger la communauté : les témoignages de ceux qui l'ont connu soulignent qu'il travaillait lui-même aux côtés des moines et partageait leur vie quotidienne. Peu à peu, la communauté se renforça et l'ancien monastère retrouva une nouvelle vitalité.

Un moine avant tout

Ce qui frappe dans les témoignages consacrés au père Jérémie, ce n'est pourtant pas seulement son œuvre de restauration.

Ceux qui l'ont côtoyé parlent surtout de sa simplicité, de son humilité et de son attachement à la prière.

Malgré sa fonction d'higoumène et son âge exceptionnel, il continuait à participer à la vie de la communauté et aux offices.

Pour plusieurs religieux qui l'ont connu, son exemple rappelait que la véritable autorité monastique ne repose pas seulement sur la capacité à administrer un monastère, mais avant tout sur la vie intérieure et la prière.

Un anniversaire célébré dans la prière

Pour ses 100 ans, une grande vigile nocturne fut célébrée au monastère Saint-Pantéléimon.

Plus de 400 pèlerins venus notamment de Grèce, de Russie, d'Ukraine, de Moldavie et de Géorgie participèrent aux célébrations. Plusieurs évêques et prêtres étaient présents.

De nombreux responsables de l'Église orthodoxe adressèrent également leurs félicitations au vieil higoumène, parmi lesquels le patriarche de Moscou Cyrille et le métropolite Onuphre de Kiev.

L'anniversaire dépassait donc largement le cadre personnel du père Jérémie : il devenait une célébration de la présence russe et de la continuité de la vie monastique orthodoxe au Mont Athos.

Cent ans sous le regard de Dieu

Atteindre cent ans est déjà un événement exceptionnel. Mais dans la tradition monastique orthodoxe, la longévité n'est pas considérée comme une fin en soi.

Ce qui compte est la manière dont une vie a été offerte à Dieu.

Le parcours du père Jérémie apparaît ainsi comme celui d'un homme ayant traversé un siècle particulièrement tourmenté tout en conservant sa vocation monastique.

Il connut la guerre, la captivité, les difficultés du monde soviétique et les transformations profondes de l'Église russe. Puis, sur le Mont Athos, il consacra plusieurs décennies à la prière et au service d'une communauté monastique.

Son histoire rappelle une conviction profondément présente dans la spiritualité orthodoxe : une longue vie n'a de véritable sens que lorsqu'elle devient un chemin vers Dieu.

Une figure du Mont Athos

Le père Jérémie demeura higoumène du monastère Saint-Pantéléimon jusqu'à sa mort, survenue le 4 août 2016, à l'âge de 100 ans. Il s'était éteint après avoir reçu les Saints Mystères.

Il avait ainsi consacré environ quarante années de sa vie au Mont Athos et plus de trente-cinq ans à la direction de la communauté russe.

Son parcours reste aujourd'hui associé à la renaissance du monastère Saint-Pantéléimon et à la transmission de la tradition monastique russe sur la Sainte Montagne.

Une vie devenue prière

Le père Jérémie aura traversé un siècle d'histoire, depuis la Russie de 1915 jusqu'au Mont Athos du XXIᵉ siècle.

Son histoire nous rappelle que les grands témoins de la foi ne sont pas toujours ceux qui prononcent les paroles les plus célèbres.

Parfois, leur témoignage se trouve simplement dans une vie entière consacrée à la prière, au travail, à l'humilité et au service des autres.

Sur la Sainte Montagne, le père Jérémie aura ainsi laissé l'image d'un moine qui, pendant des décennies, chercha à rester fidèle à une seule chose : servir Dieu jusqu'au bout de son chemin terrestre.

Le Père Jérémie est décédé en 2016 sur le Mont Athos.

Gloire à Dieu et à ses serviteurs ! 


Extrait de Romfea,
http://www.romfea.gr/agioritika-nea/3857-ta-100-xronia-zois-sumplirose-o-igoumenos-ieremias